Avaries - Page 2

  • De la cruauté, de l’Histoire et des genres...

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    Nombre de Français(es) et de Suisses ont en mémoire le massacre des Gardes Suisses du Roi du 10 août 1792. 

    Ce jour-là, Danton veut en découdre avec Louis XVI.

    Il envahit les Tuileries où réside le roi et sa famille.Un premier assaut est maîtrisé par les Gardes Suisses auxquels Louis XVI ordonne de cesser le feu et de regagner leur caserne.

    C’est alors qu’en cours de route, des centaines d’entre eux sont massacrés et mutilés.

    De ce carnage et selon cet article de Swissinfo, Bonaparte notera que: «des femmes bien mises se portent aux dernières indécences sur les cadavres des Suisses».

    Voici qui, à l’évidence, n’est pas à l’honneur de la gente féminine. Mais qui prétend qu’elle serait plus douce qu’une autre?

    Associer violence et cruauté à telle ou telle partie de l’humanité est souvent peu conforme à certaines réalités difficiles à admettre. 

  • La recherche et la vie

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    Voici présenté un procédé médical duquel on ne sait s'il vise à soulager la femme ou s’il est destiné à réaliser des économies sinon à promouvoir et à rentabiliser une nouvelle technique.

    Tout commence par le titre accrocheur: «une opération pourrait retarder la ménopause de vingt ans », alors qu’il s’agit, en réalité, de retarder les symptômes de la ménopause et non la ménopause elle-même.

    Puis vient la description des avantages, le procédé profiterait « à des milliers de femmes qui souffrent de graves problèmes de santé, tels que des problèmes cardiaques et une ostéoporose affaiblissant les os ».

    Tout autant, serait-il susceptible, ce même procédé opératoire, d’« améliorer la vie de millions d'autres femmes en retardant l'apparition des symptômes les plus courants de la ménopause.» 

    Et en conclusion, on apprend les « économie substantielles » qui seraient réalisées en termes de frais de traitement liés aux conséquences de la ménopause et le changement de « donne pour le traitement de la fertilité ».

    En effet, l’opération consistant à préserver les tissus ovariens et à les stocker, les femmes auraient ainsi «potentiellement accès à des milliers d'ovules si elles décidaient plus tard d'avoir des enfants. » 

    A lire cet article où le bien-être de la femme paraît privilégié, c’est tout autant aux coûts de sa santé sinon à la promotion de nouvelles technologies que sa lecture sensibilise.

    Tout est une question de perception de la vie et de sa valeur...

  • Plus belle l’humanité, on meurt!

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    Décharges sauvages, ville jonchée de déchets, planète engorgée de plastique, plus belle l’humanité, on meurt!

    Et c’est bel et bien ce qui est arrivé au Maire d’une commune française. Les faits se sont déroulés ce 5 août dernier à Signes, dans le Var, vous en avez peut-être eu connaissance.

    Le Maire de la commune surprend des hommes en train de décharger des gravats de manière illégale sur un site naturel, il leur demande de reprendre le tout, ce qui a été fait.

    Mais lorsque le Maire leur a dit d’attendre la police municipale, le conducteur de la camionnette a effectué une manoeuvre en marche arrière et a roulé sur l’élu qui se trouvait à l’arrière du véhicule.

    Mourir en plein exercice de ses fonctions peut toujours être relevé pour dire toute l’estime portée à ce Maire. Il n’en demeure pas moins tombé sous le coup de la lâche négligence humaine.

  • Quand se lèvent les boucliers ...

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    Evoquer une politique de défense des droits humains à géométrie singulière tandis qu’un clitoris géant est convoqué pour célébrer la Fête nationale suisse à Genève qui, en même temps accueille autant de touristes de pays qui les bafouent, ces mêmes droits, voici que se lèvent des boucliers...

    Deux commentateurs du précédent sujet de ce blog tiennent, en effet, à exposer l’étendue de leurs connaissances, l’un, en ne sachant pas lire et en prenant des touristes pour des migrants, l'autre, pour parler de Moscou et du Kremlin.

    Serait-ce pour voler au secours de choix politique d'une Maire qui manifestait en son temps contre la « Russie homophobe »? On se réjouirait de la voir brandir une pancarte pour dénoncer avec autant d'ardeur les mutilations sexuelles.

    Il semble bien que pour ce qui concerne certains pays, on préfère la réserve. Que celle-ci cache opportunisme ou intérêt ou les deux, aux concerné(e)s de s’interroger. 

     

  • Genève à l’ombre de son château gonflable et de ses droits humains

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    Un article de la Tribune de Genève évoque la réaction d’un habitant, surpris par le clitoris géant érigé tel un « château gonflable » et invité d’honneur des célébrations de la Fête nationale suisse .

    La Maire de la ville, apprend-on, soucieuse des questions de genre aurait tenu à mettre en valeur cette partie de l’anatomie féminine.

    Soit.

    Et que pense-t-elle de l’accueil réservé par cette même ville à autant de touristes issus de pays qui ont une autre conception de cette partie de l'anatomie féminine montée en « château gonflable »?

    Que l’argent n’ait pas d’odeur, le proverbe nous l’a enseigné. Que cela se démontre dans cette Genève des droits humains n’est plus à prouver.

