27/03/2015

Crash de l'A320, information "raciste"?

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Quelques trois sites évoquent les liens que le copilote de l'Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings entretenait avec l'Islam.

Les informations délivrées à ce propos seraient-elles compatibles avec de quelconques actes à qualifier de racistes?

Le réputé Dreuz.info communique ainsi:

Crash de l'Airbus A320:la piste de l'attentat se confirme.

http://www.dreuz.info/2015/03/crash-de-lairbus-a320-il-ny...

Un autre évoque une conversion à l'Islam d'Andreas Günter Lubitz, l'auteur du crash.

http://stthomasaquinasversusnasa.blogspot.in/2015/03/musl...

Et là, on s'interroge sur l'héroïsme éventuel visé par le copilote:

http://www.thegatewaypundit.com/2015/03/breaking-german-n...

Souhaitons vivement à l'enquête d'offrir aux familles et aux proches des victimes de contribuer à apaiser leur douleur.

Condoléances à elles.


27/02/2015

L'invasion si je mens

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Et les revoici, tous médias occidentaux confondus, à relayer en boucle le dernier scoop russophile.Une fois n'est pas coutume, on y entonne le même et sempiternel refrain  d'une Russie invasive et menaçante.

Ce qui est piquant et qui ne semble pas vraiment effleurer l'esprit de nos journalistes émérites, est de constater qu'ils mentionnent un journal d'opposition alors qu'à longueur d'infos et autres forum ou tables rondes, ils ne cessent de dire que l'ensemble des médias russes sont sous le contrôle d'un dictateur,d'un tyran,d'un Hitler,même, selon la très perspicace Hilary Clinton.

Relever qu'une presse d'opposition existe en Russie, ne semble avoir de sens que pour la citer et rappeler ce que risquent ses journalistes. Le fait est que l'opposition existe, en Russie,qu'elle s'exprime et trouve ses relais empressés en Occident.

Il semble toutefois qu'une intense fibre écologiste anime la plupart de nos médias, très soucieux de tris et de protection de l'environnement.

Car on attend toujours une rédaction européenne ou suisse,faire part des plans de Washington relatifs à l'Ukraine.

L'information est une denrée qui se consomme. Elle a ses exigences que la raison des intérêts qu'elle véhicule connaît.

A lire sur le site de Libération:

http://www.liberation.fr/monde/2015/02/25/ukraine-une-inv...

A suivre sur le site de la RTS:

http://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/russie-les-plans...


14/02/2015

La députée et le gouverneur

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                                                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Ihor_Kolomoïsky

Depuis ce qu'il a été convenu d'appeler les "accords de Minsk", les commentateurs de tous bords on délivré leurs analyses sinon leurs conclusions.

On aura déjà lu, vu et entendu tout et son contraire tandis que l'incertitude demeure quant à l'issue de la guerre qui déchire l'Ukraine.

Vue de l'extérieur, elle a suscité toutes sortes de réactions liées à la diversité des intérêts en jeu sinon aux partis pris et autres préférences idéologiques ou politiques.

Vue de l'intérieur, aussi, rien de plus logique.

Du nombre de points de vue exprimés par autant d'Ukrainiens d'un bord ou de l'autre de l'échiquier socio-politique, voici celui d'une députée du conseil régional de Dniepropetrovsk.    

https://www.youtube.com/watch?v=veZfkvso1QQ

Pour rappel, le gouverneur de ladite région de Dniepropetrovsk est ce résident genevois dont le prolongement du forfait fiscal devait être discuté en fin d'année 2014 par le Conseil d'Etat genevois:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/12/10/kolomoisky-au-...

A l'heure actuelle, rien ne semble avoir été publié de la décision prise en relation avec la compatibilité ou non des activités de cet homme qui ne se cache pas de financer des milices privées dans le sud est de l'Ukraine.

L'information à rendre à cet égard ne relève sans doute d'aucune priorité pour nos journalistes pourtant prompts à dénoncer tout ce qui irait à l'encontre de droits humains.

 

11/02/2015

Lettre ouverte à Jacques Attali


Monsieur Attali,


Vous venez de vous exprimer sur la situation en Ukraine.*

Vous lire est un plaisir autant qu'une surprise alors que tant d'Européens bien intentionnés sont allés porter la démocratie au pouvoir, à Kiev, sur la Place du Maïdan en 2013.

Rappelez-vous, toutes ces personnalités en vue, accourues au chevet d'une Ukraine dont on a conspué puis renversé le président élu de l'époque, Viktor Ianoukovich.

Votre voix, à ce moment-là, a sans doute dû être recouverte par les cris de joie qui ont accompagné l'aube d'une nouvelle démocratie dans un pays qui n'a pourtant connu, depuis, que violences sur violences.

Cependant, voilà, parler de milliers de morts et de centaines de milliers d'exilés avant que les forces loyalistes de Kiev ne perdent le contrôle de l'aéroport de Donetsk a peut-être semblé trop compliqué à certains commentateurs.

De même, a-t-on dû penser opportun de faire peser une lourde chape de silence sur le massacre d'Odessa, le 2 mai 2014, alors que cinquante personnes y étaient brûlées vives, bloquées à l'intérieur du bâtiment par les amis de la démocratie.

Puissiez-vous, Jacques Attali, être entendu à défaut de l'avoir été jusqu'à présent pour dire votre position à l'égard de la Russie.

Bien à vous,


                                                                                             Hélène Richard-Favre

                                                                                             Genève, le 11 février 2015


*  http://www.attali.com/.../la-russie-doit-etre-notre-alliee


07/02/2015

Scenario macabre

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Pour qui a osé espérer du bon sens humain qu'il prévale sur tout autre velléité sanguinaire, la guerre qui fait rage en Ukraine lui livre une tout autre réalité.

