Médias et valeurs, méditation

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Chers ami(e)s, lectrices et lecteurs,

Vous le savez, à de très nombreuses reprises ici, je me suis élevée contre telle ou telle information ou actualité traitée de manière abusive et mensongère.

S’agissant de la plainte pour diffamation qui a été déposée par six d’entre nous à l’encontre d’une Universitaire et de l’éditrice de son ouvrage « Les réseaux du Kremlin en France », seul un propos sur vingt tenus par l’auteure de ce livre attaqué en justice a été reconnu diffamatoire par le tribunal.

La possibilité de faire appel du jugement est offerte aux deux parties comme il se doit.

A l’évidence, les raisons de ne pas poursuivre un combat judiciaire se justifient tout comme celles, au contraire, de ne pas y renoncer. Si cette affaire n’est pas une question de vie ou de mort, elle n’en est pas moins révélatrice.

Révélatrice de cautions apportées au mensonge, à l’accusation fallacieuse et sans preuve, à l’insinuation et au doute à instiller, au dénigrement et au mépris, autant de procédés qui ne relèvent pas d’opinions émises mais de malhonnêteté intellectuelle.

Or de la part d’une Universitaire qui, à la barre, n’a cessé de rappeler son statut, pareil ouvrage commis par elle ne répond en rien à l’enseignement que j’ai, pour ma part reçu tout au long de mes études de Lettres à l’Université de Genève.

Que le publication signée par Madame Cécile VAISSIE soit présentée comme « enquête fouillée » et trouve autant de relais et d’appuis en tous genres, indique le niveau et la qualité de valeurs reconnues et transmises.

Commentaires

  • Bienvenue dans le monde de la liberté d'expression. Un monde en péril comme nous le démontre la dernière affaire des dessins de presse au Times.
    Quant à la justice, son fonctionnement est sérieusement hypothéqué par la surcharge.
    Je me console en évoquant les études de droit de ma fille aînée qui ne devrait pas avoir de problèmes d'emploi et j'en viens presque à saluer son cynisme lorsqu'elle m'assure vouloir défendre les requins.
    Car au final, tout cela fait partie du grand jeu de la vie dans lequel nous nous prenons très au sérieux, certains de savoir et de comprendre.
    Plus le temps passe, plus le champ s'élargit et mieux je mesure mes limites.

  • Merci de votre réaction, Pierre.

    En réalité, la question, ici, n’est pas la liberté d’expression mais la caution apportée à la malhonnêteté intellectuelle.

    Si elle devait être considérée comme liberté d’expression, dans ce cas, on peut oublier toute déontologie universitaire, et journalistique.

  • Oui, mais...
    Qui fixe la limite ? C'est toute la question qui m'a incité à laisser les commentaires de mon blog sans modération. Je ne m'estime pas compétent pour décider de ce qui peut ou doit être admis.
    Quant à la déontologie journalistique, je vous invite à lire, ou relire, les derniers billets de Décaillet, qui parle en connaissance de cause de son métier, pour comprendre qu'elle a été si dévoyée qu'elle a perdu son essence.
    Nous vivons une époque charnière en fonction de la direction qui sera prise par nos sociétés sur les question de liberté.
    Car il devient extrêmement difficile de discerner le vrai du faux, le juste, le moins juste. Nous sommes submergés d'infos contradictoires. Les plus grands chefs d'Etat, dont Trump est la caricature, inondent les médias d'intox sans complexe. Pire, ils en font une marque de fabrique pour se vendre.

    Mon espoir vient de la technologie. Nous avons le potentiel et les moyens déjà disponibles d'instaurer comme la norme les applications décentralisées et les systèmes open source qui ont déjà été repris par les plus réticents comme Microsoft. Faire le choix de la liberté et miser sur la confiance dans l'intelligence qui, grâce à l'éducation librement accessible partout, favorisera la prise de conscience des règles qui expliquent les causes et les effets de nos systèmes.