    Pour rappel, ce sujet publié ici même et pas plus tard qu’hier évoque comment un grand pays occidental a réagi face à l’excision du clitoris et au crime d’honneur.

    A méditer sous la voûte du « château gonflable »...

  • A propos de mutilations sexuelles

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    Une personne qui suit ce blog m’a transmis cet article que je vous soumets. Publié sur le site du Journal de Montréal, son intitulé à lui seul interpelle, L’excision du clitoris n’est pas barbare.

    Signé Richard Martineau, chroniqueur controversé, le propos vise le regard porté sur des pratiques qui, de criminelles qu’elles étaient conçues ne le sont plus.

    Car l’article pointe un passage relatif à l’excision du clitoris qui aurait été supprimé du Guide destiné aux nouveaux arrivants.

    Que l’excision du clitoris soit qualifiée de criminelle relève d’appréciations d’ordre juridique. Le fait est qu’elle reste une mutilation aux conséquences aussi graves que douloureuses.

    De là à ce qu’un jour cet acte soit interdit, bien des combats devront être menés et aboutiront-ils, rien ne paraît moins sûr tant les raisons avancées au nom du respect multiculturel prévalent.

    Au point d’en arriver, parfois, à d’étranges contradictions entre luttes pour les droits des femmes et respect de qui les piétinent.

  • LGBTIQ+, rebelotte...

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    Après la mise en une de la querelle entre LGBTIQ+, c’est non seulement à un éditorial que nous avons droit mais encore à une pleine page du journal paru ce 2 août, comme le montre la photo qui illustre le sujet.

    Voici donc la journaliste de la Tribune de Genève nous expliquer ce qu’est une radicalisation au regard de ce qu’est le sens du débat, des fois que nous confondrions la première avec le second.

    Et de nous avertir ainsi, en début de son éditorial intitulé « Transgenres: la guerre des méthodes »:

    Capture d’écran 2019-08-03 à 14.16.20.png

    pour conclure ainsi son propos:

    Capture d’écran 2019-08-03 à 14.16.35.png

    Merci de pareils éclairages destinés à nous sensibiliser à quoi, au juste?

  • A Greta Thunberg dans la mêlée

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    Chère Greta Thunberg,

    Votre engagement, vous ne l’ignorez plus, est passé au crible, que dis-je, au peigne fin.

    Pour autant d’esprits savants, il serait financé par un tel, instrumentalisé par un autre ou le même, profiterait à vos parents, mais tout autant à je ne sais quelle puissance occulte et heureusement révélée par ces vaillants éclaireurs.

    Vous seriez en mains manipulatrices et entraîneriez à votre suite autant de pauvres hères à votre image devenus marionnettes, votre aura serait virale ou empoisonnée, rien n’a dû vous échapper de ce qui a été énoncé de votre action.

    Quelles que soient ces réactions, quelles que soient les convictions sinon les certitudes qui les commandent, vous maintenez le cap.

    Après tout, ces experts ou spécialistes en tous genres et autres vidéastes du net qui vous jugent, qu’ont-ils de plus ou de mieux que vous? Leur expérience? La qualité de leurs propos? La valeur de leurs idées?

    Pour qui ne l’aurait pas lue, voici la réponse à Michel Onfray, d’Alice Afanasenko, docteure en littérature, enseignante et chercheuse autiste, membre de l’Association Francophone de Femmes Autistes.

    Il y est question, entre autre, d’humilité. En la matière, force est de constater que nombre de celles et de ceux qui se sont exprimé(e)s sur vous en manquent cruellement. 

    Bien à vous,

                               Hélène Richard-Favre

            

  • Le poète, Venise et ses monstres

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    « Que c’est triste Venise » , chantait Charles Aznavour, « quand on ne s’aime plus ». Et que c’est triste Venise, quand on ne l’aime plus ... ou trop. Ou tant qu’à vouloir la sauver du vieillissement de sa population on lui injecte des flots de touristes déversés par autant de monstres navigants.

    En dépit de toutes les protestations, en dépit de toutes les recommandations de l’UNESCO auprès de laquelle Venise est classée patrimoine de l’humanité, au mépris de l’Histoire de la ville, ces embarcations appelées bateaux de croisière ne cessent de la rendre accessible à des dizaines de milliers de visiteurs.

    Cet article de la Radio Télévision Suisse (RTS) explique la situation en parlant de « casse-tête ». 

    A quand une intervention dans le cadre du Forum économique de Davos ou dans un parlement quelconque de pays étrangers à l’Italie pour sensibiliser les ressortissant(e)s de partout dans le monde qui se réjouissent d’aller saccager la lagune pour avoir vu Venise?

    Et quelle polémique à plus soif aurait suscité pareil état de fait? Quelle mobilisation? Merci, si vous avez connaissance de références à cet égard, de les signaler et alors, la tristesse du poète, la tristesse de qui aime nature, culture et patrimoine en tous genres trouverait à s’apaiser.

    En attendant, écoutons le grand Charles...

  • De Greta Thunberg à Alexey Navalny, elle court, elle court, l’info...

