09/12/2014

Je te trahis, moi non plus

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Morale et politique constituent deux univers aux convergences aléatoires. Leur aurait-on demandé qu'elles soient conformes que cela se serait su depuis longtemps.

Pourtant, combien de valeurs ne sont-elles énoncées le temps de campagnes électorales et brandies comme autant de références!

La politique toutefois n'a cure de s'encombrer de principes quand d'autres priorités s'imposent.

Un livre vient d'être publié en Allemagne,qui illustre comment morale et politique ne font pas vraiment bon ménage.

Dans l'article qui suit et qui décrit comment l'auteur de cet ouvrage a procédé, on constate que si une promesse n'a pas été tenue de sa part, celui-ci s'en justifiera peut-être en invoquant un principe de transparence quelconque.

Qui a trahit qui, la question demeure.

Pour le reste, à chacune et à chacun de considérer ce qui pourrait ou non nuire à l'actuelle chancelière allemande, Angela Merkel.

A lire ici:

http://reseauinternational.net/les-memoires-de-lancien-ch...

06/12/2014

Appel à la diplomatie

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Face à une salle plus que comble d'Uni-Dufour à Genève, Korine Amacher a évoqué, ce jeudi 4 décembre dernier, les liens entre Ukraine et Russie sur un plan historique, elle a bien tenu à le préciser dans son introduction.

L'éclairage brillant que la conférencière a apporté à plus de dix siècles de relations complexes entre ces deux pays, a permis d'en mesurer la profondeur.

S'il est certes utile d'en avoir connaissance et conscience, s'y limiter, toutefois, reste insuffisant pour saisir ce qui se déroule en ce moment en Ukraine.

Car même si l'héritage historique demeure présent en toile de fond, son instrumentalisation n'en est pas moins présente elle aussi.

Dans ce sens, l'influence manifeste des Etats-Unis et de son acolyte d'Union Européenne n'est plus à démontrer.

Par la mise en avant de valeurs démocratiques, c'est bien l'enjeu énergétique qui les préoccupe avant tout.

Exploiter des divisions intérieures pour exploiter la terre qui en est le théâtre, c'est cautionner une guerre qui ravage les mémoires et charge d'autant l'Histoire.

Puisse la diplomatie venir au chevet d'une Ukraine dévastée par la violence, l'exil et la mort.

Sujet publié en page 11 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 9 décembre 2014 sous le titre "Puisse la diplomatie..."


04/12/2014

Guerre ou Paix

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On lit, ici et là, des pronostics sinon des analyses relatives à la situation en Ukraine et aux tensions qu'elles génère entre l'Occident et la Russie.

A observer certains chantres en tous genres se lancer dans des prédictions qui ne reposent le plus souvent que sur des évaluations sans autre fondement que quelque approximation ou référence à L'Histoire, il semblerait judicieux de ne pas se substituer à qui décide de l'opportunité d'interventions militaires ou non.

Ainsi, ce besoin de peindre le diable sur la muraille et d'annoncer une 3e guerre mondiale n'a pour effet que de créer un climat anxiogène et de bloquer tout autre approche réflexive et constructive.

La situation actuelle en Ukraine est extrêmement préoccupante mais elle l'est de longue date!

Avoir considéré les événements qui se sont déroulés l'hiver dernier sur le Maïdan de Kiev comme force de renouveau sinon de libération aurait dû susciter l'inquiétude plutôt que la liesse relayée par tant de médias.

Mais non,  l'Occident s'est réjoui. A l'unisson ou presque, il a salué l'avènement futur de la démocratie. Le résultat est éloquent...

Plus de 4.000 morts et près d'un million de réfugiés sans compter les blessés et autres victimes d'une guerre livrée au sein d'un pays désormais déchiré et exsangue.

L'Occident a beau jeu de charger la Russie. Qui a-t-elle attaqué?


http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un...

 
 

01/12/2014

OTAN-Russie, mise au point

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Il ne parle que très rarement aux médias occidentaux. Alexeï Borodavkine, ancien vice-ministre russe des affaires étrangères, aujourd’hui ambassadeur auprès de l’ONU à Genève est rompu aux négociations difficiles. *

C'est ainsi qu'est introduite l'interview qu'a accordée l'Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de l'ONU à Alain Jourdan, de La Tribune de Genève.

La précision apportée ici par le journaliste a toute sa valeur.

Plusieurs interprétations sont susceptibles d'être données à la rareté des interventions de l'Ambassadeur de Russie.