Aux accords proposés pour régler ce qu'on ose encore appeler "la crise ukrainienne" alors que la guerre tue depuis des mois et des mois, succèdent diverses démarches desquelles le cynisme n'est pas exclu.

Les médias et les politiciens qui, à force de slogans et autres invitations à la démocratie, ont soutenu le Maïdan, ont de quoi se réjouir.

Leur effort de guerre sera récompensé par la volonté de l'OTAN si elle s'applique.

Son commandant des troupes en Europe, en effet, n'exclut pas le recours à la force militaire dans l'est de l'Ukraine.

Alors que tant de connaisseurs et autres spécialistes ou analystes n'ont de cesse de présenter la Russie en agresseur, il est piquant de constater qu'à travers la voix de son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, elle rejette la solution militaire.

Si le scenario macabre qui s'annonce en Ukraine devait se jouer, il incombera à la classe médiatico-politique occidentale qui l'a écrit, d'en rendre compte.


31/01/2015

"Nous citoyens de Russie..."

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Le texte que je reproduis ci-dessous a déjà été lu par près deux mille personnes.

Ecrit en russe par Oleg Odintsovsky, il a été traduit dans de nombreuses langues et diffusé dans autant de pays.

Il m'a été transmis et j'ai proposé de le partager sur mon blog, le voici:

 

Chers Européens,

Nous, citoyens de Russie, de plus de cent nationalités, de différentes confessions, races, croyances, orientations politiques, idéologiques, sexuelles et de tout le reste, nous voulons nous adresser à vous directement, sans confier ce texte aux politiciens et aux médias, car nous croyons le moment venu de parler sans intermédiaires.

Nous constatons avec une vive préoccupation que la situation en Ukraine a engendré la plus grave crise politique en Europe depuis la guerre froide.

Les dirigeants des États et des alliances militaires, pour la première fois depuis des décennies, n'excluent pas la possibilité d’une guerre sur notre continent, ce qui signifierait la mort de millions de personnes, de nos enfants, de nos parents et de nos proches. C’est une folie absolue que de voir nos peuples se laisser aller à la guerre et ne nous laisser que le rôle de figurants et d'observateurs.

Nous pensons que le moment est venu, pour les gens, de prendre leur destin en mains. Des politiciens irresponsables, des phobies de guerre froide, des blocs militaires, des armes de destruction massive, des bases militaires et des armées font surgir la menace de nouveaux conflits en Europe.

Nous sommes convaincus qu'aucun des peuples d'Europe ne veut la guerre. Il n'y a aucune raison ni de conditions à ce que des différends entre politiciens et des problèmes géopolitiques ne conduisent à de nouveaux troubles pour nos peuples. Si vos médias vous disent le contraire, s’ils essaient de vous convaincre que quelqu'un en Russie pense autrement, voulant envahir n'importe quel territoire ou asservir d'autres peuples, ce ne sont que des mensonges pour vous faire accepter des sanctions ou d'autres formes de pression sur la Russie.

Personne en Russie ne veut de conflit avec l'Europe, aucun citoyen de Russie n'est hostile aux Européens, aucune nation européenne ne devrait se sentir menacée par la Russie. Nos vœux concernant des minorités russes en Europe ne passent pas au-delà des conventions européennes et des principes fondamentaux des droits de l'homme.

Nous ne voulons que des garanties fondamentales pour notre sécurité, alors que notre nation a subi de multiples agressions venant de l'Europe au cours des deux derniers siècles. Or ce désir naturel n'a rien à voir avec une menace contre d'autres États. Nous ne voulons pour nous que des garanties de paix.

Nous demandons instamment à tous les gens lucides de l’Europe d'influencer les autorités de leurs pays, de faire cesser la diffusion de slogans militants et provocateurs, de ne pas céder aux mensonges des politiciens et des médias sur la «menace russe»,d' inviter les autorités au dialogue et à la recherche de solutions mutuellement acceptables au nom d'une Europe unie et calme.

Le temps des peuples d'Europe est arrivé. Ensemble, nous devons créer des structures nouvelles et des mécanismes pour la paix et la sécurité, pour assurer la résolution pacifique de tous les différends et le respect des droits de l’homme et des peuples.

Donnez une chance à la paix!


01:52 Publié dans Air du temps, Avaries, Culture, Destins, Etats-Unis, Europe, Humanité, Russie, société, Ukraine | Tags : russie, europe, guerre, paix | Lien permanent | Commentaires (69) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

27/01/2015

Auschwitz, la mémoire souillée

 

Le président russe Vladimir Poutine a participé mardi, au musée du Judaïsme de Moscou, à une cérémonie pour le 70e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.                      Photo : AFP

 

Suite à la décision prise par le gouvernement polonais de commémorer, en ce 27 janvier 2015, la libération du camp d'Auschwitz sans inviter le Président russe, les réactions n'ont pas manqué.

Relevons, ici, celle de Jacques Sapir qui énonce, sur son blog, en quoi consiste le mensonge ou l'impudeur à prétendre que le camp aurait été libéré par le 1er front d'Ukraine.

Contrairement à ce que soutient Radoslaw Sikorski, Ministre polonais des Affaires Etrangères, si Auschwitz fut bel et bien libéré par des hommes de la 332ème Division d’Infanterie de l’Armée Rouge, appartenant au « 1er Front d’Ukraine », Jacques Sapir explique ce que recouvre cette appellation de 1er Front d'Ukraine.

 Il faut savoir que dans l’organisation adoptée par l’Armée Rouge, un « Front » désigne un groupe d’armées chargé d’opérer sur une « direction stratégique ».

