22/07/2018

La France, Benalla, quoi de neuf, au juste?

 

Que nous apprend l’affaire dite Benalla, du nom de ce collaborateur d’Emmanuel Macron qui a été filmé en train de molester des manifestant(e)s le 1er mai dernier à Paris?

Au-delà de telle ou telle révélation, nous ne découvrons, à vrai dire, que ce qui a déjà existé sous de précédentes présidences françaises.

Combien d’entre ceux qui ont été appelés à exercer la fonction suprême n’ont-ils, en effet agi qu’à leur guise, à l’abri de leur immunité?

Est-ce là une raison suffisante pour ne pas réagir, sans doute pas. Mais il s’agit de s’interroger sur les conséquences qu’auront autant d’émotions déversées. 

Et puis, plusieurs lectures sont possibles, de cette affaire.

Le fait qu’elle éclate au grand jour, contrairement à d’autres qui ont bénéficié de la fameuse omerta, peut être un signe de santé républicaine.

Rien ne le certifie, toutefois, tant il est surprenant d’observer autant de médias qui ont largement contribué à porter le candidat En Marche au pouvoir, désormais le mettre à mal.

 

20/07/2018

... Et ce n’est pas même de la propagande russe...

 

Vous le saviez sans doute déjà, pour celles et ceux qui diversifient leurs sources d’information. Pour les autres, eh bien voici qui leur donnera l’occasion de découvrir ce qui ne relève pas même de propagande russe

Il s’agit de propos tenus par Robert Kennedy junior.

Qu’en conclure sinon que le procédé est tristement humain, connu et rôdé? Des intérêts en jeu, on mobilise toutes les forces à disposition pour les défendre. Et on attaque avec autant d’entrain ce qui émane du camp adverse.

C’est tellement simple et éprouvé qu’on retrouve la manière dans tous les conflits dominés par la plus mauvaise foi qui soit.

Alors?

Se faire une raison, non car la diplomatie existe et n’a de sens que de tout mettre en oeuvre pour calmer les ardeurs  belliqueuses. 

Cependant voilà, tous ne l’entendent pas ainsi et guettent du plus mauvais oeil leur perte d’influence à l’horizon. Pendant ce temps-là, les pertes civiles s’accumulent, qu’à cela ne tienne!

Et partout où la terreur s’exerce pour maintenir son emprise, les mots sont là, prêts à condamner avec la plus grande fermeté tel et tel acte qu’on se hâte de qualifier d’odieux.

Mourir sans comprendre pourquoi  avait déjà été évoqué ici.

Ces victimes, dans le Donbass, interrogent et s’interrogent comme partout ailleurs dans le monde, lequel de ces cyniques va-t-en-guerre s’en préoccupe?

Une vie, c’est si peu...

 

17/07/2018

Relai planétaire de la photo prise par Alexey Nikolsky. La France divisée

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Vous l’avez sans doute découverte, cette photo qui montre un Emmanuel Macron exultant. C’était le soir de la finale du Mondial de football au stade Loujniki de Moscou ce 15 juillet dernier.

Si l’image ne semble pas déplaire à grand nombre de médias de par le monde, la France, pour ce qui la concerne, varie dans ses appréciations.

Normal, quand on estime que l’organe de presse auquel appartient le photographe a été estimé relever de la propagande, on reste prudent et c’est un euphémisme que de l’écrire ici.

Rappelez-vous, c’était à Versailles, dans la galerie des batailles... Le Président français n’a pas mâché ses mots. Mais cela, c’est du passé, laissons les batailles s’être livrées, dirait l’autre.

Car d’aucuns ne cachent ni l’intérêt ni le profit qu’offre cette image, même déjà bien détournée par d’habiles internautes. Humain, trop humain?

Allez, avouez que le photographe a du talent et que son coup d’oeil est magistral!

15/07/2018

Ce 15 juillet à Moscou

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                                                                           capture d’écran: welcomme2018.com/fr/guide/2412693/

Ce soir, la France s’est imposée face à la Croatie dans le cadre de la Coupe du monde de football qui s’est tenue en Russie.

