Le voile, raisons d’un choix

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Dire du port du voile qu’il fait polémique est un euphémisme. En traiter de manière moins clivante que ce qu’on peut entendre ou lire à longueur d’ondes et de colonnes n’est pas dénué d’intérêt.

Dans ce sens, l’initiative prise par Le Monde de donner la parole à des femmes musulmanes françaises apporte quelques éclairages qui valent d’être pris en considération même si certains d’entre eux ne sont pas inconnus.

Par exemple, cette femme explique que, sa mère, originaire d’Algérie était analphabète, elle se voilait sans se poser de questions, parce qu’elle n’avait pas le choix. Moi, je suis née ici, je me bats pour le porter. Et elle le fait contre l’avis de ses parents. Ils se sont battus pour s’intégrer, ils me répétaient que j’étais en France et que j’étais libre, mais pour moi, c’était une façon de me réapproprier ma féminité et de m’affirmer.

Et puis, il y a ce genre de déclaration: Nos mères ou nos grands-mères n’étaient pas françaises, elles ne savaient pas forcément pourquoi elles portaient le voile. Moi, je suis née ici, c’est mon pays ici, j’ai le choix et le droit d’être qui je suis.

Quant à la conclusion de l’article, elle ne manque pas non plus de piquant.

Pour deux des femmes interviewées par Le Monde, en effet, il n’y a pas lieu de parler de ce qu’endurent des femmes d’autres pays car leur situation n’a rien à voir avec la leur. Ici, nous sommes en France, ici, nous avons le choix, arrêtons les amalgames et le soupçon et faites-nous confiance.

On sent là le besoin de s’affirmer non seulement par rapport à leurs mères qui ont vécu dans la peur, en France mais aussi par rapport aux femmes, ailleurs dans le monde, qui, elles aussi vivent dans la peur.

En d’autres termes, ces Françaises musulmanes mettent à profit les privilèges accordés par leur pays de naissance et y ajoutent leur liberté de porter le voile qui, selon elles, est un symbole de spiritualité et de pudeur.

Ca se discute. 

 

Commentaires

  • La fonction religieuse du voile est de cacher l`un des attributs les plus érotiques de la femme -son visage- afin de ne pas exciter le désir d`hommes autres que son mari. Le voile est donc la partie émergée de l`interdiction faite a la femme de tromper son mari afin de protéger l`honneur de ce dernier, interdiction présente il n`y a pas si longtemps dans les cultures judéo-chrétiennes également puisque le mari trompé pouvait quasiment inpunément - au titre de "crime passionnel"- tuer sa femme "passionnel". Est-ce a l`État de se meler des interdits culturels lorsque ceux-ci ne font de mal a personne a part de faire monter l`adrénalinse des électeurs du FN ?

  • Vos propos seraient exactes si le voile avait toujours été porté, ce qui n'est pas le cas! Je n'ai jamais vu à l'université de femmes voilées pendant mes études, c'était pourtant dans les années 90! On ne voit le voile vraiment dans nos rues que depuis 8/9 ans pas plus! Aujourd'hui quand je vais à la bibliothèque de l'uni j'en vois partout, c'est bien là l'objectif, occuper le plus possible l'espace publique et médiatique! Dans les quartiers islamisés de nos pays, les femmes n'ont pas accès aux cafés, alors qu'elles peuvent venir librement dans nos cafés de mécréants! J'ai 2 cafés turques dans mon quartier, je n'y vois jamais aucune femmes, sauf pour le ménage!!!!! Une femme libre n'a pas besoin d'une religion pas plus qu'elle a besoin d'un voile!

  • Laisser voir sa tête n'a rien d'impudique, c'est le regard de celui ou de celle qui la regarde qui peut être nourrit d'idées impudiques. Ce n'est donc pas à la femme ou à l'homme de devoir cacher sa tête mais bien à celui ou à celle qui la regarde d'avoir un comportement correct. Si on part du principe que tout ce qui peut suscité un fantasme doit être caché alors que, les femmes ou les hommes, pourront ils encore laisser voir de leurs corps.
    La spiritualité est une affaire d'esprit et pas de tissu. Le port de "vêtements" identifiables me semble être en l’occurrence, plus l'affirmation d'une appartenance vis à vis de ceux qui n’affirment la leur ou qui ne ressente pas le besoin de l'affirmer . Le port d'un attribut vestimentaire n'est pas le garant du fait que l'on soit habité d'une quelconque spiritualité.
    Quand à liberté elle s'exprime plus dans le fait de ne pas être obligé de faire quelque chose que dans le fait d'être obligé de faire quelque chose pour affirmer qu'on est libre.

