Etre - Page 3

  • A Greta Thunberg dans la mêlée

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    Chère Greta Thunberg,

    Votre engagement, vous ne l’ignorez plus, est passé au crible, que dis-je, au peigne fin.

    Pour autant d’esprits savants, il serait financé par un tel, instrumentalisé par un autre ou le même, profiterait à vos parents, mais tout autant à je ne sais quelle puissance occulte et heureusement révélée par ces vaillants éclaireurs.

    Vous seriez en mains manipulatrices et entraîneriez à votre suite autant de pauvres hères à votre image devenus marionnettes, votre aura serait virale ou empoisonnée, rien n’a dû vous échapper de ce qui a été énoncé de votre action.

    Quelles que soient ces réactions, quelles que soient les convictions sinon les certitudes qui les commandent, vous maintenez le cap.

    Après tout, ces experts ou spécialistes en tous genres et autres vidéastes du net qui vous jugent, qu’ont-ils de plus ou de mieux que vous? Leur expérience? La qualité de leurs propos? La valeur de leurs idées?

    Pour qui ne l’aurait pas lue, voici la réponse à Michel Onfray, d’Alice Afanasenko, docteure en littérature, enseignante et chercheuse autiste, membre de l’Association Francophone de Femmes Autistes.

    Il y est question, entre autre, d’humilité. En la matière, force est de constater que nombre de celles et de ceux qui se sont exprimé(e)s sur vous en manquent cruellement. 

    Bien à vous,

                               Hélène Richard-Favre

            

  • Greta, les jeunes et la vie politique française

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    On peut toujours critiquer du haut de son savoir qui se veut tel, l’invitation faite à Greta Thunberg de s’exprimer dans le cadre de l’Assemblée Nationale en France.

    Il n’en demeure pas moins intéressant, pour qui le souhaiterait, de visionner le débat qui s’est tenu ce 23 juillet dernier à Paris en sa présence.

    A ses côtés se tenaient trois jeunes Français et la paléo-climatologue Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du groupe no 1 du GIEC. Le débat a été mis en ligne par LCP, la chaîne parlementaire française.

    Bien sûr que le même jour, les députés français acceptaient le CETA. Bien sûr que les jeunes veulent souvent changer le monde. Bien sûr que l’avenir peut toujours paraître sombre aux uns et abordé sans conscience par d'autres.

    Tout cela, on le sait depuis que l’humanité existe donc rien là de très nouveau à relever. Dans ce cas, que nous apporte cette séquence de la vie parlementaire française?

    Certainement l’intelligence des questions posées et le respect affiché sans ostentation ni affectation excessive aux jeunes invités par les députés de tous bords politiques.

    Les échanges entre les parlementaires et les adolescents ont eu quelque chose de plutôt inédit et dans ce sens, l’événement peut être considéré comme positif.

     

  • Bisbille entre LGBTQI+

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    En une de la Tribune de Genève de ce 23 juillet, cet article qui évoque un « malaise » en suscite un voire plusieurs autres.

    D’abord, le fait d'afficher l’article en manchette des cassettes qui vendent le grand quotidien genevois interpelle. Ensuite, le choix du terme « malaise » indiqué dans le titre de l’article.

    Car si le but de la mise en évidence d’un sujet d’actualité est d’attirer l’attention du public, cela semble bien avoir marché vu les différentes réactions que j’ai pu recueillir à cet égard.

    Or après avoir pris connaissance de ce « malaise », plusieurs personnes se sont interrogées sur la raison de pareille importance accordée à un événement récurrent.

    En effet, qu’on le déplore ou non, le Mur des Réformateurs de Genève compte plusieurs actes de vandalisme, celui qui semble créer un « malaise » s’ajoutant à la liste.

    A lire l’article en question, il semble ressortir que l’importance à y accorder concerne les divergences entre groupes LGBTQ etc.. 

    Les voici qui se disputent et revendiquent chacun leur part de reconnaissance? Et le public devrait être pris à parti de ce « malaise »? 

  • Fictions et réalités

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    Ce blog traite en grande sinon en majeure partie de la médiatisation d’actualités socio-politiques.

    En tant qu’auteure de fictions littéraires, j’aime confronter deux univers qu’on a le plus souvent tendance à opposer, celui de l’imaginaire et celui dit de la réalité.

    Dans cet article de Telerama que je souhaite partager avec vous, sont présentés dix romans pour adolescents, je vous invite à prendre le temps d’ouvrir chaque lien qui renvoie à ces ouvrages.

    Ne serait-ce que pour mesurer -et pourquoi pas comparer et discuter- les sentiments qui vous animent. Le mien a été tissé de joie et de nostalgie.

    Car si je me suis réjouie de pareille offre destinée à l’adolescence, tout autant ai-je à l’esprit la réserve exprimée face à la fiction littéraire.

    Or, aussi paradoxal que cela puisse être, elle traite de réalités. Mais c’est peut-être précisément la raison pour laquelle on s’en détourne...

     

  • Dubito ergo sum?

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    Au cours de l’une de mes récentes lectures, j’ai repensé à des échanges qui avaient eu lieu ici en lien avec les concepts de « vérité » et de « réalité ».