Bien sûr qu’il s’agit de sport et de tout ce qu’il implique d’intérêts en tous genres. Et pourtant, l’engouement est bien là. Aussi réel que le dégoût exprimé ici ou là 

De cela, on peut débattre à plus fin.

Chacune et chacun y va de ses arguments alors qu’on nage en pleine émotion. Or qu’y a-t-il de plus difficile à raisonner que ce qui demande précisément à échapper à la raison?

Cependant, il va de soi que le monde ne s’est pas arrêté ce soir à Moscou. Tout au contraire, il tourne et ne nous met pas pour autant à l’abri de nouvelles surprises, déconvenues ou autres tensions.

Profitons néanmoins de joies qui sont aussi offertes. En l’occurrence, celle d’autant de Françaises et de Français. Oui, j’en suis au même titre que je suis Suissesse.

Et si la Croatie avait gagné, ce 15 juillet à Moscou, je me serais tout autant réjouie de la victoire de ce pays. 

20:40 Publié dans Air du temps, Europe, France, Humanité, Russie, société | Tags : sport, football, coupe du monde 2018, moscou | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

11/07/2018

Le poids du pouvoir

 

Souvent, pour évoquer une certaine perception de notre monde actuel, évoque-t-on l’oeuvre de Georges Orwell, 1984.

Parue en 1949, elle traite d’un univers totalitaire auquel est comparé celui vers lequel d’aucuns estiment que nous nous dirigerions aujourd’hui.

De même découvre-t-on aussi, commenté sur les réseaux sociaux, cet extrait de l’adaptation cinématographique de l’ouvrage de Georges Simenon, Le Président. Paru en1958, il a été adapté pour le cinéma en 1961 par Henri Verneuil.

Ces deux références au patrimoine littéraire sont intéressantes à divers égards. Certes, on peut y lire ce qui apparaît comme capacité d’anticipation de la part de leurs auteurs.

Mais il n’est pas non plus interdit d’y voir ce qu’elles indiquent de constantes aux plans socio-politique sinon humain. 

Dresser ce constat n’équivaut pas à s’y résigner.  

Mais au moins à faire la part des choses entre ce qui relève de pratiques d’autant plus vite attribuées à tel ou tel camp politique alors qu’elles sont le plus souvent le lot de tous.

Asseoir un pouvoir à quelque niveau soit-il exige qu’on lui sacrifie ce qui le menace. Aussi bien se pose la question des multiples relations susceptibles de se nouer entre littérature et politique.

 

04/07/2018

Aides sociales et désinformation

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Qu’on aime ou pas un pays, une personne est un choix. Mais qu’on discrédite pour d’autant afficher son sentiment, un autre qui, lui, relève de la plus mauvaise foi.

Il semblerait, néanmoins, que les fake news ne soient réservées qu'à certains médias que l’on vise, évidemment, à disqualifier au profit d’autres qui n’auraient à leur service que la vertu même et la sincérité.

Foin d’hypocrisie combien de fois observée et démontrée ici et cependant bien établie, force est de le constater.

Il suffit de se rappeler comment, dans le courant de cette émission dont j’ai indiqué le lien dans l’avant-dernier sujet de ce blog, il a été énoncé que d’assurances sociales, en Russie, il n’y en avait pas.

J’ai réagi à ces allégations, vous l’avez constaté.

Voici, parmi d’autres preuves qui infirment les propos tenus et diffusés par Franceinfo, ce lien à un site officiel de la République française.

Autant dire qu’au mieux, la rédaction de cette chaîne d’information n’en avait pas connaissance. Et pourtant, le débat qui réunissait autant de personnes compétentes, n’en comptait-il aucune susceptible de faire mention de ce site?

Critiquer la qualité d'aides sociales est une opinion que chacune et chacun est libre d’émettre.

Mais nier leur existence, c’est abuser un public  qui fait -encore- confiance à ce que lui rapportent ses médias de référence.

 

03/07/2018

Merci, Monsieur!

 

Un journaliste vient de m’offrir sur un plateau d’argent ce qui manquait à ma réflexion sinon aux conclusions à devoir malheureusement tirer de certaines postures médiatiques.

