Air du temps - Page 5

  • Une héroïne

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    Ainsi va la guerre, qui ne fait aucun cadeau, diront peut-être certains esprits malins sinon avisés. Bien sûr, sauf que ce qui nous est rapporté là ne risque sans doute pas de faire la une de nos médias.

    Il faut dire, à leur décharge, que tant de fronts meurtriers sont ouverts sur la planète que tous ne peuvent être couverts. Certes, et des priorités existent aussi, qui le nierait?

    Ce que nous apprenons, dans l’article d’Erwan Castel, est la manière avec laquelle non seulement les accords de Minsk mais la trêve de Pâques ont été respectés dans cette région devenue plus que sinistrée du sud-est de l’Ukraine.

    En tant que citoyenne d’un pays et d’une ville qui a vu naître cette si vénérable institution qui recueille autant d’éloges de par le monde, je veux parler ici du CICR, il m’est impossible de rester insensible à ce qui se déroule à nos portes.

    Et si, en parler autrement que ne le font la plupart de nos journalistes, me vaut d’être perçue comme fréquentant des mercenaires, je vous invite à lire les précisions qu’a tenu à apporter Erwan Castel à ce terme.

  • En ce vendredi saint...

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    En ce vendredi saint, qu’il est triste de lire ce qu’écrit Erwan Castel depuis le Donbass! Autant reste-t-on affecté par les flammes qui ont dévoré Notre-Dame, autant pleure-t-on depuis bien trop longtemps la guerre fratricide qui déchire l’Ukraine.

    Lors des audiences qui se sont tenues au TGI de Paris, les 14 et 15 mars derniers et desquelles il a été rendu compte ici dans plusieurs sujets, l’avocat de la partie adverse m’a vue entretenir une relation avec un mercenaire. Et cela, du seul fait que j’avais targué son nom sous une de mes publications partagées sur Facebook.

    Je ne connais personnellement ni ce « mercenaire » avec lequel j’entretiendrais une relation, pas davantage Erwan Castel que j’ai plusieurs fois cité ici. Je tiens, par contre et il est vrai, à partager ce dont ils rendent compte depuis le Donbass où ils se sont engagés comme volontaires.

    Pourquoi?

    Tout simplement pour apporter un autre point de vue sur cette guerre qui, jamais, n’aurait dû commencer tant elle est meurtrière pour les Ukrainiens comme pour les Russes qu’elle divise au coeur même des unions que les uns et les autres ont contractées de longue date.

    Cependant, tout cela n’intéresse pas les fins stratèges qui ne voient, de responsable à cette tragédie, que « la Russie de Poutine ». Pour vous montrer en quoi elle le serait, je vous suggère de lire cet article d’Errant Castel et vous en aurez la confirmation.

    Pendant ce temps-là, nous autres Genevois et Suisses, méditions aussi à qui nous accordons nos statuts de résidents fiscaux. Et interrogeons-nous tout autant sur qui est proche de qui, comment et avec quelles conséquences sur la vie d’autant de femmes, d’hommes et d’enfants, ce sera tout cela d’épargné pour de potentielles et prochaines victimes que compte déjà cette guerre!

     

  • Salauds de riches et autres reflets des toits de Notre-Dame

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    Victor Hugo, vous l’aurez sans doute constaté, est cité à répétition depuis que Notre-Dame a brûlé.

    Non seulement on le cite mais on utilise aussi le titre d’un de ses plus célèbres romans, « Les Misérables », pour se retourner contre ces salauds de riches.

    Oui, vous savez, ceux qui sortent les millions comme ça, par centaines pour restaurer un tas de bois parti en fumée et quelques pierres calcinées. 

    Or voici ce qu’un de ces riches a fait de son argent. Indécent? 

    Cela s’appelle du mécénat.

    Et cela montre que certaines personnes aiment un patrimoine et ont envie de contribuer à sa conservation. 

    Pour le reste et la sécurité revendiquée par autant de connaisseurs de Notre-Dame, je vous invite à découvrir cette vidéo qui a été postée le 10 mai 2018 sur youtube.

    Entre les polémiques faites aux riches et la légèreté avec laquelle ces deux jeunes nous entraînent sur les toits de Notre-Dame, on est bien loin de l’émotion qui a fait le tour du monde.

    On est dans la réalité humaine.

     

  • Notre-Dame dévastée, les réactions s’enchaînent et ne se ressemblent pas toutes

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    Après l’émotion que l’on peut qualifier de planétaire, qui a suivi l’incendie de Notre-Dame de Paris, même si elle a, bien sûr connu ses pourfendeurs haineux, voici le temps des aigris.

    On voit, en effet circuler sur les réseaux sociaux, des images de la Cathédrale flanquée du nom des grands groupes français qui ont déjà fait offre de centaines de millions d’euros de dons pour la restaurer.

    Les esprits malins qui conspuent le geste d’autant de grandes fortunes ne livrent que les limites de leur raisonnement.

    Sur la comparaison avec la misère du monde qui mobiliserait moins que les flammes qui ont ravagé Notre-Dame,  je me suis exprimée hier ici-même.