    Dans un ouvrage de l’écrivain chinois Gao Xingjian, Prix Nobel de littérature en l’an 2000, il est écrit ceci que je vous soumets:

    La vérité n’existe que dans l’expérience et encore seulement dans l’expérience de chacun et même dans ce cas, dès qu’elle est rapportée, elle devient histoire. Il est impossible de démontrer la vérité des faits et il ne faut pas le faire.

    Il s’agit là d’un extrait de « La montagne de l’âme », paru en traduction française aux éditions de l’Aube en novembre 2000.

    Que le récit d’une expérience devienne une histoire invérifiable se conçoit. De là à en faire une généralité selon laquelle des faits seraient indémontrables, c’est privilégier le doute à la confiance.

    Rien n’indique du premier qu’il soit constructif ou créatif. La seconde, quant à elle, ne gage pas non plus de quoi que ce soit de meilleur. La « vérité » se nicherait-elle entre doute et confiance ou nulle part?

  • Schizophrène, case prison...

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    Autre fait divers, aussi éloquent que celui qui a été évoqué hier sur ce blog.

    Si uriner contre un mur reconnu « historique » et en venir aux mains avec les forces de l'ordre avait nécessité le recours de cinq voitures de police pour venir en aide aux collègues mis à mal, ici, le cas de figure est autre.

    Il indique néanmoins le même degré discutable d’évaluation d’une situation.

    La disproportion des mesures policières et judiciaires mises en place envers cet homme pris de l’envie irrépressible de soulager sa vessie sont, en effet comparables à celles qui ont visé cet autre atteint de crises schizophréniques.

    C’est en proie à l’une d’elles qu’il a, en effet, bouté le feu aux sièges -qu’il savait ignifugés- d’un cinéma. Sans vouloir attenter à aucune vie humaine, il explique qu’il a attendu que la salle soit vide pour accomplir son acte dicté par des voix.

    Arrêté, l’homme a été emprisonné près d’une année.

    Et ses médecins ont eu beau demander à ce que son cas soit évalué et entouré de soins adéquats, c’est au cachot que l’homme a été jeté tandis qu’il était victime d'un nouvel accès de schizophrénie.

    Il aura fallu batailler pour que l’homme soit enfin entendu par la justice. Il n’en demeure pas moins qu’il aura passé 344 jours en prison.

    La schizophrénie est une malade grave. La criminaliser relève d’estimations expéditives.

     

  • Incertains désirs...

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    Au coeur des revendications émises au nom de la théorie dite de genre, ce passage d’un article vaut qu’on s’y arrête. Dans l’extrait en question, il est fait mention de l’actrice Jean Harlow.

    Et à son propos, ce qui est énoncé est d’une limpidité telle qu’il faudrait être aveugle ou borné pour ne pas y discerner le mécanisme de projection qui est à l’oeuvre.

    Il est écrit d’elle qu'elle « est admirée, désirée, mais détestée, aussi, pour provoquer à ce point le désir. » 

    On ne peut être plus clair.

    En d’autres termes, il apparaît que le refoulement de son désir, par l’homme, se retourne contre la femme avant tout.

    Ce mécanisme de projection est bien connu. Alors?

    Quand, aujourd’hui, tant de femmes revendiquent leurs atours, leur liberté de les mettre en valeur sans avoir à essuyer de commentaires d’hommes, en seront-elles quittes pour autant?

    Rien n’est moins sûr.

    Car c’est négliger quelques réalités psychologiques, parmi lesquelles le désir refoulé et ses conséquences.

    Avoir lutté contre morales ou autres préceptes religieux qui le brimait pour avoir désormais à le contenir faute de lever contre lui une armée de militantes du genre, ne garantit rien de l’avenir sain du désir...

     

  • C’est quoi la culture?

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    Vous avez peut-être appris d’une manière ou d’une autre comment certains bacheliers se sont sentis « humiliés » par le sujet de littérature française qui leur a été soumis.

    Tout se conçoit, tout s’énonce, on l’observe chaque jour, on se rappelle aussi qu’en matière de culture, la porte-parole du Chef de l’Etat français s’était particulièrement distinguée.

    Simone Veil, « la meuf » , permet sans doute et sans surprise de considérer l’écrivain Andrée Chedid de même.

    On dit Emmanuel Macron cultivé. Il apparaît que la personne qui porte sa parole en tant que locataire du Palais de l’Elysée ne lui ressemble pas. 

    Difficile dans ce cas, d’attendre de bacheliers qu’ils en sachent davantage que celle qui occupe un poste de prestige.

    J’ai eu le privilège d’être invitée, en son temps, à une émission de France-Culture dans le cadre de laquelle était interviewée Andrée Chedid.

    Je vous propose de découvrir cet interview d’elle qui est indiquée en lien tout en bas de cette page.

    Au passage, vous en saurez aussi davantage sur la pétition qui a été lancée par ces bacheliers qui se sont sentis « humiliés »...

  • Un délibéré...

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    Un commentaire déposé par un habitué de ce ce blog, Daniel pour ne pas le nommer, a évoqué ma « très grande sensibilité ». Il a ajouté que, pour lui, c’était « un compliment ». Ses mots m’ont profondément touchée.

