08/01/2018

La légendaire Carmen tue, l’oeuvre est morte

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On sait le rapport complexe qui existe entre politique et culture.

On peut observer, parfois, comment la première agit sur la seconde ou alors, comment la seconde se met au service de la première.

Or voici que tout se passe dans le seul univers de la culture au sein duquel on décide de s’en prendre à une oeuvre pour en modifier la tournure et la rendre politiquement conforme à la doxa du temps.

L’opéra de Georges Bizet, Carmen, inspiré de la nouvelle homonyme de Prosper Mérimée, est entré sous le contrôle d’un metteur en scène qui a décidé d’en changer la fin.

Les justifications qu’apporte celui qui s’est donné toute liberté d’intervenir sur une création, aussi bien celle de l’écrivain que celle du compositeur qui s’en est inspiré, sont révélatrices de la considération qu’il apporte à une oeuvre.

Nulle.

 

 

 

00:29 Publié dans Air du temps, Avaries, Culture, Humanité, Politique, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : opéra, florence, carmen, bizet | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

31/12/2017

Nouvel An à Berlin, une zone pour femmes...

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Lors de ce Nouvel An à Berlin, il s’agirait de réserver une zone spéciale aux femmes pour parer comme possible aux scènes d’agressions sexuelles qui avaient entaché le Nouvel An 2016 à Cologne mais en même temps, justifier ce dispositif dans le cadre des suites de l’affaire Weinstein.

Cela signifierait, en somme, qu’on reconnaît le comportement à risque de personnes invitées à se joindre à la fête mais qu’on a de quoi y faire face par des espaces réservés à leurs potentielles victimes.

Il est certain que nombre de femmes apprécieront de se savoir moins exposées si elles ont connaissance de ce lieu qui leur est dédié. Mais tout cela laisse malgré tout bien perplexe.

D’abord parce que des cas à la Weinstein n’ont rien à voir avec ce qui s’est passé lors du Nouvel An 2016.

Ensuite, parce qu'à lutter contre le sexisme, à revendiquer l'égalitarisme et à prôner le multi-culturalisme, on est en train de tout mélanger et de contribuer à brouiller les pistes et les repères.  

 

29/12/2017

Echange de prisonniers entre Kiev et les Républiques séparatistes du Donbass

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Pendant que d’aucunes et d’aucuns se battent pour des droits, voici un aperçu de ce qui se passe tout près de chez nous.

Pour qui suit les informations délivrées par nos médias, la nouvelle relative à l’échange de prisonniers qui a eu lieu entre le gouvernement de Kiev et celui des républiques séparatistes du Donbass n’aura peut-être pas échappé.

Pas échappé non plus le fait que, soudain, nos journalistes se rappellent et rappellent à leur public, cette guerre soi-disant « oubliée ». et qui compte une dizaine de milliers de morts qui s’ajoutent aux innombrables exilés et autres blessés et amputés.

Sans revenir sur la couverture médiatique qui a été accordée à cette guerre dont il a été largement question sur ce blog à travers les centaines de sujets qui y ont été consacrés, s’arrêter sur ce qui se passe, désormais, mérite toute l’attention requise pour qui le souhaite, bien sûr.

Cet article, donc, livre une approche sans doute pas neutre mais autre que celle qui domine nos sites divers d’information qui n’ont pas forcément la palme de l’objectivité.

C’est pourquoi je pense important de partager, ici, ce regard d’une situation aussi douloureuse que tragique, tant elle a mis aux prises des populations que rien ne devait rendre ennemies sinon les promesses de démocraties que l’on a réussi à leur faire passer alors que le seul intérêt était loin d’autant de préoccupations humanistes.

Pour le reste, cette information de dernière minute en dira peut-être davantage sur le respect apporté aux accords de Minsk...

 

25/12/2017

Moscou, ce jour...

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A nouveau, ce 25 décembre se voit endeuillé.

Il y a tout juste un an disparaissaient des musiciens, des journalistes, des militaires, des hauts fonctionnaires civils, des membres de l’équipage et la célèbre et si caritative Doctoresse Liza qui les accompagnaient.

C’était dans un énième crash d’avion.

En ce lundi, à Moscou, un bus a foncé dans l’entrée d’un passage souterrain. Il ne s’agirait pas d’un acte terroriste.

Quoi qu’il en soit et tout comme dans le cas de l’avion qui s’est abîmé il y a juste un an, ce genre de drame rappelle sans cesse la fragilité de l'existence.

Lapalissade, bien sûr et pourtant ... Chacune et chacun a sa philosophie ou sa foi et sa manière de concevoir la vie et la mort.

Puissent ces familles, frappées par la perte de proches, surmonter leur peine, tel est l’un des souhaits et des voeux à formuler en en cette triste fin d’année pour elles...

