Culture - Page 3

  • En vol ...

    Imprimer Pin it!

     

    IMG_0225.jpg

                                                                                                photo @H.R.-F

    Serait-il devenu à ce point osé, que dis-je, risqué  d’exprimer un point de vue qui appelle à la nuance et à la réflexion?

    Dans le contexte actuel que nous vivons, il y a certes des récurrences dans les comportements qui font que, toujours on pourra dire que « rien ne change » « la nature humaine étant ce qu’elle est ... » et autres poncifs du genre souvent rappelés pour dire qu’en somme, il serait inutile de se lever contre certaines prises de position.

    Il est évident que la nature humaine est ce qu’elle est.

    Il est tout aussi vrai que l’Histoire nous en fournit tant d’exemples que l’on peut se fier à cette considération. Est-ce pour autant une raison de s’abriter derrière elle pour ne pas réagir? Certaines personnes vous diront que oui.

    Or si, pour toutes sortes de raisons, il apparaît tentant de se résigner, refuser d’abandonner un combat, une lutte, est une marque d’engagement.

    Mais pas un engagement d'ordre politique ni idéologique ou religieux, non, tout simplement d’ordre humain. Car cette même nature qui compterait les pires créatures qui soient ne se limite pas à elles seules dans son déploiement.

    La variété des personnalités, la diversité des cultures, le relief des perceptions, c’est tout cela qu’on aplatit lorsque l’on catégorise au nom du bien et du mal.

    Et ces chantres de l’ordre moral, si convaincus de leur rôle, entraînent à leur suite nombre de fidèles. A chacun ses choix, le leur leur appartient.

    Tout autant en va-t-il des esprits critiques, réfractaires à suivre sans s’interroger la moindre.

    Autant de questions à poser, autant de remarques à partager qui alimentent un débat, c’est tout cela de bon pour la pensée qui prise la réflexion et la liberté d’expression.

    Tant rappelée par nombre de mouvements en faveur de telle ou telle cause, qu’elle le soit pour toutes et tous!

    L’est-elle vraiment, la question a souvent été posée ici. 

  • Précision

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2019-03-09 à 11.48.00.png

                                                                                                 capture d’écran Politis

    Comme indiqué dans un de mes récents sujets de blog, je figure parmi les six plaignants qui seraient, selon le magazine Politis, des « pro-Poutine, adeptes des procédures bâillons » .

    Pour qui connaît mon parcours littéraire et les liens que j’entretiens avec la Russie, que je remercie une fois encore Anne Pitteloud d’avoir évoqués sur une quasi pleine page du journal « Le Courrier » en date du 12 février 2016, il est évident qu’il n’est en rien lié au Kremlin.

    Dans son article, la journaliste rapporte comment mes recueils de nouvelles ont suscité l’intérêt de traductrices et de traducteurs pour être publiés à l’étranger avant même de l’avoir été en Suisse ou en France, mes deux pays d’origine.

    Mais comme j’ai eu les honneurs de l’ouvrage de Cécile Vaissié qui semble si bien me connaître pour avoir estimé bon de me citer dans son livre  « Les Réseaux du Kremlin en France », je tenais, ici, à remercier toutes celles et ceux qui n’ont jamais douté de la nature du lien qui m’unit à la Russie.

    A la justice, désormais, de décider des torts des un(e)s et des autres.

     

  • En ce 8 mars, risquer une question

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2019-03-08 à 12.20.55.png

                                                                                             capture d’écran La Croix

    En ce jour dédié à la femme, aux femmes, à choix, toutes sortes de manières s’affichent de dire l’estime, l’amour ou autre considération qu’on leur porte.

    Alors que les différences de traitements réservés aux femmes et aux hommes occupent les milieux culturels, médiatiques et politiques, il n’est pas interdit de s’arrêter sur semblable mobilisation.

    Il apparaît en effet préjudiciable, autant pour les femmes que pour les hommes, de monter les unes et les uns ou l’inverse, les uns et les unes contre les autres.

    Définir des rôles telles que ceux d’agresseur et de victime, le premier aux hommes, le second aux femmes, équivaut à catégoriser et, de fait, à reproduire un schéma qui classe.

    Nombre de femmes ont été et sont estimées et reconnues.

    L’Histoire et l'actualité en témoignent. Et aussi bien révèlent-elles, cette Histoire et l’actualité, combien d’hommes ont été et sont déchus ou brisés.

    Violer est un crime. Et on sait qu’il concerne 685 femmes par jour! Mais réduire l’homme à sa dimension la plus primaire, est-ce vraiment raisonnable?

    Cette question, il me tient à coeur de la poser en ce 8 mars, merci à toutes et à tous de vos réactions.

     

  • Merci de faire tourner l’information, est-il enjoint sur le compte Twitter Les Petits Matins...

