- Page 2

  • Le débat et la toile dans tous ses états...

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2017-05-06 à 00.21.30.png

     

    A quelques heures du second tour de la présidentielle française, voici qu’une nouvelle info ou intoxe circule sur le net et les réseaux sociaux.

    Reprise par quelques médias dont La Voix du Nord pour la contredire, Closer et Boursorama pour l’interroger, Gala pour la commenter, L’Express pour en nommer l’auteur, elle circule.

    D’ici-là, d’autres sites s’en feront sans doute les relais à leur manière, en attendant, voici de quoi se faire une idée, avec video à l’appui.

    Des photos, des milliers de partages sur Facebook, des avis de spécialistes, ajoutés à une lettre adressée aux organisateurs du débat, autant de réactions qui, une fois encore, en disent long sur le climat dans lequel se déroule cette campagne.

    Que d’aucuns la qualifient d’hors-norme, d’exceptionnelle ou d’inédite n’y change rien. Elle a eu lieu et son issue sera conséquente.

    La France aura à supporter une ou un Président(e) qui ne la représente que très peu.

    Que l’on pense ce que l’on veut de la candidate du Front National, elle aura sans doute eu derrière elle la colère d’un peuple à l’abandon quand son rival, pour sa part, aura été l’élu européen mais qui aura aussi dû rassembler par défaut.

    Ce qui inquiète ou rassure, c’est selon, est le taux élevé d’abstention et de bulletins blancs qui seront glissés dans l’urne.

    Mais la France a de la ressource humaine et ne s’en laissera pas ainsi conter.

  • A voir et à revoir!

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2017-05-05 à 01.10.51.png

    Dans ce paysage politique français actuel que toutes sortes d’adjectifs qualifient, L’Emission Politique de France 2, ce 4 mai au soir, a été comme une bouffée d’air à respirer à pleins poumons.

    Plusieurs personnalités d’horizons divers s’y sont exprimées avec, pour la plupart d’entre elles, des positions personnelles marquées et argumentées.

    Après le pugilat télévisé du 3 mai appelé grand débat, il était bienfaisant et bienvenu d’assister à des échanges de qualité.

    C’est cette France-là qui porte encore l’espoir.

    C’est de cette France-là qu’on souhaiterait le rayonnement. Or c’est à celle qui a placé l’un en face de l’autre deux présidentiables batailleurs que le monde entier a eu droit.

    Que celles et ceux qui sont près à consacrer le temps nécessaire au suivi de ce rendez-vous politique proposé par France 2 le découvrent ici s'ils n’en ont eu l’occasion ce 4 mai! 

    Il en ressort de nombreuses pistes de réflexion.

    Cette France qui sait analyser, qui sait s’exprimer de manière sensible sur elle-même et sur l’état du monde, c’est elle qui laisse encore espérer du pays qu’il ne se consume pas en batailles meurtrières.

     

  • Quand Emmanuel Le Pen rencontre Madame Macron...

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2017-05-04 à 13.48.25.png

    Cette campagne présidentielle française tient-elle en haleine, sans doute. Mais peut-être pas avec le résultat escompté, à savoir, celui d’un choix possible et clair entre les deux candidats en lice.

    Ce mercredi 3 mai, Gérard Collomb, soutien très investi en faveur d’Emmanuel Macron, s’emmêle un peu sinon beaucoup mais, plus tragi-comique si on peut le présenter ainsi, récidive.

    Bien sûr, la fatigue n’y est pas pour rien et on peut le concevoir. Mais enfin, n’est-on pas en droit d’attendre d’un élu, même faillible, qu’il sache de qui il parle?

    Quand on songe à tant de Françaises et de Français qui ne sont plus d’humeur à rire, on ne peut décemment pas considérer ce lapsus à répétition du Maire de Lyon comme drôle.

    Cela dit, lapsus encore ou simple erreur humaine, j’ai reçu deux bulletins « Emmanuel Macron » et un « Marine Le Pen » dans l’enveloppe qui est adressée aux citoyennes et citoyens français(es) pour aller voter ce 7 mai.

    Campagne sous tension, c’est sans doute le moins que l’on puisse en dire...

     

  • Présidentielle française, un débat qui n’a eu que le qualificatif de grand

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2017-05-04 à 00.06.17.png

    Si, ce 3 mai au soir, ce qui s'appelle « grand débat » dans le cadre de la présidentielle française, aura dû être déterminant, il l’aura sans doute été. Mais peut-être pas au sens où on l’attendait.

    Car autant pour les soutiens de Marine Le Pen que pour ceux d’Emmanuel Macron, rien n’aura changé. Pour les indécis, par contre, il y a fort à penser qu’ils ne le soient plus du tout.

    Ce débat, en effet, aura avant tout montré deux candidats bagarreurs.

    L’un n’a cessé d’interrompre l’autre sans jamais être rappelé à l’ordre. L’autre a décoché ses flèches qui ont, presque toutes, été détournées par l’habileté torve du candidat qui ne s’est pas laissé prendre pour cible.

