20/05/2015

Le Donbass plutôt que la France?

 

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La lecture des articles que Laurent Brayard a consacrés au Donbass invite à lui poser d'autres questions, tant son approche tranche avec ce que l'on peut apprendre de la situation sur place.

Ainsi s'entretient-il avec la conservatrice du Musée d'archéologie et de paléontologie de Donetsk -ou plutôt de ce qu'il en reste tant son patrimoine historique et culturel a été détruit- et elle lui dit n'éprouver point de haine pour les Ukrainiens, que leurs écoles dans le Donbass continuent à enseigner la langue ukrainienne comme capital commun mais qu’elle ne comprend pas ceux de l’Ouest, cet acharnement. *

 

Laurent, ces propos semblent rejoindre vos observations relatives à la distorsion que vous avez observée entre forces militaires en présence et populations concernées. N'est-ce pas là une constante que l'on observe dans tout conflit?

A mon sens, il faut rappeler que si j’ai été impressionné par cette leçon de démocratie dans le Donbass, comme, par exemple, lors de ma rencontre avec un couple de personnes âgées vivant dans la Novorossia et clamant haut et fort être pour l’Ukraine unique de Porochenko, ou encore par la déclaration que vous citez de cette conservatrice du musée de Donetsk, mon sentiment est que les populations dans le Donbass, les gens que j’ai rencontrés, veulent effectivement la paix. Mais attention, pas à n’importe quel prix.

S'ils sont très motivés pour obtenir leur indépendance, beaucoup d'entre eux me disaient que l’autonomie, dans l’Ukraine actuelle qui pratique l’épuration ethnique, les persécutions politiques, les enlèvements et l’assassinat de dissidents, serait le plus grand malheur qui puisse arriver après celui d’une éventuelle et catastrophique défaite du Donbass et le carnage que tout cela entraînerait. Donc la paix, oui, mais comme je l’ai dit ailleurs, dans l’honneur et la dignité. Dans le Donbass, ces gens m’ont tous dit qu’ils étaient effarés par la folie de ceux de l’Ouest, par cette hystérie collective de l’Euromaïdan et qu’ils étaient choqués par le massacre d’Odessa suivi de tant de meurtres, de viols et de pillages. Ils se souviennent de la Grande Guerre patriotique, ils se souviendront des exactions commises longtemps encore.

Cela dit, oui, les populations civiles sont toujours les victimes innocentes et tragiques de n’importe quelle guerre, celle-ci, peut-être plus que tout autre.  

Laurent, en conclusion d’un de vos articles*, vous écrivez Pour moi ma décision est prise. Comme l’ambassadeur français à Prague en 1939 demandait la nationalité tchèque alors que les divisions allemandes forçaient la frontière, je demande la nationalité du Donbass. Je préfère partager le sort de braves gens que de me taire et suivre tacitement des politiques qui déshonorent leurs charges et à travers elle, la France, chaque jour qui passe.

Est-ce le fait de vous être rendu au Donbass qui vous a inspiré ces mots?

Notre gouvernement, le régime présidentiel si peu démocratique qu’est celui de la France, a trahi depuis longtemps son Peuple, pis encore, en soutenant, dans le monde, des dictatures, en trempant les mains dans le sang d’autres peuples.

Nos dirigeants ont montré qu’ils avaient déchiré le contrat populaire entre eux et la Nation, ils ont écrasé au pied toutes les valeurs républicaines, trahi notre histoire, notre pays et mieux encore, à l’exemple du TAFTA qui arrive en France, ils ont achevé quasiment de réduire notre pays, sensé être celui des Droits de l’Homme, à une caricature, une pantomime ridicule. Songeons que, suite au référendum sur le traité européen en 2005, nous avions répondu NON… mais qu’une poignée d’oligarques a fait fi du résultat pour répondre OUI. 

Quant à l’écho rencontré par mes articles, je reçois des soutiens de partout mais je ne m’illusionne pas sur la suite. Si ma voix était vraiment entendue, je serais bientôt en danger d’une manière ou d’une autre. La chasse aux opposants, à mon avis, ne tardera pas, dans les prochaines décennies, en France.

Lorsqu’un interlocuteur m’indique « mais que voulez-vous comme régime ? », je lui réponds immanquablement : « Mais fondons la République ! ». Toujours, je lis alors dans son regard l’incompréhension béate totale. Alors je le redis à nouveau, les gens du Donbass donnent un exemple, sachons ouvrir les yeux, faire preuve d’Humanité, défendre les valeurs démocratiques en supportant les peuples qui ont choisi leur indépendance. Sachons revenir à nos valeurs sacrées, sachons réveiller la Nation, ce qui se passe au Donbass est historique, ce qui pourrait se passer en France ne le serait pas moins !

Encore une fois, Laurent, merci d’avoir répondu à nos questions. 

Merci à vous de m’avoir donné la parole, l’ostracisme, en France ,je connais!

 
http://novorossia.today/donetsk-a-quelques-encablures-de-...
http://novorossia.today/laurent-brayard-je-suis-alle-dans...
 

 

18/05/2015

La trêve n’existe pas

 

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Laurent Brayard est Français, journaliste, a vécu longtemps à Moscou.

Il vient de publier un ouvrage consacré à la problématique ukrainienne,

 

L’Ukraine le royaume de la désinformation.* 

 

De retour du Donbass, dans l’Est de l’Ukraine, il nous a livré ses impressions.

 

 

Laurent Brayard, qu’avez-vous découvert dans cette région de l’Ukraine qui vous a le plus marqué ?

 

Le courage incroyable d’une population digne. La vie, pour elle, continue alors que les tirs d’artillerie ne cessent pas, surtout la nuit, sans compter l’ambiance des destructions dans la ville. Mais ces gens sont tellement incroyables qu’ils relèvent immédiatement les ruines, nettoient et remettent en état ce qui est possible de l'être. Au-delà des ruines, des routes défoncées et parsemées de cratères d’obus, au-delà des forces ukrainiennes aux portes de Donetsk, du Donbass, ces gens qui n’ont plus grand-chose, font preuve d’une extraordinaire solidarité. L’aide humanitaire arrive au compte-goutte de la Russie, du côté de l’Occident, les Ukrainiens pratiquent un blocus total, la situation sanitaire est mauvaise, la disette guette.

Dans une soupe populaire que nous avons visitée, on y partage la conserve de viande en 30 portions mélangées à du Kacha, à des céréales ou à un autre plat rudimentaire. La boîte de sardines est répartie en 20 portions… Il n’y avait qu’une semaine de réserves, et encore, sans plus de pâtes, quasiment rien, en fait.

