Qu’en pensent les #metoo et autres pétitionnaires?

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A l’heure où l’on modifie les oeuvres comme ce fut le cas de l’opéra Carmen, à l’heure où l’on signe une pétition contre la remise, à Cannes, de la Palme d’honneur à Alain Delon, c’est la relation entre éthique et esthétique qui est mise à mal.

Certes, Cannes a célébré l’acteur et fait fi des pétitionnaires. Mais bien des oeuvres commencent à tomber sous le coup de la censure.

Par exemple, « Blanche-Neige et les sept Nains »  ou « La Belle au Bois dormant »  pour ne citer qu’elles. Mais que penser, alors, de l’oeuvre de cet écrivain, reconnu pour son talent?

Je vous laisse découvrir, en cliquant sur ce lien, comment Jean d’Ormesson ou Alain Soral, par exemple, défendent Gabriel Matzneff.

Et dans cet article, comment, aux côtés de Philippe de Villiers, l'écrivain déplore le manque de spiritualité

Ces femmes si promptes à protester contre toute forme d’agression qu’elles subiraient de la part d’hommes, se sentiraient-elles aussi concernées par les préférences avouées de l’écrivain?

Quoi qu’il en soit, si montrer, dire, afficher la nature humaine dans toutes ses dimensions reste une cause qui se défend, la question de l’application de la censure n’en demeure pas moins une non plus.

Car il semble bien qu’elle s’exerce avant tout de manière aléatoire et arbitraire.

Constat qui, en tant que tel n’est pas nouveau, le souci d'une morale étant avant tout de veiller aux intérêts de qui l’instaure.

 

Commentaires

  • «… le souci d'une morale étant avant tout de veiller aux intérêts de qui l’instaure » difficile de trouver mieux pour définir la morale à géométrie variable qui est une marque de notre époque de progrès dans la décadence !

  • Surtout si d'aucuns lui reconnaissent quelque talent, une oeuvre ne devrait pas être censurée, mais analysée, tout en restant par ailleurs accessible sur le marché de l'offre culturelle. Chacun comprend intuitivement que les lecteurs ou les spectateurs potentiels ne constituent pas un "public captif" : rien n'oblige quelqu'un à lire un livre ou à assister à un spectacle, et si, par hasard, ses sensibilités morales sont "heurtées", il peut tout aussi bien interrompre sa lecture ou quitter la salle. Par contre, et tout à fait indépendamment de l'action de la justice, ce que l'on sait (ou que l'on suspecte) à propos de la personne dissimulée derrière l'artiste peut constituer une raison suffisante de soulever le problème éthique de la "promotion publicitaire" de l'œuvre : invitations sur des plateaux télés, remise de prix, organisation de rétrospectives, etc... Ce type d'interrogations est également tout à fait légitime, mais n'a rien à voir avec la censure.

  • Merci de ce commentaire, Francis G, riche de nuances et de précisions aussi intéressantes qu’importantes.

  • Cela dit, prôner la transcendance comme s’y emploie Gariel Matzneff et décrire des scènes sexuelles avec des enfants telles que celle qui est affichée dans les vidéos indiquées en lien a de quoi laisser perplexe, non?

  • Pour mieux comprendre ce qui se passe dans le monde et d'où ça vient, écoutez cette courte vidéo du génial et courageux Prof. Jordan Peterson:

    https://www.prageru.com/video/dangerous-people-are-teaching-your-kids/

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