Mais quelqu'elles soient, celle-ci est à lire avec la plus grande attention. Certes, à découvrir les appréciations portées aux commentaires qui suivent l'interview, on mesure le degré de réceptivité des lecteurs aux positions exprimées par Alexeï Borodavkine.

Cependant, il n'est jamais trop tard pour modifier ses certitudes.

Et plutôt que de camper sur des positions avec l'assurance de détenir la vérité, se montrer prêt à remettre en cause quelques idées fixes et préconçues n'est pas interdit.

Il suffit de le vouloir et d'accepter le dialogue. La Russie ne l'a jamais refusé.

Persister à la rendre responsable de tout et de son contraire ne dénote aucune intelligence de la part d'un Occident empli de ses Lumières.

Non, la Russie n'est pas un adversaire.

La Russie est un partenaire.

http://www.tdg.ch/geneve/russie-veut-securite-europe-c-lo...

18/11/2014

Ukraine-Russie,appel à la raison

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Dans sa page consacrée au courrier de lecteurs, La Tribune de Genève d'hier, 17 novembre, a réalisé un beau travail journalistique en publiant deux points de vue opposés sur la Russie.

Dans l'un d'eux, il était question d'une Ukraine dont Vladimir Poutine aurait l'intention de détruire le peuple.

Soit.

Dans l'autre, le mien, il s'agissait de souligner le soutien apporté par Mikhaïl Gorbachev à ce même Vladimir Poutine.

Qu'un Président, célébré par l'Occident pour avoir concouru à rapprocher les peuples, se range désormais aux côtés de celui qui viserait à en détruire un, est un signe fort qu'a donné l'ancien et dernier président de l'ex-Union Soviétique.

Il serait dès lors grand temps de raison garder et de considérer la situation de manière objective avant que la passion, alimentée par un manichéisme outrancier, ne vire au cauchemar.

Non, la Russie n'est pas l'ennemie de l'Occident, pas moins de l'Ukraine et ne doit en aucun cas l'être. 

Sans quoi, la guerre totale envisagée par son actuel président, Petro Poroshenko, risque bel et bien d'avoir lieu.

https://fr.news.yahoo.com/lukraine-préparée-à-scénario-gu...

08/11/2014

9 novembre 1989-9 novembre 2014

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Dans le cadre des célébrations qui entourent la chute du mur de Berlin, il y a vint-cinq ans, comment ne pas se rappeler l'événement majeur que ce 9 novembre 1989 a représenté?

Que chacune et chacun ait vécu ce moment historique à sa manière, rien de plus normal.

Que les conséquences géopolitiques que cette chute a entraînées créent des divergences de points de vue, rien de plus normal encore.

Preuve en est l'organisation de ce colloque intitulé:

25 ans après la chute du mur de Berlin-nouvelles crises, nouveaux doutes, nouveaux murs.

Mikhaïl Gorbachev a été invité à y prendre part et a exprimé son intention d'y rencontrer Angela Merkel.

Cela dit, l'ancien et dernier président de l'ex-URSS ne demeure pas moins déterminé à soutenir l'actuel président de la Fédération de Russie.

S'en étonnera qui veut.

Mais il n'y a rien de surprenant à une telle prise de position sinon pour un certain Occident pétri de ses seuls et propres critères d'analyse.

Que cette Russie sans cesse présentée par nombre de férus commentateurs comme celle de Poutine s'avère soudain aussêtre celle de Gorbachev est à inscrire dans les mémoires.

L'état du  monde actuel et les tensions multiples qui le fragilisent le valent bien.

http://www.rts.ch/info/monde/6282112-gorbatchev-veut-defe...

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/06/97001-201411...

Sujet publié en page 23 de l'édition papier de "La Tribune de Genève" du 17 novembre 2014 

Sujet également publié en page 13 par "Le Temps" du 13 novembre 2014 sous le titre "Vingt-cinq ans après"

06/11/2014

De l'impérialisme

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Aujourd'hui, on le sait, il est russe.

Pour qui ne l'a pas encore compris, les preuves sont là, irréfutables, chaque jour qui passe ou presque nous les rappelle par le biais de relais divers.

Volontés hégémoniques, agissements contrevenant aux droits en tous genresautant de comportements parfaitement étrangers, bien sûr, aux bonnes manières et aux principes de nos démocraties.

Soit.

Il est certain que les regards critiques ne manquent pas pour nuancer ou refuser de telles visions réductrices et heureusement!

Mais leur écho reste limité quand il n'est pas rejeté.

Force est de le constater, toute prise de position susceptible d'enrayer la mécanique d'information dominant l'Occident, court le risque d'être confinée au secret sinon aux oubliettes.

