31/05/2018

Babtchenko pas assassiné, qui nos médias assassinent-ils?

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Je fais appel à vous, lectrices et lecteurs de ce sujet de blog.

En effet, vous avez sans doute toutes et tous appris comment ce journaliste russe d’opposition comme on dit, en clair, peu favorable sinon hostile à la politique du Kremlin, aurait été assassiné pour, soudain, réapparaître vivant.

Cela s’est passé en Ukraine. Et ce sont les autorités de ce pays qui ont communiqué à cet égard. Elles ont indiqué qu’il s’était agi-là d’une mise en scène.

Dont acte.

Mais si je fais appel à vous, c’est tout simplement pour vous demander ce que vous pensez de la manière dont il en est rendu compte par certains médias parmi lesquels, par exemple, France-Culture.

Je vous prie de bien suivre la manière avec laquelle un fait commis en Ukraine et reconnu comme il l’a été par les autorités du pays, en arrive à -presque- être imputé à la Russie.

Pourquoi je sollicite votre avis? 

Pour être certaine d’avoir bien entendu et compris comment on parvient à ne pas parler du pays organisateur de cette macabre mascarade pour, bien plutôt, charger la Russie.

 

 

30/05/2018

Mamoudou Gassama, entre honneurs rendus par deux Présidents...

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Eh bien puisque la scène à laquelle le monde entier a pu assister via le web, scène où l’on découvre le sauvetage d’un enfant de 4 ans suspendu dans le vide à Paris fait tant réagir, parlons-en!

Certes, l’actualité avec, une fois encore la mort au coin de la rue à Liège est tout aussi importante. Tout comme l’est celle d’autant de guerres qui se déroulent partout dans le monde et desquelles l’écho rendu dans nos médias est sélectif, multiples raisons obligent.

Revenir donc, ici, sur ce qui a tant mobilisé ces derniers jours, à savoir l’action de Mamoudou Gassama, c’est que, comme l’estiment certains, au cas où elle serait montée de toutes pièces, le jour où la vérité apparaîtra, autant dire que cela ne profitera à personne et surtout pas à ce jeune Malien s’il a été instrumentalisé à son insu.

Pour l’heure, quoi qu’il en soit, voici qu’après les honneurs que lui a rendus le Président français, le Président malien lui propose de revenir au pays et d’intégrer l’armée

Or, l’estime rendue à ladite grande muette par celui qui est résumé à ses seules initiales IBK semble sujette à controverse. Et cet article, dont l’illustration figure en capture d’écran ci-dessus, est loin d’être inintéressant.

Il y est fait part du regard porté sur Ibrahim Boubacar Keïta par certaines personnalités politiques françaises parmi lesquelles, François Hollande, Dominique de Villepin, Jean-Pierre Raffarin et Emmanuel Macron.

Pour qui souhaite tisser une histoire d’un autre ordre autour de Mamoudou Gassama, il y aurait là de quoi. Et ce serait bien désolant pour lui s’il devait n’avoir été qu’un simple enjeu alors qu’il a fait montre d’un grand courage.

 

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29/05/2018

Complotistes, disent-ils...

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L’événement qui a enflammé la toile et emballé nombre de personnes est commenté par Franceinfo tandis que bruissent les réactions sinon l’ainsi dénommée théorie du complot.

Je vous invite à lire cet article indiqué en lien ci-dessus. Il répond à plusieurs questions posées par la scène qu'a filmée le vidéaste amateur, présent sur les lieux où s’est produit le sauvetage d’un enfant de 4 ans suspendu dans le vide à Paris.

Il est normal que l’on s’interroge sur pareil fait divers et les réactions indiquent que la réflexion se veut dominer l’émotion. Il est néanmoins tout aussi manifeste que la difficulté à accepter l’insolite sinon l’invraisemblable demeure bien réelle.

Car sitôt que l’entendement est dépassé, se met en place une réaction qui cherche le responsable sinon le coupable qui aurait fabriqué un scénario destiné à telle ou telle influence à exercer sur l’opinion publique. C’est dire si la place laissée à la surprise est minime et réduite à peau de chagrin! 

Se résoudre à admettre ce qui sort de l'ordinaire exige sans doute un effort quasi insoutenable à fournir pour qui préfère tout mettre en doute. Après tout, à chacune et à chacun ses choix existentiels!

