Sourd rapport de force

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La politique côté cour et côté jardin, où est la réalité? Dans l’une et l'autre. Parce que les politiciennes et les politiciens sont des personnes et, jusqu’à nouvel avis, pas encore des robots sans émotions, ni goûts, ni humeurs.

Cela dit, bien sûr que copinage ou corruption se mêlent mal à ce qui est attendu de serviteurs de l’Etat comme on appelle celles et ceux qui sont censé(e)s oeuvrer au bien public.

Mais coups de pattes, de griffes ou aussi de mains ne sont jamais bien loin qui interagissent avec l’ordre et le devoir.

Et en ceci opère la nature humaine. Que cela soit bien ou pas, c’est la morale qui en juge. Et elle n’a jamais fait bon ménage avec la nature.

Mais au-delà de ce genre de petits ou grands arrangements entre ami(e)s, restent les enjeux face auxquels se retrouvent les peuples. Et là non plus, on n’apprécie peu d’avoir à se plier sans autre.

Or c’est lorsqu’un pouvoir peine à imposer le respect des valeurs qu’il est censé incarner que menace le désordre. Et nombre de situations s’observent où ce qui devrait prévaloir en démocratie, échoue.

Dans ce sens, qu’il s’agisse de violence policière à l’encontre de manifestants ou de violence d’élèves envers leurs professeurs, force est de constater que transgression il y a. Autant des forces de l’ordre que des adolescents.

Et quand la violence, d’où qu’elle émane impose sa loi, on n’est plus dans l’idéal démocratique mais dans le sourd rapport de forces.

 

Commentaires

  • Je ne suis pas si vieux mais j'ai pourtant connu la considération du maître d'école, la peur du gendarme et le respect du militaire. A cette époque on ne connaissait ni le trafic de drogue ni les insultes au prof et même si on aimait pas faire son service militaire on était fier de l'avoir fait. Notre société n'a pas évoluer elle s'est cru permise de tout remettre en question parce que les guerres sont devenues de lointains souvenir. Erreur... la nouvelle guerre est bien présente elle évolue dans nos rues visible par le port d’attributs vestimentaires infériorisants par la diffusion médiatique pour du fric ou pour rien de toutes sorte d'humiliations. L'autorité cette autre violence de l'éducation comme dirait certains pédagogue de haut vol dont on a voulu épargner nos enfants était bien moins dommageable que celle qu'on appelle la tolérance qui en fait des tyrans.

  • Je vous recommande la vidéo suivante. Pour moi c'est une tentative d'assassinat.
    https://duckduckgo.com/?q=olivier+beziade+vid%C3%A9o+lemonde&t=ffsb&iax=videos&ia=videos&iai=79GJ4DYYVlc

  • Merci beaucoup d’avoir posté cette vidéo, Daniel. Je l’avais vue, elle figure dans cet article du journal « Le Monde » mais il est réservé aux abonnés, je crois. En voici tout de même le lien:

    https://www.lemonde.fr/police-justice/video/2019/10/17/gilets-jaunes-comment-un-policier-a-tire-au-lbd-40-dans-la-tete-d-un-manifestant_6015828_1653578.html?xtor=EPR-33280931-[alert]-20191017-[article]

    Le travail d’enquête réalisé là est de qualité et en dit long sur l’Etat de droits...

    « Tentative d’assassinat », je ne sais pas. Tirs totalement au mépris du et des droits, sans aucun doute. Pourquoi, comment peut-on agir ainsi, autant de questions dont on ignore si, un jour, la moindre esquisse de réponse leur sera donnée.

  • C est vrai que menotter les élèves en question du Cycle du Renard à Genève pourrait choquer et même apparaître très disproportionné. Toutefois et sur le sujet du "Renard", ne dit on pas que le Renard pourrait éviter le piège mais le piège ne l oublie pas?

    Permettez-moi de faire les remarques suivantes et d en tenir compte:

    1-- Tout d abord, dura lex sed lex.

    2-- On nous dit que le Cycle du Renard à Genève n est pas en haut de la liste où ces actes de violence sont commis. Selon le rapport Signa , 209 incidents graves sur les années scolaires 2018-2019 ont eu lieu. Ceux qui sont contre les collaborateurs représentent un tiers de ces 209 cas.

