31/08/2015

Aristocratie financière et prise de pouvoir

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Dans l'interview qu'accorde l'économiste Marc Chesney à "Swissinfo" et dont j'indique le lien ci-dessous, Yanis Varoufakis ne manquerait sans doute pas de se reconnaître.

J'ai indiqué, dans un précédent sujet*, le lien au discours que l'ancien ministre grec de l'économie a tenu à Frangy-en-Bresse, dimanche 23 août dernier.

Dans ce sens, il apparaît que le point de vue du franco-suisse et du grec se rejoignent sur au moins un point, le déficit de démocratie qui domine tant de décisions prises par la troïka. 

A cela s'ajoutent les contradictions de Jean-Claude Juncker dont Marc Chesney se demande comment il peut intimer à la Grèce l’ordre de réduire son déficit, alors qu’il a dirigé pendant des années un pays - le Luxembourg -, qui a permis à des sociétés actives en Grèce de pratiquer l’évasion fiscale aux dépens de la République Hellénique?

Cela tourne à la farce, conclut-il. 

Oui, sauf que ladite farce est de très mauvais goût. Pis, elle s'impose au menu de toutes les négociations si elle en sont.

Que la toxicité des produits mijotés par la troïka s'avère nuisible à la démocratie n'est plus à démontrer.

Reste qu'à ce jour, aucun antidote n'a encore été trouvé pour neutraliser le poison.

http://www.swissinfo.ch/fre/marc-chesney--économiste-en-rupture_la-grèce--victime-parmi-d-autres-de-la--dictature-financière-/41624910
 
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/28/le-livre-des-psaumes-de-l-austerite-de-la-troika.html
 

30/08/2015

Aux côtés d'Hani Ramadan ou quand l'amalgame excelle

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Par un tour de passe-passe auquel s’est livré le rédacteur en chef adjoint du journal

« Le Temps », voici qu'il parvient à me placer aux côtés de Monsieur Hani Ramadan.

 

L'article que Michel Danthe a publié ce samedi 29 août met en cause le regard que j'ai porté sur les événements survenus dans le Thalys, le 21 août dernier.

 

Non seulement ma prise de position n'a rien à voir avec celle d’Hani Ramadan mais encore, le détournement de sens opéré par Michel Danthe révèle une pratique journalistique bien éloignée de l’éthique qui devrait l’accompagner.

 

La manière dont les médias se sont emparés de ce qui s'est passé à bord du Thalys le 21 août dernier a montré un défaut d'information caractérisé par la surabondance sinon la surenchère narrative. C’est ce que j’ai mis en cause dans mon sujet de blog incriminé par Monsieur Danthe. 

 

Il va de soi qu’entre confrères, on se ménage. Dès lors, pointer, comme je m’y suis employée, l’embrouillamini de la couverture médiatique des événements survenus à bord du Thalys, ne pouvait que déplaire à Michel Danthe.

 

De là à me voir en complotiste qui se défend de l’être comme il l’a précisé après ma réaction à sa première version mise en ligne d'hier, il y a un pas qu’il a cru bon de franchir mais qui ne l’affranchit pas pour autant.

 

Dans sa manière d'amalgamer deux visions d'un même fait, celle d'Hani Ramadan et la mienne, Michel Danthe a montré sa pitoyable excellence.

 

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/44b933b8-4e45-11e5-81d9-3...

29/08/2015

"Le Temps" édition en ligne de ce 29 août, à Michel Danthe, journaliste

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Monsieur Michel Danthe cite mon sujet de blog:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/23/legion-d-honne...

dans un article mis en ligne sur le site du grand quotidien suisse "Le Temps" de ce 29  août 2015.

Sa lecture particulièrement orientée et tendancieuse de mes propos m'a obligée à y réagir. Ainsi lui ai-je écrit ce qui suit:

Monsieur,

Je vous remercie de me citer. La moindre des politesses eût été de m'en informer comme je m'y emploie moi-même lorsque je cite les propos d'une personnalité quelconque.

Quant à votre lecture de mon sujet, elle découle d'une grille qui vous arrange.

La nuance que j'apporte vous échappe à l'évidence mais lorsque l'on veut faire dire à autrui ce qu'il n'a pas dit, les moyens justifient la fin.

Bien à vous,

Hélène Richard-Favre

 

Monsieur Danthe m'a alors répondu qu'il ne voyait pas "ce que la politesse viendrait faire là-dedans".

Outre une nouvelle incompréhension de sa part des démarches que je poursuis pour tout sujet qui évoque une personnalité que j'estime légitime d'informer des propos que je tiens sur elle, il ajoute ses propres déductions.

Le voici donc qui m'écrit que je prendrais peut-être "peur" de mes "propres idées" et de "l'écho qu'elles peuvent légitimement susciter dès lors elles sortent (sic! Je cite) du cercle sans doute plus confidentiel qui est le sien habituellement"

Et comme il ajoute que "c'est avec plaisir que je lirai sous votre plume l'explication de la nuance qui m'aurait échappé", je la lui ai indiquée. La voici:

Merci de votre réponse rapide, Monsieur.

Quand j’évoque la règle de politesse, je ne songe à rien d’autre qu’au fait que si je parle d’une personne, je l’en informe car j’estime juste de procéder ainsi.

Je ne vois donc en rien de quoi je devrais « prendre peur ». Je constate par contre fort bien que vous déformez le sens de mon propos. Car le fait d’avoir exposé une difficulté à "adhérer à ce qui a été raconté » n’a strictement rien à voir avec une perception complotiste de l’événement dont il est question.

Si vous n’établissez aucune nuance entre une difficulté à adhérer à un récit et son rejet pur et simple en tant qu’il serait « complotiste », j’en suis navrée pour vos compétences linguistiques.

Car si vous aviez lu mon sujet comme il se doit, vous auriez compris que cette difficulté que j’expose est conséquente à l’embrouillamini des versions livrées par les médias. Elle ne tombe dès lors pas d’un ciel duquel pleuvraient les complots comme vous voulez le laisser entendre au public qui vous lira.

