22/06/2016

Jacques Chirac, un regard sur le monde

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                                             http://www.directmatin.fr/patrimoine/2016-04-14/le-musee-...

 

Un grand humaniste...

C’est  ainsi que Jean-Jacques Aillagon considère Jacques Chirac et il s’en explique ici:

http://www.telerama.fr/scenes/jacques-chirac-la-biere-le-...

Le souvenir que laisse un Ancien Président ou tout autre personne est, certes, sujet à variations et peut, avec le temps, favoriser l’idéalisation.

Le fait est que l’image de lui qu’a donnée Jacques Chirac est très bien commentée par l’Ancien Ministre français de la Culture. 

Et au-delà de l’invite à se rendre au Musée du Quai Branly -désormais augmenté du nom de Jacques Chirac- c’est le regard porté par l’Ancien Président français sur la diversité culturelle que nous livre Jean-Jacques Aiilagon

En ces temps où l’humanisme est sans cesse convoqué au nom de droits à respecter, méditer ce qu’implique un dialogue entre cultures est une priorité.

 

16/06/2016

La décision de Sadiq Khan

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Le nouveau Maire de Londres vient de prendre une décision relative aux publicités dans les transports londoniens.

Pour rappel, Sadiq Khan est travailliste et aussi présenté comme premier édile musulman d’une grande capitale occidentale:

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/05/06/elections...

La qualification de « musulman » a déplu à certains commentateurs, soit.

Le fait est que l’interdiction dont il vient de frapper certaines publicités est commentée de manière diverse selon les sensibilités qui en rendent compte.

Charia-compatible ou non, la décision de Sadiq Khan n’apparaît pas telle aux yeux de la majorité des médias qui la relaient. 

Soumission?

http://jforum.fr/londres-premiere-mesure-charia-compatibl...

http://www.rts.ch/info/regions/geneve/7808147-le-maire-gu...

 

 

15:40 Publié dans Air du temps, Culture, Genève, Islam, Laïcité, Medias, Politique, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : femme, pub, sexisme, charia | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

07/06/2016

La vie, la langue, la culture

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Le 3 juin dernier, j’étais l’invitée de la librairie PAYOT Rive-Gauche à Genève pour présenter et débattre de mon ouvrage Eclipse d’un poète solidaire.

https://www.payot.ch/Detail/eclipse_dun_poete_solidaire-h...

A cette occasion, un bouquet de fleurs m’a été remis de la part d’un ingénieur français. Celui-ci, dans le cadre de sa profession, s’était rendu à Donetsk dans le Donbass, en 2015.

Sachant qu’il avait été invité à la présentation de mon livre, un député de la République de Donetsk avec lequel il est resté en relation, l’a chargé de me remercier de la mobilisation dont j’ai fait preuve en faveur d’une information autre que celle qui était majoritairement diffusée sur le Donbass.

Les fleurs qui m’ont été offertes, l’ont donc été de la part de cet élu.

Mon engagement dans le cadre de la guerre en Ukraine a toujours été accompagné du voeu de voir la diplomatie l’emporter sur les armes. Je m’en suis souvent ouverte dans mes diverses interventions dont la dernière encore, au Club suisse de la presse, le 2 mars 2016.

Ce soir, je suis invitée à m’exprimer sur Dostoïevski dans le cadre d’une soirée consacrée à l’épilepsie et l’expression artistique:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/06/04/ce-%C2%A0haut-...

Entre l’approche que j’ai livrée de Dominique de Villepin, mon engagement dans le cadre de la guerre en Ukraine et mes interventions sur Dostoïevski, le lien passe par la relation qu’entretiennent entre elles la vie, la culture et la langue.

 

06/06/2016

Ce «haut mal »

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En juillet 2015, j’avais été invitée à parler de Dostoïevski dans le cadre de Journées qui sont organisées chaque année en son honneur à Saint-Pétersourg.

Il en avait été rendu compte sur ce blog:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/27/dostoievski.html

Dans le même temps, l’association Epi-Suisse en avait, elle aussi, été informée et avait pris langue à cet égard avec la Doctoresse Fabienne Picard.

Neurologue et spécialiste en ce domaine, la Doctoresse Picard avait mis sur pied, il y a quelques années, une conférence et un spectacle consacrés à l’épilepsie -ou plutôt aux épilepsies- comme elle l’explique ici:

http://www.epileps.ch/extraits.html

Mardi 7 juin prochain à Genève, ce sont ces approches conjointes d’un mal à l’oeuvre -chez Dostoïevski entre autres créateurs- qui seront abordées dans le cadre de la soirée qu’organise l’association Epi-Suisse:

http://epi-suisse.ch/fr/angebote/veranstaltungen/erwachse...