  • Le problème réside dans le "Moi, je ...". Je ne sais pas ce qu'il en est de la situation française, mais en Suisse il me semble que les curés n'ont plus le droit de se promener en soutane en dehors de leurs lieux de culte et pendant les apparitions en public liées à des cérémonies religieuses, comme les enterrements.
    Si ces restrictions leur sont imposées et acceptées c'est au nom du "Nous, nous ...", c'est-à-dire de la loi du pays, qui sont au-dessus du "Moi, je ...". Dans les pays musulmans les lois et les moeurs se soutiennent les unes les autres pour imposer ce "Nous, nous ...". Il est d'ailleurs fort probable que c'est une des raisons pour lesquelles que les parents des ces jeunes femmes ont fait le sacrifice de quitter leur pays et offrir ainsi à leurs enfants une liberté qu'elles n'auraient pas connue dans leur pays d'origine.
    Nos traditions démocratiques et laïques nous poussent à peser les raisons d'une interdictions, même sur des points qui seraient pourtant en conformité avec les mesures générales. Ce qui permet aux femmes dont vous relatez les raisonnements de rester enfermé dans ce qui est un égoïsme (au sens large du terme) revendiqué comme une liberté.

  • Question de point de vue. "Liberté" pour certains, "égoisme" pour d`autres. Je ne suis d`ailleurs pas certain que la plupart des femmes musulmanes attachées au port de voile le soient par amour de la "liberté" plutot que par besoin identitaire comme le dit justement dans son commentaire madame Richard-Favre.

  • Désolé pour le "passionnel" de trop et les fautes d`orthographe. Ce que je voulais dire c`est que les sociétés islamiques sont encore tres patriarcales et les femmes sont pratiquement la propriété de leurs maris. C`était un peu pareil il n`y a pas si longtemps dans nos sociétés judéo-chrétiennes. Les culture se changent de l`intérieur et cela prend du temps. Diaboliser et contraindre ne font probablement que renforcer les résistances internes au changement. Évidemment, lorsque l`intégrité physique est en jeu (par exemple l`excision), la situation est différente mais les femmes qui portent le voile en Europe ne sont contraintes a-priori que par la force de la coutume. Toujours délicat (ou plutot indélicat) de vouloir changer les coutumes par la contrainte.

  • C est intéressant votre point de vue, @Jean Jarogh quand vous parlez, entre autres, de "Évidemment, lorsque l`intégrité physique est en jeu (par exemple l`excision), la situation est différente mais les femmes qui portent le voile en Europe ne sont contraintes a-priori que par la force de la coutume. "

    Vous le savez bien que l excision n est pas l exclusivité de la religion musulmane mais aussi de la religion juive. Attention les vélos à ne pas évoquer pourquoi parle-t-on seulement de la religion musulmane et non pas l a religion juive et de même pour le mépris patriarcal des Hommes à l égard des Femmes dans ces deux religions?

    Bien à vous.
    Charles 05

  • Merci de la qualités de vos commentaires. Le sujet étant sensible, cela s’apprécie.

    Comme je l’ai écrit en conclusion de mon propos, c’est la manière avec laquelle ces femmes revendiquent leur liberté qui reste sujet à discussion.

    Car derrière la spiritualité et la pudeur qu’elles énoncent comme raison de porter le voile, on peut aussi lire le besoin d’identité à affirmer.

    Et c’est sans doute dans ce sens que leur comportement fait polémique.

  • Mme Hélène Richard-Favre,

    Vous avez raison de dire:"Comme je l’ai écrit en conclusion de mon propos, c’est la manière avec laquelle ces femmes revendiquent leur liberté qui reste sujet à discussion".

    Tout d abord ces Femmes adultes ou adolescentes ont l âge qui leur permette de décider de leur liberté ou pas et ceci est leur propre problème et non pas le nôtre. Décider de porter un voile ou pas est leur choix même si cela est motivé par la tradition ou la coutume et interprété par autrui comme un signe d appartenance religieuse. On voit tous des femmes avec écharpe ou un voile "un peu spécial" les vendredis, les Samedis et les Dimanches et on reconnaît un peu leur appartenance religieuse sans que cela ne choque sauf pour les femmes musulmanes, vous voyez ce que je veux dire!

    On nous bassine que NOUS voulons faire émanciper ces Femmes musulmanes car nous sommes LA LUMIèRE et elles l OBSCURITé totale! Toutefois, un/e duquel nous pensons qui a très soif, soit et qu il/elle ne veut pas boire ni de l eau ni une bière est son affaire et tant pis pour lui et basta!

    -------------------------

    Addendum:

    J ai parlé ci dessus de l excision/circoncision appliqués à ceux de confession musulmane et juive. La sécu en France qui est financée par tous citoyens rembourse la circoncision/excision qui n est nullement justifié du point de vue médical mais "justifié(?)", nous dit-on, par un motif religieux ou culturel. De surcroît que ces gestes contreviennent au droit de l intégrité physique à laquelle tout enfant de très bas âge a le droit de jouir et que cette mutilation est faite sans son consentement car il n a pas encore l âge de décider par lui-même.

    Bien à Vous.
    Charles 05

  • Peut- on réellement porter un accessoire ou habit clairement connoté et décider qu'on lui donne un sens personnel ? Est- ce un bon argument, un argument convaincant ?
    Si je décidais de porter un t- shirt avec un symbole explicite, aurais- je le droit de décrêter qu'il a une autre signification pour moi et m'attendre que ce soit compris sans peine ?
    Dans ces témoignages, il me semble lire cela : ma mère le portait parce qu'elle était obligée, et moi par choix et je lui confère la signfication de ma liberté.
    Ce foulard est une obligation absolue en ce moment- même dans certains pays. Il ne peut donc pas signifier sans ambiguité : la liberté. En somme, une chose et son contraire.
    Il me semble qu'il ne peut que signifier l'adhésion à une certaine façon de vivre une religion en particulier et la volonté d'ignorer la situation de non- liberté des femmes en Iran, pour ne prendre que cet exemple- là.
    Je ne conteste pas le droit de ces femmes de porter leur foulard, mais je ne peux pas être convaincue par leurs explications, qui me semblent être une sorte de tentative de justification maladroite et effectivement égoiste, comme cela a été dit plus haut.