    Pourquoi?

    Parce que c’est cette sensibilité qui a inspiré la création d’autant de personnages de mes recueils de nouvelles. C’est elle aussi qui a interpellé les critiques quand l’une d’elles se demandait comment je parvenais à entrer de manière aussi profonde dans la psychologie des personnages.

    N’en déplaise à la Directrice du Département de russe de Rennes 2 qui met en cause mon talent littéraire pour le comparer à celui de « poètes ou de critiques mineurs »  qui ont « accablé les plus grands auteurs russes: Pasternak, Grossmann, Platonov, etc. », l’Institut français de Saint-Pétersourg me présente de manière un peu différente.

    A ce que je sache et jusqu’à nouvel avis, l’Institut français de Saint-Pétersbourg n’est pas la Voix du Kremlin.

    Pas davantage le « Courrier de Russie » qui dans une critique de mon premier recueil de nouvelles traduit en russe, avait écrit à propos de l’une d’elle que sa chute était « digne des films de Night Shyamalan » , réalisateur du film « le sixième sens » .

    Que l’oeuvre d’un écrivain, d’un créateur quelconque soit aimée ou pas est une question de goût.

    Que la reconnaissance qui lui est accordée par différents critiques littéraires ou institutions soient salie, non. Car là, on n’est plus dans une affaire de « pro-russe » ou de « pro-Poutine ». On est dans la disqualification et le discrédit à jeter sur une personne.

    Et si vous ne l’avez pas lu encore, voici comment Sputnik France a rendu compte du délibéré du jugement prononcé le 14 juin à l’encontre de Madame Vaissié

     

  • Mise au point (2)

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    Que la « vérité » existe ou non, il est des réalités qui ne trompent pas mais qui demeurent masquées. Pour toutes sortes de raisons est mis en lumière ce qui convient à certains intérêts.

    Rien de nouveau, ainsi va le monde. S'y résoudre est un choix, y réagir un autre.

    Au tout début que j’ai ouvert ce blog et lorsqu’on me suggérait de m’exprimer sur la Russie, j’ai émis des réserves car à l’époque, je ne me considérais pas en mesure d’en parler.

    C’est à force de m’y être rendue au gré des livres que j’ai écrits et qui y ont été traduits et publiés que j’ai pu observer, discuter et commencer à aborder certains sujets. 

    Que les opinions émises sur ce blog soient discutées est légitime. 

    Mais que je sois présentée comme « femme au foyer » qui a obtenu le statut « d’écrivain publiée » en Russie, ne sert que les besoins de l'«enquête fouillée » d’une universitaire que la déontologie liée à son titre n’a pas inquiétée.

    J’ignore ce que recouvre ce statut qui m’a été attribué de « femme au foyer ». Je sais, par contre, ce que signifie le deuil alors que la maladie a emporté trois des hommes qui ont partagé ma vie.

    Cette mise au point fait suite à la précédente publiée sur ce blog.

     

  • Médias et valeurs, méditation

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    Chers ami(e)s, lectrices et lecteurs,

    Vous le savez, à de très nombreuses reprises ici, je me suis élevée contre telle ou telle information ou actualité traitée de manière abusive et mensongère.

    S’agissant de la plainte pour diffamation qui a été déposée par six d’entre nous à l’encontre d’une Universitaire et de l’éditrice de son ouvrage « Les réseaux du Kremlin en France », seul un propos sur vingt tenus par l’auteure de ce livre attaqué en justice a été reconnu diffamatoire par le tribunal.

    La possibilité de faire appel du jugement est offerte aux deux parties comme il se doit.

    A l’évidence, les raisons de ne pas poursuivre un combat judiciaire se justifient tout comme celles, au contraire, de ne pas y renoncer. Si cette affaire n’est pas une question de vie ou de mort, elle n’en est pas moins révélatrice.

    Révélatrice de cautions apportées au mensonge, à l’accusation fallacieuse et sans preuve, à l’insinuation et au doute à instiller, au dénigrement et au mépris, autant de procédés qui ne relèvent pas d’opinions émises mais de malhonnêteté intellectuelle.

    Or de la part d’une Universitaire qui, à la barre, n’a cessé de rappeler son statut, pareil ouvrage commis par elle ne répond en rien à l’enseignement que j’ai, pour ma part reçu tout au long de mes études de Lettres à l’Université de Genève.

    Que le publication signée par Madame Cécile VAISSIE soit présentée comme « enquête fouillée » et trouve autant de relais et d’appuis en tous genres, indique le niveau et la qualité de valeurs reconnues et transmises.

  • En vol ... (2)

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    Le 12 mars dernier, je publiais ici un sujet intitulé « En vol... » que j’illustrais d’une photo prise quelque part entre Moscou et Genève.

    Deux jours plus tard, j’assistais aux audiences qui se sont tenues au Tribunal de Grande Instance à Paris dans le cadre du procès qui nous a opposés, cinq plaignants et moi-même à Cécile Vaissié et à son éditrice.

    Ce 14 juin, le verdict a été rendu. Seul un des propos émis à l’encontre d’Olivier Berruyer, responsable du site « Les Crises » a été retenu à l’encontre des deux prévenues. Je vous propose de lire ce qu’en rapportent Le Monde, et le Journal du Dimanche.