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    Tandis que la polémique autour de la jeune Greta Thunberg emporte les uns et les autres loin du sujet réel qu’est le changement climatique, voici un nouvel événement destiné à alimenter la chronique médiatique.

    Moscou, vous l’aurez sans doute vu, lu ou entendu a connu une importante manifestation et autant d’arrestations estimées aussi illégitimes que l’a été le rassemblement convoqué par Alexey Navalny.

    Pourquoi évoquer ces deux cas?

    Parce que tous deux souffrent de récupération en tous genres comme cela arrive très souvent pour une actualité qui enfle et occupe l’espace médiatique laissant loin derrière elle les véritables enjeux à traiter.

    Pour ce qui est de l’adolescente suédoise, se polariser sur ce qu’elle suscite de réactions parmi ses soutiens et ses détracteurs fait passer à la trappe les questions importantes que posent les changements climatiques. 

    Par exemple et pour ne citer qu’elle, l’empreinte carbone laissée par les échanges de sms, mails ou messages transmis par Whatsapp ou autres applications dites « gratuites », qui s’en soucie vraiment?

    S’agissant, maintenant, de Moscou et de sa récente manifestation, en voici une approche qui vous offrira un éclairage un peu plus subtil que le coup de projecteur qui lui est donné par tant de nos médias.

     

     

  • Greta, les jeunes et la vie politique française

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    On peut toujours critiquer du haut de son savoir qui se veut tel, l’invitation faite à Greta Thunberg de s’exprimer dans le cadre de l’Assemblée Nationale en France.

    Il n’en demeure pas moins intéressant, pour qui le souhaiterait, de visionner le débat qui s’est tenu ce 23 juillet dernier à Paris en sa présence.

    A ses côtés se tenaient trois jeunes Français et la paléo-climatologue Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du groupe no 1 du GIEC. Le débat a été mis en ligne par LCP, la chaîne parlementaire française.

    Bien sûr que le même jour, les députés français acceptaient le CETA. Bien sûr que les jeunes veulent souvent changer le monde. Bien sûr que l’avenir peut toujours paraître sombre aux uns et abordé sans conscience par d'autres.

    Tout cela, on le sait depuis que l’humanité existe donc rien là de très nouveau à relever. Dans ce cas, que nous apporte cette séquence de la vie parlementaire française?

    Certainement l’intelligence des questions posées et le respect affiché sans ostentation ni affectation excessive aux jeunes invités par les députés de tous bords politiques.

    Les échanges entre les parlementaires et les adolescents ont eu quelque chose de plutôt inédit et dans ce sens, l’événement peut être considéré comme positif.

     

  • Sordide.

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    Un homme de 81 ans, d’origine suisse, est retrouvé décapité sur territoire français à quelques mètres de la douane de Ferney-Voltaire. Sordide fait divers rapporté par le Dauphiné et la Tribune de Genève.

    Son cadavre a été découvert il y a deux jours alors que l’octogénaire helvète avait disparu depuis début juin. L'employé municipal à qui l’on doit cette macabre trouvaille, raconte et signale qu’il n’a «  d'abord aperçu que la cuisse alors j'ai pensé à un chevreuil. Puis j'ai vu le tronc et la tête, à environ 50 centimètres. Le corps était déjà très décomposé et de la tête ne restait que la boîte crânienne. L'homme portait un pull mais avait les jambes nues.»

    La piste criminelle est envisagée mais le Parquet de Bourg-en-Bresse évoque aussi un « malaise »  qui aurait pu s’emparer de l’homme alors qu’il aurait satisfait un « besoin naturel » ... « le corps ne portait ni pantalon, ni sous-vêtement. Le Parquet estime possible qu'étant donné son âge, la zone isolée où il a été retrouvé et le fait qu'il avait de l'argent sur lui, le défunt ait pu faire un malaise au moment de satisfaire un besoin naturel. » est-il énoncé dans la Tribune de Genève

    Et puis, autre élément que le Parquet tente d’expliquer, la tête de l’homme -ou ce qu’il en restait-  déposée à côté du cadavre:

    «Cela faisait certainement plusieurs jours qu'il était là, le corps était en état de putréfaction avancée, partiellement momifié. La tête a été retrouvée posée à côté du corps, mais nous n'excluons pas que ce soit le fait d'animaux»

    Sordide fait divers avec une approche qui semble indiquer que satisfaire des besoins naturels en ville ou à la campagne soit à déconseiller le plus vivement qui soit...

     

  • Bisbille entre LGBTQI+

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    En une de la Tribune de Genève de ce 23 juillet, cet article qui évoque un « malaise » en suscite un voire plusieurs autres.

    D’abord, le fait d'afficher l’article en manchette des cassettes qui vendent le grand quotidien genevois interpelle. Ensuite, le choix du terme « malaise » indiqué dans le titre de l’article.

    Car si le but de la mise en évidence d’un sujet d’actualité est d’attirer l’attention du public, cela semble bien avoir marché vu les différentes réactions que j’ai pu recueillir à cet égard.

    Or après avoir pris connaissance de ce « malaise », plusieurs personnes se sont interrogées sur la raison de pareille importance accordée à un événement récurrent.

    En effet, qu’on le déplore ou non, le Mur des Réformateurs de Genève compte plusieurs actes de vandalisme, celui qui semble créer un « malaise » s’ajoutant à la liste.