Les habitants ont mis en place un pain « républicain » à 2,8 grivnas les 600 grammes, soit environ 10 centimes d’euros, une sorte de loi du Maximum (comme sous la Révolution française) pour empêcher les spéculateurs de proliférer. L’essence manque, beaucoup de magasins sont fermés, les banques ne fonctionnent plus, victimes du blocus et j’en passe. Mais quel courage ! Ces gens sont incroyables. 

 

Au-delà de l’émotion, certes et obligatoirement forte que vous avez dû ressentir, quelle analyse de la situation livreriez-vous ?

 

Le front est tenu fermement, les Ukrainiens se renforcent chaque jour, ils reçoivent des instructeurs, énormément d’argent des USA et de l’Union européenne, achètent des armes malgré la situation économique grave qui les frappe également du côté de Kiev qui pourrait pourtant bien avoir la tentation d’écraser les Républicains du Donbass. Les Ukrainiens sont encouragés par l’inertie de l’Union européenne et par le grand soutien qu’ils reçoivent, par exemple, puissamment de France, du gouvernement, de personnalités politiques.

La trêve n’existe pas, en réalité, les Ukrainiens tirent tous les jours sur les positions des forces des deux Républiques de Donetsk et Lougansk. Ils espèrent l’embrasement et multiplient les provocations. L’affaire se décidera, soit dans un nouveau bain de sang voulu par Kiev, dont l’Union européenne et les Etats-Unis rendront coupable la Russie, soit par une nécessaire négociation finale mais cette fois avec les représentants des Républiques. Leurs habitants ont déjà choisi l’indépendance, mais en Europe il est dit que des élections doivent être tenues ! Elles ont déjà eu lieu, les citoyens ont proclamé leur liberté… par un référendum et élu un gouvernement.

Une intense vie politique et démocratique existe déjà dans le Donbass, il n’y a pas d’armée russe, c’est un mensonge éhonté, je suis allé jusqu’à 500 mètres de l’aéroport, à l’arrière immédiat du front, cela tirait. Pendant tout mon séjour je n’ai pas vu le moindre véhicule, bataillon, régiment ou division de l’armée russe.

Mais on persiste à dire que 50 000 soldats russes sont dans le Donbass ! C’est un terrible mensonge dont les gens du Donbass meurent.

 

Un avenir plus stable est-il envisageable ? Et si oui, selon vous, qui semble le souhaiter vraiment ?

 

A mon sens, oui, c’est possible, il faudra bien que tous s’assoient autour d’une table, il faudra bien que le Donbass soit reconnu indépendant, ces gens sont libres, ils ont choisi, ils ont décidé démocratiquement et sans la Russie. Soutenir le contraire est une absurdité totale. Que ces journalistes français qui le prétendent fassent comme moi, qu’ils s’y rendent et fassent leur travail, pour une fois ! Qu’ils ne donnent pas qu'une seule opinion, celle des Ukrainiens de la Junte de Kiev et alors nous pourrons espérer aussi changer les choses, ici, en France. Le combat du Donbass est le nôtre, ces gens soulèvent un immense espoir, celui de comprendre que nous aussi, nous avons été un peuple libre et que nous pouvons le redevenir, rappelons-nous que nous sommes les fils des Lumières, de la Déclaration des Droits de l’Homme et de la Résistance.

Quant à la paix, elle n’est souhaitée par aucun des deux camps, du point de vue des militaires, mais les peuples ukrainiens et russophones du Donbass aspirent massivement à la paix.

Toutefois, le sang a coulé, cette paix ne pourra se faire que dans le respect de l’intégrité morale, physique et idéologique des deux parties. Et cela signifie la reconnaissance de l'indépendance pour les deux Républiques. 

 

Merci, Laurent, d’avoir répondu à nos questions.

 

Merci à vous, Hélène, de m’avoir donné la parole. 

 

*  http://livre.fnac.com/a8168017/Laurent-Brayard-Ukraine?Origin=fnac_google.

 

10/05/2015

Allemagne, appel lancé par des militaires

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En ce 10 mai, jour de la visite officielle de la Chancelière allemande à Moscou, voici que des militaires de ses compatriotes se mobilisent.

Une lettre ouverte, intitulée Soldaten für den Frieden a été publiée ce 6 mai 2015 sur le site du quotidien allemand Junge Welt.*

Ils sont près d'une centaine de généraux et d'officiers supérieurs de l'ex-RDA à l'avoir signée pour dénoncer le remaniement du monde auquel s'activent les Etats-Unis.

Et ces militaires allemands savent de quoi ils parlent pour prôner la paix et non la guerre.

Qui les écoutera?

Et pourtant, ils sont loin d'être seuls à se mobiliser contre l'hystérie anti-russe.

Cependant, sitôt que l'on ose se démarquer du battage médiatique qui n'a de cesse de stigmatiser la Russie mais surtout son président, voici qu'on est perçu comme naïf.

Accuser pour se défendre est une stratégie bien connue.

Et les représentants des pays dits démocratiques savent en user et en abuser.

Combien de temps encore, les peuples concernés par les dommages d'une telle attitude la subiront-ils?

https://www.jungewelt.de/2015/05-06/023.php


09/05/2015

Moscou, hommage

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L'absence de la plus grande partie des chefs d'Etats occidentaux à la cérémonie de commémoration des 70 ans de la victoire de l'Armée rouge sur le nazisme à Moscou a été voulue.

Elle a aussi été remarquée.

Même celui que l'Occident tient en si grande estime, le dernier président de l'ex-URSS Mikhaïl Gorbachev, a fustigé le comportement des leaders de l'auto-proclamée communauté internationale.

Pour qui ne l'aurait oublié, Vladimir Poutine, invité le 6 juin 2014 au D-Day célébré en mémoire des 70 ans du débarquement à Ouistreham, y a été présent. 

La réciprocité ne lui a pas été rendue en ce 9 mai 2015 à Moscou.

Il a su, néanmoins, remercier les peuples de Grande-Bretagne, de France et des Etats-Unis pour leur contribution à la victoire

Il a aussi insisté sur le fait que l'Armée rouge, au terme d'un assaut dévastateur sur Berlin, a mis un point final à la guerre contre l'Allemagne hitlérienne.

Ce rappel, bien des commentateurs et autres (re)visiteurs de l'Histoire semblent avoir de plus en plus de peine à s'en accommoder quand ils ne l'omettent tout simplement pas. 

01/05/2015

Démocratie en marche, le rêve!

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Lequel de nos médias occidentaux estimera utile de relayer cet interview accordée par Sergueï Naryshkine, Président de la Douma, chambre basse du Parlement russe?