    Que des grands groupes français se mobilisent, que de simples citoyennes et citoyens du monde entier tiennent elles et eux aussi à apporter leur soutien financier à la reconstruction de Notre-Dame les honore.

    A tout mélanger, à tout confondre, c’est la ligne d’horizon terne d’autant de personnes envahies d'aigreur qui se lit. 

     

  • Des siècles de labeur et autant de réactions après leur départ en fumée

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    Au-delà des interrogations qui subsistent en dépit de la version officielle qui privilégie pour l’instant la piste accidentelle du sinistre, on a, bien sûr aussi découvert comment certains se demandaient en quoi l’incendie de Notre-Dame pouvait mobiliser à ce point.

    Il paraît évident qu’un événement, aussi importante soit son ampleur, suscite des réactions qui se démarquent de la plus grande partie de celles qui s’expriment. Aussi peut-on désormais lire l’indécence que représenterait le montant des dons déjà recueillis en faveur de la reconstruction de la Cathédrale.

    Or, à rappeler que des enfants meurent chaque seconde dans le monde, que des guerres coûteuses sont menées, que des sdf terminent leurs jours dans la rue alors que, soudain, les millions jaillissent en faveur d’un monument, on mélange deux plans, le symbolique et le physique.

    Notre-Dame est, certes, un bâtiment.

    Mais tout autant, qu’on le veuille ou non,  est-il chargé d’Histoire et d’histoires personnelles. Et si le retentissement provoqué par son incendie a été tel, c’est que la représentation que chacune et chacun en a est une réalité.

    Qu’on en ait pris conscience seulement depuis le feu qui l’a ravagé se discute.

    Toutefois, que l’on compare l’élan mobilisateur qui entoure sa reconstruction à la soi-disante absence de tout autre élan en faveur des personnes sinistrées que compte la planète est malvenu.

    Car le charisme existe et nombre d’institutions, d’associations ou autres anonymes savent ne pas rester insensibles à la misère qui frappe ici ou là.

    Aussi bien, ne pas confondre les conséquences d’un drame qui touche à un symbole puissant avec une prétendue incurie face à autant de situations humaines serait-il bienvenu.

     

  • NOTRE-DAME

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                                          Notre-Dame, Paris, la France...

                                             En deuil

  • Migrants, une chance diversement perçue...

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    Une chance pour l’économie européenne, a-t-il été énoncé par de nombreux médias. Il suffit de se référer à la liste de ceux qui l’ont estimé pour le constater.

    A découvrir ces liens-ci, toutefois, on y observe quelques variantes.

    Certes, tous les migrants ne sont pas à l’image de celui qui, à peine en France, est présumé avoir vandalisé la basilique Saint-Denis.

    Confondu par son ADN, il a été arrêté.

    On apprend qu’il sera soumis à une expertise psychiatrique alors qu’au tribunal de Bobigny, c’est un dialogue de sourds qui a dominé:

    « Je ne sais pas en quoi je suis concerné par cette affaire » , déclare, au tribunal de Bobigny ce vendredi, le prévenu. Suspecté d’avoir dégradé deux portes, plusieurs vitraux et l’orgue de la basilique de Saint-Denis en mars, cet homme de 41 ans est jugé en comparution immédiate.

    Sujet, certes hautement sensible et polémique, l’accueil des migrants dans nos pays ne peut être réduit à une seule « chance ».

    Sauf à considérer que de tels actes ou d’autres tels des viols commis sur des femmes sont à relativiser. 

     

  • Julian Assange, suites de son arrestation

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    A lire certains commentaires publiés après l’arrestation de Julian Assange, hacker pour les uns, journaliste pour les autres, violeur de secrets d’états aux Etats-Unis sinon de femmes en Suède, défenseur de la liberté d’expression, les suites de son arrestation demeurent plutôt imprévisibles.

    Si l’on se fie aux déclarations faites par le Président de l’Equateurle fondateur de Wikileaks ne devrait pas être extradé vers un « pays dans où il se retrouverait face à la torture ou à la peine de mort ».

    Ce qui n’empêche pas la multiplication de craintes émises ici et là. 

    Au vu de tant d’inconnues qui entourent cette affaire, difficile de se prononcer. Nul doute néanmoins que de très nombreuses personnes doivent s’activer à faire valoir leurs priorités et leurs prérogatives.

    Les luttes sont âpres entre les Etats et leurs services diplomatiques sont là pour les apaiser. Or dans le cas concret, il semble bien que tout se passe à un niveau autre.

    Nombre de paramètres échappent pour être en mesure d’émettre le moindre avis ou pronostic possible.

     

  • Julian Assange

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    Vous l’avez toutes et tous appris, Julian Assange a été arrêté à Londres par la police britannique. 

    Pour commenter l’événement, la Radio Télévision suisse (RTS) a invité l’ancien rapporteur sur les prisons secrètes de la CIA pour le Conseil de l’Europe.

    A noter, par exemple, que TF1 a juste évoqué le cas et même pas en une de son 20 heures.