Le 1er Front d’Ukraine était le nom du groupe d’armées qui avait combattu en Ukraine et qui, de là, remontait vers la Pologne. Ce n’était nullement une désignation « ethnique ».

Cela, tout historien le sait, précise encore Jacques Sapir.

Certes, mais face aux enjeux géopolitiques qui ravagent l'est de l'Ukraine, l'Histoire fait bien pâle figure.

Qui a encore envie de s'y intéresser sinon pour prédire ceci ou cela et jouer aux apprentis sorciers?

Voici la mémoire humaine une fois encore souillée, en avait-on vraiment besoin?

http://russeurope.hypotheses.org/3352
 
Sujet publié en page 14 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 29 janvier 2015
 

24/01/2015

Ukraine, la démocratie selon l'OTAN

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Cette intervention de Michel Collon dont j'indique le lien ci-dessous*, présente un regard sur la crise ukrainienne que d'aucuns connaissent.

Pour ma part, ici-même et ce, depuis décembre 2013, j'ai rendu compte de ce qui se passait en Ukraine selon un point de vue que nombre de participants à ce blog ont étayé de leurs commentaires et je les en remercie.

Ce qui est énoncé par Michel Collon est familier de certains d'ente nous. Mais nombreuses et nombreux sont encore celles et ceux qui n'en ont aucune idée.

La prise de conscience de ce qui s'est engagé de longue date en Ukraine et que rappelle de manière claire et nette Michel Collon, est déjà une première étape.

Car comme il le dit, on n'est pas dans une bataille pour ou contre la démocratie. On est dans une bataille stratégique en faveur de l'élite.

Or c'est bel et bien l'issue de cette bataille stratégique en faveur de l'élite qui demeure incertaine.

D'elle seule dépendra ce qui pourra alors s'appeler démocratie.


* https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
 
 

 

22/01/2015

Echo du Donbass

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C'est avec l'accord de la personne qui m'a adressé le message ci-dessous que je le publie, tant la détresse dont ces lignes témoignent est forte.

Elle s'ajoute à l'écoeurement de bon nombre de mes compatriotes face à l'aptitude de certains de nos journalistes à persister dans la plus pure mauvaise foi.

Ce jour encore, sur la RTS, on entend dire que l'OSCE déplore plus de 5'000 morts en Ukraine dans la foulée de l'annexion de la Crimée.

Cette manière torve de présenter la mort de milliers de personnes en dit long sur la qualité de l'information. Pis, sur la neutralité de cette Suisse que j'ose encore aimer car elle est l'une de mes deux patries, l'autre étant la France.

La persistance avec laquelle certains médias occidentaux présentent la situation en Ukraine est aussi indécente que dommageable. Non seulement pour l'image qu'elle renvoie d'eux mais pour tous les citoyens qu'elle prend en otage de leur obsession à rendre la Russie responsable des ravages causés dans le Donbass.

Je me suis exprimée à cet égard dans l'interview que j'ai publiée ici même et à laquelle répondent, précisément, ces lignes:

Bonjour Mme Richard-Favre,

J'ai lu votre interview et cela me fait beaucoup de plaisir qu'il y a quelqu'un en Suisse qui comprend le vérité de cette horrible situation.

J'habite dans le canton de Vaud et il n'y a pas long temps que j'ai été naturalisée. Je veux faire quelques chose pour aider à la population de ma ville natale ou au moins d'informer des suisses de tout ce qui se passe au Donbass, parce que des gens de mon entourage ne savent même pas qu'est ce qui est Donbass.

Mes grands parents sont à Donetsk et ne veulent pas partir même s'ils sont bombardés tous les jours. C'est horrible quand tes proches peuvent mourir et tu n'as rien que de l'accepter, je ne l'aurait pas souhaiter à mon pire ennemi. 

La ville où je suis née n'existe plus. L'atmosphère et la vie de Donetsk sont empoissonnées par des fascistes. Mon cœur cri des douleurs qui viennent de l'ignorance. 

Je vous prie de m'aider à réaliser quelques chose pour la faveur de Donbass et de ses gens innocents.

En attente de votre réponse, veuillez agréez Mme Richard-Favre, mes salutations distingués.



21/01/2015

La Russie n'a jamais été l'ennemie de l'Europe

 

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Comme l'interview dont j'ai indiqué le lien dans mon précédent sujet de blog a été publiée en russe, en voici la version française. 

Quatre questions m'ont été posées par le journaliste Arkadij Beinenson.


- Vous participez à des groupes de discussion de soutien au Donbass. Quelle est votre motivation?

Plusieurs raisons expliquent mon engagement face à la situation en Ukraine.

Tout d’abord, en tant qu’écrivain et slaviste, il m’est impossible de demeurer insensible à ce qui concerne la Russie.


Ensuite, en tant que Suissesse, sachant que mon pays a présidé l’OSCE durant toute cette année 2014, il m’était à nouveau impossible de ne pas suivre avec la plus grande attention les événements qui se sont déroulés en Ukraine. 

 

Enfin, vous savez qu’en cette année 2014, la Suisse et la Russie ont célébré le bicentenaire de leurs relations diplomatiques. Pour toutes ces raisons, j’avais de quoi ne pas me détourner de ce qui se passe en Ukraine.

 

Comme vous l’avez constaté, j’ai en effet suivi les publications de différents groupes de soutien au Donbass car j’ai estimé indispensable de m’informer autrement qu’à travers le seul biais des médias occidentaux.

 

Et puis, aussi, j’ai compris le sens du combat mené par ceux que l’Occident a appelés « pro-russes » ou « séparatistes ».

 

Ici, en Occident, les enjeux de cette lutte n’ont pas toujours été bien expliqués, c’est pourquoi j’ai eu à coeur de transmettre à mes compatriotes un autre point de vue que celui qui domine la plupart des médias.

