21/03/2019

La France à l’épreuve de sa démocratie

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                                                                               capture d’écran: Europe1

De libertés, il en est souvent sinon beaucoup question ici et là.

On les brandit, on les défend, on les bafoue, on les sanctionne, on les réprime, tout le monde le sait, tout le monde s’en plaint, tout le monde se mobilise pour qu’elles soient respectées.

Or qu’en est-il, en réalité?

Si nos démocraties se prévalent de leur existence, au contraire d’autres régimes politiques, la question du sens à donner au terme de liberté serait vraiment à poser.

Car on le voit, en France en ce moment, comment la liberté s’exerce. On brûle, on saccage, on blesse, tantôt avec l’aval de lois, tantôt sans.

L’opinion dite publique a beau s’exprimer, s’indigner, la liberté d’enflammer une Eglise, St-Sulpice par exemple, la liberté d’enflammer un restaurant, le Fouquet’s, par exemple, la liberté d’enflammer un immeuble, une banque, cette liberté incendiaire s’exerce.

Tout comme celle d’éborgner des civils désarmés. Tout comme celle de pousser au suicide des policiers, des agriculteurs et tant d’autres pour lesquels l’avenir s’est profilé insurmontable.

Le temps consacré à en débattre sera-t-il en mesure de faire face à la volonté d’en découdre, de nombreuses personnalités s’interrogent à cet égard.

La France, à l’épreuve de sa démocratie, survit mais heurtée, blessée et de plus en plus, désabusée.

 

20/03/2019

Bonne lecture!

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                                                                                        capture d’écran Slate.fr

Bien, alors pour l’équilibre des informations et autres compte-rendus, voici ce que Slate rapporte des audiences qui se sont tenues au TGI de Paris les 14 et 15 mars derniers.

C’est toujours intéressant de relever la manière avec laquelle on use de la langue.

Toutes et tous, nous opérons des choix linguistiques, la question n’est pas là mais justement, d’observer comment, selon le parti pris, certaines formulations sont privilégiées.

En l’occurrence, si vous comparez les intitulés et les compte-rendus des quatre médias qui ont été cités ici, à savoir Le Monde, Libération, Sputnik et Slate ci-dessus, vous aurez de quoi évaluer comment est rapporté un événement. 

Cela dit, je ne perds pas de vue le reste de l’actualité chargée et vous remercie d’avoir suivi cette affaire dont le délibéré sera rendu le 31 mai prochain.

 

19/03/2019

Propagande, la belle affaire!

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Organe de propagande, Sputnik, vous le savez, on vous l’a assez martelé pour que vous vous le mettiez en tête!

Eh bien voici le compte rendu qu’il livre du procès qui a opposé une universitaire et son éditrice à six plaignants qui l’ont poursuivie pour diffamation.

Comme j’étais de la partie -civile- je peux d’autant évaluer la validité et la fiabilité de l’article publié par cet « organe de propagande »  d’un pays présidé par un homme au sujet duquel la radio de mon pays s’interroge et interroge, Poutine est-il un dictateur? 

A un organe qualifié de chaîne publique d’information, on peut faire confiance. Tout autant peut-on accorder tout crédit à nos universités, bien sûr.

Outre Madame Vaissié qui s’en réclame et qui a publié cet ouvrage qui se prétend être une « enquête fouillée », l’Université de Genève a honoré Svetlana Alexievitch.

Le titre de Docteur honoris causa duquel elle a été gratifiée a pourtant interpellé.

D’aucuns, en effet, se sont interrogés sur les liens que sa bénéficiaire aurait eus avec l’institution académique genevoise pour être ainsi titularisée.

Qu’à cela ne tienne, c’est le courage de Svetlana Alexievitch qui a été salué

Lorsque j’ai été appelée à la barre pour m’exprimer, le 15 mars dernier, j’ai évoqué le passé soviétique de Madame Alexievitch.

On aime tant à rappeler celui de kagébiste du président russe, dans la foulée, autant relever l’admiration que vouait la Nobel de littérature à Félix Dzerzhinski!