Quant à votre manière de faire se rejoindre mon sujet et les commentaires qui le suivent, elle démontre bien dans quel esprit particulièrement orienté vous l’avez lu. 

Détourner son sens vous décrédibilise vous et ne saurait, dès lors, vous honorer.

Bien à vous,

Hélène Richard-Favre

28/08/2015

"Le livre des psaumes de l'austérité de la Troïka"

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La formule est de Yanis Varoufakis.*

 

Invité à participer à la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse par Arnaud Montebourg, l'ancien ministre grec de l'économie s’est adressé au public. 

 

Notre continent a commencé à se réunir avec de nombreuses langues et des cultures différentes, mais il est en train de finir divisé par une monnaie commune.

 

La Grèce a capitulé, mais c'est l'Europe qui a été défaite.

 

Selon Yanis Varoufakis, si l’eurogroupe avait vraiment voulu réformer le système de son pays, il aurait discuté les propositions qu’il avait apportées à cet effet.

 

Or tel ne fut pas le cas, a-t-il indiqué avant de conclure que ce n’était pas une réforme qui était voulue pour la Grèce mais sa reddition.

 

Son propos est fort mais ne vise pas à apitoyer sur le sort de la Grèce. Au contraire, il alerte la conscience démocratique, non seulement française mais européenne aussi.

 

La stratégie de l’eurogroupe a consisté, selon l'ancien ministre grec, à faire traîner les négociations, à en imputer le blâme à la Grèce dont les propositions ont été jugées non crédibles, puis à lui poser un ultimatum sous la menace de la fermeture immédiate de la banque. 

 

Ce ne fut rien d'autre qu'un coup d'Etat, a-t-il déclaré.

 

Et d'évoquer la maxime du Dr Schäuble d'après laquelle, les élections ne sont pas autorisées à changer quoi que ce soit en Europe.

 

CQFD

 

*  http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/250815/yanis-varo...

 

21/08/2015

Alexis Tsipras, une démission qui en dit long

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Bien des politiciens pourraient s'inspirer de cette leçon de politique. Mais on préfère, ici et là, y voir un nouveau coup de théâtre.

D'ailleurs, c'est déjà le cas en France où la décision d'Alexis Tsipras n'a pas manqué d'être commentée.

Si certaines personnalités y voient honnêteté et intégrité, d'autres l'inscrivent à la suite de ce qu'ils considèrent comme trahison du référendum tenu en Grèce le 5 juillet dernier.

Ainsi, Florian Philippot estime-t-il que le Premier Ministre grec doit être balayé en septembre. En fait de ménage à faire, le FN semble plutôt mal placé pour se prononcer.

Bien des Grecs ont exprimé leur déception quand d'autres avaient dores et déjà prévu le scénario.

La pression exercée sur Alexis Tsipras a été telle qu'elle ne visait qu'à réduire à peau de chagrin sa marge de manoeuvre.

A-t-il dit son dernier mot, rien n'est moins sûr. Ni Syriza non plus et encore moins la Grèce dont il sied à tant de monde de mépriser l'Histoire.

https://www.youtube.com/watch?v=ZOMiJ4P-Dj8&feature=y... 

15/08/2015

Ces bisons futés de la Russie et autres "mondialistes humanistes"

 

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Il faut le lire pour y croire.

L'ardent défenseur de la liberté d'expression qu'est le blogueur Philippe Souaille, publie un sujet fermé aux commentaires.

Soit.

Pour la cohérence des valeurs, on attendra.

Pour le reste, il s'adresse à "Jacques", pauvre journaliste égaré qui ose sortir de la doxa anti-russe avec sa chronique dont la reproduction a été publiée ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/14/nous-citoyens-occidentaux.html

Après un rappel de leur passé commun, voici que le blogueur se lance dans une diatribe soutenue d'arguments qui dénotent toute l'attention qu'il porte à ce qui se publie, comme par exemple, le rapport rendu par RSF évoqué ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/11/ukraine-pays-o...
 

Car pour écrire du Président de la Fédération de Russie qu'il serait L’assassin de plusieurs centaines de journalistes, il faut être sacrément avisé!

Quant à sa conception du fascisme, elle est aussi affûtée que l'est son regard qui voit en Vladimir Poutine le chef des fachos de la planète.

En guise de conclusion, voici que l'expert et fin connaisseur de la Russie et de son président, se présente en bienfaiteur des Russes, qui ne méritent pas ce qui leur arrive. 

Le salut par Souaille, c'est maintenant!

 

14/08/2015

Nous, citoyens occidentaux

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La divergence d'opinions et d'intérêts qui anime les citoyens occidentaux est fondamentale pour préserver l'idéal démocratique, nul ne le contesterait.

Néanmoins, est-il bien nécessaire, au nom de la liberté d'expression, d'entretenir un climat particulièrement hostile envers la Russie?

Est-il bien raisonnable de sans cesse déformer les visées de ce pays?

Est-il bien utile de créer un clivage entre l'Occident et la Russie, faute d'en connaître les réalités et les valeurs?

Désinformer relève d'une stratégie guerrière connue. 

Force est toutefois de constater, à suivre l'actualité médiatique, que quelques signes d'ouverture s'observent.

L'interview de Vladimir Poutine qu'a tenu à obtenir le journaliste suisse Darius Rochebin en a été un.

Un autre, cette chronique de Jacques Pilet, parue dans L'Hebdo du 6 août dernier et qui illustre ce sujet.

Il est heureux de relever que des journalistes osent, enfin, exercer leur sens critique.

Puissent-ils être suivis, tant l'Occident a tout à perdre à se couper de la Russie.

Non, la Russie n'est pas l'ennemie de l'Europe et le prétendre est un mensonge qui risque d'être payé au prix fort si on ne le refuse pas.

Mais quel poids a encore la voix de citoyens alors que tant de décisions se prennent sans plus les consulter?