  • Voici un article paru dans le 20 minutes français, parlant de l'obsession française autour du voile
    https://www.20minutes.fr/societe/2638759-20191029-polemique-voile-exigence-devoilement-pretexte-expression-racisme-fait-ciment-social

    Les musulman(e)s ne sont donc pas du tout obsédés par le voile, selon l'argumentation de cette maîtresse de conférences en philosophie politique à l’université Jean-Jaurès (les titres pompeux servent à bien appuyer la prétendue justesse de ce raisonnement). Et évidemment, la faute réside entièrement chez les Français blancs chrétiens, qui sont obsédés et racistes. Pourquoi refuse-t-on de comprendre que le voile choque, au pays du charme et de la séduction, au pays de Brigitte Bardot et de Catherine Deneuve? Ne peut-on pas peut-être, juste un tout petit peu, respecter les Français et éviter de "heurter leur sensibilité " ?

    Désolée, mais je n'arriverai jamais à comprendre en quoi une femme est libérée par le port du voile. Le voile signifie qu'elle ne peut pas choisir son mari et que sa famille, son clan et sa communauté veillent à ce qu'elle reste pure et chaste. La société surveille le vagin de la femme libérée voilée. Une femme voilée ne peut pas aller à un cours de salsa ou jouer au tennis (qqn a-t-il déjà vu ça?). Verrons-nous un jour une femme voilée piloter un avion ou diriger le FMI ??? Ca m'étonnerait beaucoup. En réalité, elles sont libres de s'occuper de leur mari et de leurs enfants, leurs libres choix se limitant sans doute au menu du jour, et encore.

  • Elles ont des yeux et elles doivent ne pas voir.
    Elles ont des oreilles, elles doivent ne pas entendre.
    Elles ont un corps, elles doivent le mettre au service de celui qui les a capturées.
    Elles ont de la sensibilité, les hommes se chargeront de l'éteindre.
    Elles ont une intelligence? Les hommes la feront taire ou disparaitre...

    ...Mais on omet d'interviewer le nombre - pourtant immense - de femmes musulmanes qui sont heureuses de ne pas devoir porter le voile et pour celles qui ne sont pas nés en Occident, de pouvoir le remiser au bénéfice d'une totale liberté vestimentaire. Parmi celles-ci, il s'en trouve de créatives et grandes créatrices dans tous les arts visuels notamment vestimentaires qu'on appelle singulièrement des modistes. Dans une grande majorité dont on ne parle jamais, ces femmes se sont réapproprié leur corps, leur féminité et leur indépendance.
    très couramment, leur autonomie. Ô scandale l'autonomie! La raison du malheur des hommes dominateurs, tyrans, trop souvent violents dans la répression ou par oppression. Des hommes frustrés, jaloux et improductifs tant et plus qu'ils ponctionnent l'énergie là où elle se trouve. Naturellement chez leur proies en captivité.

    Ceci dit, il n'y a besoin d'aucune religion spirituelle ou politique pour épouser ces caractéristiques. Il suffit d'être suffisamment égoïste et sans compassion pour la douleur des autres pour se montrer dominateur, stade ultime des faiblesses et de lâcheté dans les rapports avec les femmes qui sont considérées comme des domestiques très bon marché (un marché 100% gagnant) - qui donc accepterait toutes les corvées sous toutes leurs formes, y compris le service sexuel et le service à la personne du mari 24 heures sur 24, pour zéro franc de salaire?

    J'allais oublier la dérisoire solde quotidienne: le manger-boire et dormir (quelques petites heures quand-même) ainsi que quelques chiffons pour cacher ses réelles conditions de servage. Mais je précise, les chiffons à la mode sont parfois si esthétiques et élégants qu'on ne soupçonnera jamais que c'est pour escamoter les souffrances du servage. Seul le meurtre accidentel ou l'assassinat le fait découvrir comme un hasard.

    On remarquera finalement, que l'homme peu instruit et peu intelligent a tendance à être un animal sur la défensive et lorsqu'il tient une femelle, il la dresse à ses besoins exclusifs. Si la femelle est plus intelligente, il lui reste, à elle, deux choix : se sauver illico presto (sans tentative de dialogue ou de raisonnement) ou lui résister tout en nourrissant l'illusion de l'éduquer. Ce dernier choix est plutôt périlleux. Elle va griller sa santé et sa vie entière pour rien. Si elle n'est pas détruite avant.

    Les hommes de gauche, féministes, antiracistes, immigrationnistes, jeunistes, climatistes, qui ne cessent de fustiger l'islamophobie des gens, sont les meilleurs soutiens des oppresseurs, les plus habiles à apprendre aux femmes, qu'elles soient musulmanes ou pas, à s'auto-culpabiliser, à s'auto-opprimer et à s'auto-détruire. L'essentiel c'est qu'ils restent, eux, maîtres des situations, qu'ils demeurent inatteignables et intouchables. Qu'ils en gardent les mains propres, donc irréprochables.

