11/06/2018

Quand l’émotion domine

 

Comme souvent, de gré ou de force, une affaire en devient une autre. Pour toutes sortes de raisons, volontaires ou non, ce qui, au départ est assez simple se complexifie.

Ainsi en va-t-il de ce qui ressemblait à un cri du coeur lancé par un réalisateur de films sensiblesVu la notoriété qui entoure le cinéaste Fernand Melgar, le voici donc au coeur de multiples controverses et polémiques.

Or que lui est-il reproché sinon le fait d’avoir publié sur son profil Facebook les photos de personnes dont il écrit qu’elle seraient celles qui dealent dans son quartier.

Ce n’est donc pas l’émotion en tant que telle qui semble contestée mais le fait qu’elle ait débordé le cadre de l’acceptable sinon de la légalité.

Pas davantage non plus ne paraît lui être reproché son combat pour que le deal de rue soit mieux pris en compte par les autorités municipales de sa ville. Non, ce qui a motivé la réaction de 200 signataires d’une lettre ouverte est le fait d’avoir rendu publiques des photos de personnes sensées être celles qui vendraient de la drogue.

Or Fernand Melgar avait proposé de soumettre le sujet au débat dans le cadre du poste qui devait lui être attribué à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève (HEAD). Mais la suite, pour qui ne la connaîtrait pas, a voulu qu’il renonce à ce poste.

Cette décision lui appartient.

En revanche, distinguer les diverses problématiques soulevées par ce qui est en passe de devenir l’affaire Melgar éviterait autant de tirs croisés et autres prises de positions de personnalités de tous bords qui alimentent désormais nombre de querelles intra-ou inter-partisanes.

 

Commentaires

Je pense que si les dealers étaient européens, il n'y aurait pas eu cette liste de 200 signataires.
Le problème qui se superpose avec l'images des dealer, c'est l'immigration africaine qui a mauvaise réputation dans la population. Ces images confortent cette réputation.

D'un cas de deal, ces signataires ont en fait un cas politique. Personne ne peut avaler que c'est une histoire de visages montrés.
Le fond du problème est que ce n'est pas facile de soutenir des migrants qui pour une partie d'entre eux, participent à la délinquance. Ce genre d'image est catastrophique pour ceux qui tentent d'inverser cette tendance négative contre les migrants.
Et apparemment en plus, il y avait des jalousies envers lui.

Bref, si les visages avaient été floutés, il y aurait eu quand même les 200 signataires. Il fallait bien justifié une position injustifiable avec cette excuse des visages montrés, et là c'est raté.

Écrit par : motus | 11/06/2018

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Le Pouvoir était il vacant à Genève comme ailleurs?

Pour essayer de répondre, je reste bien entendu dans le sujet sur M. Melgar!

Il faut reconnaître que M. Melgar est honnête. Il fait un constat et dit ne pas avoir une solution à proposer ce qu il reconnaît. Le deal qui a relevé est qu il est capable de se défendre tout seul contre ses ennemis. Quant à ses "Amis" ils l ont poignardé dans le dos parce qu ils sont des politiciens (comme de gauche que de droite) donc ils disent une chose et son contraire.

Aujourd hui, chacun, de gauche ou de droite ainsi toute autre nuance, veulent représenter le "nouveau monde jeune" et enterrer l "ancien monde", le vieux.

N est il pas l honnête marxiste italien Antonio Gramsci, emprisonné par Mussolini, né à Rome en 1891 et mort en prison en 1937 après 17 ans (sauf erreur) d incarcération qui a écrit ceci:"La crise consiste justement dans le fait que l'ancien monde meurt et que le nouveau jeune tarde à venir et ne peut pas naître. Pendant cet interrègne clair-obscur surgissent des Monstres des plus variés et des plus morbides"

Bien à Vous et tenons bon dans cet inter-règne :)
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 13/06/2018

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