Sujet paru dans la rubrique Courrier de L'Hebdo no 34, semaine du 20 au 26 août 2015

13/08/2015

Occident, Chine, Russie, points de vue en débat

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Nier les tensions manifestes entre un certain Occident pétri de certitudes et la Russie dont il livre sa vision dans la majorité des médias dits mainstream, relèverait, soit de la candeur, soit de la mauvaise foi.

Les expliquer, plusieurs personnalités s'y emploient. Le recours à l'Histoire, le recours à la Culture, le recours à toutes sortes d'autres références et valeurs composent un ensemble de points de vue complémentaires.

S'il a été rappelé, ici, le rôle déterminant que la Russie a joué en 2013 dans le cadre de la tragédie syrienne, s'il a été aussi souligné le lien qui a existé entre elle et le début des événements qui ont mis l'Ukraine à feu et à sang, l'article ci-après va plus loin.

Parmi tout ce qu'on trouve et/ou ne trouve pas pour tenter de saisir le sens de certains graves événements qui secouent le monde actuel, il va de soi qu'il appartient à chacune et à chacun de trier.

C'est pourquoi je soumets ce point de vue qui date de mars 2015 mais qui n'est pas sans intérêt en dépit de son intitulé un peu catégorique:

http://arretsurinfo.ch/pourquoi-loccident-hait-il-poutine...
 

12/08/2015

Pax Americana

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Et voici qu'on a à nouveau droit au relai des doléances relatives aux impossibles dépôts de "candidatures d'opposition anti-Kremlin". 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/russie-mosc... 

Il serait grand temps de comprendre que le principal et premier parti d'opposition en Russie est le Parti Communiste.

Mais l'admettre empêcherait de répandre tous azimuts combien Vladimir Poutine regrette l'ex Union Soviétique. 

Dans un précédent sujet de ce blog, j'ai cité la phrase qu'il a énoncée et dont on tronque à dessein la deuxième partie. La revoici tant il ne sera jamais vain de la rappeler dans son intégralité:

Celui qui ne regrette pas l’URSS n’as pas de coeur, celui qui souhaite sa restauration n’a pas de tête.

Quand est-ce que l'Union Européenne comprendra à quel point sa politique vis-à-vis de la Russie la prétérite elle-même?

Quand réalisera-t-elle que le volume des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et la Russie ont augmenté l'an dernier alors que les sanctions prises à l'encontre de la Russie -sans aucune base juridique reconnue par le droit international- divisent de plus en plus ses pays membres?

Quant à prétendre que la Russie serait une menace, il serait temps de s'intéresser à ce sondage lancé par les Etats-Unis eux-mêmes dans 65 pays du monde et auprès de 64.000 personnes.

Le résultat est sans appel.

Et vu ses commanditaires, il sera bien difficile de dire qu'il aurait été falsifié par le Kremlin...

http://www.lepoint.fr/insolite/le-pays-qui-menace-le-plus...

 

 

09/08/2015

L'Europe ou le suicide pas même assisté

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Entre les relations qu'entretient l'Occident avec certaines parties de monde et celles qu'il ne partage bientôt plus avec la Russie, force est de constater que d'autres enjeux dominent.

Qu'a de commun l'Europe avec, par exemple, les monarchies ou autres émirats du Golf? 

Le mariage gay? La libération de la femme? La laïcité? 

Alors que l'on ne cesse de dénoncer une Russie homophobe, une Russie où toute atteinte à la liberté d'expression serait étouffée tandis que la propagande y battrait son plein, ce ne sont pas moins de 145 millions d'habitants que l'on réduit à des ahuris incapables de discernement.

Respecter des univers culturels étrangers aux nôtres et blâmer celui d'un pays qui dispose d'un héritage commun avec l'Occident, est-ce cela, le multiculturalisme?

Défendre les droits de minorités et fermer les yeux sur le sort de celles qui sont persécutées dans ces pays amis, est-ce cela, la défense des droits humains?

De qui se moque-t-on? 

 

06/08/2015

"Poutine veut l'Europe"

 

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Puisque Petro Poroshenko l'a dit...

Interviewé par trois journalistes, ses propos ont été relayés dans de nombreux médias.

Désinformer, qui plus est des intentions hégémoniques russes, ne date pas d'hier. Napoléon s'y était déjà employé alors qu'il avait fait éditer un faux testament de Pierre le Grand.

Tandis que celui-ci n'avait justement donné aucune consigne à ses héritiers, Napoléon s'en était chargé.

Cela dit, la peur de l'invasion russe est une constante. Il suffit de lire cet extrait du livre Pan-europa de Richard Coudenhove-Kalergi pour s'en convaincre.

Publié en 1923, cet ouvrage est considéré comme fondateur de la construction européenne.

Son auteur estime de l'Europe que si elle est divisée, elle sombrera obligatoirement dans l'insignifiance politique jusqu'au jour où (...) réduite à la misère et endettée, elle sera la proie de l'invasion russe." 

http://www.lhgmontpellier.fr/userfiles/downloads/Ressourc...

A s'entêter ainsi contre la Russie et à laisser le Président ukrainien déclarer tous azimuts médiatiques confondus que son pays combat pour la démocratie, pour la liberté, pour la sécurité de tout le continent européen, l'Europe a du souci à se faire.

 

Sujet paru en page 26 de l'édition papier de La Tribune de Genève des 15-16 août 2015 sous le titre Toujours cette vieille peur.

28/07/2015

Qui a volé qui et depuis quand?

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Le 12 avril 1204, la quatrième croisade, en manque de fonds pour rejoindre l'Egypte et la Palestine pour libérer Jerusalem des Musulmans, se dirige vers Constantinople.

Autant les marchands vénitiens -au service desquels se sont mis les Croisés- que ceux-ci, voient l'occasion de briser la puissance commerciale et religieuse de Byzance.

La rivalité entre Latins et Grecs, entre la Rome catholique et la Byzance orthodoxe -qui fut à l'origine du schisme d'Orient- se concrétise là de la manière la plus sinistre qui soit.

http://www.guillaume-villeneuve-traducteur.fr/spip.php?ar... 

