Culture - Page 4

  • Un film, un livre, la prière en question

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    En ces temps de troubles en tous genres, en ce dimanche de Pâques orthodoxes aussi, je vous propose de vous arrêter sur un sujet traité par un cinéaste qui se définit comme agnostique et un théologien philosophe.

    Cédric Kahn, en effet, est le réalisateur du film La Prière, Bertrand Vergely, quant à lui, est l’auteur d’un ouvrage intitulé Prier, une philosophie.

    Telerama a demandé au second de s’exprimer sur le film du premier, démarche, en soi, pas inintéressante quand bien même chacune de celles des protagonistes l’est en tant que telle.

    S’il est, le plus souvent, délicat de parler de son rapport à la prière tant elle relève de l’intime -sauf à se muer en acte de revendication- s’interroger sur ce qu’elle implique de religieux ou de spirituel est une question qui vaut d’être posée.

    L’accent, ici, est mis sur la vie spirituelle de laquelle Bertrand Vergely affirme qu’elle peut changer l’homme et la société.

    Dans l’absolu, il n’a pas tort.

    Mais pour quel résultat, social surtout, là, tout reste envisageable. 

  • La question des migrants au-delà des a priori

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    Tout le monde a -ou croit avoir- un avis sur la question des migrants. Or dès que l’on se retrouve confronté de très près au sujet, il est fort probable que le regard se modifie. Et ce, dans un sens ou dans un autre.

    Une sociologue française parle de ce qu’elle a vécu au pied de chez elle et explique comment elle a décidé de considérer l’ensemble de la situation qui la concernait à différents égards.

    Dans un livre qui vient de paraître aux Editions du Seuil, elle évoque le squat d’un lycée désaffecté du XIXe arrondissement de Paris. Occupé par des migrants passés d’un peu plus d’une centaine à plus d’un milier en quelques mois, il a suscité toutes sortes de réactions, cela va sans dire.

    L’auteure de l’ouvrage fait part d’un point de vue particulièrement original dès lors qu’il rassemble celui de l’habitante qu’elle est du quartier, de parent qu’elle est d’élève du collège voisin et de sociologue quelle est aussi des quartiers populaires.

    Je vous invite à découvrir cet interview qui permet de sortir de certains a priori ou autres idées toutes faites et de mesurer à quel point, lorsqu’on est pris dans pareille réalité, rien n’est aussi simple que cela.

    Isabelle Coutant fait part, en effet, d’un travail remarquable qui met en cause les approches intellectuelles déconnectées de ce qui se passe sur le terrain aussi bien que les récupérations ou autres instrumentatlisations d’autant de situations humaines.

    Ce problème des migrants nous concerne toutes et tous, qu’on le veuille ou non.

    Et ce n’est pas par des attitudes extrêmes qu’on le règlera au mieux. Mais qui a envie de se livrer à une véritable réflexion sur le sujet tandis qu’il radicalise de plus en plus les uns et les autres?

     

  • En ce vendredi saint

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                                                                                             capture d’écran youtube

    Bien sûr que les religions ne sont plus en vogue sinon pour en afficher quelque signe dit ostentatoire et marquer, ainsi, son identité.

    En nos contrées où le christianisme a, des siècles durant, été considéré comme religion d’Etat, leur calendrier en témoigne encore.

    Aussi, nombre de congés sont-ils toujours liés aux fêtes chrétiennes, tels ceux de Noël et de Pâques, pour ne citer que les plus importants.

    Mais qui sait ce qu’elles représentent, ces fêtes et ce qu’on y célèbre? Noël, pour nombre d’entre nous équivaut à ce que d’aucuns estiment être une course aux cadeaux, et Pâques, la course aux oeufs quand elle ne se réduit carrément pas au gavage de chocolat.

    Non, il ne s’agit pas là, de prêcher de parole quelconque. Il est juste question de rappeler les racines chrétiennes de l’Europe, entre autre continent où elles demeurent vivaces en dépit de tout. 

    Qu’on le veuille ou non, le christianisme fonde la culture occidentale. Qu’on le veuille ou non, le christianisme est une religion qui a nourri arts et littératureQu’on le veuille ou non, ce qui, pour certains ne serait que fables, a inspiré vocations et missions.

    Avant de renier ce passé au nom de toutes sortes de bons ou de mauvais prétextes, en conserver l’essentiel et se rappeler ce qu’il a offert de grand plutôt que de sans cesse le ramener à autant de ses déviances, ne serait-ce pas une manière de résister à la sauvagerie et à la terreur?

    Le débat reste ouvert vu la sensibilité du sujet et ce qu’on ne manque jamais de citer à charge de l’institution qui incarne le christianisme.

    Il m’importait, toutefois, de rappeler qu’en ce vendredi saint, c’est le sacrifice du Christ qu’on célèbre. Mort sur la croix au milieu de bandits et de scélérats, il a été trahi, arrêté et condamné. 

     

  • Qui agresse qui?