Mais qui a lu cet article de 1977 qu’a commis Svetlana Alexievitch pour signifier toute l’admiration qu’elle portait au fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB devenu FSB?

Lors du procès qui s’est tenu ces 14 et 15 mars derniers au Tribunal de Grande Instance de Paris, il a été dit de la France, qu’elle était « la plus grande démocratie du monde ».

On lui souhaite de tout coeur de le rester.

 

18/03/2019

Un Parlement, des textes et autres considérations

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                                                                 capture d’écran europa.europarl.eu

En commentaire déposé sous le précédent sujet de ce blog, un intervenant que je remercie -Daniel pour ne pas le nommer- nous a indiqué un lien qui renvoie à la « Résolution du Parlement européen du 12 mars 2019 ». 

Je vous invite et vous recommande de prendre connaissance de ce texte. Chacune et chacun en pensera bien sûr ce qu’il veut, le fait est là.

S’agissant du cinéaste Oleg Sentsov, cité dans cette Résolution du Parlement européen du 12 mars dernier, je publiais sur ce blog un propos que je destinais à l’attention de la Conférence des Présidents du Parlement européen.

J’y rappelais les critères d’attribution du prestigieux Prix Sakharov qui a été décerné à ce cinéaste.

Et je poursuivais en soulignant que c’était sa propre « liberté d’esprit » que ladite Conférence des Présidents du Parlement européen récompensait, à savoir celle d’avoir consacré une rumeur plutôt qu’une autre.

Enfin, je concluais en ces termes, Puisse la mémoire d’Andreï Sakharov ne pas avoir à en souffrir, on le lui souhaite.

Faire allégeance, à une rumeur honore qui? 

17/03/2019

Complicité des uns, complicités des autres

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                                                                                capture d’écran franceinfo

 

A propos des actes de violence commis hier à Paris, le Premier Ministre français estime que ceux qui les « excusent » ou qui les « encouragent » s’en rendent « complices ». 

Il est toujours intéressant de constater comment les agressions commises par les uns ne seraient pas semblables à celles commises par les autres.

Et de fait, comment la complicité des uns ne serait pas celles des autres.

Avant-hier, je me suis entendue signifier par la défense des prévenues dans le cadre du procès qui m’a opposée à Cécile Vaissié et à son éditrice, que je « fréquentais »  des « mercenaires ».

Oui, tout simplement parce qu’on a constaté que, sur Facebook, je « taguais » le nom d’un volontaire  dans le Donbass.

Je tague, donc je fréquente.

Il va de soi que celui qui ne s’est jamais caché financer le bataillon Azov, n’est pas un « mercenaire ». Mieux ou pire, à choix, il n’a pas été précisé par la partie adverse que lui, je ne le « fréquentais » pas. 

Et pourtant, il a été, l’est-il encore, on ne peut pas le savoir, il a en tous les cas été résident genevois au bénéfice d’un forfait fiscal.

La « femme au foyer » que Madame Vaissié me déclare être dans son « enquête fouillée » qui est « installée au bord du Lac Léman » comme elle l’a dit à la barre, n’aurait pourtant pas eu des centaines de kilomètres à parcourir pour le « fréquenter ».

Non seulement je ne me suis jamais rendue dans le Donbass mais je suis marraine d’une association caritative en faveur des enfants de cette région du sud-est de l’Ukraine.

Alors oui, pour la complicité d’actes de violence mais pas selon des sélections obligées. 

 

16/03/2019

Une enquête fouillée, selon cette universitaire

 

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Après quelques 17 heures ou plus d’audiences au Tribunal de Grande Instance de Paris, on découvre les premiers compte-rendus.

Libération reconnaît que certains universitaires  se sont montrés réservés par rapport à une démarche qui, à maintes reprises, a été soulignée comme fouillée, voire scientifique...

Que l’université reste une référence serait tout à son honneur. En l’occurrence, avec ce qui a été énoncé à la barre ces 14 et 15 mars derniers par une Professeure reconnue, on s’interroge.