 

15:27 Publié dans Avaries, Humanité, Russie, société | Tags : moscou, bus, russie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

23/12/2017

Harcèlements sexuels, morts d’enfants, communication et communication

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Eh bien, on peut dire que Wikipedia est plus rapide que son ombre pour la jeter sur une carrière brillante.

Après avoir dressé le parcours d’un homme d’exception, l’encyclopédie en ligne ne manque pas de le clore par une rubrique à l’intitulé sans ambages: Scandale sexuel.

Salir, dézinguer telle ou telle personnalité publique et poursuivre sans gêne une guerre après l’autre pour apporter la démocratie à autant de pays brimés, beau programme pour qui défend autant de droits humains bafoués.

Il va de soi que les agissements dont rendent compte les femmes qui ont eu à les subir ne relèvent d’aucun agrément et encore moins du plaisir. Mais de là à en faire un scandale sexuel , il y a un pas qu’on n’hésite plus à franchir tant la parole qui se libère est encouragée et saluée!

Pendant ce temps-là, on apprend comment l’Etat français a communiqué aux parents la mort de leurs enfants tandis que le bus scolaire qui les transportait a été coupé en deux par un train et que les responsabilités des uns et des autres n’ont toujours pas été établies et encore moins confirmées.

Qui est la brute de qui?

22/12/2017

La main du Kremlin, les spécialistes ont encore frappé!

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La guerre de l’information est ouverte. Ou disons, non, elle se poursuit sur territoire français avec des spécialistes de la Russie.

Ouf, on risquait de les oublier!

Voici qu’une tribune parue dans Le Monde, signée d’autant d’experts et grands connaisseurs de ce pays dont on sait combien il est source de tous les maux et plus encore, appelle a interdire d’antenne la chaîne RT France.

Pas de chance pour ces fins stratèges et surtout défenseurs patentés de la liberté d’expression, la Fédération Internationale des Journalistes a fait savoir qu’elle soutenait les journalistes de la chaîne incriminée.

Cette obsession de la main du Kremlin qui serait omniprésente pour agir, déstabiliser, endoctriner, égarer et on en passe, ressemble de plus en plus à une mauvaise farce.

Un professeur de civilisation russe réagit, lui aussi.

Autant de prises de position qui ne vont sans doute pas intimider ces fervents pourfendeurs d’une Russie si malmenée par son Président...

 

21/12/2017

Femmes, féministes, rappelez-vous!

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Rappelez-vous!

Cette femme a été arrêtée par les Montagnards et décapitée le 3 novembre 1793 alors même qu’elle défendait et prônait le droit applicable aux femmes comme aux hommes.

La vaste campagne qui se mène autour du harcèlement sexuel dont tant de femmes se posent en victimes devrait peut-être s’inspirer de l’exemple de l’une d’elles.

Qui l’a exécutée et au nom de quel droit qu’elle aurait bafoué?

Olympe de Gouges était lucide. Selon elle, tout avait été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe, autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

Afficher le respect dû aux femmes plutôt que le mépris? Ah la bonne heure! 

La rivalité entre elles-mêmes, ajoutée à celle qui oppose nombre d’elles à autant d’hommes n’a as encore fini de faire parler des unes et des autres.

La politique et les médias qui s’en font l'écho tordent la perception de réalités qui s’en passeraient bien.

20/12/2017

L’oeil -de Moscou?- et du prédateur sexuel dans le collimateur politico-médiatique

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Et voilà un ixième article sur le harcèlement sexuel. Il s’agit, cette fois, de viser les transports en communs.

Après les Parlements, dont l’un a organisé une représentation théâtrale et l’autre, distribué une circulaire, aux bus, métros et autres tramways de faire le ménage sinon de trouver la parade?

Les jeunes filles et jeunes femmes sont évidemment plus ciblées par les hommes que les femmes plus âgées ou toute autre revêtue de tenues ne laissant apparaître aucune partie de son corps qui tenterait le regard masculin avide.

Il est certain qu’un comportement masculin déplacé est pénible. Mais quoi, est-il dominant? Certainement pas. Dans ce cas, le monter en épingle ne relève que d'une visée politique bien précise. 

Car comme priorité, il y aurait sans doute mieux à faire quand on sait la condition misérable dans laquelle vit une partie importante de la population, tous pays confondus, tous sexes compris et de tout âge.

Pour le reste, on a vu le cas de ce journaliste qui s’est déclaré, pour sa part, victime d’homophobie et qui a filmé son agresseur dans le tram.

Aux prochains prédateurs de se retrouver bientôt dans l’oeil, non pas de Moscou, mais de n’importe quelle video ou caméra de surveillance, la démocratie les vaut bien!

 

19/12/2017

Une femme, un homme, obscur objet politique

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Le journal dit de référence -ou du moins l’a-t-il été autrefois- poursuit au sujet de l’affaire qui vise un désormais ex-élu suisse. Le malaise ne s’est pas dissipé à Berne, nous apprend-il.