 

 

-Estimez-vous objective, la manière dont les médias européens rendent compte de la situation dans le Donbass? 

 

Rares sont les média occidentaux qui présentent la situation en Ukraine de manière objective. Il en existe, toutefois, qui osent se démarquer du regard porté par la majorité des journalistes ou autres chroniqueurs.

 

Ainsi trouve-t-on des sites d’information où s’expriment des spécialistes de questions liées à l’économie, à la finance ou à la géopolitique. De nombreuses personnes s’y réfèrent, qui comprennent que la manière dont la plupart des médias rendent compte de la situation est le plus souvent orientée. Dans ce sens, il est piquant de relever que la Russie est sans cesse accusée de livrer sa « propagande » tandis que l’Occident détiendrait à lui seul, la vérité de l’information.

 

Ce sont ces préjugés que je tente de combattre. Encore une fois, je ne suis ni politicienne ni journaliste. Je suis juste animée par le refus de diaboliser la Russie comme s’y emploient trop de commentateurs.

 

En effet, la perception de la Russie par l’Occident se limite très et trop souvent à des clichés, des approximations ou alors à des analyses qui visent à démontrer qu’elle est aux mains d’une clique d’oligarques inféodés à leur président tout puissant. Ainsi ne parle-t-on plus que de « la Russie de Poutine » alors que l’on sait qu’elle est celle de bien d’autres personnalités dont celle de l’ancien et dernier président de l’URSS, Mikhaïl Gorbachev. Je l’ai rappelé dans un de mes derniers sujets de blog qui a aussi été publié comme courrier par « La Tribune de Genève » et par « Le Temps ».

 

Cela dit, des débats contradictoires sont tout de même organisés par les médias et permettent des échanges de points de vue. 

 

- A votre avis, quelle serait la « recette » à envisager pour résoudre la crise ukrainienne?

 

Pour ma part, je ne puis plus qu’espérer que la diplomatie vienne au secours d’une situation qui ne peut plus durer tant la souffrance et la violence y sont dévastatrices.

 

Là encore, je me suis exprimée et mes propos ont été relayés par « La Tribune de Genève » 

 

 

- Des divers points de vue émis sur le déclenchement de la crise en Ukraine, lequel vous    paraît déterminant?

 

Ce qui apparaît comme principal facteur ayant déclenché cette crise, est la pression exercée sur le Président Viktor Ianoukovich pour qu’il signe un accord avec Bruxelles. 

 

Suite au refus qu’il y a opposé, de violentes manifestations se sont déroulées à Kiev, sur le Maïdan.

 

Les interprétations de ces troubles meurtriers ont été controversées. En effet, les lectures des uns et des autres sur la destitution du Président Viktor Ianoukovich ont divergé et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte sur mon blog.

 

Il me tient à coeur, en effet, de refuser le seul angle de vue de l’auto-proclamée, « communauté internationale » qui n’a de cesse de charger la Russie et de la rendre responsable de tous les tragiques événements qui se sont déroulés par la suite en Ukraine.

 

Cette attitude de la part de l’Occident n’échappe toutefois pas à nombre d’observateurs et c’est tant mieux. Cependant, ceux-ci sont souvent et aussitôt vus comme victimes naïves de la « propagande » russe. Tout est bon pour stigmatiser la Russie. 

 

Cela est parfaitement regrettable et n’apporte rien qui vaille tandis que tant d’appels au dialogue avec la Russie ont en même temps été lancés.

 

L’un d’eux date d’il y a plus d’un an et concerne la Syrie. L’autre a été émis cette année dans le cadre de la crise ukrainienne.

 

Puissent ces appels être entendus car la Russie n’a jamais été l’ennemie de l’Europe. Cette vision-là est insensée et mérite qu’on la combatte avant qu’il ne soit trop tard si ce ne l’est déjà. 


http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html


 
 

19/01/2015

Paris-Donbass

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                                   Intenses combats près de l'aéroport de Donetsk ou ce qu'il en reste


Les attentats survenus à Paris les 7 et 9 janvier derniers ont choqué.

La France s'est alors élevée pour défendre une valeur qui lui est chère "la liberté d'expression".

On a vu les rues de Paris noires de monde, on a chanté La Marseillaise comme jamais.

En Ukraine, lorsque les habitants du Donbass se sont soulevés pour défendre leurs valeurs, leur terre, leur Histoire, combien sont-ils, en France et ailleurs de par le monde, qui ont saisi le sens de leur mobilisation?

Quelques rares manifestations de soutien ont eu lieu tandis que dans nombre de médias occidentaux, on a persisté à traiter de "rebelle" et de "séparatiste", une population qui n'a eu à coeur que de défendre son "droit d'expression".

Dans l'est de l'Ukraine, les russophones sont privés de leur langue maternelle. L'ukrainien a été imposé à tous.

Et au-delà de l'idiome, c'est la vie de cinq mille citoyens qui a été rayée de la carte. 

Comment ne pas réagir? 

Pour qui a suivi ce blog, c'est plus de cent vint sujets que j'ai consacrés à la situation en Ukraine depuis un peu plus d'un an.

C'est ce que j'explique dans cet interview qui m'a été demandée par le journaliste Arkadij Beinenson.

Publiée en russe, elle a été traduite du français par Roman Astvatsatourov.

http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html 

09/12/2014

Je te trahis, moi non plus

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Morale et politique constituent deux univers aux convergences aléatoires. Leur aurait-on demandé qu'elles soient conformes que cela se serait su depuis longtemps.

Pourtant, combien de valeurs ne sont-elles énoncées le temps de campagnes électorales et brandies comme autant de références!

La politique toutefois n'a cure de s'encombrer de principes quand d'autres priorités s'imposent.

