Un écrivain, un livre, des maux et des mots

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Dans un récent sujet consacré à ce qui semble devenir une « affaire Matzneff », un commentateur qui se reconnaîtra évoquait à très juste titre, « le poids des mots ».

En voici un ou deux exemples tirés d’une interview qui s’est tenue sur le plateau du « 19:30 » de la RTS.

Le présentateur du téléjournal s’adresse à son invitée et s’exclame « Au pilon, ses bouquins... » et elle lui rétorque « oui alors je vous rassure, les livres de Gabriel Matzneff ne manqueront à personne!... ».

Et d’enchaîner sur la mesure prise par l’éditeur qu’elle estime « inutile ». Car, argue-t-elle, « aucun livre n’a jamais détourné de mineur(e)s, aucun livre n’a jamais violé personne...(...).

Ensuite, la voici déclarer croire « au pouvoir des livres », « un livre peut avoir un pouvoir de destruction mais aussi de riposte » ... ». 

« Aujourd’hui avec cette mesure, Vanessa Sprinogra a tué Gabriel Matzneff, il n’y a pas de mesure symbolique plus forte... »

De quelle « mesure » s’agit-il? De celle de l’éditeur qui serait, selon elle, « inutile » ? Alors en quoi aurait-elle « tué » l’écrivain au plan symbolique?

« C’est bien que cet homme soit accusé, soit condamné pour ses actes », ajoute-t-elle encore. Cet homme n’est ni accusé, ni condamné. 

Donc pour l’information, en voici une qui montre que l’écrivain Matzneff n’est pas encore « tué ». Et qu’il salue même la mesure prise par son éditeur Gallimard.

 

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