 A chacune et à chacun d'en tirer les conclusions souhaitées. Le fait est que dans la mémoire grecque, ce passage occidental en leurs terres n'a pas été oublié.

Car il a tant affaibli l'empire romain d'Orient qu'il a permis sa chute, en 1453.

La suite, on la connaît, quatre cents ans de domination ottomane et une guerre pour l'indépendance soutenue par les Puissances dont les intérêts ont été évoqués ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/20/pas-de-testicu...

Dire que l'Histoire se répète est, pour certains, un euphémisme. Le fait est que le besoin de puissance ne lésine jamais sur les moyens.

 

26/07/2015

La haine, politique de croissance?

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Les détracteurs de la Grèce y vont bon train pour juger un pays dont on se demande bien ce qu'ils en savent ou en ont compris.

Plusieurs sites se sont satisfaits de relayer le point de vue d'Edmond About, mishellène notoire et auteur d'un ouvrage intitulé La Grèce contemporaine. 

Paru en 1854, il sert de référence opportune à qui le veut bien pour montrer que la Grèce ne serait qu'un pays de profiteurs sinon de voleurs ou pis encore.

Boulevard Volaire, Le Monde, L'ObsRue89 en citent de larges extraits évidemment choisis. Car les passages décrivant le système mis en place par les puissances de l'époque pour profiter elles-mêmes des crédits alloués à la Grèce sont soigneusement omis par leurs émérites journalistes.

Le cadre ainsi posé, les commentateurs s'en donnent à coeur joie pour distiller leur venin et égrener leurs certitudes ainsi référencées.

En réaction à cette déferlante haineuse -qui ne date toutefois pas d'hier- Michel Bouillet avait publié, en 2012, un ouvrage intitulé Non! Les Grecs ne sont ni des voleurs ni des menteurs.

L'auteur y explique comment le levier de l'emprunt a toujours été utilisé pour infléchir la politique grecque à l'avantage des Puissances.

Le contribuable Bonnal de Boulevard Voltaire a dès lors et en effet de quoi s'inquiéter.

Car loin du romantisme de quelques philhellènes du XIXe siècle dont il conclut dans son article, qu'il coûte toujours cher au contribuable, les méthodes appliquées par leurs contemporains banquiers ont trouvé leurs émules aujourd'hui.

 

 

25/07/2015

La Russie au-delà des clichés et du système: deux initiatives

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L'initiative prise par Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, de se rendre en Crimée avec une délégation de parlementaires français n'a, bien sûr, pas l'heur de plaire à Laurent Fabius.

Pas davantage, non plus, n'est-elle du goût de Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale.

Rien d'étonnant à cela dès lors que celui-ci figure parmi les 89 personnalités européennes interdites de territoire russe suite aux sanctions européennes émises à l'encontre de la Russie.

Cependant, qu'à cela ne tienne, une autre initiative intitulée “Pour un nouveau dialogue avec la Russie” a été lancée, cette fois, par un groupe formé au Parlement Européen pour effectuer un voyage officiel à Moscou l'automne prochain.

Le magazine Le Point, outre la réaction offusquée de Bruno Le Roux, rend aussi compte d'un point de vue qui dénote un esprit d'ouverture plus marqué et qui tranche avec tout ce qui a pu être énoncé contre la Russie et son Président:

http://www.lepoint.fr/chroniques/tribune-renouer-avec-la-...

 

Sinon, une analyse plus poussée est proposée, ici:

http://www.dedefensa.org/article-une_br_che_dans_la_formi...
 
Son intérêt est loin d'être moindre et laisse envisager mieux qu'un simple coup de chaleur qui aurait saisi quelques parlementaires...
 

20/07/2015

"Pas de testicules, pas de cerveau"

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                                                        Massacre de Chio, 22 avril 1822 peint en 1824 par Eugène Delacroix

 

Tels sont les propos d'Olivier Delamarche au sujet de ce pauvre Tsipras.

http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/la-minute-d-olivier-delamarche-50525

Michel Onfray, lui, résume Tsipras, à de la com'.

Mieux, il parle de l'existence, en Grèce, d'un foyer fasciste et s'ébahit qu'en Europe, cela existe encore...

A se demander s'il a suivi l'actualité de l'Ukraine! Sait-il seulement qui a été élu Premier Ministre? 

A l'aune de telles appréciations diffusées sur un media de grande audience, on mesure son orientation et les limites de son horizon.

En 1832, la Grèce est transformée en royaume par les grandes puissances qui ont oeuvré à son indépendance.

C'est un roi bavarois qui est placé à la tête du pays à peine sorti de quatre siècles de tutelle ottomane.

Après le roi de Bavière, c'est un roi du Danemark qui lui succède.

Ensuite, quelques dictatures plus tard, la Grèce devient une démocratie.

Qui a une idée de ce que fut la guerre d'indépendance avec ses 200.000 morts?

Qui a une idée de ce que fut la guerre civile qui sévit juste après la deuxième guerre mondiale et qui fit 150.000 morts et une centaine de milliers de réfugiés?

Ceci n'est pas une excuse, diront en choeur les financiers et leurs alliés.

Non, c'est de l'Histoire.

 

Sujet paru en page 19 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 23 juillet 2015 sous le titre "Grèce: le poids de l'histoire"

19/07/2015

Islam, faux débat

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Il a été énoncé ici ou là que la pauvreté matérielle et -ou- le besoin de spiritualité favorisaient conversions et autres radicalisations.

A cet égard, les explications et les commentaires apportés par tel ou tel philosophe, connaisseur ou spécialiste, se suivent et ne se ressemblent pas forcément.

Pendant ce temps-là, des têtes continuent d'être tranchées, des vies et des pays, d'être saccagés.

Or si le débat sur l'islam occupe les esprits quand il ne les échauffe pas, son instrumentalisation serait tout autant à prendre en considération.

A lire Georges Corm, en effet, tout laisse à penser que les discussions sur l'islam ne seraient que leurre. 