    Peut-être parce que, comme l'énonce le conseiller juridique de Julian Assange dans une émission de la même RTS, il s’agirait là d’« un grand sentiment de honte pour l'Union européenne dans son ensemble et pour le Royaume-Uni en particulier ».

    Le fait est qu’entendre Dick Marty, ce 11 avril au soir dans le cadre du téléjournal suisse a de quoi interpeller.

    A cet égard, saluons l’invitation qui lui a été faite de s’exprimer!

    Demeure malgré tout la question des chefs d’accusation portés à l’encontre de Julian Assange comme celui de viol, pour ne citer que celui-ci.

    Il est dit « classé », souhaitons-le pour tous, victimes et prévenu! 

     

  • Donbass, 2015-2019

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    Ce message qui illustre le sujet de ce jour, je l’avais publié sur ce blog avec l’accord de la personne qui me l’avait adressé. Nous étions alors le 22 janvier 2015. C’était au lendemain d’une interview qui m’avait été demandée et que j’avais publiée sur mon blog.

    Plus de quatre ans plus tard, autant de souffrances, autant d’incriminations envers les mêmes, autant de méconnaissance des relations profondes et, certes complexes, entre Russes et Ukrainiens.

    Erwan Castel est un volontaire qui a rejoint ceux qui nous sont le plus souvent présentés comme « rebelles » du Donbass. Il tient un blog dans lequel il fait part de ce qu’il vit sur place.

    Ce 10 avril, il a partagé un sujet dans lequel il livre ce que lui inspire cette guerre que j’ai à maintes reprises qualifiée, ici, de fratricide.

    Mais qui a pris le temps de s’interroger sur ce qui lie Ukrainiens et Russes? Qui a tenu compte du nombre de familles au sein desquelles figurent tel conjoint ukrainien ou telle autre russe? Tel oncle, telle tante ou autres parents encore, qui se retrouvent désormais divisés?

    Bien peu sinon aucune de nos élites plus promptes à aller s’afficher sur le Maïdan que de s’interroger sur les dégâts qu’ils étaient en train de préparer à envenimer une situation de laquelle le résultat est désormais le quotidien d’autant de citoyen(ne)s d’un pays déchiré.

    Des dizaines de milliers de morts, des blessés, des exilés et la misère galopante pour nombre d’entre elles et eux.

    Je vous invite à découvrir ce sujet de blog signé Erwan Castel qui vous offrira un autre point de vue que celui qui tourne en boucle sur nos médias de référence sinon de confiance ou de préférence.

     

     

  • Le cinéaste et le PDG

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    Il semble qu’être cinéaste, ukrainien et accusé de terrorisme par les Russes soit plus porteur, en France et pour l’Union Européenne, que d’être PDG, franco-libano-brésilien et mis en examen par les Japonais.

    Mieux encore, être arrêté pour soupçon d’acte terroriste contre la Russie vaut d’être distingué et récompensé.

    Rappelez-vous comment Oleg Sentsov, emprisonné pour avoir projeté de détruire autant de vies humaines que l’aurait permis la charge explosive qu’il est accusé avoir détenue, lui a valu le Prix Sakharov!

    Carlos Ghosn, incarcéré pour abus de confiance aggravé après avoir porté au premier rang mondial de l’industrie automobile, Renault-Nissan-Mitsubishi ne reçoit, en retour et avant tout, que flots d’injures et de haine.

    En quoi diffèrent le sort de ces deux hommes sinon que tous deux clament leur innocence et que le premier est entendu, mieux, honoré alors que le second reste inaudible et pire, voué aux gémonies?

    Aussi éloigné soit-on du milieu socio-économique de Carlos Ghosn, rien n’interdit de réagir au vide sidéral de ses soutiens et aux flots boueux de commentaires drainés par sa condamnation.

    Mais c’est rêver, sans doute, que cesse le deux poids deux mesures quasi institutionnalisé...

  • Carlos Ghosn ou pas

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    Justiciers de tous les pays,

    Unissez-vous,

    Allumez vos bûchers!

    Des volutes de leurs fumées,

    Se dessinera l’avenir auquel vous aspirez.

    Parce que vous savez.

    Quoi, au juste?

    Que tel ou telle est à condamner?

    Que tel ou telle autre non?

    Drapés de vos certitudes,

    Vous suivent vos semblables!

    Le droit est mort,

    Vive le droit!

      

  • Carlos Ghosn

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    Où sont les défenseurs des droits humains?

    A lire les commentaires aussi fielleux que haineux d’intervenant(e)s de réseaux sociaux, inutile de dire que l’être humain se conçoit riche ou pauvre.

    Carlos Ghosn est des premiers, nul ne l’ignore.

    Et, pour autant de commentatrices et de commentateurs avisé(e)s, cela justifie le sort qui lui est infligé.

    Personnellement et aussi loin que je me trouve du milieu social qu’incarne l'industriel, je ne le souhaiterais à personne, ce sort.

    Se réjouir de voir un homme à terre grandit qui? 