L'Histoire l'a souvent démontré, le document ci-dessous le confirme:


https://www.youtube.com/watch?v=obqimqPUqZs



04/11/2014

Du "Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"

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Ici et là et en particulier pour ce qui concerne la situation en Ukraine, on a pu lire ce rappel concernant le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes".

La formule aidant, on y recourt dans le sens qui arrange les intérêts à défendre.

Combien de fois, en effet, personnalités politiques, journalistes, commentateurs ou autres spécialistes et analystes occidentaux, n'ont-il répété en boucle et en choeur que la Russie avait bafoué ce "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"?

Est-ce au nom de ce même "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" que nombre d'entre elles et eux se sont hâtés de rejoindre le Maïdan envahi de snipers* et autres membres de partis néo-nazis plus que prêts à en découdre avec le pouvoir encore en place?

Il est bienvenu de le rappeler ce "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes".

Il l'est d'autant en toutes circonstances et en tous lieux. 

*  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/06/ukraine-sniper...



30/10/2014

Obama, la paix selon Nobel

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Coupe du monde de football 2018, Mistral, qui ose encore ne pas céder aux pressions états-uniennes?

Alors que Joseph Blatter a reconnu avoir été invité à annuler l'organisation de la Coupe du Monde de football 2018 en Russie*, voici que la France est mise au défi de renoncer à la livraison annoncée de son navire de guerre à la Russie.

On l'a bien compris, la Russie est l'ennemie de la démocratie et sème le chaos en Ukraine sinon dans le monde entier. 

Fort de son titre de nobélisé de la paix, Obama sait de quoi il parle.

Jusqu'où ira cette tartufferie?

S'il existe des esprits critiques pour ne pas s'y laisser prendre, force est de constater que leur marge de manoeuvre apparaît vite réduite.

Alors que tant de voies s'ouvraient pour négocier, l'administration d'Obama a persisté à imposer ses vues à un Occident, qui de frileux, risque bel et bien d'avoir froid cet hiver.

 http://www.lenouvelliste.ch/fr/nosdossiers/crise-en...

* http://www.24heures.ch/sports/actu/fifa-soutient-incondit...

 

12/10/2014

Bruxelles, le 2 octobre 2014

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Quand un représentant de la droite souverainiste polonaise s'en prend à un représentant de la droite souverainiste française, on découvre combien les valeurs dites partagées s'offrent soudain opportunes à rappeler.

Dans un contexte international tendu, la lettre ouverte adressée par Marek Jurek à Philippe de Villiers n'a d'autre intérêt que la démarche.

Car c'est l'usage fait par le député polonais de références communes qui apparaît avant tout.

Ainsi est-ce un rapport de force que tient à instaurer le député polonais et non un rappel de valeurs.

Au nom du rassemblement prôné, c'est l'affirmation d'un pouvoir qui s'affiche.

On sait l'amour que voue la Pologne à la Russie, on comprend le rappel à l'ordre lancé à Philippe de Villiers par Marek Jurek.

Les commentaires qui suivent la publication de cette lettre ouverte sur le site des Nouvelles de France sont à lire, eux aussi:

http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/11-10-2014/ukraine-le...

 

18/09/2014

Quand Madame Calmy-Rey se sent "accusée"

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Salle comble hier, à l'Université de Genève pour écouter deux conférencières nous parler de la crise ukrainienne.*

Dans un cadre académique, les points de vue ont en général vocation à résulter d'analyses fines et étayées. 

Or en ce 16 septembre 2014, force  a été de constater que les deux exposés présentés se sont appuyés sur les mêmes arguments répétés à l'envi et repris en boucle depuis bientôt un an que dure la crise ukrainienne.

Du Maïdan au crash du MH17 sans oublier, bien sûr, le référendum de Crimée, c'est le procès de la Russie qui a été dressé ou peu s'en faut.

En aucun cas, l'Ukraine et ses gouvernements successifs depuis la destitution du Président Ianoukovich n'ont été mis en cause.

Pas un mot sur le massacre de la maison des syndicats d'Odessa en mai dernier.

Rien sur les performances d'un résident genevois et néanmoins gouverneur dans l'est de l'Ukraine

Silence total sur les assassinats de cinq journalistes et photographes russes.

L'intervention que j'ai risquée pour énoncer des faits tus par les conférencières, ne visait qu'à modérer leur aptitude à mettre la Russie en accusation.

Or l'une d'elle, a réagi à mon propos et m'a dit que je l'"accusais".

