02/12/2018

Que c’est triste, Paris...

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Une rare violence s’est emparée de la France.

De sa capitale, en tous les cas.

Dire la tristesse ressentie reste, à l’évidence, bien peu.

Et cependant, ajouter des considérations à tant d’autres émises, est-ce bien raisonnable?

Quand tout s’énonce, rien n’est plus crédible.

Seul le mal demeure.

Et face à lui, la désolation.

 

Commentaires

On fait pas d’omelette sans casser des œufs...
R.K.

Écrit par : Richard Kohler | 02/12/2018

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Ailleurs, dans d'autres villes de France, selon ce qui se publie sur les réseaux sociaux, les manifestations ne semblent ne pas avoir toutes connu pareille violence.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 02/12/2018

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Paris n'est pas la France. Paris est une ville symbole, symbole de la dictature de la bourgeoisie dans un pays toujours sous un régime féodal.

Écrit par : Daniel | 02/12/2018

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Des reportages/images ressemblant à mai 68 ...

Etait-il nécessaire de donner autant d'importance en filmant ces casseurs ?

Écrit par : M.A. | 02/12/2018

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Daniel,

« Paris n’est pas la France », comme vous le rappelez et vous avez bien raison.

Voici, toutefois, trouvé posté en commentaire sous ce sujet par un internaute et qui montre, ici, la violence filmée à Narbonne:

https://www.facebook.com/KazaaInfosRadars/videos/2155192817858616/?hc_location=ufi

et là, une cérémonie au cours de laquelle des pompiers tournent le dos aux élus...

https://www.youtube.com/watch?v=fZQvAyP62r4&feature=share&fbclid=IwAR0lvMBR-H1l1YqKqh1nB8ZdGzjRsEO6UHDdkdle1S3fCPFRdY84XuWY-RQ

De quoi méditer encore et encore...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 02/12/2018

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C'est la violence de certaines manifestations qui choque. Mais celle-ci n'est que la réponse du peuple outragé (et basta des différenciations entre classes moyennes et pauvres, tout le monde est dans le même bateau) à la violence bien plus forte, extrême et sans pitié de l'économie ultralibérale. On ne licencie pas par charrettes entières sans conséquences. Tout cela devait bien exploser un jour...
Bien cordialement, Jacques Louis Davier

Écrit par : Jacques Louis Davier | 02/12/2018

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Les taux de chômage dans 3 pays majeurs de l UE sont les suivants selon les statistiques 2016:

1--L Italie 10.3%

2--L Allemagne 4.5%

3--La France 10%

Etant dit que notre sujet est la France, quels étaient le diagnostic et les remèdes proposés par le pouvoir macronien en place? Ils ont été annoncés plus ou moins même par M. le Président Macron: "Les chômeurs n ont qu à traverser la rue (ndr: c à d changer de trottoir comme pour presque tous les femmes et les hommes de joie, passam, mais comme disait mon grand père fervent chrétien catholique ).

Avez vous entendu un tel remède proposé par un autre président européen, entre autres, qui ne se respecte pas sauf en France...Mais au fait ceci est le langage coutumier des Rotschild et/ou du Groupe/Club secret des Bilderberg...Allez on va me coller ( et j espère pas à notre hôte), l étiquette de complotiste bien que ce n est pas mes écrits qui le sont mais bel et bien les Rotschild et les Bilderbergistes sus-cités et qui sont à la tête du Complot, entre autres...

Bien à vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 02/12/2018

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Charles, vous aurez sans doute constaté que la progéniture de ce fameux groupe qui n'existe pas, se sont tous vautrés en beauté et ont laissé leurs natures profondes s'exprimer, par un dédain envers ceux qui les ont placé là, jamais atteint. Macron, Maudet, Barrazone... Reste encore Trudeau, qui est lui aussi sur une pente très glissante.

Écrit par : Laurent Lefort | 02/12/2018

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"Et ceci..."

Oui, sauf que selon Eric cela s'est fait avec l'accord de Rugy. Et un mensonge de l'obs, UN.