    3-- On nous dit aussi que les classes ghettos sont les premières raisons de cette violence avec le triste apanage d Echec scolaire, du refus de l autorité, de la défiance envers autrui autant les collaborateurs que les élèves-collègues de classe . In fine, le cocktail de la précarité est la raison-chapeau qui tire vers le bas ces élèves, chose qui n étonnerait personne sauf ceux qui vont mettre les raisons, comme d habitude, sur le dos de la Gauche, des Verts, certainement sur l islam, des réfugiés qui volent notre pain, des origines des parents de ces bi-nationaux...etc...qui sait...

    Et si on analyse et on attaque les raisons de la précarité, n est il pas mieux surtout que le DIP, je le pense et je l espère, a le lourd devoir en aval de tirer ces jeunes vers le haut mais à ne pas oublier l amont qui est est le devoir aussi de la Société et de l Etat, me trompé-je?

    Bien à Vous.
    Charles 05

  • Désormais, la Police et la Gendarmerie humilient et blessent leurs collègues sapeurs-pompiers.

    https://www.youtube.com/watch?v=oVt7Jg_W3Kg

  • Oui, bouleversants, ces témoignages, merci d’avoir indiqué le lien à cette vidéo, Laurent Lefort.

  • La manipulation de l'information politique, est à l'image de la Loi Fake- News qui voudrait normaliser la vérité tout en gardant ses prérogatives de désinformation, d'obéissance aux intérêts des riches et de la soumission des pauvres. Bien entendu ce refrain est difficile pour la Suisse, qui garde son Peuple dans une enveloppe de redistribution et de salaires très au dessus de la norme Française, qui doit défendre son hégémonie en Europe, face à la Grande Russie qui est censée l'attaquer. Jacques l'Attali est revenu à des constats plus prosaïques et est paru très fatigué en annonçant que les USA avaient abandonné l'Europe et l'Otan, pire il n'a pas cité Israël et sa Capitale Mondiale Jérusalem, L'Europe ne sait plus à quel Saint se vouer, elle éclate en morceaux, le Novo Ordus Seclorum a du plomb dans l'aile, Poutine est le Roi du Nord, et les Sionistes sont seuls s'ils ne font pas la peau à TRUMP et à OBAMA. La violence de la rue est l'image de la violence de l'ETAT, depuis que les Présidents descendent dans l'arène et font le travail de leur gouvernement qui lui ne sait que faire le travail de s'arroger des gloires posthumes et des cérémonies aux morts d'une République qui ne vaut pas mieux. Maintenant qu'ils se sont aperçu que leur deal avec Mohammed ben Salmane et le salafisme ne marchait plus, et que nos mosquées et Madrassas Wahhabites regorgeait de tueurs qu'ils ne pouvaient même plus envoyer dans une guerre contre la Sainte Russie, ils ont fomenter un quadruple assassinat au sein du cœur de la République qui est la Préfecture de Paris, afin de dénoncer l'activisme militant et d'essayer de faire la différence entre un Musulman qui suit les préceptes de la République (islamique) et celui qui suit les préceptes de nos politiques qui ont financés l'islamisation volontaire de la France avec des Frères Musulmans et des Salafistes, en vue de la casser, diviser pour régner, et de faire valoir leur capacité unique de faire face à l'éventualité d'une guerre civile où les Français sont désarmé par nature, avec de millions d'armes de guerre dans la Nature Islamique Française. La Politique de l'esclavage a commencé avec la remise en cause de la morale Chrétienne, et la nouvelle religion mondiale du Panenthéisme (voir les autres commentaires sur ce sujet), où les chrétiens de tous poils abondent vers cette solution, dont les drogues et les calmants seront les instruments de gouvernance pour mettre les français en sommeil végétatif, afin d'avoir les coudées franches pour exploiter la France dans une décrépitude avancée qui n'a plus rien des heures de gloires passées, si tant est qu'il y en aient eues. http://laosophie.chez.com/prophecies.html

  • Charles 05,

    La précarité peut, parfois, expliquer la violence tout comme le milieu familial ou social dans lequel évolue l’élève mais on ne saurait généraliser tant il existe aussi des cas où, au contraire, l’école a favorisé le développement de leur parcours à autant d’élèves issus de conditions où tout était difficile, sensible et dur.

    Donc je pense qu’éviter de généraliser serait de mise tant la violence peut s’expliquer de toutes sortes de manières, je parle donc, ici, de la violence des élèves face à leurs professeurs.