Il n'en était évidemment rien.

C'est le regard porté sur une situation que j'ai tenté d'élargir.

Car un rappel d'événements occultés n'équivaut pas à un acte d'accusation dirigé contre une personne.

Que cette distinction ait échappé en milieu universitaire est surprenant.

 

https://www.unige.ch/gsi/fr/actualites/lecon-douverture-2...

14/09/2014

84 ans, une vie

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Mardi, elle partira.

Elle s'est résignée à quitter sa petite datcha.

Elle passera l'hiver chez des parents, dans un pays voisin de l'Ukraine.

Elle a travaillé toute sa vie dans cette région de Dniepropetrovsk.

Désormais, tous les courriers officiels et administratifs adressés à ses habitants sont en ukrainien.

Elle est russophone, âgée de 84 ans, elle n'a jamais parlé ukrainien.

On lui a traduit une circulaire reçue de l'administration qui prévient que la température dans les appartements et les maisons, cet hiver, ne dépasserait pas quatorze degrés.

Elle n'a pas eu envie, pour autant de quitter son foyer. Elle y a trop de souvenirs.

Mais quatorze degrés à l'intérieur, quand à l'extérieur, la température peut descendre jusqu'à moins vingt degrés...

Mardi, on viendra la chercher pour l'accompagner chez des parents qui l'accueilleront.

Elle y restera le temps nécessaire.

A qui, à quoi?

https://www.youtube.com/watch?v=e_DTCcRULCM

La paix expliquée à leurs enfants

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Barack Obama,

Prix Nobel de la Paix 2009


L'Union Européenne,

Prix Nobel de la Paix 2012


Grâce à l'intervention de ces deux nobélisés de la paix, 

l'Ukraine pleure

près de 3.000 morts


a vu s'enfuir ses habitants

par centaines de milliers.

 

La démocratie, c'est maintenant, foi de nobélisés.

 

https://www.youtube.com/watch?v=klPZIGQcrHA


12/09/2014

Ukraine la paix menacée

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Et voici que les hostilités risquent bel et bien de reprendre entre l'Ukraine et la Russie.

Alors qu'un espoir de paix était né avec la signature d'un cessez-le-feu entre les parties en lutte dans l'Est de l'Ukraine, le président Poroshenko annonce la ratification d'un accord politique et commercial d'association avec l'Union Européenne.

La signature de cet accord est d'emblée annoncé par le président ukrainien comme moment historique pour le pays.

Petro Pososhenko s'est exprimé en anglais. Il a encore précisé une certitude, le pays va être plus démocratique et aura davantage de libertés.

Mieux, il espère un statut spécial auprès de l'OTAN.

Et bien sûr, dans la foulée, il promet le retour de la Crimée dans le giron de l'Ukraine.

Il sera accueilli!

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/07/27/он-не-сможет-i...

Autant dire que la situation n'est pas près de s'apaiser.

Et comme toujours, on accusera la Russie.

Mais qui a agressé qui?

Qui a tiré sur son propre peuple?

Et qui a bafoué les règles du droit international en piétinant l'accord signé en février 2014?

Petit rappel en images ici pour qui a la mémoire courte:


http://www.itele.fr/monde/video/accord-signe-entre-ianouk...

 

07/09/2014

Suisse-Ukraine, le titre et les cendres

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L'article date du 5 mars 2014.

Son intitulé est en allemand, il émane du très sélect hebdomadaire suisse Handelszeitung.

De référence internationale, tant dans les milieux économiques que dans ceux de la finance, quand ce journal titre: 

Schweizer Oligarch wird Gouverneur in der Ukraine,* 

on est en droit de s'interroger.

D'abord sur l'image donnée de ce Suisse, ensuite de celle de la Suisse et de sa manière d'appliquer le concept de neutralité. 

Plus personne n'ignore, désormais, comment cet oligarque suisse* entend régler le sort de la population du Donbass dans l'est de l'Ukraine.

Et qui n'en aurait encore aucune idée, voici de quoi lui en donner:  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-aba...

A l'heure où la Suisse ne semble pas avoir épuisé l'ensemble des atouts qui la caractérisent, à l'heure où la Suisse préside l'OSCE, à l'heure où la Suisse célèbre le bicentenaire de ses relations diplomatiques avec la Russie, comment intègre-t-elle à son image, celle de ce Suisse qui gouverne en Ukraine?

http://www.handelszeitung.ch/politik/schweizer-oligarch-w...