    A lire l’article en question, il semble ressortir que l’importance à y accorder concerne les divergences entre groupes LGBTQ etc.. 

    Les voici qui se disputent et revendiquent chacun leur part de reconnaissance? Et le public devrait être pris à parti de ce « malaise »? 

  • Fictions et réalités

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    Ce blog traite en grande sinon en majeure partie de la médiatisation d’actualités socio-politiques.

    En tant qu’auteure de fictions littéraires, j’aime confronter deux univers qu’on a le plus souvent tendance à opposer, celui de l’imaginaire et celui dit de la réalité.

    Dans cet article de Telerama que je souhaite partager avec vous, sont présentés dix romans pour adolescents, je vous invite à prendre le temps d’ouvrir chaque lien qui renvoie à ces ouvrages.

    Ne serait-ce que pour mesurer -et pourquoi pas comparer et discuter- les sentiments qui vous animent. Le mien a été tissé de joie et de nostalgie.

    Car si je me suis réjouie de pareille offre destinée à l’adolescence, tout autant ai-je à l’esprit la réserve exprimée face à la fiction littéraire.

    Or, aussi paradoxal que cela puisse être, elle traite de réalités. Mais c’est peut-être précisément la raison pour laquelle on s’en détourne...

     

  • Schizophrène, case prison...

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    Autre fait divers, aussi éloquent que celui qui a été évoqué hier sur ce blog.

    Si uriner contre un mur reconnu « historique » et en venir aux mains avec les forces de l'ordre avait nécessité le recours de cinq voitures de police pour venir en aide aux collègues mis à mal, ici, le cas de figure est autre.

    Il indique néanmoins le même degré discutable d’évaluation d’une situation.

    La disproportion des mesures policières et judiciaires mises en place envers cet homme pris de l’envie irrépressible de soulager sa vessie sont, en effet comparables à celles qui ont visé cet autre atteint de crises schizophréniques.

    C’est en proie à l’une d’elles qu’il a, en effet, bouté le feu aux sièges -qu’il savait ignifugés- d’un cinéma. Sans vouloir attenter à aucune vie humaine, il explique qu’il a attendu que la salle soit vide pour accomplir son acte dicté par des voix.

    Arrêté, l’homme a été emprisonné près d’une année.

    Et ses médecins ont eu beau demander à ce que son cas soit évalué et entouré de soins adéquats, c’est au cachot que l’homme a été jeté tandis qu’il était victime d'un nouvel accès de schizophrénie.

    Il aura fallu batailler pour que l’homme soit enfin entendu par la justice. Il n’en demeure pas moins qu’il aura passé 344 jours en prison.

    La schizophrénie est une malade grave. La criminaliser relève d’estimations expéditives.

     

  • Quand uriner sous et sans contrôle est dangereux

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    Voici un fait divers susceptible de se passer dans n’importe quelle ville du monde. Un homme urine contre la façade d’un bâtiment considéré « historique », il est observé par des policiers qui aussitôt, l’interpellent.

    La situation dégénère, cinq voitures de police arrivent en renfort de la patrouille aux prises avec l’homme pour le maîtriser.

    Les versions des uns et des autres diffèrent comme il se doit le plus souvent dans une affaire sensible.

    Mais s’il s'avère qu’à lui seul, un homme ait mobilisé autant de policiers, c’est à se demander combien seraient nécessaires dans le cadre de situations plus graves.

    Combien de fois n’a-t-on entendu de victimes et leurs témoins éventuels appeler au secours, se plaindre d’aucune réponse rapide et efficace de la part des forces de l’ordre?

    Certes, toutes les agressions ne se déroulent pas sous l’oeil vigilant de policiers en faction comme dans ce cas précis.

    Quoi qu’il en soit, l’Histoire l’a souvent démontré, plus le délit est mineur, plus aisé paraît-il à condamner.

    Combien de femmes et d’hommes dans la misère l’ont-ils expérimenté pour avoir, par exemple, volé de quoi manger?

    En l’occurrence, ici, pareil déploiement policier assorti de suites judiciaires laisse de quoi rester perplexe. 

     

  • Un polar? Non, le récit de journalistes d’investigation ...

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    Alertée par la manchette du journal que l’on trouve vendu en caissettes, j’ai voulu en savoir davantage. L’article est réservé aux abonnés, il vaut la peine de le lire tant on se délecte de ce qui semble avéré et pas.

    En fait, on ne sait plus bien ce qui ressort de l’inventivité de journalistes avides de scoops et de réalités que tous les pays partagent avec leurs services de renseignements respectifs.

    Sauf que certains sont bien plus médiatisés que d’autres, allez savoir pourquoi...

    En l’occurrence, que ce qui nous est rapporté là soit vrai ou non, tant de constructions y figurent et d’hypothèses aussi, que rien n’indique quoi que ce soit de totalement fiable.

    On est dans l’imaginaire mêlé à une réalité présentée telle et on devrait y adhérer. En vertu de quoi, mystère, le fait est que si l’article est paru et qu’il fait la une de l’édition du week-end de la Tribune de Genève, ce n’est pas pour la galerie. C’est pour le tout public.