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2019-03-07 à 21.33.42.png

                                                                                        capture d’écran Twitter

     

    Comme il y a été fait allusion par deux commentateurs dans le précédent sujet de ce blog et comme il est recommandé de « faire tourner l’information » eh bien qu’elle tourne, l’information!

    Et quelle est-elle, « l’information »?

    Publiée par qui a enjoint à la « faire tourner », elle figure sur le compte Twitter de la maison d’édition « Les Petits Matins ».

    Nous sommes six à avoir porté plainte pour diffamation et la maison d’édition s’estime victime d’une procédure qu’elle appelle procédure bâillon.

    Pour en savoir davantage sur cette affaire, je vous propose de lire les différents articles parus sur le site Les Crises.

     

  • Où sont les femmes dit ce tag. Là où elles s’activent?

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2019-03-04 à 22.36.47.png

                                                                                    capture d’écran Tribune de Genève

    Si le combat féministe passe par le saccage de tel ou tel monument, de telle ou telle statue, autant dire que la cause de la femme a trouvé ses milices.

    L’exécration de l’Histoire aurait-elle atteint autant de cerveaux et de bras qu’ils ne soient plus en mesure que de détruire?

    A Genève, dans la nuit du 3 au 4 mars, le Mur des Réformateurs et la statue du Général Dufour ont été tagués. A l’évidence, les activistes qui se sont plu à signer ainsi leurs valeurs doivent compter un nombre significatif d'adeptes.

    Si procéder ainsi pour défendre une cause trouve un écho, rien de surprenant.

    A force de répéter que la femme n’est que victime, à force de rabâcher que l’homme abuse quand il ne viole pas, le résultat se connaît.

    A force de faire de l’homme son agresseur, la femme y gagne quoi?

     

  • Non, ce ne sont pas les alliés qui ont vaincu le nazisme. Comment lutter contre la propagande occidentale?

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2019-02-26 à 21.57.42.png 

    Face à l’information qui se prétend telle, nous sommes nombreux à exercer notre sens critique. Nous en faisons part de toutes sortes de manières.

    Mettre en avant certains propos tenus par nos journalistes pour les discuter, vise à y apporter un autre angle de vue, une autre manière de considérer une actualité qu’ils ont retenue et commentée.

    Il s’agit, dès lors, d’envisager un apport, aussi minime soit-il et d’alimenter un échange en vue de nuancer et de prendre en compte une sensibilité autre que celle diffusée.

    Dans ce sens, il m’importe de ne pas laisser passer ce qu’a déclaré notre présentateur vedette Darius Rochebin dans le tééjournal de 19:30 de la RTS.

    A la minute 19, il interroge un Professeur sur la question des pensions versées aux anciens collaborateurs nazis et voici qu’il nous parle d’un « état nazi » qui « s’écroule sous les bombes alliées ».

    Non, Darius Rochebin, ce n’est pas « sous les bombes alliées » que « l'état nazi s’écroule ». Et vous devez certainement le savoir ou alors, vous avez si bien appris la leçon que vous la répétez.

    Dans ce cas, vous n’informez pas. Vous relayez une propagande qui ne dit pas son nom. Mais voici de quoi vous rassurer si besoin était ...

     

  • Le christianisme, religion la plus persécutée au monde. Lequel de nos médias en informe?

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2019-02-24 à 22.13.25.png

    Vous êtes peut-être athée, agnostique, chrétien, juif, musulman, hindouiste, bouddhiste, shintoïste, que sais-je encore et peu importe car il s’agit là d’information susceptible de vous intéresser.

    Voici, en effet, un article qui traite de christianophobie et qui remet quelques points sur les i.

    Bien des idées préconçues tombent lorsque l’on apprend que la religion qui est la plus persécutée dans le monde est la religion chrétienne.

    Lequel de nos journalistes le dirait?

    La classe médiatique semble bien plus affairée à commenter les actes pédophiles qui entachent l’Eglise catholique!

    Il ne s’agit pas de les cautionner mais de rappeler des choix éditoriaux.

    Les persécutions qui visent les chrétiens ne mobilisent pas nos élites pourtant si promptes à rappeler les droits humains bafoués ici et là.

    De fait, tout se passe comme si nos racines, notre culture et les valeurs, certes discutables et parfois contestables, qui nous ont été transmises ne tenaient plus aucune place et n’avaient plus aucune raison d’être défendues.

    Preuve en avait d’ailleurs été donnée ici.

     

  • Hommage au Pasteur Henry Babel

    Imprimer Pin it!

     

    Hier, l’émotion a été forte lorsque nous avons découvert comment sa fille, Florence Kraft-Babel, nous a appris le décès de son père.

    Le Pasteur Henry Babel a marqué tant d’entre nous et bien au-delà, la Genève internationale comme la Genève dite calviniste.

    Il a été un précurseur du rapprochement des Eglises et des confessions aussi diverses soient-elles.