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    Qui n’a entendu les revendications de nos pays occidentaux tant attachés à leurs droits dits humains?

    Qui n’a assisté à telle ou telle manifestation en faveur de leur défense?

    Qui n’a, en outre, lu, entendu ou vu autant de celles et ceux qui se mobilisent pour toutes sortes de causes s’en prendre à la Russie qui malmènerait les droits humains dont notre Occident ose encore se prétendre garant?

    A longueur de colonnes de journaux, de magazines, à longueur d’émissions consacrées à telle ou telle défense de droits bafoués, est citée la Russie.

    Mais qui égorge qui dans un pays qui déclare, par la voix d’un de ses ministres de l’époque, qu’une organisation terroriste accomplirait du bon boulot?

    Qui agresse qui, de ses forces de l’ordre ou de ses femmes, dans un pays qui refuse qu’on stigmatise une communauté?

    Autant de droits humains sacrifiés sur l’autel de la plus mauvaise foi qui soit signerait donc l’avenir de nos démocraties? Et à ce titre, justifierait qu’elles s’acharnement contre la Russie?

    Lui préférer l’alliance avec autant de pays qui se moquent  sinon piétinent l’ensemble de nos valeurs, c’est cela que visent nos politiques si soucieuses du respect d’autrui?

    Cet article, issu d’un site dit de propagande et qui, néanmoins, se réfère à un média digne de crédit, serait-il susceptible d’ouvrir les esprits?

     

  • J’ai mal à mes valeurs

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    Depuis le temps que je m’exprime, ici, sur la Russie, depuis le temps que dure cette mauvaise propagande que nos médias mainstream ne cessent de diffuser sans la moindre idée de sa nocivité, j’ai mal à mes valeurs.

    Née dans un pays dit démocratique, reconnu dans le monde entier pour sa neutralité, sa tradition d’accueil, du moins est-ce là encore ce qui domine d’elle comme perception hormis l’image qui lui est tout autant collée de coffre-fort ou autre refuge douteux, la Suisse reste mon pays d’origine, tout comme l’est la France. 

    C’est pour leur être profondément attachée que je réagis lorsque tant de leurs médias évoquent la Russie et imposent leur vision orientée quand elle n’est carrément pas malveillante et mensongère.

    Tant de fois, ici, ai-je tenté de donner un autre éclairage sur ce pays que j’aime pour ce qu’il est et combien de fois n’ai-je pas été traitée de suppôt du Kremlin ou autre fanatique poutinienne?

    Est-il donc impossible et impensable de parler de la Russie sans qu’elle ne soit immédiatement assimilée à son pouvoir politique? 

    Doit-on réduire au silence toute personne qui veut apporter autre chose que des considérations réductrices et révélatrices avant tout d’ignorance et d’inculture?

    J’ai mal à mes valeurs, oui, quand j’observe la condescendance avec laquelle on traite nombre de personnalités reconnues, aimablement invitées à donner leur point de vue sur la Russie pour aussitôt l'oublier et marteler celui qui doit dominer.

    Je ne suis ni journaliste, ni politicienne. Jamais non plus, je ne me suis posée en experte de la Russie. J’ai assez parlé de ce qui me lie à la Russie et dont il a été rendu compte dans le seul journal suisse qui a eu la curiosité de s’informer avant de juger.

    Alors si ce combat mené contre autant de préjugés émis envers la Russie a encore une chance, puisse-t-il être mené! 

    Merci à toutes celles et à tous ceux qui s’y associent sans pour autant verser dans l’exaltation mais au moins pour éviter le pire, nous couper de ce pays qui a tant à nous apprendre, par son Histoire, par sa culture et par la dignité qu’il oppose à tant de misérables préjugés émis d’un Occident qu’il ose encore aimer.

     

  • Les Scythes veillent, Monsieur le Président!

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                                                                                            capture d’écran: Le Monde

    Plus un jour ne passe sans que la Russie n’ait à essuyer d’affront de la part de personnalités du monde médiatico-politique.

    La décision du Président français d’annuler sa visite au Pavillon qui met la Russie à l’honneur dans le cadre de Livre Paris, nouvelle appellation du Salon du livre, signe sa politique. 

    De quelle utilité lui auront été ses études et ses lectures si le Président français décide de prendre la littérature en otage de conflits politiques créés de toutes pièces entre quelques pays va-t-en guerre et la Russie?

    Dire préférer rencontrer des écrivains russes dans le cadre de Livre Paris plutôt que dans celui du Pavillon qui leur a été dédié révèle un comportement particulièrement retors.

    Il indique qu’en tant que Chef de l’Etat français, il rejette l’honneur rendu par son propre pays à un pays tiers au prétexte fallacieux que celui-ci serait responsable d’un empoisonnement qui a eu lieu au Royaume-Uni.

    Au nom d’une solidarité avec un voisin va-t-en-guerre, il discrédite son propre pays dans l’initiative prise de mettre à l’honneur la littérature russe, le temps d’un événement populaire prisé du public..