Ce journaliste, comme divers(es) de ses consoeurs et confrères, je l’ai porté en estime. Nous avons eu, en son temps, des échanges par messagerie privée qui m’ont laissé le sentiment de partage d’opinions possible, entre autre, sur la Russie.

Force m’a été de constater que non. Et tout cela est parfaitement regrettable. Pourquoi? Tout simplement parce que le monde n’a pas besoin de conflits d’opinion irréductibles. Ou alors, peut-être que si, pour autant de celles et de ceux qui visent à y occuper une place dominante.

Que les un(e)s et les autres émettent tel ou tel avis sur un sujet, rien que de très normal. Mais que, lorsqu’on cherche le débat, on se le voie refusé au nom de prétextes aussi fallacieux que mensongers, là, c’est une toute autre problématique qui se dessine.

Comme je l’ai souvent indiqué ici, lorsque j’ai réagi à tel ou tel documentaire ou reportage relatifs à ce qui se serait passé ici ou là, j’en ai informé les personnes concernées. Aussi, ai-je rencontré, parfois, l’opportunité d’échanges constructifs avec autant de protagonistes d’avis différent sinon opposé au mien.

Dans le cas d’école auquel m’a, au contraire, soumise ce journaliste, j’ai dû me rendre à l’évidence selon laquelle, faute d’arguments à opposer à une prise de position, on juge et on condamne celle ou celui qui la soutient. 

S’agissant de la Russie et de ce que j’en ai écrit ou dit, j’ai eu droit à à peu près toute la panoplie du style, agent du Kremlin, propagandiste et autre troll financé pour répandre la bonne parole. Tout cela m’a plutôt amusée et je m’en suis souvent expliquée ici-même et dans le cadre d’interviews comme celle-ci, par exemple.

Jamais, par contre, n’avais-je eu droit à cette remarque selon laquelle je serais liée de sorte à être interdite de parler de la Russie telle qu’elle serait. Que je serais, dès lors, réduite à la vendre tel le paradis sur Terre.

Que cela soit désormais bien clair si besoin était de le redire, personne ne me finance, personne ne me tient par tel ou tel droit que j’aurais à respecter, personne ne me dicte la parole d’Evangile que j’aurais à diffuser ici et ailleurs.

Le fait de l'avoir à maintes reprises énoncé et encore maintenant, ne m’empêchera sans doute pas d’avoir à le rappeler encore et encore.

Car l’astreinte à respecter par nombre de celles et de ceux qui, à l’inverse de moi, ne sont pas libres de leur parole m’y obligera tandis que leur impuissance à porter la contradiction les contraint à l’attaque et à la condamnation à l'aveugle.

Car il va de soi que ces âmes vertueuses ignorent tout de ce que j’ai vécu et vis chaque fois que je me trouve en Russie. Pas davantage non plus ne savent-elles avec qui je parle, où je me rends en dehors des lieux où je suis invitée à présenter mes livres et ce que j’apprends d’autant de celles et de ceux que je côtoie.

Et ce sont ces êtres de tous bords et de tous milieux que je remercie du fond du coeur de ce qu’ils m’offrent de connaissance intime de leur pays, la Russie.

 

02/07/2018

Analyses

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Voici qu’au milieu des habituels clichés sur la Russie, on y découvre Alban Mikoczy tordre le cou à l’un d’eux. 

En effet, il vaut la peine de l’entendre parler de l’élection américaine qui a porté Donald Trump au pouvoir. Aussi relativise-t-il sinon néglige-t-il le rôle sans cesse prêté à la Russie, d’ingérence.

Cela dit, lorsque ce même journaliste affirme que d’aide sociale, en Russie, il n’y en a pas, il semble un peu téméraire. Nombre de cas que j’ai pu observer contredisent de tels propos.

Pour le reste, rien de surprenant à ce que le public, soit avale ce qu’on lui présente comme analyse, soit ne s’y retrouve plus.

Comment, en effet, cautionner ce qui tient de la sentence alors qu’on attend au moins un peu d’objectivité?

Ce qui laisse à penser, qu’en définitive, on restera toujours dans la préférence. En soi, rien à y redire mais qu’on l’avoue, au moins!