    Moralité: la démagogie paie! Les mauvaises situations perdurent. Les marionnettes continuent des gesticuler sous l'action de leurs ficelles.

  • "Question de point de vue. "Liberté" pour certains, "égoisme" pour d`autres."
    Pas vraiment. Elles ont acquis chez nous (parmi d'autres choses) la liberté de se comporter en parfait égoïstes dans une société qui permet aux individus de faire quantité de choix interdits chez elles.

  • Mère-Gramd,

    Vous répondez donc au commentaire publié plus haut de Jean Jarogh qui, lui-même fait allusion au mien.

    Je pense que la liberté de laquelle jouissent ces femmes de porter ou non le voile est vécu par elles comme un droit. Et que c’est à partir de ce droit qu’elles construisent leur identité.

    Vous pouvez le voir comme de l'« égoïsme » mais la manière avec laquelle elles défendent et justifient leur position dénote bien qu’elles ont assimilé différents codes et composent avec eux. Il semble y avoir donc davantage de revendication et d’affirmation de soi que d’ »égoïsme ».

    Voici un autre extrait de l’interview:

    « On parle de nous à notre place, mais personne n’imagine qu’on puisse avoir quelque chose à dire, dénonce Latifa, 38 ans. On nous prend pour des cantinières, des femmes de ménage, des analphabètes, des ignorantes, sans éducation, sans cerveau, forcément instrumentalisées, incapables de réfléchir par nous-mêmes et de faire nos choix en toute liberté. » Latifa est ingénieure financière dans une entreprise du CAC 40 située à La Défense, dans les Hauts-de-Seine. « On n’est pas des assistées, on est capable de parler, martèle Zora, 40 ans, assistante maternelle à Lyon. C’est terriblement condescendant. » « Et très rabaissant, s’indigne Mina, une Toulousaine de 27 ans titulaire d’un master en informatique décisionnelle. Tout le monde a le droit de parler sur nous et sait ce qui est mieux pour nous, comme si on était des enfants. »

  • @ Hélène Richard-Favre
    Je sacrifie volontiers le terme de "égoïsme", qui pris hors contexte explicatif souffre de sa connotation péjorative, comme tous les autres de sens proches, notamment égocentrisme (qui aurait un peu mieux fait l'affaire), narcissisme (qu'il soit primaire ou secondaire) et autres.
    Il est vrai que c'est une propension largement répandue et peut-être même générale pour la survie d'un individu) que de préférer ce qui l'avantage à ce qui avantage les autres. J'entends par "avantage", apporter un bénéfice et par "les autres" ses propres concitoyens. Le bénéfice que tirent la majorité des gens dans une culture donnée à suivre les règles et les lois, est celui de la paix sociale.
    Ce qui est vrai pour n'importe quel groupe social l'est évidemment aussi pour la République française, dont il est question en l'occurrence. Il est important d'ajouter que tous nous comportements n'ayant (heureusement) pas été soumis à légifération, une grande partie de ce qui fait et maintient la cohésion sociale reste simplement fixé plus ou moins clairement et de manière plus ou moins pérenne dans ce que nos appelons nos "moeurs et coutumes".
    En quittant un pays, ses lois et ses moeurs et coutumes, souvent pour trouver un avenir meilleur dans un autre pays et une autre culture, on pourrait estimer, c'est du moins mon cas personnel, qu'un réflexe (non dénué de réflexion) de reconnaissance et de respect conduise l'immigrant d'accepter aussi bien qu'il le peut, ce qui caractérise et à quoi se plient au besoin ses nouveaux concitoyens.
    S'ils ne le fait pas (soit qu'il veuille simplement ajouter à ce qu'il avait auparavant de nouveaux avantages ou des avantages dont il était privé auparavant) je pense qu'il fait preuve d'une forme d'égoïsme (mon bien est supérieur à celui de mes voisins). Je note que nombre des aspects des justifications qui sont énoncées plus haut, pourraient être énoncées par des Françaises non musulmanes. Ce ne sont donc que des prétextes, car elles ne justifient en rien la revendication du voile.
    Il y a donc une forme d'incohérence à cette revendication particulière, qui les distingue des autres Françaises, pour se plaindre de ne pas être traitées comme les autres, une incohérence qui fait (logiquement et donc légitimement) planer un soupçon de manipulation sur leur comportement. Qu'elles n'en soient pas conscientes me paraît peu probable, étant donné leur degré d'instruction.

  • Le développement de Mère- Grand est très convaincant. Il faut effectivement creuser le sujet en profondeur et l'élargir ( tout en nuances) pour arriver à décrire en quoi le choix du voile, ici et maintenant, ne peut être perçu comme une chose allant de soi, et qui pourrait être perçu de façon univoque.
    Je n'ajouterais qu'une chose : le port volontaire du voile dénote l'absence de solidarité envers les femmes qui sont obligées de le porter.