    Cette France qui a élu au sommet de son Etat un homme qui se rallie aussi vite aux positions prises par ses collègues belliqueux veut jouer un rôle au sein de l’Europe?

    Lequel, au juste?

    La France et ses Lettres, la France et son Histoire, la France et sa culture, ce sont elles que son récent élu Président entache tandis qu’il vient de trancher dans le vif de ses relations littéraires avec la Russie.

    Mais elle s’en remettra, elle qui a connu tant d’autres affronts. Garde à nous autres, cependant, que le Scythe ne se réveille. A lire et à relire, Monsieur le Président Emmanuel Macron, ce poème d’Alexandre Blok...

     

  • Oui, je suis blessée

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    Tenir ce blog a été, jusque là, un véritable plaisir. Y lire certains propos tels ceux affichés ci-dessus en capture d’écran, sans conteste, non.

    Et ce n’est pas de jouer les fières qui les rendra inoffensifs.

    J’ai été souvent traitée d’agent ou de suppôt du Kremlin pour avoir tout simplement tenté de partager ici une sensibilité autre envers la Russie que celle répandue par nos médias dits mainstream. J’ai réagi en conséquence.

    Mais quand un intervenant se répand en considérations telles que son but est uniquement de blesser, oui, je suis touchée et m’en cacher serait vous mentir, à vous qui me suivez.

    Aussi bien, poursuivre la tenue d’un blog dans de telles conditions, non.

    Quoi qu’il en soit, sachez que pour chaque sujet, j’ai pris le temps de la réflexion, sans compter celui que j’ai passé à la lecture des commentaires, même les plus saugrenus et détestables.

    Or si écrire, pour autant de donneurs de leçons, se résume à connaître le dictionnaire par coeur ou presque, à m’enseigner tel ou tel usage de la langue, que leur purisme les protège, je me suis exprimée à cet égard dans les précédents sujets de ce blog. 

    La présence d’êtres problématiques est une chose, l’accueil que je leur ai réservé jusque là, rien ne m’oblige à le poursuivre.

    Proposer des sujets au débat et recevoir, en retour, des considérations visant la personne, est un sport qui est, je le sais, très prisé.

    Il n’est pas celui que je pratique.

     

  • Débat dans le débat et autres considérations existentielles

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    Puisqu’un débat dans le débat s’est immiscé dans le précédent sujet de ce blog en relation avec mes aptitudes linguistiques et l’usage inadéquat que je ferais de certains termes, entre autre celui de l’adjectif conséquent, j’ai appris que je serais sous l’influence d’un parisianisme. J'ignorais, tout de ce parisianisme, autant dire que me trouver sous son influence est une découverte.

    Alors pour que tout soit bien clair, non, pour moi, cet adjectif n’est pas synonyme d’important comme d’aucuns le pensent.

    Cela dit, si ce débat dans le débat a un intérêt, il est bien celui de montrer à quel point la langue reste ce joyau auquel nous tenons toutes et tous et, qu’en tant que linguiste, j’ai eu le grand bonheur de considérer dans ses très nombreuses dimensions. En voici une pour qui aurait la patience d’y jeter un oeil.

    Sinon, pour qui est si sensible aux « fautes », je recommande la lecture de cet ouvrage d’Henri Frey dont voici le compte-rendu signé par Jean-Claude Chevalier que j’ai connu lorsque je travaillais à Paris dans le cadre de mes recherches en linguistique.

    Je tiens, en outre, à remercier cet intervenant de mon blog qui a tenu à faire part de toute la considération qu’il portait à ma personne et à mes activités littéraires.

    Qu’il se rassure, il n’est pas le premier à les viser, d’autres s’y sont attachés, telle cette auteure d’un livre paru en France qui a fait le tour de rédactions et autres sites de référence.

    Autant pour moi, ainsi va la vie, il y a bien plus éprouvant que cela quand on apprend que l’on est considéré comme terroriste. Merci de lire cet article.

     

  • Y aurait-il une femme nue qui nous aurait échappé?

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    Dans l’interview, sollicitée par Mireille Valette, de Sabine Tiguemounine, candidate qui se présente à l’élection parlementaire de Genève on lit, en réponse à une des questions qui lui sont posées, qu'on met une femme nue pour vendre un yaourt… 

    Je n’ai, pour ma part, jamais rien vu de tel.

    Par contre, on trouve toujours en rayon d’une grande surface de Genève, des yaourts Nestlé dont le couvercle du pot affiche des coupoles d’églises orthodoxes grecques privées de leur croix.

    Au nom de quoi, au juste?

    Le fait est qu’en lieu et place de femme nue dont la politicienne Sabine Tiguemounine prétend qu’il serait fait usage pour vendre des yaourts, c’est bien plutôt d’églises décapitées de leur croix auxquelles on a affaire.

    Pour le reste, si le port d'un voile contribue à faire respecter la personne, soit. 

    Nombre de femmes, toutefois, têtes non recouvertes de quelconque couvre-chef n’ont pas, pour autant, droit à moins de considération.