    S’il m’est apparu important de réagir aux propos tenus par Cécile Vaissié c’est que, comme je l’ai dit à la barre, c’est de ma mère que je tiens ma nationalité française. Et qu’à ce titre, je me devais de contester toute appartenance à ce que ce que celle qui a souvent évoqué son titre universitaire appelle « Réseaux du Kremlin en France ».

    Dans un précédent sujet de ce blog, j’ai rappelé qui elle a été et comment elle a été décorée. J’ai aussi rappelé ce qui me liait à la Russie et comment mon parcours d’écrivain s’y était développé

    Que Le Monde, contrairement à d’autres médias, ignore mes activités littéraires comme il l’avait déjà fait dans ses précédents articles qui ont rendu compte des audiences des 14 et 15 mars derniers, va dans le sens des propos tenus à mon sujet par l’Universitaire Vaissié dans son livre.

    Le fait d’avoir osé adresser une lettre ouverte à Svetlana Alexievitch, première journaliste à avoir été couronnée d’un prix de littérature, en l’occurrence, le Nobel en 2015 n’a pas été du goût de cet aréopage.

    Cette lettre, traduite en russe par Arkadij Beinenson, a eu un écho considérable non seulement en Russie mais aussi ailleurs à l’étranger. Et c’est elle qui m’a valu le plus de réactions haineuses tandis que nombre de médias en Russie et même à Odessa en Ukraine, m’ont sollicitée pour des interviews. 

    Qu’à cela ne tienne, ce procès m’a beaucoup appris et je tiens, ici, à remercier toutes celles et ceux qui s’y sont intéressés et m’ont apporté leur soutien.

     

     

  • Ce 6 juin, en pensée avec ...

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    Ce 6 juin, la France entre autre, a célébré le 75e anniversaire du débarquement en Normandie. Ce même 6 juin et chaque année, la Russie célèbre son grand poète, Alexandre Pouchkine.

    Cet anniversaire est important et suscite toujours de très nombreux événements qui s’organisent partout dans le pays et à l’étranger aussi, il en avait d’ailleurs déjà été question ici.

    Ce 6 juin, pour ma part, c’est un moment de partage fort que j’ai vécu, entourée d’amies et d’amis venus pour en savoir un peu plus d’Igor, l’énigmatique personnage de mon dernier livre « Bagdad 2003, sans nouvelles d’Igor ». 

    Associer ces événements les uns aux autres me tient à coeur.

    Tout d’abord parce que ma mère a vécu le débarquement et connu de près la guerre et ses conséquences. Décorée par la Croix-Rouge française, c’est au Havre qu’elle a oeuvré, autant dire dans une ville meurtrie.

    Ensuite, parce que c’est pour étudier la langue et la littérature russe que je me suis inscrite en Lettres et que c’est par mon parcours littéraire qui s’y est développé depuis quinze ans que j’ai retrouvé la Russie, connue du temps soviétique.

    Autant dire qu’hier, ce fut un moment chargé d’émotions auquel ma famille et mes amies et amis russes ont aussi été associés en dépit de leur absence temporelle et géographique.

    Un aperçu de la rencontre figure ici.

  • Femmes... une réalité parmi d'autres

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    Dans le cadre de l’une de ses récentes émissions, la RTS s’est arrêtée sur le sort de pères divorcés. Il était bon de traiter ce sujet et tout autant de voir et d’entendre des femmes en parler.

    Lorsqu’on sait le nombre de divorces qui se prononcent chaque jour et comment ils se vivent, on ne peut banaliser le fait.

    Même si toutes celles et ceux qui le souhaitent avancent leurs raisons, les conséquences d’un divorce ne sont pas toutes à minimiser. Certaines d’entre elles laissent des traces profondes et dommageables pour les personnes concernées, enfants compris quand il y en a.

    Dans ce sens, il était bienvenu que des pères puissent s’exprimer et faire part de ce que leur ex-épouse leur a fait subir.

    Il va de soi que le mensonge et l’accusation fallacieuse n’appartiennent pas qu’aux seules femmes mais se partagent tout autant du côté des hommes. Cependant et comme le montre bien le sujet de la RTS, c’est par le biais de l’enfant que les mères exercent leur pouvoir, en l’occurrence malveillant.

    Il serait grand temps de sortir de ce combat qui oppose les genres.

    Et plutôt que de se limiter à pointer les inégalités qui les concerneraient, valoriser leurs différences et leur complémentarité. Cette approche-là serait-elle vouée à l’utopie?

  • Loges vides, affaires à conclure, à chacune et à chacun son approche du tennis

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    Intéressant de savoir à quoi sert le tennis et ses matchs, entre autre à Roland Garros.Tandis que se joue le quart de finale entre les deux joueurs suisses les plus réputés, les amateurs apprécieront.

    Business is business, ça se connaît ni ne se dément. Et le tennis n’est pas le seul concerné. Nombre de sports le sont et nos élu(e)s de tous bords ne le contrediront pas, invité(e)s qu’ils et elles sont à profiter des générosités de mécènes attentifs.

