18/11/2018

Cette Russie que j'aime

 

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Vue de Saint-Pétersbourg, l’actualité résonne de manière un peu autre.

Depuis le début de la semaine que je passe en Russie, je pense à toutes celles et à tous ceux qui en parlent.

Selon grand nombre d'experts invités à s’exprimer dans nos médias, la Russie de Poutine ne serait surtout pas à confondre avec la Russie tout court, tant la première serait tenue d’une main de fer.

Ainsi va l’information qui n’a, comme on nous le rappelle bien, rien à voir avec la propagande qui serait distillée en Russie.

Qu’on se rassure, les personnes avec lesquelles j’ai eu l’occasion de parler, ici, ne sont pas dupes. 

Et nombre d’entre elles ne se posent même plus de questions sur ce qui alimente tant de ressentiment et de déconsidération de leur pays à soi-disant distinguer de celui de son Président. 

Hier, à la Bibliothèque Majakovskaja de Saint-Pétersbourg où a eu lieu la présentation de mon livre, c’est un public vif, cultivé, curieux, critique et sans complaisance qui m’a accueillie.

Merci, de tout coeur à Irina Tochilkina qui a permis la réalisation de cette rencontre et à Alla Beliak qui m’accompagnait et traduit mes livres depuis de nombreuses années.

Le partage que nous avons vécu hier était d’une rare intensité, merci au public de sa belle réceptivité et de sa bienfaisante présence.

 

16/11/2018

Bons baisers de Russie... sans la fiction

 

Bagdad, 2003, fiction

Comme énoncé dans le précédent sujet de ce blog, je me trouve en Russie pour y présenter mon dernier livre, Sans nouvelles d’Igor, Bagdad 2003 / Багдад 2003: Истории без продолжения.

Cette histoire, je l’ai imaginée se dérouler au début de la guerre en Irak, autrement dit, il y a plus de 15 ans.

Sa publication, cette année seulement, s’explique par le fait que sa traduction en russe a constitué un très stimulant projet didactique qui a été reconduit d’année en année plus de dix ans durant avec des étudiants.

C’est alors que la version russe définitive a été confiée à la traductrice de mes deux précédents recueils de nouvelles, Nouvelles de nulle part / Истории ниоткуда  et Nouvelles sans fin / Истории без окончания.

Le regard littéraire sur la guerre qui s’est livrée en Irak en 2003, je l’ai voulu en contrepoint à ce qui s’énonçait dans nos médias.

Ce que dévoile, peu à peu, le dialogue entre les deux protagonistes de l’histoire, révèle des quêtes aux issues hasardeuses sinon fatales pour certaines.

Sur fond de guerre et le temps d’une soirée, c’est une humanité qui apparaît avec ses désirs, ses fureurs, ses failles et ses attentes. 

11/11/2018

Merci!

 

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Le 17 novembre à la Bibliothèque Majakovskaja de Saint Pétersbourg et le 19 novembre dans la grande librairie Biblioglobus de Moscou, je présenterai mon cinquième ouvrage traduit en russe.

Le choix de l’édition bilingue revient à la maison qui me publie depuis 2004, soit depuis 14 ans déjà. Les autres éditeurs, suisse, italien et géorgien ont suivi ce modèle comme vous le constaterez ici.

Le lien que j’entretiens avec la Russie date de mon adolescence et c’est pour étudier le russe que je me suis inscrite à la Faculté des Lettres de Genève.

Mais c’est au début des années 2000, alors que je menais des recherches en linguistique russe, que l’occasion m’a été donnée de rencontrer la première traductrice de mon premier recueil de nouvelles..

En tant que linguiste, j’ai travaillé, entre autre, sur l’analyse de discours politiques.

Cette formation, ajoutée à celle qui m’a permis de séjourner en ex-URSS et plus tard en tant qu’écrivain, en Fédération de Russie, ce sont elles qui inspirent les réactions que je partage avec vous sur ce blog.

Aucun activisme politique n’est à y chercher, pas davantage de relations quelconques avec le Kremlin et ce qu’on lui attribue d’agences de propagande à distiller.

