A propos de mutilations sexuelles

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Une personne qui suit ce blog m’a transmis cet article que je vous soumets. Publié sur le site du Journal de Montréal, son intitulé à lui seul interpelle, L’excision du clitoris n’est pas barbare.

Signé Richard Martineau, chroniqueur controversé, le propos vise le regard porté sur des pratiques qui, de criminelles qu’elles étaient conçues ne le sont plus.

Car l’article pointe un passage relatif à l’excision du clitoris qui aurait été supprimé du Guide destiné aux nouveaux arrivants.

Que l’excision du clitoris soit qualifiée de criminelle relève d’appréciations d’ordre juridique. Le fait est qu’elle reste une mutilation aux conséquences aussi graves que douloureuses.

De là à ce qu’un jour cet acte soit interdit, bien des combats devront être menés et aboutiront-ils, rien ne paraît moins sûr tant les raisons avancées au nom du respect multiculturel prévalent.

Au point d’en arriver, parfois, à d’étranges contradictions entre luttes pour les droits des femmes et respect de qui les piétinent.

Commentaires

  • J'ai toujours dit que les pires ennemis des lumières et des valeurs qui en découlent ne sont pas à l'étranger, mais parmi nous.

    Vous en fournissez un nouvel exemple ô combien significatif.

    Merci.

  • Daniel a raison. C'est une dérive de l'idée d'ouverture d'esprit et de l'antiracisme (même avec sa définition galvaudée) que de renoncer à ses propres valeurs pour adopter celles des autres, quelles qu'elles soient.

  • «...tant les raisons avancées au nom du respect multiculturel prévalent.»

    Là, ça me donnerait vraiment l'envie de devenir méchant. GROTESQUE comme argument.

  • Merci de vos réactions.

    Pour info, voici ce qui figure sur le site de l’OMS:

    https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/female-genital-mutilation

  • Le multiculturalisme "à la Trudeau" tend à imposer de plus en plus une dichotomie dans l'usage du mot "culture", dichotomie particulièrement odieuse et qui révèle un élitisme de classe difficilement supportable : d'un côté il y aurait LA culture, celle qui permet aux individus (généralement des intellectuels occidentalisés) de "se développer", "découvrir leur propre personnalité", créer des formes ou des oeuvres originales, etc, etc. D'un autre côté, par contre, il y aurait LES cultures, qui s'appliquent aux "autres", précisément à ceux qui n'ont pas d'accès à LA culture : ceux-là se voient cantonnés à des "pratiques culturelles" limitant leur horizon et les enfermant sous une chape de plomb immuable. D'un côté LA culture représente un pouvoir libérateur et créateur, de l'autre côté LES cultures assignent les individus à une identité collective dont ils ne peuvent s'échapper.

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