    Telle est la règle, diront certains, oui et les marques de toutes sortes ne manquent pas non plus de s’afficher, publicité oblige et avantages pour les bénéficiaires aussi. Sans soutien financier, pas de visibilité, la règle encore et sans doute...

    Et ce ne sont pas non plus, là encore, les politicien(ne)s qui contrediraient la réalité du fait. En prendre acte, s’en accommoder, le déplorer, s’en plaindre ou s’en réjouir, à chacune et à chacun sa sensibilité.

    Tout a son coût, son prix et la valeur qu’on y prête.

    Les affaires à conclure sur fond d’événements en tous genres, les opportunités qui se présentent, les avenirs qui s’ouvrent ou les espoirs qui se dessinent, autant de manière de se rappeler que l’occasion fait -parfois- le larron.

    En l’occurrents et pour ce qui concerne l'issue du match qui oppose les deux Helvètes, en ce moment sur le court Suzanne-Lenglen de Roland-Garros à Paris, les plus passionné(e)s et les plus investi(e)s doivent être aux aguets...

     

  • Femmes...la mondialisation en marche ou tais-toi?

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    Grève des femmes, mouvements #metoo, #balancetonporc, quota de femmes réclamés partout ou peu s’en faut, liberté de porter le voile, autant de combats menés au nom de la femme parce qu’elle le vaut bien, sans doute...

    Et cependant, l’excision, les mariages forcés, le droit à la succession qui les prive de toute revendication, autant de luttes qui se mènent par d’autres femmes dans des pays où songer à quelque quota ressemble à un horizon bien lointain...

    Et tandis que dans nos contrées, défendre le port du voile serait respecter les pratiques religieuses au nom du principe de laïcité, dans la même veine, l’appel à la prière prononcé du haut de la chaire de la Cathédrale Saint-Louis des Invalides qui a fait réagir des militaires trouvera ses partisans.

    Fort bien.

    Dans ce cas, que les femmes qui se démènent pour des quota et se mettent en grève pour l’égalité de leurs droits avec ceux des hommes se rappellent que, sous ce voile défendu au nom de la laïcité, nombre de leurs semblables n’ont pas toutes fait ce choix de leur plein gré

    Alors?

    Harmoniser la défense des droits de la femme? Se détourner de leur incohérence? Oublier le cri de détresse d’autant de celles qui n’ont pas choisi la soumission? La mondialisation en marche ou tais-toi?

     

  • Vincent Lambert sans plus aucune limite

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    Après les parents de Vincent Lambert qui se sont saisis de la justice contre le CHU de Reims et son médecin pour « non assistance à personne en péril », c’est au tour du gouvernement français de se jeter dans cette triste mêlée.

    Et encore, « triste » fait bien pâle figure pour qualifier ce qui se joue dans un pays réputé -encore?- pour être la patrie des droits humains...

    On n’est plus dans l’acharnement, on est clairement dans l’affrontement idéologique.

    Car des cas semblables à celui de Vincent Lambert, un collectif de médecins avait déclaré dans une tribune parue dans « Le Monde » qu’il en existait 1’700, en France.

    Et qu’autant de patients étaient traitables selon d’autres méthodes que celles qui ont cours dans le cas qui mobilise le pays entier.

    Ce qui se passe en France ne l’honore pas et repose la question déjà énoncée ici.

  • Désir d’écrire, 26 mai 1968

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    C’est le 26 mai 1968, un dimanche aussi, que dans un cahier, je relatais ce que j’observais de la situation en France. Nous étions en plein « Mai 68 », j’avais quatorze ans et demi, je commençais à écrire.

    Vingt ans plus tard, en mai 1988 paraissait mon premier recueil de nouvelles traduit, depuis, en plusieurs langues. Trois autres recueils ont suivi, traduits, eux aussi. 

    Le 6 juin prochain, à la librairie JULLIEN de Genève, c’est « Bagdad 2003, sans nouvelles d’Igor » qui sera présenté après l’avoir été à Saint-Pétersbourg et à Moscou.

    Dans cet ouvrage, il est question d’exil, d’identité et d’amour sur fond de guerre.

    Tandis que la ville s’embrase, des intimités se livrent avec leurs fatalités et leurs échéances parmi lesquelles, le reportage que Zora doit rendre à la rédaction de son journal.

    Igor, quant à lui, disparaîtra et ne laissera à son interlocutrice d’un soir que son seul carnet à anneaux orangés.

    Au plaisir de vous rencontrer, si vous le souhaitez, pour évoquer Igor, son exil, les femmes qui ont partagé sa route mais aussi et surtout, les liens complexes qui se tissent entre histoires et Histoire.

     

  • Au-delà de l’être, au-delà de sa famille, le poids des valeurs

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    Voici un triste cas d’école. Triste car il révèle l’ampleur d’influences et leurs conséquences. Triste, car c’est plus qu'une famille qui est déchirée.

    A lire cet article qui résume le sort de Vincent Lambert, au-delà des déchirures familiales, c’est un combat idéologique qu’il révèle

    Ce sont des valeurs qui se heurtent les unes aux autres à coup d’arguments, de références et de témoignages, tous irréconciliables.