03/09/2014

Ukraine, Russie, information

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Invité de la rédaction de la RTS,  Monsieur Andreas Gross nous apprend que la Russie est la grande responsable de tout ce qui se passe en Ukraine ou peu s'en faut.

Mieux, Monsieur Gross exprime son inquiétude quant à une catastrophe nucléaire qui menacerait alors qu'il ne dit mot des projets nourris par le résident genevois aux trois passeports et néanmoins gouverneur de la province de Dniepropetrovsk évoqués ici-même.**

Tandis qu'il parle de sa rencontre en France avec le Président de la Douma, Sergueï Naryshkine, Andreas Gross, pourtant politicien suisse, répond ignorer l'annulation de la visite qui avait été prévue en Suisse du président de la Douma.

Et il faudrait accorder du crédit à ce politicien suisse qui n'est pas même au courant de ce qui se passe dans son propre pays?

Andreas Gross est ce parlementaire socialiste suisse auquel Mikhaïl Khodorkovski a exprimé - à la RTS aussi- toute sa reconnaissance de lui avoir rendu visite lors de sa détention.

http://www.rts.ch/video/info/journal-continu/5478258-mikh...

On comprend bien la reconnaissance exprimée par l'ancien détenu à son visiteur. On comprend tout autant ce que ce visiteur et néanmoins parlementaire suisse a saisi de la politique du Président russe. 

Rien d'autre que ce qui est repris en boucle par à peu près tous les médias occidentaux.

*  http://www.rts.ch/audio/la-1ere/programmes/l-invite-du-jo...


**http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-aba...

La Suisse lave plus neutre

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La récente visite, en France, du Président de la Douma Sergueï Naryshkine, n’a laissé personne indifférent mais n'a pas fait que des heureux.

 

Outre ce brûlot* lancé par le Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne en France, bon nombre de Suisses ont fait part de leur réaction sur les différents réseaux sociaux.

 

Entre ironie et amertume, on commente la décision du Président du Parlement suisse d’avoir considéré non bienvenue la visite de son homologue russe.**


Cependant, je vous invite à lire ci-dessous, le compte-rendu de cette rencontre organisée par l'association Dialogue franco-russe, créée en 2004 et présidée par le député UMP Thierry Mariani.

 

http://www.joellegarriaud.com/2014/09/crise-en-ukraine-re...

 

http://crcuf.fr/communique-de-presse/cp-2-septembre-2014

 

** http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/15/suisse-russie-...


02/09/2014

Ceci n'est pas de l'humour

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Jusqu'à quand devrons-nous assister à la suite et à la poursuite de cette obstination à viser la Russie dans le grave conflit qui déchire l'Ukraine?

Plus de 2.000 morts et on continue d'accuser le même pays sans jamais évoquer la lourde implication occidentale auprès du gouvernement de Kiev.

On pourrait ne pas s'en inquiéter, sachant l'art consommé de certains relais médiatico-politiques si habiles à masquer la réalité de situations.

Or c'est de vies humaines dont il s'agit, de villages entiers qui sont détruits depuis des mois et des mois.

Quel media en a parlé sinon en usant et en abusant de rhétorique?*

Quel sont celles et ceux qui ont évoqué les horreurs perpétrées à Odessa dans la maison des syndicats?

Qui sait ce que vivent les populations russophones de l'Est de l'Ukraine auxquelles tous les communiqués officiels sont désormais délivrés en ukrainien?

Quand on a passé sa vie à travailler pour un pays qui vous méprise quand il ne vous tue pas, on a de quoi ne plus comprendre ce qui se passe.**

L'Occident se rend complice d'un génocide*** dont jamais plus il ne pourra dire qu'il ne "savait pas".

 

*  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la-rhetorique-a-l-oeuvre.html 
 
** http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/09/01/за-что-pourquo...

***  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/07/04/ukraine-democr...


26/08/2014

La Russie comme on l'aime

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Dans un article paru dans "Le Temps" de ce 26 août, Monsieur François Nordmann* ose une analyse "moins frileuse de la cris ukrainienne" que celle du Président suisse, Didier Burkhalter.

Avec tout le respect que l’on peut porter à la carrière de Monsieur François Nordmann, on eût attendu mieux de sa perception de la Russie.

L'envisager  en pays agresseur, alors que Monsieur Joe Biden et tant d'autres Américains et Européens à sa suite se sont précipités en Ukraine pour y destituer le Président Ianoukovich au nom de la démocratie, est une manière de considérer la situation.

Le problème est que la démocratie en Ukraine a fait des milliers de morts et débouché sur une situation humanitaire catastrophique.