    L’article est long, il renvoie à l’affaire Skripal mais pas seulement car un peu tout y est, en somme. Il serait temps qu’on réalise qui sont ces Russes, décidément pas comme les autres...

    Va-t-on enfin comprendre qu’ils nous menacent?

     

     

  • Vladimir Poutine selon un éditorial genevois

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    Hier, sur ce blog, j’ai fait mention d’un article qui commentait l’interview accordée par Vladimir Poutine au Financial Times. Réservé aux abonnés, l’article en question n’a pu être accessible à toutes et à tous. S’il était dans la ligne éditoriale de ce qui s’énonce le plus souvent sur la Russie, il n’en était pas pour autant, comme on dit, « assassin ».

    Non, il affichait juste ce zeste d’ironie devenue habituelle lorsqu’il est question du Président russe et semblait démontrer que 60% de sa popularité reflétait un fléchissement qui pouvait expliquer la posture prise à l’international par celui qu’on appelle aussi « le Maître du Kremlin » quand ce n’est pas « le Tsar », les métaphores ne manquent pas.

    Il en est une, par contre, qui semble avoir plu au responsable de la rubrique « Monde » de ce même grand quotidien genevois qui intitule son article « Poutine, le petit père des populistes ». Vous aurez bien sûr saisi le renvoi à celui qu’on appelait « le petit père des peuples », en d’autres termes, Joseph Staline. Ben oui, quoi, on ne lésine pas, on y va franco!

    Et puis, peut-être aussi, a-t-on envie d’afficher sa connaissance de l’Histoire, allez savoir! Quoi qu’il en soit, la comparaison parfois établie entre ces deux chefs d’Etat, l’un de l’actuelle Russie, l’autre de l’ex-Union Soviétique, passe bien auprès de ce public friand d’experts et de spécialistes qui leur racontent la Russie telle qu’ils veulent la voir et telle qu’elle n’est pas tout à fait.

    Mais cela, surtout, ne le leur faites pas remarquer, faute de quoi, vous risquez de vous retrouver cloué au ban de la société des grand démocrates et autres défenseurs de droits humains. 

    Que Vladimir Poutine affiche une ligne conservatrice, ligne qui est celle d’un grand nombre de Russes n’a rien de nouveau. Qu’on la partage ou pas, qu’on la comprenne ou pas, c’est ainsi. De là à en faire ce que cet éminent journaliste que j’appréciais du temps où il était à la Radio Télévision suisse, de là à en faire donc un rappel -certes par jeux de mots interposés- de son prédécesseur soviétique, il y a un pas qu’il s’est plu à franchir.

    Qu’on ne s’y trompe pas, le résultat attendu n’est peut-être pas forcément là tant il existe encore des personnes qui savent faire la distinction entre patriote et populiste. Mais à vouloir tirer la couverture à soi, on ne se couvre pas forcément au mieux. Quoi qu’il en soit, l’article a vocation à être lu du plus grand nombre. Serait-ce la raison pour laquelle son point de vue n’est pas, lui, réservé aux seuls abonné(e)s du journal, mystère. Le fait est que vous pouvez le lire ici.

     

  • Incertains désirs...

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    Au coeur des revendications émises au nom de la théorie dite de genre, ce passage d’un article vaut qu’on s’y arrête. Dans l’extrait en question, il est fait mention de l’actrice Jean Harlow.

    Et à son propos, ce qui est énoncé est d’une limpidité telle qu’il faudrait être aveugle ou borné pour ne pas y discerner le mécanisme de projection qui est à l’oeuvre.

    Il est écrit d’elle qu'elle « est admirée, désirée, mais détestée, aussi, pour provoquer à ce point le désir. » 

    On ne peut être plus clair.

    En d’autres termes, il apparaît que le refoulement de son désir, par l’homme, se retourne contre la femme avant tout.

    Ce mécanisme de projection est bien connu. Alors?

    Quand, aujourd’hui, tant de femmes revendiquent leurs atours, leur liberté de les mettre en valeur sans avoir à essuyer de commentaires d’hommes, en seront-elles quittes pour autant?

    Rien n’est moins sûr.

    Car c’est négliger quelques réalités psychologiques, parmi lesquelles le désir refoulé et ses conséquences.

    Avoir lutté contre morales ou autres préceptes religieux qui le brimait pour avoir désormais à le contenir faute de lever contre lui une armée de militantes du genre, ne garantit rien de l’avenir sain du désir...

     

  • Russie-Géorgie, parole contre parole et instrumentalisation de l’une contre l'autre

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    Les récents événements qui ont secoué Tbilissi, vus de l’intérieur de la capitale de la Géorgie, diffèrent sensiblement de ce qui s’écrit ici et là.

    Pas plus tard qu’hier encore, des récits des tragiques années qui ont vu s’affronter la Géorgie à l’Abkhazie m’ont été rapportés.

    Et je vous assure que nombre de commentatrices ou de commentateurs installé(e)s derrière le clavier de leur ordinateur pour dire qui est le fautif et qui pas, mesurent peut-être avec difficulté la dureté de ce qu’ont vécu tant de Géorgiennes et de Géorgiens.