    Que Carlos Ghosn ait agi de manière douteuse ou frauduleuse, il appartient à la justice de le prouver.

    Jusque là, rien n’oblige à le traiter de manière aussi hostile sinon une volonté bien précise. Laquelle, bien des réponses ou esquisses de réponse sont avancées.

    Il n’en demeure pas moins que faute d’éléments probants, Carlos Ghosn ne mérite en rien les conditions dans lesquelles il est désormais à nouveau détenu.

    Son avocat dénonce. 

    La France, patrie des droits humains et de son client l’entendra-t-elle?

     

  • Merci de vos réponses

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    Toutes et tous autant que nous sommes à nous exprimer qui, par un statut, une posture, qui par un écrit, un discours, une action ou une cause, quelles chances sont les nôtres d’influencer les pouvoirs qui nous gouvernent?

    Souvent, la question, je me la pose et aujourd’hui, je vous la soumets.

    Vaste, elle l’est sans l’ombre d’un doute et y répondre exigerait presque qu’on y consacre une étude. Cependant la quête solitaire a ses limites. Même ensuite soumise à des pairs, elle reste le fruit d’une réflexion menée à l’écart d’un monde qui se transforme presque sous nos yeux.

    En cause, entre autre, la vitesse par laquelle nous parviennent les informations d’un bout à l’autre du globe. Même triées par des agences, elles se confrontent à celles que rien n’élabore sinon l’instant qui les capte. Et de plus en plus, celles-ci sont diffusées.

    En effet, souvent au gré d’émissions de télévision, des vidéos ou des images prises par des anonymes sont partagées du seul fait qu’elle rendent compte de ce qui s’est passé sur des lieux où n’ont pu être présents des journalistes professionnels.

    Tel est le contexte que nous vivons, qui fait de n’importe qui un témoin, un « acteur » comme on dit.

    Sauf que... sauf que les anonymes ne se valent pas tous, tant le filtre de ce qui doit ou peut être énoncé et montré ne paraît pas près d’être oublié. Autrement dit, si n’importe quel quidam, de nos jours, s’improvise reporter, la considération qui lui est apportée diverge. 

    Et cela seul indique combien, sous des apparences de liberté et d’égalité entre citoyen(ne)s demeurent des préférences.

    Car au nom de l’ouverture à toutes et à tous, nos sociétés si démocratiques savent en réalité fort bien sélectionner. Tous les jours, on l’observe. Tous les jours, on s’élève contre ce fait. Pour quel résultat, telle est la question que je ne cesse de me poser et que je vous soumets.

  • La foi des temps modernes

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    Souvent, à la faveur de rencontres avec des personnes connues ou moins sinon peu ou pas du tout, la discussion s’engage sur différents sujets d’ordre général, social ou politique. Et il arrive que la Russie y figure.

    Dans la plus grande majorité des cas, j’observe à quel point agit l’information que mes interlocutrices ou interlocuteurs glanent au gré de leurs sources médiatiques favorites.

    Aussitôt investi(e)s de certitudes, les voici qui affirment sans le moindre recul, acquis(es) à ce qu’elles ou ils ont entendu, vu ou lu.

    Pourtant, le dialogue permet, au contraire, de sans cesse ajuster ses vues sur un sujet, tenant compte de celles qui viennent les nuancer sinon s’y opposer mais non, pour nombre de personnes, la foi en leurs médias de référence tient lieu d’acquis incontesté et incontestable.

    Aussi, par exemple et lorsque la Russie vient à être évoquée, ai-je plaisir à écouter ce que soutiennent mes contradicteurs pour autant qu’ils aient de quoi mettre en avant le bon sens et la raison de leur prise de position.

    Mais quand il s’agit d’avoir à subir, mots pour mots, ce que distillent autant de médias mainstream qui se contentent, le plus souvent, de reprendre chacun à leur manière les communiqués d’agences de presse, force est de constater que l’esprit critique fait complètement défaut à ces croyants invétérés. 

    Tout échange devient alors vite illusoire tandis qu’ils alignent un cliché après l’autre sans, bien sûr, s’être jamais donnés la peine de se rendre sur place pour au moins émettre leur propre opinion sur un pays dont ils ignorent la réalité mais duquel ils se satisfont du reflet qui en est donné par leurs médias préférés.

    De fait, avec ce genre de personnes, tenter la nuance est perdu d’avance.

    Dans le meilleur des cas, on reçoit en retour un sourire de condescendance, en dépit du fait qu’on souhaite partager avec elles les observations faites sur place, dans le pire, on a face à soi le débit en copié-collé de ce qui s’énonce urbi et orbi d'un Président qui opprime ce « pauvre peuple » qui n’a d’autre choix que de le subir.

    Pareils échanges qui n’en portent que le nom, sont révélateurs de l’absence de tout esprit critique sinon de simple confort voire de paresse intellectuelle. On croit parce que tel ou tel grand titre de presse ou autre chaîne de télévision ou de radio l’a énoncéOn croit et ça suffit pour affirmer et prétendre qu’on sait.