Pour ce qui concerne l’histoire de cet enfant sauvé par Mamoudou Gassama, ce qu’il en restera dans les mémoires et surtout, dans celle de ses principaux protagonistes, sera aussi intéressant à suivre.

 

28/05/2018

Le Président français honore Mamoudou Gassama

 

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capture d’écran Facebook

Je vous invite à découvrir ce petit résumé réalisé autour d’une scène que nombre d’entre vous ont dû découvrir hier par médias interposés.

Si nombreuses sont les références que l’on trouve sur internet en relation avec le sauvetage d’un enfant, suspendu dans le vide depuis un balcon du 4e étage d’un immeuble parisien, c’est dire l’émotion suscitée par la scène!

On peut réagir de toutes les manières possibles à un tel acte de bravoure. Et les esprits critiques ne manqueront pas, comme il se doit, de faire part de leurs remarques.

Il n’en demeure pas moins vrai que l’homme, déjà surnommé Spiderman, a accompli là un geste fort. Le récompenser comme s’y est employé le Président français en est un autre.

Inutile de dire que les sensibilités face à la question migratoire sont mobilisées et de toutes les manières qui soient. Que cela change le regard à porter sur les migrants est inévitable après un tel raz-de-marée médiatique.

Mais pas forcément dans le sens que l’on croirait.

Quoi qu’il en soit, de tels événements restent rares sinon uniques. Leur impact est bien là, justement, qu’ils marquent, au moins sur le moment. Dans la durée, il sera tout aussi intéressant d’en mesurer les conséquences.

 

15:45 Publié dans Air du temps, Destins, Etre, France, Humanité, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : macron, gassama, paris | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

27/05/2018

Avoir tué Dieu

  

Le droit permet, en principe, à chacune et à chacun de se défendre. Plus question d’être abusé par une justice divine quelconque, vive les libertés humaines à faire valoir!

Or les mauvais procès existent.

Condamnés de facto, une femme, un homme voient parfois leurs chances de prouver leur bonne foi réduites à néant.

Les voilà prises dans des situations kafkaïennes plus fréquentes que tout idéaliste ne le penserait dans nos démocraties laïques.

Autant de personnalités en vue que le simple quidam sont susceptibles d’être concernés par l’injustice humaine. Alors? 

Se faire une raison? Se battre?

Avoir tué Dieu a conféré à l’homme les pleins pouvoirs, il les exerce. 

Ou en abuse mais charité bien ordonnée... 

 

25/05/2018

En-deça de rencontres au sommet

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C’est bien, les rencontres au sommet. C’est bien de discuter de tel et tel front de guerre. Il le faut, on le sait et seule la diplomatie et la politique peuvent mettre fin à l’agression armée où qu’elle sévisse.

Avec quel succès, cela reste toujours variable et nombre d’accords dont ceux de Minsk en témoignent qui ne sont pas respectés.

Nous sommes, ici, dans des régions de l’Europe où sévissent toutes sortes de conflits sociaux, civils et autres. Mais là, à quelques heures de vol de nos capitales, c’est un tout autre scénario qui se joue. 

Un pays, l’Ukraine en l’occurrence, est aux prises avec une violence qui ne semble plus vraiment intéresser nos médias. On ne peut évidemment pas couvrir tout ce qui se passe dans le monde, nul ne l’ignore, c’est pourquoi en parler ici peut au moins contribuer à ne pas laisser dans l’oubli cette humanité en souffrance.

Voici encore un témoignage que je vous invite à découvrir ici, celui de la Maire de Zaïtsevo

Le village se trouve sur la ligne de front qui sépare les Républiques de Louhansk et de Donetsk du reste du pays. Coupé en deux, il est, comme l’indique cet article, le symbole de la guerre du Donbass.

Qui d’entre nous souhaiterait voir l’immeuble où il vit, les enfants qu’il a chéris, les proches qu’il a aimés, disparaître dans les ruines d’une guerre initiée pour le seul profit de puissants qui rivalisent de méthodes criminelles pour accroître encore et encore leur pouvoir?

 

24/05/2018

Donbass, appel

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                                                                                          capture d’écran, youtube

Sur mon mur Facebook, le sujet de blog que j'ai consacré au Donbass, a donné lieu à quelques échanges animés. C’est surtout suite à l’évocation de l’OSCE comme site de référence où s’informer pour se tenir au courant de la situation dans le Sud-Est de l’Ukraine, que les sensibilités ont divergé. 