    Le port du voile par cette écologiste déjà élue conseillère municipale est son choix.

    Tout autant l’a-t-il été de son électorat et le sera-t-il peut-être encore, nonobstant le fait que comme mode d’expression et de respect du principe de laïcité, il y aurait de quoi s’interroger.

    Mais comme cela ne semble apparemment pas avoir posé de problème majeur à Sabine Tiguemoumine, il ne reste qu’à lui rappeler, au moins cela, qu’à toute femme nue, Nestlé a préféré une église orthodoxe sans croix pour vendre son yaourt grec.

    De même, nombre d’autres grandes marques ont su se passer de femme nue pour promouvoir leurs produits et, au contraire, les adapter à certaines préférences...

  • La Russie, invitée d’honneur du prochain Salon du livre de Paris

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    alexiévitch,prilepine,paris,salon du livre 2018

    capture d’écran Editions des Syrtes

    Il y a un an, jour pour jour, je publiais ici ce sujet

    Il y est question de Zahar Prilepine, écrivain reconnu autant en Russie qu’en Occident comme le confirme le site indiqué en référence dans ledit sujet.

    J’y évoque aussi son engagement actif en faveur du Donbass, condamné par une bonne partie d’intellectuels.

    Invitée d’honneur dans le cadre du Salon du livre qui se tiendra à Paris en mars prochain, la Russie y sera représentée par plusieurs de ses écrivains.

    Parmi les absents, relève TV5Monde, on comptera trois grands noms dont celui de la lauréate du Prix Nobel de littérature 2015, Svetlana Alexievitch.

    L’écrivain biélorusse, en effet, n’a pas souhaité se rendre à Paris.

    Soit. 

    Dommage de constater que le courage au nom duquel elle a été honorée par Genève, n’aura pas été celui d’échanger avec Zahar Prilépine à Paris.

     

  • Un admirateur devient un harceleur... Normal quand une religion devient une race, rien n’interdit plus les dérives

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    Il s’agit d’un homme ou plutôt non, d’une de ses oeuvres. L’affaire se passe en Allemagne et vise un poème d’Eugène Gomringer.

    De père suisse et de mère bolivienne, il est le fondateur d’un courant artistique appelé concrétisme ou poésie concrète. 

    Pour qui souhaite en savoir davantage sur cet artiste et non des moindres, Wikipedia renseigne.

    Or voici qu’un des poèmes d’Eugène Gomringer vient de subir le sort réservé à nombre d’hommes désormais dans le collimateur de la justice pour divers actes considérés relever d’agressions sexuelles.

    Ce poème, qui a longtemps figuré sur le mur d’une Ecole de Berlin, au prétexte qu’il relève du harcèlement sexuel, doit donc disparaître de ladite façade qui l’avait jusque là accueilli.

    De très nombreux médias ont rendu compte du sujet mais chacun à sa manière.

    Aussi, apprend-on ici, par exemple, qu’un compromis aurait été trouvé avec l’artiste quand Le Temps, pour sa part, nous informe du nouveau lieu de résidence du poème.

    Si un admirateur devient désormais un harceleur, la langue, les femmes et les hommes ont vraiment du souci à se faire.

     

  • Amour, ce fleuve noir ...

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    Et si on voyageait, ne serait-ce que de manière virtuelle?

    Cette video que m’a transmise une personne amie va vous emmener loin d’ici, en Extrême-Orient. 

    Suivre, sous les auspices d’ARTE, le cours du fleuve Amour -appelé aussi fleuve noir ou fleuve du dragon noir- nous transporte dans une nature époustouflante sans négliger quelques repères historiques.

    Le nom de ce fleuve, Amour, si pour nous autres francophones, il renvoie à un sentiment fort, n’est en réalité que la transcription phonétique du russe, Амур.

    Selon Wikipedia, ce terme serait d’origine bouriate et signifierait boueux.

    Quoi qu’il en soit et si vous avez quelques 40 minutes à consacrer, laissez-vous porter par ces paysages, leur flore et leur faune, à découvrir si l’opportunité de se rendre sur les lieux n’est pas offerte, de mise, sinon d’actualité.

     

  • Entre coquille insistante, condescendance et mépris, on se demande où est l’inénarrable...

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    Le Midi Libre rend compte de la cérémonie de commémoration du 75e anniversaire de la bataille de Stalingrad organisée à Montpellier.

    Il faut lire le ton sur lequel l’article est présenté et intitulé. Entre condescendance et mépris, l’émotion qui s’est emparée du journaliste a dû être conséquente pour que l’événement qui s’est tenu le 2 février, soit évoqué à plusieurs reprises en date du 2 janvier.

    Et ce même intense état émotionnel a dû tout autant saisir la rédaction du journal qui n’a pas même relevé ce qui aurait pu être pris pour une coquille mais qui, dans le contexte, trahit tout le respect porté à l’Histoire et à la mémoire du sang versé. Il s’agit juste de celui de quelque vingt-cinq millions de Soviétiques, pas de quoi, sans doute, s’en laisser conter.