    Ca valait bien la peine de s'élever contre l’obscurantisme religieux pour lui substituer pareille ferveur à servir la messe médiatique...

     

     

  • Nos démocraties...

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    Différentes initiatives ou décisions prises par des proches m’interpellent, que je souhaite partager ici avec vous.

    Par exemple, cet ami, Maire d’une commune de France qui lutte pour préserver les artisans boulangers du lieu, que menace l’implantation d’une boulangerie industrielle. Son combat, courageux, est soutenu par des groupes commerciaux et économiques de la région.

    Par exemple, cet autre ami qui participe au lancement d’un collectif qui vise à redonner confiance en l’action politique. Recréer des vocations en dehors des grands partis politiques, tel est l’enjeu poursuivi.

    Voici là de quoi se réjouir alors que dans le même temps, à lire ce communiqué d’un autre ami encore, on aurait de quoi s’inquiéter de l’avenir de nos démocraties.

    Ces trois personnes citées, je les ai connues par le biais de différentes activités. 

    De toutes, je salue l’engagement, tant il est vrai qu’il doit faire face à un système de pensée qui dispose de puissants moyens pour s’imposer tandis qu’il n’a de cesse de prôner la liberté d’expression.

    Bravo à vous, les amis et puisse votre combat rendre leurs lettres de noblesse à nos démocraties avant qu’elles ne soient plus que l’ombre d’elles-mêmes.

     

  • Cette Russie qui fait tant parler d’elle...

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    Rien de tel, pour se faire une idée de la variation des perceptions d’une politique que de comparer des approches qui en rendent compte.

    Je vous propose de lire trois articles qui vous donneront une idée de la manière avec laquelle est perçue la Russie.

    Pourquoi elle?

    Parce qu’elle constitue une bonne part des sujets que j’ai partagés sur ce blog, vous le savez. Et tout autant avez-vous compris le souci qui m’anime et qui paraît stimuler tant de celles et de ceux qui y voient la main du Kremlin! 

    Qu’à cela ne tienne, voici donc de quoi vous faire une idée de ce que la Russie dite de Poutine inspire comme approches.

    Il est important de les présenter ensemble pour d’autant réaliser ce qu’il en est de sensibilités même accompagnées d’analyses ou autres preuves à l’appui comme le clame, entre autre, l’ancien Président géorgien dans cet article de Slate.

    Voici donc ce qu’écrit Roland Lombardi des rapports entre la Russie et le monde arabo-musulman et ci-après, ce sujet de blog du Monde diplomatique intitulé « Russiagate », la débâcle.

     

  • Puisse l’entente entre Russie et Ukraine ne pas relever du rêve, c’est tout ce que l’on souhaite à ces deux pays

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    Après la énième attaque reçue en provenance de personnes qui, à l’évidence, démontrent leur besoin de nuire plutôt que de lire, je constate qu'écrire sur l’Ukraine dans un sens plus nuancé que celui qui n’a de cesse de rendre sa grande voisine russe responsable de tous ses maux, vaut en retour, mépris dans le meilleur des cas, haine dans le pire.

    Des plus de trois cents sujets de blog que j’ai consacrés à la guerre qui a ravagé le sud-est de l'Ukraine et nui à l’ensemble du pays par le fait d’une guerre qui le déchire, certains esprits se sont ingéniés à déconsidérer une approche qui refusait de diaboliser la Russie.

    Or, plutôt que d’entrer dans le débat, non, on attaque la personne.

    Dans des pays qui se réclament de valeurs démocratiques, de libertés d’expression, pratiquer une méthode si vite qualifiée de « fasciste » lorsqu’elle vise des positions qui doivent s’imposer, est aussi piquant que symptomatique.

    Pour que nos démocraties n’en soient pas que le seul prête-nom, s’élever contre autant de comportements malhonnêtes peut paraître vain. Pourtant, ne pas y réagir, c’est les laisser se répandre en toute impunité.

    Le rappeler équivaut, au moins, à ne pas se rendre complice de pareilles attitudes.

     

  • L’Ukraine et la démocratie

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    Vous avez peut-être suivi les résultats du premier tour de l’élection présidentielle ukrainienne. Et à cet égard, lu, vu ou entendu ce qui en a été énoncé par nos médias. 

    En gros, on apprend qu’un acteur de séries télévisées qui a joué le rôle d’un historien devenu président pourrait bel et bien le devenir en réalité. On nous dit aussi qu’il serait « la marionnette » de l’oligarque dont il a été question ici à diverses reprises.

    L’oligarque en question, outre le fait qu’il a eu quelques démêlés musclés avec le président Poroshenko sortant, a aussi financé le bataillon Azov, appelé « bataillon de la mort ». 

    Mais qu’à cela ne tienne, la RTS avec le concours de l’AFP, nous rappelle que juste avant le premier tour de l’élection, un soldat de l’armée  ukrainienne aurait perdu la vie. Et que, de leur côté, les autorités séparatistes n’auraient rapporté aucune perte.