Parmi les personnes qui se sont exprimées, il en est qui se trouvent sur place et vivent la guerre au quotidien. Il en est, aussi, qui ont de la famille de part et d’autre de la ligne de front et sont ainsi tenues au courant de ce qui s’y passe. Or il leur est assez vite apparu que ce qui était rapporté dans les médias, différait souvent sensiblement de ce à quoi elles étaient elles-même confrontées sur le terrain.

Ce contraste souvent frappant entre une situation à laquelle on assiste et ce qui en est relaté par les médias dits mainstream, nombre de mes ami(e)s qui n’en avaient pas conscience, ont fini par l’admettre tandis qu’elles ou eux-mêmes avaient été témoins de tel ou tel événement et de ce qui en était ensuite relaté par tel ou tel média. 

S’agissant maintenant de l’OSCE, si la présenter comme source de référence a suscité quelques réactions, c’est que son rôle a pu, sur place, être parfois mal ressenti. Alors, bien sûr qu’il faut relever la complexité de la tâche des observateurs. Mais tout autant peut-il être admis que l’OSCE soit susceptible d'être discutée quant à son impartialité.

Pour ce qui me concerne, j’ai tenté de prendre des informations partout où c’était possible et d’en rendre compte ici. J’ai aussi tenu à réagir à la manière si souvent biaisée qu’ont eue la plupart de nos journalistes d’informer alors que leur parti pris était évident. Certains d’entre eux auxquels j’ai transmis mes remarques ont apprécié, d’autres ont ignoré.

Cela dit, je réitère cet appel que j’ai tant de fois lancé à la diplomatie de parvenir, enfin, à un véritable cessez-le-feu dans cette région de l’Europe qui se déchire et saigne. Et je vous invite toutes et tous à découvrir ce message d’une résidente de Gorlovka.

 

23/05/2018

Pas de solutions mais des questions

 

Dans le précédent sujet de ce blog dont je remercie, au passage, les personnes qui y ont réagi par autant de partages sur Facebook ou de commentaires, l’un d’eux, justement, a soulevé un point intéressant.

Pierre Jenni, pour ne pas le nommer, s’est en effet exprimé sur ce qu’était, selon lui, un blog. Je lui ai répondu que si l’occasion le permettait, je reviendrais sur le sujet, ce que je fais.

Si chacune et chacun a sa manière de concevoir un blog -celui qu’il ou elle tient- pour ce qui me concerne, c’est l'envie de partager et d’échanger des points de vue qui m’anime.

Ce blog n’est pas un blog politique comme d’aucuns le qualifient. Je ne suis membre d’aucun parti,  j’aime, par contre, suivre l’actualité et y réagir.

Et si en débattre peut paraître vain quand on sait comment le pouvoir s’exerce au détriment, parfois, de ce qui le remet en cause, rester silencieux peut tout autant relever de l’acquiescement tacite sinon du renoncement.

C’est pourquoi, écrire sur tel ou tel sujet me semble au moins ouvrir un espace de réflexion.

Aussi bien me tient-il à coeur de soulever des problématiques sensibles. Et les réactions qu’elles suscitent m’apparaissent comme autant de nouvelles pistes à explorer et de questions à poser.

 

22/05/2018

A nos portes, la guerre

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Vous aimez lire des livres, voir des films, vous informer ou, au moins, tenter de vous faire une opinion, alors voici de quoi. Sauf que le sujet dont il est question ici ne relève d’aucune fiction sinon de celle de leurs auteurs.

Car oui, il faut bien le dire, la manière avec laquelle est abordée la situation dans le Sud-Est de l’Ukraine toujours en guerre, révèle avant tout la divergence -sinon le grand écart- de sensibilités.

Son livre, l’écrivain russe Zahar Prilepine l’a présenté à Paris et à Genève, son film, le réalisateur ukrainien Serguei Loznitsa l’a présenté à CannesJusque là, on ne peut que saluer l’objectivité de la France, au moins, qui rend compte de deux approches d'une guerre qui tue encore et encore à nos portes.

La perspective d’une réconciliation entre les deux camps qu’elle oppose semble de plus en plus s’éloigner alors que tant de blessures saignent de part et d’autre de la ligne de front qui les sépare.

