L'idée monarchiste en débat

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En cette veille d'élections parlementaires européennes, je vous propose d’écouter le Chef de la Maison de France. L’interview date du 30 octobre 2017 mais reste tout à fait d’actualité.

Les questions que pose Martial Bild sont sans complaisance et, de fait, d’autant plus pertinentes et intéressantes, les réponses qu’y apporte le désormais Comte de Paris Jean d’Orléans.

L’idée monarchiste, on le sait, n’a pas quitté nombre de Françaises et de Français. Plusieurs mouvances s’en réclament d’ailleurs.

Aussi bien n’est-il pas vain de suivre avec attention ces quelque vingt-cinq minutes d’entretien qui offrent différentes pistes de réflexion.

Si la Suisse s’est construite contre les monarchies, la France a, pour sa part, une Histoire qui reste très liée à ses monarques.

Dans ce sens, se pose vraiment la question de savoir en quoi le système démocratique helvète serait susceptible d’intéresser la France, notamment pour le R.I.C.

Car les deux pays partagent bien peu au regard de leurs traditions et de leur culture politique.

 

Commentaires

  • Moi, ce que je n'oublie pas, ce que se sont les rois qui ont fait la France et non la république !

  • "Si la Suisse s’est construite contre les monarchies (...)"...

    Là, on est obligé de vous contredire, ne serait-ce que s'agissant de l'histoire du XIXe siècle.

    La Suisse moderne, qui a pris forme dès 1815, s'est construite grâce aux monarchies et puissances européennes. L'excellent petit livre de Cédric Humair, "La Suisse et les puissances européennes: aux sources de l'indépendance (1813-1857)" est éclairant à ce sujet et je vous en recommande la lecture.

  • Merci de votre remarque, Nicolas D. Chauvet.

    S’agissant de votre rappel « La Suisse moderne, qui a pris forme dès 1815, s'est construite grâce aux monarchies et puissances européennes. », je l’avais évoqué dans différents sujets de blog il y a cinq ans, lors des célébrations qui ont entouré le bicentenaire des relations diplomatiques entre la Suisse et la Russie.

    J’avais rappelé le rôle essentiel joué par le Tsar Alexandre Ier qui avait nommé Jean Capodistria, premier ambassadeur de l'Empire russe en Suisse. C’était en 1814.

    Un an plus tard, lors du Congrès de Vienne, l'Empire russe devient l'un des garants de la neutralité suisse.

    Donc lorsque je parle de cette Suisse qui s’est construite contre les monarchies, c’est surtout à la Suisse des premiers cantons que je songe. Suisse de laquelle l’esprit demeure encore ancré chez nombre d’Helvètes, quoi qu’on en pense ou qu’on en dise.

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