    Le fait est que la situation du pays est dramatique alors que tant de personnalités du monde occidental s’était mobilisées sur le Maïdan en 2013 pour promouvoir démocratie et vie meilleure.

    Plus de 13’000 morts plus tard, que nos médias n’hésitent pas à rappeler pour y ajouter leur incontournable « annexion » de la Crimée, le résultat se connaît.

    A avoir bafoué l’Histoire, à avoir piétiné la culture pour imposer on ne sait trop quelles valeurs si merveilleuses que l’Ukraine a sombré dans une misère jamais connue depuis 1991, l’Occident et ses élites portent une lourde responsabilité.

     

  • La Terre

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    Ce proverbe indien navajo circulait, un temps, sur un réseau social, Facebook pour ne pas le nommer. 

    Depuis que l’homme s’est érigé centre du monde, inutile de lui rappeler qu’il n’en est qu’un micro élément.

    Après tout, c’est vrai, il ne s’agit là que d’une manière de voir et à chacun la sienne. 

    Sauf qu’il y a une humilité à ces paroles. 

    Mais ainsi va la vie qu’elle excite toute une panoplie de pulsions, des plus nobles aux plus viles. Et que ce genre de rappel peut passer à côté d’autant de passions en tous genres.

    Pour des siècles encore ou pour un avenir brandi en forme de menace, allez savoir!

    Le fait est que la négligence avec laquelle on traite notre planète pèse lourd face aux réactions qui tentent de s’y opposer. 

     

  • Algérie, entre complexité et incertitude

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                                                                                           capture d’écran AFD

    Comme vous l’aurez constaté, nombreux sont les compte-rendus de ce qui se passe en Algérie.

    Démêler le vrai du faux, le vraisemblable du falsifié, relève de ce qui s’apparenterait presque à un exploit.

    Aussi, ne sera-t-il pas question, ici, de relayer de « vérités » quelconques mais de proposer deux points de vue.

    L’un émane de Roland Lombardi auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’Algérie, l’autre, d’Yves Morel. historien de l’enseignement en France.

    Il apparaît, à la lecture de ces deux articles, le premier publié par Atlantico, le second par Politique Magazine, combien la situation reste aussi incertaine que complexe.

    En ce sens. les Pythies ou autres Cassandre n’ont qu’à bien se tenir.

     

     

  • Non, ceci n’est pas une fake news: Tripadvisor vous propose une expérience de guerre dans le Donbass...

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                                                                                          capture d’écran Tripadvisor

    Vu le contexte de fake news, j’ai voulu vérifier celle que j’ai trouvée relayée sur Twitter et dont vous avez la copie d’écran pour illustrer ce sujet.

    Or force est de constater qu’il s’agit bel et bien d’une véritable information.

    Enfin, information au sens où chacun l’entendra, bien sûr, la propagande étant réservée à qui on sait, à « la Russie de Poutine » pour être clair. Cette annonce figure donc sur le site de Tripadvisor, je vous laisse apprécier le degré de compassion envers les civils.

    Quand on sait le nombre de morts, de blessés et d'exilés que compte déjà cette guerre imputée, comme il se doit à l’agression du voisin russe, alors qu’on a bien vu comment l’Occident s’était arrangé pour chasser le président élu Viktor Ianoukovitch du pouvoir et le remplacer par un Petro Poroshenko  grand démocrate parmi les démocrates, on mesure d’autant la qualité de cette annonce.

    Bien sûr, le cynisme n’épargne personne. Mais s’y habituer? S’y résigner? Et laisser faire autant de charognards, c’est oublier le sens de la vie, c’est négliger toute dimension à la souffrance, au deuil, à la destruction programmée par pur intérêt de groupuscules sans foi ni loi.

    Alors, au  moment où est rendu le rapport du Procureur Mueller qui nous apprend que la Russie n’a pas participé ni de près ni de loin à l’élection de Donald Trump, voici de quoi, peut-être enfin, réveiller quelques consciences occidentales si promptes à jeter leur dévolu sur « la Russie de Poutine ».

     

  • Une approche de la nausée

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                                                                                 capture d’écran Ras le blog de la bêtise ambiante!

     

    Pour vous détendre un peu, je vous propose comme lecture ce sujet de blog qu’au hasard d’internet, je viens de découvrir.

    Vous y prendrez connaissance de la prose d’un de mes commentateurs. De longue date, ses interventions sur mon blog sont connues de qui le lit.

    Son propre blog, par contre, l’est peut-être moins, raison pour laquelle je vous invite à y jeter un oeil.

    Vous y trouverez son approche de la nausée. Autant le dire d’emblée, on est assez loin de celle de Sartre. N’est pas philosophe qui veut.

    Quoi qu’il en soit, remercions celui qui, sur son propre blog aussi, se présente comme « Déblogueur ».

    Par sa contribution, en effet, l’Histoire retrouve toute sa dimension. Pour le reste, souhaitons-lui un bon rétablissement! 

  • Harcèlement sexuel ou harcèlement médiatique?

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    Dans toutes ces affaires qui révèlent les pratiques sexuelles des un(e)s et des autres, difficile de ne pas songer à la manière avec laquelle la personne vit son intimité faire les unes de médias.