Voici qu'il s'exprime sur les intentions démocratiques des Etats-Unis dont tant de nos concitoyens croient qu'elles le sont tandis que celles des Russes ne seraient qu'invasives et dominatrices.

Cette candeur avec laquelle on persiste à vouloir nous présenter la démocratie à l'oeuvre dans nos contrées et ailleurs comme en Ukraine, par exemple, ferait sourire sinon rire si elle ne mettait autant de vies en danger.

Dans cet interview, accordée par Sergueï Naryshkine au quotidien russe Vedomosti*, le président de la Douma se réfère à un article de Stephen Lendman, publié sur le site thepeoplesvoice.org.

On y découvre, entre autre, comment le président ukrainien Petro Poroshenko dirige son peuple vers la réalisation de ses aspirations démocratiques.

Et puis, bien sûr et surtout, comment il respecte les accords de Minsk2.

A lire ici:

http://www.thepeoplesvoice.org/TPV3/Voices.php/2015/03/28/poroshenko-declaring-peace-waging-war#more36535
 

http://www.vedomosti.ru/opinion/articles/2015/04/14/insti...
 

29/04/2015

L'humain derrière le politique

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http://www.ladepeche.fr/article/2008/04/05/446846-grands-...

 

Voici ce que l'ancien Président des Etats-Unis, Georges W. Bush a dit de son homologue russe de l'époque et actuel Président de la Fédération de Russie:

 

J'ai regardé cet homme droit dans les yeux, je l'ai trouvé très franc et digne de confiance, et nous avons eu un très bon dialogue. J'ai pu comprendre le sens de son âme. C'est un homme profondément dévoué à son pays et à ses intérêts.

Ces propos, devenus célèbres, auront valu des critiques à l'ancien Président américain.

Le chef de l'administration présidentielle russe, quant à lui, précise que Georges W.Bush s'était exprimé ainsi au sujet de Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse conjointe.

Il déclare, en outre, que l'actuel Président de la Fédération de Russie maintient des relations amicales avec l'ancien dirigeant américain, en dépit des divergences qui persistent entre Moscou et Washington,

Envisager l'être humain derrière l'homme politique, serait-ce rêver?


12:19 Publié dans Avaries, Etats-Unis, Humanité, OTAN, Politique, Pouvoirs, Pratiques, Russie | Tags : etats-unis, russie, bush, poutine, politique | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

14/04/2015

Propagande?

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Pour qui ne se lasse pas de commenter ce qui se passe en Russie avec force arguments dont la valeur passe pour assurée sinon établie, voici de quoi méditer.

Certes,les idées fixes ont la vie dure.

Il n'est pas interdit,toutefois,de prêter attention aux explications données par ce député.

Interviewé ci-après,Evgueny Fedorov livre une approche du pouvoir réel d'un président dont cet Occident pétri de certitudes,s'obstine à répéter qu'il est omnipotent sinon dictatorial,voire tyrannique.

https://www.youtube.com/watch?v=n6kw7u4t6Gs

Ici,Evgeny Fedorov,explique comment le dollar domine à l'intérieur de l'économie russe. 

https://www.youtube.com/watch?v=XiLg3kD6yQE


00:01 Publié dans Avaries, Economie, Etats-Unis, Politique, Pouvoirs, Russie | Tags : dollar, russie, banques centrales, économie | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

13/03/2015

Voilà, c'est comme ça qu'on vit...

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Tandis que la sous-secrétaire d'Etat, Victoria Nuland, accuse la Russie de nourrir le conflit en Ukraine, il va de soi que les habitants de Gorlovka, pour ne citer que cette ville martyre, ont eu tout intérêt à la prolongation des hostilités.

Un médecin a témoigné de ce qu'il a vu:

http://blog.lesoir.be/leblogdesmsf/2015/02/17/ukraine-les-chirurgiens-ici-realisent-une-ou-deux-amputations-par-jour/

Quant à cette video, https://www.youtube.com/watch?v=8v8zqBYj_JQ&feature=y...

dont a été extrait le propos donné en titre du sujet, elle a sans doute dû échapper à un Occident pourtant toujours prompt à rappeler ce que sont les droits humains et autres conditions de vie bafouées.

Son auteur, Maxime Fadéév, est correspondant de guerre.


27/02/2015

L'invasion si je mens

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Et les revoici, tous médias occidentaux confondus, à relayer en boucle le dernier scoop russophile.Une fois n'est pas coutume, on y entonne le même et sempiternel refrain  d'une Russie invasive et menaçante.

Ce qui est piquant et qui ne semble pas vraiment effleurer l'esprit de nos journalistes émérites, est de constater qu'ils mentionnent un journal d'opposition alors qu'à longueur d'infos et autres forum ou tables rondes, ils ne cessent de dire que l'ensemble des médias russes sont sous le contrôle d'un dictateur,d'un tyran,d'un Hitler,même, selon la très perspicace Hilary Clinton.

Relever qu'une presse d'opposition existe en Russie, ne semble avoir de sens que pour la citer et rappeler ce que risquent ses journalistes. Le fait est que l'opposition existe, en Russie,qu'elle s'exprime et trouve ses relais empressés en Occident.

Il semble toutefois qu'une intense fibre écologiste anime la plupart de nos médias, très soucieux de tris et de protection de l'environnement.

Car on attend toujours une rédaction européenne ou suisse,faire part des plans de Washington relatifs à l'Ukraine.

L'information est une denrée qui se consomme. Elle a ses exigences que la raison des intérêts qu'elle véhicule connaît.

A lire sur le site de Libération:

http://www.liberation.fr/monde/2015/02/25/ukraine-une-inv...

A suivre sur le site de la RTS:

http://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/russie-les-plans...


20/02/2015

Grandeur et misère de la propagande occidentale

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On l'a bien compris, la Russie fait de la propagande quand l'Occident informe.

On le lit et l'entend à longueur de reportages, d'articles et autres interviews de russophiles avérés.

Pas plus tard que ce 12 février, le grand quotidien suisse, Le Temps, publie un article démontrant par A+B combien la chaîne de télévision russe, Pervyj Kanal oriente ses téléspectateurs.

Outre les poncifs habituels, surtout les comparaisons constantes avec l'ex-URSS, tout y est pour indiquer comment l'information se livre en Russie. Autant dire que nous devrions, nous autres citoyens suisses et occidentaux, nous réjouir de bénéficier de véritables informations, fiables et objectives.

Qui ose encore y croire?

Depuis des mois que la situation en Ukraine s'est aggravée, depuis des mois que des vies d'enfants, de civils ont été détruites, lesquels de nos médias en ont rendu compte? Souvent, ici, ce silence médiatique assourdissant a été relevé.