    Que ce soit la faute des uns ou des autres, le résultat, c’est dans leur chair qu’ils l’ont éprouvé. Une génération d'hommes a été décimée par la guerre. 

    Quand on vous rapporte comment des femmes se sont démoli le dos à devoir transporter à pied de lourds seaux d’eau sur une dizaine de kilomètres, que plus aucune ambulance ne circulait, faute de benzine, que lui répondre?

    Que durant toutes ces années de guerre, il n’y avait plus ni électricité ni chauffage, qu’on vivait à peu près dans le noir et qu’on se couvrait d’autant d’habits et de manteaux possibles pour lutter contre le froid, que rétorquer?

    Les plaies sont encore très vives  en Géorgie.

    A parler de propagande ou d'«occupation américaine », vous êtes vite ramenés à ce qu’ils ont enduré durant les guerres  et surtout celles des années 1990 entre l’Abkhazie et la Géorgie.

    Dans ce sens, que le député communiste du parlement russe, Sergueï Gavrilov nie y avoir participé ne convaincra pas qui soutient le contraire. Encore une fois et comme dans à peu près tous les conflits, c’est parole contre parole.

    Et parole contre parole dommageable pour tous dès lors que chacune est instrumentalisées au profit de puissants.

  • Géorgie-Russie, heurts à Tbilissi

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    Et c’est reparti et c’est désolant! A l’évidence, l’expression d’états d’âme n’y changera pas grand chose.

    Ce qui se passe entre la Géorgie et la Russie est commenté par les média des deux concernées, sans compter, bien sûr, ceux qui le sont à différents égards.

    Cependant, comme dans les deux pays à nouveau sous tension s’affrontent des courants libéraux et conservateurs, chaque média qui les incarne apprécie la situation en conformité avec son idéologie. 

    Pour avoir des amies et des amis dans les deux pays aux prises l’un avec l'autre, je constate que les Russes sont perçus par les Géorgiens de manière parfois contradictoire.

    Tantôt présentés comme frères en spiritualité et en culture, les Russes sont, dans le même temps, ressentis comme dominateurs sinon oppresseurs.

    De fait et en lutte pour leur indépendance, les Géorgiens sont tentés de céder à ce que leur fait miroiter un autre « grand frère ».

    Aussi bien et faisant fi de leur passé commun avec la Russie, les plus hostiles des Géorgiens à cet historique voisin considèrent-ils les Etats-Unis mieux à même de les protéger.

    C’est qu’à la chute de l’ex-URSS, trois guerres ont laissé des traces. Celles des années 1990 et celle de 2008.

    Dire que la fin de l’empire soviétique n’a pas fait couler une goutte de sang paraît un peu abusif si l’on compte le nombre de fronts ouverts au statut acquis -s’il en est- de « conflits gelés ».

    Il en avait été question ici-même. Dans ce sujet, je citais un point de vue émis sur la problématique indépendance revendiquée par certains Etats de l’ancien espace soviétique.

  • C’est quoi la culture?

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    Vous avez peut-être appris d’une manière ou d’une autre comment certains bacheliers se sont sentis « humiliés » par le sujet de littérature française qui leur a été soumis.

    Tout se conçoit, tout s’énonce, on l’observe chaque jour, on se rappelle aussi qu’en matière de culture, la porte-parole du Chef de l’Etat français s’était particulièrement distinguée.

    Simone Veil, « la meuf » , permet sans doute et sans surprise de considérer l’écrivain Andrée Chedid de même.

    On dit Emmanuel Macron cultivé. Il apparaît que la personne qui porte sa parole en tant que locataire du Palais de l’Elysée ne lui ressemble pas. 

    Difficile dans ce cas, d’attendre de bacheliers qu’ils en sachent davantage que celle qui occupe un poste de prestige.

    J’ai eu le privilège d’être invitée, en son temps, à une émission de France-Culture dans le cadre de laquelle était interviewée Andrée Chedid.

    Je vous propose de découvrir cet interview d’elle qui est indiquée en lien tout en bas de cette page.

    Au passage, vous en saurez aussi davantage sur la pétition qui a été lancée par ces bacheliers qui se sont sentis « humiliés »...

  • Notre-Dame selon un rapport...

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    La Tribune de Genève publie un article qui reprend les « révélations » livrées par le célèbre journal satirique Le Canard enchaîné.

    Selon un rapport qui aurait été remis à l'hebdomadaire français, l’incendie de Notre-Dame aurait été dû à un ensemble de négligences.

    De fait, la piste criminelle n’est pour l’heure pas retenue.

    Qu’il s’agisse de défaillances avérées au niveau des responsabilités des uns ou des autres, le résultat, le monde entier l’a découvert.

    Notre-Dame en proie aux flammes a suscité une déferlante de réactions. Puisse l’enquête en dire davantage, c’est évidemment ce que nombre de personnes souhaiteraient.

    Le fait est que tant d’intérêts de toutes sortes sont en jeu que, résister aux pressions qui ne doivent sans doute pas manquer de s’exercer à divers niveaux, relève de la gageure sinon du plus grand art.

     

  • Un délibéré...

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    Un commentaire déposé par un habitué de ce ce blog, Daniel pour ne pas le nommer, a évoqué ma « très grande sensibilité ». Il a ajouté que, pour lui, c’était « un compliment ». Ses mots m’ont profondément touchée.