Selon lui, elles ne serviraient qu'à masquer la véritable géopolitique du déploiement impérial américain dans le monde. 

A lire ici, dans le cadre d'un entretien publié sur le site Les clés du Moyen-Orient: 

 http://www.lesclesdumoyenorient.com/Entretien-avec-George...

  

17/07/2015

Syriza et Soros

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Dire qu'il est toujours bon de vérifier ses sources est un euphémisme.

Hier, une information circulait sur différents sites et réseaux sociaux selon laquelle le Premier ministre grec, Alexis Tsipras aurait été Juif sépharade, fils d'un milliardaire esclavagiste ami du multimilliardaire Georges Soros.

Aujourd'hui, un site évoque le sujet de manière controversée sinon prudente, indiquant sources et rectifications de ladite "information":

http://mai68.org/spip/spip.php?article9013

Le fait est que le besoin de contre-informer quand il ne s'agit carrément pas de diffamer ne date pas de nos jours ni même d'hier. 

Quant aux réseaux sociaux, ils ne sont que le relai de ce qui fait la part belle à la rumeur.

Cela dit, cette fois en Italie, l'info circule selon laquelle l'ex-ministre des finances, Yanis Varoufakis aurait été associé à un plan de sortie du Grexit élaboré par Georges Soros.

http://www.giornalettismo.com/archives/1859981/tspiras-pi...

Vrai ou faux, le fait est qu'une conférence a été donnée à Paris par l'ancien ministre grec des finances dans le cadre d'un forum du think tank Institute for New Economic Thinking, fondé par Geroges Soros:

http://www.euractiv.fr/sections/euro-finances/varoufakis-le-ministre-des-finances-star-de-lanalyse-economique-313667
 
 
 

16:42 Publié dans Air du temps, Europe, Finance, Grèce, Information, Politique, Pouvoirs, Pratiques | Tags : grexit, soros, tsipras, intoxe | Lien permanent | Commentaires (32) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

15/07/2015

"L'adversaire", du Bourget à l'Elysée

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Hier, lors de la traditionnelle interview du 14 juillet, François Hollande s'est félicité du compromis trouvé entre la Grèce et ses créanciers.

Aurait-il donc vaincu son adversaire

Son véritable adversaire?

Qui n'a pas de nom? 

Pas de visage? 

Pas de parti?

Qui ne sera pas élu et qui, pourtant, gouverne?

Cet adversaire, c'est le monde de la finance, déclarait le candidat Hollande le 22 janvier 2012 au Bourget.

https://www.youtube.com/watch?v=lh2JVxt6Ga8

Si le Président qu'il est devenu estime avoir mené ce combat qu'il annonçait pour être élu, cet adversaire peut le remercier.

Au peuple grec de savourer.

 

 

14/07/2015

L'offensive européenne

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Grec, Prix Nobel de littérature en 1979, Odysséas Elytis s'était un jour exprimé sur l'avenir de l'Union Européenne.

C'était au début des années 1980, à Rome: 

Nous savons que l'idéal européen ne pourra pas se réaliser s'il ne prend pas appui, clairement, sur son socle spirituel, sur les bases des civilisations grecque et romaine, c'est-à-dire la Démocratie et le Droit, à quoi il faut ajouter l'esprit apporté par le christianisme.

Décédé en 1996 à Athènes, le poète aura sans doute déjà pu mesurer le peu d'écho que ses mots rencontraient auprès des instances de l'Union Européenne.

La voix d'Odysséas Elytis, comme celle de tant d'autres humains, a été étouffée.

Il appartient désormais à ses compatriotes d'affronter l'idéal européen qui leur est proposé.

A lire l'article ci-dessous, on peut conjecturer de diverses manières.

Il n'en demeure pas moins vrai que le peuple grec n'a pas encore capitulé.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/14/2143483-la-cri...
 

 

13/07/2015

"La crise grecque", fin et suites

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On a tout lu, tout entendu, tout vu ou sans doute pas.

L'essentiel est qu'on nous l'ait fait croire. 

Car ce qui devait arriver semble bel et bien arrivé, la Grèce restera dans l'Union Européenne.

Avoir rendu le monde témoin, des semaines durant, de prises de têtes médiactico-lobbyistes, est-ce cela, la transparence de l'information?

Les avoir complétées d'interviews au sein de la population grecque, est-ce cela, la démocratie?

Le fait est que ce qui a été communiqué ce 13 juillet comme issue à la crise grecque ne libérera, au mieux, qu'un espace médiatique.

Et encore, rien ne l'assure.

A Delphes, la Pythie livrerait-elle déjà quelques bribes de réponses?

A suivre...

 

 

23/06/2015

"Ce que nous vivons, vous le vivrez un jour"

 

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La prédiction est forte, elle a été prononcée par l'archevêque de Mossoul.

C'est le sénateur honoraire Bernard Seillier qui l'a citée lors de la manifestation de soutien organisée à Paris ce 20 juin dernier en faveur des Chrétiens d'Orient.*

De persécutions pour motifs religieux, l'Histoire n'en est pas avare, loin s'en faut.

Aujourd'hui, si les Chrétiens d'Orient meurent, disent leurs bourreaux, ils en connaissent les raisons.

D'ailleurs, ils ne sont pas les seuls à savoir pourquoi ils sont tués.

Tous les Charlie de janvier 2015 l'ont rappelé.

Mais ce 20 juin dernier?

L'égalité, la liberté et la fraternité les a laissés bien silencieux.

  

http://www.medias-presse.info/ce-que-vivent-les-chretiens...

19/06/2015

Quand l'Europe "s'inquiète"

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Ceci n'est pas une colonne de blindés.

Ceci s'appelle de l'aide humanitaire.

Plus de cent camions du Ministère russe des Situations d'urgence ont apporté des vivres et du matériel de première nécessité aux habitants des régions de Donetsk et de Lougansk, dans l'est de l'Ukraine.

Pendant ce temps-là, tous les médias occidentaux commentent l'inauguration d'un salon militaire près de Moscou.