    On apprend, par exemple, que le Maire du Havre envoyait des photos de lui nu à des femmes.

    L’une d’elle a estimé bon d’envoyer un courrier anonyme accompagné d’une de ces photos à des élus, elle s’est retrouvée face à la justice.

    Imaginez-vous à la place des protagonistes. Est-ce vraiment confortable de se voir ainsi médiatisé?

    Si, longtemps et encore maintenant, la femme a dû le plus souvent garder le silence face à ce qu’elle subissait d’hommes, s’en ouvrir désormais va-t-il vraiment lui profiter, la question vaut d’être posée.

    Autant de ces comportements qui relèvent de pulsions plus ou moins bien -ou mal- maîtrisées semblent désormais condamner tout homme qui en est affecté. 

    Or, pareilles affaires ne sont pas nouvelles. Ce qui change, par contre, c’est l’importance que les médias leur accordent. 

    Il est beaucoup question de « populisme » dans les actualités que nous délivrent nos journaux et autres magazines en tous genres.

    Mais qu’en est-il de ces rapportages qui confondent telle ou telle personnalité publique?

    Que le Maire du Havre ait eu un comportement douteux est une chose, que la France entière et au-delà en soit informée, une autre.

  • La France à l’épreuve de sa démocratie

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                                                                                   capture d’écran: Europe1

    De libertés, il en est souvent sinon beaucoup question ici et là.

    On les brandit, on les défend, on les bafoue, on les sanctionne, on les réprime, tout le monde le sait, tout le monde s’en plaint, tout le monde se mobilise pour qu’elles soient respectées.

    Or qu’en est-il, en réalité?

    Si nos démocraties se prévalent de leur existence, au contraire d’autres régimes politiques, la question du sens à donner au terme de liberté serait vraiment à poser.

    Car on le voit, en France en ce moment, comment la liberté s’exerce. On brûle, on saccage, on blesse, tantôt avec l’aval de lois, tantôt sans.

    L’opinion dite publique a beau s’exprimer, s’indigner, la liberté d’enflammer une Eglise, St-Sulpice par exemple, la liberté d’enflammer un restaurant, le Fouquet’s, par exemple, la liberté d’enflammer un immeuble, une banque, cette liberté incendiaire s’exerce.

    Tout comme celle d’éborgner des civils désarmés. Tout comme celle de pousser au suicide des policiers, des agriculteurs et tant d’autres pour lesquels l’avenir s’est profilé insurmontable.

    Le temps consacré à en débattre sera-t-il en mesure de faire face à la volonté d’en découdre, de nombreuses personnalités s’interrogent à cet égard.

    La France, à l’épreuve de sa démocratie, survit mais heurtée, blessée et de plus en plus, désabusée.

     

  • Bonne lecture!

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                                                                                            capture d’écran Slate.fr

    Bien, alors pour l’équilibre des informations et autres compte-rendus, voici ce que Slate rapporte des audiences qui se sont tenues au TGI de Paris les 14 et 15 mars derniers.

    C’est toujours intéressant de relever la manière avec laquelle on use de la langue.

    Toutes et tous, nous opérons des choix linguistiques, la question n’est pas là mais justement, d’observer comment, selon le parti pris, certaines formulations sont privilégiées.

    En l’occurrence, si vous comparez les intitulés et les compte-rendus des quatre médias qui ont été cités ici, à savoir Le Monde, Libération, Sputnik et Slate ci-dessus, vous aurez de quoi évaluer comment est rapporté un événement. 

    Cela dit, je ne perds pas de vue le reste de l’actualité chargée et vous remercie d’avoir suivi cette affaire dont le délibéré sera rendu le 31 mai prochain.

     

  • Propagande, la belle affaire!

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    Organe de propagande, Sputnik, vous le savez, on vous l’a assez martelé pour que vous vous le mettiez en tête!

    Eh bien voici le compte rendu qu’il livre du procès qui a opposé une universitaire et son éditrice à six plaignants qui l’ont poursuivie pour diffamation.

    Comme j’étais de la partie -civile- je peux d’autant évaluer la validité et la fiabilité de l’article publié par cet « organe de propagande »  d’un pays présidé par un homme au sujet duquel la radio de mon pays s’interroge et interroge, Poutine est-il un dictateur? 

    A un organe qualifié de chaîne publique d’information, on peut faire confiance. Tout autant peut-on accorder tout crédit à nos universités, bien sûr.

    Outre Madame Vaissié qui s’en réclame et qui a publié cet ouvrage qui se prétend être une « enquête fouillée », l’Université de Genève a honoré Svetlana Alexievitch.

    Le titre de Docteur honoris causa duquel elle a été gratifiée a pourtant interpellé.

    D’aucuns, en effet, se sont interrogés sur les liens que sa bénéficiaire aurait eus avec l’institution académique genevoise pour être ainsi titularisée.

