De Polytechnique à Huawei, avec une mission en faveur de la santé publique

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La récente nomination de l’ex-Président de Polytechnique, Jacques Biot, au sein du conseil d’administration de la filière française de Huawei -dont on parle beaucoup- ne manque pas d’intérêt.

Au-delà de la polémique qui entoure le géant chinois, la phrase qui conclut l'article cité en lien ci-après ouvre un horizon singulier sur les relations entre le pouvoir politique et l’industrie.

En effet, on apprend que « Jacques Biot va bel et bien poursuivre une mission publique que lui a confiée Édouard Philippe le 19 septembre et qui vise à relocaliser la production de certains médicaments dans l’UE. » 

On sait les conséquences désastreuses, parfois, de l’empire des pharma sur la pénurie de médicaments de première nécessité et vitaux pour nombre de malades. Il en avait été question à diverses reprises ici.

Dans ce sens, que le Premier Ministre français ait chargé Jacques Biot d’agir en vue de « relocaliser la production de certaines médicaments dans l’UE » est plutôt encourageant et positif. Ce qui n’est, apparemment, pas l’avis émis par le grand quotidien français Libération.

Que pareille négociation en faveur de la santé publique soit confiée au nouveau membre du conseil d’administration d’Huawei passe mal, ce qui peut se concevoir.

Force est, néanmoins, de constater que, pour sauvegarder des intérêts d’Etat, en l’occurrence français, on mandate l’un de ses citoyens engagé au sein du conseil d’administration d’une entreprise multinationale.

Mélange des genres ou pas, d’accord ou pas avec ce procédé, le fait est là et à méditer.

Commentaires

  • Comment parler de santé publique, alors que c’est le contraire : la consommation de médicaments en France est l’une des plus élevées dans le monde :
    Le marché de la drogue des trafiquants ne représente rien, en comparaison à celui des médicaments en France, médicaments que l’on ne nomme pas « drogues », pour ne pas ralentir l’expansion de cette industrie florissante.
    Ces problèmes sont le fruit d’un malaise sociétal.

  • Richard-Kohler,

    Votre appréciation de la consommation de médicaments vous regarde.

    Le fait est que la pénurie de médicaments indispensables à certaines maladies telle l’épilepsie pour ne citer qu’elle parmi d’autres qui exigent des traitements quotidiens est une réalité, que vous le vouliez ou non.

  • Oui, vous avez raison, mais la plupart des médics sont des drogues, et je suis attristé de voir une telle proportion de la population assistée par ces poisons,,, et si vous y ajoutez encore la consommation des drogues dures et l’excès d’alcool,..!?
    Je dirais en résumé que les médicaments rendent en moyenne plus malade qu’ils ne guérissent et ne devraient être consommés que de manière ponctuelle, car le risque d’addiction est élevé.

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