On évoque, en vrac, le retour de la guerre froide ou de ses relents, la crainte des pays de'Europe de l'est et du nord quand on ne se moque tout simplement pas des gesticulations nucléaires de Vladimir Poutine:

http://www.liberation.fr/monde/2015/06/17/les-gesticulati...
 

Et puis, bien sûr, on s’inquiète.

Pas de savoir comment survivent les habitants de Lougansk et de Donetsk privés de tout et auxquels est venu en aide ce convoi humanitaire russe.

Non, on s'inquiète de l’activité militaire russe.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/15b19c90-1529-11e5-96f4-d...

 

03/06/2015

BHL: "J'ai parfois l'impression que je suis une volière."

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C'est ainsi que Bernard Henri Lévy parle de lui alors qu'il est questionné sur ses contradictions par Marc-Olivier Fogiel.

Invité dans le cadre de l'émission Divan, ce mardi 2 juin sur France 3, BHL s'exprime aussi sur les antisémites.

Il déclare à ce propos qu'on lui a appris à ne pas argumenter mais à frapper.

Donc il a frappé, déclare-t-il. 

Cet homme, dont les faux et autres plagiats ne sont plus à démontrer*, indigne une bonne partie de la France et du monde.

Et pourtant, il reste sollicité par autant de médias. Le voici qui conseille d'armer les Kurdes pour combattre Daech.

http://www.lepoint.fr/politique/bhl-a-l-afp-il-faudrait-a...p

Au passage, il avoue avoir armé les Bosniaques en violation de la loi internationale. Et de préciser qu'il a pris cette responsabilité, très lourde, en conscience. 

L'émission de Pierre-Olivier Fogiel n'a pas été complaisante. Mais BHL n'en est pas sorti plus convaincant.

* http://www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article49
 
 
 

 

00:20 Publié dans Air du temps, Culture, Destins, Europe, France, Humanité, Medias, Russie | Tags : bernard henri lévy, france, russie | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

21/05/2015

"Je reçois régulièrement des menaces"

 

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De l'entretien que nous a accordé Laurent Brayard et qui a été publié ici ce 20 mai, deux de ses propos méritent qu'on y revienne tant ils sont lourds de sens.

J'ai donc souhaité qu'il nous en dise davantage et lui ai encore posé deux questions auxquelles il a bien voulu répondre.

Laurent, vous avez évoqué la nationalité du Donbass que vous n'hésiteriez pas à demander. Mais existe-t-elle alors que la région appartient encore à l'Ukraine?

 Oui, les autorités locales ont commencé à mettre en place des passeports pour les habitants. De plus, les voitures commencent à être immatriculées avec des plaques nationales comportant le drapeau de la République de Donetsk, j’aurais dû dire, d’ailleurs, la nationalité de la République Populaire de Donetsk (il y a aussi celle de Lougansk). Par référendum, le pays a voté son indépendance il y a longtemps déjà, en 2014. Immédiatement après cela, une assemblée et des députés ont été élus.Les bâtiments officiels portent désormais des plaques du gouvernement, les transports ont modifié les tickets de bus et de tramway aux couleurs de la Nation avec un prix minimum très modeste. Cette région n’appartient plus à l’Ukraine. Selon la déclaration des Droits de l’Homme et d’autres textes internationaux, un Peuple a le droit de disposer de sa destinée, c’est le premier et essentiel droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes. Toute la propagande des médias français et occidentaux n'y changera rien, c’est un droit sacré. 

Vous estimez de votre voix que si elle était vraiment entendue, vous seriez bientôt en danger d’une manière ou d’une autre. Pourriez-vous préciser le sens de ce propos?

Je reçois régulièrement des menaces et de nombreuses insultes venant de France et désormais d’Ukraine. Il y a peu, des activistes pro-Kiev ont établi des listes de russophiles connus qui soutiennent les insurgés du Donbass. Ces listes ont été portées au vu et au su  de tous, un temps, sur les réseaux sociaux. Nous avons été fichés et répertoriés, il était question de nous dénoncer au gouvernement français, de tenter de nous faire taire par l’intermédiaire de plateformes de dénonciation mises en place par le gouvernement français (un relent de Vichy ?) comme Pharos. 

Dans la rue, j’ai déjà été menacé, une fois, à Dijon, à cause du ruban de Saint-Georges que je porte en permanence. Ces menaces, très explicites, ont été proférées en langue russe par un immigré ukrainien. Avec la loi de surveillance, sans recourir à la justice ou à un juge quelconque, le gouvernement français peut désormais fermer n’importe quel site internet ou page d’un réseau social et passer à des sanctions judiciaires arbitraires. Il s’agit là de la fameuse loi « Je suis sur écoute ». 

 

En novembre 2013, j’ai reçu aussi une alerte d’un vieil ami journaliste qui m’intimait presque l’ordre de détruire tous mes écrits sur internet si je voulais, un jour, travailler en France, vendre des livres, occuper un poste de journaliste ou de rédacteur.Un article paru dans média-presse-info relatait cette « expérience » vécue.

Le sentiment de beaucoup de dissidents -car désormais il s’agit bien de cela- est que nous sommes en Résistance, les alertes sont nombreuses, les socialistes parlaient de« nettoyer internet », les discours -particulièrement ceux de Manuel Valls- sont d’une violence inouïe. 

 

Au vu des fossés qui se creusent et de mon point de vue d’historien, je pense qu’un mouvement vers un régime de répression à bien des niveaux est déjà entamé. Rebsamen annonçait, il y a quelques jours, la mise en place d’une cellule pour faire la chasse « aux chômeurs » malveillants. Je ne parle pas des valeurs démocratiques, Amnesty International dénonce régulièrement la situation, en France, qui se dégrade d’année en année, nous sommes déjà en Europe parmi les mauvais élèves. 

 

Désormais, en France, nous ne sommes pas loin du délit d’opinion, dans la trouée initiée par le charlisme en janvier 2015. Des heures sombres, à mon avis, se préparent. Le régime actuel, qui sera de moins en moins légitime, n’aura bientôt que deux choix : soit celui de continuer à nous brider, soit celui de céder aux transformations et aux réformes sous la pression populaire. Le gâteau est trop délicieux pour que ses représentants quittent leur place. A mon avis, ils la défendront bec et ongle. 