 

22:29 Publié dans Avaries, Culture, Genève, Humanité, Russie | Tags : dostoïevski, épilepsie, epi-suisse, hug, dr f.picard | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

05/06/2016

Quand Nicolas Sarkozy parle de « culture » ...

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Le 10 novembre 2014 à Caen, dans le cadre de l’élection à la présidence de l’UMP -parti rebaptisé, depuis, Les Républicains- Nicolas Sarkozy parlait de culture.

Il en expliquait sa conception et l’importance qu’elle revêt à ses yeux:

https://www.youtube.com/watch?v=v71NxhRCwmg

Soit.

Le 2 juin dernier, Nicolas Sarkozy s’exprime à nouveau sur la culture. 

A la minute 1,35 de la video ci-dessous, ce sont les mêmes termes que le président du parti Les Républicains reprend pour traiter de culture:

https://www.youtube.com/watch?v=fxnjLw-h-oU

Soit.

Mais quand on sait ce qu’est devenu celui qui incarnait la culture de manière sans doute plus éloquente sinon brillante, on se dit que la culture a bon dos à défaut d’avoir bon vent.

Il en a été débattu, ce 3 juin chez Payot, dans le cadre de la rencontre qui a entouré cet ouvrage:

https://www.payot.ch/Detail/eclipse_dun_poete_solidaire-h...

 

16:29 Publié dans Air du temps, Culture, Politique, Politique française, Pouvoirs, Pratiques | Tags : france, sarkozy, culture | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

30/05/2016

D’un livre à l’autre

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Les ouvrages sont de genres bien distincts.

L’un est celui d’une mère qui s’adresse à ses deux filles, l’autre est une approche de la langue inspirée par une personnalité qui a évolué dans le monde politique.

De points communs entre ces deux livres, il n’y en a sans doute aucun.

Mais au regard du calendrier qui propose les présentations de ces deux ouvrages à deux jours d’intervalle, on y retrouve deux noms de personnalités françaises bien connues.

Le premier de ces noms est porté par l’une des deux filles auxquelles est dédié le livre écrit par leur mère, le second est porté par l'homme qui est au coeur de l’ouvrage consacré à la langue en milieu politique.

Le 1er juin prochain, en effet, Marisa BRUNI-TEDESCHI, mère de Carla SARKOZY, présentera son livre chez PAYOT:

https://www.payot.ch/fr/noslibrairies/nosevenements/evene...

Le 3 juin prochain, PAYOT m’a invitée à débattre d’un livre qui évoque Dominique de VILLEPIN:

https://www.payot.ch/fr/noslibrairies/nosevenements/evene...

Deux univers, un monde... notre monde.

22/05/2016

Action antifasciste Paris-Banlieue...

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Sous le soleil de Satan est un roman de l’écrivain français Georges Bernanos.

Adapté au cinéma par Maurice Pialat, il avait reçu la palme d’or à Cannes, c’était en 1987.

L'accueil réservé à cette nomination avait été mouvementé, certains s’en rappellent sans doute:

https://www.youtube.com/watch?v=YLu7cu0NgX4

Voici que l’on apprend, maintenant, que l’arrière-petit-fils de l’écrivain français fait parler de lui.

Selon certains sites, Boulevard Voltaire, Nouvelles de France, entre autres, Antonin Bernanos figurerait parmi les incendiaires de la voiture de police occupée par deux fonctionnaires en service:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/05/20/france-un-pays...

Antonin Bernanos fait partie du collectif Antifasciste-Paris-Banlieue. Il est dit de lui qu’il vit dans les beaux quartiers et qu’il vient d’une bonne famille.

Il a été mis en garde à vue ce samedi 20  mai pour tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Pour Sartre, la culture ne sauve rien ni personne. Ca se discute.

05/05/2016

Palmyre, un concert à suivre en direct

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En ce jeudi de l’Ascension pour qui en connaît encore le sens tandis que les fêtes chrétiennes ne sont, pour certains, plus que d’énigmatiques désignations de jours de congé, on apprend qu’un concert sera donné sur le site de Palmyre libérée:

https://francais.rt.com/international/20110-musique-orche...

Peut-être que notre élue socialiste Sandrine Salerno, pourfenderesse de droits fondamentaux soi-disant bafoués en Russie alors qu’elle se pose en ardente défenderesse du port du voile pour les « agents de l’Etat » y sera sensible?

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/05/04/les-agents-de-...

Palmyre, reprise aux djihadistes qui torturent et décapitent sans le moindre état d’âme tout ce qui gêne leur avancée, doit son salut à l’armée de celui que l’Occident bien-pensant a pris pour habitude d’appeler « dictateur sanguinaire» . 

Soutenu par les forces armées russes, il a redonné au monde sa Perle du désert.

Difficile, en de telles circonstances, de ne pas penser à celui dont on a dit qu’il avait incarné Palmyre, je veux parler, de Khaled al Assaad auquel il a été rendu hommage ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/19/khaled-al-assa...