Les points de vue que je livre, je vous les soumets car il me tient à coeur de ne pas laisser passer tout et n’importe quoi sur un pays que j’aime, on l’a bien compris.

Merci à vous toutes et tous de suivre et d’animer ce blog de vos commentaires qui, sans cesse, me donnent l’occasion d’affiner encore, les points de vue que j’y publie.

 

09/11/2018

Et ce n’est donc pas de la théorie du complot qui est réservée à d’autres...

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Vous avez sans doute toutes et tous entendu parler de ce qu’on appelle la malbouffe. Je vous invite à cliquer sur ce lien en bleu pour découvrir la malinfo.

J’ai eu l’honneur s’il en est, d’échanger avec Manon Schick lors d’une émission de la RTS consacrée à Vladimir Poutine. C’était en février 2014, peu avant l’ouverture des Jeux Olympiques de Sotchi.

On m’avait expliqué que la discussion porterait sur sa personnalité. Mais quand j’ai découvert le titre donné à l’émission, tout était clair: Vladimir Poutine est-il un dictateur?

J’avais rendu compte de tout cela sur mon blog, les échanges ont été particulièrement animés

Vous vous rappelez certainement combien  l’information a été d’une objectivité à toute épreuve! Pas une occasion n’était de trop pour dire tout le bien que l’on pensait de celui au sujet duquel on m’avait invitée à parler.

Il va de soi que j’ai tenu à remettre quelques points sur les i. Au risque, une fois encore, d’être considérée comme suppôt du Kremlin sinon soudoyée pour en répandre la propagande.  

Tout cela pourrait faire rire et tel est le plus souvent le cas.

Sauf qu’à ne pas réagir à tant d’approches orientées de la Russie et de son Président équivaut à favoriser l’emprise de la désinformation.

A coups de semi-vérités et de demi-mensonges ou de demi-vérités et de semi-mensonges, à choix, on façonne un pays, on refait l’Histoire, on salit un peuple ou une personnalité.

Le procédé est connu.

Et mis au service, en l’occurrence ici, des droits humains il se drape de toute la bonne conscience du monde.

 

08/11/2018

Libre, dit-elle...Si libre que Géraldine Savary, en effet, laisse la voie libre à son parti. Issue injuste, selon Pierre-Yves Maillard

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Voici une réaction qui fait du bien à la politique. Il s’agit de ce qu’a déclaré Pierre-Yves Maillard, personnalité charismatique du PS.

Il s’est exprimé au sujet de Géraldine Savary. Il se dit «triste» et trouve cette «issue injuste».

«Le prix à payer à cause du harcèlement médiatique et de certaines critiques internes est disproportionné. Quand c'est la sincérité d'un engagement qui est mis en cause, cela fait mal aux personnes sincères, pas aux cyniques», a-t-il expliqué.

Comme il a raison! Et comme on a envie de redire combien cette décision prise par Géraldine Savary est, certes, la sienne mais sonne de manière douloureuse à certaines oreilles.

Je me suis exprimée, à cet égard.

Oui, Monsieur Maillard, il y a une injustice à cette issue, comme vous l’avez dit. Lire la lettre adressée par Ada Marra à Géraldine Savary n’y change rien sinon que le qualificatif par lequel la politicienne vaudoise qualifie son « amie »  est à retenir. 

« Libre », écrit-elle à son sujet. Oui, si libre qu’elle laisse la voie libre, elle aussi, à son parti.

Pour quelle suite?

07/11/2018

Surveiller les unes et les uns mais pas les autres...

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Jusqu’au 25 novembre prochain, le peuple suisse est appelé à se prononcer sur différents objets de vote. L’un d’eux consiste à modifier la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, (LGPA) aussi connue simplement comme « base légale pour la surveillance des assurés ».

Le journal en ligne Le Matin de ce 6 novembre publiait un article intéressant sur le sujet.

Il évoque, entre autre, le rapport à géométrie très variable que certaines factions politiques entretiennent avec ce qui est considéré relever de la sphère privée.

