Gabriel Matzneff, 83 ans, condamné opportun. Quid des autres?

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Les temps changent, dit-on parfois. Oui et non. Oui en ceci que ce qui a pu être considéré comme inacceptable autrefois le devient par la suite.

Ou l’inverse, l’acceptable d’autrefois ne l’est soudain plus. C’est que la théorie des genres bouscule bien des milieux.

A vrai dire, tous sont concernés. Enfin, pour autant que les moeurs qui y ont prévalu, désormais portées au grand jour, le soient pour tous.

Cependant, certains résistent encore, bien gardés du regard qui se porterait sur eux.

Autant de chasses à l’homme menées souvent bien des années  après que ces derniers ont commis ce qu’ils n’auraient pas dû mais qu’ils se sont permis.

Or, au prétexte que les verdicts rendus par la justice ne seraient le plus souvent pas conformes aux attentes, au prétexte aussi évoqué que les délais d’attente seraient trop longs, on règle ses comptes à sa manière.

Il aura suffi d’un livre et de son « pouvoir » pour qu’alors le Parquet enquête? Non. Il aura suffi d’être du « milieu » et d’être médiatisée.

Car les autres victimes de pédocriminels toujours en activité, qui sait où elles se terrent, loin des milieux de l’édition parisienne et des médias qui s’en font l’écho?

Combien sont-ils, ces enfants en très bas âge qui n’ont pas eu les moyens d’écrire, invalidés à vie par le plus lourd des silence, le leur et celui du milieu qui les entoure?

Loin de moi de défendre les pratiques de Gabriel Matzneff.

Mais de réagir à cette mise à mort d’un homme âgé, condamné opportun qui n’est que l’arbre qui cache bien mal la forêt.

 

Commentaires

  • On fait avec le possible et si le possible est fait, tant mieux. L'arbre cache la forêt? Très bien, abattons l'arbre et nous verrons la forêt. Pour abattre une forêt il faut couper les arbres les uns après les autres. Et il faut bien commencer un jour. Que ce jour soit enfin venu, c'est une chance. Enfin!

    Je n'ai aucune empathie pour ce sale type. L'âge n'a rien à y faire, n'est en aucun cas une excuse. Surtout quand l'impunité a duré si longtemps.

  • Jusqu'ici, je n'ai vu personne aborder la question des rapports érotiques entre enfants et adultes riches et occidentaux dans les pays sous-développés. Ce qui fait que les pédérastes d'ici vont en Thaïlande (j'ai vu un paysan vaudois de retour de là-bas se réjouir devant une assemblée de gens apparemment normaux des merveilles d'une gamine de 6 ans...) ou pour les amateurs de petits garçons au Maroc. Ne pas oublier que là-bas, les gamins ou les gamines draguent ou tapinent ouvertement, ce qui n'aident pas à la culpabilisation des amateurs de ce genre de relations. Il y en a aussi - j'en ai rencontré - parmi les humanitaires ou les développeurs. Mais ils sont vite repérés et virés sans ménagement, à ce que j'ai pu voir. Mais il y a beaucoup, beaucoup trop d'ONG, et parmi elles, très certainement, des ONG bidon...

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