 

16/04/2016

Variations sur une anaphore, 2006- 2016

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La visibilité des femmes, c'est le coeur de ce qu'est la France qui est une nation féminine dont l'emblème est Marianne, déclare Bruno Le Maire, ce 7 avril à Genève.

Invité au Club suisse de la presse, il s'est exprimé sur diverses thématiques d'importance dont l'une d'elle a été relevée dans le précédent sujet de ce blog:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/04/15/l-europe-et-le...

Il n'est pas inintéressant de revenir sur ce qu'a dit le candidat aux primaires du parti Les Républicains, du rôle qu'il entend donner au Chef de l'Etat. Il s'en explique à partir de la minute 18:

http://livestream.com/GvaPressClub/BrunoLeMaire2017

A l'instar de l'actuel Président et de son prédécesseur, on notera qu'il ne ménage pas son goût pour l'anaphore, cette figure de rhétorique qui a valu à François Hollande son appellation de Moi Président.

Si l'anaphore est souvent employée par les politiciens, ce qu'il est piquant de relever, ici, c'est comment Bruno Le Maire reprend et adapte celle dont avait usé Nicolas Sarkozy, le 18 décembre 2006.

Lors d'un discours tenu à Charleville-Mézières, en effet, voici comment s'exprimait l'actuel président du parti Les Républicains:

On a capitulé devant l'idéologie de mai 68.

On a capitulé devant la logique de l'assistance.

On a capitulé devant l'immigration non maîtrisée.

On a capitulé devant le communautarisme.

On a capitulé devant une conception formelle et dogmatique de l'égalité.

Bruno Le Maire en a-t-il le souvenir lorsqu'il évoque, lui aussi comment on a déjà capitulé?

A suivre à partir de la minute 19'50 de la video indiquée en lien ci-dessus.

 

 

13/04/2016

Pouvoir de nos démocraties

 

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On peut fonder des empires glorieux sur le crime, et de nobles religions sur l'imposture.

(...)

Les brigands seuls sont convaincus -de quoi?- qu'il leur faut réussir. Aussi, ils réussissent.

                                                                          Charles Baudelaire, Mon coeur mis à nu

Publié à titre posthume en 1887, ce livre inachevé a été assimilé à des brouillons, voire à un journal intime, ce qui reste discutable.

Alors que notre monde se bat en quête de sens, la réflexion du poète interroge.

On sait la propension qu'ont certains individus à rejeter toute forme de pouvoir religieux ou politique au prétexte qu'ils seraient tous pourris.

Le sont-ils ou pas, le fait est qu'ils sont là. 

Fondés sur des valeurs et des principes à défendre, tous clament leur légitimité. Et pour qui la menacerait, le recours à la force devient leur justification.

Dans nos démocraties, on dit le débat privilégié.

Il l'est sans doute encore pour la forme. Mais un pouvoir qui se veut tel, jusqu'où peut-il privilégier l'échange? 

 

13:43 Publié dans Air du temps, Avaries, Culture, Humanité, Politique, Pouvoirs, Religions, société | Tags : pouvoir, démocratie, débat | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

04/04/2016

Où est le scandale?

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Nos medias aiment les révélations

Surtout, quand elles ont de quoi choquer qui a encore un reste sinon un zeste de morale.

Et si, de surcroît,  elles permettent de viser les présidents de deux pays qui viennent de remporter une victoire en arrachant Palmyre aux mains de monstres, lesdites révélations sont de première importance.

Au diable, femmes et enfants dont les ossements ont été retrouvés dans les charniers non loin du site libéré.

Depuis le temps que nos courageux journalistes investiguent, risquent leur place sinon leur peau pour nous dire "la vérité", les voici enfin consacrés!

Il ne s'agit pas, ici, de prétendre que tel ou tel serait blanc comme neige. Il s'agit juste de saisir le sens de ces attaques.

La Russie, pour ne pas la nommer, a l'immense outrecuidance de ne pas se plier au diktat états-uniens.

La Russie, comme on le sait, est gouvernée par un président dont autant de spécialistes nous apprennent chaque jour ou peu s'en faut, ce qu'il en est.

La Syrie, avec le soutien de la Russie, vient de retrouver sa perle du désert.

Mais c'en est trop, justement.

Alors puisque les révélations semblent être à l'ordre du jour, en voici à lire au bas de cet article:

http://fr.awdnews.com/politique/les-dirigeants-occidentau...

 

Sujet paru en page 11 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 6 avril 2016 sous le titre: « Nos médias aiment les révélations » 

02/04/2016

Après Palmyre ...

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Ce besoin de prendre des gants pour évoquer, soit le président syrien, soit le président russe est assez récurrent chez les éditorialistes ou autres chroniqueurs qui se risquent à ne pas suivre la doxa ambiante.