    Qu’à cela ne tienne, c’est le courage de Svetlana Alexievitch qui a été salué

    Lorsque j’ai été appelée à la barre pour m’exprimer, le 15 mars dernier, j’ai évoqué le passé soviétique de Madame Alexievitch.

    On aime tant à rappeler celui de kagébiste du président russe, dans la foulée, autant relever l’admiration que vouait la Nobel de littérature à Félix Dzerzhinski!

    Mais qui a lu cet article de 1977 qu’a commis Svetlana Alexievitch pour signifier toute l’admiration qu’elle portait au fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB devenu FSB?

    Lors du procès qui s’est tenu ces 14 et 15 mars derniers au Tribunal de Grande Instance de Paris, il a été dit de la France, qu’elle était « la plus grande démocratie du monde ».

    On lui souhaite de tout coeur de le rester.

     

  • Un Parlement, des textes et autres considérations

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                                                                     capture d’écran europa.europarl.eu

    En commentaire déposé sous le précédent sujet de ce blog, un intervenant que je remercie -Daniel pour ne pas le nommer- nous a indiqué un lien qui renvoie à la « Résolution du Parlement européen du 12 mars 2019 ». 

    Je vous invite et vous recommande de prendre connaissance de ce texte. Chacune et chacun en pensera bien sûr ce qu’il veut, le fait est là.

    S’agissant du cinéaste Oleg Sentsov, cité dans cette Résolution du Parlement européen du 12 mars dernier, je publiais sur ce blog un propos que je destinais à l’attention de la Conférence des Présidents du Parlement européen.

    J’y rappelais les critères d’attribution du prestigieux Prix Sakharov qui a été décerné à ce cinéaste.

    Et je poursuivais en soulignant que c’était sa propre « liberté d’esprit » que ladite Conférence des Présidents du Parlement européen récompensait, à savoir celle d’avoir consacré une rumeur plutôt qu’une autre.

    Enfin, je concluais en ces termes, Puisse la mémoire d’Andreï Sakharov ne pas avoir à en souffrir, on le lui souhaite.

    Faire allégeance, à une rumeur honore qui? 

  • Complicité des uns, complicités des autres

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                                                                                    capture d’écran franceinfo

     

    A propos des actes de violence commis hier à Paris, le Premier Ministre français estime que ceux qui les « excusent » ou qui les « encouragent » s’en rendent « complices ». 

    Il est toujours intéressant de constater comment les agressions commises par les uns ne seraient pas semblables à celles commises par les autres.

    Et de fait, comment la complicité des uns ne serait pas celles des autres.

    Avant-hier, je me suis entendue signifier par la défense des prévenues dans le cadre du procès qui m’a opposée à Cécile Vaissié et à son éditrice, que je « fréquentais »  des « mercenaires ».

    Oui, tout simplement parce qu’on a constaté que, sur Facebook, je « taguais » le nom d’un volontaire  dans le Donbass.

    Je tague, donc je fréquente.

    Il va de soi que celui qui ne s’est jamais caché financer le bataillon Azov, n’est pas un « mercenaire ». Mieux ou pire, à choix, il n’a pas été précisé par la partie adverse que lui, je ne le « fréquentais » pas. 

    Et pourtant, il a été, l’est-il encore, on ne peut pas le savoir, il a en tous les cas été résident genevois au bénéfice d’un forfait fiscal.

    La « femme au foyer » que Madame Vaissié me déclare être dans son « enquête fouillée » qui est « installée au bord du Lac Léman » comme elle l’a dit à la barre, n’aurait pourtant pas eu des centaines de kilomètres à parcourir pour le « fréquenter ».

    Non seulement je ne me suis jamais rendue dans le Donbass mais je suis marraine d’une association caritative en faveur des enfants de cette région du sud-est de l’Ukraine.

    Alors oui, pour la complicité d’actes de violence mais pas selon des sélections obligées. 

     

  • Une enquête fouillée, selon cette universitaire

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    Après quelques 17 heures ou plus d’audiences au Tribunal de Grande Instance de Paris, on découvre les premiers compte-rendus.

    Libération reconnaît que certains universitaires  se sont montrés réservés par rapport à une démarche qui, à maintes reprises, a été soulignée comme fouillée, voire scientifique...

    Que l’université reste une référence serait tout à son honneur. En l’occurrence, avec ce qui a été énoncé à la barre ces 14 et 15 mars derniers par une Professeure reconnue, on s’interroge.

    A part cela, quand un homme dit d’une femme qu’elle a obtenu son statut contre certains avantages, il y a fort à parier qu’on entendrait les féministes parler de machisme, de sexisme!

    Mais quand une universitaire qui ne manque pas une occasion de rappeler qu’elle l’est, se prête à ce genre de propos? Serait-elle sexiste, non! Machiste, pas davantage! 

    Alors?

    Nombre de femmes se plaignent d’être dénigrées dans certains milieux qu’elles estiment patriarcaux.

    Elles y évoquent l’infériorisation liée au genre.

    Mais quand il s’agit d’une femme qui parle d’autres femmes, au nom d’une enquête fouillée aux nombreuses « notes de bas de page »?