Bien.

Mais un autre malaise est perceptible. Celui qui met la femme en position de victime. Celui qui rend l’homme possédé de désirs qu’il ne maîtrise pas ou mal. Celui qui crée des reflets déformés de la relation entre les sexes.

Il en a déjà été question, ici, de cette manière de (dé)considérer la relation entre femmes et hommes. Or il est important d’y revenir, tant ce procédé qui vise à libérer la parole de femmes est discutable.

D’abord, il est à sens unique, ensuite, il viserait à modifier l’imaginaire, enfin, il apparaît bien plutôt destiné à gommer les différences entre femmes et hommes.

Qu’on revendique le respect entre les unes et les uns! Alors, les différences seront sources de richesses mutuelles. Au lieu de quoi, on entretient une guerre larvée qui ne profite ni aux unes ni aux autres.

Là est le malaise, Monsieur le journaliste!

 

18/12/2017

Bûchers, le retour en Etats dits de droit

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Ces bûchers, qui se dressent ici et là pour y jeter tel ou tel condamné d’office alors que la Justice n’a pas encore prononcé de peine, semblent trouver de nombreux adeptes en ces temps qui signent le retour de pratiques moyenâgeuses.

Si les Lumières devaient mener à pareils feux, alors vraiment, elles ne pouvaient mieux éclairer!

Ces tribunaux de fortune qui oeuvrent à partir de témoignages recueillis de manière anonyme par quelque journaliste fier de pouvoir, ensuite, diffuser autant de paroles libérées, c’est donc cela, la justice en pays dits démocratiques?

Les personnalités qui ont déjà été soumises à cette forme de procès avant l’heure sont de plus en plus nombreuses. S’il a été reproché à l’Eglise son Inquisition, que penser, désormais, de nos médias aux enquêteurs auto-proclamés?

A cet égard, la Suisse vit un cas d’école, avec l’affaire qui vient de faire tomber un de ses élus. Et nombre de personnes de s’en réjouir. 

En cette veille de Noël, fête de la nativité, de la vie et de l’amour, difficile de trouver mieux à célébrer, la chute d’un homme...

 

16/12/2017

La violence faite aux femmes, la belle ou sinistre affaire?

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Dans des Etats qui se revendiquent de droit, assister à de telles mises à mort de personnalités publiques, force est de relever que la présomption d’innocence y prend un sacré coup.

Combien d’images de personnalités que la justice n’avait pas encore condamnées ont-elles été diffusées de la manière la plus humiliante qui soit?

On se rappelle, bien sûr, Dominique Strauss-Kahn, photographié et affiché sur les écrans et les journaux du monde entier, menotté et encadré par la police alors qu’il quittait le commissariat de Harlem à New York. C’était en mai 2011.

Cet homme, qu’on l’apprécie ou non a été exhibé comme du gibet. De même, désormais, tous ceux dont les comportements sexuels sont soudain dénoncés alors qu’ils ne semblent pas dater d’hier.

La volonté de politiser les relations entre femmes et hommes est une évidence. Et les médias en font leurs unes, leurs éditoriaux, leurs chroniques et leurs débats.

A suivre, en l’occurrence, celui qui s’est déroulé récemment sur la RTS, il apparaît comment oeuvre le regard de ce journaliste du Temps qui a enquêté et de ces autres qui volent au secours d’une femme tandis qu’elle serait larguée par des membres de son propre parti.

C’est si facile de descendre ou de récupérer une femme ou un homme à sa cause. En l’occurrence, par le comportement sexuel déviant, abusif qui va être dénoncé.

Cela s’est fait pour les migrants avec l’affaire des viols de Cologne, cela se fait avec telle ou tel élu(e), cela s’est fait avec telle ou telle personnalité du monde culturel.

Si vraiment la violence faite aux femmes était concernée, il y a longtemps que des mesures réelles auraient été prises. Au lieu de quoi, on s’en saisit pour en faire la cause d’un quinquennat.

  

15/12/2017

Stop au harcèlement médiatique!

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Et vogue la galère, le sexisme a le vent médiatique en poupe. 

Les femmes, victimes d’hommes qui les dominent, victimes d’hommes qui les harcèlent, victimes d’hommes, tout simplement.

Et la Cour médiatique de convoquer tout ce qu’elle trouve de témoins, de procureurs ou autres avocat(e)s ou juges pour instruire. A charge, bien sûr, contre la gent masculine.

Certes, les brutes existent et hantent toutes les couches de la population, tous les milieux socio-économiques et culturels, quels qu’ils soient. 

Alors, clouer les hommes au pilori au nom de l’égalitarisme?

Que cesse ce mythe! La femme n’est pas l’égale de l’homme. Mais ne lui est pas non plus inférieure. La femme est différente, il semble que cela apparaisse, parfois pour qui regarde bien...

