14/06/2018

Pédophilie, témoignage

 

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Exposer au public ce que vit un pédophile, Franceinfo s’y est employé. Un homme explique ses pulsions et comment il les sent de manière continue. On apprend qu’il a retrouvé travail et famille et qu’il respecte son suivi socio-judiciaire.

Très bien.

Dans ce paragraphe  ci-après de l’article que je vous invite à lire dans sa totalité, l’homme explique comment il vit ses pulsions et le démontre même en direct à l’équipe de journalistes qui l’interroge.

"Tout en vous parlant, je regarde autour pour voir si personne ne peut me perturber." Quelques minutes plus tard, un couple accompagné d’un petit garçon d’une dizaine d’années traverse la place du palais de justice de Nice (Alpes-Martimes) où il nous a donné rendez-vous. Stéphane interrompt la conversation. Il tire une paire de lunettes de sa chemisette. Grand et mince, il se voûte légèrement pour regarder. "Non, ça va, il est gros, je suis rassuré." Lui préfère les jeunes garçons sveltes et musclés. La scène se répétera plusieurs fois durant la conversation. "C'est pire qu’une drogue, souffle-t-il. Quand je me vois de l’extérieur, je me trouve dégueulasse. Un gros porc qui a touché des enfants."

Dire le dégoût que l’on se porte à soi-même est une chose. Une autre, de le vivre au quotidien. Car là, on se retrouve face à une fatalité. Tout autant, mesure-t-on les limites des réponses qui lui sont apportées.

Alors? 

Si l’on exclut les solutions les plus radicales, ne reste qu'aux victimes à prendre sur elles les dégâts... ce qui semble être le cas pour ce qui concerne cet homme prénommé Stéphane de manière fictive.

 

Commentaires

La penurie des données scientifiques sur la pédophilie (neuro-biologiques, médicales, psychanalytiques, psychologiques, etc) s'explique en partie par le fait que ces sujets ne se présentent qu'extrêmement rarement aux établissements des soins et des recherches, et même aux bureaux des psychanalystes. [Durant mes 35 ans de travail dans les établissements de psychiatrie universitaire et de ma pratique privée je n'ai jamais rancontrait pas un seul, sauf dans le contexte psycho-légale.] Trop peu nombreux sont les chercheurs et les thérapeutes pratiquants dans les milieux carcéraux. Donc à ce jour nous sommes dans l'impasse. La seule issue que je vois est que la branche législative du pouvoir d'un ou des plusieurs pays riches prendra pleinement conscience de l'importance du problème indicible dans la "bonne société", et octroie des fonds assez généreux pour payer les recherches dans ce domaine honni. Mais, pour le moment, les seules "décisions" législatives sont: parfois - la peine de mort, parfois - la réclusion à perpétuité, soit - à la réclusion de durée maximale, des fois - avec le traitement d'office "contre-testosterone" [malgré l'absence de toute évidence scientifique, que le niveau de testostérone dans le sérum a quelque chose à faire avec tout cela].

Écrit par : Pavel Katchalo | 14/06/2018

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Paul Katchalov,

Merci de votre témoignage.

J’ignore pour quelle raison de bug ou autre, votre commentaire ne m’a été accessible qu’à l’instant.

Entretemps, peut-être aurez-vous visionné le document indiqué en lien par Charlotte... Vous y trouverez l'écho sinon la réponse à ce que vous énoncez si bien et que je cite::

"La seule issue que je vois est que la branche législative du pouvoir d'un ou des plusieurs pays riches prendra pleinement conscience de l'importance du problème indicible dans la "bonne société", et octroie des fonds assez généreux pour payer les recherches dans ce domaine honni. »

...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 15/06/2018

Cela dit, j’ai aussi lu dans une étude que ce que vous appelez « traitement d'office "contre-testosterone » ne garantissait rien quant aux résultats obtenus, vu que, comme vous le rappelez, rien ne certifie que « le niveau de testostérone dans le sérum a quelque chose à faire avec tout cela]. »

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 15/06/2018

Chère Madame, si vous ne l'avez pas encore fait je vous conseille vivemment de regarder ce reportage édifiant:

https://www.youtube.com/watch?v=0lRLztD1SEs

Écrit par : Charlotte | 14/06/2018

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Merci, Charlotte.

A voir absolument pour qui n’en aurait pas eu connaissance.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 15/06/2018

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S'attaquer à ce sujet est courageux, et en tirer tous les fils en restant le plus juste possible est difficile.
Maintenant, une addiction reste un addiction. On peut en comprendre et décrire les mécanismes, il est de la responsabilité des individus concernés de se prendre en charge, de faire le travail sur soi nécessaire afin de s'en sortir.

C'est un ex-addict aux jeux vidéo qui parle.

Écrit par : E10 | 15/06/2018

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Merci Charlotte,

Je suis encore sous le choc de ce documentaire. C'est ce genre de reportage qui devrait passer a la RTS et sur les autres chaines, au lieu de toutes les imbecilites qu'on nous sert! Mais vu ce qui est dit dans ce documentaire, on peut imaginer pourquoi on ne le passe pas. Ces gens sont couverts a tous les niveaux. Il faudrait que tout le monde le voit et en parle. Comme le dit Mme Richard: A VOIR ABSOLUMENT!

Écrit par : Rosebud | 15/06/2018

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@Charlotte:

Merci pour ce lien. J'ai tout regardé d'un bout a l'autre et en suis profondément écoeuré. A mon tout je me permets de vous recommander une plus courte vidéo sur le sujet, qui elle aussi vaut le détour, malgré le language parfois fleuri utilisé, car tout est documenté avec des preuves et ça fait peur:

https://www.youtube.com/watch?v=KkiNFFtWkXI

Écrit par : hamsterjovial | 15/06/2018

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Merci à vous toutes et tous de vos contributions.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2018/06/15/lutter-pour-quel-resultat.html

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 15/06/2018

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