    Cela dit, éviter aussi de monter le cas de ce CO en épingle serait peut-être souhaitable aussi tant, sur l’ensemble des établissements scolaires du canton, il en existe où les relations entre professeurs et élèves demeurent encore (!) correctes...

    Ce qui n’empêche que le cas cité dans l’article reste tout de même préoccupant.

  • Merci Mme Hélène Richard-Favre pour votre remarque,

    Je n ai nullement dénigrer le DIP et l ensemble des Ecoles à Genève bien au contraire voire que nous leur devons une reconnaissance.

    J ai tout simplement "transcrit" ce que dit le rapport Signa (2018-2019) évoque comme raisons majeures à ces actes dont la précarité en haut de la liste. CQFD.

    Bien à Vous.
    Charles 05

    https://www.ge.ch/dossier/signa-recensement-faits-violence-etablissements-scolaires-publics

  • Charles 05,

    Soyez assuré que je vous avais bien compris et qu’en aucun cas je n’ai pensé que vous dénigriez le DIP!

    Que ce document dont je vous remercie de nous avoir indiqué le lien relève la précarité comme principale cause de violence, soit!

  • Extrait et conclusion de l’interview de la Cheffe du DIP, publiée par la « Tribune de Genève » :

    «Aucun acte de violence, même isolé, n’est acceptable. Mais les chiffres ne font heureusement pas état d’un phénomène généralisé. Rappelons que ces cas de violence ne concernent qu’une poignée d’élèves sur les 13 000 jeunes du Cycle, et ce n’est pas parce qu’une école subit un épisode de violence que rien ne va dans cet établissement. En revanche, il semble que les cas deviennent plus extrêmes, à l’image de la pierre lancée sur une enseignante. Ces situations ponctuelles nous inquiètent. La task force départementale devra démontrer si on assiste à un phénomène de dégradation généralisé. »

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Pas-plus-de-violence-mais-des-cas-extremes/story/10297455?utm_source=%5BTdG%5D+Gratuit&utm_campaign=86fded3875-EMAIL_CAMPAIGN_2019_10_19_05_30&utm_medium=email&utm_term=0_e54685c399-86fded3875-308592373&mc_cid=86fded3875&mc_eid=87242ee8c4

  • Le sourd rapport de forces - qu'en est-il à l'école ?

    Les enseignants sont en minorité face aux élèves, qui sont logiquement en majorité numéraire. Comment le rapport de forces peut-il s'articuler ?

    En classe, un adulte seul se retrouve face à 20-25 élèves, qu'il ou elle doit faire travailler dans un cadre et avec des programmes fixés par une autorité supérieure, dont la présence est toute virtuelle.

    Pour que cela se passe bien, beaucoup de facteurs doivent être réunis :
    - le respect du cadre par les enfants, leurs familles et la société en général,
    - les conditions matérielles doivent être fonctionnelles ( p.ex. état du bâtiment, taille et équipement des salles de classe adéquats)
    - bonne formation des enseignants
    - la certitude que les matières enseignées ont du sens, que les exigences sont raisonnables
    - etc

    On comprend bien qu'il est difficile de cocher toutes les cases.
    Si les choses dérapent à la récréation ou dans les couloirs ( comme au Renard), c'est qu'il y a vraiment beaucoup d'élèves dans un joyeux désordre, dont beaucoup d'anonymes pour les surveillants. (Un CO a environ 700 -800 élèves.)
    J'ai effectué des centaines de surveillances et remarqué que si je pouvais interpeller un surexcité par son nom, l'effet était tout autre.
    Il faut éviter de se retrouver seul ou seule, dans des situations potentiellement explosives. Être toujours avec un autre adulte en surveillance, ça calme le jeu.
    Le rapport des forces en présence n'a pas besoin d'être beaucoup plus impressionnant.
    Les déplacements dans les couloirs devraient être possibles sans difficultés !
    Et si ce n'est pas le cas, c'est que les élèves doivent absolument être sanctionnés. L'intervention d'une force extérieure est salutaire, car ça rappelle que l'école n'est pas en-dehors de la société.
    Les adultes doivent faire savoir que la violence est totalement inadmissible.Il y a beaucoup d'incivilités entre les élèves dans les couloirs et c'est également tout à fait inadmissible. Mais comme les enseignants sont censés garantir la sécurité de l'ensemble des élèves, une attaque contre eux est très grave.
    Lancer une pierre dans le dos est particulièrement lâche et dénote une bêtise pour laquelle il ne doit y avoir aucune place.

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