    Personnellement, c’est par le cours qu’il avait donné au Collège Calvin sur l’Histoire des religions que je l’avais connu.

    C’était au tournant des années 1960-1970.

    Pasteur Babel,vous avec lequel j’ai eu, pour ma part, la chance de m’entretenir durant de si nombreuses années, c’est ma reconnaissance que je vous exprime ici.

    C’est elle aussi qui domine les réactions qui ont suivi l’annonce faite, hier, par votre fille Florence.

    Vos paroles, vos écrits témoignent de la quête spirituelle qui n’a cessé de vous animer et que vous avez partagée avec nous toutes et tous.

    A tous les vôtres, mes pensées et mes profondes condoléances.

     

  • Etre critique...

    Imprimer Pin it!

    parti, dérive, propagande

                                                                                                photo @H.R.-F

    En son temps, j’avais estimé nécessaire, une mise au point quant à ce qui motivait les sujets publiés sur ce blog, entre autre en relation avec la Russie.

    Depuis lors, d’autres rappels dans ce sens ont été partagés ici. Pourquoi y revenir? Parce qu’il est essentiel de résister aux parasites de l’information.

    Pareille activité de veille ne se limite pas aux seuls médias appelés mainstream. Partout où se répandent des contenus dits d’informations, elle a de quoi s’exercer. 

    Et observer les dérives susceptibles de gagner tout parti pris quel qu’il soit, c’est refuser de se laisser entraîner dans ce qui n’est plus de l'« information ».

    On est là dans un champ d’action qui relève du seul esprit critique. Le disqualifier est la stratégie le plus souvent appliquée par qui se sent mis en cause.

    Ce constat n’a pas attendu le XXIe siècle pour être dressé. Les exemples foisonnent, dans l’Histoire, qui mettent en évidence la mauvaise foi. 

    Abdiquer face à la constance de sa récurrence, c’est lui faire la part belle. A chacun ses choix, de lutte ou de résignation.

     

  • Makine, le génie littéraire à l'oeuvre

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2019-02-14 à 20.45.28.png

    Il avait déjà été question de lui dans un sujet de ce blog, je veux parler, ici, de l’écrivain et académicien français Andreï Makine.

    Son tout dernier roman, Au-delà des frontières, vient de sortir, je ne saurais que vous en recommander la lecture.

    Il y est question d’un jeune écrivain duquel la mère adresse le manuscrit au narrateur de l’histoire.

    Ce texte apparaît impubliable, il faut, évidemment lire le roman pour savoir en quoi et pourquoi le narrateur l’estime tel.

    Dans ce dernier livre, Andreï Makine réussit avec brio à nous parler du monde dans lequel nous vivons.

    Les différents personnages qui évoluent au gré du récit incarnent, chacun à leur manière, des valeurs auxquelles ils croient, bien sûr.

    En contrepoint, résonne la voix de l’un d’eux, d’une teneur telle qu’elle permet la mise en relief d’autant de discours véhiculés et de leur portée à court et à plus long terme.

    Voici, pour vous faire une idée de ce tout dernier ouvrage d’Andreï Makine, l’interview qu’il a accordée à France Culture.

  • BHL chez les Helvètes

    Imprimer Pin it!

    Bernard_Henri_Lévy.jpg

                                                                                          image @wikipedia

    Peut-être avez-vous vu cette émission de la Radio Télévision suisse (RTS) qui a invité Bernard-Henri Lévy sur son plateau?

    D’abord seul, ce qui est inhabituel dans cette émission de débat, il a ensuite été rejoint par trois autres invités et la correspondante de la RTS à Bruxelles.

    Le débat a été nourri.

    Le vibrant plaidoyer de Pierre-Yves Maillard en faveur d’une Europe plus sociale a dû être nuancé sinon refroidi par les précisions d'Isabelle Ory, journaliste à Bruxelles.

    Pour le reste, les échanges entre Slobodan Despot et le philosophe à la chemise blanche auront donné droit à quelques escarmouches sinon plus encore, en fin d’émission.

    Un internaute a, pour sa part, relevé la part belle que le service public suisse a faite à Bernard-Henri Lévy, connu pour ses plagiats et ses impostures intellectuelles.

    Saluons toutefois le fait que l’émission ait été diffusée en direct...

      

  • Pays frères

    Imprimer Pin it!

    IMG_1574.jpg

    Il a souvent été énoncé de ce blog qu’il était « politique ». Or, il semble plutôt que le fait d’évoquer et de proposer des sujets d’actualité relève d’un simple sens civique.

    Par ailleurs, que d’aucuns considèrent ce qui s’énonce ici de la Russie comme relai d’une propagande, les regarde.

    Ils sont néanmoins loin du compte.

    Qu’à cela ne tienne, ce qui me tient à coeur reste, avant tout, de rejeter les a priori qui excluent tout autre éclairage que celui qui doit prévaloir quoi qu’il en soit sur ce vaste pays.

    C’est cela qui, souvent, m’a fait réagir.  

    Car ce n’est tout simplement dans l’intérêt d’aucun de nos peuples de cultiver pareille hostilité envers un pays frère.

    Oui, la Russie est un pays frère.

    Et la guerre qui se poursuit en Ukraine a été et reste fratricideQu’on écoute cette jeune femme se mobiliser pour la paix!

    Elle qui a subi la guerre de plein fouet en dépit des accords de Minsk II, devrait ne pas laisser insensible autant de défenseurs des droits humains!

     

  • 2018-2019

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2019-01-01 à 01.31.02.png

                                                                    capture d’écran youtube

    Franchir le cap d’une année, en aborder une nouvelle, est un moment à la charge symbolique toute relative. 

    On le fête ou pas, on s’échange voeux et baisers, bonnes résolutions tout autant.

    Il arrive aussi que ce moment soit moins heureux. 

    Pour ma part, il s’ouvre sur un départ. A l’aube du dernier jour de l’année qui s’est achevée, un être cher à mon coeur s’en est allé.

    La musique adoucit les moeurs, dit le proverbe. Elle atténue tout autant la peine.

    Alors voici à écouter  et à lire

    Meilleurs voeux à vous toutes et tous, merci d’accompagner ce blog de votre lecture et de vos réflexions!

      

  • Hommes-femmes, solidaires

    Imprimer Pin it!

     

    Capture d’écran 2018-12-29 à 12.12.02.png

                                                                                              capture d’écran Le Temps

    Et voici que les femmes se préparent à une grève générale. Selon cet article qui n’est pas le seul à rendre compte de ce projet, les femmes s’organisent déjà pour le 14 juin 2019.

    Il est évident que des inégalités existent entre hommes et femmes, cela ne fait pas l’ombre d’un doute.

    Mais au-delà de celles qui ont trait aux salaires, c’est déjà dans les constitution physique qu’elles se nichent.

    Sans du tout privilégier les unes au détriment des autre, surtout pas, force est de constater que l’égalité prônée entre hommes et femmes est une vision de l’esprit.

    Au même titre que l’éducation, en son temps et sans doute encore de nos jours parfois, a été et demeure différente pour les filles et les garçons, au même titre projette-t-on l’égalité entre eux.

    Reconnaître l’altérité entre hommes et femmes tout comme on la reconnaît entre cultures serait-ce donc inconcevable, pire, sexiste? 

    Il est évident que nombre de stéréotypes visant la femme sont à combattre. Tout autant en existe-t-il qui touchent les hommes.

    Non, l’homme et la femmes ne sont pas égaux. Or le risque, avec autant de mouvements #metoo ou de grèves annoncées est d’alimenter la rivalité plutôt que la complémentarité et la solidarité.

     

  • Depardieu fête ses 70 ans, portrait et controverses

    Imprimer Pin it!

    Gérard_Depardieu_Cannes_2010.jpg

                                                                                                Photo @Wikipedia

    Quand un article présente un acteur de cinéma comme ici, Gérard Depardieu, difficile de s’y retrouver tant l’homme a mélangé le genres et tant l’auteur de l’article en rend compte.

    Que l’on aime ou pas ce « montre sacré » peut être un sujet de discussion. Que l’on salue son talent, un autre. Que l’on juge son comportement, encore un autre.

    Cependant, comme l’homme réunit toutes sortes de dimensions, dans ce cas, prendre l’ensemble paraît s’imposer.

    L’artiste se comporte de manière variable eu regard de la morale. La bousculer est une de ses revendication, la respecter, une autre.

    Aussi bien, certains d’entre eux s’engagent-ils dans la défense de causes, médiatisées souvent quand d’autres s’investissent de façon moins tapageuse ou demeurent carrément étrangers à toute forme de soutien ou aide quelconque à apporter.

    Et cela vaut pour autant de personnes anonymes que de personnalités en vue.

     

  • En ce Noël... merci à vous toutes et tous!

    Imprimer Pin it!

    IMG_0111.jpg

                                                                                                     photo@H.R.-F

    A l’heure du multiculturalisme, Noël prend une tournure de plus en plus expurgée de sa dimension chrétienne, adaptation oblige à autant d’origines et de confessions diverses que nos sociétés comptent.

    On considère donc cette fête comme occasion d’un rassemblement familial, en témoigne une série de la Radio-Télévision Suisse qui en a rendu compte.

    Des articles parus ici et là rappellent l’origine de la fête de Noël, inutile donc d’en traiter ici, chacune et chacun de vous aura peut-être eu l’occasion d’en prendre connaissance.

    Pour ma part, en ce jour de Noël, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui contribuent à alimenter ce blog de leurs réflexions, de leurs éclairages qui sont autant de pistes à explorer pour évoquer ce monde dans lequel nous évoluons.

    Soyez toutes et tous assuré(e)s de ma grande reconnaissance et que se poursuivent autant de débats vifs et contradictoires, essentiels à la survie de ce qu’on tient encore à appeler démocratie!

     

  • Albert Camus, l’avenir et lui, Clément Choisne

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2018-12-22 à 13.26.44.png

    Voici un jeune promu à intégrer un système qui propulse l’ingénieur qu’il est devenu vers des sphères qu’il hésite sinon se refuse à rejoindre.

    Lors de la remise des diplômes de son Ecole, il a tenu un discours et cité Albert Camus:

    Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas.

    Quel avenir est susceptible d’avoir cette prise de position sinon de créer ce qui s’appelle un buzz? Car au-delà de la diffusion de ses propos, ce jeune tout fraîchement diplômé envisage sans doute mieux. 

    ll a cité Camus, il a compris le message, comme on dit. Mais il affiche, néanmoins, une certaine volonté de le contourner et c’est à saluer tant sombrer dans le défaitisme n’apporte rien à quiconque.

    Certes, la force de surmonter tous les chausse-trappes qui risquent de se mettre en travers d’un parcours non conforme ne se commande pas. On en est doté ou pas.

    Qu’elle accompagne ce jeune ingénieur et toutes celles et ceux qui se joindront à lui, tel est le voeu qu’on a envie de formuler à l’heure où l’année en cours cède peu à peu le pas à la suivante.

  • A 15 ans ...

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2018-12-21 à 10.49.07.png

    Hier soir, dans le cadre du Journal de 20 heures de TF1, Gilles Bouleau a consacré un sujet à ce que diverses personnalités vivaient ou avaient vécu à l’âge de 20 ans.

    On y découvre aussi quelques personnes interrogées dans la rue.

    Pour ce qui me concerne, à 20 ans, je découvrais Moscou, la Place Rouge, l’ex-URSS, les jardins d’enfants, les usines, les musées, la vie menée par autant de citoyennes et de citoyens soviétiques.

    J’effectuais un séjour linguistique dans le cadre de mes études de russe.

    A cette époque, les immenses avenues moscovites étaient à peu près vides sauf de rares voitures qui y circulaient.

    Tout comme étaient à peu près vides aussi, les rayonnages de l’impressionnant magasin ГУМ, GUM, en caractères latins.

    Que de changements depuis lors, en bien ou pas, ils sont là.

    A 20 ans, découvrir Moscou, comment vous dire, c’est le résultat d’un amour qui m’a saisie à l’âge de 15 ans pour la Russie et qui ne m’a plus jamais quittée.

    Cet amour, il est né à travers la littérature et la musique.

  • Réflexions en marge

    Imprimer Pin it!

    IMG_0544.JPG


    Tant est dit et continue de s’énoncer sur le mouvement des gilets jaunes qu’il est inutile d’en rajouter ici.

    Par contre, observer comment les positions des analystes, experts ou pas, tentent de suivre sinon de coller aux agissements des manifestants est intéressant.

    A côté des grands mots s’ils en sont, parmi lesquels le poujadisme figurait en bonne place, les postures, voire les prédictions n’ont pas manqué.

    On a également vu, ici, comment autant d’écrivains et d’intellectuels qui avaient exposé le malaise ont été pris en compte. C’est que tout cela, sans doute, n’a dû être considéré que comme de la littérature.

    Autrement dit, circulez, il n’y a rien à voir. 

    A vrai dire, tel est le sort qui attend en général celles et ceux qui tentent de faire entendre un autre son de cloche que celui qui doit carillonner tous azimuts.

    Parce qu’un pouvoir en place tient à se maintenir.

    Et qu’à cette fin, tous les moyens sont bons. Le mensonge, l’abus en sont. Jusqu’à ce qu’ils soient découverts. Ce qui n’aura pas empêché leur puissance d’action.

    On l’a vu pour l’Irak, cet article le rappelle fort bien d’ailleurs. Pour quelle leçon à en tirer?

    Aucune.

     

     

  • En marche...

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2018-12-14 à 12.54.59.png

                                                                                                 Capture d’écran Telerama

    Ajouté au précédent déjà cité en commentaire sous ce sujet de blog, l’article indiqué ci-dessous en bleu, en dit long sur l’écoute prêtée aux écrivains ou autres essayistes en tous genres. 

    De longue date, nombre d’entre elles et eux avaient exposé ce qui frappe autant de leurs concitoyennes et de leurs concitoyens.

    Et qui y a prêté attention?

    Autant dire à peu près personne de celles et de ceux qui auraient eu les moyens d’alerter sinon d’agir.

    Avancer, voir l’avenir en marche à l’intérieur ou en dehors du parti qui s’est appelé ainsi, telle semble être la devise du moment.

    C’est faire si peu cas de qui peine!

    C’est passer à la trappe toute personne en difficulté alors même que l’on clame urbi et orbi le rappel aux droits humains.

    A croire qu’ils sont valables ailleurs mais surtout pas chez soi, là, tout à côté! 

    Mais quoi, la souffrance, l’humiliation et le mépris devraient donc être le lot d’autant d’oublié(e)s de nos élu(e)s et autres élites?

     

  • Persécution d’un cinéaste russe?

    Imprimer Pin it!

     

    IMG_0334.JPG

    Fidèle lectrice des publications de Pascal Gavillet, il le sait, je souhaite réagir à cet encart qui annonce son article.

    Car, je le précise, les termes qui encadrent la photo ci-dessus, ne sont pas repris dans les propos qu’il publie dans l’édition de La Tribune de Genève de ce 5 décembre. 

    Il y est question de Kirill Serebrennikov, aux prises avec la justice russe et de son film Leto (L’été), acclamé à Cannes cette année.

    Nul n’ignore que le talent n’a rien à voir avec le comportement. Les exemples sont nombreux de personnalités d’exception dans leur domaine qui, par ailleurs, ne sont pas pour autant des modèles du genre.

    Il ne s’agit donc pas, ici, d’entrer en matière sur les qualités cinématographiques reconnues à Kirill Serebrennikov et à son film.

    Non, il m’importe d’attirer l’attention sur ce qui est relaté dans cet articleKarine Bechet-Golovko, qui le signe, est une juriste française qui vit à Moscou. C’est elle, aussi, que j’ai citée lorsqu’il a été question de cet autre cinéaste en faveur duquel se mobilise l’Occident.

    Le point de vue émis par Karine lui appartient, certes. Il n’en demeure pas moins intéressant de le découvrir. 

    Car à le lire, il y a de quoi méditer sur l’usage fait de deniers publics par Kirill Serebrennikov et de matériel explosif par Oleg Sentsov.

    Si cela ne gêne pas cet Occident pourtant si sourcilleux de questions d’ordre moral, soit! 

      

  • Que c’est triste, Paris...

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2018-12-02 à 16.37.55.png

    Une rare violence s’est emparée de la France.

    De sa capitale, en tous les cas.

    Dire la tristesse ressentie reste, à l’évidence, bien peu.

    Et cependant, ajouter des considérations à tant d’autres émises, est-ce bien raisonnable?

    Quand tout s’énonce, rien n’est plus crédible.

    Seul le mal demeure.

    Et face à lui, la désolation.

     

  • Vu de Russie

    Imprimer Pin it!

    IMG_1406.jpg

                                                                          photo @H.R.-Favre

    Dans l’une des Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar, un peintre entre dans le tableau auquel il travaille et s’en va sur la barque qu’il a peinte.

    A l’inverse, dans La rose pourpre du Caire, l‘un des personnages du film de Woody Allen sort de l’écran pour entrer dans la salle de projection et rejoindre le public.

    Cette articulation entre imaginaire et réalité, le Consulat suisse de Saint-Pétersbourg m’avait invitée à en parler. C’était en 2013, au Collège universitaire français et à la Bibliothèque Majakovskaja, il en reste des traces sur google et youtube.

    Confronter images et réalités m’habite en permanence et figure au coeur de ma démarche littéraire tout autant qu’elle motive en grande partie la tenue de ce blog.

    Dans ce sens, j’aime à rendre compte, entre autres, des changements que j’observe toutes les fois que je séjourne en Russie tandis que ce pays alimente une narrative médiatique formatée selon des standards établis et récurrents. 

    Moscou, pour ne citer que cette capitale, force est de constater que la vie y est de plus en plus semblable à celle menée dans nos grandes villes. Or on entend ou on lit souvent de couples homosexuels, par exemple, qu'ils y seraient traqués sinon persécutés.

    Dans le métro, pourtant, j’ai vu deux jeunes gens très à l’aise dans leur proximité affichée qui n’a pas paru gêner qui que ce soit. Aucun regard lancé de travers, mieux, aucune milice pour les embarquer on ne sait où, bref, rien de plus ni de moins que ce que l’on voit chez nous. 

    Si Moscou ne représente, certes pas, le pays dans sa globalité, au même titre, Paris ni Berne ne résument la France ni la Suisse. 

    Evidences à rappeler qui n’empêchent pas de comparer entre elles ces capitales et de mesurer les ressemblances de comportements humains qu’on y constate.

     

  • Cette Russie que j'aime

    Imprimer Pin it!

     

    IMG_1641.jpg

    Vue de Saint-Pétersbourg, l’actualité résonne de manière un peu autre.

    Depuis le début de la semaine que je passe en Russie, je pense à toutes celles et à tous ceux qui en parlent.