Face à un tel cynisme qui consiste à nier l'évidence de la situation catastrophique dans laquelle le gouvernement actuel a plongé l'Ukraine, on ne peut, ici, que dénoncer une pure manipulation de l'opinion publique.

Voici ce que pense une juriste ukrainienne de la situation dans son pays. A préciser que cette femme n'a jamais soutenu le président déchu, Viktor Ianoukovich:

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=D7rFIM6pW0o

17/02/2015

La démocratie des uns et des autres

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Le 2 février dernier, ici-même, j'évoquais les états d'âme de Barak Obama auquel le grand quotidien français Le Figaro avait ouvert ses colonnes.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/02/washington-etr...

En parallèle, j'indiquais le lien à une video montrant le journaliste ukrainien, Rouslan Kotsaba, s'adresser à ses compatriotes et expliquer son refus de s'engager dans une guerre fratricide.

Cet homme, pour avoir osé s'en prendre au nouveau pouvoir démocratique de Kiev, a été arrêté.

Accusé de haute trahison, il a été jeté en prison:

https://www.youtube.com/watch?v=IfFeqzJ6iXg

Il encourt une peine qui pourrait aller jusqu'à vingt-deux ans de réclusion.

Le grief sinon le crime reproché à Rouslan Kostaba réside dans le fait d'avoir parlé de guerre fratricide et d'avoir nié toute invasion russe.



11/02/2015

Lettre ouverte à Jacques Attali


Monsieur Attali,


Vous venez de vous exprimer sur la situation en Ukraine.*

Vous lire est un plaisir autant qu'une surprise alors que tant d'Européens bien intentionnés sont allés porter la démocratie au pouvoir, à Kiev, sur la Place du Maïdan en 2013.

Rappelez-vous, toutes ces personnalités en vue, accourues au chevet d'une Ukraine dont on a conspué puis renversé le président élu de l'époque, Viktor Ianoukovich.

Votre voix, à ce moment-là, a sans doute dû être recouverte par les cris de joie qui ont accompagné l'aube d'une nouvelle démocratie dans un pays qui n'a pourtant connu, depuis, que violences sur violences.

Cependant, voilà, parler de milliers de morts et de centaines de milliers d'exilés avant que les forces loyalistes de Kiev ne perdent le contrôle de l'aéroport de Donetsk a peut-être semblé trop compliqué à certains commentateurs.

De même, a-t-on dû penser opportun de faire peser une lourde chape de silence sur le massacre d'Odessa, le 2 mai 2014, alors que cinquante personnes y étaient brûlées vives, bloquées à l'intérieur du bâtiment par les amis de la démocratie.

Puissiez-vous, Jacques Attali, être entendu à défaut de l'avoir été jusqu'à présent pour dire votre position à l'égard de la Russie.

Bien à vous,


                                                                                             Hélène Richard-Favre

                                                                                             Genève, le 11 février 2015


*  http://www.attali.com/.../la-russie-doit-etre-notre-alliee


08/02/2015

Dans la tête de Mc Cain...

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Si nous leur avions fourni les armes dont ils ont besoin, ils n'auraient pas jugé nécessaire d'utiliser des bombes à sous-munitions. C'est en partie de notre faute, Lire la suite: 

http://fr.sputniknews.com/international/20150206/10143978...

C'est ainsi que John MacCain justifie son intention d'armer l'Ukraine à travers un projet de loi qu'il veut soumettre au Sénat.

Plus cynique, on ne meurt pas, dans le Donbass, on est déjà mort.

Pendant ce temps-là, en Occident, la plupart des médias persistent et signent: la Russie agresse.

Quant à son Président, nombre d'articles lui sont consacrés, tous aussi savants les uns que les autres.

C'est même dans sa tête qu'un philosophe se place pour publier un ouvrage que La Tribune de Genève annonce en encart de son édition de ces 7-8 février, photo à l'appui et libellé choisi: L'inquiétante idéologie de Vladimir Poutine. 

Il est vrai que se mettre dans la tête d'un Mac Cain exige sans doute bien plus de courage à en suivre, ci-après, l'effet du cynisme:

https://www.youtube.com/watch?v=f4qAXEjHCZA&feature=y...


07/02/2015

Scenario macabre

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Pour qui a osé espérer du bon sens humain qu'il prévale sur tout autre velléité sanguinaire, la guerre qui fait rage en Ukraine lui livre une tout autre réalité.

Aux accords proposés pour régler ce qu'on ose encore appeler "la crise ukrainienne" alors que la guerre tue depuis des mois et des mois, succèdent diverses démarches desquelles le cynisme n'est pas exclu.

Les médias et les politiciens qui, à force de slogans et autres invitations à la démocratie, ont soutenu le Maïdan, ont de quoi se réjouir.

Leur effort de guerre sera récompensé par la volonté de l'OTAN si elle s'applique.

Son commandant des troupes en Europe, en effet, n'exclut pas le recours à la force militaire dans l'est de l'Ukraine.

Alors que tant de connaisseurs et autres spécialistes ou analystes n'ont de cesse de présenter la Russie en agresseur, il est piquant de constater qu'à travers la voix de son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, elle rejette la solution militaire.

Si le scenario macabre qui s'annonce en Ukraine devait se jouer, il incombera à la classe médiatico-politique occidentale qui l'a écrit, d'en rendre compte.


04/02/2015

La responsabilité des médias en jeu

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On lit ici et là les velléités qu'aurait la Russie d'envahir l'est de l'Ukraine.

Ce scénario, même évoqué entre guillemets, relève au mieux, de la haute fantaisie, au pis, de la pure mauvaise foi.

Et relayer ce genre de propos sous quelque forme que ce soit est un choix qui ne relève d'aucun hasard.

Pour rappel, on a fait passer le Maïdan au nom de valeurs démocratiques. 

Au nom d'un idéal, on a soulevé un peuple.

Pour apprendre d'Obama, il y a peu, son ingérence et son soutien.*

Et maintenant?

Il estime que l'Ukraine doit être armée au prétexte que les forces russes seraient présentes dans le Donbass.

Voici ce que pense ce général ukrainien des mensonges dont tant de nos médias se sont fait le relai:


http://arretsurinfo.ch/general-ukrainien-aucune-troupe-ru...

 

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/02/washington-etr...


31/01/2015

"Nous citoyens de Russie..."

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Le texte que je reproduis ci-dessous a déjà été lu par près deux mille personnes.

Ecrit en russe par Oleg Odintsovsky, il a été traduit dans de nombreuses langues et diffusé dans autant de pays.