    Ce qui importe est de mettre l’accent sur la visibilité de l’événement dans les médias russes, étant bien précisé que le premier d’entre eux y a accordé trois  minutes, ce qui, en temps médiatique est non négligeable. De fait, qualifié par le journaliste d'inénarrable.

    Paix aux victimes et que résonne encore et encore les accents de cette bouleversante chanson déjà évoquée ici

      

  • Envol

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    Mais que disent toutes ces mères à leurs enfants trop tôt partis, ces veuves à leurs maris éteints depuis si longtemps qu’elles ne sauraient peut-être même plus les reconnaître dans la foule de défunts qui se présenteraient à elles?

    Que sollicitent-elles qui leur serait rendu en écho et que d’autres, plus réservés quant à l’échange possible avec l’au-delà, seraient incapables de percevoir?

    Là, en permanence tout près de moi, j’ai leurs mains, leurs sourires qui disent la malice, la joie, la tristesse, aussi et on prétend que je devrais leur parler alors que très vite le noir brouille tout et les engouffre dans un infini dont nul ne sait rien. 

    Croire ou rejeter autant d’histoires qu’on rapporte, certes, donne une autre teneur à l’existence.

    Et si pleurer les absents ou s’adresser à eux exerce une action diverse, selon certaines visions du monde, que ces lignes partagées ici s’envolent vers l’insondable nuit.

  • A propos d'illusions

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    En exergue à l’une des nouvelles qui figurent dans mon quatrième recueil Nouvelles sans fin / Istorii bez okonchanija, j'ai inscrit cette citation de Karl Marx:

    Exiger qu’il soit renoncé aux illusions concernant notre propre situation, c’est exiger qu’il soit renoncé à une situation qui a besoin d’illusions.

    Le philosophe allemand reconnaît le paradoxe de l’illusion qui fonctionne comme nécessité et en même temps, comme égarement sinon aliénation, voire perte de l'homme.

    C’est à propos de la religion qu’il développe cette pensée.

    Cependant, nombre de penseurs se sont aussi, bien sûr, exprimés sur le sujet. Voici quelques unes de ces approches qui, toutes à leur manière, sont instructives.

    L’intérêt, en la matière, est qu’il est à peu près inépuisable tant il renvoie à autant d’expériences individuelles et collectives diverses.

    Il faut, bien sûr aimer le débat et la réflexion pour avoir envie de s’y arrêter.

  • Laure Adler, Seal, au fil de l’actualité si elle en est

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    La controverse suscitée par la tribune qu’ont signée autant de femmes dites, elles aussi, féministes telles que Catherine Millet, Catherine Deneuve et Elisabeth Lévy -pour ne citer qu’elles- serait profitable, déclare Laure Adler.

    Interviewée sur la question de savoir pourquoi elle n’a pas apposé elle-même son paraphe à ladite tribune, la journaliste s’explique.

    Dans ce sens, le chanteur Seal contribue, lui aussi, à la réflexion.

    Il a publié, pour sa part, une photo qui montre la grande prêtresse télévisuelle et néanmoins aussi comédienne Oprah Winfrey en bonne compagnie.

    Du moins, n’a-t-on pas vraiment le sentiment que le Monsieur sur la joue duquel elle pose un délicat baiser ne lui inspire le moindre dégoût qui soit.

    Mais ça, c’était avant... 

    Maintenant, c’est tout autre chose, bien sûr! Eh quoi...suivez l’actu, vous n’y êtes décidément pas!

  • Urgent! Qu’un bréviaire de bonne conduite soit offert au plus tôt à tout homme!

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    #metoo,#balancetonporc,féministes,deneuve

    Quel déballage et quel étalage au nom de la femme ou du féminisme, on s’y perd.

    En arriver à de tels échanges au nom de revendications de quoi, au juste? Celle de ne plus avoir à subir de tutelle machiste? De désirs masculins inconvenants? Celle de se libérer de mémoires encombrées d’actes sexuels imposés? De rendre public le cri de corps abusés?

    Pour autant qu’on ait déjà sensibilisé à cette problématique les nouveaux arrivés de pays dévastés par guerres et autres fléaux, il serait bienvenu et intéressant de recueillir leurs sentiments à cet égard.

    Alors qu’ils ont franchi nombre d'épreuves au péril de leur vie et, le plus souvent, à grands frais de passeurs, ils devront, quoi qu’il en soit, se hâter de retenir la leçon d’autant de femmes.

    Eux qui ont manqué de tout, souhaitons-leur d’apprendre au plus tôt les bonnes manières et le comportement adéquat à adopter pour trouver bon accueil auprès d’une femme.

    Faute de quoi, ils seront mis au pilori et n’auront plus que leur bonne foi pour se défendre. Celle d’avoir désiré une femme.

  • Femmes divisées

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    Et voilà, la réponse de bergères à d’autres ne s’est pas fait attendre. Des femmes répondent à d’autres.