    C’est le sens que chacune et chacun donne à la vie qui veut l’emporter sur l’autre qui lui est opposé.

    Pour les parents de Vincent, on le tue si on cesse de l’alimenter, pour le reste de sa famille, on va contre la volonté de Vincent si on poursuit les traitements.

    Se font face ainsi deux courants de pensée, celui d’un fervent catholicisme, celui d’un réalisme qui ne se définit pas forcément contre la foi catholique.

    Mais qui choque parce que le geste qui prive Vincent de soins, depuis ce jour, lui sera fatal.

  • Edouard Limonov, unique en son genre

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    Certains le connaissent bien, d’autres un peu moins ou pas du tout, Edouard Limonov était à Paris et a répondu à toutes sortes de questions qui lui ont été posées dans le cadre d’une rencontre organisée par l’Association France-Oural.

    C’était le 13 mai dernier, de nombreux thèmes ont été abordés, tant littéraires que politiques.

    Pour qui ne connaît pas l’homme et s’en référerait à Wikipedia, voici comment sa vie y est résumée:

    « Truand à Kharkov, poète à Moscou, sans-abri puis domestique à New York, écrivain et journaliste à Paris, soldat en Serbie, dissident puis prisonnier politique dans l'ex-URSS, Limonov fut empêché d'être candidat à l'élection présidentielle russe de 2012. » 

    L’écrivain français Emmanuel Carrère lui a consacré un ouvrage. Privé du Goncourt en raison du choix de son personnage, il a tout de même été auréolé du Renaudot.

    Limonov en parle, lors de cette rencontre et rappelle qu’il s’est engagé auprès de l’auteur à ne pas commenter le livre qui, selon cette séquence vidéo, serait en voie de donner lieu à un film.

    L’homme est spécial sinon unique en son genre, génie, selon lui. Et pourquoi pas?

     

  • Totalitarisme et culture

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    Au prétexte que l’être serait condamnable au plan d’une morale qui veut s’instituer, toute autre qualité qui l’honore est de facto exécutée.

    Aussi bien et quels que soient les dons avérés d'une personne, a-t-elle à subir le verdict prononcé par un aréopage de censeurs.

    Pire encore et toujours au nom d’une morale qui ne concerne que certains intérêts avancés comme valeurs, on jette des oeuvres d’art en disgrâce quand on ne les retouche pas selon le consensus en vigueur. 

    Exclure un talent, une oeuvre ou toute autre personnalité au nom d'une idéologie imposée, c’est se livrer à une pratique totalitaire.

    C’est surtout confondre l’être et la sublimation.

    Et abolir ce qui les différencie, c’est projeter le premier avec l’éthique qui le régit sur la seconde et l’esthétique qui l’organise.

  • Plein feu sur la morale

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    Doit-on en rire, en pleurer, en rire et en pleurer?

    Le cas de figure dénote un rigorisme qui s’impose de plus en plus. Au nom de la morale en vogue, on juge et condamne.

    « En vogue » car il n’y a rien de plus aléatoire et arbitraire qu’une morale. En l’occurrence, celle qui fait rage vise un immense acteur.

    Oublié son talent, oubliée sa carrière, tout simplement parce qu’il est dénoncé comme « raciste, homophobe et misogyne ».

    Aussi bien, une pétition a-t-elle été lancée contre la palme d’or qui devrait lui être décernée à Cannes.

    On vit une époque où, au nom de la morale, on modifie le contenu d’une oeuvre comme ce fut le cas de l’opéra Carmen duquel il avait été question ici et où on refuse un honneur à un comédien. 

    Alain Delon a eu beau briller, le seul fait qu’il se soit prononcé, entre autre, sur les couples gays lui vaut le purgatoire.

     

  • Cette France jaune

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    Lorsqu’on lit ces témoignages, on se rend compte de l’intensité prise par le mouvement des gilets jaunes. Entre non-violents et tenants de la violence, tous persistent et signent. 

    La violence, l’Etat en use de manière dite légitime. Tout autant pratique-t-il le secret dit « d’Etat ». En conséquence de quoi, pour ces mêmes personnes, la force contraire devrait lui être opposée.

    Sur un plan politique, le discours prévaut.

    Mais justement, c’est ce que se refusent à considérer tant de gilets jaunes qui rejettent le discours. C'est le geste qu’ils lui substituent avec, en ligne de mire, le pouvoir en place.

    Dans ce cas, on est dans la révolution et plus dans la simple opposition.

    Que cela se conçoive lorsqu’on est à bout et excédé par ce qui est estimé abusif est une point de vue qui n’est pas partagé par tous, comme le démontrent les propos cités plus haut.

    Il y a eu, certes, le « grand débat » organisé par le Président français. Et comme souvent sinon toujours, il a suscité moultes controverses.

    Difficile de s’y retrouver, difficile de se situer quand les uns et les autres ne communiquent plus que par rejets, accusations et agressions.

    Souhaiter à la France de retrouver calme et raison paraît de plus en plus se confondre avec un voeu pieux. Et comme déjà énoncé ici, la voici véritablement à l’épreuve de sa démocratie.