A part cela, quand un homme dit d’une femme qu’elle a obtenu son statut contre certains avantages, il y a fort à parier qu’on entendrait les féministes parler de machisme, de sexisme!

Mais quand une universitaire qui ne manque pas une occasion de rappeler qu’elle l’est, se prête à ce genre de propos? Serait-elle sexiste, non! Machiste, pas davantage! 

Alors?

Nombre de femmes se plaignent d’être dénigrées dans certains milieux qu’elles estiment patriarcaux.

Elles y évoquent l’infériorisation liée au genre.

Mais quand il s’agit d’une femme qui parle d’autres femmes, au nom d’une enquête fouillée aux nombreuses « notes de bas de page »?

 

 

15/03/2019

De Paris...

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                                                                      capture d’écran Le Monde

Comme vous le savez, un procès nous oppose, cinq plaignants et moi-même, à Cécile Vaissié et à son éditrice.

L’auteure de l’ouvrage intitulé « Les réseaux du Kremlin en France » est une universitaire dont la réputation est soulignée par ses soutiens.

Pour ce qui me concerne, il semble que mon parcours académique et professionnel ait échappé à l’oeil pourtant avisé de Madame Vaissié.

Qu’à cela ne tienne, ils sont connus de qui a pris le temps de s’y intéresser.

Le fait est que, selon elle, je serais « femme au foyer ». Avec tout le respect que je porte à celles qui le sont, je suis au regret de dire que tel n’est pas mon cas.

Inutile de dire que l’enquête menée par Madame Vaissié a exigé nombre de recherches. Je vous propose de découvrir cet article paru sur le site Les Crises..

Les audiences se poursuivent cet après-midi...

 

12/03/2019

En vol ...

 

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                                                                                            photo @H.R.-F

Serait-il devenu à ce point osé, que dis-je, risqué  d’exprimer un point de vue qui appelle à la nuance et à la réflexion?

Dans le contexte actuel que nous vivons, il y a certes des récurrences dans les comportements qui font que, toujours on pourra dire que « rien ne change » « la nature humaine étant ce qu’elle est ... » et autres poncifs du genre souvent rappelés pour dire qu’en somme, il serait inutile de se lever contre certaines prises de position.

Il est évident que la nature humaine est ce qu’elle est.

Il est tout aussi vrai que l’Histoire nous en fournit tant d’exemples que l’on peut se fier à cette considération. Est-ce pour autant une raison de s’abriter derrière elle pour ne pas réagir? Certaines personnes vous diront que oui.

Or si, pour toutes sortes de raisons, il apparaît tentant de se résigner, refuser d’abandonner un combat, une lutte, est une marque d’engagement.

Mais pas un engagement d'ordre politique ni idéologique ou religieux, non, tout simplement d’ordre humain. Car cette même nature qui compterait les pires créatures qui soient ne se limite pas à elles seules dans son déploiement.

La variété des personnalités, la diversité des cultures, le relief des perceptions, c’est tout cela qu’on aplatit lorsque l’on catégorise au nom du bien et du mal.

Et ces chantres de l’ordre moral, si convaincus de leur rôle, entraînent à leur suite nombre de fidèles. A chacun ses choix, le leur leur appartient.

Tout autant en va-t-il des esprits critiques, réfractaires à suivre sans s’interroger la moindre.

Autant de questions à poser, autant de remarques à partager qui alimentent un débat, c’est tout cela de bon pour la pensée qui prise la réflexion et la liberté d’expression.

Tant rappelée par nombre de mouvements en faveur de telle ou telle cause, qu’elle le soit pour toutes et tous!

L’est-elle vraiment, la question a souvent été posée ici. 

09/03/2019

Précision

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                                                                                             capture d’écran Politis

Comme indiqué dans un de mes récents sujets de blog, je figure parmi les six plaignants qui seraient, selon le magazine Politis, des « pro-Poutine, adeptes des procédures bâillons » .