Gommer la spécificité des sexes est une vision sinon un projet de société.

Non, la femme n’est pas identique à l’homme. Et pour le reste, à savoir, les violences qu’elle aurait à subir, il y a des tribunaux.

Que la justice s’y applique ou non est un autre sujet. Tout comme le court-circuitage médiatique qui crée l’embrouille.

En l’occurrence, le problème de la violence que l’homme exercerait sur la femme est noyé par des affaires qui n’en sont pas.

Se confier à tel(le) ou tel journaliste, en effet, crée le buzz, rien d’autre mais dessert et les vraies victimes d’abus sexuels et la qualité des relations entre femmes et hommes.

 

14/12/2017

L’amour, le désir, loin du sexisme et pas qu’au cinéma

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La guerre des sexes devrait-elle avoir lieu qu’on ne saurait mieux s’y prendre. A accorder autant d’importance à des affaires qui n’ont, en somme, de nouveau que l’attention qu’on leur porte, on ne cultive que divisions et conflits.

Quel intérêt à entretenir d’aussi récurrentes histoires qui n’ont de fondements qu’autant de comportements masculins déviants?

Pourquoi ne pas, dans ce cas aussi, évoquer ces femmes qui parviennent à ruiner la vies d’hommes? Ils sont nombreux à avoir eu à subir des charges qui les ont mis à plat.

Les relations entre femmes et hommes sont aussi complexes que multiples dans leur manière de se réaliser. Mettre sans cesse en avant des harceleurs, des abuseurs et des violeurs, c’est réduire la gent masculine à ce qu’elle a de plus vil. 

Il ne s’agit donc pas là de minimiser les cas de violences faites aux femmes, surtout pas. Mais de ne pas cultiver autant d’animosité envers les hommes.

Le machisme, le féminisme sont des manières de considérer, pour le premier, la femme, pour le second, l’homme. Mais entre ces deux partis pris, existe une foule de regards que les deux sexes se portent de manière mutuelle.

Oui, amour et désir sans déviances existent! Parlons-en, voyons-les, écoutons-les au lieu de séparer ce qui peut aussi bien unir la femme à l’homme!

 

 

12:54 Publié dans Air du temps, Amour, Avaries, Medias, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : sexisme, femme, homme, amour, désir | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

11/12/2017

La femme, son corps et la politique selon cette féministe

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C'est politique parce que les femmes demandent justice, elles remettent en cause un rapport de force. C'est cela le politique, c'est quand un groupe d'opprimés dit : "Ça suffit » (...) la peur, en plus de la honte, a changé de camp. Ainsi s’exprime la philosophe et historienne Geneviève Fraisse dans le cadre d’une interview qu’elle accorde en relation avec l’affaire Weinstein.

Et de poursuivre, affirmative, Tout le monde est concerné.

Non, Madame, tout le monde n’est pas concerné ou du moins ne se sent pas concerné comme vous l’entendez. Et c’est tant mieux. Car tous les hommes ne sont de loin pas des prédateurs. Pas davantage les femmes ne sont-elles de blanches colombes.

La déferlante de balances sur les réseaux sociaux charrie un nombre invraisemblable de cas auxquels sont mêlés de manière indistincte, maux et mots abusifs.

Mais voici qu’en conclusion de l’interview,la philosophe et historienne précise, le formel ne fait pas le réel, les lois ne changent pas le quotidien. Elles l'aident, mais ne le changent pas. Aujourd'hui c’est la question du corps des femmes qui est au cœur des débats, qui est politique. Et c'est tout l'imaginaire collectif autour du corps des femmes qu'il faut changer. Pour cela, il va falloir être inventif.

Devrait-on bousculer autant d’images du corps de la femme qui ravissent et enchantent? L’homme sait aussi rêver et admirer sans agresser, sans violer.

A eux, ce tango...

04/12/2017

#Balancetonposte?

 

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Les diverses conventions relatives à l’usage d’une langue sont le fait d'instances légitimées à les établir. Mais à l’observation, il apparaît que toutes sortes d’intérêts président à la manière dont on use d’un idiome quand on ne lui en substitue carrément pas un autre.

Au nom de la communication, tout est bon ou presque pour faire passer le message que l’on souhaite voir s’imprimer dans les esprits. Aussi bien et quand rien ne semble devoir barrer la route à qui veut atteindre son but, tout est bon. Agir sur la langue est une façon d’y parvenir. 

Les exemples sont nombreux qui indiquent comment telle ou telle conception sémantique d’un terme est modifiée au profit de telle autre qu’on impose.

Il en avait été fait mention, ici, à propos de la race.

Il en a aussi été question au sujet de l’information que d’aucuns s’estiment livrer quand d’autres, au contraire, ne s’adonneraient qu’à de la propagande. Tel avait été, d’ailleurs, le propos de mon intervention lors de la table ronde tenue au Club suisse de la presse l’an dernier.