    Quant aux animateurs dits journalistes ou éditorialistes ou chroniqueurs politiques, on ne sait pas trop, ils se sont surtout distingués par leur silence qui confinait presque à l’absence totale du débat.

    La France devra voter, on ne sait même plus que lui souhaiter tant ce qui lui a été offert en pâture ce 3 mai au soir confinait à la bataille de polochons.

    Pendant ce temps-là, des familles entières s’interrogent sur leur avenir et celui de leurs enfants.

  • A quelques heures du grand débat de ce 3 mai au soir

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2017-05-03 à 13.03.48.png

    Face au choix qui s’impose aux Françaises et aux Français, une des questions qui divise encore et encore est celle de l’abstention et/ou du vote blanc.

    Les deux diffèrent, il en a été question ici.

    Si pour nombre d’entre nous, voter Marine Le Pen reste difficile sinon impossible, se reporter sur Emmanuel Macron pour ne pas se défausser ou partir à la pêche ce 7 mai prochain, reste tout aussi difficile sinon impossible.

    Alors?

    Attende le grand débat de soir pour se décider? Suivre ce qui s’énonce par les un(e)s et les autres, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux? Discuter, interroger, trancher si l’on y parvient?

    Un argument en faveur de la décision à prendre de ne pas s’abstenir ni de voter blanc est celui de l’importance à accorder à ce qui tient le plus à coeur de voir se réaliser.

    Cette stratégie est louable pour autant que la confiance à accorder à une candidate ou un autre soit concevable. Or les zones d’ombre demeurent de part et d’autre de ce qui s’offre à l’électrice et à l’électeur.

    On le sait, dans le cadre de cette campagne présidentielle française, la Russie et ses sites d’information sont souvent visés.

    Or cette interview publiée, précisément sur l’un de ces médias tant discutés sinon conspués mérite réflexion.

     

  • Fillon-Le Pen, Chevènement-Seguin ou le poids du discours politique...

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2017-05-02 à 23.37.16.png

    L’information selon laquelle Marine Le Pen aurait plagié une partie d'un discours tenu par François Fillon a très vite été relayée sur les réseaux sociaux et a été reprise, ce 2 mai au soir dans le cadre du 20 heures de France 2.

    Il a été indiqué aussi qui était derrière ce discours, un dénommé Paul-Marie Coûteaux.Le Point lui consacre d’ailleurs également un article assez éloquent pour qu’on s’y arrête.

    Au-delà du parcours de l’homme, il y a le nombre de personnalités politiques qu’il a soutenues. Parmi elles, Jean-Frédéric Poisson après l’échec duquel à la Primaire de la droite et du centre, il aurait rallié François Fillon.

    Et puis, pour l’anecdote, on apprend que cet éminent conseiller, diplomate de formation, comme il le rappelle, n’en est pas à son premier coup d’essai.

    Paul-Marie Coûteaux, en 2009 en effet, raconte au journal Le Monde comment il a fait porter par Pierre Seguin, un discours écrit pour Jean-Pierre Chevènement cinq ans plus tôt...

    Et de préciser que tout cela l’amusait.

    Alors, pour qui est encore sensible aux beaux discours, plagiés ou non, l’essentiel ne semble pas vraiment là mais bien plutôt dans la légèreté avec laquelle agit cet auteur, entre autre.

    Certain que les femmes et les hommes politiques ne s’écoutent pas entre eux, il leur forge des propos semblables qu'ils prononcent avec emphase et passion comme on a pu le découvrir de François Fillon et de Marine Le Pen.

    Pour ramener les désabusés à la politique, rien de tel!

     

  • Emmanuel Macron ou l'altérité

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2017-05-01 à 14.41.36.png

    Comme sens de l’ouverture, pour un candidat qui s’en réclame, difficile de trouver mieux que l’interdiction aux médias russes d’accéder à son QG de campagne.

    L’information a déjà bien été relayée, il vaut tout de même la peine d’y revenir tandis que l’on est soumis aux visions politiques qui opposent Marine Le Pen à Emmanuel Macron.

    Car il est inutile d’être partisan du Front National pour estimer le sectarisme d’En Marche!

    Alors que, sans cesse, est rappelé le respect de l’autre et de sa différence, stigmatiser ainsi les Russes comme s’y emploie Emmanuel Macron, non seulement ne le grandit pas mais pis, met la France en danger.

    Parce que, poursuivre la diabolisation d’un pays avec lequel nous avons tant à partager, c’est rejeter l’Histoire qui nous lie. Elle a été, entre autre, rappelée ici.

    Alors, même si les politiques occidentales ne rejoignent pas celle qui domine la Russie, ce n’est pas une raison suffisante d'exclure ses médias pour les empêcher d’informer.

    C’est là, en tous les cas, faire montre d’une rigidité de très mauvais aloi sinon de mauvais augure. Preuve en sont, d'ailleurs, les déclarations d’Emmanuel Macron sur la Syrie.

    Souhaitons, pour une fois, qu’il revienne sur ses propos comme il semble en avoir l’habitude. Ce serait tout bénéfice pour cette ouverture à l’autre qu’il semble tant privilégier.