Et c’est bel et bien là ce qu’il y a de plus tragique.

Qu’un peuple ait pu être pris dans pareille guerre fratricide peut être imputable à qui l’on veut désigner comme responsable. Le fait est que les victimes se comptent d’un côté comme de l’autre d’une population fortement mise à mal.

Dans ce cas, alimenter un conflit comme s’y emploient encore autant de milices en tous genres au profit de puissants intérêts ne peut mener qu’au pire gâchis humain.

 

21/05/2018

A lire, ce communiqué du Syndicat de la Police Judiciaire

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L’affaire qui secoue Genève, le Syndicat de la Police Judiciaire propose de l’appeler Travel Gate. Sur son site, a été publié un communiqué qu’il serait bon que chacune et chacun lise.

J’en ai déjà indiqué le lien en commentaire au précédent sujet de ce blog, le porter à la connaissance du plus grand nombre importe à différents égards.

Tout d’abord pour les précisions qui sont apportées en relation avec ce qui a pu être dit et qui a fait sortir le Syndicat de la Police Judiciaire de sa réserve.

Ensuite, pour le contexte particulièrement sensible de la situation qu’il révèle alors qu'un enquêteur de la brigade financière a accompli son devoir et que le Magistrat en charge de la police est concerné par ledit devoir accompli.

Que certaines personnalités prennent la défense de Pierre Maudet les regarde mais que les rôles et les responsabilités des uns et des autres soient respectées serait tout de même bienvenu!

Les compétences que d’aucuns reconnaissent à celui qui était pressenti pour occuper le poste de Président de l'exécutif ne l’exonèrent pas de son comportement.

Raison pour laquelle il serait bon de ne pas inverser les rôles et de souhaiter que la justice oeuvre au mieux et dans les meilleurs délais.

 

 

20/05/2018

Morale et politique, plongée en eaux troubles

 

Et si l’on admettait, une fois pour toutes, que la vie politique de nos cités, de nos pays dits démocratiques, évolue en eaux troubles? 

En l’occurrence, sitôt qu’une personnalité est visée pour tel ou tel comportement, voici que volent à son secours autant de pourfendeurs de ses rivales pour tenter de justifier des agissements peu conformes à une déontologie de référence.

On en arrive, parfois, à se demander laquelle.

Tant d’exemples existent de levées de bouclier en faveur de telle ou telle valeur bafouée alors qu’elles le sont sans doute souvent par nos élu(e)s de tous bords qu’il serait bienvenu de définir des critères fiables qui permettent au bon peuple qui accorde sa confiance de s’y retrouver.

Sans quoi, le fossé déjà profond qui existe entre élu(e)s et électorat risque de se creuser de manière irréversible. Pour éviter la désertion des urnes, il serait dès lors grand temps de savoir si la politique a vraiment encore à voir avec la morale ou pas.

Cela a été énoncé à plusieurs reprises ici et sur ce blog.

19/05/2018

Oublions la morale, ce sera sans doute plus simple!

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Au sein du collège gouvernemental, on se cantonne pour l'instant à un attentisme prudent, écrit la Tribune de Genève de ce jour qui tente de faire le point de la situation dans laquelle se trouve la personnalité politique la mieux élue de Genève.

C’est dire l'estime qui lui a été accordée dès le premier tour de scrutin. Que le capital de confiance acquis par Pierre Maudet soit désormais mis à mal est une réalité. Car on n’est plus dans le domaine de la rumeur, on est dans celui de faits dont l’interprétation seule crée les divergences.

Que des sympathies ou des prises de position en faveur du magistrat s’expriment est normal. Mais elles ne suffisent pas. Le dégât d’image est là. L’électorat qui a porté au pouvoir cet homme tant loué pour ses compétences ne peut faire l’impasse de son comportement.

La manière dont le magistrat a rendu compte de ses agissements témoigne du peu de considération apportée et à sa fonction et à qui la lui a confiée. Car multiplier les versions données de son séjour aux Emirats arabes unis et en distiller au compte-goutte les précisions a érodé la foi à apporter à ses propos.

Prêter serment et trahir n’est pas une nouveauté en soi. Si Genève veut composer avec ce genre d’attitude, libre à elle.

18/05/2018

Trafic d’indulgences

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                                                                                         capture d’écran AA.com.tr

Rien ne semble se simplifier, de l’affaire qui émeut sinon secoue Genève. Sauf pour qui souhaiterait voir la situation se régler d’une manière ou d’une autre, force est de constater qu’elle n’est pas aussi anodine.

