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  • En ce 3 avril 2017, les coeurs sont russes

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    L’émotion au plan international est palpable, après l’explosion qui a eu lieu dans le métro de Saint Pétersbourg. Messages, commentaires, réactions, gestes confirment une réelle solidarité humaine.

    Certes, il existe aussi des endroits du monde où l’on a accueilli la nouvelle de manière autre, en ont témoigné certaines images diffusées sur un réseau social bien connu.

    Et puis, sur ce même réseau, une remarque, celle du directeur adjoint du magazine Marianne laisse aussi dubitatif que songeur. Le journaliste écrit:

    Après l’attentat de Saint-Pétersbourg, on attend le moment où la Tour Eiffel exhibera les couleurs russes comme en d’autres circonstances comparables.

    Ce constat rappelle qu’en-deça des mots, les marqueurs de la vie politique et des relations internationales demeurent bien ancrés.

    La France s’est exprimée par l’entremise de son Ministre des Affaires Etrangères et les condoléances ont été présentées à la Russie. Mais la Tour Eiffel ne sera sans doute pas à l’image de ce qu’elle a pu être en d’autres occasions similaires.

    Lors du téléjournal de la RTS, l’événement qui a endeuillé Saint-Pétersbourg a été commenté par le présentateur vedette et la correspondante de la chaîne à Moscou. Quand le premier a évoqué un certain courage des Russes qui encaissent bien, la seconde a su recarder le sujet.

    Elle a rappelé comment la Russie s’est montrée très bouleversée tant par les attentats qui ont eu lieu sur son sol que par ceux qui ont frappé, notamment la France.

    Merci à elle.

  • Saint Pétersbourg en deuil, condoléances

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    Les poètes ne sont peut-être pas les bienvenus dans les Cités, cela a été rappelé ici ou là tandis que l’on prétend leur gestion devoir être tenue en mains d’esprits raisonnables s’ils ne le sont, eux.

    Le fait est que les courageux et vaillants combattants d’on ne sait encore quelle cause valable s’y installent de plus en plus, dans les Cités.

    Bien sûr, on ne les y convie pas mais ils savent se rappeler quand il le faut et agir.

    Une explosion s’est produite dan le métro de Saint-Pétersbourg. Certes, à l’heure qu’il est, des investigations sont en cours avant d’affirmer qu’il s’agisse d’un acte terroriste. Le fait est que le soupçon d’attentat est loin d’être écarté.

    La violence vient de faucher à l’aveugle des vies de civils.

    Quelle que soit l’origine de l’explosion qui vient de s’abattre sur Saint-Pétersbourg et la Russie, mes pensées vont à toutes mes amies et mes amis, à leurs proches, à leur ville, à ce pays à nouveau en deuil.

    Condoléances et pensées.

     

  • Emmanuel Macron, les saveurs d’une recette

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    Pour qui goûte la cuisine française, voici de quoi aiguiser ou couper l’appétit. 

    Se laver les mains avant de manger, ne pas parler à table, autant de recommandations sans doute d’un autre âge tandis que, désormais, on met sans problème les coudes sinon les pieds sur la table à défaut de les mettre dans le plat.

    En l’occurrence, sans le moindre état d’âme, celle qui fut la porte-parole du parti République Solidaire fondé par Dominique de Villepin mais qui lui préféra, par la suite, un fauteuil tendu par Nicolas Sarkozy, a désormais rejoint Emmanuel Macron. 

    Avec un possible ralliement au candidat en marche de l’Ancien Premier Ministre de Jacques Chirac, Marie-Anne Montchamp retrouverait celui dont elle qualifiait de romanesque* la vision politique.

    Bonne ou mauvaise, la question de son regard ne semble pas sinon plus se poser pour elle ni pour celui qui, selon le site Marianne, ne tarit pas d’éloge sur Dominique de Villepin.

    La décision appartient, bien sûr, au concerné pour lequel Alain Minc, soutien affiché d’Emmanuel Macron, ne s’était pas montré franchement enthousiaste - et c’est peu dire - lors de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.

    * cf. page 35

     

  • La Russie ne s’invite pas dans la campagne présidentielle française, on l’impose.

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    Jusqu’il y a peu, trois candidats à la présidentielle française considéraient important sinon indispensable de se rapprocher de la Russie plutôt que de lui jeter l’anathème comme autant s’y attachent avec force arguments aussi incontestables que le sont les preuves apportées à leur fondement.

    Or voici que depuis la rencontre à Moscou, de Marine Le Pen et de Vladimir Poutine, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, alors sur la même ligne d’échanges à maintenir avec le Kremlin, modifient de manière sensible leur position respective à cet égard.

    Dimanche 26 mars dernier, en parlant du président russe, le candidat de La France insoumise déclare Je n’ai pas d’amitié avec cet homme ni d’entregent ni de point immun au point d’aller en pleine élection chercher auprès de lui une poignée de mains qui discrédite celui qui la touche pour la raison du contexte dans lequel on est.

    Dont acte.

    Ce vendredi 31 mars, pour sa part, le candidat du parti Les Républicains dit de la Russie qu’elle est un pays dangereux. A vrai dire, François Fillon n’a pas complètement changé de ligne puisqu’en novembre dernier déjà, il affirmait cela de la Russie tandis qu’elle saluait sa victoire dans le cadre de la Primaire de la droite et du centre et qu’il avait paru vouloir atténuer l’importance de cette réaction.

    Bref, pour qui estimerait la Russie s’inviter dans la campagne présidentielle française, il semblerait bien plutôt que les candidats eux-mêmes ne puissent s’empêcher de parler d’elle.

    Mais pour certains, dont les deux hommes en question, veiller à ne pas compromettre leur chance d’accéder à la fonction suprême semble aussi essentiel que de se démarquer de celle à laquelle doit résister le dénommé front républicain.