Or quand cette propagande qui ne s’avoue pas avance masquée sous les atours qui siéent à l’information, elle pervertit la confiance qu’elle sollicite.

Alors, si le public auquel elle s’adresse réagit, le résultat se connaît. En l’occurrence, celui du récent sondage en faveur de l’initiative suisse pour supprimer la redevance publique aux chaînes de radio et de télévision paraît le confirmer.

 

03/12/2017

Le rectorat de l’Université de Genève accusé de sexisme?

A découvrir comment le rectorat de l’Université de Genève est désormais placé sous les feux de la critique, suite aux accusations de sexisme et de mobbing qui vise un Vice-Recteur, rappeler comment la lauréate du Prix Nobel de littérature 2015 a été mise à l’honneur pour son courage viendrait-il charger ou alléger le rectorat des accusations qui le visent?

Célébré le 13 octobre dernier dans la Cité de Calvin, le Dies academicus a honoré diverses personnalités du titre de Docteur honoris causa, parmi lesquelles l’écrivaine biélorusse, Svetlana Alexiévitch.

Invitée de la rédaction de La Tribune de Genève, j'ai interrogé la notion de courage sous laquelle a été placé ce Dies academicus 2017.

L’article a été publié dans l’édition papier du grand quotidien genevois et dans sa version électronique du 25 octobre dernier.

 

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30/11/2017

La liberté gravement menacée ou quand on accuse d’activisme pro-russe

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Ce 27 novembre, à Genève, s’est tenue une conférence au Club Suisse de la Presse (CSP) qui suscite une vive controverse.

Il a été reproché à son Directeur, en effet, d’avoir fait fi du courrier que lui a adressé la section suisse de Reporter Sans frontières, (RSF) membres du CSP pour le prier d’annuler ladite conférence.

Guy Mettan, qui dirige le CSP, se retrouve ainsi une fois de plus sous les feux de la critique pour ses liens avec la Russie.

On se rappelle comment le fait d’avoir été décoré de l’Ordre de l’Amitié avait été apprécié tant il va de soi que la Russie est un pays à peu près infréquentable, du moins celle appelée de Poutine. Parce qu’on nous précise bien, le plus souvent, que la Russie, on l’aime mais pas telle qu’elle est présidée.

Toujours est-il que l’on reste un peu perplexe face à pareille levée de boucliers contre un homme qui donne la parole à des personnalités au point de vue aussi discutable que tant d’autres qui sont débattus en démocraties, régimes politiques de pays dits garants de la liberté d’expression.

Qui oblige à être d’accord avec ce que dit Vanessa Beeley, pour ne citer que celle qui semble tant déranger RSF? Seul le débat contradictoire permet une approche aussi fine et nuancée que possible d’une situation!

De fait, c'est bien plutôt ce qui se passe sous nos latitudes où de tels a priori et partis pris abusifs veulent s’imposer, qui devrait inquiéter.

Quant à la Russie de Poutine, elle n’a besoin d'aucun soutien ni d’aucun porte-voix chez nous. Et encore moins de leçons à recevoir de la part d’autant de défenseurs de libertés qui s’empressent de mettre au pilori toute personne qui pense de manière autre que la leur.

 

29/11/2017

Un Président...digne de ce nom?

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On s’en souvient, Emmanuel Macron, en conférence de presse conjointe avec son invité Vladimir Poutine à Versailles, avait été clair: 

J’ai toujours eu une relation exemplaire avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu’ils soient journalistes, avait-il répondu à la question que lui avait posée la présidente de Russia Today (RT) en français qui s’interrogeait sur l’exclusion de son media de certains meetings tenus par l’ancien candidat à l'Elysée, élu depuis.

Que dire, alors, du comportement d’un Président qui traite un de ses homologues avec une telle désinvolture? A moins que cela ne soit pris pour de l’humour mais dans ce cas, on voit mal pourquoi la séquence aurait été masquée par le Président qui se dit tel.

Emmanuel Macron a traité le Président du Burkina Faso avec une hauteur qui n’a pas échappé à cet organe d’influence (sic) qu’est RT en français et qui, toujours selon lui, aurait à plusieurs reprises produit des contre-vérités.

En l’occurrence, sauf à avoir un double qui se soit substitué à lui au moment de cette séquence de son discours, il semble que toute la considération portée à son homologue burkinabé se soit bel et bien exprimée ici par Emmanuel Macron. 

 

22/11/2017

Ces forces qui s’affrontent...

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                                                                          capture d’écran youtube, émission diffusée le 16.11.2009

 

Le choc subi par la victime d’un abus sexuel, quelque soit l’identité de son agresseur, marque à jamais pour autant que la personne ne se soit pas, entretemps, pris la vie comme cela peut se produire alors même qu’on l’avait incitée à parler.

On l’a évoqué ici, le cas de cette jeune fille, encouragée à porter plainte contre son abuseur et qui, faute d’avoir pu le supporter, a mis fin à ses jours.