    Mais que ces actives militantes se souviennent de ce que subissent autant de femmes enfermées sous la chape de doctrines qui les plombent, pis, qui les lapident et les tuent!

    Que ces femmes, si sensibles aux victimes d’hommes qui les agressent, se mobilisent contre tous ceux qui cloîtrent leurs épouses, leurs filles et toute autre de leurs proches au nom de telle ou telle credo!

    Que ces revendicatrices de droits leur expriment, au moins, leur soutien d’une manière ou d’une autre! Nous aurait-il échappé, que nous ne l’ayons lu ou entendu nulle part?

    Et sinon, combien d’hommes ne sont-ils pas tout simplement anéantis par la vindicte d’autant de bonnes âmes féminines qui se rebellent contre eux ou les exploitent?

    Etre victime ou se poser en victime ne revient pas au même.

    Le statut de victime, en droit, existe. Qu’il soit reconnu pour chaque action qui le confirme et alors, la justice aura oeuvré aussi bien sinon mieux que ces revendications qui ne profitent en rien aux relations entre hommes et femmes.

     

  • Viol, main trop baladeuse, baiser volé, le cinéma en émoi

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    Voici une comédienne qui tient un discours qui émeut et fait se lever un parterre pour l’applaudir, en voici une autre qui signe une tribune collective pour dénoncer ce qui, précisément, enthousiasme ce public.

    Dans son discours, Oprah Winfrey a évoqué le cas d’une femme dont les violeurs n’ont jamais été condamnés et s’est réjouie d’annoncer que ce temps était révolu.

    Soit. Et autant s’en féliciter quand on sait combien de viols demeurent impunis encore. Et surtout, combien de viols sont commis sans même qu’on en ait connaissance. 

    Mais quel rapport un viol a-t-il avec un geste déplacé? Quel lien peut-il être établi entre un viol et une main trop baladeuse? 

    Sans doute que nombre de personnes ne s’y retrouvent plus pour que les parlementaires suisses aient dû recevoir un guide de bonne manière sinon de bonne conduite.

    Pour la spontanéité d’un élan, d’une sympathie, d’un désir à exprimer, on repassera.

     

  • La légendaire Carmen tue, l’oeuvre est morte

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    On sait le rapport complexe qui existe entre politique et culture.

    On peut observer, parfois, comment la première agit sur la seconde ou alors, comment la seconde se met au service de la première.

    Or voici que tout se passe dans le seul univers de la culture au sein duquel on décide de s’en prendre à une oeuvre pour en modifier la tournure et la rendre politiquement conforme à la doxa du temps.

    L’opéra de Georges Bizet, Carmen, inspiré de la nouvelle homonyme de Prosper Mérimée, est entré sous le contrôle d’un metteur en scène qui a décidé d’en changer la fin.

    Les justifications qu’apporte celui qui s’est donné toute liberté d’intervenir sur une création, aussi bien celle de l’écrivain que celle du compositeur qui s’en est inspiré, sont révélatrices de la considération qu’il apporte à une oeuvre.

    Nulle.

     

     

     

  • Le Kremlin, son horloge, Histoire et tradition

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    Vous le savez, vous l’avez maintes fois lu, j’aime la Russie.

    Son Histoire, sa culture, son peuple, au-delà de toute idéologie à défendre, de toute cause politique pour laquelle se mobiliser, c’est tout ce qui la concerne qui retient mon attention.

    Partager, ici, ce qui me lie à ce pays ne tient, dès lors, d’aucune revendication, ne signe aucune appartenance quelconque, partager ici, c’est tout simplement faire part d’une sensibilité. 

    Cela dit et comme le Nouvel An a vu fleurir les discours de circonstances, voici qui vous expliquera la raison pour laquelle, en Russie, les voeux sont présentés par le Président juste avant les douze coups de minuit.

    Dans cet article, vous trouverez autant d’éléments historiques que de raisons de comprendre le sens d’une tradition.

     

     

  • A vous toutes et tous, Joyeux Noël!

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    Noël, chacune et chacun le célèbre à sa manière ou pas du tout.

    Pour autant d’exégètes ou autres historiens et spécialistes, la fête a ses origines et ses explications.

    Soit.

    Et avec tout le respect à porter à leurs points de vue, tous sont autant de sujets à rencontres, débats et autres discussions parfois sans fin sinon sans issue.

    Le fait est que pour grand nombre de personnes, la fête de Noel a un sens qui leur est propre et cela se conçoit tout autant.

    Quoi qu’il en soit, Noël célèbre la nativité du Christ, qu’on y croie ou non.

    L’essentiel est-il là?

    Je laisse volontiers la question ouverte en ces temps de revendication laïque à tout prix.

    Joyeux Noël à vous toutes et tous!

  • Harcèlements sexuels, morts d’enfants, communication et communication

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    Eh bien, on peut dire que Wikipedia est plus rapide que son ombre pour la jeter sur une carrière brillante.