Il m'a été transmis et j'ai proposé de le partager sur mon blog, le voici:

 

Chers Européens,

Nous, citoyens de Russie, de plus de cent nationalités, de différentes confessions, races, croyances, orientations politiques, idéologiques, sexuelles et de tout le reste, nous voulons nous adresser à vous directement, sans confier ce texte aux politiciens et aux médias, car nous croyons le moment venu de parler sans intermédiaires.

Nous constatons avec une vive préoccupation que la situation en Ukraine a engendré la plus grave crise politique en Europe depuis la guerre froide.

Les dirigeants des États et des alliances militaires, pour la première fois depuis des décennies, n'excluent pas la possibilité d’une guerre sur notre continent, ce qui signifierait la mort de millions de personnes, de nos enfants, de nos parents et de nos proches. C’est une folie absolue que de voir nos peuples se laisser aller à la guerre et ne nous laisser que le rôle de figurants et d'observateurs.

Nous pensons que le moment est venu, pour les gens, de prendre leur destin en mains. Des politiciens irresponsables, des phobies de guerre froide, des blocs militaires, des armes de destruction massive, des bases militaires et des armées font surgir la menace de nouveaux conflits en Europe.

Nous sommes convaincus qu'aucun des peuples d'Europe ne veut la guerre. Il n'y a aucune raison ni de conditions à ce que des différends entre politiciens et des problèmes géopolitiques ne conduisent à de nouveaux troubles pour nos peuples. Si vos médias vous disent le contraire, s’ils essaient de vous convaincre que quelqu'un en Russie pense autrement, voulant envahir n'importe quel territoire ou asservir d'autres peuples, ce ne sont que des mensonges pour vous faire accepter des sanctions ou d'autres formes de pression sur la Russie.

Personne en Russie ne veut de conflit avec l'Europe, aucun citoyen de Russie n'est hostile aux Européens, aucune nation européenne ne devrait se sentir menacée par la Russie. Nos vœux concernant des minorités russes en Europe ne passent pas au-delà des conventions européennes et des principes fondamentaux des droits de l'homme.

Nous ne voulons que des garanties fondamentales pour notre sécurité, alors que notre nation a subi de multiples agressions venant de l'Europe au cours des deux derniers siècles. Or ce désir naturel n'a rien à voir avec une menace contre d'autres États. Nous ne voulons pour nous que des garanties de paix.

Nous demandons instamment à tous les gens lucides de l’Europe d'influencer les autorités de leurs pays, de faire cesser la diffusion de slogans militants et provocateurs, de ne pas céder aux mensonges des politiciens et des médias sur la «menace russe»,d' inviter les autorités au dialogue et à la recherche de solutions mutuellement acceptables au nom d'une Europe unie et calme.

Le temps des peuples d'Europe est arrivé. Ensemble, nous devons créer des structures nouvelles et des mécanismes pour la paix et la sécurité, pour assurer la résolution pacifique de tous les différends et le respect des droits de l’homme et des peuples.

Donnez une chance à la paix!


01:52 Publié dans Air du temps, Avaries, Culture, Destins, Etats-Unis, Europe, Humanité, Russie, société, Ukraine | Tags : russie, europe, guerre, paix | Lien permanent | Commentaires (69) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

30/01/2015

RTS, où est l'éthique journalistique?

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Ce 29 janvier, dans le cadre du téléjournal, la RTS a diffusé un reportage sur la situation dans l'est de l'Ukraine.

La gravité des faits exigerait une éthique journalistique à la hauteur.

Si elle a souvent pu être constatée et même signalée ici, elle ne semble toutefois pas avoir été le souci principal du correspondant de la RTS en ce 29 janvier.

Gulliver Cragg l'auteur du reportage diffusé par la chaîne publique suisse romande, travaille pour France 24. A lire son profil, affiché ici ou là, on comprend que ses idées ne regardent que lui.

Soit et dans ce cas, la RTS sait à qui elle s'adresse.

Mais ses téléspectateurs?

Ils le comprennent quand ils entendent dire d'un témoin interrogé dans le reportage que les seuls intéressés par cette guerre, ce sont les clans mafieux.Et puis Poutine s'en mêle aussi. Je ne dis pas la Russie, je dis Poutine, tient-il à préciser.

A voir ici:  http://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/ukraine-les-rebe...

Cette obsession à voir l'actuel président russe responsable de tous les maux ou presque, friserait le ridicule si elle ne mettait autant de vies et de pays en danger.

Et ce n'est pas Mikhaïl Gorbachev, tant estimé -encore- en Occident, qui contredira mon propos:  http://fr.sputniknews.com/international/20150129/10141913...



29/01/2015

Poroshenko: "Et c'est comme ça et précisément comme ça que nous gagnerons cette guerre"

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Dans cette séquence du 19:30 de la RTShttp://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/le-camp-de-conce...

le journaliste Marc Julmy commente l'absence de Vladimir Poutine de manière aussi objective que l'est celle de ses collègues de la chaîne de radio Espace2 lorsqu'ils évoquent la situation dans l'est de l'Ukraine.

Normal, on a bien compris que la Russie avait à peu près tout faux dans cette guerre qui perdure en dépit des cessez-le-feu et autres accords jamais respectés.

Il semblerait bien, toutefois, que depuis que les forces appelées "pro Russes" ou "séparatistes" ont repris l'avantage sur les forces loyalistes, les journalistes semblent très soucieux d'énoncer chaque jour le nombre de soldats tués sinon d'enfants à évacuer.

Et pourtant, alors que Kiev bombardait écoles, hôpitaux et bâtiments à l'aveugle, combien ont-ils été, ces mêmes journalistes, à rappeler que l'enfance était à évacuer?

Dans bien des cas, elle n'a tout simplement plus pu l'être, évacuée, cette enfance, brutalement perdue à jamais.

La terreur infligée aux habitants des villes sous contrôle loyaliste de Kiev, quel media en a rendu compte?

Et des envolées du président ukrainien Petro Poroshenko sur le sort qu'il réservera aux enfants du Donbass?

La présidente de la Confédération suisse, Simonetta Sommaruga qu'on voit longuement lui serrer la main dans le reportage cité plus haut, qu'en dirait-elle? 

A voir, ici:     https://www.youtube.com/watch?v=ZYoOCz65KY8&app=desktop

 

26/01/2015

Ces soldats ukrainiens...

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C'est étonnant comme tout à coup on apprend la nationalité de soldats tués dans une guerre qui compte déjà 5'000 morts.

Etonnant aussi comme soudain, on parle d'enfants évacués.

C'est ce matin, sur les ondes de la RTS, la journaliste Valérie Eschler se rappelle soudain que les soldats qui combattent dans l'est de l'Ukraine ont une identité.