    Vous l'aurez compris, je suis favorable à l'ouverture totale. J'attends avec impatience le résultat des démarches de Mario Jelmini dans sa cause pour déterminer les responsabilités dans la diffusion de propos discutables sur les blogs. Et je détesterais que quiconque vienne me rappeler des règles déontologiques que seuls quelques nostalgiques dépassés brandissent avant de se faire bouffer tout cru.

  • Pierre,

    Je suis le blog de Pascal Décaillet et mes commentaires y sont à nouveau publiés après que mon IP en ait été, en son temps, banni.

  • Il m'a fait le même coup.

  • Et voilà que Décaillet m'a, à nouveau, banni. Il semble totalement allergique à la critique. Et je n'ose pas pensé à quel point il aurait été furax en prenant connaissance de mon dernier commentaire qui ne passe plus. Je vous l'envoie pour votre curiosité.

    "Manque juste un petit effort pour laisser s'exprimer ici ceux qui ne sont pas forcément d'accord avec certaines de vos positions.
    La bonne nouvelle consiste à découvrir qu'il est toujours possible de s'améliorer. Notamment par ce qu'on écrit, plus que par les réactions. Car il y a une forme d'incohérence à encourager à dire mais à censurer derrière. Et appeler son blog "Liberté" est un brin abusif. A moins que ça reste une aspiration. Mais du coup, vous vous y prenez mal pour vous y rendre. De quoi avez-vous peur ?"

  • "j'en viens presque à saluer son cynisme lorsqu'elle m'assure vouloir défendre les requins."
    Evidemment cela rapporte plus que de défendre des travailleurs au noir exploités, notamment... par ces requins. Trafiquant d'armes aussi, ça rapporte énormément, et c'est légal, surtout si les armes sont made in US.

    J'ai toujours pensé que pour faire du droit, il fallait être capable de manger à tous les rateliers.

    Ce n'est pas du cynisme, c'est un choix de valeurs. Ou plutôt de non valeurs. Toutes mes félicitations au père pour l'éducation de sa fille.

    "C'est toute la question qui m'a incité à laisser les commentaires de mon blog sans modération. Je ne m'estime pas compétent pour décider de ce qui peut ou doit être admis."
    Et par ce fait vous admettez les propos de menteurs pathologiques ou paranoïaques.

    "Mon espoir vient de la technologie. "
    Vous êtes un grand naïf. La technologie va surtout et d'abord être utilisée pour asservir, contrôler, surveiller, mieux que dans 1984. Et pour tuer. C'est en route.

    Et si vous n'êtes pas capable de comprendre qui ment et ment d'autant mieux avec la technologie, mieux vaudrait vous abstenir de tenir un blog.

    Depuis 2001, la guerre est déclenchée, la démonisation de la Russie fait partie d'un plan pour justifier les sanctions et d'éventuelles actions plus musclées. Le but est de s'emparer des ressources de la Fédération de Russie. Le droit international a volé en éclat depuis la guerre en Yougoslavie. Ce qui n'était pas prévu, c'était les armes développées par la Russie qui mettent toute tentative d'agression à très haut risque pour celui qui s'y risquerait.

    On a toujours droit au même scénario: on connaît le coupable avant toute enquête: JFK, moins d'une heure après, 911 dans la journée, attaque chimique en Syrie, dans la foulée, golfe d'Oman dans les 3 jours, etc. En fait:
    https://www.veteranstoday.com/2019/06/16/russian-expert-blames-us-for-attacks-against-oil-tankers-in-sea-of-oman/

    Exemple d'agression actuelle contre la Russie:
    https://www.nytimes.com/2019/06/15/us/politics/trump-cyber-russia-grid.html#commentsContainer
    Mais c'est une trahison que de l'avoir écrit selon le dingo. Dingo, car aucune inculpation ne va suivre.

    Alors quand "on" parle de réseaux du Kremlin en France, on accuse les personnes nommées de faire partie d'un complot en vue de la déstabilisation de la France au profit d'un pays étranger, voire du renversement du régime pour un autre gouvernement favorable par exemple à une levée des sanctions contre la Russie. Ce n'est pas la même chose que de simplement émettre des opinions favorables à une politique, en l'occurence celle du Kremlin.

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