Dans les pays occidentaux, notamment aux Etats-Unis, tout une batterie de nouvelles technologies pour réprimer les mouvements populaires et les émeutes, est à l’étude. Canons à son, tactiques et stratégies, guerre urbaine, drones de surveillance et d’intervention… A mon humble avis, tout cet argent dépensé ne l’est pas sans un but avéré. Les Français, pour l’instant, dorment profondément, pour combien de temps, je l’ignore. Pour ma part, mon choix est fait de très longue date, c’est un combat, je le mènerai, il y a de l’espoir, je rencontre beaucoup de Français qui réfléchissent de tous les horizons. La France a encore des ressources pour fonder une République plus juste.  

Merci beaucoup de nous avoir accordé de votre temps, Laurent Brayard.

Un grand et chaleureux merci à vous, Hélène, de m’avoir donné la parole.

 

20/05/2015

Le Donbass plutôt que la France?

 

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La lecture des articles que Laurent Brayard a consacrés au Donbass invite à lui poser d'autres questions, tant son approche tranche avec ce que l'on peut apprendre de la situation sur place.

Ainsi s'entretient-il avec la conservatrice du Musée d'archéologie et de paléontologie de Donetsk -ou plutôt de ce qu'il en reste tant son patrimoine historique et culturel a été détruit- et elle lui dit n'éprouver point de haine pour les Ukrainiens, que leurs écoles dans le Donbass continuent à enseigner la langue ukrainienne comme capital commun mais qu’elle ne comprend pas ceux de l’Ouest, cet acharnement. *

 

Laurent, ces propos semblent rejoindre vos observations relatives à la distorsion que vous avez observée entre forces militaires en présence et populations concernées. N'est-ce pas là une constante que l'on observe dans tout conflit?

A mon sens, il faut rappeler que si j’ai été impressionné par cette leçon de démocratie dans le Donbass, comme, par exemple, lors de ma rencontre avec un couple de personnes âgées vivant dans la Novorossia et clamant haut et fort être pour l’Ukraine unique de Porochenko, ou encore par la déclaration que vous citez de cette conservatrice du musée de Donetsk, mon sentiment est que les populations dans le Donbass, les gens que j’ai rencontrés, veulent effectivement la paix. Mais attention, pas à n’importe quel prix.

S'ils sont très motivés pour obtenir leur indépendance, beaucoup d'entre eux me disaient que l’autonomie, dans l’Ukraine actuelle qui pratique l’épuration ethnique, les persécutions politiques, les enlèvements et l’assassinat de dissidents, serait le plus grand malheur qui puisse arriver après celui d’une éventuelle et catastrophique défaite du Donbass et le carnage que tout cela entraînerait. Donc la paix, oui, mais comme je l’ai dit ailleurs, dans l’honneur et la dignité. Dans le Donbass, ces gens m’ont tous dit qu’ils étaient effarés par la folie de ceux de l’Ouest, par cette hystérie collective de l’Euromaïdan et qu’ils étaient choqués par le massacre d’Odessa suivi de tant de meurtres, de viols et de pillages. Ils se souviennent de la Grande Guerre patriotique, ils se souviendront des exactions commises longtemps encore.

Cela dit, oui, les populations civiles sont toujours les victimes innocentes et tragiques de n’importe quelle guerre, celle-ci, peut-être plus que tout autre.  

Laurent, en conclusion d’un de vos articles*, vous écrivez Pour moi ma décision est prise. Comme l’ambassadeur français à Prague en 1939 demandait la nationalité tchèque alors que les divisions allemandes forçaient la frontière, je demande la nationalité du Donbass. Je préfère partager le sort de braves gens que de me taire et suivre tacitement des politiques qui déshonorent leurs charges et à travers elle, la France, chaque jour qui passe.

Est-ce le fait de vous être rendu au Donbass qui vous a inspiré ces mots?

Notre gouvernement, le régime présidentiel si peu démocratique qu’est celui de la France, a trahi depuis longtemps son Peuple, pis encore, en soutenant, dans le monde, des dictatures, en trempant les mains dans le sang d’autres peuples.

Nos dirigeants ont montré qu’ils avaient déchiré le contrat populaire entre eux et la Nation, ils ont écrasé au pied toutes les valeurs républicaines, trahi notre histoire, notre pays et mieux encore, à l’exemple du TAFTA qui arrive en France, ils ont achevé quasiment de réduire notre pays, sensé être celui des Droits de l’Homme, à une caricature, une pantomime ridicule. Songeons que, suite au référendum sur le traité européen en 2005, nous avions répondu NON… mais qu’une poignée d’oligarques a fait fi du résultat pour répondre OUI. 

Quant à l’écho rencontré par mes articles, je reçois des soutiens de partout mais je ne m’illusionne pas sur la suite. Si ma voix était vraiment entendue, je serais bientôt en danger d’une manière ou d’une autre. La chasse aux opposants, à mon avis, ne tardera pas, dans les prochaines décennies, en France.

Lorsqu’un interlocuteur m’indique « mais que voulez-vous comme régime ? », je lui réponds immanquablement : « Mais fondons la République ! ». Toujours, je lis alors dans son regard l’incompréhension béate totale. Alors je le redis à nouveau, les gens du Donbass donnent un exemple, sachons ouvrir les yeux, faire preuve d’Humanité, défendre les valeurs démocratiques en supportant les peuples qui ont choisi leur indépendance. Sachons revenir à nos valeurs sacrées, sachons réveiller la Nation, ce qui se passe au Donbass est historique, ce qui pourrait se passer en France ne le serait pas moins !

Encore une fois, Laurent, merci d’avoir répondu à nos questions. 

Merci à vous de m’avoir donné la parole, l’ostracisme, en France ,je connais!

 
http://novorossia.today/donetsk-a-quelques-encablures-de-...
http://novorossia.today/laurent-brayard-je-suis-alle-dans...
 