Elle omet de préciser, par contre, qu'aux côtés de ces soldats ukrainiens, d'autres sont là en renfort. 

https://www.youtube.com/watch?v=jW1JdOXdJkU&feature=y...

Il ne s'agit pas, ici, de minimiser la situation à Marioupol, ville portuaire de l'est de l'Ukraine où de violents combats se livrent entre les forces loyalistes de Kiev et les forces dénommées "séparatistes".

Il est juste question de réagir à ce qui s'appelle de l'information.


24/01/2015

Ukraine, la démocratie selon l'OTAN

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Cette intervention de Michel Collon dont j'indique le lien ci-dessous*, présente un regard sur la crise ukrainienne que d'aucuns connaissent.

Pour ma part, ici-même et ce, depuis décembre 2013, j'ai rendu compte de ce qui se passait en Ukraine selon un point de vue que nombre de participants à ce blog ont étayé de leurs commentaires et je les en remercie.

Ce qui est énoncé par Michel Collon est familier de certains d'ente nous. Mais nombreuses et nombreux sont encore celles et ceux qui n'en ont aucune idée.

La prise de conscience de ce qui s'est engagé de longue date en Ukraine et que rappelle de manière claire et nette Michel Collon, est déjà une première étape.

Car comme il le dit, on n'est pas dans une bataille pour ou contre la démocratie. On est dans une bataille stratégique en faveur de l'élite.

Or c'est bel et bien l'issue de cette bataille stratégique en faveur de l'élite qui demeure incertaine.

D'elle seule dépendra ce qui pourra alors s'appeler démocratie.


* https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
 
 

 

22/01/2015

Echo du Donbass

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C'est avec l'accord de la personne qui m'a adressé le message ci-dessous que je le publie, tant la détresse dont ces lignes témoignent est forte.

Elle s'ajoute à l'écoeurement de bon nombre de mes compatriotes face à l'aptitude de certains de nos journalistes à persister dans la plus pure mauvaise foi.

Ce jour encore, sur la RTS, on entend dire que l'OSCE déplore plus de 5'000 morts en Ukraine dans la foulée de l'annexion de la Crimée.

Cette manière torve de présenter la mort de milliers de personnes en dit long sur la qualité de l'information. Pis, sur la neutralité de cette Suisse que j'ose encore aimer car elle est l'une de mes deux patries, l'autre étant la France.

La persistance avec laquelle certains médias occidentaux présentent la situation en Ukraine est aussi indécente que dommageable. Non seulement pour l'image qu'elle renvoie d'eux mais pour tous les citoyens qu'elle prend en otage de leur obsession à rendre la Russie responsable des ravages causés dans le Donbass.

Je me suis exprimée à cet égard dans l'interview que j'ai publiée ici même et à laquelle répondent, précisément, ces lignes:

Bonjour Mme Richard-Favre,

J'ai lu votre interview et cela me fait beaucoup de plaisir qu'il y a quelqu'un en Suisse qui comprend le vérité de cette horrible situation.

J'habite dans le canton de Vaud et il n'y a pas long temps que j'ai été naturalisée. Je veux faire quelques chose pour aider à la population de ma ville natale ou au moins d'informer des suisses de tout ce qui se passe au Donbass, parce que des gens de mon entourage ne savent même pas qu'est ce qui est Donbass.

Mes grands parents sont à Donetsk et ne veulent pas partir même s'ils sont bombardés tous les jours. C'est horrible quand tes proches peuvent mourir et tu n'as rien que de l'accepter, je ne l'aurait pas souhaiter à mon pire ennemi. 

La ville où je suis née n'existe plus. L'atmosphère et la vie de Donetsk sont empoissonnées par des fascistes. Mon cœur cri des douleurs qui viennent de l'ignorance. 

Je vous prie de m'aider à réaliser quelques chose pour la faveur de Donbass et de ses gens innocents.

En attente de votre réponse, veuillez agréez Mme Richard-Favre, mes salutations distingués.



21/01/2015

La Russie n'a jamais été l'ennemie de l'Europe

 

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Comme l'interview dont j'ai indiqué le lien dans mon précédent sujet de blog a été publiée en russe, en voici la version française. 

Quatre questions m'ont été posées par le journaliste Arkadij Beinenson.


- Vous participez à des groupes de discussion de soutien au Donbass. Quelle est votre motivation?

Plusieurs raisons expliquent mon engagement face à la situation en Ukraine.

Tout d’abord, en tant qu’écrivain et slaviste, il m’est impossible de demeurer insensible à ce qui concerne la Russie.


Ensuite, en tant que Suissesse, sachant que mon pays a présidé l’OSCE durant toute cette année 2014, il m’était à nouveau impossible de ne pas suivre avec la plus grande attention les événements qui se sont déroulés en Ukraine. 

 

Enfin, vous savez qu’en cette année 2014, la Suisse et la Russie ont célébré le bicentenaire de leurs relations diplomatiques. Pour toutes ces raisons, j’avais de quoi ne pas me détourner de ce qui se passe en Ukraine.

 

Comme vous l’avez constaté, j’ai en effet suivi les publications de différents groupes de soutien au Donbass car j’ai estimé indispensable de m’informer autrement qu’à travers le seul biais des médias occidentaux.

 

Et puis, aussi, j’ai compris le sens du combat mené par ceux que l’Occident a appelés « pro-russes » ou « séparatistes ».

 

Ici, en Occident, les enjeux de cette lutte n’ont pas toujours été bien expliqués, c’est pourquoi j’ai eu à coeur de transmettre à mes compatriotes un autre point de vue que celui qui domine la plupart des médias.

 

 

-Estimez-vous objective, la manière dont les médias européens rendent compte de la situation dans le Donbass? 

 

Rares sont les média occidentaux qui présentent la situation en Ukraine de manière objective. Il en existe, toutefois, qui osent se démarquer du regard porté par la majorité des journalistes ou autres chroniqueurs.

 

Ainsi trouve-t-on des sites d’information où s’expriment des spécialistes de questions liées à l’économie, à la finance ou à la géopolitique. De nombreuses personnes s’y réfèrent, qui comprennent que la manière dont la plupart des médias rendent compte de la situation est le plus souvent orientée. Dans ce sens, il est piquant de relever que la Russie est sans cesse accusée de livrer sa « propagande » tandis que l’Occident détiendrait à lui seul, la vérité de l’information.

 

Ce sont ces préjugés que je tente de combattre. Encore une fois, je ne suis ni politicienne ni journaliste. Je suis juste animée par le refus de diaboliser la Russie comme s’y emploient trop de commentateurs.

