21/12/2018

A 15 ans ...

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Hier soir, dans le cadre du Journal de 20 heures de TF1, Gilles Bouleau a consacré un sujet à ce que diverses personnalités vivaient ou avaient vécu à l’âge de 20 ans.

On y découvre aussi quelques personnes interrogées dans la rue.

Pour ce qui me concerne, à 20 ans, je découvrais Moscou, la Place Rouge, l’ex-URSS, les jardins d’enfants, les usines, les musées, la vie menée par autant de citoyennes et de citoyens soviétiques.

J’effectuais un séjour linguistique dans le cadre de mes études de russe.

A cette époque, les immenses avenues moscovites étaient à peu près vides sauf de rares voitures qui y circulaient.

Tout comme étaient à peu près vides aussi, les rayonnages de l’impressionnant magasin ГУМ, GUM, en caractères latins.

Que de changements depuis lors, en bien ou pas, ils sont là.

A 20 ans, découvrir Moscou, comment vous dire, c’est le résultat d’un amour qui m’a saisie à l’âge de 15 ans pour la Russie et qui ne m’a plus jamais quittée.

Cet amour, il est né à travers la littérature et la musique.

10:57 Publié dans Air du temps, Amour, Culture, Destins, Etre, Humanité, Information, Medias, Poésie, Russie | Tags : balalaïka, urss, moscou | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Mille mercis, Daniel!

Oui, aussi une oeuvre qui m’a marquée et qui n’est pas étrangère à mon parcours...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 21/12/2018

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En décembre 1983 je découvrais Moscou et son musée d'art moderne entre autres expériences.
Caviar au petit déjeuner, glace à la vanille (le seul parfum) au GUM par -30 degrés, senteur de choux dans les halls d'hôtels, l'odeur des cigarettes russes avec le long filtre en carton, le parfum féminin très floral que portait notre guide hyper sympa, qui n'était jamais sortie de Russie mais qui s'exprimait en Français mieux que moi. La Russie et les Russes dans mon coeur depuis.

Écrit par : 19ans | 21/12/2018

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Merci, 19 ans, d’avoir partagé avec nous ces souvenirs si évocateurs... Oui, les célèbres et incomparables glaces à la vanille qu’on servait dans la rue, tout comme le Kvass que vous avez peut-être gouté?

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 21/12/2018

Voici, pour qui ignorerait ce qu’est le Kvass...

https://www.google.com/search?client=safari&rls=en&q=kvass&ie=UTF-8&oe=UTF-8

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 21/12/2018

J’ai vécu Moscou à 20 ans pendant quelques semaines. En 1964 !!

Écrit par : Alain Curchod | 21/12/2018

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Merci de tout coeur de ce témoignage, Alain Curchod!

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 21/12/2018

Et si vous permettez encore, je découvre ceci:
https://duckduckgo.com/?q=une+nuit+sur+le+mont+chauve&t=ffsb&ia=videos&iai=jm8h9z2V--g&pn=1&iax=videos

Quelle joie! Quelle vitalité! 40 minutes de pur bonheur!

Écrit par : Daniel | 21/12/2018

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Merci, encore une fois infiniment, Daniel!

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 21/12/2018

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C'est un plaisir de partager avec vous!

Écrit par : Daniel | 21/12/2018

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En 1967, j'avais alors 22 ans, six amis étudiants répartis dans 3 voitures sommes partis de Genève pour six semaines, pendant les vacances d'été, afin de découvrir l'alors secrète et mystérieuse URSS. C'était l'année du 50e anniversaire de la révolution d'octobre. Après avoir transité par Vienne et Budapest, nous sommes entrés en Union soviétique à Uzhgorod, en Ukraine. Le passage de la douane a duré 4 heures. La fouille des véhicules fut complète, allant jusqu'au démontage des portières. Le moindre bout de journal trouvé dans nos bagages (utilisé par exemple comme papier d'emballage) a été confisqué, de peur qu'il ne contienne de la propagande antisoviétique. Ce qui ne nous a pas empêché de réussir à entrer des roubles en fraude, après avoir enroulé les billets à l'intérieur de deux stylos...

Nous faisions du camping. Pour obtenir les visas nécessaires, nous avions dû annoncer à l'avance notre itinéraire exact et indiquer les campings où nous ferions halte. Dans chacun d'entre eux, un/e guide nous attendait, chargé/e de nous accompagner à travers la ville et de nous montrer - en nous les vantant, chiffres à l'appui - les réalisations industrielles du régime soviétique. Pas moyen d’y échapper. Après avoir ainsi visité Kiev et Kharkov, nous sommes entrés en Russie, où nous passâmes trois semaines, faisant étape successivement à Kursk, Tula, Moscou, Novgorod et Léningrad (aujourd'hui redevenue St-Petersbourg).