 

10/05/2015

Allemagne, appel lancé par des militaires

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En ce 10 mai, jour de la visite officielle de la Chancelière allemande à Moscou, voici que des militaires de ses compatriotes se mobilisent.

Une lettre ouverte, intitulée Soldaten für den Frieden a été publiée ce 6 mai 2015 sur le site du quotidien allemand Junge Welt.*

Ils sont près d'une centaine de généraux et d'officiers supérieurs de l'ex-RDA à l'avoir signée pour dénoncer le remaniement du monde auquel s'activent les Etats-Unis.

Et ces militaires allemands savent de quoi ils parlent pour prôner la paix et non la guerre.

Qui les écoutera?

Et pourtant, ils sont loin d'être seuls à se mobiliser contre l'hystérie anti-russe.

Cependant, sitôt que l'on ose se démarquer du battage médiatique qui n'a de cesse de stigmatiser la Russie mais surtout son président, voici qu'on est perçu comme naïf.

Accuser pour se défendre est une stratégie bien connue.

Et les représentants des pays dits démocratiques savent en user et en abuser.

Combien de temps encore, les peuples concernés par les dommages d'une telle attitude la subiront-ils?

https://www.jungewelt.de/2015/05-06/023.php


09/05/2015

Moscou, hommage

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L'absence de la plus grande partie des chefs d'Etats occidentaux à la cérémonie de commémoration des 70 ans de la victoire de l'Armée rouge sur le nazisme à Moscou a été voulue.

Elle a aussi été remarquée.

Même celui que l'Occident tient en si grande estime, le dernier président de l'ex-URSS Mikhaïl Gorbachev, a fustigé le comportement des leaders de l'auto-proclamée communauté internationale.

Pour qui ne l'aurait oublié, Vladimir Poutine, invité le 6 juin 2014 au D-Day célébré en mémoire des 70 ans du débarquement à Ouistreham, y a été présent. 

La réciprocité ne lui a pas été rendue en ce 9 mai 2015 à Moscou.

Il a su, néanmoins, remercier les peuples de Grande-Bretagne, de France et des Etats-Unis pour leur contribution à la victoire

Il a aussi insisté sur le fait que l'Armée rouge, au terme d'un assaut dévastateur sur Berlin, a mis un point final à la guerre contre l'Allemagne hitlérienne.

Ce rappel, bien des commentateurs et autres (re)visiteurs de l'Histoire semblent avoir de plus en plus de peine à s'en accommoder quand ils ne l'omettent tout simplement pas. 

06/05/2015

Fabius à Moscou, avenir d'une mémoire

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On apprend que Laurent Fabius sera présent le 9 mai à Moscou pour les commémorations du 70e anniversaire de la victoire des troupes soviétiques sur l'Allemagne nazie.

Soit et bien lui en prenne.

Dans le même temps, néanmoins, la destruction possible des porte-hélicoptères français, Vladivostok et Sébastopol, est évoquée par une source proche du dossier.*

Aux très lourdes conséquences matérielles de ce feuilleton franco-russe, s'ajoute la sérieuse menace de voir se dégrader la relation entre Paris et Moscou et au-delà, celle de l'Union Européenne et de la Russie.

Car l'attitude développée par un Occident qui ose se dresser en rempart de la démocratie alors qu'il doit aux millions de vies russes sacrifiées d'avoir échappé au nazisme, relève d'une arrogance caractérisée.

Puisse le ministre français des affaires étrangères, lors de sa visite à Moscou, savoir s'en rappeler!

*  http://www.lefigaro.fr/international/2015/05/05/01003-201...

01/05/2015

Démocratie en marche, le rêve!

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Lequel de nos médias occidentaux estimera utile de relayer cet interview accordée par Sergueï Naryshkine, Président de la Douma, chambre basse du Parlement russe?

Voici qu'il s'exprime sur les intentions démocratiques des Etats-Unis dont tant de nos concitoyens croient qu'elles le sont tandis que celles des Russes ne seraient qu'invasives et dominatrices.

Cette candeur avec laquelle on persiste à vouloir nous présenter la démocratie à l'oeuvre dans nos contrées et ailleurs comme en Ukraine, par exemple, ferait sourire sinon rire si elle ne mettait autant de vies en danger.

Dans cet interview, accordée par Sergueï Naryshkine au quotidien russe Vedomosti*, le président de la Douma se réfère à un article de Stephen Lendman, publié sur le site thepeoplesvoice.org.

On y découvre, entre autre, comment le président ukrainien Petro Poroshenko dirige son peuple vers la réalisation de ses aspirations démocratiques.

Et puis, bien sûr et surtout, comment il respecte les accords de Minsk2.

A lire ici:

http://www.thepeoplesvoice.org/TPV3/Voices.php/2015/03/28/poroshenko-declaring-peace-waging-war#more36535
 

http://www.vedomosti.ru/opinion/articles/2015/04/14/insti...
 

22/04/2015

Méditerranée: combien de prochaines "minutes de silence"?

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Pour qui n'aurait pas eu l'opportunité de voir, hier soir sur la RTS, l'émission qu'Infrarouge a consacrée à la question des migrants, voici le lien à la video que je vous invite à visionner:

http://www.infrarouge.ch

Les interventions n'y sont pas sans intérêt, surtout lorsque le droit y est évoqué.

Qu'il s'agisse de celui des migrants ou de celui des passeurs qui les propulsent vers un destin plus qu'aléatoire, inutile de dire que les perceptions varient.

Quant aux doléances ou autres retours sur images passées, elles n'ajoutent qu'émotions allant de la plus grande commisération à l'indifférence quasi absolue.

Dans ce cas, ajouter les minutes de silence les unes aux autres devient presque une insulte tant à l'égard des victimes qu'à celui des migrants survivants.

Car leur sort est loin d'être résolu tandis qu'il va devoir se heurter à la radicalisation des positions prises au sein-même de nos sociétés.