Écrit par : Daniel | 03/12/2018

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Les Gentils Jaunes:

https://francais.rt.com/france/56115-roue-coups-sous-pluie-projectiles-crs-exfiltre-gilet-jaune-video-choc

Car voyez comment cela se passe quand les manifestants sont "conseillés" par les gouvernements occidentaux et leur égérie bhl:

https://www.youtube.com/watch?v=pLGV_o59Gvk

Écrit par : Daniel | 03/12/2018

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Bonjour Hélène,
Je réémerge de loin étant prise pendant plus de 7 mois dans un déménagement aux conditions plus que problématiques. Enfin j'entrevois le bout du tunnel et je suis contente de pouvoir m'acquérir ce petit PC pour pouvoir reprendre le pouls des blogs et la température du monde.
Ce qui vous explique mon adresse mail un peu surprenant. Mais vous pouvez m'écrire pour vérifier.

Je n'ai, hélas, pas beaucoup de temps ni l'esprit disponible en ce moment pour commenter quand bien même certains billets de la plateforme me captivent et m'interpellent.

Mais avant de fermer l’œil, j'aime passer quelques instants à lire. J'ai trouvé cette analyse d'un auteur qui m'est méconnu et elle me semble si juste. https://lvsl.fr/gilets-jaunes-la-veme-republique-dans-limpasse
Cette page revêt un intérêt pour l'histoire contemporaine quelque peu estompée de ma mémoire et que je rafraichis volontiers. Je crois que les vraies causes qui résultent du soulèvement de Gilets Jaunes actuellement, provient d'un malaise de fond qui s'est accumulé jusqu'à la nausée et au rejet de ce gouvernement. La goutte de carburant de trop qui fait exploser les souffrances.Les humains sont des caisses de résonance et elles sont usée jusqu'à la corde.

Écrit par : Beatrix | 03/12/2018

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Parmi les "intellectuels", bien peu soutiennent le mouvement des Gilets Jaunes.
Même ici en Suisse on a droit a du mépris comme cuénod ou orsini qui parlent de "poujadisme", preuve qu'ils n'ont rien compris. Qu'une personne qui se dit d'extrême gauche parle ainsi, c'est lamentable, elle se place du côté de la bourgeoisie. Le mouvement n'est pas téléguidé et financé de l'étranger comme en ukraine. C'est une révolte qui ne demande qu'à se transformer en révolution. Il faut de nouveau mettre à bas une aristocratie dont font partie cuénod et tant d'autres.

Michel Onfray lui a tout compris:

https://www.les-crises.fr/le-message-clair-des-gilets-jaunes-a-bhl-par-michel-onfray/

En lire les commentaires est très bon pour votre santé!

Quant à la violence, c'est celle d'une aristocratie qui a pour programme de réduire le "troupeau" en esclavage.

Écrit par : Daniel | 03/12/2018

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Daniel@ Il y a juste une faille dans votre raisonnement : il faudrait prouver ou démontrer en quoi le terme "poujadiste" est insultant. Parce qu'à mon avis, oui, la thématique était la même du temps de Poujade...

Écrit par : Géo | 03/12/2018

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Classe moyenne précaire. Pas une aristocratie!

La société, depuis le début du XXè siècle évolue rapidement, cette évolution a pris son accélération depuis une vingtaine d'années. Ce petit préambule pour relativiser ce qu'on appelle classe moyenne. La classe moyenne de la France est constitué de populations de gens qui ont bénéficié de la démocratisation des études professionnelles supérieures (autrefois, l'accès à ces hautes écoles et aux universités passait par des concours d'entrée ou alors, par le "piston" qui était une pratique réservée aux aristocraties du corps étatique). Plus de 60% de cette population est issue de familles modestes, ouvrières (prolétariat), paysannes ou du petit commerce familial: une population salariée dans la fonction publique étatique, du territoriale ou dse grandes entreprises mixtes ou entièrement privées. Elle occupe des postes de cadres inférieurs, moyens ou de simples employés.

Si cette population donne des apparence d'embourgeoisement, elle ne constitue pas, pour autant, une caste, encore moins ce qu'on appelait autrefois la petite bourgeoisie. Elle n'en a pas les moyens. Elle ne bénéficie pas des efforts des pauvres qu'elle pourrait capter et c'est vers elle qu'on se tourne pour solliciter toujours davantage d'efforts de redistribution. Bien sûr qu'il se constitue immanquablement de petites aristocraties ici et là, c'est le propre de toutes les structures que l'homme met en place (syndicats, parti politique, associations civiles etc.). Ceux qui critiquent la classe moyenne y sont sans doute de ces crûs.