Il n'en demeure pas moins que Monsieur Nordmann qualifie le discours russe d'"impérial" et considère que la Russie a commis un "acte d'agression" envers l'Ukraine.

De même voit-il la Crimée victime dudit "acte d'agression". 

Pareille considération de la situation ne peut qu'être le fait d'une russophobie patentée. Ce sentiment ne date certes pas d'hier mais qui honore-t-il?
 
 
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/6c89f2c0-2c85-11e4-9b2f-a...
 
 
* http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Nordmann

23:18 Publié dans Etats-Unis, Europe, OSCE, Politique, Pouvoirs, Russie, Suisse, Ukraine, Union Européenne | Tags : ukraine, russie, etats-unis, ue | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

22/08/2014

Triste ministre

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http://rawwscoop.com/2014/03/02/in-ukraine-fascists-oliga...

 

Il a osé parler de la situation humanitaire en Ukraine.

Il a même osé la qualifier de "catastrophique".

http://fr.ria.ru/world/20140820/202209625.html 

 "Il", c'est Laurent Fabius, le ministre des Affaires Etrangères de la France.

Le même qui s'est toujours tant soucié du sort de l'Ukraine, victime du Président cependant légitimement élu, Victor Ianoukovich.

Le 23 février dernier, dans ce sujet, 

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/02/23/ukraine-entre-...

je questionnais l'information livrée quant aux véritables enjeux de la situation.

Et je concluais ainsi:

Or c'est le peuple ukrainien lui-même qui va être en première ligne des conséquences de ces cris de victoire sinon de joie lancés après de tels reportages que celui que diffuse la RTS.

 

Merci, Monsieur Fabius. 

  

 

20/08/2014

Si le Tsar...

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Dans la légende du "Grand Inquisiteur" -célèbre chapitre du non moins célèbre roman de Dostoievski, "Les frères Karamazov" - Ivan Karamazov lit à son frère Aliocha un poème qu'il a imaginé.

Celui-ci met en scène le retour du Christ sur Terre au plus fort du temps de l’Inquisition en Espagne.

A l’instar d’Ivan Karamazov, aucun personnage d'aucun roman ne semble avoir imaginé le Tsar Alexandre Ier revenir deux siècles après avoir signé, à Vienne, le traité par lequel il s’est porté garant de la souveraineté de la Suisse.

Dans la légende du "Grand Inquisiteur", l’apparition du Christ est décrite par Ivan Karamazov comme douce et discrète mais précise-t-il "chose étrange, tous le reconnaissent".

Certes et de manière diverse car ce retour n’est pas du goût de chacun et encore moins de celui de l’Inquisiteur, cela se conçoit. 

Aussi bien la réapparition en Suisse du Tsar Alexandre Ier susciterait-elle la controverse quant à l’accueil à lui réserver.

Entre respect,indifférence ou mépris du statut qu’il a accordé à la Suisse, celle-ci lui renverrait-elle l’image d’un pays dont les intérêts ont su -sinon dû- s’accommoder de ceux d’un entourage pressant.

La Suisse résiste à sa manière au courant russophobe qui traverse l’Occident mais non sans mal, il faut le dire.

Pour preuve, les dernières marques d'estime que la Suisse a portées envers la Russie par l'annulation de rencontres prévues dans le cadre du bicentenaire de leurs relations diplomatiques.

Ivan Karamazov n'a, pour l'heure, inspiré aucun personnage romanesque susceptible de rappeler sur Terre Alexandre Ier.

Bien lui en prenne et qu'hommage soit rendu, ici, à ce Tsar qui a pris en considération la Suisse et a su lui donner sa place en Europe.

 


01/08/2014

Monsieur le Président, où est la neutralité de la Suisse?

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A l'occasion de la Fête Nationale suisse, le Président de la Confédération a accordé une interview à Pierre-Oliver Volet, journaliste de la RTS.

Après avoir expliqué comment il allait célébrer ce 1er août et pourquoi il tenait à s’adresser aux "habitants" de la Suisse et non à ses "concitoyens", le Président Burkhalter répond aux questions du journaliste qui lui demande ce qu'il dirait à différentes personnalités politiques dont Vladimir Poutine.

Le Président suisse maîtrise le lexique, force est de constater les choix qu'il opère pour s'exprimer. A cet égard,on se souvient de ce "Cher collègue" par lequel il s'était adressé au président russe qui l'avait invité au Kremlin en mai dernier.

Mais pour ce qui est de la neutralité que le tsar Alexandre Ier, l’un des signataires du Traité de Vienne, a accordée à la Suisse comme garantie de sa souveraineté, on aurait été heureux d’en voir rappelé le sens.