  • Calendula,

    Au sujet de cette « absence de solidarité avec les femmes qui sont obligées de le porter » (le voile) que vous déplorez de la part de celles qui le portent par choix, je rappelle ce qui est avancé comme argument de la part de deux d’entre elles et que j’ai mentionné dans le sujet:

    «  Pour deux des femmes interviewées par Le Monde, en effet, il n’y a pas lieu de parler de ce qu’endurent des femmes d’autres pays car leur situation n’a rien à voir avec la leur. Ici, nous sommes en France, ici, nous avons le choix, arrêtons les amalgames et le soupçon et faites-nous confiance. »

    Donc vous voyez, rien n’est en effet aussi simple que cela, pour elles, c’est « circulez, il n’y a rien à voir ».

    C’est dans ce sens que j’ai insisté sur le terme d’identité que ces femmes revendiquent et non d’égoïsme et je remercie Mère-grand des développements apportés dans sa réponse à ma remarque.

    Car lorsque vous vous trouvez face à des questions identitaires, vous êtes dans une forme d’exclusion de tout ce qui ne s’y plie pas.

  • @Hélène Richard- Favre,

    Vous avez accès à l'article en entier et que je n'ai pas pu lire dans sa totalité, n'étant pas abonnée au "Monde". J'essaye de compléter ma lecture avec les extraits que vous avez ajouté.

    Je pense que cet article est informatif et qu'il permet de mesurer la vraie difficulté qu'on peut avoir ( que je peux avoir) à comprendre que l'identité puisse être fortement liée au port d'un voile ou d'un foulard.
    Les discussions au sujet du voile des femmes musulmanes sont très intéressantes lorsqu'elles ont lieu entre musulmans. Là non plus, il n'y a pas unanimité. Au moins, on est libéré du soupçon d'un biais ou d'une sorte d'impérialisme culturel.

    Comment envisager la question de l'identité, et en particulier celle qui doit être affichée de façon très visible ?
    Comme j'ai essayé de le dire maladroitement plus haut, il me semble que de le faire avec un accessoire très connoté ( le voile, obligatoire dans certains pays, à certaines époques et devenue récemment très portée dans de nouvelles contrées), cela comporte le risque d'un message difficile à interpréter correctement.

    J'essaye de reformuler ce que j'ai cru comprendre :
    Lorsque nous nous trouvons en présence d'une femme voilée qui occupe un poste à haute qualification, nous pouvons être sûrs qu'elle est voilée par son propre choix et qu'elle tient à affirmer son identité par ce moyen. Nous ne devons relier ce signe à aucun autre voile dont nous aurions connaissance.

    Peut-être ma difficulté réside-t-elle dans le fait que je ne cherche pas à connaître l'identité religieuse des gens que je croise dans la rue ou avec lesquels j'ai des contacts professionnels. Ni à faire connaître la mienne. Cela me semble très privé. Ce n'est pas tabou, mais ça ne fait pas partie des choses que l'on évoque d'emblée.
    Il faudrait donc apprendre à reçevoir l'information explicite concernant l'identité religieuse de la femme en question, sans y voir quelque chose de trop privé. Et sans se demander, pourquoi cette information est donnée seulement par des femmes.

    Dans les pays à culture anglo- saxonne, le port du voile n'est pas perçu de façon aussi problématique. Le multiculturalisme et l'existence de " communautés" n'est pas forcément perçu comme problématique.
    Les paramètres de la cohésion sociale, évoquée à juste titre par Mère - Grand, sont différens selon les pays.
    Je crois que les " identités" ne sont pas problématiques en elles- mêmes, mais ce qu'on en fait. Il y a débat au sujet de l'intégration et des efforts à fournir, des deux côtés.
    Est- ce que l'article du " Monde " peut aider à mieux comprendre le choix du voile en France ?
    Peut-être.
    En tout cas, il est important de pouvoir prendre connaissance des possibles raisons du choix en faveur du voile . Ensuite, il me semble qu'on n'est pas obligé d'être réduit à l'absence de réaction ou a une validation inconditionnelle.

  • Calendula,

    J’ai, en effet, ajouté d’autres extraits de l’article du Monde après en avoir sélectionné, dans le sujet de blog autour duquel nous débattons, quelques uns qui me paraissaient importants comme, justement, celui dans lequel est évoqué le sort d’autres femmes musulmanes par deux de celles qui sont interviewée et qui estiment, comme je l’ai écrit qu'« en effet, il n’y a pas lieu de parler de ce qu’endurent des femmes d’autres pays car leur situation n’a rien à voir avec la leur. Ici, nous sommes en France, ici, nous avons le choix, arrêtons les amalgames et le soupçon et faites-nous confiance. »

    Donc elles s’en sortent en appelant à cesser « amalgames et le soupçon »... ce qui, là encore, se discute tant les arguments s’ils en sont sont vite balayés.

    Pour le reste, vous avez raison de relever que ce qui est fait des identités est important.

  • Je découvre qu'il y a des ingénieures financiers voilées, je n'ai encore jamais rencontré ce terme, mais cela permet en tout cas de constater que les musulmanes voilées ne se heurtent à aucune discrimination ni plafond de verre, bravo.