Autant d’affaires intimes livrées sur la place publique suscite nombre de débats, comme si nos considérations allaient modifier le cours de ce genre d’histoires, malheureusement inscrites au patrimoine de l’humanité.

Combien de viols compte l’Histoire avec ses guerres et ses victoires à inscrire sur le corps ennemi? Combien de viols sont-ils chaque jour perpétrés, sur des hommes tout autant?

Le saccage du corps d’autrui demeure la triste constante d’une expression de puissance.

Au même titre et dans l’hypothèse où les femmes appelées à témoigner à charge contre le célèbre islamologue seraient utilisées pour briser son image, alors, ces affaires pénales ne constitueraient que la pointe d’un iceberg autrement plus glaçant encore.

 

17/11/2017

Le public et la justice

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Du énième article consacré à ce qui s’est passé dans un Collège genevois entre un de ses anciens professeurs et une de ses élèves, la réaction du jeune homme qui avait alerté la direction dudit Collège est amère:

J’imaginais qu’en transmettant l’information à la hiérarchie, celle-ci allait davantage s’inquiéter de l’élève que du professeur. Dans cette histoire, c’est la parole du plus fort, considérée comme légitime, qui a été écoutée et pas celle du plus faible. 

Alors que l’élève est souvent déclaré au centre des préoccupations dans un établissement scolaire, en l’occurrence, ce jeune a dû se rendre à l’évidence qu’un professeur pouvait l’être lui-même tout autant.

Mais ce n’est pas une généralité et loin s’en faut.

Car nombreux sont les cas où le professeur n’a pas bénéficié du soutien de sa direction. Aussi, ne peut-on tirer de conclusion hâtive ni établir de rapport de force simple et tranché.

Mais les mots du jeune homme touchent.

Or dans cette histoire appelée affaire, où chacune et chacun y va de son témoignage, les sensibilités sont à vif. Comment ne le seraient-elles pas tandis que l’intimité se mêle à la fonction dite publique?

Au fil de médiatisations de souvenirs ou autres rafraîchissements de mémoire, les événements sont livrés à l’appréciation ou à l’analyse du public.

Mais au-delà, à côté ou en deçà, resteront celles de la justice. Nouvelle affaire en vue, qui sait, le droit a ses règles et ses codes.

 

 

12/11/2017

Daech selon le Président français

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Les médias hexagonaux ont relayé des paroles présidentielles françaises assez étonnantes.

Enfin, peut-être manque-t-il quelques pièces au puzzle pour qui serait surpris d’avoir entendu Emmanuel Macron s’exprimer depuis la base militaire d’Abu Dhabi.

Outre le fait qu’il a annoncé la fin de Daech dans les prochains mois, il est allé jusqu’à dire, nous avons gagné.

Parmi les forces en présence sur le terrain, de nombreuses alliances et mésalliances se sont révélées au cours des années. Difficile de saisir, alors, qui serait allié de qui lorsque le Président français évoque la victoire des alliés.

Face aux horreurs perpétrées, face à autant de massacres de populations, de déclarations péremptoires visant le président syrien, les propos d’Emmanuel Macron résonnent d’un écho plutôt singulier.

 

10/11/2017

Pédophile ou victime de complot?

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Vous souhaitez comprendre ce qui se passe ici ou là? Rien de tel que de lire ces deux articles pour mesurer à quel point la parole des uns se heurte à celle des autres.

Faute de connaissances précises sur un événement, il semble bien que l’on soit condamné à croire ou à ne pas croire.

Ce 9 novembre, France2 a diffusé un sujet dans le cadre de son émission Envoyé Spécial dont rend compte cet article de Telerama. L’intitulé, Sextapes russes : “Envoyé Spécial” a retrouvé Yoann Barbereau, agent français victime d'une cabale ne laisse aucun doute.

En même temps, ailleurs, vous apprenez comment l’Ambassade de France soutiendrait un pédophile en fuite. L’article qui nous l’explique est lui-même repris d’un site dont on ne sait pas grand chose, sauf, peut-être certains connaisseurs parmi lesquels la rédaction de Réseau International.

Qui dit vrai, qui dit faux?

Au-delà des convictions des uns ou des certitudes des autres, partis pris, jugements et autres (dé)considérations ont tout loisir de s’étaler sur les réseaux sociaux pour se cristalliser ou, pour ce qui concerne la personne visée, de mobiliser par la création d’un comité de soutien.

Au bénéfice du doute, tout le monde est innocent ou présumé tel. En l’occurrence, que la France ait offert sa protection à l’un des siens peut se concevoir. Mais qu’elle se soucie de ce qui le vise serait autant d’honneur rendu à des valeurs auxquelles sont attachés aussi bien ses ressortissants que leurs homologues russes. 