Or rien ne l'indique dans la réponse que Didier Burkhalter apporte à la question que lui pose le journaliste au sujet du président russe.

 
http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/6038701-1er-ao...

27/07/2014

Он не сможет - Il ne pourra pas

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                                            Traduction: Premier café russe en Crimée russe


A Simferopol,de toutes les personnes auxquelles j'ai parlé de l'intention du Président ukrainien, Petro Poroshenko, de récupérer la Crimée, pas une seule n'a eu d'autre réponse, oн не сможет- il ne pourra pas.

Et inutile de solliciter des arguments à l'appui,  oн не сможет- il ne pourra pas, est répété en boucle à tout autre demande de précision.

On y lit la fierté et la détermination autant que la joie d'être redevenu russe. Partout elle s'affiche. 

Certes, les tensions avec les Tatares existent et je les ai constatées. Or c'est bien elles que Kiev risque d'exploiter pour atteindre son but.

Que celui-ci favorise une guerre civile ne saura qu'ajouter du sang à celui qui inonde déjà l'est de l'Ukraine. Mais que ne ferait-on pour la démocratie? Les médias nous le rappellent chaque jour.

A l'envi et ad nauseam. 

                               

23:42 Publié dans Etats-Unis, Europe, Politique, Pouvoirs, Russie, Ukraine, Union Européenne | Tags : crimée, poroshenko, russie, ue, usa | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

25/07/2014

"Le Monde", l'immonde

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A Varsovie, le 14 juillet. Alik Keplicz/AP photo publiée par "Le Monde" de ce 24 juillet 2014

 

L'arrogance de l'Union Européenne vis-à-vis de la Russie aurait pu friser le ridicule si elle n'avait été et n'était encore liée à tant d'événements aussi tragiques que ceux qui se déroulent en Ukraine.

De retour de Simferopol et de Moscou, j'ai mesuré une fois de plus combien l'Occident s'égare dans sa manière de traiter la Russie.

La posture prise par la plus grande partie de la classe politique et médiatique occidentale dénote un ethnocentrisme qui va bien au-delà, désormais, de sa seule inculture.

Sa déconsidération ostensible de la Russie prend, en effet, une dimension criminelle dès lors qu'elle encourage un parti pris mensonger et falsificateur.

Mais que l'Union Européenne poursuive la voie tracée par ses alliés états-uniens et ce n'est plus la Russie de Poutine qui lui répondra.

C'est la Russie elle-même.

 

13/07/2014

"Pourquoi est-ce que notre président assassine notre propre peuple?"

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Tels sont les propos recueillis par un photographe américain en reportage à Donetsk, dans l'Est de l'Ukraine.*

Que fait Porochenko, pourquoi est-ce qu'il nous tue? 

Et que font nos médias? Pourquoi ne considèrent-ils pas ces faits?

Depuis le massacre perpétré à Odessa dans la maison des syndicats, bien des observateurs ont compris combien était flagrante la différence de traitement des victimes par la plupart des médias occidentaux. La Suisse ne fait pas exception.

Et pourtant, ce pays est en charge de la présidence de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). 

Non seulement la Suisse se devrait de respecter la neutralité qui la fonde mais encore, de tenir son rôle et d'informer comme il se doit.

S'il arrive à la RTS de produire des reportages plus ou moins objectifs sur ce qui se passe dans l'est de l'Ukraine, force est de constater que la majorité des informations sont orientées et cachent mal l'obstination à viser la Russie.

Ce fait n'échappe pas à qui commente ici et là dans les forum ou autres réseaux sociaux et c'est tant mieux.

Car ni la Suisse ni l'Occident ne se résument encore à l'image dominante qu'en renvoient leurs médias. 

 

*  http://www.lecourrierderussie.com/2014/07/ukraine-america...

15/06/2014

Ce Genevois qui gouverne en Ukraine

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Il a déjà été question ici de ce résident genevois dans deux de mes précédents sujets.*

Oligarque aux trois passeports, cet homme se fait un plaisir d'ignorer les frontières. 

Sauf pour certaines d'entre elles qui selon lui, doivent être non seulement maintenues mais renforcées.

Et pas n'importe comment.

Non, les 2000 kilomètres qui séparent la Russie de l'un des trois pays desquels il a la nationalité, l'Ukraine, doivent être marqués par un mur.

Avec barbelés au sein desquels passera un courant.

Démocratique et électrique.

Igor Kolomoïski assure que la réalisation de ce symbole d'ouverture est réalisable en quelques mois.