    Pourquoi?

    Parce que c’est cette sensibilité qui a inspiré la création d’autant de personnages de mes recueils de nouvelles. C’est elle aussi qui a interpellé les critiques quand l’une d’elles se demandait comment je parvenais à entrer de manière aussi profonde dans la psychologie des personnages.

    N’en déplaise à la Directrice du Département de russe de Rennes 2 qui met en cause mon talent littéraire pour le comparer à celui de « poètes ou de critiques mineurs »  qui ont « accablé les plus grands auteurs russes: Pasternak, Grossmann, Platonov, etc. », l’Institut français de Saint-Pétersourg me présente de manière un peu différente.

    A ce que je sache et jusqu’à nouvel avis, l’Institut français de Saint-Pétersbourg n’est pas la Voix du Kremlin.

    Pas davantage le « Courrier de Russie » qui dans une critique de mon premier recueil de nouvelles traduit en russe, avait écrit à propos de l’une d’elle que sa chute était « digne des films de Night Shyamalan » , réalisateur du film « le sixième sens » .

    Que l’oeuvre d’un écrivain, d’un créateur quelconque soit aimée ou pas est une question de goût.

    Que la reconnaissance qui lui est accordée par différents critiques littéraires ou institutions soient salie, non. Car là, on n’est plus dans une affaire de « pro-russe » ou de « pro-Poutine ». On est dans la disqualification et le discrédit à jeter sur une personne.

    Et si vous ne l’avez pas lu encore, voici comment Sputnik France a rendu compte du délibéré du jugement prononcé le 14 juin à l’encontre de Madame Vaissié

     

  • Mise au point (2)

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    Que la « vérité » existe ou non, il est des réalités qui ne trompent pas mais qui demeurent masquées. Pour toutes sortes de raisons est mis en lumière ce qui convient à certains intérêts.

    Rien de nouveau, ainsi va le monde. S'y résoudre est un choix, y réagir un autre.

    Au tout début que j’ai ouvert ce blog et lorsqu’on me suggérait de m’exprimer sur la Russie, j’ai émis des réserves car à l’époque, je ne me considérais pas en mesure d’en parler.

    C’est à force de m’y être rendue au gré des livres que j’ai écrits et qui y ont été traduits et publiés que j’ai pu observer, discuter et commencer à aborder certains sujets. 

    Que les opinions émises sur ce blog soient discutées est légitime. 

    Mais que je sois présentée comme « femme au foyer » qui a obtenu le statut « d’écrivain publiée » en Russie, ne sert que les besoins de l'«enquête fouillée » d’une universitaire que la déontologie liée à son titre n’a pas inquiétée.

    J’ignore ce que recouvre ce statut qui m’a été attribué de « femme au foyer ». Je sais, par contre, ce que signifie le deuil alors que la maladie a emporté trois des hommes qui ont partagé ma vie.

    Cette mise au point fait suite à la précédente publiée sur ce blog.

     

  • La Professeur Vaissié et l'écrivain journaliste Ackerman engagées en faveur de la justice et de la paix entre Russes et Ukrainiens...

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    A un commentateur de mon précédent sujet de blog qui faisait mention de la liberté d’expression, j’ai répondu que le problème soulevé dans mon propos n’était pas la liberté d’expression mais la caution apportée à la malhonnêteté intellectuelle.

    Et que si celle-ci devait être considérée comme liberté d’expression, dans ce cas, on pouvait oublier toute déontologie universitaire, et journalistique.

    Vous avez lu, dernièrement aussi sur ce blog, comment Galia Akerman s’exprimait sur la Russie est comment elle relisait l’Histoire.

    Vous avez aussi lu, ici, comment la justice a considéré diffamatoire un passage du livre de Cécile Vaissié, « Les Réseaux du Kremlin » 

    Pour votre information, voici cette Universitaire qui aime à rappeler son statut, engagée aux côtés de Galia Akermann en faveur de la Justice et de la paix.

    Tout comme je suggérais de redéfinir le sens du terme courage, je pense que ceux de justice et de paix mériteraient qu’on s’y arrête. 

  • Médias et valeurs, méditation

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    Chers ami(e)s, lectrices et lecteurs,

    Vous le savez, à de très nombreuses reprises ici, je me suis élevée contre telle ou telle information ou actualité traitée de manière abusive et mensongère.

    S’agissant de la plainte pour diffamation qui a été déposée par six d’entre nous à l’encontre d’une Universitaire et de l’éditrice de son ouvrage « Les réseaux du Kremlin en France », seul un propos sur vingt tenus par l’auteure de ce livre attaqué en justice a été reconnu diffamatoire par le tribunal.

    La possibilité de faire appel du jugement est offerte aux deux parties comme il se doit.

    A l’évidence, les raisons de ne pas poursuivre un combat judiciaire se justifient tout comme celles, au contraire, de ne pas y renoncer. Si cette affaire n’est pas une question de vie ou de mort, elle n’en est pas moins révélatrice.