    Cela dit, il y a 5 ans encore, les musulmanes n'éprouvaient pas le besoin de se voiler pour se sentir libre. Il y a tout simplement qqch qui cloche dans ce raisonnement.... Et, puisque ce n'est qu'un bout de tissu, les femmes non-musulmanes pourraient aussi s'épanouir et se libérer en cachant leur cheveux, or elles ne le font pas..... Etrange, non? On peut pourtant se couvrir la tête sans forcément être musulman. Les hommes pourraient le faire aussi, d'ailleurs. Par solidarité.

    Je suis sans doute trop rationnelle et athée pour comprendre le lien entre - d'une part, porter un uniforme religieux et d'autre part, se sentir libre, faire carrière, vivre une vie de femme moderne. Sans doute que ces femmes, qui sont tout de même une minorité des femmes voilées, ont inventé "l'islam de France" ou encore "l'islam réformé" que nous réclamons à grands cris. Elles ont réussi là où tous les présidents français ont échoué, chapeau !

    Il ne nous reste plus qu'à faire l'effort de ne pas voir ce voile pourtant délibérément ostensible et essayer d'oublier toutes les règles (haram, halal, prières, ramadan, ni vin ni porc, moitié moins d'héritage etc) qui régissent la vie de ces femmes. Personnellement, j'attends le jour où la frénésie islamiste sera retombée et qu'on s'étonnera d'avoir pu autant s'exciter autour de la question du voile (et quand je parle de s'exciter, selon moi, ce sont les musulmans qui s'excitent et sont obsédés par le voile, c-à-d l'absolue nécessité de le porter. Alors que ce n'est qu'un bout de tissu.....)

  • Quant au « soupçon de manipulation » qui « planerait » et que mentionne Mère-Grand, voici ce que certaines répondent lorsque la question de savoir si elles son « libres ou contraintes » leur est posée:

    « Si la plupart disent ne pas connaître de femmes directement « forcées » à se voiler, quelques-unes évoquent sans s’y attarder l’existence d’une pression sociale en faveur du port du foulard, d’autres le cas de jeunes filles qui se couvrent la tête uniquement dans leur quartier « pour avoir la paix » et pouvoir sortir le soir en toute liberté. Asma, 45 ans, la mère de Maheen, très engagée dans la vie associative locale, appelle ça le phénomène des « mosquées de caves », apparu dans les années 1990.
    A Lyon, Zora se souvient de l’arrivée du wahhabisme dans le quartier de son enfance, qu’elle ne veut pas nommer, il y a une trentaine d’années. Elle parle d’une « invasion progressive et insidieuse ». « Il y a d’abord eu des livres dans les librairies, décrit-elle, puis des tenues vestimentaires dans les magasins de vêtements, puis le noir est arrivé, il n’y avait alors plus d’autre choix, puis sont venus les discours insistant sur l’enfer et le paradis. » Aujourd’hui, avance-t-elle, dans un quartier populaire, les normes vont d’un extrême à l’autre : « On voit autant de filles habillées en ultramoulant et décolleté que de filles voilées, dont beaucoup en ont fait un accessoire de mode. »
    L’empreinte de cette offensive menée par les rigoristes peut se retrouver dans le discours religieux dominant et dans les formes de pratique, plus soucieuses d’orthodoxie qu’auparavant. « Cela a fait bouger le curseur, affirme le sociologue Omero Marongiu-Perria. Un musulman qui cherche aujourd’hui à s’informer sur la religion trouve sur le marché un discours d’inspiration salafiste et des infrastructures sur le terrain issues de la matrice frériste, même s’il ne s’en rend pas compte. »

    Farid Abdelkrim, comédien et ancien membre des Frères musulmans, partage cette analyse : « Beaucoup de femmes ont intégré l’idée que se voiler est obligatoire alors qu’il s’agit d’une prescription mineure. S’il est vrai qu’aujourd’hui le port du voile peut être un choix personnel, il n’en reste pas moins que ce choix s’inscrit dans un discours imaginé et fomenté par des hommes, puis repris par des femmes. » Repris, mais aussi réinventé parfois, libéré de ses attributs traditionalistes originels qui inquiètent la société française. C’est, du moins, ce que les femmes qui ont témoigné expriment et revendiquent lorsqu’elles évoquent les raisons qui les ont amenées à se voiler.
    Bien souvent, porter le foulard est tout sauf le signe d’un conformisme familial. La mère et la sœur de Nawel, une commerçante parisienne de 40 ans voilée depuis treize ans, n’en portent pas. Ni les belles-sœurs de Mina, une Toulousaine de 27 ans, pas plus que les trois sœurs de Rania, infirmière parisienne de 23 ans.
    Amanda (le prénom a été modifié), 26 ans, a, quant à elle, une histoire familiale singulière. Enfant, à Lyon, elle allait à la messe le dimanche. Son père, d’origine syrienne, est musulman. Sa mère, française, est catholique. Ses deux sœurs ont choisi la religion maternelle. Elle, elle a choisi l’islam. Et le voile, à l’âge de 19 ans, qu’elle porte désormais en turban. « L’islam, c’est plus simple, plus accessible, on a une relation directe à Dieu, raconte la jeune femme, titulaire d’une licence en langues étrangères appliquées et d’un master en histoire. J’avais beaucoup de clichés en tête, notamment sur la place de la femme, mais en relisant le Coran, j’ai eu un déclic : la première femme du Prophète était une businesswoman accomplie. » Elle a été élevée par sa mère et son père n’a eu aucun rôle direct dans son choix, précise-t-elle. »

  • Amanda n'a tout simplement pas pu choisir la religion catholique, c'est impossible. Si le père est musulman, les enfants sont automatiquement et obligatoirement musulmans. La religion se transmet par le père.