Un livre vient d'être publié en Allemagne,qui illustre comment morale et politique ne font pas vraiment bon ménage.

Dans l'article qui suit et qui décrit comment l'auteur de cet ouvrage a procédé, on constate que si une promesse n'a pas été tenue de sa part, celui-ci s'en justifiera peut-être en invoquant un principe de transparence quelconque.

Qui a trahit qui, la question demeure.

Pour le reste, à chacune et à chacun de considérer ce qui pourrait ou non nuire à l'actuelle chancelière allemande, Angela Merkel.

A lire ici:

http://reseauinternational.net/les-memoires-de-lancien-ch...

06/12/2014

Appel à la diplomatie

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Face à une salle plus que comble d'Uni-Dufour à Genève, Korine Amacher a évoqué, ce jeudi 4 décembre dernier, les liens entre Ukraine et Russie sur un plan historique, elle a bien tenu à le préciser dans son introduction.

L'éclairage brillant que la conférencière a apporté à plus de dix siècles de relations complexes entre ces deux pays, a permis d'en mesurer la profondeur.

S'il est certes utile d'en avoir connaissance et conscience, s'y limiter, toutefois, reste insuffisant pour saisir ce qui se déroule en ce moment en Ukraine.

Car même si l'héritage historique demeure présent en toile de fond, son instrumentalisation n'en est pas moins présente elle aussi.

Dans ce sens, l'influence manifeste des Etats-Unis et de son acolyte d'Union Européenne n'est plus à démontrer.

Par la mise en avant de valeurs démocratiques, c'est bien l'enjeu énergétique qui les préoccupe avant tout.

Exploiter des divisions intérieures pour exploiter la terre qui en est le théâtre, c'est cautionner une guerre qui ravage les mémoires et charge d'autant l'Histoire.

Puisse la diplomatie venir au chevet d'une Ukraine dévastée par la violence, l'exil et la mort.

Sujet publié en page 11 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 9 décembre 2014 sous le titre "Puisse la diplomatie..."


04/12/2014

Guerre ou Paix

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On lit, ici et là, des pronostics sinon des analyses relatives à la situation en Ukraine et aux tensions qu'elles génère entre l'Occident et la Russie.

A observer certains chantres en tous genres se lancer dans des prédictions qui ne reposent le plus souvent que sur des évaluations sans autre fondement que quelque approximation ou référence à L'Histoire, il semblerait judicieux de ne pas se substituer à qui décide de l'opportunité d'interventions militaires ou non.

Ainsi, ce besoin de peindre le diable sur la muraille et d'annoncer une 3e guerre mondiale n'a pour effet que de créer un climat anxiogène et de bloquer tout autre approche réflexive et constructive.

La situation actuelle en Ukraine est extrêmement préoccupante mais elle l'est de longue date!

Avoir considéré les événements qui se sont déroulés l'hiver dernier sur le Maïdan de Kiev comme force de renouveau sinon de libération aurait dû susciter l'inquiétude plutôt que la liesse relayée par tant de médias.

Mais non,  l'Occident s'est réjoui. A l'unisson ou presque, il a salué l'avènement futur de la démocratie. Le résultat est éloquent...

Plus de 4.000 morts et près d'un million de réfugiés sans compter les blessés et autres victimes d'une guerre livrée au sein d'un pays désormais déchiré et exsangue.

L'Occident a beau jeu de charger la Russie. Qui a-t-elle attaqué?


http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un...

 
 

01/12/2014

OTAN-Russie, mise au point

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Il ne parle que très rarement aux médias occidentaux. Alexeï Borodavkine, ancien vice-ministre russe des affaires étrangères, aujourd’hui ambassadeur auprès de l’ONU à Genève est rompu aux négociations difficiles. *

C'est ainsi qu'est introduite l'interview qu'a accordée l'Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de l'ONU à Alain Jourdan, de La Tribune de Genève.

La précision apportée ici par le journaliste a toute sa valeur.

Plusieurs interprétations sont susceptibles d'être données à la rareté des interventions de l'Ambassadeur de Russie.

Mais quelqu'elles soient, celle-ci est à lire avec la plus grande attention. Certes, à découvrir les appréciations portées aux commentaires qui suivent l'interview, on mesure le degré de réceptivité des lecteurs aux positions exprimées par Alexeï Borodavkine.

Cependant, il n'est jamais trop tard pour modifier ses certitudes.

Et plutôt que de camper sur des positions avec l'assurance de détenir la vérité, se montrer prêt à remettre en cause quelques idées fixes et préconçues n'est pas interdit.

Il suffit de le vouloir et d'accepter le dialogue. La Russie ne l'a jamais refusé.

Persister à la rendre responsable de tout et de son contraire ne dénote aucune intelligence de la part d'un Occident empli de ses Lumières.

Non, la Russie n'est pas un adversaire.

La Russie est un partenaire.

http://www.tdg.ch/geneve/russie-veut-securite-europe-c-lo...

18/11/2014

Ukraine-Russie,appel à la raison

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Dans sa page consacrée au courrier de lecteurs, La Tribune de Genève d'hier, 17 novembre, a réalisé un beau travail journalistique en publiant deux points de vue opposés sur la Russie.

Dans l'un d'eux, il était question d'une Ukraine dont Vladimir Poutine aurait l'intention de détruire le peuple.

Soit.

Dans l'autre, le mien, il s'agissait de souligner le soutien apporté par Mikhaïl Gorbachev à ce même Vladimir Poutine.

Qu'un Président, célébré par l'Occident pour avoir concouru à rapprocher les peuples, se range désormais aux côtés de celui qui viserait à en détruire un, est un signe fort qu'a donné l'ancien et dernier président de l'ex-Union Soviétique.