     

  • Des siècles de labeur et autant de réactions après leur départ en fumée

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    Au-delà des interrogations qui subsistent en dépit de la version officielle qui privilégie pour l’instant la piste accidentelle du sinistre, on a, bien sûr aussi découvert comment certains se demandaient en quoi l’incendie de Notre-Dame pouvait mobiliser à ce point.

    Il paraît évident qu’un événement, aussi importante soit son ampleur, suscite des réactions qui se démarquent de la plus grande partie de celles qui s’expriment. Aussi peut-on désormais lire l’indécence que représenterait le montant des dons déjà recueillis en faveur de la reconstruction de la Cathédrale.

    Or, à rappeler que des enfants meurent chaque seconde dans le monde, que des guerres coûteuses sont menées, que des sdf terminent leurs jours dans la rue alors que, soudain, les millions jaillissent en faveur d’un monument, on mélange deux plans, le symbolique et le physique.

    Notre-Dame est, certes, un bâtiment.

    Mais tout autant, qu’on le veuille ou non,  est-il chargé d’Histoire et d’histoires personnelles. Et si le retentissement provoqué par son incendie a été tel, c’est que la représentation que chacune et chacun en a est une réalité.

    Qu’on en ait pris conscience seulement depuis le feu qui l’a ravagé se discute.

    Toutefois, que l’on compare l’élan mobilisateur qui entoure sa reconstruction à la soi-disante absence de tout autre élan en faveur des personnes sinistrées que compte la planète est malvenu.

    Car le charisme existe et nombre d’institutions, d’associations ou autres anonymes savent ne pas rester insensibles à la misère qui frappe ici ou là.

    Aussi bien, ne pas confondre les conséquences d’un drame qui touche à un symbole puissant avec une prétendue incurie face à autant de situations humaines serait-il bienvenu.

     

  • Donbass, 2015-2019

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    Ce message qui illustre le sujet de ce jour, je l’avais publié sur ce blog avec l’accord de la personne qui me l’avait adressé. Nous étions alors le 22 janvier 2015. C’était au lendemain d’une interview qui m’avait été demandée et que j’avais publiée sur mon blog.

    Plus de quatre ans plus tard, autant de souffrances, autant d’incriminations envers les mêmes, autant de méconnaissance des relations profondes et, certes complexes, entre Russes et Ukrainiens.

    Erwan Castel est un volontaire qui a rejoint ceux qui nous sont le plus souvent présentés comme « rebelles » du Donbass. Il tient un blog dans lequel il fait part de ce qu’il vit sur place.

    Ce 10 avril, il a partagé un sujet dans lequel il livre ce que lui inspire cette guerre que j’ai à maintes reprises qualifiée, ici, de fratricide.

    Mais qui a pris le temps de s’interroger sur ce qui lie Ukrainiens et Russes? Qui a tenu compte du nombre de familles au sein desquelles figurent tel conjoint ukrainien ou telle autre russe? Tel oncle, telle tante ou autres parents encore, qui se retrouvent désormais divisés?

    Bien peu sinon aucune de nos élites plus promptes à aller s’afficher sur le Maïdan que de s’interroger sur les dégâts qu’ils étaient en train de préparer à envenimer une situation de laquelle le résultat est désormais le quotidien d’autant de citoyen(ne)s d’un pays déchiré.

    Des dizaines de milliers de morts, des blessés, des exilés et la misère galopante pour nombre d’entre elles et eux.

    Je vous invite à découvrir ce sujet de blog signé Erwan Castel qui vous offrira un autre point de vue que celui qui tourne en boucle sur nos médias de référence sinon de confiance ou de préférence.

     

     

  • Carlos Ghosn ou pas

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    Justiciers de tous les pays,

    Unissez-vous,

    Allumez vos bûchers!

    Des volutes de leurs fumées,

    Se dessinera l’avenir auquel vous aspirez.

    Parce que vous savez.

    Quoi, au juste?

    Que tel ou telle est à condamner?

    Que tel ou telle autre non?

    Drapés de vos certitudes,

    Vous suivent vos semblables!

    Le droit est mort,

    Vive le droit!

      

  • Merci de vos réponses

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    Toutes et tous autant que nous sommes à nous exprimer qui, par un statut, une posture, qui par un écrit, un discours, une action ou une cause, quelles chances sont les nôtres d’influencer les pouvoirs qui nous gouvernent?

    Souvent, la question, je me la pose et aujourd’hui, je vous la soumets.

    Vaste, elle l’est sans l’ombre d’un doute et y répondre exigerait presque qu’on y consacre une étude. Cependant la quête solitaire a ses limites. Même ensuite soumise à des pairs, elle reste le fruit d’une réflexion menée à l’écart d’un monde qui se transforme presque sous nos yeux.

    En cause, entre autre, la vitesse par laquelle nous parviennent les informations d’un bout à l’autre du globe. Même triées par des agences, elles se confrontent à celles que rien n’élabore sinon l’instant qui les capte. Et de plus en plus, celles-ci sont diffusées.

    En effet, souvent au gré d’émissions de télévision, des vidéos ou des images prises par des anonymes sont partagées du seul fait qu’elle rendent compte de ce qui s’est passé sur des lieux où n’ont pu être présents des journalistes professionnels.