Voici qu'on parle de Vladimir Poutine comme de quelqu'un de brutal.

Cette façon de présenter un chef d'Etat semble vouloir amender le fait d'en dire malgré tout du bien.

Ce genre d'énoncé révèle l'approche feutrée de journalistes qui, certes, ont envie de se distinguer de la pensée dominante.

Cependant, comme soucieux de ne pas trop s'engager à défendre un homme qui inspire autant de spécialistes, les voici qui naviguent entre le besoin d'exposer leur point de vue tout en affichant bien le cadre moral à l'aune duquel ils le situent.

Cela se conçoit et on ne va pas se plaindre d'entendre, ci-après, un éditorialiste s'exprimer dans ce sens.

La question reste, néanmoins, de savoir si la brutalité est vraiment toujours là où on voudrait la situer.

A écouter ci-après:

http://www.rts.ch/play/radio/six-heures-neuf-heures-le-sa...

 

20/03/2016

Migrants, le coeur et les raisons

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Mercredi 16 mars dernier, Infrarouge, émission de la chaîne publique d'information suisse RTS, s'est penchée sur la question des migrants:

http://www.rts.ch/play/tv/infrarouge/video/migrants-a-quo...

Les intervenants ont tous apporté leur point de vue, le débat s'est déroulé de manière sereine.

Il n'en demeure pas moins que le sujet reste brûlant, quelles que soient les décisions qui seront ou qui auraient déjà été prises par les autorités compétentes.

Cet article ci-après, paru dans le magazine français Le Point, donne un éclairage qui met la Suisse en ligne de mire pour nombre de migrants:

http://www.lepoint.fr/monde/la-suisse-se-prepare-a-un-aff...

Rien n'est simple, en la matière, en attestent les diverses prises de position citoyennes -comme on dit- et politiques.

Humain, charismatique, qui ne souhaiterait se montrer tel?

Cependant, entre idéal et pragmatisme, s'immisce la crispation identitaire et culturelle. 

 

17/03/2016

Vladimir Poutine "mais"...

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Hier, suite à un échange avec Darius Rochebin sur Twitter, j'ai acheté l'ouvrage de Jean-Robert Jouanny.

Animée par le besoin de débattre de la Russie et de tout ce qui s'en dit et s'écrit, je me suis donc consacrée à la lecture de Que veut Poutine?

Pour notre présentateur-vedette de la chaîne d'information publique suisse, Jean-Robert Jouanny serait fort bon connaisseur de la Russie et très nuancé.

La question à discuter -si discussion il y avait avec Darius Rochebin- serait celle de savoir ce qu'il entend par très nuancé.

Car si nombre d'éléments énoncés dans son ouvrage par Jean-Robert Jouanny se vérifient, ils sont le plus souvent suivis d'un mais.

Autrement dit, reste à savoir si l'appréciation émise par le journaliste suisse relève de ce mais. Car ce mais est le seul fait du regard porté par l'auteur du livre Que veut Poutine?

Dans ce cas, citer des éléments conformes à la réalité pour aussitôt les éclairer selon un prisme orienté par l'auteur fait de son livre une approche qui n'a rien d'objectif.

Un tel titre, Que veut Poutine? range Jean-Robert Jouanny aux côtés d'un Michel Eltchaninoff, qu'il cite d'ailleurs pour son inestimable travail de philosophe.

Nous voici sauvés!

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/01/27/bhl-bis.html

12/03/2016

Valeurs et valeurs

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Les femmes -en photo ci-dessus- ne conduisent pas, la loi de leur pays le leur interdit. Peut-être est-ce préférable pour elles, pour tout passager qu'elles véhiculeraient et tout autre usager de la route.

Mais la question n'est pas là. 

Elle est de savoir en quoi un service public l'est. La manière dont la télévision suisse romande a rendu compte des différentes législations relatives aux droits des femmes a été abordée sur ce blog dans plusieurs précédents sujets dont une lettre transmise à la RTS:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/03/09/lettre-a-une-f...

S'il est important d'y revenir encore, c'est parce que ce soir du 8 mars dernier, l'usage du vocabulaire a été particulièrement choisi pour faire de la Russie, une fois n'est pas coutume, une championne.

Championne en matière de sexisme au travail, avec cette précision apportée par la journaliste selon laquelle, soi-disant qu'il faut les protéger.

Se fendre d'une interview de Vladimir Poutine comme s'y est prêté le présentateur vedette de la chaîne de télévision suisse romande pour en parler, le lendemain dans le journal Le Matin sert à quoi? A ajouter une personnalité à l'ensemble de celles qu'il aura pu rencontrer au cours de sa carrière?

A manifester son obstination personnelle? Sa patience qui l'aura fait attendre cinq ans pour interroger le président russe?