Il serait dès lors grand temps de raison garder et de considérer la situation de manière objective avant que la passion, alimentée par un manichéisme outrancier, ne vire au cauchemar.

Non, la Russie n'est pas l'ennemie de l'Occident, pas moins de l'Ukraine et ne doit en aucun cas l'être. 

Sans quoi, la guerre totale envisagée par son actuel président, Petro Poroshenko, risque bel et bien d'avoir lieu.

https://fr.news.yahoo.com/lukraine-préparée-à-scénario-gu...

08/11/2014

9 novembre 1989-9 novembre 2014

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Dans le cadre des célébrations qui entourent la chute du mur de Berlin, il y a vint-cinq ans, comment ne pas se rappeler l'événement majeur que ce 9 novembre 1989 a représenté?

Que chacune et chacun ait vécu ce moment historique à sa manière, rien de plus normal.

Que les conséquences géopolitiques que cette chute a entraînées créent des divergences de points de vue, rien de plus normal encore.

Preuve en est l'organisation de ce colloque intitulé:

25 ans après la chute du mur de Berlin-nouvelles crises, nouveaux doutes, nouveaux murs.

Mikhaïl Gorbachev a été invité à y prendre part et a exprimé son intention d'y rencontrer Angela Merkel.

Cela dit, l'ancien et dernier président de l'ex-URSS ne demeure pas moins déterminé à soutenir l'actuel président de la Fédération de Russie.

S'en étonnera qui veut.

Mais il n'y a rien de surprenant à une telle prise de position sinon pour un certain Occident pétri de ses seuls et propres critères d'analyse.

Que cette Russie sans cesse présentée par nombre de férus commentateurs comme celle de Poutine s'avère soudain aussêtre celle de Gorbachev est à inscrire dans les mémoires.

L'état du  monde actuel et les tensions multiples qui le fragilisent le valent bien.

http://www.rts.ch/info/monde/6282112-gorbatchev-veut-defe...

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/06/97001-201411...

Sujet publié en page 23 de l'édition papier de "La Tribune de Genève" du 17 novembre 2014 

Sujet également publié en page 13 par "Le Temps" du 13 novembre 2014 sous le titre "Vingt-cinq ans après"

06/11/2014

De l'impérialisme

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Aujourd'hui, on le sait, il est russe.

Pour qui ne l'a pas encore compris, les preuves sont là, irréfutables, chaque jour qui passe ou presque nous les rappelle par le biais de relais divers.

Volontés hégémoniques, agissements contrevenant aux droits en tous genresautant de comportements parfaitement étrangers, bien sûr, aux bonnes manières et aux principes de nos démocraties.

Soit.

Il est certain que les regards critiques ne manquent pas pour nuancer ou refuser de telles visions réductrices et heureusement!

Mais leur écho reste limité quand il n'est pas rejeté.

Force est de le constater, toute prise de position susceptible d'enrayer la mécanique d'information dominant l'Occident, court le risque d'être confinée au secret sinon aux oubliettes.

L'Histoire l'a souvent démontré, le document ci-dessous le confirme:


https://www.youtube.com/watch?v=obqimqPUqZs



04/11/2014

Du "Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"

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Ici et là et en particulier pour ce qui concerne la situation en Ukraine, on a pu lire ce rappel concernant le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes".

La formule aidant, on y recourt dans le sens qui arrange les intérêts à défendre.

Combien de fois, en effet, personnalités politiques, journalistes, commentateurs ou autres spécialistes et analystes occidentaux, n'ont-il répété en boucle et en choeur que la Russie avait bafoué ce "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"?

Est-ce au nom de ce même "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" que nombre d'entre elles et eux se sont hâtés de rejoindre le Maïdan envahi de snipers* et autres membres de partis néo-nazis plus que prêts à en découdre avec le pouvoir encore en place?

Il est bienvenu de le rappeler ce "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes".

Il l'est d'autant en toutes circonstances et en tous lieux. 

*  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/06/ukraine-sniper...



30/10/2014

Obama, la paix selon Nobel

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Coupe du monde de football 2018, Mistral, qui ose encore ne pas céder aux pressions états-uniennes?

Alors que Joseph Blatter a reconnu avoir été invité à annuler l'organisation de la Coupe du Monde de football 2018 en Russie*, voici que la France est mise au défi de renoncer à la livraison annoncée de son navire de guerre à la Russie.

On l'a bien compris, la Russie est l'ennemie de la démocratie et sème le chaos en Ukraine sinon dans le monde entier. 

Fort de son titre de nobélisé de la paix, Obama sait de quoi il parle.

Jusqu'où ira cette tartufferie?

S'il existe des esprits critiques pour ne pas s'y laisser prendre, force est de constater que leur marge de manoeuvre apparaît vite réduite.

Alors que tant de voies s'ouvraient pour négocier, l'administration d'Obama a persisté à imposer ses vues à un Occident, qui de frileux, risque bel et bien d'avoir froid cet hiver.

 http://www.lenouvelliste.ch/fr/nosdossiers/crise-en...

* http://www.24heures.ch/sports/actu/fifa-soutient-incondit...

 

12/10/2014

Bruxelles, le 2 octobre 2014

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Quand un représentant de la droite souverainiste polonaise s'en prend à un représentant de la droite souverainiste française, on découvre combien les valeurs dites partagées s'offrent soudain opportunes à rappeler.

Dans un contexte international tendu, la lettre ouverte adressée par Marek Jurek à Philippe de Villiers n'a d'autre intérêt que la démarche.

Car c'est l'usage fait par le député polonais de références communes qui apparaît avant tout.

Ainsi est-ce un rapport de force que tient à instaurer le député polonais et non un rappel de valeurs.