La manière avec laquelle les unes et les autres défendent leur position sans trop se préoccuper de cohérence au regard de ce que signifie cette « sphère privée », y est soulignée à juste titre.

Il est bon de relever, en effet, la contradiction qui anime les défenseurs de cette « sphère privée ». Car celle-ci ne semble concerner, pour eux, que les avoirs bancaires mais pas le capital santé.

L’article évoque le montant des pertes enregistrées suite aux abus commis envers le fisc et envers les assurances sociales. 

Si, selon l’adage bien connu, comparaison n'est pas raison, cela n’implique pas pour autant de la cohérence d’un raisonnement, qu’elle soit défaillante.

 

06/11/2018

Triste

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                                                                             capture d’écran: Le Temps

Sur son profil Facebook, les témoignages se multiplient. 

Géraldine Savary a annoncé, ce jour, qu’elle ne se représenterait pas aux prochaines élections fédérales pour le Conseil des Etats.

Mais que lui est-il reproché alors qu’elle a été sous les feux des projecteurs médiatiques et que rien n’a été reconnu illégal aux dons qu’elle a reçus?

S’il s’agit de l’origine de ces dons alloués à la politicienne vaudoise reconnue et louée pour ses compétences, alors, on a de quoi rester perplexe.

Car cet homme qui a apporté son soutien financier à Géraldine Savary, présenté le plus souvent comme « milliardaire » ou  « patron milliardaire de Ferring », occupe aussi la fonction de Consul honoraire de la Fédération de Russie.

On sait le regard que portent sur ce pays nombre de ses grands connaisseurs capables d’en parler comme s’ils y vivaient ou y avaient passé tant d’années que leurs témoignages avaient valeur de preuve.

Rappelons, entre autre, cette émission de la RTS à laquelle avait été invité Roger Nordmann, en photo ci-dessus avec Géraldine Savary.  La Russie, selon ce parlementaire suisse donc, serait sous la dictature autoritaire de Poutine. Comme si dictature ne suffisait pas et qu’il fallait encore y ajouter « autoritaire »...

Or c’est à ses côtés que l’élue vaudoise a tenu la conférence de presse au cours de laquelle elle a fait part de sa décision  de mettre un terme à sa carrière politique.

Voici une femme admirable qui, par trop de pressions, en a été amenée à devoir renoncer à des fonctions qu’elle exerçait avec talent et brio.

Géraldine Savary, je l’ai toujours beaucoup appréciée, avant même, faut-il le préciser vu l’ambiance, de découvrir qu’elle figurait parmi les personnalités qui ne diabolisaient pas la Russie.

Profondément en pensée avec elle, je lui réitère toute mon estime.

La mémoire d’un écrivain et d’un peuple honorée

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La France, par la voix de son Président, honore Maurice Genevoix.

Emmanuel Macron vient d’annoncer, en effet, l’entrée de l’écrivain au Panthéon l’an prochain mais, avec lui, l’entrée collective de « Ceux de 14 ».

Je vous invite à lire cet article et à découvrir en quels termes s’exprime le Président de la République. Tout autant y trouverez-vous une interview de Maurice Genevoix réalisée en 1978, soit deux ans avant sa mort.

Avec cette reconnaissance accordée et à l’écrivain et à l’ensemble de celles et de ceux qui se sont battus pour la France, Emmanuel Macron honore une mémoire vive et sensible.

La cultiver n’est pas entretenir la haine de l’ennemi. C'est l’oublier qui heurterait.

 

05/11/2018

Un suicide remet toujours en cause

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Nombreux sont les ouvrages qui traitent et ont traité de morale, voire de démoralisation. Mais on a beau discourir ou écrire sur le sujet, la démoralisation citoyenne est bel et bien une réalité.

Elle s’observe partout où l’engagement est déçu. 

Que cela soit au niveau personnel, intime, social ou collectif, lorsque l’amertume se cristallise sans plus aucun recours possible à l’espoir, l’irréversibilité de l’acte scelle un destin.