Qu'un journal comme Le Temps ne cesse de nous rappeler tout le bien qu'il en pense, soit!

Mais qu'un service public ne manque jamais une occasion d'égratigner l'image d'un pays avec lequel la Suisse partage une Histoire est significatif de choix de valeurs.

Leur prix n'est pas encore affiché. Puisse-t-il rester négociable, c'est tout le bien à souhaiter à la Suisse -et à l'Occident en général- faute de quoi, la voix du poète risque de se sourdre à nouveau...

https://my.mail.ru/mail/irenskop/video/2281/4504.html

 

 

10/03/2016

Entre éléments de langage et Histoire élémentaire

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Quelques éléments, non de langage comme le sont ceux qui inspirent tant de communicants.

Dans un précédent sujet publié sur ce blog, il a été question du Maréchal Joukov à propos duquel un article évoquait les hauts faits.

Dans ce même article était cité le célèbre poème écrit par Alexandre Blok, le 30 janvier 1918:

http://bibliotheque-russe-et-slave.com/Livres/Blok%20-%20...

On comprend d'autant cette référence au poète symboliste russe à la lecture de cet article du Figaro:

http://www.lefigaro.fr/histoire/monde/2013/09/18/26004-20...

Et pour qui souhaite entendre la version russe du poème de Blok, la voici tirée de célèbre film de Sergueï Gerassimov, U ozera / Au bord du lac

https://my.mail.ru/mail/irenskop/video/2281/4504.html

 

 

12/02/2016

De "fables" et autres "fadaises"

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On lit, on entend certains s'élever contre tels ou tels récits qui ne seraient que bobards ou autre opium à endormir les peuples.

S'emparer de la langue pour mener un combat ou rassembler ne peut s'imaginer, toutefois, sans éléments qui emportent l'adhésion.

Imaginer qu'elle soit totale est utopique, bien sûr mais une majorité à convaincre est toujours visée sans quoi, on prêcherait dans le désert.

Prêcher, terme qui renvoie à un cadre religieux mais dont l'usage l'a débordé. Car les convictions ne lui sont pas à lui seul limitées.

Ce qui indique combien la figure de qui prêche est reconnue dans d'autres contextes.

Dans ce sens, il serait judicieux de s'interroger sur la valeur que d'aucuns apportent sans hésiter à certaines prises de position pour en attaquer d'autres.

Affirmer de l'existence de Dieu, par exemple, qu'elle serait une fiction relève du même imaginaire que celui qui soutient le contraire.

Dans ce cas, considérer l'athée comme un croyant serait plus conforme et respectueux du mystère encore jamais élucidé de l'existence ou non de Dieu.

 

11/02/2016

La langue, ce bien commun

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Il est toujours intéressant de s'arrêter sur des concepts et d'en définir les perceptions. Car ce sont souvent elles qui déterminent nombre de malentendus.

Il existe, pourtant dans la langue, ce qu'on appelle le sens commun. Mais l'on ne peut empêcher les subjectivités de s'en mêler.

A cet égard, il est fréquent d'entendre quelqu'un défendre bec et ongle l'usage d'un terme alors qu'il en est un d'ordre collectif et dont les règles sont fixées.

A une époque où l'on prône le respect à apporter à autrui, considérer l'idiome qui unit une communauté linguistique en est une manière.

S'emparer d'une langue sans tenir compte des règles qui gouvernent son usage, c'est tout simplement négliger tout autre personne qui la pratique.

A l'heure où tant d'échanges sont favorisés par les réseau sociaux, ce n'est pas toujours la compréhension entre celles et ceux qui s'y adonnent qui les domine. 

Non que les arguments des uns ou des autres créent la controverse. Non, pour cela, il faut un débat.

Or quand chacune et chacun décrète que tel mot a tel sens et que c'est ainsi parce qu'elle ou il se comprend, on n'est plus dans l'échange.

On est dans le refus de l'autre. 

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31/01/2016

"Propagande onirique" versus "calembours orduriers de Le Pen"

 

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Dans le précédent sujet que j'ai consacré au projet de film d'Emir Kusturica, j'ai évoqué la polémique qu'avait suscitée, en 1995, une tribune publiée par le philosophe pas encore élu de l'Académie française, Alain Finkielkraut.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/01/30/kusturica-iour...

Ce défenseur exalté -comme d'aucuns le qualifient- de l'identité française avait, entre autre attaqué le cinéaste sur le fait qu'il avait capitalisé la souffrance de Sarajevo.

La réponse ne s'était pas fait attendre, dans Le Monde du 9 juin 1995, Serge Regourd n'hésitait pas à voir dans le comportement de Finkiekraut, celui de Jdanov, "une sorte de philosophe en chef, le garant de l'idéologie, son interprète le plus autorisé".