 

En effet, la perception de la Russie par l’Occident se limite très et trop souvent à des clichés, des approximations ou alors à des analyses qui visent à démontrer qu’elle est aux mains d’une clique d’oligarques inféodés à leur président tout puissant. Ainsi ne parle-t-on plus que de « la Russie de Poutine » alors que l’on sait qu’elle est celle de bien d’autres personnalités dont celle de l’ancien et dernier président de l’URSS, Mikhaïl Gorbachev. Je l’ai rappelé dans un de mes derniers sujets de blog qui a aussi été publié comme courrier par « La Tribune de Genève » et par « Le Temps ».

 

Cela dit, des débats contradictoires sont tout de même organisés par les médias et permettent des échanges de points de vue. 

 

- A votre avis, quelle serait la « recette » à envisager pour résoudre la crise ukrainienne?

 

Pour ma part, je ne puis plus qu’espérer que la diplomatie vienne au secours d’une situation qui ne peut plus durer tant la souffrance et la violence y sont dévastatrices.

 

Là encore, je me suis exprimée et mes propos ont été relayés par « La Tribune de Genève » 

 

 

- Des divers points de vue émis sur le déclenchement de la crise en Ukraine, lequel vous    paraît déterminant?

 

Ce qui apparaît comme principal facteur ayant déclenché cette crise, est la pression exercée sur le Président Viktor Ianoukovich pour qu’il signe un accord avec Bruxelles. 

 

Suite au refus qu’il y a opposé, de violentes manifestations se sont déroulées à Kiev, sur le Maïdan.

 

Les interprétations de ces troubles meurtriers ont été controversées. En effet, les lectures des uns et des autres sur la destitution du Président Viktor Ianoukovich ont divergé et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte sur mon blog.

 

Il me tient à coeur, en effet, de refuser le seul angle de vue de l’auto-proclamée, « communauté internationale » qui n’a de cesse de charger la Russie et de la rendre responsable de tous les tragiques événements qui se sont déroulés par la suite en Ukraine.

 

Cette attitude de la part de l’Occident n’échappe toutefois pas à nombre d’observateurs et c’est tant mieux. Cependant, ceux-ci sont souvent et aussitôt vus comme victimes naïves de la « propagande » russe. Tout est bon pour stigmatiser la Russie. 

 

Cela est parfaitement regrettable et n’apporte rien qui vaille tandis que tant d’appels au dialogue avec la Russie ont en même temps été lancés.

 

L’un d’eux date d’il y a plus d’un an et concerne la Syrie. L’autre a été émis cette année dans le cadre de la crise ukrainienne.

 

Puissent ces appels être entendus car la Russie n’a jamais été l’ennemie de l’Europe. Cette vision-là est insensée et mérite qu’on la combatte avant qu’il ne soit trop tard si ce ne l’est déjà. 


http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html


 
 

19/01/2015

Paris-Donbass

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                                   Intenses combats près de l'aéroport de Donetsk ou ce qu'il en reste


Les attentats survenus à Paris les 7 et 9 janvier derniers ont choqué.

La France s'est alors élevée pour défendre une valeur qui lui est chère "la liberté d'expression".

On a vu les rues de Paris noires de monde, on a chanté La Marseillaise comme jamais.

En Ukraine, lorsque les habitants du Donbass se sont soulevés pour défendre leurs valeurs, leur terre, leur Histoire, combien sont-ils, en France et ailleurs de par le monde, qui ont saisi le sens de leur mobilisation?

Quelques rares manifestations de soutien ont eu lieu tandis que dans nombre de médias occidentaux, on a persisté à traiter de "rebelle" et de "séparatiste", une population qui n'a eu à coeur que de défendre son "droit d'expression".

Dans l'est de l'Ukraine, les russophones sont privés de leur langue maternelle. L'ukrainien a été imposé à tous.

Et au-delà de l'idiome, c'est la vie de cinq mille citoyens qui a été rayée de la carte. 

Comment ne pas réagir? 

Pour qui a suivi ce blog, c'est plus de cent vint sujets que j'ai consacrés à la situation en Ukraine depuis un peu plus d'un an.

C'est ce que j'explique dans cet interview qui m'a été demandée par le journaliste Arkadij Beinenson.

Publiée en russe, elle a été traduite du français par Roman Astvatsatourov.

http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html 

12/01/2015

Vous reprendrez bien une tranche de ce bébé...

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Tandis que la planète entière ou peu s'en faut, a les yeux tournés vers les attentats commis à Paris, l'horreur n'a pas épargné le reste du monde non plus. Qui en douterait?

Cependant, actualité et priorités médiatiques obligent, on sélectionne.

Le 28 décembre dernier, à Kiev, en présence d'Elena Vassilieva, militante russe des droits humains, a eu lieu une remise de prix très particulière.

Ont été confectionnés des mets dont les noms on été sélectionnés de manière dépassant tout entendement.

Anna a évoqué ce sujet en commentaire à mon précédent sujet de blog, l'information est disponible dans le lien indiqué ci-dessous.*

Que l'Occident qui pleure les victimes de Paris soit en même temps capable de soutenir un pays dont l'élite de la presse outrage pareillement la vie et la mémoire ne fait guère de remous dans ses médias.

Jean d'Ormesson, interrogé par Darius Rochebin de la RTS et par Laurent Delahousse de France2, a relevé les paradoxes de la manifestation de ce dimanche 11 janvier à Paris.

On peut faire mieux.

 

http://lifenews.ru/news/148252


23/12/2014

Poursuivi par Interpol et pressenti pour lutter contre la corruption

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On a pu lire, ici ou là, certains commentateurs occidentaux comparer la guerre en Ukraine à celle qui a opposé la Géorgie à la Russie en 2008.

Outre le fait qu''il n'y avait rien de comparable entre ces deux situations, relevons que désormais, Tbilissi réagit à la nomination par Kiev de l'un de ses anciens ministres.

Il se trouve, en effet, qu'Irakli Garibachvili, Premier Ministre géorgien, déplore le fait que l'ancien ministre de la Justice de son pays, poursuivi par Interpol pour, entre autre, abus de pouvoir et mauvais traitements infligés à des centaines de milliers de prisonniers, que cet ancien ministre de la Justice, donc, ait été naturalisé ukrainien pour accéder à un poste au nouveau gouvernement démocratique d'Ukraine.

Le premier ministre géorgien, en effet, se demande comment il pourra expliquer à son peuple qu'un ancien ministre de la Justice, principal représentant d'un gouvernement criminel qui a condamné 300.000 personnes, soit désormais candidat au poste de président du Conseil ukrainien pour la lutter contre la corruption.