Lire cette information fait mal: un gendarme de la Garde républicaine s'est suicidé lundi 5 novembre dans les jardins de Matignon, avec son arme de service,

Alors, bien sûr, on va enquêter, fouiller sa vie, chercher ce qui a pu entraîner la mort de cet homme. Et après? Qu’il ait été sujet ou non à quelque problème d’ordre psychique ne l’a pas empêché de servir!

L’Etat, certes, n’est pas responsable de tous les troubles des citoyennes et des citoyens.

Mais lorsque l’on s’engage au  non de valeurs auxquelles on croit et que lesdites valeurs sont bafouées, à qui la faute? Au citoyen qui a osé accorder sa confiance? A l’Etat qui a trahi?

Chaque suicide remet en cause. Paix à cet homme et pensées à ses proches et à sa famille.

04/11/2018

Ombres sur la ville ...

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Chaque premier dimanche de novembre, à Genève, se tient une cérémonie face au Mur des Réformateurs. On y célèbre la mémoire de la Réforme dont on a fêté le 500e anniversaire l’an dernier.

Quelle que soit la relation qu’on entretienne à l’Eglise, quelque soit la confession des un(e)s et des autres, nier l’Histoire ou tenter de la reformuler reste, on le sait, une pratique à laquelle d’aucuns s’adonnent sans scrupules.

De fait, chacune et chacun y va de son regard sur celle que l’on appelle aussi la Cité de Calvin.

Au moment où les agissements de ses autorités municipales révèlent toute leur dimension, comment dire, humaine? Trop humaine? Très humaine, toutes sortes de réactions se font entendre, ce qui, en soi, n’a rien de très surprenant.

C’est pour l’estime que leur portent encore les citoyen(ne)s lambda que nombre d’entre elles et eux expriment leur amertume. C’est pour ne pas s’être encore totalement détourné(e)s de la chose politique que certain(e)s citoyen(ne)s réagissent.

Certes, nos élu(e)s ne sont pas des dieux ni même des demi-dieux et on n’attend pas qu’elles ou ils le soient!

Autant de projections sur la personne humaine s’observe pourtant encore et toujours. Or, on le sait bien, un(e) élu(e) agit en fonction de contraintes mais aussi, s’il ou elle en est doué(e), avec talent et charisme.

Mais à se livrer à pareilles pratiques telles que celles qui ont été visées par le rapport de la Cour des Comptes de Genève, l’Exécutif de sa Ville a montré qu’il en était loin.

Et surtout, qu’il avait bien peu d’estime pour tant de celles et de ceux qui contribuent à s’acquitter de l’impôt alors que leurs fins de mois sont difficiles.

Pareil mépris affiché blesse celle et celui qui a encore quelque respect pour la fonction exercée par les autorités auxquelles il a accordé sa confiance.

Quant à celui qui présidait jusqu’il y a peu le Conseil d’Etat de Genève, autant éviter d’en parler à lire comment  cette journaliste a été traitée par quelques fanatiques, bien sûr...

 

03/11/2018

Relativiser, disent certains...

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capture d’écran: lucullus succulus.com

Ce qu’on lit, ce qu’on entend alors que Genève est secouée par une affaire qui vise la gestion des deniers publics, est aussi révélateur que le rapport de la Cour des Comptes qui pointe le comportement d’élu(e)s de tous bords politiques.

Que les partisans de tel ou telle élu(e) lui maintiennent leur soutien et appellent à la clémence est plus ou moins dans l’ordre des choses. Le fait est que lorsqu’on est investi de responsabilités, il est attendu de la part de qui les a confiées qu’elles soient honorées.

Et ce d’autant que les élu(e)s de tous bords ne manquent pas souvent l’occasion de rappeler aux citoyennes et aux citoyens le respect d’autrui, de la diversité et j’en passe.

Or c’est précisément ce point-là qui fait réagir.

Bien sûr qu’on connaît l’adage selon lequel on invite autrui à faire ce qui est dit et pas ce qui est fait. Bien sûr que tout est toujours relatif et que la nature humaine est ce qu’elle est.

Tout cela est connu.

