09/05/2015

Moscou, hommage

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L'absence de la plus grande partie des chefs d'Etats occidentaux à la cérémonie de commémoration des 70 ans de la victoire de l'Armée rouge sur le nazisme à Moscou a été voulue.

Elle a aussi été remarquée.

Même celui que l'Occident tient en si grande estime, le dernier président de l'ex-URSS Mikhaïl Gorbachev, a fustigé le comportement des leaders de l'auto-proclamée communauté internationale.

Pour qui ne l'aurait oublié, Vladimir Poutine, invité le 6 juin 2014 au D-Day célébré en mémoire des 70 ans du débarquement à Ouistreham, y a été présent. 

La réciprocité ne lui a pas été rendue en ce 9 mai 2015 à Moscou.

Il a su, néanmoins, remercier les peuples de Grande-Bretagne, de France et des Etats-Unis pour leur contribution à la victoire

Il a aussi insisté sur le fait que l'Armée rouge, au terme d'un assaut dévastateur sur Berlin, a mis un point final à la guerre contre l'Allemagne hitlérienne.

Ce rappel, bien des commentateurs et autres (re)visiteurs de l'Histoire semblent avoir de plus en plus de peine à s'en accommoder quand ils ne l'omettent tout simplement pas. 

06/05/2015

Fabius à Moscou, avenir d'une mémoire

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On apprend que Laurent Fabius sera présent le 9 mai à Moscou pour les commémorations du 70e anniversaire de la victoire des troupes soviétiques sur l'Allemagne nazie.

Soit et bien lui en prenne.

Dans le même temps, néanmoins, la destruction possible des porte-hélicoptères français, Vladivostok et Sébastopol, est évoquée par une source proche du dossier.*

Aux très lourdes conséquences matérielles de ce feuilleton franco-russe, s'ajoute la sérieuse menace de voir se dégrader la relation entre Paris et Moscou et au-delà, celle de l'Union Européenne et de la Russie.

Car l'attitude développée par un Occident qui ose se dresser en rempart de la démocratie alors qu'il doit aux millions de vies russes sacrifiées d'avoir échappé au nazisme, relève d'une arrogance caractérisée.

Puisse le ministre français des affaires étrangères, lors de sa visite à Moscou, savoir s'en rappeler!

*  http://www.lefigaro.fr/international/2015/05/05/01003-201...

02/05/2015

Brûlés vifs. C'était il y a un an.

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Qui ont-ils insulté pour avoir dû subir l'épreuve du feu?

Quel blasphème auraient-ils commis pour avoir été brûlés vifs?

C'était il y un an, le 2 mai 2014, à Odessa.

La Maison des syndicats était incendiée et tout accès extérieur pour la fuir en avait été bloqué.

A l'intérieur, quarante-huit Pro-russes périssaient dans d'indicibles souffrances.

Pour le seul fait d'avoir défendu leurs valeurs, ils ont été sacrifiés .

Une enquête a été ouverte dont les conclusions n'ont toujours pas été rendues.

Pendant ce temps-là, les proches des victimes attendent.

Qui s'en soucie?


Pour mémoire:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la...

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/05/aux-martyrs-d-...

21:44 Publié dans Histoire, Humanité, Justice, Politique, Pratiques, Ukraine | Tags : ukraine, odessa, 2 mai 2014 | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

27/04/2015

Lettre ouverte à la Présidente Simonetta SOMMARUGA / Открытое письмо Президенту Швейцарии Симонетте Соммаруге

Traduction russe de ma Lettre ouverte à la Présidente Simonetta SOMMARUGA*

 

Уважаемая госпожа Президент,

 

Федеральным советом было принято решение не присутствовать на организуемых в Москве 9 мая мероприятиях в честь победы советских войск над нацистской Германией.

Для того чтобы объяснить свое отсутствие, Федеральный совет сообщил, что он, таким образом, придерживается своей традиционной практики, которая не предполагает широкого участия в памятных мероприятиях, посвященных международным историческим событиям.

27 января этого года Вас видели в Освенциме наряду с многочисленными главами государств и правительств, среди которых был и украинский президент Петро Порошенко, которому Вы долго жали руку. 

Участие члена Федерального совета в памятных мероприятиях, посвященных международным историческим событиям, вроде бы удовлетворяет точным критериям, мотивы которых, однако, ускользают от понимания большого числа наших соотечественников.

Нейтралитет Швейцарии, для которого царь Александр I столько сделал, от этого не стал ни значительнее, ни внушающим больше уважения.

 

С уважением,

 

Элен Ришар-Фавр                   

 

   

 
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/04/24/lettre-ouverte...

24/04/2015

Lettre ouverte à la Présidente Simonetta SOMMARUGA


Madame la Présidente,

 

Il a été décidé par le Conseil Fédéral de ne pas assister à la cérémonie organisée à Moscou le 9 mai 2015 en commémoration de la victoire des troupes soviétiques sur l'Allemagne nazie.

Pour justifier cette absence, le Conseil fédéral explique qu'il s’en tient ainsi à sa pratique traditionnelle qui consiste à participer avec retenue aux commémorations d’événements historiques internationaux.

Le 27 janvier dernier, on vous a vue à Auschwitz aux côtés de nombreux chefs de gouvernements dont le président ukrainien Petro Poroshenko auquel vous avez longuement serré la main.

La présence d'un Conseiller Fédéral aux commémorations d'événement historiques internationaux semble répondre à des critères bien précis dont les raisons échappent toutefois à la raison de bien de nos compatriotes.

La neutralité de la Suisse à laquelle le Tsar Alexandre Ier a tant oeuvré n'en ressort ni grandie ni honorée.

Avec respect et considération,

                                                                                                       Hélène Richard-Favre


Lettre parue en page 13 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 30 avril 2015 et adaptée aux critères de la rubrique "Courrier" qui ne publie pas de Lettre ouverte.

23/04/2015

L'apothéose française

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Inutile de lire Le Suicide français d'Eric Zemmour pour prendre la mesure de la situation actuelle de la France.

A force de remettre en cause les fondements constitutifs de son histoire et de sa culture, sa classe dirigeante a, bien sûr, toujours de quoi argumenter pour justifier ses choix.

Ainsi trouve-t-on sans doute stimulant pour les générations à venir de les épargner de l'enseignement du latin et du grec.

Il est vrai que promouvoir l'art de l'improvisation de Jamel Debbouze comme y songe Manuel Valls, contribuera certainement mieux au rayonnement culturel de la France.

Les réactions ne manquent pas, suite à cette idée du Premier Ministre français. 

A lire ici:

http://www.challenges.fr/politique/20150422.CHA5180/quand...

Et là: 

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/04/22/31003-20150...



 

05/02/2015

Aux Martyrs d'Odessa

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En Italie, le Maire de Ceriano Laghetto, commune de Lombardie, a décidé de dédier une Place de la ville aux Martyrs d'Odessa.

Dante Cattaneo, le Maire, veut ainsi rendre hommage aux dizaines de milliers de victimes des forces nazies roumaines en 1941, de même qu'à celles qui ont été massacrées dans la Maison des Syndicats, le 2 mai 2014.

Cette décision, toutefois, a fait réagir l'Ambassade d'Ukraine en Italie qui a adressé une lettre officielle à la Préfecture de Monza. Celle-ci a alors ordonné à Dante Cattoneo de renoncer à inaugurer cette Place, le 14 février prochain,comme prévu.

La polémique est vive et loin d'être achevée si l'on considère les arguments des uns et des autres.

Le fait est que le silence des médias occidentaux pour commenter la tragédie de la Maison des Syndicats du 2 mai 2014 a été plus qu'assourdissant.

On a vu, ci-après, comment la rhétorique est venue au secours de la RTS:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la...

Souvent, ici, il a été question de la couverture médiatique apportée à la guerre en Ukraine.

Voici qu'avec la décision du Maire de Ceriano Laghetto, les rédactions de nos médias auront de quoi oeuvrer si et comme elles le souhaitent.


http://www.monzatoday.it/politica/ceriano-laghetto-martir...

 

27/01/2015

Auschwitz, la mémoire souillée

 

Le président russe Vladimir Poutine a participé mardi, au musée du Judaïsme de Moscou, à une cérémonie pour le 70e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.                      Photo : AFP

 

Suite à la décision prise par le gouvernement polonais de commémorer, en ce 27 janvier 2015, la libération du camp d'Auschwitz sans inviter le Président russe, les réactions n'ont pas manqué.

Relevons, ici, celle de Jacques Sapir qui énonce, sur son blog, en quoi consiste le mensonge ou l'impudeur à prétendre que le camp aurait été libéré par le 1er front d'Ukraine.

Contrairement à ce que soutient Radoslaw Sikorski, Ministre polonais des Affaires Etrangères, si Auschwitz fut bel et bien libéré par des hommes de la 332ème Division d’Infanterie de l’Armée Rouge, appartenant au « 1er Front d’Ukraine », Jacques Sapir explique ce que recouvre cette appellation de 1er Front d'Ukraine.

 Il faut savoir que dans l’organisation adoptée par l’Armée Rouge, un « Front » désigne un groupe d’armées chargé d’opérer sur une « direction stratégique ».

Le 1er Front d’Ukraine était le nom du groupe d’armées qui avait combattu en Ukraine et qui, de là, remontait vers la Pologne. Ce n’était nullement une désignation « ethnique ».

Cela, tout historien le sait, précise encore Jacques Sapir.

Certes, mais face aux enjeux géopolitiques qui ravagent l'est de l'Ukraine, l'Histoire fait bien pâle figure.

Qui a encore envie de s'y intéresser sinon pour prédire ceci ou cela et jouer aux apprentis sorciers?

Voici la mémoire humaine une fois encore souillée, en avait-on vraiment besoin?

http://russeurope.hypotheses.org/3352
 
Sujet publié en page 14 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 29 janvier 2015
 

19/01/2015

Paris-Donbass

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                                   Intenses combats près de l'aéroport de Donetsk ou ce qu'il en reste


Les attentats survenus à Paris les 7 et 9 janvier derniers ont choqué.

La France s'est alors élevée pour défendre une valeur qui lui est chère "la liberté d'expression".

On a vu les rues de Paris noires de monde, on a chanté La Marseillaise comme jamais.

En Ukraine, lorsque les habitants du Donbass se sont soulevés pour défendre leurs valeurs, leur terre, leur Histoire, combien sont-ils, en France et ailleurs de par le monde, qui ont saisi le sens de leur mobilisation?

Quelques rares manifestations de soutien ont eu lieu tandis que dans nombre de médias occidentaux, on a persisté à traiter de "rebelle" et de "séparatiste", une population qui n'a eu à coeur que de défendre son "droit d'expression".

Dans l'est de l'Ukraine, les russophones sont privés de leur langue maternelle. L'ukrainien a été imposé à tous.

Et au-delà de l'idiome, c'est la vie de cinq mille citoyens qui a été rayée de la carte. 

Comment ne pas réagir? 

Pour qui a suivi ce blog, c'est plus de cent vint sujets que j'ai consacrés à la situation en Ukraine depuis un peu plus d'un an.

C'est ce que j'explique dans cet interview qui m'a été demandée par le journaliste Arkadij Beinenson.

Publiée en russe, elle a été traduite du français par Roman Astvatsatourov.

http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html 

06/01/2015

Soumission, le roman et l'Histoire

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Ce 6 janvier, dans le cadre du 20 heures de France 2, Michel Houellebecq a répondu aux questions que lui a posées David Pujadas.*

Soumission, tel est le titre du dernier roman de l'écrivain français le plus traduit et le plus lu dans le monde selon les termes mêmes du présentateur vedette du Journal Télévisé de la chaîne publique française.

Pour rappel, Soumission évoque la victoire d'un chef de parti musulman à l'élection présidentielle française de 2022.

Au sujet de l'impact ou non qu'aurait son livre à paraître ce 7 janvier et dont on dit qu'il crée déjà la polémique, Michel Houellebecq relativise.

Soit par modestie, soit par méconnaissance de l'influence réelle que peut avoir un roman, il prétend que jamais aucun d'eux n'a changé la cours de l'Histoire.

Or c'est depuis sa prison, la forteresse Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg, en 1862, que Tchernychevski a créé Rakhmetov, personnage de son roman Que faire.

Et c'est ce personnage qui a été l'initiateur de l'action de Lénine qui a, d'ailleurs, repris le titre du roman de Tchernychevski pour l'un de ses traités politiques paru en 1902.

 

http://www.francetvinfo.fr/culture/houellebecq/direct-reg...

 

19/12/2014

"La Suisse par les Russes"... et par la Suisse

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Il n'est pas inintéressant de lire différents compte-rendus de l'exposition qui vient de s'ouvrir au Château de Penthes, La Suisse par les Russes, regards artistiques et historiques, 1814-2014.*

Le rappel du rôle déterminant joué par le Tsar Alexandre Ier pour garantir à la Suisse sa souveraineté est le plus souvent relevé par les journalistes, bien s'en faut.

La précision selon laquelle l'exposition a été entièrement prise en charge par la Russie, est elle aussi mentionnée dans la plupart des articles publiés dans les grands quotidiens genevois, Le Temps, La Tribune de Genève et Le Courrier.

Le fait que la Confédération Helvétique n'ait apporté aucun soutien quelconque à cet événement doit sans doute avoir des raisons que la raison ne connaît pas.

Cependant, les conclusions -citées ci-dessous- des articles de nos trois grands quotidiens, donnent quelques pistes sur la perception bien peu neutre de cette non entrée en matière de la Suisse dans le cadre d'une manifestation culturelle qui, pourtant, la met à l'honneur.

L’exposition (...) ne prend guère le risque de l’histoire récente. Célébrer des relations diplomatiques incite sans doute à l’être soi-même.  (Le Temps)

Une opération qui redore l’image de ce pays, malmenée par l’actualité internationale.

(La Tribune de Genève)

Le parcours se conclut sur les exilés de l’après-Révolution (...). Pour les exilés de Vladimir Poutine, par contre, il faudra attendre le ­tricentenaire.

(Le Courrier)

http://www.penthes.ch/portfolio/la-suisse-par-les-russes-...


06/12/2014

Appel à la diplomatie

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Face à une salle plus que comble d'Uni-Dufour à Genève, Korine Amacher a évoqué, ce jeudi 4 décembre dernier, les liens entre Ukraine et Russie sur un plan historique, elle a bien tenu à le préciser dans son introduction.

L'éclairage brillant que la conférencière a apporté à plus de dix siècles de relations complexes entre ces deux pays, a permis d'en mesurer la profondeur.

S'il est certes utile d'en avoir connaissance et conscience, s'y limiter, toutefois, reste insuffisant pour saisir ce qui se déroule en ce moment en Ukraine.

Car même si l'héritage historique demeure présent en toile de fond, son instrumentalisation n'en est pas moins présente elle aussi.

Dans ce sens, l'influence manifeste des Etats-Unis et de son acolyte d'Union Européenne n'est plus à démontrer.

Par la mise en avant de valeurs démocratiques, c'est bien l'enjeu énergétique qui les préoccupe avant tout.

Exploiter des divisions intérieures pour exploiter la terre qui en est le théâtre, c'est cautionner une guerre qui ravage les mémoires et charge d'autant l'Histoire.

Puisse la diplomatie venir au chevet d'une Ukraine dévastée par la violence, l'exil et la mort.

Sujet publié en page 11 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 9 décembre 2014 sous le titre "Puisse la diplomatie..."


04/12/2014

Guerre ou Paix

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On lit, ici et là, des pronostics sinon des analyses relatives à la situation en Ukraine et aux tensions qu'elles génère entre l'Occident et la Russie.

A observer certains chantres en tous genres se lancer dans des prédictions qui ne reposent le plus souvent que sur des évaluations sans autre fondement que quelque approximation ou référence à L'Histoire, il semblerait judicieux de ne pas se substituer à qui décide de l'opportunité d'interventions militaires ou non.

Ainsi, ce besoin de peindre le diable sur la muraille et d'annoncer une 3e guerre mondiale n'a pour effet que de créer un climat anxiogène et de bloquer tout autre approche réflexive et constructive.

La situation actuelle en Ukraine est extrêmement préoccupante mais elle l'est de longue date!

Avoir considéré les événements qui se sont déroulés l'hiver dernier sur le Maïdan de Kiev comme force de renouveau sinon de libération aurait dû susciter l'inquiétude plutôt que la liesse relayée par tant de médias.

Mais non,  l'Occident s'est réjoui. A l'unisson ou presque, il a salué l'avènement futur de la démocratie. Le résultat est éloquent...

Plus de 4.000 morts et près d'un million de réfugiés sans compter les blessés et autres victimes d'une guerre livrée au sein d'un pays désormais déchiré et exsangue.

L'Occident a beau jeu de charger la Russie. Qui a-t-elle attaqué?


http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un...

 
 

11/11/2014

De l'intérêt général

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Dans la lutte acharnée qui se livre en ce moment au sein de la classe politique française, découvrir le mensonge à l'oeuvre n'est pas en soi une grande nouveauté.

Pas davantage, la trahison qui parsème nombre de parcours de personnalités de tous bords.

Ce qui n'empêche pas de s'interroger sur la cohérence des déclarations tenues par les uns et les autres.

Quand les journalistes du quotidien "Le Monde" déclarent qu'un dictaphone était posé sur la table en toute connaissance de cause de Monsieur Jouyet et avec son accord, entendre celui-ci déclarer ne pas avoir su être enregistré ajoute le mensonge au mensonge.

N'a-t-il pas, en effet, d'abord nié avoir tenu les propos qu'on lui a prêtés sur François Fillon pour ensuite se rétracter alors qu'il aurait, soudain, appris avoir été enregistré?

Quant à savoir à qui profitera cette guérilla politico-politicienne, on voit déjà les pronostiqueurs ouvrir les scores.

Si la force politique se réduit à un jeu de fléchettes et de paris, on mesure où se trouve cet intérêt général tant clamé et rappelé par les édiles et autres chefs de file de partis.

Et ce n'est pas l'analyse ci-dessous qui va redorer les contours de l'univers policito-médiatique:

http://www.lepoint.fr/politique/affaire-jouyet-fillon-l-afp-revele-les-enregistrements-du-monde-10-11-2014-1880071_20.php

08/11/2014

9 novembre 1989-9 novembre 2014

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Dans le cadre des célébrations qui entourent la chute du mur de Berlin, il y a vint-cinq ans, comment ne pas se rappeler l'événement majeur que ce 9 novembre 1989 a représenté?

Que chacune et chacun ait vécu ce moment historique à sa manière, rien de plus normal.

Que les conséquences géopolitiques que cette chute a entraînées créent des divergences de points de vue, rien de plus normal encore.

Preuve en est l'organisation de ce colloque intitulé:

25 ans après la chute du mur de Berlin-nouvelles crises, nouveaux doutes, nouveaux murs.

Mikhaïl Gorbachev a été invité à y prendre part et a exprimé son intention d'y rencontrer Angela Merkel.

Cela dit, l'ancien et dernier président de l'ex-URSS ne demeure pas moins déterminé à soutenir l'actuel président de la Fédération de Russie.

S'en étonnera qui veut.

Mais il n'y a rien de surprenant à une telle prise de position sinon pour un certain Occident pétri de ses seuls et propres critères d'analyse.

Que cette Russie sans cesse présentée par nombre de férus commentateurs comme celle de Poutine s'avère soudain aussêtre celle de Gorbachev est à inscrire dans les mémoires.

L'état du  monde actuel et les tensions multiples qui le fragilisent le valent bien.

http://www.rts.ch/info/monde/6282112-gorbatchev-veut-defe...

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/06/97001-201411...

Sujet publié en page 23 de l'édition papier de "La Tribune de Genève" du 17 novembre 2014 

Sujet également publié en page 13 par "Le Temps" du 13 novembre 2014 sous le titre "Vingt-cinq ans après"

06/11/2014

De l'impérialisme

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Aujourd'hui, on le sait, il est russe.

Pour qui ne l'a pas encore compris, les preuves sont là, irréfutables, chaque jour qui passe ou presque nous les rappelle par le biais de relais divers.

Volontés hégémoniques, agissements contrevenant aux droits en tous genresautant de comportements parfaitement étrangers, bien sûr, aux bonnes manières et aux principes de nos démocraties.

Soit.

Il est certain que les regards critiques ne manquent pas pour nuancer ou refuser de telles visions réductrices et heureusement!

Mais leur écho reste limité quand il n'est pas rejeté.

Force est de le constater, toute prise de position susceptible d'enrayer la mécanique d'information dominant l'Occident, court le risque d'être confinée au secret sinon aux oubliettes.

L'Histoire l'a souvent démontré, le document ci-dessous le confirme:


https://www.youtube.com/watch?v=obqimqPUqZs



12/10/2014

Bruxelles, le 2 octobre 2014

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Quand un représentant de la droite souverainiste polonaise s'en prend à un représentant de la droite souverainiste française, on découvre combien les valeurs dites partagées s'offrent soudain opportunes à rappeler.

Dans un contexte international tendu, la lettre ouverte adressée par Marek Jurek à Philippe de Villiers n'a d'autre intérêt que la démarche.

Car c'est l'usage fait par le député polonais de références communes qui apparaît avant tout.

Ainsi est-ce un rapport de force que tient à instaurer le député polonais et non un rappel de valeurs.

Au nom du rassemblement prôné, c'est l'affirmation d'un pouvoir qui s'affiche.

On sait l'amour que voue la Pologne à la Russie, on comprend le rappel à l'ordre lancé à Philippe de Villiers par Marek Jurek.

Les commentaires qui suivent la publication de cette lettre ouverte sur le site des Nouvelles de France sont à lire, eux aussi:

http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/11-10-2014/ukraine-le...

 

21/09/2014

Payerne, la Suisse et la Russie

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Payerne, ce 20 septembre, a rendu hommage à l'un de ses plus célèbres natifs, le Général Antoine de Jomini.

Ce théoricien de la stratégie militaire a d'abord fait partie de l'état-major de Napoléon avant de rejoindre celui du tsar Alexandre Ier et de jeter les fondements de l'Académie militaire de Saint-Pétersbourg.

C'est dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques entre la Suisse et la Russie que Payerne a ainsi honoré la mémoire de ce citoyen dont le parcours peu banal unit les deux pays.

Une place a ainsi été inaugurée au nom d'Antoine de Jomini où a également été déposée sa statue.

L'événement a eu lieu en présence d'autorités politiques, diplomatiques, militaires et ecclésiastiques.

En ces temps où des pressions de toutes sortes s'exercent à l'encontre de qui ose encore ne pas diaboliser la Russie, honneur soit rendu ici à la municipalité de Payerne et à sa Syndique qui ont su ne pas brader l'Histoire qui unit la Suisse à la Russie.

 

00:06 Publié dans Culture, Destins, France, Histoire, Politique, Pouvoirs, Russie, Suisse | Tags : payerne, jomini, suisse, russie | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

20/08/2014

Si le Tsar...

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Dans la légende du "Grand Inquisiteur" -célèbre chapitre du non moins célèbre roman de Dostoievski, "Les frères Karamazov" - Ivan Karamazov lit à son frère Aliocha un poème qu'il a imaginé.

Celui-ci met en scène le retour du Christ sur Terre au plus fort du temps de l’Inquisition en Espagne.

A l’instar d’Ivan Karamazov, aucun personnage d'aucun roman ne semble avoir imaginé le Tsar Alexandre Ier revenir deux siècles après avoir signé, à Vienne, le traité par lequel il s’est porté garant de la souveraineté de la Suisse.

Dans la légende du "Grand Inquisiteur", l’apparition du Christ est décrite par Ivan Karamazov comme douce et discrète mais précise-t-il "chose étrange, tous le reconnaissent".

Certes et de manière diverse car ce retour n’est pas du goût de chacun et encore moins de celui de l’Inquisiteur, cela se conçoit. 

Aussi bien la réapparition en Suisse du Tsar Alexandre Ier susciterait-elle la controverse quant à l’accueil à lui réserver.

Entre respect,indifférence ou mépris du statut qu’il a accordé à la Suisse, celle-ci lui renverrait-elle l’image d’un pays dont les intérêts ont su -sinon dû- s’accommoder de ceux d’un entourage pressant.

La Suisse résiste à sa manière au courant russophobe qui traverse l’Occident mais non sans mal, il faut le dire.

Pour preuve, les dernières marques d'estime que la Suisse a portées envers la Russie par l'annulation de rencontres prévues dans le cadre du bicentenaire de leurs relations diplomatiques.

Ivan Karamazov n'a, pour l'heure, inspiré aucun personnage romanesque susceptible de rappeler sur Terre Alexandre Ier.

Bien lui en prenne et qu'hommage soit rendu, ici, à ce Tsar qui a pris en considération la Suisse et a su lui donner sa place en Europe.

 


19/03/2014

Didier Burkhalter, à vous!


Cette année 2014 marque les 200 ans de relations diplomatiques entre la Suisse et la Russie, j'ai déjà évoqué cet anniversaire ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/09/il-faut-poursu...

A cet égard et compte tenu des tensions qui animent et enveniment les relations entre la Russie et l'Occident, bien des regards se tournent vers Didier Burkhalter.

Président de la Confédération Helvétique pour cette année, tandis que la Suisse préside l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), un très beau rôle attend le Conseiller Fédéral.

En sa qualité de Chef du Département fédéral des Affaires Etrangères et en tant que Président d'un pays nommé à la tête de l'OSCE, Didier Burkhalter se situe face à un enjeu majeur.

Nul doute qu'il sait évaluer le défi face auquel il se trouve.

Ne reste, dès lors, qu'à souhaiter voir honoré par son action, tout citoyen suisse ou du monde, concerné par la crise en Ukraine.

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15/03/2014

Crimée sans châtiment

 

A la veille du référendum qui se tiendra dimanche 16 mars en Crimée, les avis et autres appréciations de la situation vont bon train.

Il est normal de s'interroger, de tenter de comprendre sinon de trouver à expliquer ou à analyser une situation complexe.

Force est de constater que certains politiciens ou autres chroniqueurs et journalistes occidentaux se lancent sans hésiter dans moult considérations de tous ordres pour s'ériger en censeurs et en juges.

Sans jamais remettre en perspective ni en cause leur approche de la crise ukrainienne, ils énoncent leurs propos à tout va et livrent leurs points de vue.