    Selon grand nombre d'experts invités à s’exprimer dans nos médias, la Russie de Poutine ne serait surtout pas à confondre avec la Russie tout court, tant la première serait tenue d’une main de fer.

    Ainsi va l’information qui n’a, comme on nous le rappelle bien, rien à voir avec la propagande qui serait distillée en Russie.

    Qu’on se rassure, les personnes avec lesquelles j’ai eu l’occasion de parler, ici, ne sont pas dupes. 

    Et nombre d’entre elles ne se posent même plus de questions sur ce qui alimente tant de ressentiment et de déconsidération de leur pays à soi-disant distinguer de celui de son Président. 

    Hier, à la Bibliothèque Majakovskaja de Saint-Pétersbourg où a eu lieu la présentation de mon livre, c’est un public vif, cultivé, curieux, critique et sans complaisance qui m’a accueillie.

    Merci, de tout coeur à Irina Tochilkina qui a permis la réalisation de cette rencontre et à Alla Beliak qui m’accompagnait et traduit mes livres depuis de nombreuses années.

    Le partage que nous avons vécu hier était d’une rare intensité, merci au public de sa belle réceptivité et de sa bienfaisante présence.

     

  • Bons baisers de Russie... sans la fiction

    Imprimer Pin it!

     

    Bagdad, 2003, fiction

    Comme énoncé dans le précédent sujet de ce blog, je me trouve en Russie pour y présenter mon dernier livre, Sans nouvelles d’Igor, Bagdad 2003 / Багдад 2003: Истории без продолжения.

    Cette histoire, je l’ai imaginée se dérouler au début de la guerre en Irak, autrement dit, il y a plus de 15 ans.

    Sa publication, cette année seulement, s’explique par le fait que sa traduction en russe a constitué un très stimulant projet didactique qui a été reconduit d’année en année plus de dix ans durant avec des étudiants.

    C’est alors que la version russe définitive a été confiée à la traductrice de mes deux précédents recueils de nouvelles, Nouvelles de nulle part / Истории ниоткуда  et Nouvelles sans fin / Истории без окончания.

    Le regard littéraire sur la guerre qui s’est livrée en Irak en 2003, je l’ai voulu en contrepoint à ce qui s’énonçait dans nos médias.

    Ce que dévoile, peu à peu, le dialogue entre les deux protagonistes de l’histoire, révèle des quêtes aux issues hasardeuses sinon fatales pour certaines.

    Sur fond de guerre et le temps d’une soirée, c’est une humanité qui apparaît avec ses désirs, ses fureurs, ses failles et ses attentes. 

  • Merci!

    Imprimer Pin it!

     

    Capture d’écran 2018-07-11 à 13.14.09.png

    Le 17 novembre à la Bibliothèque Majakovskaja de Saint Pétersbourg et le 19 novembre dans la grande librairie Biblioglobus de Moscou, je présenterai mon cinquième ouvrage traduit en russe.

    Le choix de l’édition bilingue revient à la maison qui me publie depuis 2004, soit depuis 14 ans déjà. Les autres éditeurs, suisse, italien et géorgien ont suivi ce modèle comme vous le constaterez ici.

    Le lien que j’entretiens avec la Russie date de mon adolescence et c’est pour étudier le russe que je me suis inscrite à la Faculté des Lettres de Genève.

    Mais c’est au début des années 2000, alors que je menais des recherches en linguistique russe, que l’occasion m’a été donnée de rencontrer la première traductrice de mon premier recueil de nouvelles..

    En tant que linguiste, j’ai travaillé, entre autre, sur l’analyse de discours politiques.

    Cette formation, ajoutée à celle qui m’a permis de séjourner en ex-URSS et plus tard en tant qu’écrivain, en Fédération de Russie, ce sont elles qui inspirent les réactions que je partage avec vous sur ce blog.

    Aucun activisme politique n’est à y chercher, pas davantage de relations quelconques avec le Kremlin et ce qu’on lui attribue d’agences de propagande à distiller.

    Les points de vue que je livre, je vous les soumets car il me tient à coeur de ne pas laisser passer tout et n’importe quoi sur un pays que j’aime, on l’a bien compris.

    Merci à vous toutes et tous de suivre et d’animer ce blog de vos commentaires qui, sans cesse, me donnent l’occasion d’affiner encore, les points de vue que j’y publie.

     

  • La mémoire d’un écrivain et d’un peuple honorée

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2018-11-06 à 13.00.19.png

    La France, par la voix de son Président, honore Maurice Genevoix.

    Emmanuel Macron vient d’annoncer, en effet, l’entrée de l’écrivain au Panthéon l’an prochain mais, avec lui, l’entrée collective de « Ceux de 14 ».

    Je vous invite à lire cet article et à découvrir en quels termes s’exprime le Président de la République. Tout autant y trouverez-vous une interview de Maurice Genevoix réalisée en 1978, soit deux ans avant sa mort.