Il n’en demeure pas moins vrai qu’à tout relativiser, on ouvre la voie au « tout est permis ». Si tel est le choix que l’on veut faire pour nos sociétés, soit! Mais qu’on le dise et alors plus rien ne sera attendu d’élu(e)s!

  

02/11/2018

Ciel!

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Racaille, ce terme, vous devez sans doute vous en souvenir, avait marqué les esprits en France. C’était en 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, s’était rendu à Argenteuil.

A une femme qui l’interpelle depuis la fenêtre de son appartement, il avait lancé ce: « Vous en avez assez de cette bande de racailles ? On va vous en débarrasser ».

A Genève, depuis que la Cour des Comptes a révélé comment les élu(e)s de la Ville, tous bords politiques confondus, s’arrangeaient avec les deniers publics, les réactions se multiplient.

Un peu comme si le ciel tombait sur la tête de fidèles.

Il est vrai que tout le monde n’a pas encore été forcément tenté par le simpliste « tous pourris ». Dans ce cas, s’énonce l’indignation ici et là. Mais que vaut-elle? 

Racaille, serait peur-être considéré comme une insulte à l’égard de ces édiles. Et pourtant, engagés au service de la collectivité et à ses frais, c’est elle que leur désinvolture affichée insulte.

Mais il semble que l’exercice du pouvoir s’accommode sans trop d'états d’âme de parer à quelque nécessités personnelles, sans doute, estimées d’utilité publique...

 

01/11/2018

Cet instant...

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Cet instant où, au coeur de la ville, un visage, une chevelure, une silhouette se sont détachés dans la nuit à peine tombée, j’ai envie de le partager ici avec vous. 

Ce n’est pas chaque jour que l’on se retrouve face à une telle artiste... Je n’ai donc pu retenir la question:

-Martha Argerich?

-Oui!

Son sourire, son regard, la main qu’elle m’a tendue et que j’ai prise dans la mienne, consciente du nombre incalculable d’oeuvres que ses doigts avaient interprétées pour le plus grand bonheur de son public, cette main, elle me l’a offerte là, au milieu des badauds.

Et puis, son bus est arrivé et nous nous sommes quittées.

 

21:40 Publié dans Air du temps, Amour, Culture, Destins, Etre, Genève, Humanité | Tags : argerich, piano, musique | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Petites trahisons entre démocrates...

 

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Retour sur une élection qui avait vu une femme, pour la première fois de l’Histoire de la France, accéder à la possible Présidence du pays.

Quelles qu’aient été les circonstances qui l’avaient propulsée jusqu’au second tour de la présidentielle de 2007, Ségolène Royale avait affronté Nicolas Sarkozy dans un débat d’une autre tenue que celui qui a mis l’un en face de l’autre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en mai 2017.

La colère de la candidate socialiste face à son rival a été abondamment commentée.

Or celle-ci n’a pas été feinte. Elle résultait d’un mensonge. Résultat, le candidat de l’ex-UMP a tout de même réussi à retourner la situation en sa faveur et obtenir le soutien des handicapés alors que sa rivale en bénéficiait jusque là pour s’être beaucoup mobilisée en leur faveur.

Cependant voilà, ce monde, qu’il soit politique ou autre, est tissé de trahisons et de pièges tout autant que de surprises un peu plus heureuses, car oui, ne désespérons pas, elles existent.

Cela dit, à en croire cet extrait du livre tout récemment paru de Ségolène Royal, on mesure le degré d'amabilité de l’homme qui l’a emporté sur sa candidature à elle.

Pour le reste, on sait aussi comment ce même Nicolas Sarkozy avait soutenu Bruno Julliard, devenu adjoint et désormais ex-1er adjoint à la Mairie de Paris, pour manifester contre le CPE et nuire à son rival de l’époque, Dominique de Villepin. 

Mais si la démocratie offre de pratiquer ce genre d’élégances que l’on ne manque pourtant pas une occasion de pointer lorsqu’elles concernent d’autres régimes politiques, dans ce cas, oublions la morale, on s’en portera d’autant mieux!