On se focalisant sur cette classe émergente dans l'économie moderne, on sous estime la fragilité qu'elle peut vivre et ressentir du fait qu'elle est nouvelle et qu'elle n'a pas pu - à cause du facteur temps et conjonctures volatiles et très fluctuantes - comme ses ainés - consolider sa propre position pour assurer à la génération suivante les moyens nécessaires pour son assise sociale,et économique à son tour. Ce sentiment de déclassement précoce dans des parcours professionnels, hélas fréquemment chaotiques, est une menace de déstabilisation. C'est aussi une menace de déchirement du tissu social qui vient s'ajouter au poids des autres précarités. Il y a donc une précarité immatérielle profonde mais plus tragique qu'il faut prendre au sérieux, parce qu'on ne sait pas comment celle-ci va s'exprimer et quand.

On parle beaucoup et on hisse souvent l’étendard du couple pauvreté-précarité dans les slogans électoraux. Explicitement on ne prend en compte que l'aspect pécuniaire des ressources d'un individu ou d'une famille, alors que la précarité frappe de plus en plus de catégories sociales et professionnelles. La genèse de cette précarité moderne est à rechercher dans les nouveaux modes de gestions des affaires (le New Management. Qui devient un mauvais classique à couler les entreprises) dans l'extraction extrême des profits (optimisation structurelle et mise en concurrence individuelle) sous le prétexte de luttes contre le gaspillage et pour l'économie des moyens. Donc de présumés profits immédiats.

Dans cet état d'esprit, la haute direction abusivement rémunérée se voit déléguer le pouvoir de faire intervenir des censeurs privés et indépendant (c'est à la mode) dans les administrations et grandes entreprises pour dresser le personnel au travers des recommandations et des modes de faire prétendument efficaces. Souvent les RH, sans aucune compétences dans aucun métier, encore moins dans la gestion humaine, sont engagés comme symbole du fouet au travail ou d'exclusion pour ceux des salariés qui ne sont pas convaincus par l'arsenal des moyens employés. On mute, on licencie, on met sur pied etc.

Cette précarité moderne ne se voit pas au premier coup d’œil. Les élus le savent bien puisque nombre d'entre eux n'ont jamais travaillé ou ont décroché bien plus vite que les autres et n'ont plus travaillé depuis longtemps. La politique, le parti, les promotions internes, aux différentes élections, sont leurs seules dernières alternatives. Ils n'osent pas dire qu'ils sont moins résistants que ceux qu'ils critiquent, ils n'osent pas dire qu'ils ont eu, en plein âge d'or de l'économie ascendante, de la chance. Souvent, ils sont les aînés de cette génération actuelle qui trime sous les coups de la trique psychologique, du chantage à l'emploi et des tensions extrêmes semées dans toutes les couches de la hiérarchie de l'entreprise. Combien d'employés travaillent plus que les 42 heures légales et payées? Et sous le poids des structures inutiles qui se multiplient à l'interne et qui sont aussi une chaine supplémentaire de rémunération inutile?

Souvent, le mépris signifie l'ignorance ou l'autosatisfaction de sa propre réussite (réussite, là encore une notion à définir et à relativiser)Certains dénis ont des raisons inavouables.

Oui! La violence se soigne à la racine. Le gouvernement français doit cesser de maltraiter son peuple et ses institutions. Il ne peut plus gouverner par ordonnances. Je suis étonnées que les Ministres (exit le parlement) ne se soient pas encore indignés de cette prise, à tel point confiscatoire, des pouvoirs qui devaient normalement leur revenir. Sans doute ne savent-ils pas qu'ils doivent représenter des corps institutionnels!?
A mon avis, les députés de l'assemblée nationale, opposés à Macron, devraient, eux-aussi, organiser une démonstration dans un cortège bien distinct pour réclamer qu'on leur rende le rôle de représentants du peuple.

Écrit par : Beatrix | 03/12/2018

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@ Géo
Il y a une faille dans vos connaissances:

Le poujadisme est un corporatisme et son emploi est très connoté:
"Par extension, le terme poujadisme est devenu un terme péjoratif désignant un mouvement politique corporatiste à tendance réactionnaire des classes moyennes à supérieures ou « conservatisme de petits-bourgeois »."
Source: Wikipedia.

Vouloir faire passer le mouvement des Gilets Jaunes pour un corporatisme, c'est les insulter. C'est vouloir disqualifier ce mouvement.

L'ancien mao que vous êtes, ne comprend-il pas ce mouvement? Seriez-vous tombé si bas?

Écrit par : Daniel | 03/12/2018

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