Tant de personnalités politiques et médiatiques se sont félicitées de l'avènement de la démocratie en Ukraine qu'elles parviendront sans doute à expliquer à qui voudra bien les croire, que la justice des uns n'a absolument rien à voir avec celle des autres.

 

http://fr.ria.ru/presse_russe/20141223/203291708.html

 

12/12/2014

Quand les sanctions préoccupent la RTS

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Il y a des moments forts du journalisme, j'en ai souligné un ici-même il y a peu:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/10/02/un-temps-fort-...

Il en est toutefois d'autres dont on se demande à quoi ils tiennent.

Ce soir, un reportage du 19:30 de la Radio Télévision Suisse (RTS) nous apprend qu'en dépit des sanctions imposées à la Russie, plus d'un millier de Russes seraient installés en Suisse et parmi eux de nombreux bénéficiaires de forfaits fiscaux.

Evoquer la situation de ces Russes en relation avec les sanctions qui visent leur pays relève d'une lecture à bien plaire. 

Il arrive aux journalistes de la RTS de citer leurs confrères de la presse écrite lorsqu'ils livrent une information. Si tel avait été le cas, ce soir, on aurait eu un autre éclairage sur la présence des ces Russes en Suisse.

A lire ici: 

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/73fd9854-70f0-11e4-a6c2-0...


09/12/2014

Je te trahis, moi non plus

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Morale et politique constituent deux univers aux convergences aléatoires. Leur aurait-on demandé qu'elles soient conformes que cela se serait su depuis longtemps.

Pourtant, combien de valeurs ne sont-elles énoncées le temps de campagnes électorales et brandies comme autant de références!

La politique toutefois n'a cure de s'encombrer de principes quand d'autres priorités s'imposent.

Un livre vient d'être publié en Allemagne,qui illustre comment morale et politique ne font pas vraiment bon ménage.

Dans l'article qui suit et qui décrit comment l'auteur de cet ouvrage a procédé, on constate que si une promesse n'a pas été tenue de sa part, celui-ci s'en justifiera peut-être en invoquant un principe de transparence quelconque.

Qui a trahit qui, la question demeure.

Pour le reste, à chacune et à chacun de considérer ce qui pourrait ou non nuire à l'actuelle chancelière allemande, Angela Merkel.

A lire ici:

http://reseauinternational.net/les-memoires-de-lancien-ch...

06/12/2014

Appel à la diplomatie

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Face à une salle plus que comble d'Uni-Dufour à Genève, Korine Amacher a évoqué, ce jeudi 4 décembre dernier, les liens entre Ukraine et Russie sur un plan historique, elle a bien tenu à le préciser dans son introduction.

L'éclairage brillant que la conférencière a apporté à plus de dix siècles de relations complexes entre ces deux pays, a permis d'en mesurer la profondeur.

S'il est certes utile d'en avoir connaissance et conscience, s'y limiter, toutefois, reste insuffisant pour saisir ce qui se déroule en ce moment en Ukraine.

Car même si l'héritage historique demeure présent en toile de fond, son instrumentalisation n'en est pas moins présente elle aussi.

Dans ce sens, l'influence manifeste des Etats-Unis et de son acolyte d'Union Européenne n'est plus à démontrer.

Par la mise en avant de valeurs démocratiques, c'est bien l'enjeu énergétique qui les préoccupe avant tout.

Exploiter des divisions intérieures pour exploiter la terre qui en est le théâtre, c'est cautionner une guerre qui ravage les mémoires et charge d'autant l'Histoire.

Puisse la diplomatie venir au chevet d'une Ukraine dévastée par la violence, l'exil et la mort.

Sujet publié en page 11 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 9 décembre 2014 sous le titre "Puisse la diplomatie..."


04/12/2014

Guerre ou Paix

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On lit, ici et là, des pronostics sinon des analyses relatives à la situation en Ukraine et aux tensions qu'elles génère entre l'Occident et la Russie.

A observer certains chantres en tous genres se lancer dans des prédictions qui ne reposent le plus souvent que sur des évaluations sans autre fondement que quelque approximation ou référence à L'Histoire, il semblerait judicieux de ne pas se substituer à qui décide de l'opportunité d'interventions militaires ou non.

Ainsi, ce besoin de peindre le diable sur la muraille et d'annoncer une 3e guerre mondiale n'a pour effet que de créer un climat anxiogène et de bloquer tout autre approche réflexive et constructive.

La situation actuelle en Ukraine est extrêmement préoccupante mais elle l'est de longue date!

Avoir considéré les événements qui se sont déroulés l'hiver dernier sur le Maïdan de Kiev comme force de renouveau sinon de libération aurait dû susciter l'inquiétude plutôt que la liesse relayée par tant de médias.

Mais non,  l'Occident s'est réjoui. A l'unisson ou presque, il a salué l'avènement futur de la démocratie. Le résultat est éloquent...

Plus de 4.000 morts et près d'un million de réfugiés sans compter les blessés et autres victimes d'une guerre livrée au sein d'un pays désormais déchiré et exsangue.

L'Occident a beau jeu de charger la Russie. Qui a-t-elle attaqué?


http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un...

 
 

01/12/2014

OTAN-Russie, mise au point

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Il ne parle que très rarement aux médias occidentaux. Alexeï Borodavkine, ancien vice-ministre russe des affaires étrangères, aujourd’hui ambassadeur auprès de l’ONU à Genève est rompu aux négociations difficiles. *

C'est ainsi qu'est introduite l'interview qu'a accordée l'Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de l'ONU à Alain Jourdan, de La Tribune de Genève.

La précision apportée ici par le journaliste a toute sa valeur.

Plusieurs interprétations sont susceptibles d'être données à la rareté des interventions de l'Ambassadeur de Russie.

Mais quelqu'elles soient, celle-ci est à lire avec la plus grande attention. Certes, à découvrir les appréciations portées aux commentaires qui suivent l'interview, on mesure le degré de réceptivité des lecteurs aux positions exprimées par Alexeï Borodavkine.

Cependant, il n'est jamais trop tard pour modifier ses certitudes.

Et plutôt que de camper sur des positions avec l'assurance de détenir la vérité, se montrer prêt à remettre en cause quelques idées fixes et préconçues n'est pas interdit.

Il suffit de le vouloir et d'accepter le dialogue. La Russie ne l'a jamais refusé.

Persister à la rendre responsable de tout et de son contraire ne dénote aucune intelligence de la part d'un Occident empli de ses Lumières.

Non, la Russie n'est pas un adversaire.

La Russie est un partenaire.

http://www.tdg.ch/geneve/russie-veut-securite-europe-c-lo...