En vol ... (2)

Imprimer Pin it!

Le 12 mars dernier, je publiais ici un sujet intitulé « En vol... » que j’illustrais d’une photo prise quelque part entre Moscou et Genève.

Deux jours plus tard, j’assistais aux audiences qui se sont tenues au Tribunal de Grande Instance à Paris dans le cadre du procès qui nous a opposés, cinq plaignants et moi-même à Cécile Vaissié et à son éditrice.

Ce 14 juin, le verdict a été rendu. Seul un des propos émis à l’encontre d’Olivier Berruyer, responsable du site « Les Crises » a été retenu à l’encontre des deux prévenues. Je vous propose de lire ce qu’en rapportent Le Monde, et le Journal du Dimanche.

S’il m’est apparu important de réagir aux propos tenus par Cécile Vaissié c’est que, comme je l’ai dit à la barre, c’est de ma mère que je tiens ma nationalité française. Et qu’à ce titre, je me devais de contester toute appartenance à ce que ce que celle qui a souvent évoqué son titre universitaire appelle « Réseaux du Kremlin en France ».

Dans un précédent sujet de ce blog, j’ai rappelé qui elle a été et comment elle a été décorée. J’ai aussi rappelé ce qui me liait à la Russie et comment mon parcours d’écrivain s’y était développé

Que Le Monde, contrairement à d’autres médias, ignore mes activités littéraires comme il l’avait déjà fait dans ses précédents articles qui ont rendu compte des audiences des 14 et 15 mars derniers, va dans le sens des propos tenus à mon sujet par l’Universitaire Vaissié dans son livre.

Le fait d’avoir osé adresser une lettre ouverte à Svetlana Alexievitch, première journaliste à avoir été couronnée d’un prix de littérature, en l’occurrence, le Nobel en 2015 n’a pas été du goût de cet aréopage.

Cette lettre, traduite en russe par Arkadij Beinenson, a eu un écho considérable non seulement en Russie mais aussi ailleurs à l’étranger. Et c’est elle qui m’a valu le plus de réactions haineuses tandis que nombre de médias en Russie et même à Odessa en Ukraine, m’ont sollicitée pour des interviews. 

Qu’à cela ne tienne, ce procès m’a beaucoup appris et je tiens, ici, à remercier toutes celles et ceux qui s’y sont intéressés et m’ont apporté leur soutien.

 

 

Commentaires

  • Toujours bravo pour vos prises de position. Etre "pro-Kremlin" n'est pas diffamatoire, certes, mais tels n'étaient pas les propos de celle qui prétendait qu'un réseau était organisé depuis Moscou, ce qui signifie clairement que les membres dudit réseau reçoivent leurs ordres (et leurs salaires?) de Moscou. Et ça c'est diffamatoire, parce que mensonger. Le Kremlin est aussi diffamé en passant. Mais dans une russophobie générale, qu'attendre d'autre de tribunaux alors qu'en France il n'y a pas d'indépendance de la justice quand les procureurs sont nommés et téléguidés par l'exécutif. Ne parlons pas du législatif qui n'est qu'une chambre d'enregistrement. Par qui la condamnée est-elle stipendiée, où prend-elle ses ordres? Poser la question ne saurait être diffamatoire, puisqu'une réponse on vient de le voir ne l'est pas.

    Encore merci!

  • Merci de cette nuance que vous établissez, Daniel, lorsque vous écrivez:

    « Etre "pro-Kremlin" n'est pas diffamatoire, certes, mais tels n'étaient pas les propos de celle qui prétendait qu'un réseau était organisé depuis Moscou, ce qui signifie clairement que les membres dudit réseau reçoivent leurs ordres (et leurs salaires?) de Moscou ».

    Votre remarque est aussi fine et juste.

  • Compte-rendu du verdict dans un journal polonais que Google traduction permet de comprendre:

    http://wyborcza.pl/7,75399,24901694,sad-nie-pozwolil-zakneblowac-ust-autorce-ksiazki-o-powielaniu.html?disableRedirects=true

Les commentaires sont fermés.