Car jusqu’à nouvel ordre, ne pas encourager la pédophilie mais, au contraire, y réagir de la manière la plus ferme ne devrait pas être que le seul fait de la Russie.

 

08/11/2017

Actualités du jour, liberté quand tu nous tiens...

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Face aux déferlantes qui surgissent aussi bien sur le plan financier que sexuel, où et comment se situer alors que le droit et la liberté seraient les parangons de nos démocraties?

Deux révélations font l’actualité de ce jour. L’une vise le réalisateur Jean-Jacques Annaud, l’autre, l’islamologue Tariq Ramadan.

Du premier, on apprend qu’il se serait soustrait au fisc français par un montage bien sûr légal, du second, que la Direction du Collège où il enseignait à Genève avait été au courant de sa conception des relations avec certaines de ses élèves.

Tandis que la culture est, en général présentée comme faire valoir, la voici, une fois encore mise sur la sellette. De même pour la religion si elle en est car l’islam serait plutôt une idéologie qu’une religion.

Mais comme nous vivons dans des Etats dits de droits, chacune et chacun est légitimé à se défendre. Et puis, comme on le dit, laissons faire la justice! 

Il lui appartient à elle seule, en effet, de définir les fautes et de les sanctionner.

Le problème est que, pour grand nombre de personnes, la question morale reste en suspens. Normal, une Cour de Justice n’a pas vocation à déterminer les bons et les méchants, diront les défenseurs de droits humains. 

A chacune et à chacun donc de s’arranger avec ses blessures, aussi profondes et parfois irréversibles soient-elles...

 

06/11/2017

Abusée, suicidée, la jeune fille et la mort

 

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L’expression de ce visage reste difficile à oublier.

Il s’agissait d’une adolescente qu’on avait incitée à porter plainte contre son abuseur. Ami de la famille, comme cela peut souvent arriver, l'homme avait entretenu une relation intime avec la jeune-fille. Sans le moindre avenir puisque les règles d’usage, dans les milieux respectables, veulent qu’on privilégie la famille et sa réputation avant toute autre inclination.

Combien sont-elles, qui ont idéalisé l’homme qui se présentait à elles comme, peut-être même protecteur, allez savoir ce que dicte un désir à satisfaire ...

Or livrer un homme à la justice ne va pas de soi. Car pour peu que le sentiment s’en soit mêlé, ce qui se conçoit tout à fait, celle qui aura rompu le secret s’estimera fautive. Aussi bien assiste-t-on au renversement de la peine qui visera celle qui la porte et non plus celui qui l’a infligée.

Le processus de culpabilisation est parfois si bien rôdé que pour s’y soustraire, ne s’offrent alors plus que les solutions radicales. En l’occurrence, ladite jeune fille n’a pas supporté de mettre face aux juges l’homme et sans doute avec lui, l’ensemble des valeurs qu’il incarnait.

Lorsque l'obstacle s'avère soudain insurmontable, il vainc toute forme de résistance qui lui aura été opposée et la mort seule apparaît en état d'apaiser la blessure.

La jeune fille a donc mis fin à ses jours.

 

12:56 Publié dans Air du temps, Amour, Avaries, Etre, Humanité, Justice, Pouvoirs, Pratiques | Tags : abus, amour, justice | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

05/11/2017

Les Etats-Unis à nouveau frappés par la folie meurtrière.

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Et encore une fois, elle vise des civiles qui n’ont rien demandé de tel. En plein service religieux, vingt-sept personnes au moins ont été tuées sans compter les blessés.

On sait que la vie vaut peu pour certains, il n’empêche, chacune a son prix pour autant d’êtres proches qui voient celle des leurs basculer en une fraction de seconde.

Bien sûr, le mal, la folie, l’injustice et tant d’autres fléaux sont un lot quotidien contre lequel sont mis en place des moyens de lutte dont l’efficacité est variable.

A cet égard, on peut se dire que Genève a eu de la chance, qui a accueilli plusieurs milliers de jeunes venus célébrer les cinq cents ans de la Réforme.

Les fidèles de cette église texane, fusillés au hasard ou pas, s’ajoutent aux nombreuses autres victimes d’insatiables sanguinaires, terroristes ou non.

Condoléances.

 

22:08 Publié dans Air du temps, Avaries, Christianisme, Etats-Unis, Pratiques, Sécurité, société | Tags : texas, fusillade, église | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

04/11/2017

Prières de rue, l’Etat veille?

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Cet article est à lire et la photo qui l’illustre à bien regarder pour comprendre ce qu’il en est de l’application du principe de laïcité, en l’occurrence, en France, à Clichy pour être précis.

Comme le conflit est dit sans issue entre la mairie et des associations musulmanes, des forces de l’ordre encadrent des prières de rue qui se déroulent chaque vendredi depuis huit mois que dure la situation.

Autant dire que l’Etat ne semble pas privilégier la force.