À Moscou, où nous sommes restés une semaine, vêtus de shorts et de T-shirts occidentaux, nous avons fait sensation dans les magasins GUM; tout le monde nous regardait, les plus âgés souvent de travers, les plus jeunes avec des yeux envieux... Pendant toute cette semaine, nous avons eu une guide adorable, une beauté prénommée Tatiana, qui parlait un français impeccable avec l'accent du midi. Comme nous lui avons demandé combien de temps elle avait passé en France, elle nous a juré qu'elle n'était jamais sortie d'URSS. Quand nous lui avons expliqué que nous souhaitions assister aux Spartakiades, elle nous a aussitôt obtenu des billets. 100'000 spectateurs enthousiastes dans le stade Lénine pour ces jeux à la fois sportifs et militaires, qui voyaient s'affronter les sélections des différentes républiques de l'Union soviétique: difficile de ne pas se laisser gagner par une certaine émotion - pour peu, on serait devenu communiste... Mais pour dire la vérité, mon émotion provenait surtout du fait j'étais occupé à flirter avec Tatiana, qui était assise juste à ma droite...
Au bout d'une semaine, Tatiana était devenue notre amie. Nous l'invitions à dîner le soir au restaurant (avec nos roubles achetés en Suisse pour trois fois rien et rentrés en catimini, nous pouvions tout nous permettre), et elle venait avec une de ses collègues. Nous avons petit à petit gagné leur confiance et toutes deux nous ont alors confié bien des choses.

Puis nous avons passé trois jours à Léningrad. À vrai dire le camping était situé 40 km au nord de la ville. Le soir, il y avait danse en plein air (kiosque à musique) et nous avons eu beaucoup de succès auprès des demoiselles d'une colonie de vacances, qui auraient bien voulu nous faire entrer en douce dans leurs chambres; malheureusement leur plan a échoué...

Lors de notre dernière étape sur sol russe, avant d'arriver à Vyborg (ancienne ville hanséatique à la frontière entre les mondes slavo-russe et finno-scandinaves, située à 50 km de la Finlande), dans un virage, ma VW coccinelle a fait une sortie de route et atterri dans la cour d'une ferme isolée, démolissant au passage une barrière. Un attroupement s'est rapidement formé, les gens surgissant de nulle part (beaucoup d'enfants). Deux policiers à motocyclette que nous avions dépassés peu auparavant sont arrivés et ont établi un constat. Heureusement, la voiture pouvait encore rouler, malgré un pot d'échappement percé (je vous dis pas le bruit). Comme nous avions dû payer cher une assurance incluant casco obligatoire, une fois arrivés à Vyborg nous avons cherché le bureau de l'Intourist pour y déclarer le sinistre. Les deux jeunes employées qui nous ont accueillis ont carrément exigé, avant l'accomplissement des formalités, de pouvoir faire un petit tour en ville dans la Triumph Spitfire décapotable conduite par l'ami Habersatter! Ce qui fut fait, pour leur plus grande joie. Une fois rentrés en Suisse, j'ai fait réparer ma voiture, à la suite de quoi, ne me faisant aucune illusion, j'ai envoyé la facture à l'adresse de l'Intourist à Vyborg. Chose incroyable: trois mois plus tard je recevais, à la stupéfaction du bureau de poste du Brassus, un mandat de Fr. 900.-- en provenance de Russie!

Écrit par : Mario Jelmini | 21/12/2018

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À l'âge de 15 ans, choisissant presque au hasard, j'ai emprunté à la bibliothèque du Collège du Chenit (Vallée de Joux) un roman intitulé «Crime et châtiment». Fasciné par les personnages, j'ai lu dans la foulée pratiquement tout Dostoïevsky, dont la pensée a laissé en moi une profonde empreinte. Le livre que j'ai dévoré avec le plus d'avidité: «Les possédés». C'est de cette époque que date (surtout après avoir lu «Les frères Karamazov») mon intérêt pour les questions religieuses.

Bien plus tard, j'ai découvert cet autre géant de la littérature russe qu'est Mikhaïl Boulgakov. Pour moi, «Le Maître et Marguerite» est un chef d'oeuvre absolu. Il y a dans ce livre tous les ingrédients que j'aime, y compris l'humour, l'ironie, le fantastique... Je cite juste ce passage:

“- Vous n’êtes pas Dostoïevski, dit la citoyenne déroutée par les raisonnements de Koroviev.
- Hé, hé! Qui sait, qui sait? fit celui-ci.
- Dostoïevski est mort, dit la citoyenne, d’un ton qui déjà, manquait un peu de conviction.
- Je proteste! s’écria Béhémoth avec chaleur. Dostoïevski est immortel!”

En musique, j'apprécie particulièrement les symphonies et concertos pour violon et pour piano de Prokofiev, qui à vrai dire était Ukrainien.

Il n'y a pas à dire: l'âme russe, le génie russe, c'est quelque chose de bien réel.

Écrit par : Mario Jelmini | 21/12/2018

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Moi à 15 ans, j ai commencé à admirer la politique de la Grande Russie et surtout un peu plus tard avec l arrivée au pouvoir de Poutine et de son oeuvre autant en Ukraine qu en Syrie. Là, la Russie a montré sa puissance sur le plan international ce qui a fait la fierté du peuple russe qui adhère à sa politique actuelle à 80%.

J étais toujours convaincu qu il faudrait que la 2 ème puissance mondiale, la Russie, puisse tenir tête à l hégémonie impérialiste mono-polaire de Washington, chose faite. Aujourd hui, il vaudrait mieux passer par Moscow que pas Paris, London et Washington que ça nous plaise, j espère, ou qu il nous déplaise et tant pis pour les 2 èmes, la caravane passe.

Plus tard, ce blog de Mme Hélène Richard-Favre nous avait appris beaucoup de belles choses sur la Russie, sur sa culture, sa littérature, ses traditions
et même sa musique, il nyaka qu écouter les liens ci dessus... etc...

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 21/12/2018

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Merci de ces nouveaux témoignages!

Contente que ce sujet ait inspiré autant d’évocations et de souvenirs à partager.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 22/12/2018

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