    Si Amanda va à l'église et se dit catholique, elle est une apostate et sera condamnée à mort par quiconque applique un islam littéral. Et ils sont assez nombreux de nos jours.....

  • @Arnica,

    1--Tout d abord, je ne vous ai pas sonné pour que vous vous substituez à @Calendula qui est une grande fille qui au fait et par ailleurs m a répondu courtoisement. Quant à votre remarque pour ceux qui ne comprennent pas le français, vous vous fourrez le doigt bien profondément dans l oeil jusqu au coude et dans l estomac si ce n est pas encore plus loin.

    2- De deux, j aimerais répondre à votre texte du mercredi 30.10.2019 à 12h31 genre écrit d un faussaire (je vous dirais plus tard de qui s agit-il , je vous mets votre MDRRRRRRR!) sans que vous ne m avez pas sonné non plus puisque vous dites en fin de votre texte sur Amanda :"Je ne conteste pas le droit de ces femmes de porter leur foulard, mais je ne peux pas être convaincu(e?) (les parenthèses du e est de mon fait...!!) par leurs explications".

    J avoue que je ferais 100 fois plus confiance à ce que cette dame Amanda a cité que votre analyse perso fabriquée dans votre cuisine au sous-sol. Et pourquoi votre écrit devrait il plus véridique que celui d Amanda? Au fond quel est votre problème avec l histoire touchante d Amanda, aurait elle dû vous demander si vous seriez convaincu(e) par son Histoire?

    Sans autre.
    Charles 05

    NB: 2ème envoi au cas où...

  • @Calendula,

    Vous dites en fin de votre texte:"Je ne conteste pas le droit de ces femmes de porter leur foulard, mais je ne peux pas être convaincue par leurs explications".

    Mais Madame, de quel droit doivent-elles, ces Femmes musulmanes, vous fournir des explications autant à vous qu à des autres écrits semblables? Et de surcroît, vous les sommez quasiment à vous convaincre?

    Sans autre.
    Charles 05

  • @Charles05:
    Les femmes musulmanes ne sont pas sommées de fournir des explications, elle les fournissent, voir le texte de HRF, l'article du Monde etc. Il se trouve qu'il y a actuellement un débat autour du voile et certaines femmes musulmanes se sont exprimées et ont, volontairement, présenté leur vision des choses et fourni des explications aux idiots que nous sommes, nous mécréants, qui ne comprenons pas pourquoi le voile est si important et indispensable.

    Calendula dit simplement qu'elle n'arrive pas à être convaincue. Elle n'exige pas d'explications, elle réagit aux explications fournies.

    Voilà, explication de texte pour ceux qui ne comprennent pas le français.

  • @Hélène Richard-Favre
    Permettez-moi d'apporter un complément classificateur aux deux expressions que vous avez utilisé dans vos interventions récentes:
    « soupçon de manipulation »
    Le sujet se prêtre à toutes les analyses, il est donc très facile de se faire mal comprendre: la manipulation que j'évoque faisait pas d'elles les victimes d'une manipulation par des tiers, mais les auteurs d'une manipulation à l'égard de leur public non musulman.
    "une forme d’exclusion"
    Par définition l'idée d'identité comprend celle d'exclusion. Elle sous-entend, en effet, qu'il y a nous et les autres, comme dans toute classification. Le problème n'est pas que "les autres" ne sont pas "nous", il réside dans les conséquences que l'on tire de cette distinction.
    Une tendance que l'on pourrait qualifier de naturelle, est de ne pas seulement attribuer à ces autres (ou "à l'autre" comme il est aussi coutume de dire) des particularités qui nous permettent de les reconnaître, mais aussi d'attribuer à ces particularités des valeurs.
    Un autre sexe, une autre couleur, une autre origine ou religion ne sont pas simplement vues comme "différentes", ce qui accompagnerait la valeur positive que l'on attribue généralement à la diversité, mais comme inférieurs (souvent), comme dans l'exemple des races (dans toute l'étendue des significations qu'on a attribuées ou que l'on attribue encore à ce terme), ou supérieur (comme dans l'exemple des personnalités que nous avons choisies d'admirer, qu'ils s'agisse de saints, de scientifiques ou d'artistes).
    Il va de soi que, hors des derniers nommés, dont il nous importe peu d'être exclus (du moins la plupart d'entre nous), ce sont les autres revêtus de qualités semblables aux nôtres qui se trouvent classés parmi les premiers, à moins d'une intériorisation psychique qui peut mener à accepter sa propre infériorité. Tout au fond de chacun d'entre nous, il doit y avoir, plus ou moins bien cachée, l'idée que celui qui partage nos caractéristiques est d'une certaine manière "meilleur".
    L'exotisme, qui préférer certains autres à certains d'entre nous, n'est à cet égard qu'une forme d'inversion des valeurs dont la nature et l'origine fait probablement l'objet d'une analyse psychologique profonde.