C'était sans compter sur l'insistance du désormais élu de l'Académie française à incendier le lauréat de la Palme d'Or pour Underground.

On se rappelle en quels termes a été évoquée l'élection controversée de l'homme de lettres à l'Académie française.

Tandis que l'on commentait son entrée sous la coupole, en effet, certains n'ont pas hésité à la considérer comme celle du Front National.

A lire, dans l'article ci-dessous, comment Alain Finkielkraut s'emparait des calembours orduriers de Le Pen pour appuyer sa mise au pilori d'Emir Kusturica, force est de constater que ce parti tient vraiment lieu d'épouvantail passe-partout:

http://www.liberation.fr/tribune/1995/10/30/la-propagande...

 

 

30/01/2016

Kusturica, Iourchenko et le Donbass... à suivre

 

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C'est Arkadij Beinenson qui le révèle sur son site, Emir Kusturica, s'intéresserait à la biographie du correspondant de guerre dans le Donbass qu'a été Iouri Iourchenko et aurait conclu avec lui un accord relatif à un script. Le poète, scénariste et acteur Iourchenko l'a lui-même confirmé au journaliste russe qui l'indique sur son site:

http://blog.beinenson.news/2016/01/29/kusturitsa-yurchenko/

On sait qu'Emir Kusturica, deux fois lauréat de la Palme d'Or du Festival de Cannes, a apporté son soutien aux populations du Donbass. Pour rappel aussi, le cinéaste, musicien a été interdit de concert, en juillet 2015, par les autorités démocratiques de Kiev.

https://francais.rt.com/international/4422-kusturica-conc...

On se réjouit, dès lors, de savoir quelle sera la réaction du nouvel intronisé de l'Académie française qui n'avait pas eu de mots assez doux envers le réalisateur serbe, primé pour son film Underground.

Alain Finkielkraut avait, en effet, publié une tribune au vitriol dans Le Monde du 2 juin 1995.

Aussitôt suivi dans sa diatribe par l'incontournable BHL, autant dire que le tandem a eu de quoi s'illustrer quand on sait combien de guerre démocratiques le philosophe à la chemise blanche a cautionnées.

 

27/01/2016

BHL bis?

 

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Se mettre dans la tête de quelqu'un relève, a priori, davantage de la tentative que de la certitude d'y réussir.

On peut s'y risquer pour diverses raisons, Michel Eltchaninoff, l'auteur d'un ouvrage intitulé Dans la tête de Vladimir Poutine, avait sans doute les siennes.

Paru en février de l'an dernier, cet opus a eu l'heur de plaire à qui de droit. L'écho médiatique qu'il a reçu a permis ainsi de diffuser l'image du président russe qu'un certain Occident aime à entretenir.

Et en Michel Eltchaninoff, autant dire qu'on détient l'homme de la situation.

Apprécier ou ne pas apprécier Vladimir Poutine est une chose, discuter sa politique, une autre. Mais énoncer une somme de contre-vérités pour discréditer un homme est un procédé dont on se demande bien ce qu'il a à voir avec la philosophie, discipline dont se réclame celui qui a risqué ce Dans la tête de Vladimir Poutine.

Invité de Mediapart, Michel Eltchaninoff excelle en magicien-contorsionniste-illusioniste. Au cours d'un débat qu'il mène avec Juliette Cadiot, historienne, il parvient, en effet, à nous présenter un Vladimir Poutine metteur en scène de son absence aux cérémonies d'Auschwitz et brandir à l'appui de sa thèse, la sémantique. Oui, Monsieur le philosophe, journaliste et essayiste français nous explique l'usage que fait du terme fasciste, le chef du Kremlin, balayant sans vergogne l'impact qu'implique cet adjectif dans la mémoire collective russe. 

Par un tour de passe-passe magistral et pour d'autant mieux passer sous silence -sinon nier- l'existence de néo-nazis installés au pouvoir à Kiev, Monsieur Eltchaninoff mène une attaque en règle contre le président d'un peuple qui a sacrifié par millions ses citoyens pour sauver l'Europe du nazisme. 

On n'est plus dans la désinformation, avec ce journaliste, philosophe, essayiste. On est dans la plus pure révision de l'Histoire et sa totale falsification.

https://www.youtube.com/watch?v=iIZACZ7S71M

 

10/01/2016

La Suisse en question

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Dans sa critique d'une pièce de théâtre de l'écrivain suisse Lukas Bärfuss, récemment jouée à Genève et à Lausanne, Alexandre Demidoff relevait le talent avec lequel était traité le thème du suicide assisté.

A cet égard, le journaliste écrivait de l'homo helveticus, qu'il revendiquait une tolérance en matière d'euthanasie et interrogeait sur ce que celle-ci révélerait de l'identité suisse si elle le devait.

http://www.letemps.ch/culture/2015/10/16/fascinant-voyage...