Il va de soi que face à pareille détermination, rien n’est aisé car tout est susceptible d’être pris comme prétexte à de nouvelles manifestations.

Bonne solution ou non, la force tranquille de la mairie paraît de plus en plus s’exposer aux réactions de toutes sortes.

Est-ce bien raisonnable, dans ce cas, de tenter le diable citoyen qui risque d’être plus radical? 

La tolérance n’équivaut pas à l’indifférence. Et il appartient à l’Etat de veiller à la paix sociale qui, ici, semble fragilisée.

 

03/11/2017

L’esprit des Lumières et l’exercice de la Terreur

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Le 3 novembre 1793, Olympe de Gouges était décapitée.

Arrêtée par les Montagnards le 6 août 1793 pour ses prises de position, elle est exécutée à l'âge de quarante-cinq ans.

Les violentes inimitiés qui l’ont visée ne sont pas le seul fait des hommes alors qu’elle défendait des idées féministes.

Et de cela, Marie-Olympe de Gouges n'a jamais été dupe tant elle estimait que les femmes n'avaient de plus grandes ennemies qu’elles-mêmes.

Ainsi explique-t-elle comment tout avait été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe, autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

A l’heure où tant de femmes sont appelées à balancer tel ou tel abuseur, harceleur sexuel ou violeur, ces mots résonnent d’un écho singulier.

Décapitée par l’ardeur républicaine d’autant d’esprits se réclamant des Lumières, c’est la Terreur qui a eu raison d'Olympe de Gouges.

02/11/2017

Mourir écrasé par une camionnette, un pick-up ou autre camion n’y changera rien, le couplet de réponse est prêt et éprouvé

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Rien à dire, la refrain, à nouveau entonné sert de réponse. Aux familles et aux proches endeuillés par la perte d’un être cher de s’arranger avec leur douleur, la terreur ne prendra pas sur tous.

Partir pour fêter un événement, s’en réjouir et mourir sous les roues d’une camionnette, cela doit désormais faire partie des circonstances de la vie.

On nous le rappelle autant de fois que meurent des innocents, qu’on ne va pas se laisser impressionner, qu’on ne cèdera pas et autres berceuses bien connues. 

Sans oublier que la mort peut être hiérarchisée comme nous le rappelait cette députée tandis qu’elle commentait l’attentat de Barcelone et les sépultures qui attendaient les victimes alors que tant d’autres se perdaient à jamais dans d’inhospitaliers fonds marins.

En pensée avec autant de familles dans le chagrin et pour celles et ceux issus du pays du tango.

 

01/11/2017

Laïcité, un principe qui s’applique comment?

 

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On nous explique dans tel ou tel article, que les croix qui ont été posées avant 1905 ne seraient pas concernées par ladite loi sur la laïcité et, de fait, pas touchées par une quelconque suppression.

Que penser, alors, de celle qui a été enlevée récemment à Poitiers alors même que, selon ce rappel publié en guise d’explication et de justificatif, elle n’aurait pas dû être concernée?

Il ne s’agit pas, ici, de se porter au secours de signes religieux quelconques mais de tenter de saisir la cohérence d’actions menées au nom de la loi.

Pour le reste, voici sur le sculpteur russe, créateur de la statue qui fait polémique. Il en a été question ici.

Cela dit et en matière de croix supprimée, on se rappellera aussi comment certaines grandes marques n’ont pas hésité à les faire disparaître pour, sans doute, ne pas heurter quelques grands esprits ou autres sensibilités dites laïques.

31/10/2017

Manhattan compte ses morts et ses blessés, pendant ce temps-là, sur les réseaux sociaux...

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Observer ce qui se passe autour de ces slogans lancés avec force hashtag et qui n’honorent ni les porcs ni les truies, ces animaux qui n’en demandaient pas tant, on constate que décidément tout devient possible.

Voici que la femme qui a tant ému par ses larmes tandis qu’elle était venu présenter son livre dans le cadre de l’émission On n’est pas couché, lance un appel sur Twitter, ci-dessus en capture d’écran.

Il ne s’agit en rien de minimiser la violence faite aux femmes, de loin pas mais de se demander si pareil battage médiatique est vraiment opportun tandis que chaque jour nous réserve son lot de nouvelles victimes et de nouveaux bourreaux.

En effet, rien n’assure à ces femmes que leurs dénonciations soient prises en considération et leur soit d’un grand secours. Preuve en sont les divers soutiens ou mises au bénéfice du doute et de la présomption d’innocence d’autant de violeurs dénoncés.

Parmi eux, le célèbre islamologue dont l’image n’est pas forcément écornée en dépit de plusieurs témoignages de femmes à charge dans les médias.

Et pendant que se livrent autant de femmes contre leurs bourreaux, Manhattan compte ses morts et ses blessés tandis qu’un acte terroriste vient de faucher, à nouveau, la vie d’innocents.