Au nom du rassemblement prôné, c'est l'affirmation d'un pouvoir qui s'affiche.

On sait l'amour que voue la Pologne à la Russie, on comprend le rappel à l'ordre lancé à Philippe de Villiers par Marek Jurek.

Les commentaires qui suivent la publication de cette lettre ouverte sur le site des Nouvelles de France sont à lire, eux aussi:

http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/11-10-2014/ukraine-le...

 

18/09/2014

Quand Madame Calmy-Rey se sent "accusée"

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Salle comble hier, à l'Université de Genève pour écouter deux conférencières nous parler de la crise ukrainienne.*

Dans un cadre académique, les points de vue ont en général vocation à résulter d'analyses fines et étayées. 

Or en ce 16 septembre 2014, force  a été de constater que les deux exposés présentés se sont appuyés sur les mêmes arguments répétés à l'envi et repris en boucle depuis bientôt un an que dure la crise ukrainienne.

Du Maïdan au crash du MH17 sans oublier, bien sûr, le référendum de Crimée, c'est le procès de la Russie qui a été dressé ou peu s'en faut.

En aucun cas, l'Ukraine et ses gouvernements successifs depuis la destitution du Président Ianoukovich n'ont été mis en cause.

Pas un mot sur le massacre de la maison des syndicats d'Odessa en mai dernier.

Rien sur les performances d'un résident genevois et néanmoins gouverneur dans l'est de l'Ukraine

Silence total sur les assassinats de cinq journalistes et photographes russes.

L'intervention que j'ai risquée pour énoncer des faits tus par les conférencières, ne visait qu'à modérer leur aptitude à mettre la Russie en accusation.

Or l'une d'elle, a réagi à mon propos et m'a dit que je l'"accusais".

Il n'en était évidemment rien.

C'est le regard porté sur une situation que j'ai tenté d'élargir.

Car un rappel d'événements occultés n'équivaut pas à un acte d'accusation dirigé contre une personne.

Que cette distinction ait échappé en milieu universitaire est surprenant.

 

https://www.unige.ch/gsi/fr/actualites/lecon-douverture-2...

14/09/2014

84 ans, une vie

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Mardi, elle partira.

Elle s'est résignée à quitter sa petite datcha.

Elle passera l'hiver chez des parents, dans un pays voisin de l'Ukraine.

Elle a travaillé toute sa vie dans cette région de Dniepropetrovsk.

Désormais, tous les courriers officiels et administratifs adressés à ses habitants sont en ukrainien.

Elle est russophone, âgée de 84 ans, elle n'a jamais parlé ukrainien.

On lui a traduit une circulaire reçue de l'administration qui prévient que la température dans les appartements et les maisons, cet hiver, ne dépasserait pas quatorze degrés.

Elle n'a pas eu envie, pour autant de quitter son foyer. Elle y a trop de souvenirs.

Mais quatorze degrés à l'intérieur, quand à l'extérieur, la température peut descendre jusqu'à moins vingt degrés...

Mardi, on viendra la chercher pour l'accompagner chez des parents qui l'accueilleront.

Elle y restera le temps nécessaire.

A qui, à quoi?

https://www.youtube.com/watch?v=e_DTCcRULCM

La paix expliquée à leurs enfants

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Barack Obama,

Prix Nobel de la Paix 2009


L'Union Européenne,

Prix Nobel de la Paix 2012


Grâce à l'intervention de ces deux nobélisés de la paix, 

l'Ukraine pleure

près de 3.000 morts


a vu s'enfuir ses habitants

par centaines de milliers.

 

La démocratie, c'est maintenant, foi de nobélisés.

 

https://www.youtube.com/watch?v=klPZIGQcrHA


12/09/2014

Ukraine la paix menacée

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Et voici que les hostilités risquent bel et bien de reprendre entre l'Ukraine et la Russie.

Alors qu'un espoir de paix était né avec la signature d'un cessez-le-feu entre les parties en lutte dans l'Est de l'Ukraine, le président Poroshenko annonce la ratification d'un accord politique et commercial d'association avec l'Union Européenne.

La signature de cet accord est d'emblée annoncé par le président ukrainien comme moment historique pour le pays.

Petro Pososhenko s'est exprimé en anglais. Il a encore précisé une certitude, le pays va être plus démocratique et aura davantage de libertés.

Mieux, il espère un statut spécial auprès de l'OTAN.

Et bien sûr, dans la foulée, il promet le retour de la Crimée dans le giron de l'Ukraine.

Il sera accueilli!

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/07/27/он-не-сможет-i...

Autant dire que la situation n'est pas près de s'apaiser.

Et comme toujours, on accusera la Russie.

Mais qui a agressé qui?

Qui a tiré sur son propre peuple?

Et qui a bafoué les règles du droit international en piétinant l'accord signé en février 2014?

Petit rappel en images ici pour qui a la mémoire courte:


http://www.itele.fr/monde/video/accord-signe-entre-ianouk...

 

07/09/2014

Suisse-Ukraine, le titre et les cendres

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L'article date du 5 mars 2014.

Son intitulé est en allemand, il émane du très sélect hebdomadaire suisse Handelszeitung.

De référence internationale, tant dans les milieux économiques que dans ceux de la finance, quand ce journal titre: 

Schweizer Oligarch wird Gouverneur in der Ukraine,* 

on est en droit de s'interroger.

D'abord sur l'image donnée de ce Suisse, ensuite de celle de la Suisse et de sa manière d'appliquer le concept de neutralité. 

Plus personne n'ignore, désormais, comment cet oligarque suisse* entend régler le sort de la population du Donbass dans l'est de l'Ukraine.

Et qui n'en aurait encore aucune idée, voici de quoi lui en donner:  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-aba...