L'appellation d'homo helveticus n'est pas une AOC. On la trouve dans différents articles ou autres interviews comme celle-ci:

http://www.bloglagruyere.ch/2012/09/10/massimo-rocchi-a-l...

Quoi qu'il en soit, le tollé qu'a suscité la tribune publiée par Lukas Bärfuss dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung interpelle:

http://www.letemps.ch/suisse/2015/10/17/ecrivain-lukas-ba...

Jean-Jacques, aime ton pays, avait dit son père à Rousseau.

Critiquer son pays ne revient pas à ne pas l'aimer mais jusqu'où sont fondés les propos de l'écrivain suisse, telle est la question.

 

14:29 Publié dans Avaries, Culture, Littérature, Suisse | Tags : suisse, bärfuss, médias, blocher | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

09/01/2016

Abayas, esthétique et divergences

 

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http://www.glamourparis.com/mode/news/articles/dolce-gabb...

 

Les grands couturiers italiens Dolce & Gabbana viennent de lancer leur nouvelle collection intitulée Abayas où sont proposés voiles et hidjabs.

Ce qui enchanterait avant tout les créateurs, tiendrait de la vison du désert et des cieux du Moyen-Orient, sans compter la grâce et la beauté des merveilleuses femmes d'Arabie.

Ce regard esthétique n'est, à l'évidence, pas celui qui considère la femme musulmane selon d'autres standards. 

Quoi qu'il en soit, la réflexion qui dépasserait le rejet pur et simple d'une religion que d'aucun(e)s conspuent n'est pas interdite.

Elle engage, certes, à prendre en considération toutes sortes de critères difficiles à nier.

A cet égard, l'article ci-dessous paru dans La Tribune de Genève, est intéressant. Les visées des un(e)s et des autres ont encore de quoi alimenter la polémique.

Petite précision de la maison de couture, la collection sera aussi disponible dans plusieurs villes européennes dont Munich et Paris.

http://www.tdg.ch/monde/hijabs-abayas-luxe-signes-dolce-g... 

 

08/01/2016

De Cologne au reste du monde

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Il est beaucoup question, ici et là, des agressions commises la nuit du Nouvel An à Cologne.

Ce qui s'est passé a profondément affecté non seulement les victimes mais bien au-delà et cela se conçoit.

A l'évidence, le sujet est dores et déjà bien politisé.

A lire cette analyse rendue par un ancien correspondant du Figaro en Allemagne, la situation semble, toutefois, plus complexe qu'il n'y paraît:

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/01/07/31002-2016010...

A cet égard, il serait bon de rappeler que, dans le monde, la violence à l'encontre des femmes en concerne une sur trois.

Physique ou sexuelle, elle s'exerce à tous niveaux, selon toutes religions, cultures ou nationalités. 

Ce rapport de l'ONU, rendu le 6 novembre dernier, est fort instructif et permet de nuancer quelques a priori:

http://www.unwomen.org/fr/digital-library/multimedia/2015...

 

01/01/2016

Vienne, 1er janvier entre traditions et migrants

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Histoire et actualité se mêlent du traditionnel concert de l'An donné dans le Goldener Saal du Musikverein de Vienne.

Alors qu'une dépêche de l'AFP reprise en boucle sur de nombreux sites, évoque le fait que comme de tradition, une partie des revenus engendrés par le concert iront à des oeuvres caritatives, notamment au profit des migrants, il est aussi précisé qu'il s'agirait là d'un symbole pour cette manifestation créée sous le nazisme.

Le fait est que Wikipedia reste plus énigmatique dans sa manière de libeller l'origine du concert: https://fr.wikipedia.org/wiki/Concert_du_nouvel_an_à_Vien...

Cela étant, que le plaisir de certains profite à l'adversité d'autres, relève d'un charisme bien ordonné qui n'a rien de nouveau.

Reste à savoir comment sa mise en application conciliera les images diffusées en mondovision, ce jour, par l'ORF avec celles des grandes migrations relayées ces derniers mois par la majorité de nos médias.

 

25/12/2015

Noël, un temps de prière et d'autant de controverses

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En ce 25 décembre, tandis que certains célèbrent encore la naissance du Christ, fixée ce jour par le Pape Libère en 354, d'autres n'y songent pas ou plus.

Des religions et des pratiques qu'elles induisent, on débat quand on ne s'y attaque pas de manière frontale.

Il n'en demeure pas moins vrai qu'elles sont le fait de milliards d'individus.

Partagé ou non, le besoin de projeter une présence divine est une constante de l'humanité.

D'aucuns évoquent la force de la prière.

Aussi irrationnelle soit-elle, elle soutient nombre de fidèles.

La leur contester ou la respecter est un choix.

Intellectuel ou affectif, il engage.

 

24/12/2015

Cette "culture" dont on parle tant...