  • Mère-Grand,

    Juste pour préciser, s’agissant de « soupçon de manipulation », c’était aux termes que vous aviez employés et que j’ai repris entre guillemets que je répondais en citant un nouvel extrait de l’article du Monde...

  • @ Charles 05,

    Me voilà sommée de m'expliquer, si je comprends bien ?

    Ce que vous prenez pour une sommation se voulait être une réaction à des explications données dans l'article du Monde. Explications que je n'ai pas demandées, mais qui sont publiées.
    Il m'a semblé qu'on avait l'espace ici pour discuter de cela, puisque le billet s'intitule " Le voile, raisons d'un choix".
    Me serais- je trompée ?
    Je me suis en tout cas mal exprimée, puisque j'ai pu donner l'impression de prendre ces femmes de haut.

    J'ai lu les témoignages comme des arguments destinés à convaincre les lecteurs du fait que le port du voile était un choix positif et très personnel, sans caractère rétrograde et sans référence aux femmes dans l'obligation de se voiler. J'ai de la peine à suivre cette logique.
    Cela vous semble inacceptable. J'en prends acte.

  • Voile ou pas voile..
    Nous n’aurions pas ce genre de problème si des (...) comme Chirac, qui a accordé le regroupement familial et le droit du sol, n’avaient pas existés !

  • "Le Bon Dieu a bon dos" disaient les vieux paysans.
    La religion a bon dos dirais-je.
    Chaque peuple a sa religion et il la façonne comme il veut.
    J'avoue que c'est quand-même pratique de pouvoir tout mettre sur le dos des religions. Ainsi. Qu'on ait fait du mal à autrui, on n'est pas responsable, Si les religions n'existaient pas, il faudrait les inventer. Comme quoi, nos ancêtres y avaient déjà pensé.

    Il est évoqué par certains qu'il y a derrière ce choix, des manipulateurs.
    A ma connaissance, les partis politiques sont manipulateurs. La gauche présente souvent une étrangère - pas un étranger- comme assertion à son prétendu Anti-Racisme. En réalité, elle travaille à la marginaliser à l'intérieur de son organisation, voire à l'écarter et à la neutraliser si elle ne part pas d'elle-même.
    Cette gauche progressiste fait de même avec les musulmanes - pas les musulmans. La femme voilée et candidate est données au change dans une vitrine électorale. Il faut s'intéresser à ce que l'organisation en fait ensuite.
    Je suis étonnée que cette gauche si ouverte à tout n'ait pas encore fait le choix de présenter une orthodoxe, par exemple et de l'afficher explicitement comme telle. Et pourquoi pas une moinesse du bouddhisme tantrique de la communauté tibétaine?

    Alors, oui, de la manipulation, il y en a dans l'extrême gauche. La première formation qui en a fait école était le NPA (Nouveau Parti Anti-capitaliste) de Olivier Besancenot. La candidate voilée était une Française. Elle avait fini par réellement se convertir à l'Islam, mais elle n'était pas restée au NPA. Pourquoi? Le NPA ne l'a jamais expliqué ni ne l'a plus évoquée.

    A mon tour de m'étonner que des femmes aussi instruites, aussi intelligentes, aussi brillantes et ouvertes à l'univers, choisissent le symbole de l'oppression et de la dénégation... de la Femme!
    Ça n'est pas rendre service à toutes celles qui se battent pour s'en libérer.

  • Personne ne s'est jamais émancipé en portant un symbole d'oppression, de soumission et d'infériorité. Qui plus est le symbole d'une idéologie politique totalitaire et qui se prétend supérieure à toutes les autres idéologies. Il n'y a aucune spiritualité dans un bout de chiffon. Le foulard est un symbole discriminatoire au même titre que les différentes étoiles de couleur du nazisme et au même titre qu'une svastika. Essayé donc de porter un brassard avec une svastika... Si le foulard est porté "librement" en occident, c'est que l'islam est minoritaire. Il signifie un refus du vivre ensemble, car aucune femme voilée n'acceptera une union avec un non-musulman, qui sont automatiquement rabaissés par l'islam: ne prenez pas d'amis parmi les juifs et les chrétiens, les juifs et les chrétiens sont des menteurs (cf. coran). Et encore, les juifs et les chrétiens sont tolérés comme "gens du livre", tandis que les incroyants...

    J'ai connu la fille d'un islamiste qui portait le foulard et... en même temps des jeans hyper-moulant.

    On reconnaît par le foulard la maxime: islam uber alles!
    Bref de la mégalomanie. Personne n'est parfait.

    Je proposerai bien le comportement suivant: approcher toute femme voilée et lui faire savoir qu'à cause de son foulard elle est hyper-sexy, hyper-désirable, et qu'elle va semer le trouble parmi la gent masculine, qu'elle va les exciter au plus haut point. Chacun son fétichisme après tout...

    Quant à la morale des prédicateurs, en voici un exemple:
    https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/tariq-ramadan-la-contre-enquete-revoir-l-enquete-de-bfmtv-1197463.html

    A quand la lapidation pour fornication? Il a avoué, la charia s'applique donc.


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