Urgence de santé publique

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Vous l’aurez toutes et tous constaté, le climat est devenu LE sujet d’actualité médiatique et politique.

Au point qu’à force d’en parler, certain(e)s finiraient presque par l’oublier tant le fait de rappeler à longueur de journée les dégradations observées sur la planète risquerait de leur suffire et de leur donner bonne conscience.

Nulle intention, ici, de minimiser le phénomène.

Juste de dire que tant de mobilisation autour du climat masque bien d’autres problèmes graves qu'il serait tout aussi bienvenu d'évoquer en les martelant chaque jour qui passe également.

Je songe ici, en particulier, à la santé de citoyennes et de citoyens que la production pharmaceutique remodelée selon les valeurs mondialistes attaque de manière aussi réelle et concrète que les émanations de CO2, l’environnement.

Et qui les dénonce?

Hormis de rares médias qui expliquent en quoi réside le fait que vous vous trouviez soudain face à une rupture de stock du médicament qui soigne les maux desquels vous souffrez, on peut toujours attendre. 

Or le problème est plus que sérieux, demandez à celles et à ceux qui ont à le subir et ils vous le diront!

Par exemple, les personnes souffrant d’épilepsie peuvent, du jour au lendemain avoir à affronter cette « rupture de stock » et ne pas avoir de quoi traiter leur mal. Sauf à prévoir et faire des réserves personnelles du médicament qui convient.

Comme en temps de guerre qu’on ne semble pas trop se hâter de mener contre les PHARMA.

On se demande bien pourquoi, tiens... Quoi qu’il en soit, il en avait déjà été question ici, à deux reprises sur ce blog. Et voici, en complément, cet autre article paru sur le site de franceinfo.

 

Commentaires

  • Vous zallez pas me croire,

    Sur Rance-Info, la radio donc, entendu à 16h41, séquence rougeole, vaccination vaccins et une conspiration de fake news des interneteurs.

    Interviou de Lucie Guimier, docteure signateuse de thèse, en, ... ne rigolez pas, ... pas en médecine, ... mais en géopolitique.

    Donc les fake-niouzeurs sont des conspirateurs en cercle.

    Alors faites attention, faut bien chercher la séquence de 16h41, parce que la séquence est déguisée sous le titre de, ...non pas "Flambée de rougeole en Europe, ... ne rigolez toujours pas hein, ... mais de ...

    ... "Les biens juifs spoliés"

    C'est bon, vous pouvez rigoler maintenant.

    En en supplément, l'adjuvant médicamenteux du jour de Rance-Info:

    https://www.francetvinfo.fr/sante/vaccins/rougeole-on-a-vraiment-besoin-de-rassurer-la-population-sur-l-interet-et-la-securite-des-vaccins_3595201.html

  • Ah oui, j'ai oublié de vous dire ...

    Encore une délicieuse commission de Lucie Guimier, docteure en géopolitique française, qui avance la théorie que accepter ou refuser des vaccins est un signe identitaire.

    En somme, c'est comme les tatoos et le dépucelage.

    https://socgeo.com/2017/11/20/lucie-guimier-accepter-ou-refuser-un-vaccin-est-une-maniere-de-concevoir-et-de-faire-sa-place-dans-la-societe/

  • Chuck Jones,

    Ce sujet traite de pénurie de médicaments. Il se peut que des vaccins y soient inclus mais pas que, comme vous aurez pu le lire dans mon propos.

    Il ne s’agit donc pas, ici, de polémiquer au sujet de vaccins ou autre mais de prendre conscience que n’importe lequel d’entre nous, un jour, peut être susceptible de se retrouver face à ce véritable fléau de santé publique auquel les Etats s’attèlent mais comment, telle est la question...

    En salle d’opération, par exemple, il est arrivé que des médicaments de base fassent défaut.

  • Il faut rapatrier la production d'un certain nombre de médicaments en la régio géographique europe et ne pas en laisser la production à la Chine, l'Inde ou la Corée du sud. Pour cela il suffit de payer plus cher les médicaments dont les substances actives sont produites en Europe. Cela peut-être fait de mille et une manière, l'avantage financier octroyé ne devant pas forcément découler d'une boîte plus chère.

    Pour éviter la pénurie de médicaments comme, par exemple des anti-inflammatoire stéroidiens de base, vieux médicament, toujours utiles et parfois de manière vitale, il faut ne pas vouloir les payer aussi peu cher que la France. En baisser le prix, certes, et il y a de la marge, mais pas aux prix français, au vu de l'amplification des risques de pénurie.