    Après avoir dressé le parcours d’un homme d’exception, l’encyclopédie en ligne ne manque pas de le clore par une rubrique à l’intitulé sans ambages: Scandale sexuel.

    Salir, dézinguer telle ou telle personnalité publique et poursuivre sans gêne une guerre après l’autre pour apporter la démocratie à autant de pays brimés, beau programme pour qui défend autant de droits humains bafoués.

    Il va de soi que les agissements dont rendent compte les femmes qui ont eu à les subir ne relèvent d’aucun agrément et encore moins du plaisir. Mais de là à en faire un scandale sexuel , il y a un pas qu’on n’hésite plus à franchir tant la parole qui se libère est encouragée et saluée!

    Pendant ce temps-là, on apprend comment l’Etat français a communiqué aux parents la mort de leurs enfants tandis que le bus scolaire qui les transportait a été coupé en deux par un train et que les responsabilités des uns et des autres n’ont toujours pas été établies et encore moins confirmées.

    Qui est la brute de qui?

  • Femmes, féministes, rappelez-vous!

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    Rappelez-vous!

    Cette femme a été arrêtée par les Montagnards et décapitée le 3 novembre 1793 alors même qu’elle défendait et prônait le droit applicable aux femmes comme aux hommes.

    La vaste campagne qui se mène autour du harcèlement sexuel dont tant de femmes se posent en victimes devrait peut-être s’inspirer de l’exemple de l’une d’elles.

    Qui l’a exécutée et au nom de quel droit qu’elle aurait bafoué?

    Olympe de Gouges était lucide. Selon elle, tout avait été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe, autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

    Afficher le respect dû aux femmes plutôt que le mépris? Ah la bonne heure! 

    La rivalité entre elles-mêmes, ajoutée à celle qui oppose nombre d’elles à autant d’hommes n’a as encore fini de faire parler des unes et des autres.

    La politique et les médias qui s’en font l'écho tordent la perception de réalités qui s’en passeraient bien.

  • La violence faite aux femmes, la belle ou sinistre affaire?

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    Dans des Etats qui se revendiquent de droit, assister à de telles mises à mort de personnalités publiques, force est de relever que la présomption d’innocence y prend un sacré coup.

    Combien d’images de personnalités que la justice n’avait pas encore condamnées ont-elles été diffusées de la manière la plus humiliante qui soit?

    On se rappelle, bien sûr, Dominique Strauss-Kahn, photographié et affiché sur les écrans et les journaux du monde entier, menotté et encadré par la police alors qu’il quittait le commissariat de Harlem à New York. C’était en mai 2011.

    Cet homme, qu’on l’apprécie ou non a été exhibé comme du gibet. De même, désormais, tous ceux dont les comportements sexuels sont soudain dénoncés alors qu’ils ne semblent pas dater d’hier.

    La volonté de politiser les relations entre femmes et hommes est une évidence. Et les médias en font leurs unes, leurs éditoriaux, leurs chroniques et leurs débats.

    A suivre, en l’occurrence, celui qui s’est déroulé récemment sur la RTS, il apparaît comment oeuvre le regard de ce journaliste du Temps qui a enquêté et de ces autres qui volent au secours d’une femme tandis qu’elle serait larguée par des membres de son propre parti.

    C’est si facile de descendre ou de récupérer une femme ou un homme à sa cause. En l’occurrence, par le comportement sexuel déviant, abusif qui va être dénoncé.

    Cela s’est fait pour les migrants avec l’affaire des viols de Cologne, cela se fait avec telle ou tel élu(e), cela s’est fait avec telle ou telle personnalité du monde culturel.

    Si vraiment la violence faite aux femmes était concernée, il y a longtemps que des mesures réelles auraient été prises. Au lieu de quoi, on s’en saisit pour en faire la cause d’un quinquennat.

      

  • Stop au harcèlement médiatique!

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    Et vogue la galère, le sexisme a le vent médiatique en poupe. 

    Les femmes, victimes d’hommes qui les dominent, victimes d’hommes qui les harcèlent, victimes d’hommes, tout simplement.

    Et la Cour médiatique de convoquer tout ce qu’elle trouve de témoins, de procureurs ou autres avocat(e)s ou juges pour instruire. A charge, bien sûr, contre la gent masculine.

    Certes, les brutes existent et hantent toutes les couches de la population, tous les milieux socio-économiques et culturels, quels qu’ils soient. 

    Alors, clouer les hommes au pilori au nom de l’égalitarisme?

    Que cesse ce mythe! La femme n’est pas l’égale de l’homme. Mais ne lui est pas non plus inférieure. La femme est différente, il semble que cela apparaisse, parfois pour qui regarde bien...

    Gommer la spécificité des sexes est une vision sinon un projet de société.

    Non, la femme n’est pas identique à l’homme. Et pour le reste, à savoir, les violences qu’elle aurait à subir, il y a des tribunaux.

    Que la justice s’y applique ou non est un autre sujet. Tout comme le court-circuitage médiatique qui crée l’embrouille.