Pour qui connaît mon parcours littéraire et les liens que j’entretiens avec la Russie, que je remercie une fois encore Anne Pitteloud d’avoir évoqués sur une quasi pleine page du journal « Le Courrier » en date du 12 février 2016, il est évident qu’il n’est en rien lié au Kremlin.

Dans son article, la journaliste rapporte comment mes recueils de nouvelles ont suscité l’intérêt de traductrices et de traducteurs pour être publiés à l’étranger avant même de l’avoir été en Suisse ou en France, mes deux pays d’origine.

Mais comme j’ai eu les honneurs de l’ouvrage de Cécile Vaissié qui semble si bien me connaître pour avoir estimé bon de me citer dans son livre  « Les Réseaux du Kremlin en France », je tenais, ici, à remercier toutes celles et ceux qui n’ont jamais douté de la nature du lien qui m’unit à la Russie.

A la justice, désormais, de décider des torts des un(e)s et des autres.

 

08/03/2019

En ce 8 mars, risquer une question

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                                                                                         capture d’écran La Croix

En ce jour dédié à la femme, aux femmes, à choix, toutes sortes de manières s’affichent de dire l’estime, l’amour ou autre considération qu’on leur porte.

Alors que les différences de traitements réservés aux femmes et aux hommes occupent les milieux culturels, médiatiques et politiques, il n’est pas interdit de s’arrêter sur semblable mobilisation.

Il apparaît en effet préjudiciable, autant pour les femmes que pour les hommes, de monter les unes et les uns ou l’inverse, les uns et les unes contre les autres.

Définir des rôles telles que ceux d’agresseur et de victime, le premier aux hommes, le second aux femmes, équivaut à catégoriser et, de fait, à reproduire un schéma qui classe.

Nombre de femmes ont été et sont estimées et reconnues.

L’Histoire et l'actualité en témoignent. Et aussi bien révèlent-elles, cette Histoire et l’actualité, combien d’hommes ont été et sont déchus ou brisés.

Violer est un crime. Et on sait qu’il concerne 685 femmes par jour! Mais réduire l’homme à sa dimension la plus primaire, est-ce vraiment raisonnable?

Cette question, il me tient à coeur de la poser en ce 8 mars, merci à toutes et à tous de vos réactions.

 

07/03/2019

Merci de faire tourner l’information, est-il enjoint sur le compte Twitter Les Petits Matins...

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                                                                                    capture d’écran Twitter

 

Comme il y a été fait allusion par deux commentateurs dans le précédent sujet de ce blog et comme il est recommandé de « faire tourner l’information » eh bien qu’elle tourne, l’information!

Et quelle est-elle, « l’information »?

Publiée par qui a enjoint à la « faire tourner », elle figure sur le compte Twitter de la maison d’édition « Les Petits Matins ».

Nous sommes six à avoir porté plainte pour diffamation et la maison d’édition s’estime victime d’une procédure qu’elle appelle procédure bâillon.

Pour en savoir davantage sur cette affaire, je vous propose de lire les différents articles parus sur le site Les Crises.

 

05/03/2019

Où sont les femmes dit ce tag. Là où elles s’activent?

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                                                                                capture d’écran Tribune de Genève

Si le combat féministe passe par le saccage de tel ou tel monument, de telle ou telle statue, autant dire que la cause de la femme a trouvé ses milices.

L’exécration de l’Histoire aurait-elle atteint autant de cerveaux et de bras qu’ils ne soient plus en mesure que de détruire?

A Genève, dans la nuit du 3 au 4 mars, le Mur des Réformateurs et la statue du Général Dufour ont été tagués. A l’évidence, les activistes qui se sont plu à signer ainsi leurs valeurs doivent compter un nombre significatif d'adeptes.

Si procéder ainsi pour défendre une cause trouve un écho, rien de surprenant.

A force de répéter que la femme n’est que victime, à force de rabâcher que l’homme abuse quand il ne viole pas, le résultat se connaît.

A force de faire de l’homme son agresseur, la femme y gagne quoi?