  • On peut dénoncer d'une part le fait de la pénurie - et l'article de francinfo que vous citez est excellent - et il convient d'autre part de lancer l'alerte sur un plan plus global. En effet, depuis 2008 en tous cas on voit venir et s'amplifier le problème et aucun débat de fond n'est lancé. Les réflexions s'arrêtent au fait précis des ruptures du stock des médicaments, de leur pourquoi et comment, mais il est temps de se réveiller à un niveau plus fondamental et se demander si la façon conventionnelle de soigner n'est pas à revoir dans son ensemble. Quand je lis : "pas d'alternatives thérapeutiques appropriées et disponibles en quantité suffisante" je ne peux qu'évoquer que tout le monde sait qu'il ne faut pas mettre tous les oeufs dans le même panier alors pourquoi miser sur un produit pour cerner une pathologie?
    Dans le bilan de l'article, certaines réflexions méritent vraiment d'être revues: "Que peut-on faire pour limiter les dégâts" alors que c'est évident qu'il faut reprendre les paramètres à leurs bases donc ne pas se contenter de limiter les dégâts mais de revoir le sujet dans son ensemble.
    On voit bien que les problèmes proviennent de causes économiques, politiques, de gestion des matières premières ou des stocks , etc. On ne peut pas se contenter de "rafistoler " ses causes comme en demandent la création d'un "établissement pharmaceutique à but non lucratif, si possible européen". C'est une idée pieuse mais est-elle réalisable? En outre, les médecins qui cogitent de cette façon que changent-ils eux-même pour modifier les conséquences du fossé de la pénurie qui s'accroît?

  • Telle est bien la raison de ce sujet et de la reprise d’un précédent qui évoquait déjà cette problématique, Marie-France de Meuron, alerter et mettre les États face à leurs responsabilités.

    Or quand on sait comment œuvrent les lobbies, entre autre ceux des pharma, c’est peut-être et certainement une tâche herculéenne qui est attendue et qui explique les détours empruntés pour l’accomplir.

  • Madame Richard-Favre, je vous remercie de soulever cette question. C'est un fait que les "Pharma" tiennent la Suisse où elles peuvent vendre leurs médicaments à des prix beaucoup plus élevés qu'ailleurs en Europe. Mais alors comment combattre les Pharma? En temps normal, nos représentants au National ou aux Etats devraient défendre les intérêts des citoyens-électeurs. Au lieu de cela certains d'entre eux défendent ouvertement ou plus discrètement -pour ne pas dire de manière totalement opaque- en Commissions, les intérêts des Pharma.
    Quelle personne représente quels intérêts: la situation reste à clarifier. Sur le plan financier, les revenus provenant de mandats particuliers, devraient être publiés. Un code de conduite pour les parlementaires et les lobbyistes est également nécessaire, avec des lignes directrices concernant le traitement des conflits d'intérêts ou des avantages offerts, tels que cadeaux ou voyages. Nous en sommes très loin en Suisse.
    Les membres du Parlement font part de leurs liens particuliers dans un registre des intérêts ici:
    https://www.parlament.ch/centers/documents/de/interessen-nr.pdf
    Sans garantie d’exhaustivité toutefois car l'auto déclaration n’a pas besoin d’être complète dans la mesure où aucune autorité de contrôle n'existe.
    Chacun peut vérifier les "liens particuliers" de ses représentants au Parlement ici: https://lobbywatch.ch/fr/daten/lobbygruppe/1/Pharmaceutique

  • Merci à vous de ces liens de référence, Jean Favre!

  • Les différents lobbies ne se contentent plus de la salle des pas perdus, ils siègent massivement dans les diverses commissions et n'ont pas peur de divulguer leurs affiliations qui suggèrent de sérieux conflits d'intérêts.
    Si même notre illustre conseiller d'Etat genevois Mauro Poggia le dénonce sans que rien ne se passe c'est qu'il y a quelque chose de pourri dans notre démocratie que l'on se plait à donner en modèle.
    http://poggia.blog.tdg.ch/archive/2018/07/13/qui-veut-maitriser-les-couts-de-la-sante-293235.html
    http://poggia.blog.tdg.ch/archive/2015/12/21/corruption-swiss-made-suite-et-pas-fin-272780.html

  • Et voici encore une prise de position, celle de la «  Ligue suisse contre l’épilepsie » qui témoigne des conséquences de cette pénurie de médicaments sur les personnes atteintes par cette maladie neurologique qu’est l’épilepsie:

    https://www.epi.ch/fr/risque-lie-aux-penuries-de-medicaments/

  • Avec les prises de position on pourrait traverser la rade a pied sec. C´est pas en période de pré-récession économique que les politiques vont cesser d´avoir les chocottes pour oser damer le pion aux pharmas. Dans l´état actuel des choses, l´homme propose, le fric dispose.

  • J'ai signalé ce genre de bug à Mabut qui s'en tape. Blanc sur blanc c'est impossible à lire mais la signature est bien là.

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