26/10/2018

A l’attention de la Conférence des Présidents du Parlement européen

Par son vote final, la Conférence des Présidents du Parlement européen a annoncé, ce 25 octobre, avoir décerné le prestigieux Prix Sakharov au cinéaste ukrainien Oleg Senstsov.

Cette distinction honore un engagement pris au regard de la « liberté d’esprit »  et du combat mené en faveur des « droits humains » .

Selon le cinéaste Laurent Cantet, le principal témoin en défaveur d’Oleg Sentsov -accusé d’avoir préparé un attentat-  aurait reconnu s’être exprimé sous la torture 

Si ce « principal témoin » est le militaire ukrainien qui a parlé dans le cadre d’une conférence organisée par l’OSCE, dans ce cas, l’accès à autant de sources estimées fiables aura été réservé. 

Nul doute, alors, que c’est en toute connaissance de cause qu’il aura été choisi d’élever Oleg Sentsov au rang de lauréat du Prix Sakharov. A l’opinion publique d’en prendre acte.

Pourtant, si l’on se rappelle ce qu’a vécu Andreï Sakharov, la question se pose de savoir quelle « liberté d’esprit »  vient d'être reconnue au cinéaste distingué.

Car la Conférence des Présidents du Parlement européen a agi, forte de certitudes que rien ne confirme, sauf à ce que preuve ait été fournie des tortures qu’aurait subies le militaire ukrainien qui déclare son compatriote cinéaste responsable d’avoir projeté un acte terroriste.

Les critères d’attribution de ce Prix, créé en 1988 avec l’accord du savant duquel il porte le nom et qui est décédé un an plus tard, ont été élargis en 2003. A ce titre, toutes sortes de personnalités figurent parmi ses bénéficiaires.

Qu’à elles s’ajoute désormais celle d’un homme emprisonné pour avoir projeté de détruire autant de vies humaines que l’aurait permis la charge explosive qu’il est accusé avoir détenue, relève d’un choix qui regarde la seule Conférence des Présidents du Parlement européen.

Aussi bien est-ce sa propre « liberté d’esprit » qu’elle récompense, celle d’avoir consacré une rumeur plutôt qu’une autre. Puisse la mémoire d’Andreï Sakharov ne pas avoir à en souffrir, on le lui souhaite.

 

                                                                                                   Hélène Richard-Favre

                                                                                                         Genève, ce 26 octobre 2018

Commentaires

Il n'y a plus une seule distinction remise en Occident qui ait gardé un minimum de crédibilité.

La Russophobie, maladie incurable pour la plupart des victimes de ce virus qui, je le rappelle, atteint les faculté mentales, est devenue telle en Occident, qu'ils offriraient la "médaille du courage" à un lapin pour autant qu'il se déclare opposant à Poutine.

Ceci étant, cette décoration, remise à un terroriste, un mois après la tuerie de Kertch est une ingnominie insupportable qui démontre la fange dans laquelle se roule l'Occident... à pleurer ou à vomir si on a l'estomac moins bien accroché.

Écrit par : Ariane Grazioli | 26/10/2018

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Est ce que les russes eux même peuvent être atteint par cette grave maladie (russophobie)???? Ceux qui sont par exemple spoliés par le gouvernement, ou ceux qui finissent dans des camps de travail, il ne faut pas vous faire d'illusion il y a encore des goulags en Russie! La Russie n'est pas une démocratie, pas plus de la Chine ou le Vénézuela! La gauche brandi en permanence le monstre de "l'extrême droite", et moi je brandis aussi celui de "l'extrême gauche", pas de différence!

Écrit par : Dominique Degoumois | 26/10/2018

Tiens, Nadejda Savtchenko est tombée dans les oubliettes?.. Pourtant, à elle aussi ils voulaient décerner ce prix. Il n'y avait que pour elle pendant qu'elle était emprisonnée en Russie. Mais depuis qu'elle croupit dans les prisons ukrainiennes, elle n'intéresse plus personne, et surtout pas ces faux-c*ls de l'UE. L'UE est vraiment pourri, pourri jusqu'à l'os...

Écrit par : Thalie | 26/10/2018

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Merci de ces rappels relatifs à ce que seraient certains pays, Dominiqze Degoumois.

En l'occurrence, ce sujet que vous commentez traite d'informations contradictoires et de la décision qui a été prise en faveur de l'une d'elles.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 26/10/2018

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Les USA-OTAN sont déjà en guerre contre la Russie : car la guerre de siège (les sanctions) est aussi la guerre. Rien d'étonnant que l'héros de cette guerre de mil ans contre le péril de la barbarie Russe, ce noble chevalier terroriste, défenseur de la civilisation, qui voulait juste tuer quelques ennemies millenaires de cette civilisation, ces maudits Russes, qu'il soit récompensé par "le monde civilisé".

Écrit par : Pavel Katchalov | 27/10/2018

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