Le financement sera pris en charge par le compte d'un fonds de bienfaisance.

Genève a de quoi être fière de son résident.

Avec un tel philanthrope, c'est l'humanisme qu'on assassine.


Sujet paru dans l'édition du 17 juin 2014 de La Tribune de Genève.Conformément à la déontologie, la rédaction s'est réservé le droit de choisir le titre. 

http://www.huffingtonpost.fr/2014/06/13/mur-ukraine-russi...


http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/03/lettre-ouverte-aux-autorites-genevoises.html

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/01/ce-genevois-qui-finance-l-armee-ukrainienne.html

13:54 Publié dans Europe, Finance, Genève, Politique, Pouvoirs, Pratiques, Russie, Sécurité, Ukraine | Tags : ukraine, russie, genève, kolomoiski | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

05/06/2014

Vladimir Poutine, les coulisses d'une interview

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Le président russe a été l'invité d'Europe 1 et de TF1 qui ont toutes deux diffusé l'entretien ce 4 juin au soir.

Ouvert, disert, sans langue de bois, c'est ainsi que Gilles Bouleau, le journaliste de TF1 évoque Vladimir Poutine.*

Il précise par ailleurs, qu'aucune consigne n'a été donnée concernant les questions.

Il ajoute aussi qu'aucune d'elles n'a été connue au préalable par le Président russe.

De quoi donner à réviser leur point de vue à quelques obstinés du préjugé.

Mais on le sait, les idées préconçues font souvent office de certitudes.

Le déroulement de l'interview est ponctué de quelques tensions du côté des journalistes, qui ont toutefois admis avoir été marqués par cette rencontre.

A suivre ici, les déclarations de Gilles Bouleau:


 http://videos.tf1.fr/infos/2014/gilles-bouleau-nous-racon...

 

 et là, l'interview de Vladimir Poutine:

http://videos.tf1.fr/infos/2014/poutine-invite-exceptionnel-de-tf1-et-d-europe-1-l-interview-integrale-8430256.html


01:33 Publié dans Etats-Unis, Europe, Information, Medias, Pouvoirs, Russie, Ukraine | Tags : poutine, interview, europe1, tf1 | Lien permanent | Commentaires (86) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

26/05/2014

Européennes, le chant de quel cygne?

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Les résultats des Européennes de ce dimanche 25 mai alimentent la réflexion si elle en est.

En France, l'émotion a beau jeu de s'exprimer.

On évoque ici ou là un vote contestataire.

Le qualifier ne suffit pas.

En prendre la mesure, par contre, rappellera les conditions qui ont porté l'actuel président français au pouvoir.

C'est élu par défaut* que François Hollande a succédé à Nicolas Sarkozy.

Si ce dernier était loin d'être idéal, à l'évidence, le rejeter n'a répondu qu'à une humeur.

Contestataire.

 

* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/06/30/hollande-presi...


 

24/05/2014

"Nous sommes dans votre lit...


...Chère Europe, si vous pensez que nous sommes corrompus, n'aimeriez-vous pas savoir qui nous sommes et qui nous paie, ainsi que les faveurs que nous aimerions obtenir de vous?"

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C'est Craig Holman qui s'exprime ainsi. Craig Holman a porté la réforme du lobbying aux Etats-Unis.

Celle-ci  ne s'est toutefois pas réalisée en deux temps trois mouvements. Elle a nécessité une soixantaine d'années pour parvenir à sa version actuelle.

En 1996, l'Union Européenne a elle aussi adopté des mesures visant à encadrer les activités de lobbying. Cependant, elle y a procédé en s'inspirant du Lobbying Dsiclosure Act mais pas tel que modifié ces dernières années par le Congrès Américain.

C'est ainsi que des études comparatives récentes indiquent que la réglementation européenne est bien moins contraignante que celle des Etats-Unis.

En effet, l'inscription au registre des lobbyistes introduite dans l'UE est volontaire et ne s'applique qu'à la Commission.

Aux Etats-Unis, au contraire, l'inscription des lobbyistes est obligatoire et couvre aussi bien les instances exécutives que législatives. 

L'Union Européenne ne dispose dès lors d'aucun mécanisme de mise en force ni de surveillance.

Certes, des associations et autres collectifs se mobilisent pour imposer la transparence dans les activités des lobbyistes.

Y parviendront-elles?

Sur le sujet, à voir ou à revoir ce documentaire qui avait été diffusé en 2012 sur ARTE:

https://www.youtube.com/watch?v=dRgBEyPjzSc