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On lit, ici et là, toutes sortes de propos tenus sur la culture sans jamais que le sens dans lequel ce concept est utilisé ne soit précisé.

A croire que tout le monde s'entendrait sur ce à quoi renvoie le terme de culture.

Que de malentendus, au contraire, cet usage lexical indéfini ne présente-t-il pas!

Et combien d'erreurs d'appréciation ne s'éviterait-on à en préciser le caractère!

Autant dire que récupérations tacites émaillent tout débat autour de la culture.

Et très vite, l'embrouille est assurée alors que l'implicite règne en maître.

Genève, ces jours-ci, vit au rythme de querelles sinon davantage encore, qui ont pour enjeu la culture.

Celle des uns dressée contre celle d'autres, c'est la politique qui mène le jeu. 

Avec pour enjeu, désormais, une tête à couper.

 

18/12/2015

1977-2015

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L'Union des Ecrivains, créée en 1932 en ex-URSS offrait de nombreux avantages à qui en était membre. Outre des conditions de vie facilitées avec possibles datchas accordées ou autres contributions financières substantielles, l'Union soutenait la publication d'oeuvres et de périodiques et organisait des rencontres et des séminaires.

En 1977, l'ancienne membre de l'Union des Ecrivains et désormais lauréate du Prix Nobel de littérature, Svetlana Alexievitch, signait un article consacré à Félix Dzerzhinski, fondateur et directeur de la Tcheka, police qui deviendra plus tard le KGB.

Le portrait que la lauréate biélorusse dresse de celui qui a été considéré comme un héros national dans le pays où elle vivait à l'époque et où elle vit à nouveau, n'est pas dénué d'émotion. Il se conclut ainsi: 

Когда у меня вырастет сын, мы обязательно приедем на эту землю вместе, чтобы поклониться неумирающему духу того чье имя - Феликс Дзержинский- "меч и пламя" пролетарской революции.*

Quand mon fils sera grand, nous viendrons sans faute sur cette terre pour saluer l'esprit immortel du nom de Félix Dzerzhinski, "épée et flamme" de la révolution prolétarienne.

A 29 ans, âge auquel Svetlana Alexievitch a écrit cet article, on est déjà en état de penser de manière critique.

Or tandis que cette désormais intarissable critique du régime soviétique vouait son talent et sa plume à honorer l'un de ses plus puissants représentants, elle se situait bien loin du sort réservé à ses confrères dissidents.

Près de quarante ans plus tard, conspuer un régime politique dont elle s'est davantage montrée suppôt et bénéficiaire que victime, vaut, en effet, son prix d'or suédois.

http://yablor.ru/blogs/svetlana-aleksievich-mech-i-plamya...

 

17/12/2015

BHL, le "protecteur"

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                                         http://www.bernard-henri-levy.com/arte-2836.html

 

Arte est l'acronyme d'Association de Retransmission Télévisuelle Européenne.

En droit, Arte est un Groupement Européen d'Intérêt Economique (GEIE) basé à Strasbourg.

Voici maintenant vingt-deux ans que Bernard-Henri Lévy occupe le poste de Président du Conseil de Surveillance d'Arte France.

Inutile de dire que BHL prise son poste et n'hésite pas à s'en expliquer.

A la question de savoir si le mandat qui vient de lui être renouvelé sera son dernier, il répond qu'il ne se pose jamais ce genre de questions.

Quant à la chaîne Arte, il l'estime être plus qu’une chaîne de télévision.

C'est un endroit où, tous les soirs, on fabrique de l'Europe, on façonne et invente de la culture européenne vivante.

Arte est une des rares choses qui fonctionnent en Europe.

http://www.lopinion.fr/2-juillet-2014/bernard-henri-levy-...

 

08/12/2015

Corrompus. Sans le savoir.

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Le philosophe Alain Deneault publie un ouvrage intitulé La médiocratie. 

Interviewé pour le magazine Telerama, il livre quelques réflexions autour du concept de médiocrité. 

Selon ce professeur de l'Université de Montréal, la médiocrité n'est en rien un signe d'incompétence. Ainsi Alain Deneault se garde-t-il de stigmatiser quiconque.

Au contraire, déclare-t-il, ce qu'il souhaite, c'est comprendre la nature de cette injonction à être médiocre qui pèse aujourd'hui sur des gens qui ne sont pas forcément enclins à l'être.

En ceci, son étude est d'autant plus percutante qu'elle éclaire un système dont la corruption arrive ainsi à son terme lorsque les acteurs ne savent même plus qu'ils sont corrompus!

A lire, ici:

http://www.telerama.fr/idees/en-politique-comme-dans-les-...

 

A noter que le titre de cet ouvrage est également celui d'un autre opus paru en 2015. D'une tout autre facture, il est signé par l'avocat et écrivain Michel Bourgeois.