La Tribune de Genève révèle, en effet, que le généreux ami libanais qui a pris en charge les frais de voyage et de séjour du magistrat et de sa famille aux Emirats arabes unis est lié au pouvoir émirats.

Mieux, des négociations étaient en cours avec l’aéroport de Genève pour l’obtention de concessions de service au sol. Coïncidence, c’est une société émiratie qui a obtenu le contrat.

S’il appartient à la justice de déterminer les charges susceptibles d’être retenues contre le meilleur élu du canton, les réactions issues de tous bords politiques ne manquent évidemment pas de se faire connaître.

Il serait aussi curieux de savoir ce qu’en pensent les institutions chrétiennes bénéficiaires des dons que leur a octroyés celui qui était pressenti pour présider le Conseil d’Etat.

Car s’il a fait valoir son geste de bienfaisance au profit des Eglises protestante et catholique romaine, on se demande ce que les intéressées y verront désormais.

Au cas où le bienveillant donateur et néanmoins magistrat genevois venait à être condamné pour faveurs reçues de la part des Emirats arabes unis, la valeur des deniers reçus n’en serait-elle pas ternie?

Dans la cité dite de Calvin, voici de quoi donner du grain à moudre.

  

17/05/2018

Privé, public, arrangements et morale

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Il a très souvent été question, sur ce blog, de la manière avec laquelle l’information était traitée par les médias dits mainstream.

De nombreux cas ont été cités où la rhétorique venait au secours de journalistes si soucieux d’informer. Une table ronde avait été organisée, d’ailleurs, autour de ce thème de la désinformation.

Admettre partis pris et arrangements avec la vérité des uns contre celle de autres serait sans doute plus juste que de faire croire au bon peuple que la morale serait le souci premier d’autant de journalistes ou de politicien(ne)s.

A cet égard, l’exemple de cet élu pris dans le collimateur médiatico-politique genevois est assez éloquent en la matière.

Si la démocratie consiste en luttes permanentes à mener pour faire valoir ses intérêts, dans ce cas, d’accord et à chacun(e) de mener son combat.

Mais venir nous parler de morale, de vérité ou autre conscience à éveiller, non, tout de même, n’abusons pas le public qui, d’ailleurs, ne se mobilise plus tant que cela pour élire qui le gouvernerait ou suivre qui l'informerait...

Or justement, laisser une société se détourner de la vie politique et médiatique au prétexte qu’elles seraient toutes pourries, tel est bien là le premier dommage à déplorer.

 

16/05/2018

Au nom de la vérité ou de l’opportunité?

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Et voici que nombre de médias se mobilisent autour d’un magistrat genevois au prétexte qu’il donnerait différentes versions d’un même séjour aux Emirats arabes unis. Il en a été question ici déjà, voici que le sujet nous est servi à peu près chaque jour.

Le zèle avec lequel autant de journalistes en traitent est tel qu’il laisse songeur. Comment, en effet, ces enquêteurs qui se disent si soucieux de vouloir rétablir une « vérité » ont-il tant attendu pour en parler? 

Tout de même, si ce voyage effectué par le magistrat genevois en novembre 2015 leur cause tant de problème, il aurait été opportun de s’en ouvrir lorsque le concerné a brigué un poste de Conseiller fédéral et, ensuite a renouvelé sa candidature au plan cantonal. 

S’il a échoué au premier, il a brillamment réussi au second tandis que rien n’avait filtré de cette affaire soudain si importante. De qui se moque-t-on, dans ce cas, pour que la médiatisation de ce voyage de Pierre Maudet payé par on ne sait qui ne fasse surface que maintenant? 

Nul besoin d’éprouver quelque sympathie que ce soit pour celui qui est désormais pris dans les filets d’autant de justiciers pour s’interroger encore et encore sur l’opportunité d’une médiatisation.

 

14/05/2018

Illusions à l’oeuvre

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Ruse et mensonge devraient-ils donc présider à certaines réformes impossibles sans cela? Le Parisien révèle que, contrairement à ce qui a été dit, la SNCF serait sans doute bien en passe de se chercher un avenir privatisé.