    Tel est le contexte que nous vivons, qui fait de n’importe qui un témoin, un « acteur » comme on dit.

    Sauf que... sauf que les anonymes ne se valent pas tous, tant le filtre de ce qui doit ou peut être énoncé et montré ne paraît pas près d’être oublié. Autrement dit, si n’importe quel quidam, de nos jours, s’improvise reporter, la considération qui lui est apportée diverge. 

    Et cela seul indique combien, sous des apparences de liberté et d’égalité entre citoyen(ne)s demeurent des préférences.

    Car au nom de l’ouverture à toutes et à tous, nos sociétés si démocratiques savent en réalité fort bien sélectionner. Tous les jours, on l’observe. Tous les jours, on s’élève contre ce fait. Pour quel résultat, telle est la question que je ne cesse de me poser et que je vous soumets.

  • La Terre

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    Ce proverbe indien navajo circulait, un temps, sur un réseau social, Facebook pour ne pas le nommer. 

    Depuis que l’homme s’est érigé centre du monde, inutile de lui rappeler qu’il n’en est qu’un micro élément.

    Après tout, c’est vrai, il ne s’agit là que d’une manière de voir et à chacun la sienne. 

    Sauf qu’il y a une humilité à ces paroles. 

    Mais ainsi va la vie qu’elle excite toute une panoplie de pulsions, des plus nobles aux plus viles. Et que ce genre de rappel peut passer à côté d’autant de passions en tous genres.

    Pour des siècles encore ou pour un avenir brandi en forme de menace, allez savoir!

    Le fait est que la négligence avec laquelle on traite notre planète pèse lourd face aux réactions qui tentent de s’y opposer. 

     

  • La France à l’épreuve de sa démocratie

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                                                                                   capture d’écran: Europe1

    De libertés, il en est souvent sinon beaucoup question ici et là.

    On les brandit, on les défend, on les bafoue, on les sanctionne, on les réprime, tout le monde le sait, tout le monde s’en plaint, tout le monde se mobilise pour qu’elles soient respectées.

    Or qu’en est-il, en réalité?

    Si nos démocraties se prévalent de leur existence, au contraire d’autres régimes politiques, la question du sens à donner au terme de liberté serait vraiment à poser.

    Car on le voit, en France en ce moment, comment la liberté s’exerce. On brûle, on saccage, on blesse, tantôt avec l’aval de lois, tantôt sans.

    L’opinion dite publique a beau s’exprimer, s’indigner, la liberté d’enflammer une Eglise, St-Sulpice par exemple, la liberté d’enflammer un restaurant, le Fouquet’s, par exemple, la liberté d’enflammer un immeuble, une banque, cette liberté incendiaire s’exerce.

    Tout comme celle d’éborgner des civils désarmés. Tout comme celle de pousser au suicide des policiers, des agriculteurs et tant d’autres pour lesquels l’avenir s’est profilé insurmontable.

    Le temps consacré à en débattre sera-t-il en mesure de faire face à la volonté d’en découdre, de nombreuses personnalités s’interrogent à cet égard.

    La France, à l’épreuve de sa démocratie, survit mais heurtée, blessée et de plus en plus, désabusée.

     

  • En vol ...

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                                                                                                photo @H.R.-F

    Serait-il devenu à ce point osé, que dis-je, risqué  d’exprimer un point de vue qui appelle à la nuance et à la réflexion?

    Dans le contexte actuel que nous vivons, il y a certes des récurrences dans les comportements qui font que, toujours on pourra dire que « rien ne change » « la nature humaine étant ce qu’elle est ... » et autres poncifs du genre souvent rappelés pour dire qu’en somme, il serait inutile de se lever contre certaines prises de position.

    Il est évident que la nature humaine est ce qu’elle est.

    Il est tout aussi vrai que l’Histoire nous en fournit tant d’exemples que l’on peut se fier à cette considération. Est-ce pour autant une raison de s’abriter derrière elle pour ne pas réagir? Certaines personnes vous diront que oui.

    Or si, pour toutes sortes de raisons, il apparaît tentant de se résigner, refuser d’abandonner un combat, une lutte, est une marque d’engagement.

    Mais pas un engagement d'ordre politique ni idéologique ou religieux, non, tout simplement d’ordre humain. Car cette même nature qui compterait les pires créatures qui soient ne se limite pas à elles seules dans son déploiement.

    La variété des personnalités, la diversité des cultures, le relief des perceptions, c’est tout cela qu’on aplatit lorsque l’on catégorise au nom du bien et du mal.

    Et ces chantres de l’ordre moral, si convaincus de leur rôle, entraînent à leur suite nombre de fidèles. A chacun ses choix, le leur leur appartient.

    Tout autant en va-t-il des esprits critiques, réfractaires à suivre sans s’interroger la moindre.

    Autant de questions à poser, autant de remarques à partager qui alimentent un débat, c’est tout cela de bon pour la pensée qui prise la réflexion et la liberté d’expression.

    Tant rappelée par nombre de mouvements en faveur de telle ou telle cause, qu’elle le soit pour toutes et tous!

    L’est-elle vraiment, la question a souvent été posée ici.