    Révélatrice de cautions apportées au mensonge, à l’accusation fallacieuse et sans preuve, à l’insinuation et au doute à instiller, au dénigrement et au mépris, autant de procédés qui ne relèvent pas d’opinions émises mais de malhonnêteté intellectuelle.

    Or de la part d’une Universitaire qui, à la barre, n’a cessé de rappeler son statut, pareil ouvrage commis par elle ne répond en rien à l’enseignement que j’ai, pour ma part reçu tout au long de mes études de Lettres à l’Université de Genève.

    Que le publication signée par Madame Cécile VAISSIE soit présentée comme « enquête fouillée » et trouve autant de relais et d’appuis en tous genres, indique le niveau et la qualité de valeurs reconnues et transmises.

  • Que veut Poutine, questionne un ixième ouvrage consacré au Président russe et paru en 2016. Et l’Occident, lui répond l’écho?

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    « Que veut Poutine? », interroge tel spécialiste dans un ouvrage paru en 2016, au sujet duquel il était interviewé sur le plateau d’une chaîne publique d’information.

    Or la question vaut aussi d'être posée à ces média eux-mêmes. Et tout autant à nos universités et à celles et ceux qui s’en réclament.

    On l’observe avec nombre d’entre les meilleurs qui nous récitent leur version de la Russie. A quelques bémols près, toutes se ressemblent.

    On aime la Russie mais pas celle de Poutine.

    Il existe, certes des variantes parmi lesquelles celle que j’avais relevée dans ma lettre ouverte à la Nobel de littérature 2015, Svetlana Alexievitch. Elle distinguait la Russie en pourcentage et accusait 86% de ses citoyens de « rire quand on mourait dans le Donbass ».

    Pour le seul fait de m’être élevée contre pareil mensonge et outrage, j’ai eu droit de cité dans l’ouvrage commis par l’Universitaire Cécile Vaissié qui m’a comparée à ces écrivains mineurs qui, sous Staline, dénonçaient les meilleurs.

    La critique littéraire Anne Pitteloud a dû mal lire lorsqu’elle a écrit de mes nouvelles que certaines d’entre elles lui rappelaient les vignettes de Daniil Harms, écrivain interdit sous Staline. 

    Ou comment être d’un côté et de l’autre, question pour un champion!

    Cela dit, notons aussi que la Nobel de littérature a été saluée par l’Université de Genève pour son «  courage »  et élevée au rang de Docteur Honoris Causa.

    Dans cette tribune, vous découvrirez le passé d’un Prix Nobel qui n’a rien à envier à celui tant de fois cité de Vladimir Poutine.

    Que l'Occident se présente encore comme garant de liberté d'expression et s'affiche en parangon de démocratie semble relever de plus en plus de la seule formulation.

     

  • La grève des femmes pour les nul(le)s

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    Bien, alors pour que le « reste du monde » soit au fait de ce que va connaître la Suisse, en ce vendredi 14 juin, le journal « Le Temps » informe

    Il rappelle notamment la raison du choix de la date qui renvoie à la première grève du genre - à tous les sens du terme- qui avait, en effet, eu lieu le 14 juin 1991.

    Selon Wikipedia, les revendications d’alors s’exposaient en neuf points et demandaient l'application de la loi qui avait été acceptée en votation populaire le 14 juin 1981 et qui inscrit l'égalité hommes-femmes dans la Constitution fédérale:

    L’homme et la femme sont égaux en droits. La loi pourvoit à l’égalité, en particulier dans les domaines de la famille, de l’instruction et du travail. Les hommes et les femmes ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale.

    Les organisatrices de la grève de demain ont, pour leur part, publié un manifeste en 19 points. Autant dire que tout augmente, pas seulement les prix...

    Différentes personnalités se sont exprimées sur le sujet, des débats ont été menés ici et là, il semble bien difficile de se faire une idée précise de ce que sera l’événement de demain, surtout à la lecture du dernier paragraphe de l’article cité plus haut.

     

  • Russie, relecture de l’Histoire, c’est par ici que cela se passe...

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    Les Russes sont décidément de pauvres bougres manipulés par un pouvoir falsificateur. C’est un peu le sentiment que laisse cet interview de Galia Ackermann

    Bien connue dans le monde des médias puisqu'elle a aussi été journaliste, elle signe un ouvrage intitulé Le régiment immortel. La guerre sacrée de Poutine.

    Autrement dit, un nouvel opus consacré à un homme qui semble profiter à l'édition dont il est parfois estimé qu'elle serait à la peine. 

    Tant mieux pour elle si, grâce au Président d’un pays qui fait tant parler de lui, elle y trouve son compte. Après tout, on vit comme on peut.

    Quant au principal concerné, il n'aura que l'occasion, une fois encore, de constater que, décidément, il en inspire, des « spécialistes »!

    A peu de Chefs d'Etat, en effet, semble avoir été réservé pareil honneur.

    Je vous invite donc à découvrir cet interview, pour combler vos lacunes en Histoire, pour saisir ce qui se passe dans ce pays.

    Et surtout, n’omettez pas de lire ce passage qui figure en 4e de couverture. Tout est dit:

    «  Fruit d’une vie entière d’observations et de recherches, ce livre nous alerte sur la folie ultra-nationaliste d’un pays qui embrigade ses enfants et militarise la société. »