C’est vrai qu’à force d’avoir lutté contre tout ce qui égarait et trompait, à force de s’être débarrassé d’illusions diffusées, entre autre par les Eglises, on constate comment oeuvre la vérité.

Que les polémiques aient déserté le champ de la théologie -qui en compte certes toujours mais bien moins que du temps où, dans nos démocraties, l’Eglise n’était pas encore séparée de l’Etat- que les polémiques, donc, aient déserté le champ de la théologie a laissé tout loisir à la politique de s’en emparer.

En l’occurrence, dans le combat que mène la SNCF, s’affrontent deux visions du monde, on l’a bien compris. Mais pour que l’une l’emporte sur l’autre, c’est de stratagèmes douteux dont il semble être fait usage.

Qu’il s’agisse de ce cas qui vise la France ou d’autres qui concernent le plan international, tant d’exemples ont montré comment travaillaient nombre d’illusionnistes pour faire passer un intérêt que se confirme, une fois encore, le recours à des pratiques contestées et cependant bien installées.

 

13/05/2018

Tchétchénie, retour sur images...

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Le 16 septembre 2004, France 3 proposait ce rappel historique de deux guerres qui, en dix ans, auraient fait au moins 200’000 morts en Tchétchénie.

On y parle des ruines de Grozny au milieu desquelles vit la population, en proie aux exactions de l'armée russe.

On y entend une femme venue se réfugier avec son fils à Paris.

De l’agresseur au couteau qui a terrorisé le quartier de l’Opéra à Paris hier, on nous a appris qu’il était né en Tchétchénie en 1997. Arrivé avec ses parents aux début des années 2000 en France, il y a été naturalisé en 2010.

Comme récompense à son accueil, le pays a eu droit à la boucherie que l’on sait dans les rues de sa capitale. Il est évident que tous les réfugiés ne se comportent pas de la sorte avec leurs hôtes. 

Retenons simplement que la générosité, parfois, peut être bien mal remerciée.

Et ce d’autant que, comme cela apparaît dans la video ci-dessus, les rôles de bourreaux et de victimes étaient assez clairement décernés par France 3 pour sensibiliser son public au sort de la population tchétchène en proie aux exactions de l'armée russe.

Pensée aux innocents qui refusent de diaboliser et découvrent comment ils sont remerciés de leur ouverture d’esprit.

 

12/05/2018

Le séjour d’un de ses élus aux Emirats arabes unis met Genève en émoi

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                                                                                      capture d’écran youtube

La Genève politico-médiatique s’anime sinon s’agite.

Voici qu'un de ses magistrats, le mieux élu qui plus est, serait peut-être en train d’avoir mélangé intérêts privés et publics.

En France, on a eu droit à l’affaire Fillon qui lui a valu son élection. 

Que se passera-t-il dans la Cité de Calvin tandis que Pierre Maudet fait figure de magistrat à la carrière toute tracée vers les plus hautes sphères de gouvernance?

Que le Landerneau politique et médiatique genevois se mobilise soudain pour un voyage aux Emirats arabes unis qui date de novembre 2015 ne manque pas d’être commenté et c’est normal.

Cela dit, en politique ou ailleurs, on sait comment la rumeur travaille. Dans ce cas, au concerné de la faire cesser. C’est pas plus compliqué que cela.

Sauf que, vu les contradictions que semblent révéler différentes versions données dudit séjour par l’intéressé, la pression exercée sur lui ne risque sans doute pas de tomber.

Mais pas davantage non plus ne devrait être écartée la question du moment choisi pour mettre cette affaire sur la place publique.

 

16:49 Publié dans Air du temps, Avaries, Genève, Information, Medias, Politique, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : maudet, emirats | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

08/05/2018

En ce 8 mai

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Le 19 décembre 1964, les cendres de Jean Moulin sont transférées au Panthéon. A cette occasion, André Malraux prononce un discours vibrant d’émotion que je vous propose de suivre ici.

Les commentaires sont aussi à lire. Et parmi eux, celui qui renvoie au texte de l’hommage rendu.

Pour qui n’a pas connu cette guerre du seul fait, déjà, de ne pas avoir vécu en France à ce moment-là, ce discours permet de réaliser, au moins en partie, ce qu’elle a impliqué pour qui a tenté de résister à l’occupant nazi.

Si, en ce 8 mai, on célèbre l’armistice en France et que le jour est férié, il n’en a pas toujours été ainsi. Cet article nous explique ce qu’il en est et en a été au cours des présidences qui se sont succédé.