A l'heure où la Suisse ne semble pas avoir épuisé l'ensemble des atouts qui la caractérisent, à l'heure où la Suisse préside l'OSCE, à l'heure où la Suisse célèbre le bicentenaire de ses relations diplomatiques avec la Russie, comment intègre-t-elle à son image, celle de ce Suisse qui gouverne en Ukraine?

http://www.handelszeitung.ch/politik/schweizer-oligarch-w...


03/09/2014

Ukraine, Russie, information

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Invité de la rédaction de la RTS,  Monsieur Andreas Gross nous apprend que la Russie est la grande responsable de tout ce qui se passe en Ukraine ou peu s'en faut.

Mieux, Monsieur Gross exprime son inquiétude quant à une catastrophe nucléaire qui menacerait alors qu'il ne dit mot des projets nourris par le résident genevois aux trois passeports et néanmoins gouverneur de la province de Dniepropetrovsk évoqués ici-même.**

Tandis qu'il parle de sa rencontre en France avec le Président de la Douma, Sergueï Naryshkine, Andreas Gross, pourtant politicien suisse, répond ignorer l'annulation de la visite qui avait été prévue en Suisse du président de la Douma.

Et il faudrait accorder du crédit à ce politicien suisse qui n'est pas même au courant de ce qui se passe dans son propre pays?

Andreas Gross est ce parlementaire socialiste suisse auquel Mikhaïl Khodorkovski a exprimé - à la RTS aussi- toute sa reconnaissance de lui avoir rendu visite lors de sa détention.

http://www.rts.ch/video/info/journal-continu/5478258-mikh...

On comprend bien la reconnaissance exprimée par l'ancien détenu à son visiteur. On comprend tout autant ce que ce visiteur et néanmoins parlementaire suisse a saisi de la politique du Président russe. 

Rien d'autre que ce qui est repris en boucle par à peu près tous les médias occidentaux.

*  http://www.rts.ch/audio/la-1ere/programmes/l-invite-du-jo...


**http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-aba...

La Suisse lave plus neutre

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La récente visite, en France, du Président de la Douma Sergueï Naryshkine, n’a laissé personne indifférent mais n'a pas fait que des heureux.

 

Outre ce brûlot* lancé par le Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne en France, bon nombre de Suisses ont fait part de leur réaction sur les différents réseaux sociaux.

 

Entre ironie et amertume, on commente la décision du Président du Parlement suisse d’avoir considéré non bienvenue la visite de son homologue russe.**


Cependant, je vous invite à lire ci-dessous, le compte-rendu de cette rencontre organisée par l'association Dialogue franco-russe, créée en 2004 et présidée par le député UMP Thierry Mariani.

 

http://www.joellegarriaud.com/2014/09/crise-en-ukraine-re...

 

http://crcuf.fr/communique-de-presse/cp-2-septembre-2014

 

** http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/15/suisse-russie-...


02/09/2014

Ceci n'est pas de l'humour

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Jusqu'à quand devrons-nous assister à la suite et à la poursuite de cette obstination à viser la Russie dans le grave conflit qui déchire l'Ukraine?

Plus de 2.000 morts et on continue d'accuser le même pays sans jamais évoquer la lourde implication occidentale auprès du gouvernement de Kiev.

On pourrait ne pas s'en inquiéter, sachant l'art consommé de certains relais médiatico-politiques si habiles à masquer la réalité de situations.

Or c'est de vies humaines dont il s'agit, de villages entiers qui sont détruits depuis des mois et des mois.

Quel media en a parlé sinon en usant et en abusant de rhétorique?*

Quel sont celles et ceux qui ont évoqué les horreurs perpétrées à Odessa dans la maison des syndicats?

Qui sait ce que vivent les populations russophones de l'Est de l'Ukraine auxquelles tous les communiqués officiels sont désormais délivrés en ukrainien?

Quand on a passé sa vie à travailler pour un pays qui vous méprise quand il ne vous tue pas, on a de quoi ne plus comprendre ce qui se passe.**

L'Occident se rend complice d'un génocide*** dont jamais plus il ne pourra dire qu'il ne "savait pas".

 

*  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la-rhetorique-a-l-oeuvre.html 
 
** http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/09/01/за-что-pourquo...

***  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/07/04/ukraine-democr...


26/08/2014

La Russie comme on l'aime

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Dans un article paru dans "Le Temps" de ce 26 août, Monsieur François Nordmann* ose une analyse "moins frileuse de la cris ukrainienne" que celle du Président suisse, Didier Burkhalter.

Avec tout le respect que l’on peut porter à la carrière de Monsieur François Nordmann, on eût attendu mieux de sa perception de la Russie.

L'envisager  en pays agresseur, alors que Monsieur Joe Biden et tant d'autres Américains et Européens à sa suite se sont précipités en Ukraine pour y destituer le Président Ianoukovich au nom de la démocratie, est une manière de considérer la situation.

Le problème est que la démocratie en Ukraine a fait des milliers de morts et débouché sur une situation humanitaire catastrophique.

Il n'en demeure pas moins que Monsieur Nordmann qualifie le discours russe d'"impérial" et considère que la Russie a commis un "acte d'agression" envers l'Ukraine.

De même voit-il la Crimée victime dudit "acte d'agression". 

Pareille considération de la situation ne peut qu'être le fait d'une russophobie patentée. Ce sentiment ne date certes pas d'hier mais qui honore-t-il?
 
 
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/6c89f2c0-2c85-11e4-9b2f-a...
 
 
* http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Nordmann

23:18 Publié dans Etats-Unis, Europe, OSCE, Politique, Pouvoirs, Russie, Suisse, Ukraine, Union Européenne | Tags : ukraine, russie, etats-unis, ue | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg