02/09/2015

Migrants, entre "il faut", "on doit" et le profit à en tirer

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La RTS, hier 1er septembre, a consacré pour la deuxième fois son émission Infrarouge à la question des migrants. 

Le titre, tout comme celui de l'émission du 23 juin dernier, y est formulé sous forme d'interrogation. Si, en juin, était discuté le fait de se barricader contre les migrants plutôt que de les accueillir, ce 1er septembre, on débat de la honte que serait pour l'Europe, le phénomène de la migration.

http://www.infrarouge.ch/ir/2199-migrants-honte-rsquo-europe

Plusieurs aspects sont abordés, de l'humanitarisme à l'économie et à la religion et quelques efforts de synthèses sont entrepris par les uns et les autres en fin d'émission.

Des comparaisons avec des précédents historiques sont aussi énoncées, discutées sinon nuancées, compte tenu des circonstances diverses sinon complètement autres que celles qui entourent les migrations d'aujourd'hui.

Sur le profit à tirer de cette arrivée de migrants, plusieurs intervenants s'expriment.

On cite le patron des patrons allemands qui y voit une manne tandis que d'autres estiment qu'avec le taux de chômage qui affecte nos sociétés, cette nouvelle main d'oeuvre serait diversement perçue.

Cerise sur le gâteau et comprenne qui pourra, Micheline Calmy-Rey rappelle Genève, où les Protestants sont arrivés en masse, ont apporté la Banque Privée et l'horlogerie et, de fait, ont rendu les Genevois sinon les Suisses et d'autres encore, bien contents de les avoir eus.

Cela dit, l'émission vaut la peine d'être vue.

 

 

22/08/2015

"Le mandat que j'ai reçu le 25 janvier a atteint ses limites"

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Ainsi s'est exprimé Alexis Tsipras, ce 20 août.

Le peuple grec est fier et a de quoi. Son Histoire est loin d'être ordinaire et ferait bien d'intéresser toutes celles et ceux qui s'empressent de se pencher sur le sort de la Grèce quand ils ne délivrent pas leurs conseils sinon leurs jugements.

Aller sur place pour se rendre compte de ce que vivent les Grecs est ce qu'a fait Michael Wyler et bien lui en a pris. La description qu'il donne de la situation telle qu'elle lui est apparue ne manque pas d'intérêt.

C'est juste que l'appel à l'aide lancé en conclusion de son sujet laisse perplexe.

Le respect à apporter aux Grecs ne serait-il pas préférable à toute attention telle qu'elle est formulée par Monsieur Wyler?

Mais peut-être est-ce trop demander, dans ce cas, aux Grecs de disposer de tant de bienveillance.

https://www.hebdo.ch/les-blogs/wyler-michael-post-scriptu...

 

14:06 Publié dans Air du temps, Avaries, Grèce, Histoire, Politique, Pouvoirs, Pratiques, Union Européenne | Tags : grèce, tsipras, ue | Lien permanent | Commentaires (34) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

09/08/2015

L'Europe ou le suicide pas même assisté

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Entre les relations qu'entretient l'Occident avec certaines parties de monde et celles qu'il ne partage bientôt plus avec la Russie, force est de constater que d'autres enjeux dominent.

Qu'a de commun l'Europe avec, par exemple, les monarchies ou autres émirats du Golf? 

Le mariage gay? La libération de la femme? La laïcité? 

Alors que l'on ne cesse de dénoncer une Russie homophobe, une Russie où toute atteinte à la liberté d'expression serait étouffée tandis que la propagande y battrait son plein, ce ne sont pas moins de 145 millions d'habitants que l'on réduit à des ahuris incapables de discernement.

Respecter des univers culturels étrangers aux nôtres et blâmer celui d'un pays qui dispose d'un héritage commun avec l'Occident, est-ce cela, le multiculturalisme?

Défendre les droits de minorités et fermer les yeux sur le sort de celles qui sont persécutées dans ces pays amis, est-ce cela, la défense des droits humains?

De qui se moque-t-on? 

 

08/08/2015

#pasdamalgame

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On connaît la formule surtout depuis que l'Etat Islamique ou Daesch ou Isis ou tout autre groupement terroriste frappent au nom de l'Islam.

Mais pasdamalgame aurait-il soudain vocation à se limiter au seul Islam à ne pas confondre avec un autre?

Non, bien sûr, dans ce cas, merci aux amateurs du pasdamalgame de prendre conscience que la Russie actuelle n'est pas l'Union Soviétique.

Or combien de fois ne cherche-t-on à faire comprendre à qui le veut bien que l'une est l'équivalent de l'autre?

Preuve à l'appui, on se fend d'une citation dont on omet, bien sûr, de préciser qu'elle a été amputée de moitié.

Puisque tout le monde croit savoir combien le Président de l'actuelle Fédération de Russie regretterait l'URSS, voici ce qu'il en a dit:

Celui qui ne regrette pas l’URSS n’as pas de coeur, celui qui souhaite sa restauration n’a pas de tête.

Frédéric Pons, dans son ouvrage en photo ci-dessus, dresse un portrait du président russe que les amateurs du pasdamalgame seraient bien inspirés de lire pour rester fidèles à leur credo.

 

06/08/2015

"Poutine veut l'Europe"

 

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Puisque Petro Poroshenko l'a dit...

Interviewé par trois journalistes, ses propos ont été relayés dans de nombreux médias.

Désinformer, qui plus est des intentions hégémoniques russes, ne date pas d'hier. Napoléon s'y était déjà employé alors qu'il avait fait éditer un faux testament de Pierre le Grand.

Tandis que celui-ci n'avait justement donné aucune consigne à ses héritiers, Napoléon s'en était chargé.

Cela dit, la peur de l'invasion russe est une constante. Il suffit de lire cet extrait du livre Pan-europa de Richard Coudenhove-Kalergi pour s'en convaincre.

Publié en 1923, cet ouvrage est considéré comme fondateur de la construction européenne.

Son auteur estime de l'Europe que si elle est divisée, elle sombrera obligatoirement dans l'insignifiance politique jusqu'au jour où (...) réduite à la misère et endettée, elle sera la proie de l'invasion russe." 

http://www.lhgmontpellier.fr/userfiles/downloads/Ressourc...

A s'entêter ainsi contre la Russie et à laisser le Président ukrainien déclarer tous azimuts médiatiques confondus que son pays combat pour la démocratie, pour la liberté, pour la sécurité de tout le continent européen, l'Europe a du souci à se faire.

 

Sujet paru en page 26 de l'édition papier de La Tribune de Genève des 15-16 août 2015 sous le titre Toujours cette vieille peur.

30/07/2015

Cervantes, esclave à Alger.

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Ils étaient entassés, pouvant à peine bouger dans la saleté, la puanteur et la vermine, et beaucoup mouraient avant d'atteindre le port.

Il ne s'agit là d'aucun migrant fuyant le régime ou la misère de son pays. Il s'agit de Chrétiens - de Juifs parfois aussi- que leurs maîtres musulmans avaient capturés et ramenaient avec eux:  http://library.flawlesslogic.com/slavery_fr.htm

Si l'esclavagisme des Blancs fut maintes fois évoqué, il n'en va pas de même de celui dont ils furent, eux aussi, les victimes.

Trois siècles durant, des centaines de milliers d'Européens furent réduits à l'esclavage.

Pour en savoir d'avantage sur le sujet, la lecture de l'ouvrage du Professeur Robert C. Davis, Christians Slaves, Muslim Masters: White Slavery in te Mediterranean, the Barbary Coast and Italy, 1500-1800, est instructive.

On y apprend, par exemple, comment le prix d'un Chrétien avait chuté alors qu'après une expédition menée par les Algériens dans le Sud de l'Italie, on pouvait troquer un Chrétien pour un oignon.

De ces années sombres de l'Histoire, on a peu témoigné.

Les conditions dans lesquelles étaient détenus les Chrétiens sont bien décrites dans cette video qui évoque aussi les cinq ans de bagne de Miguel de Cervantes:

https://www.youtube.com/watch?v=ol0ud_fHvjc
 

28/07/2015

Qui a volé qui et depuis quand?

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Le 12 avril 1204, la quatrième croisade, en manque de fonds pour rejoindre l'Egypte et la Palestine pour libérer Jerusalem des Musulmans, se dirige vers Constantinople.

Autant les marchands vénitiens -au service desquels se sont mis les Croisés- que ceux-ci, voient l'occasion de briser la puissance commerciale et religieuse de Byzance.

La rivalité entre Latins et Grecs, entre la Rome catholique et la Byzance orthodoxe -qui fut à l'origine du schisme d'Orient- se concrétise là de la manière la plus sinistre qui soit.

http://www.guillaume-villeneuve-traducteur.fr/spip.php?ar... 

 A chacune et à chacun d'en tirer les conclusions souhaitées. Le fait est que dans la mémoire grecque, ce passage occidental en leurs terres n'a pas été oublié.

Car il a tant affaibli l'empire romain d'Orient qu'il a permis sa chute, en 1453.

La suite, on la connaît, quatre cents ans de domination ottomane et une guerre pour l'indépendance soutenue par les Puissances dont les intérêts ont été évoqués ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/20/pas-de-testicu...

Dire que l'Histoire se répète est, pour certains, un euphémisme. Le fait est que le besoin de puissance ne lésine jamais sur les moyens.

 

20/07/2015

"Pas de testicules, pas de cerveau"

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                                                        Massacre de Chio, 22 avril 1822 peint en 1824 par Eugène Delacroix

 

Tels sont les propos d'Olivier Delamarche au sujet de ce pauvre Tsipras.

http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/la-minute-d-olivier-delamarche-50525

Michel Onfray, lui, résume Tsipras, à de la com'.

Mieux, il parle de l'existence, en Grèce, d'un foyer fasciste et s'ébahit qu'en Europe, cela existe encore...

A se demander s'il a suivi l'actualité de l'Ukraine! Sait-il seulement qui a été élu Premier Ministre? 

A l'aune de telles appréciations diffusées sur un media de grande audience, on mesure son orientation et les limites de son horizon.

En 1832, la Grèce est transformée en royaume par les grandes puissances qui ont oeuvré à son indépendance.

C'est un roi bavarois qui est placé à la tête du pays à peine sorti de quatre siècles de tutelle ottomane.

Après le roi de Bavière, c'est un roi du Danemark qui lui succède.

Ensuite, quelques dictatures plus tard, la Grèce devient une démocratie.

Qui a une idée de ce que fut la guerre d'indépendance avec ses 200.000 morts?

Qui a une idée de ce que fut la guerre civile qui sévit juste après la deuxième guerre mondiale et qui fit 150.000 morts et une centaine de milliers de réfugiés?

Ceci n'est pas une excuse, diront en choeur les financiers et leurs alliés.

Non, c'est de l'Histoire.

 

Sujet paru en page 19 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 23 juillet 2015 sous le titre "Grèce: le poids de l'histoire"

09/07/2015

Le ramadan, une fête culturelle française...

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Depuis ce 8 juillet, le ramadan serait une fête.

C'est Anne Hidalgo, Maire de Paris, qui l'a déclaré, hier, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV.

Elle balaie donc toute polémique relative à cette célébration offerte avec les deniers publics.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/06/hotel-de-ville...

Et pour expliquer la générosité de la Mairie de Paris, elle ajoute que ladite fête ferait partie du patrimoine culturel français, tout comme Noël et Hanoucca.

Glisser du cultuel au culturel, ne cause ainsi aucun problème à Madame la Maire.

La différence entre cultuel et culturel est pourtant essentielle.

Mais il est vrai que le seul ajout d'un "r" à cultuel suffit à justifier une politique.

Avec un tel usage de la langue, c'est la culture qu'on détruit.

Et son patrimoine.

 

23/06/2015

"Ce que nous vivons, vous le vivrez un jour"

 

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La prédiction est forte, elle a été prononcée par l'archevêque de Mossoul.

C'est le sénateur honoraire Bernard Seillier qui l'a citée lors de la manifestation de soutien organisée à Paris ce 20 juin dernier en faveur des Chrétiens d'Orient.*

De persécutions pour motifs religieux, l'Histoire n'en est pas avare, loin s'en faut.

Aujourd'hui, si les Chrétiens d'Orient meurent, disent leurs bourreaux, ils en connaissent les raisons.

D'ailleurs, ils ne sont pas les seuls à savoir pourquoi ils sont tués.

Tous les Charlie de janvier 2015 l'ont rappelé.

Mais ce 20 juin dernier?

L'égalité, la liberté et la fraternité les a laissés bien silencieux.

  

http://www.medias-presse.info/ce-que-vivent-les-chretiens...

11/06/2015

"Une forme de suicide spirituel"

 

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Tels sont les propos que tient Jean-François Colosimo au micro de Jean-Jacques Bourdin.

Vibrant, il faut le dire, le journaliste, en fin d'émission, lance une dernière question à ce spécialiste des questions chrétiennes:

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/jean-francois-colo...

Et puis, dans l'article ci-dessous, Jean-François Colosimo persiste et signe.

Il dénonce l'interventionnisme gribouille de la France qui arme des égorgeurs et pratique la politique de la chaise vide par l'absence de protection qu'elle offre aux Chrétiens d'Orient.

Dans ce sens et à ses yeux, la Russie a tout son rôle à jouer face à l'humanitarisme inconséquent qui tient lieu désormais de politique étrangère à la France et aux pays de l'Union européenne.

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/06/10/31002-20150610ARTFIG00377-colosimo-pour-le-pape-l-ennemi-prioritaire-est-le-djihadisme-et-non-la-russie.php

Il va de soi que lorsque l'on considère inutile de voir figurer la christianophobie dans le plan d'Etat français*, que l'on propose de supprimer des fêtes chrétiennes du calendrier civil*, se soucier des Chrétiens d'Orient dont Jean-François Colosimo rappelle le rôle essentiel qu'ils ont joué dans notre Histoire, apparaît vain à certains aspirants-maîtres-du-monde.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/04/18/christianophob...
 
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/07/08/temp-8bc9e6e69...

09/05/2015

Moscou, hommage

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L'absence de la plus grande partie des chefs d'Etats occidentaux à la cérémonie de commémoration des 70 ans de la victoire de l'Armée rouge sur le nazisme à Moscou a été voulue.

Elle a aussi été remarquée.

Même celui que l'Occident tient en si grande estime, le dernier président de l'ex-URSS Mikhaïl Gorbachev, a fustigé le comportement des leaders de l'auto-proclamée communauté internationale.

Pour qui ne l'aurait oublié, Vladimir Poutine, invité le 6 juin 2014 au D-Day célébré en mémoire des 70 ans du débarquement à Ouistreham, y a été présent. 

La réciprocité ne lui a pas été rendue en ce 9 mai 2015 à Moscou.

Il a su, néanmoins, remercier les peuples de Grande-Bretagne, de France et des Etats-Unis pour leur contribution à la victoire

Il a aussi insisté sur le fait que l'Armée rouge, au terme d'un assaut dévastateur sur Berlin, a mis un point final à la guerre contre l'Allemagne hitlérienne.

Ce rappel, bien des commentateurs et autres (re)visiteurs de l'Histoire semblent avoir de plus en plus de peine à s'en accommoder quand ils ne l'omettent tout simplement pas. 

06/05/2015

Fabius à Moscou, avenir d'une mémoire

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On apprend que Laurent Fabius sera présent le 9 mai à Moscou pour les commémorations du 70e anniversaire de la victoire des troupes soviétiques sur l'Allemagne nazie.

Soit et bien lui en prenne.

Dans le même temps, néanmoins, la destruction possible des porte-hélicoptères français, Vladivostok et Sébastopol, est évoquée par une source proche du dossier.*

Aux très lourdes conséquences matérielles de ce feuilleton franco-russe, s'ajoute la sérieuse menace de voir se dégrader la relation entre Paris et Moscou et au-delà, celle de l'Union Européenne et de la Russie.

Car l'attitude développée par un Occident qui ose se dresser en rempart de la démocratie alors qu'il doit aux millions de vies russes sacrifiées d'avoir échappé au nazisme, relève d'une arrogance caractérisée.

Puisse le ministre français des affaires étrangères, lors de sa visite à Moscou, savoir s'en rappeler!

*  http://www.lefigaro.fr/international/2015/05/05/01003-201...

02/05/2015

Brûlés vifs. C'était il y a un an.

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Qui ont-ils insulté pour avoir dû subir l'épreuve du feu?

Quel blasphème auraient-ils commis pour avoir été brûlés vifs?

C'était il y un an, le 2 mai 2014, à Odessa.

La Maison des syndicats était incendiée et tout accès extérieur pour la fuir en avait été bloqué.

A l'intérieur, quarante-huit Pro-russes périssaient dans d'indicibles souffrances.

Pour le seul fait d'avoir défendu leurs valeurs, ils ont été sacrifiés .

Une enquête a été ouverte dont les conclusions n'ont toujours pas été rendues.

Pendant ce temps-là, les proches des victimes attendent.

Qui s'en soucie?


Pour mémoire:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la...

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/05/aux-martyrs-d-...

21:44 Publié dans Histoire, Humanité, Justice, Politique, Pratiques, Ukraine | Tags : ukraine, odessa, 2 mai 2014 | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

27/04/2015

Lettre ouverte à la Présidente Simonetta SOMMARUGA / Открытое письмо Президенту Швейцарии Симонетте Соммаруге

Traduction russe de ma Lettre ouverte à la Présidente Simonetta SOMMARUGA*

 

Уважаемая госпожа Президент,

 

Федеральным советом было принято решение не присутствовать на организуемых в Москве 9 мая мероприятиях в честь победы советских войск над нацистской Германией.

Для того чтобы объяснить свое отсутствие, Федеральный совет сообщил, что он, таким образом, придерживается своей традиционной практики, которая не предполагает широкого участия в памятных мероприятиях, посвященных международным историческим событиям.

27 января этого года Вас видели в Освенциме наряду с многочисленными главами государств и правительств, среди которых был и украинский президент Петро Порошенко, которому Вы долго жали руку. 

Участие члена Федерального совета в памятных мероприятиях, посвященных международным историческим событиям, вроде бы удовлетворяет точным критериям, мотивы которых, однако, ускользают от понимания большого числа наших соотечественников.

Нейтралитет Швейцарии, для которого царь Александр I столько сделал, от этого не стал ни значительнее, ни внушающим больше уважения.

 

С уважением,

 

Элен Ришар-Фавр                   

 

   

 
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/04/24/lettre-ouverte...

24/04/2015

Lettre ouverte à la Présidente Simonetta SOMMARUGA


Madame la Présidente,

 

Il a été décidé par le Conseil Fédéral de ne pas assister à la cérémonie organisée à Moscou le 9 mai 2015 en commémoration de la victoire des troupes soviétiques sur l'Allemagne nazie.

Pour justifier cette absence, le Conseil fédéral explique qu'il s’en tient ainsi à sa pratique traditionnelle qui consiste à participer avec retenue aux commémorations d’événements historiques internationaux.

Le 27 janvier dernier, on vous a vue à Auschwitz aux côtés de nombreux chefs de gouvernements dont le président ukrainien Petro Poroshenko auquel vous avez longuement serré la main.

La présence d'un Conseiller Fédéral aux commémorations d'événement historiques internationaux semble répondre à des critères bien précis dont les raisons échappent toutefois à la raison de bien de nos compatriotes.

La neutralité de la Suisse à laquelle le Tsar Alexandre Ier a tant oeuvré n'en ressort ni grandie ni honorée.

Avec respect et considération,

                                                                                                       Hélène Richard-Favre


Lettre parue en page 13 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 30 avril 2015 et adaptée aux critères de la rubrique "Courrier" qui ne publie pas de Lettre ouverte.

23/04/2015

L'apothéose française

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Inutile de lire Le Suicide français d'Eric Zemmour pour prendre la mesure de la situation actuelle de la France.

A force de remettre en cause les fondements constitutifs de son histoire et de sa culture, sa classe dirigeante a, bien sûr, toujours de quoi argumenter pour justifier ses choix.

Ainsi trouve-t-on sans doute stimulant pour les générations à venir de les épargner de l'enseignement du latin et du grec.

Il est vrai que promouvoir l'art de l'improvisation de Jamel Debbouze comme y songe Manuel Valls, contribuera certainement mieux au rayonnement culturel de la France.

Les réactions ne manquent pas, suite à cette idée du Premier Ministre français. 

A lire ici:

http://www.challenges.fr/politique/20150422.CHA5180/quand...

Et là: 

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/04/22/31003-20150...



 

05/02/2015

Aux Martyrs d'Odessa

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En Italie, le Maire de Ceriano Laghetto, commune de Lombardie, a décidé de dédier une Place de la ville aux Martyrs d'Odessa.

Dante Cattaneo, le Maire, veut ainsi rendre hommage aux dizaines de milliers de victimes des forces nazies roumaines en 1941, de même qu'à celles qui ont été massacrées dans la Maison des Syndicats, le 2 mai 2014.

Cette décision, toutefois, a fait réagir l'Ambassade d'Ukraine en Italie qui a adressé une lettre officielle à la Préfecture de Monza. Celle-ci a alors ordonné à Dante Cattoneo de renoncer à inaugurer cette Place, le 14 février prochain,comme prévu.

La polémique est vive et loin d'être achevée si l'on considère les arguments des uns et des autres.

Le fait est que le silence des médias occidentaux pour commenter la tragédie de la Maison des Syndicats du 2 mai 2014 a été plus qu'assourdissant.

On a vu, ci-après, comment la rhétorique est venue au secours de la RTS:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la...

Souvent, ici, il a été question de la couverture médiatique apportée à la guerre en Ukraine.

Voici qu'avec la décision du Maire de Ceriano Laghetto, les rédactions de nos médias auront de quoi oeuvrer si et comme elles le souhaitent.


http://www.monzatoday.it/politica/ceriano-laghetto-martir...

 

27/01/2015

Auschwitz, la mémoire souillée

 

Le président russe Vladimir Poutine a participé mardi, au musée du Judaïsme de Moscou, à une cérémonie pour le 70e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.                      Photo : AFP

 

Suite à la décision prise par le gouvernement polonais de commémorer, en ce 27 janvier 2015, la libération du camp d'Auschwitz sans inviter le Président russe, les réactions n'ont pas manqué.

Relevons, ici, celle de Jacques Sapir qui énonce, sur son blog, en quoi consiste le mensonge ou l'impudeur à prétendre que le camp aurait été libéré par le 1er front d'Ukraine.

Contrairement à ce que soutient Radoslaw Sikorski, Ministre polonais des Affaires Etrangères, si Auschwitz fut bel et bien libéré par des hommes de la 332ème Division d’Infanterie de l’Armée Rouge, appartenant au « 1er Front d’Ukraine », Jacques Sapir explique ce que recouvre cette appellation de 1er Front d'Ukraine.

 Il faut savoir que dans l’organisation adoptée par l’Armée Rouge, un « Front » désigne un groupe d’armées chargé d’opérer sur une « direction stratégique ».

Le 1er Front d’Ukraine était le nom du groupe d’armées qui avait combattu en Ukraine et qui, de là, remontait vers la Pologne. Ce n’était nullement une désignation « ethnique ».

Cela, tout historien le sait, précise encore Jacques Sapir.

Certes, mais face aux enjeux géopolitiques qui ravagent l'est de l'Ukraine, l'Histoire fait bien pâle figure.

Qui a encore envie de s'y intéresser sinon pour prédire ceci ou cela et jouer aux apprentis sorciers?

Voici la mémoire humaine une fois encore souillée, en avait-on vraiment besoin?

http://russeurope.hypotheses.org/3352
 
Sujet publié en page 14 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 29 janvier 2015
 

19/01/2015

Paris-Donbass

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                                   Intenses combats près de l'aéroport de Donetsk ou ce qu'il en reste


Les attentats survenus à Paris les 7 et 9 janvier derniers ont choqué.

La France s'est alors élevée pour défendre une valeur qui lui est chère "la liberté d'expression".

On a vu les rues de Paris noires de monde, on a chanté La Marseillaise comme jamais.

En Ukraine, lorsque les habitants du Donbass se sont soulevés pour défendre leurs valeurs, leur terre, leur Histoire, combien sont-ils, en France et ailleurs de par le monde, qui ont saisi le sens de leur mobilisation?

Quelques rares manifestations de soutien ont eu lieu tandis que dans nombre de médias occidentaux, on a persisté à traiter de "rebelle" et de "séparatiste", une population qui n'a eu à coeur que de défendre son "droit d'expression".

Dans l'est de l'Ukraine, les russophones sont privés de leur langue maternelle. L'ukrainien a été imposé à tous.

Et au-delà de l'idiome, c'est la vie de cinq mille citoyens qui a été rayée de la carte. 

Comment ne pas réagir? 

Pour qui a suivi ce blog, c'est plus de cent vint sujets que j'ai consacrés à la situation en Ukraine depuis un peu plus d'un an.

C'est ce que j'explique dans cet interview qui m'a été demandée par le journaliste Arkadij Beinenson.

Publiée en russe, elle a été traduite du français par Roman Astvatsatourov.

http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html 

06/01/2015

Soumission, le roman et l'Histoire

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Ce 6 janvier, dans le cadre du 20 heures de France 2, Michel Houellebecq a répondu aux questions que lui a posées David Pujadas.*

Soumission, tel est le titre du dernier roman de l'écrivain français le plus traduit et le plus lu dans le monde selon les termes mêmes du présentateur vedette du Journal Télévisé de la chaîne publique française.

Pour rappel, Soumission évoque la victoire d'un chef de parti musulman à l'élection présidentielle française de 2022.

Au sujet de l'impact ou non qu'aurait son livre à paraître ce 7 janvier et dont on dit qu'il crée déjà la polémique, Michel Houellebecq relativise.

Soit par modestie, soit par méconnaissance de l'influence réelle que peut avoir un roman, il prétend que jamais aucun d'eux n'a changé la cours de l'Histoire.

Or c'est depuis sa prison, la forteresse Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg, en 1862, que Tchernychevski a créé Rakhmetov, personnage de son roman Que faire.

Et c'est ce personnage qui a été l'initiateur de l'action de Lénine qui a, d'ailleurs, repris le titre du roman de Tchernychevski pour l'un de ses traités politiques paru en 1902.

 

http://www.francetvinfo.fr/culture/houellebecq/direct-reg...

 

19/12/2014

"La Suisse par les Russes"... et par la Suisse

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Il n'est pas inintéressant de lire différents compte-rendus de l'exposition qui vient de s'ouvrir au Château de Penthes, La Suisse par les Russes, regards artistiques et historiques, 1814-2014.*

Le rappel du rôle déterminant joué par le Tsar Alexandre Ier pour garantir à la Suisse sa souveraineté est le plus souvent relevé par les journalistes, bien s'en faut.

La précision selon laquelle l'exposition a été entièrement prise en charge par la Russie, est elle aussi mentionnée dans la plupart des articles publiés dans les grands quotidiens genevois, Le Temps, La Tribune de Genève et Le Courrier.

Le fait que la Confédération Helvétique n'ait apporté aucun soutien quelconque à cet événement doit sans doute avoir des raisons que la raison ne connaît pas.

Cependant, les conclusions -citées ci-dessous- des articles de nos trois grands quotidiens, donnent quelques pistes sur la perception bien peu neutre de cette non entrée en matière de la Suisse dans le cadre d'une manifestation culturelle qui, pourtant, la met à l'honneur.

L’exposition (...) ne prend guère le risque de l’histoire récente. Célébrer des relations diplomatiques incite sans doute à l’être soi-même.  (Le Temps)

Une opération qui redore l’image de ce pays, malmenée par l’actualité internationale.

(La Tribune de Genève)

Le parcours se conclut sur les exilés de l’après-Révolution (...). Pour les exilés de Vladimir Poutine, par contre, il faudra attendre le ­tricentenaire.

(Le Courrier)

http://www.penthes.ch/portfolio/la-suisse-par-les-russes-...


06/12/2014

Appel à la diplomatie

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Face à une salle plus que comble d'Uni-Dufour à Genève, Korine Amacher a évoqué, ce jeudi 4 décembre dernier, les liens entre Ukraine et Russie sur un plan historique, elle a bien tenu à le préciser dans son introduction.

L'éclairage brillant que la conférencière a apporté à plus de dix siècles de relations complexes entre ces deux pays, a permis d'en mesurer la profondeur.

S'il est certes utile d'en avoir connaissance et conscience, s'y limiter, toutefois, reste insuffisant pour saisir ce qui se déroule en ce moment en Ukraine.

Car même si l'héritage historique demeure présent en toile de fond, son instrumentalisation n'en est pas moins présente elle aussi.

Dans ce sens, l'influence manifeste des Etats-Unis et de son acolyte d'Union Européenne n'est plus à démontrer.

Par la mise en avant de valeurs démocratiques, c'est bien l'enjeu énergétique qui les préoccupe avant tout.

Exploiter des divisions intérieures pour exploiter la terre qui en est le théâtre, c'est cautionner une guerre qui ravage les mémoires et charge d'autant l'Histoire.

Puisse la diplomatie venir au chevet d'une Ukraine dévastée par la violence, l'exil et la mort.

Sujet publié en page 11 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 9 décembre 2014 sous le titre "Puisse la diplomatie..."


04/12/2014

Guerre ou Paix

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On lit, ici et là, des pronostics sinon des analyses relatives à la situation en Ukraine et aux tensions qu'elles génère entre l'Occident et la Russie.

A observer certains chantres en tous genres se lancer dans des prédictions qui ne reposent le plus souvent que sur des évaluations sans autre fondement que quelque approximation ou référence à L'Histoire, il semblerait judicieux de ne pas se substituer à qui décide de l'opportunité d'interventions militaires ou non.

Ainsi, ce besoin de peindre le diable sur la muraille et d'annoncer une 3e guerre mondiale n'a pour effet que de créer un climat anxiogène et de bloquer tout autre approche réflexive et constructive.

La situation actuelle en Ukraine est extrêmement préoccupante mais elle l'est de longue date!

Avoir considéré les événements qui se sont déroulés l'hiver dernier sur le Maïdan de Kiev comme force de renouveau sinon de libération aurait dû susciter l'inquiétude plutôt que la liesse relayée par tant de médias.

Mais non,  l'Occident s'est réjoui. A l'unisson ou presque, il a salué l'avènement futur de la démocratie. Le résultat est éloquent...

Plus de 4.000 morts et près d'un million de réfugiés sans compter les blessés et autres victimes d'une guerre livrée au sein d'un pays désormais déchiré et exsangue.

L'Occident a beau jeu de charger la Russie. Qui a-t-elle attaqué?


http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un...

 
 

11/11/2014

De l'intérêt général

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Dans la lutte acharnée qui se livre en ce moment au sein de la classe politique française, découvrir le mensonge à l'oeuvre n'est pas en soi une grande nouveauté.

Pas davantage, la trahison qui parsème nombre de parcours de personnalités de tous bords.

Ce qui n'empêche pas de s'interroger sur la cohérence des déclarations tenues par les uns et les autres.

Quand les journalistes du quotidien "Le Monde" déclarent qu'un dictaphone était posé sur la table en toute connaissance de cause de Monsieur Jouyet et avec son accord, entendre celui-ci déclarer ne pas avoir su être enregistré ajoute le mensonge au mensonge.

N'a-t-il pas, en effet, d'abord nié avoir tenu les propos qu'on lui a prêtés sur François Fillon pour ensuite se rétracter alors qu'il aurait, soudain, appris avoir été enregistré?

Quant à savoir à qui profitera cette guérilla politico-politicienne, on voit déjà les pronostiqueurs ouvrir les scores.

Si la force politique se réduit à un jeu de fléchettes et de paris, on mesure où se trouve cet intérêt général tant clamé et rappelé par les édiles et autres chefs de file de partis.

Et ce n'est pas l'analyse ci-dessous qui va redorer les contours de l'univers policito-médiatique:

http://www.lepoint.fr/politique/affaire-jouyet-fillon-l-afp-revele-les-enregistrements-du-monde-10-11-2014-1880071_20.php

08/11/2014

9 novembre 1989-9 novembre 2014

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Dans le cadre des célébrations qui entourent la chute du mur de Berlin, il y a vint-cinq ans, comment ne pas se rappeler l'événement majeur que ce 9 novembre 1989 a représenté?

Que chacune et chacun ait vécu ce moment historique à sa manière, rien de plus normal.

Que les conséquences géopolitiques que cette chute a entraînées créent des divergences de points de vue, rien de plus normal encore.

Preuve en est l'organisation de ce colloque intitulé:

25 ans après la chute du mur de Berlin-nouvelles crises, nouveaux doutes, nouveaux murs.

Mikhaïl Gorbachev a été invité à y prendre part et a exprimé son intention d'y rencontrer Angela Merkel.

Cela dit, l'ancien et dernier président de l'ex-URSS ne demeure pas moins déterminé à soutenir l'actuel président de la Fédération de Russie.

S'en étonnera qui veut.

Mais il n'y a rien de surprenant à une telle prise de position sinon pour un certain Occident pétri de ses seuls et propres critères d'analyse.

Que cette Russie sans cesse présentée par nombre de férus commentateurs comme celle de Poutine s'avère soudain aussêtre celle de Gorbachev est à inscrire dans les mémoires.

L'état du  monde actuel et les tensions multiples qui le fragilisent le valent bien.

http://www.rts.ch/info/monde/6282112-gorbatchev-veut-defe...

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/06/97001-201411...

Sujet publié en page 23 de l'édition papier de "La Tribune de Genève" du 17 novembre 2014 

Sujet également publié en page 13 par "Le Temps" du 13 novembre 2014 sous le titre "Vingt-cinq ans après"

06/11/2014

De l'impérialisme

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Aujourd'hui, on le sait, il est russe.

Pour qui ne l'a pas encore compris, les preuves sont là, irréfutables, chaque jour qui passe ou presque nous les rappelle par le biais de relais divers.

Volontés hégémoniques, agissements contrevenant aux droits en tous genresautant de comportements parfaitement étrangers, bien sûr, aux bonnes manières et aux principes de nos démocraties.

Soit.

Il est certain que les regards critiques ne manquent pas pour nuancer ou refuser de telles visions réductrices et heureusement!

Mais leur écho reste limité quand il n'est pas rejeté.

Force est de le constater, toute prise de position susceptible d'enrayer la mécanique d'information dominant l'Occident, court le risque d'être confinée au secret sinon aux oubliettes.

L'Histoire l'a souvent démontré, le document ci-dessous le confirme:


https://www.youtube.com/watch?v=obqimqPUqZs



12/10/2014

Bruxelles, le 2 octobre 2014

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Quand un représentant de la droite souverainiste polonaise s'en prend à un représentant de la droite souverainiste française, on découvre combien les valeurs dites partagées s'offrent soudain opportunes à rappeler.

Dans un contexte international tendu, la lettre ouverte adressée par Marek Jurek à Philippe de Villiers n'a d'autre intérêt que la démarche.

Car c'est l'usage fait par le député polonais de références communes qui apparaît avant tout.

Ainsi est-ce un rapport de force que tient à instaurer le député polonais et non un rappel de valeurs.

Au nom du rassemblement prôné, c'est l'affirmation d'un pouvoir qui s'affiche.

On sait l'amour que voue la Pologne à la Russie, on comprend le rappel à l'ordre lancé à Philippe de Villiers par Marek Jurek.

Les commentaires qui suivent la publication de cette lettre ouverte sur le site des Nouvelles de France sont à lire, eux aussi:

http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/11-10-2014/ukraine-le...

 

21/09/2014

Payerne, la Suisse et la Russie

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Payerne, ce 20 septembre, a rendu hommage à l'un de ses plus célèbres natifs, le Général Antoine de Jomini.

Ce théoricien de la stratégie militaire a d'abord fait partie de l'état-major de Napoléon avant de rejoindre celui du tsar Alexandre Ier et de jeter les fondements de l'Académie militaire de Saint-Pétersbourg.

C'est dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques entre la Suisse et la Russie que Payerne a ainsi honoré la mémoire de ce citoyen dont le parcours peu banal unit les deux pays.

Une place a ainsi été inaugurée au nom d'Antoine de Jomini où a également été déposée sa statue.

L'événement a eu lieu en présence d'autorités politiques, diplomatiques, militaires et ecclésiastiques.

En ces temps où des pressions de toutes sortes s'exercent à l'encontre de qui ose encore ne pas diaboliser la Russie, honneur soit rendu ici à la municipalité de Payerne et à sa Syndique qui ont su ne pas brader l'Histoire qui unit la Suisse à la Russie.

 

00:06 Publié dans Culture, Destins, France, Histoire, Politique, Pouvoirs, Russie, Suisse | Tags : payerne, jomini, suisse, russie | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

20/08/2014

Si le Tsar...

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Dans la légende du "Grand Inquisiteur" -célèbre chapitre du non moins célèbre roman de Dostoievski, "Les frères Karamazov" - Ivan Karamazov lit à son frère Aliocha un poème qu'il a imaginé.

Celui-ci met en scène le retour du Christ sur Terre au plus fort du temps de l’Inquisition en Espagne.

A l’instar d’Ivan Karamazov, aucun personnage d'aucun roman ne semble avoir imaginé le Tsar Alexandre Ier revenir deux siècles après avoir signé, à Vienne, le traité par lequel il s’est porté garant de la souveraineté de la Suisse.

Dans la légende du "Grand Inquisiteur", l’apparition du Christ est décrite par Ivan Karamazov comme douce et discrète mais précise-t-il "chose étrange, tous le reconnaissent".

Certes et de manière diverse car ce retour n’est pas du goût de chacun et encore moins de celui de l’Inquisiteur, cela se conçoit. 

Aussi bien la réapparition en Suisse du Tsar Alexandre Ier susciterait-elle la controverse quant à l’accueil à lui réserver.

Entre respect,indifférence ou mépris du statut qu’il a accordé à la Suisse, celle-ci lui renverrait-elle l’image d’un pays dont les intérêts ont su -sinon dû- s’accommoder de ceux d’un entourage pressant.

La Suisse résiste à sa manière au courant russophobe qui traverse l’Occident mais non sans mal, il faut le dire.

Pour preuve, les dernières marques d'estime que la Suisse a portées envers la Russie par l'annulation de rencontres prévues dans le cadre du bicentenaire de leurs relations diplomatiques.

Ivan Karamazov n'a, pour l'heure, inspiré aucun personnage romanesque susceptible de rappeler sur Terre Alexandre Ier.

Bien lui en prenne et qu'hommage soit rendu, ici, à ce Tsar qui a pris en considération la Suisse et a su lui donner sa place en Europe.