Que le rapport au passé soit vécu et relaté de manière très diverse est une réalité. Une autre, est sa réécriture ou son effacement.

Ce qui démontre combien son intégration au plan collectif et individuel reste un défi. Zones d’ombres, parts d’injustice, autant de combats sont menés pour que leur reconnaissance advienne. Avec le succès que l’on sait, souvent, très relatif.

Et cependant, il est des moments fondateurs qui réunissent. C’est sans doute l’intensité avec laquelle ils ont été partagés qui les inscrivent dans la durée.  

 

07/05/2018

Démocraties, on vous aime, vous non plus?

 

Que ce soit en Tunisie pour les élections municipales, au Liban pour les législatives ou à Genève pour le renouvellement de l’exécutif cantonal, les taux de participation à ces trois scrutins ont tous été considérés comme faibles.

Quel point commun existe-t-il entre ces élections?

Avant tout, le fait que toutes se réclament d’un processus démocratique et que, pour certaines, on s'en réjouisse.

Fort bien.

Mais le résultat est tel qu’il nécessite toutes sortes d’arguties pour l’expliquer sinon le justifier.

Or ce qui a le plus souvent été présenté comme privilège, à savoir celui de pouvoir s’exprimer plutôt que d’être bâillonné comme tel serait le cas dans d’autres types de gouvernance politique, force est de constater que cedit privilège est très diversement perçu.

La liberté d’expression ne rassemble pas les foules. A moins que la démocratie n’implique qu’on s'en détourne pour rendre d’autant plus évident ce qu’on en pense.

Reste à savoir qui se souciera de ce désamour sinon de ce désaveu.

 

03/05/2018

Accord sur le nucléaire iranien revu et autres considérations sur un avenir brumeux...

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Une conversation entre Mikhaïl Gorbatchev et le politicien Giuletto Chiesa, également ancien correspondant de L'Unità et de La Stampa à Moscou a été publiée en commentaire sous le précédent sujet de ce blog.

Selon Wikipedia, le second s’est lié d’amitié au premier et a fondé avec lui le World Political Forum.

Publié et partagé sur différents sites et réseaux sociaux, l’entretien entre les deux hommes ne manque pas d’intérêt.

En effet, mis en relation avec les récentes déclarations de Dominique de Villepin relatives à la visite rendue par le Président français à son homologue états-uniens, se profile de manière assez évidente ce qui se trame au Moyen-Orient.

C’est à la minute 6 que l’Ancien Premier Ministre français s’exprime au sujet de la remise en jeu de l’accord sur le nucléaire iranien. Il faut l’écouter dire d’Emmanuel Macron: il n’a pas dévoilé, à mon sens, tout son jeu...

On discerne, dans les propos tenus par Dominique de Villepin, comment se joue, en définitive, le sort de tout le Moyen-Orient si cet accord était revu, à savoir, doté d’un nouvel accord tel que l’a formulé le Président français.

On comprend d’autant mieux comment il s’agirait, pour la France entre autre, de reprendre le dessus en Syrie. Et, de fait, le risque d’embrasement sinon la position délicate dans laquelle va se retrouver la Russie comme le révèle l’entretien entre Mikhaïl Gorbatchev et Giuletto Chiesa.

 

01/05/2018

Attaquer la Syrie serait donc légitime?

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Donc si l’on comprend bien, attaquer un pays souverain ne pose pas vraiment de problème à l’auto-proclamée communauté internationale.

Quoi qu’on pense d’un Président et de son gouvernement, certes plus souvent appelé régime de Damas selon la rhétorique médiatique en usage, est-il légal d’attaquer la souveraineté de son territoire?

Ce dimanche 29 avril, la Syrie a connu une nouvelle agression dont il est rendu compte sur différents sites.

On nous a expliqué que légal n’équivalait pas à légitime et que, de fait, il importait de faire valoir la légitimité d’attaques quand une population était en souffrance.

Cette distinction, entre légal et légitime, rappelez-vous, c’est le Président français qui s’est appliqué à la développer.

Dans ce cas, qu’attend-on pour procéder ainsi dans d’autres pays dont les peuples sont mis en lambeaux par la guerre que leur mènent des puissances ennemies?

En voici, un avenir radieux pour autant de légitimistes, non?