    En l’occurrence, le problème de la violence que l’homme exercerait sur la femme est noyé par des affaires qui n’en sont pas.

    Se confier à tel(le) ou tel journaliste, en effet, crée le buzz, rien d’autre mais dessert et les vraies victimes d’abus sexuels et la qualité des relations entre femmes et hommes.

     

  • La femme, son corps et la politique selon cette féministe

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    C'est politique parce que les femmes demandent justice, elles remettent en cause un rapport de force. C'est cela le politique, c'est quand un groupe d'opprimés dit : "Ça suffit » (...) la peur, en plus de la honte, a changé de camp. Ainsi s’exprime la philosophe et historienne Geneviève Fraisse dans le cadre d’une interview qu’elle accorde en relation avec l’affaire Weinstein.

    Et de poursuivre, affirmative, Tout le monde est concerné.

    Non, Madame, tout le monde n’est pas concerné ou du moins ne se sent pas concerné comme vous l’entendez. Et c’est tant mieux. Car tous les hommes ne sont de loin pas des prédateurs. Pas davantage les femmes ne sont-elles de blanches colombes.

    La déferlante de balances sur les réseaux sociaux charrie un nombre invraisemblable de cas auxquels sont mêlés de manière indistincte, maux et mots abusifs.

    Mais voici qu’en conclusion de l’interview,la philosophe et historienne précise, le formel ne fait pas le réel, les lois ne changent pas le quotidien. Elles l'aident, mais ne le changent pas. Aujourd'hui c’est la question du corps des femmes qui est au cœur des débats, qui est politique. Et c'est tout l'imaginaire collectif autour du corps des femmes qu'il faut changer. Pour cela, il va falloir être inventif.

    Devrait-on bousculer autant d’images du corps de la femme qui ravissent et enchantent? L’homme sait aussi rêver et admirer sans agresser, sans violer.

    A eux, ce tango...

  • L’amour de la vie

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    Encore une évocation?

    Oui, celle de Jacques Dutronc, quitte à lasser certaines ou certains, quelle importance quand on sait que le monde, quoi qu’il en soit, ne s’arrêtera pas de tourner pour autant, avec ses joies, ses misères, sa violence sans cesse condamnée et cependant entretenue.

    Johnny Hallyday n’a pas été mon idole. Mais comme pour de très nombreuses personnes, il a accompagné ma vie d’une manière ou d’une autre.

    Jean d’Ormesson non plus, n’a pas été mon écrivain préféré mais déjà et sans m’expliquer comment ni pourquoi, sa présence parmi nous me manque.

    Et puis, un hommage n’efface pas un autre.

    C’est pourquoi, ce qui a pu être émis comme remarques sur les obsèques réservées à Johnny Hallyday n’ont en rien éliminé la mémoire de Jean d’Ormesson.

    Au contraire, ces deux hommes, nés à un jour d’intervalle -certes avec quelques années de différence- et morts à un jour d’intervalle aussi, nous laissent une image de la France qui chante et qui lit.

    Merci à eux, merci à tant d’autres qui savent ou ont su cultiver l’amour de la vie et l’aveu de leurs failles. 

     

  • Un homme, bien sûr...

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    Bien sûr que l’on peut ricaner.

    Bien sûr que l’on peut rester étranger à l’événement qui s’est produit ce matin à Paris.

    Bien sûr que l’on peut moquer un hommage rendu à un chanteur.

    Personne n’oblige quiconque à aimer telle ou telle personnalité.

    Il n’en demeure pas moins vrai que ce qui a eu lieu, ce jour à Paris autour de Johnny Hallyday, est unique.

    Qu’on en pense ce qu’on voudra, cet homme a rassemblé.

    Nul besoin d’être fan de Johnny pour reconnaître l’ampleur avec laquelle il a mobilisé.

    Nul besoin d’être croyant pour évoquer la bénédiction qui a rassemblé en l’Eglise de la Madeleine.

    Qu’on nargue la qualité de l’émotion suscitée, son retentissement reste impossible encore à prévoir.

  • Ces forces qui transcendent

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    A toutes celles et à tous ceux qui n’ont apprécié ni Jean d’Ormesson ni Johnny Hallyday, c’est votre droit le plus strict.

    Mais au-delà de vos remarques ou autres critiques relatives à ces deux personnalités désormais défuntes, vous êtes-vous demandé en quoi elles avaient été à même de susciter autant d’émotions, en terres francophones pour le moins?

    Car telle est bien là la question qui vaut d’être posée tant elle vise le goût mais au-delà, l’engouement.

    Le constat est indéniable et cinglant.

    La France vient de perdre deux incarnations d'une culture qui plonge ses racines dans des profondeurs qui dépassent celles des années d’après-guerre.

    Aussi bien Jean d’Ormesson et Johnny Hallyday comme autrefois, Edith Piaf et Jean Cocteau, tous deux décédés à quelques heures d’intervalle également, représentent-ils leur pays et tout ce qu’il implique d’humanité et d’authentiques forces transcendantes.