    Avec cette reconnaissance accordée et à l’écrivain et à l’ensemble de celles et de ceux qui se sont battus pour la France, Emmanuel Macron honore une mémoire vive et sensible.

    La cultiver n’est pas entretenir la haine de l’ennemi. C'est l’oublier qui heurterait.

     

  • Ombres sur la ville ...

    Imprimer Pin it!

    IMG_0186.JPG

    Chaque premier dimanche de novembre, à Genève, se tient une cérémonie face au Mur des Réformateurs. On y célèbre la mémoire de la Réforme dont on a fêté le 500e anniversaire l’an dernier.

    Quelle que soit la relation qu’on entretienne à l’Eglise, quelque soit la confession des un(e)s et des autres, nier l’Histoire ou tenter de la reformuler reste, on le sait, une pratique à laquelle d’aucuns s’adonnent sans scrupules.

    De fait, chacune et chacun y va de son regard sur celle que l’on appelle aussi la Cité de Calvin.

    Au moment où les agissements de ses autorités municipales révèlent toute leur dimension, comment dire, humaine? Trop humaine? Très humaine, toutes sortes de réactions se font entendre, ce qui, en soi, n’a rien de très surprenant.

    C’est pour l’estime que leur portent encore les citoyen(ne)s lambda que nombre d’entre elles et eux expriment leur amertume. C’est pour ne pas s’être encore totalement détourné(e)s de la chose politique que certain(e)s citoyen(ne)s réagissent.

    Certes, nos élu(e)s ne sont pas des dieux ni même des demi-dieux et on n’attend pas qu’elles ou ils le soient!

    Autant de projections sur la personne humaine s’observe pourtant encore et toujours. Or, on le sait bien, un(e) élu(e) agit en fonction de contraintes mais aussi, s’il ou elle en est doué(e), avec talent et charisme.

    Mais à se livrer à pareilles pratiques telles que celles qui ont été visées par le rapport de la Cour des Comptes de Genève, l’Exécutif de sa Ville a montré qu’il en était loin.

    Et surtout, qu’il avait bien peu d’estime pour tant de celles et de ceux qui contribuent à s’acquitter de l’impôt alors que leurs fins de mois sont difficiles.

    Pareil mépris affiché blesse celle et celui qui a encore quelque respect pour la fonction exercée par les autorités auxquelles il a accordé sa confiance.

    Quant à celui qui présidait jusqu’il y a peu le Conseil d’Etat de Genève, autant éviter d’en parler à lire comment  cette journaliste a été traitée par quelques fanatiques, bien sûr...

     

  • Cet instant...

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2018-11-01 à 21.33.57.png

                                                                                     capture d’écran youtube

    Cet instant où, au coeur de la ville, un visage, une chevelure, une silhouette se sont détachés dans la nuit à peine tombée, j’ai envie de le partager ici avec vous. 

    Ce n’est pas chaque jour que l’on se retrouve face à une telle artiste... Je n’ai donc pu retenir la question:

    -Martha Argerich?

    -Oui!

    Son sourire, son regard, la main qu’elle m’a tendue et que j’ai prise dans la mienne, consciente du nombre incalculable d’oeuvres que ses doigts avaient interprétées pour le plus grand bonheur de son public, cette main, elle me l’a offerte là, au milieu des badauds.

    Et puis, son bus est arrivé et nous nous sommes quittées.

     

  • Stéphane Hessel a prôné l’indignation. Mais la contemplation?

    Imprimer Pin it!

    Capture d’écran 2018-10-27 à 12.54.39.png

     

    Une histoire m’accompagne de longue date déjà. Je la tiens d’un être très cher qui a connu de près la deuxième guerre mondiale en France occupée.

    Sur ordre de leur hiérarchie, des soldats nazis s’étaient rendus chez une veuve pour lui annoncer que sa maison allait être incendiée. Ils lui laissaient une heure pour en sortir ce qu’elle avait de plus précieux.

    Une heure plus tard, les hommes reviennent et découvrent la femme dans son jardin, sur une chaise longue, en train de lire.

    Ils cherchent du regard où seraient meubles, affaires ou autres qu’elle aurait retirés de la demeure et, ne trouvant rien, ils l’interpellent alors que le feu va être bouté.

    Calme, la dame explique que oui, elle a bien compris ce qui lui avait été dit et qu’elle avait là, en mains, ce qu’elle tenait de plus précieux.

    Il s’agissait d’un livre, la Bible.

    Interdits, les soldats exécutent l’ordre qui leur a été donné et s’en vont. Or la maison n’a pas brûlé. Non que l’action des nazis ait été vaine mais parce que ses effets n’ont pas eu le résultat escompté.

    Ce genre d’histoires, vous en auriez peut-être, vous aussi à raconter, où la force de la contemplation surpasse celle de l’indignation...