Certes, la liberté d'expression est un principe respectable et c'est en son nom que l'affrontement des idées s'opère.

Cependant, lorsqu'une idéologie qui n'a plus besoin de se définir tant elle semble dire qu'elle est là pour le bien, la raison et le droit, ne cesse de s'auto-proclamer seule garante de valeurs universelles, la perplexité doit être de mise.

Car non, la Russie n'a pas tout faux.

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12/03/2014

Crimée, mémoires et passions

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Ukraine, le retour de la guerre froide?

C'est ainsi qu'a été intitulée l'émission de la RTS du 4 mars dernier, Infrarouge, pour évoquer la crise ukrainienne.

A Moscou, lors d'une table ronde télévisée consacrée à la Crimée*, plutôt que d'aborder le sujet sur un plan purement politique sinon polémique, nous avons tenté de comprendre en quoi et pourquoi la situation en Crimée mobilisait tant de passions.

Certes, les relations entre les peuples et leurs diverses origines n'y sont pas pour rien mais ce qui lie la France -sinon l'Occident- à la Crimée?

Bien des aspects de leurs relations subsistent, plus discrets mais non moins réels pour autant.

Ils se rappellent au gré d'oeuvres littéraires, de lieux ou de monuments et illustrent en quoi les mémoires demeurent sensibles et impliquées.

 

http://french.ruvr.ru/2014_03_11/France-Crimee-une-histoi...

 
http://www.infrarouge.ch/ir/2075-ukraine-retour-guerre-fr...


04/03/2014

Ukraine, Histoire et histoires


A lire tout ce qui s'écrit et se propose comme analyses ou autres solutions à envisager pour apaiser les tensions en Ukraine, force est de constater que la situation mobilise sensibilités et consciences de tous bords.

Tables rondes, débats et conférences s'organisent pour tenter de trouver du sens sinon de donner un sens aux événements qui secouent l'Ukraine.

Convoquer l'Histoire pour expliquer les liens complexes qui unissent ou divisent Russie et Ukraine, certes mais occulter le rôle de l'ensemble des forces actuelles en présence, non.

Les références au passé ont bon dos pour contribuer à faire l'impasse sur les enjeux géostratégiques qui mettent aux prises les grandes puissances.

A observer ce qui s'énonce dans les medias occidentaux, le rôle des Etats-Unis et de l’Union Européenne paraît bien moins souvent mis en cause que celui de la Russie.

Aussi est-il aisé de renvoyer sans cesse à l'Histoire pour y trouver même de quoi établir des parallèles entre certains dirigeants du passé russe avec ceux d'aujourd'hui.

Instrumentaliser l'Histoire est si aisé pour cet Occident incapable d’avouer son implication et sa responsabilité dans la crise ukrainienne actuelle.

Mais la Russie en a vu d’autres!

Et les gesticulations de Bruxelles, de Washington ou d’ailleurs sauront trouver, elles aussi, leur place dans l’Histoire.

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26/02/2014

Ukraine, il est urgent de comprendre

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http://www.marianne.net/Ceux-qui-voient-l-Ukraine-avec-les-lunettes-de-la-guerre-froide_a235802.html


A vous, lecteurs, si seulement vous aviez 90 minutes à disposition pour suivre l'émission dont j'indique le lien au bas de ce sujet!

Au-delà des points de vue qui s'y échangent, c'est un appel qui surgit. Un appel qui concerne l'Ukraine.

Qu'en faire?

L'entendre pour devenir plus critique face à ce qui se répand dans bien des medias occidentaux.

Les invités de l'émission sont d'horizons divers.

Certains tiennent des postures, d'autres les contestent, rien de plus normal.

Mais chacune et chacun apporte un éclairage sur une situation dont les enjeux sont aussi complexes que conflictuels.

Les positions des unes ou des uns laissent toutefois assez vite apparaître la crédibilité de leurs fondements.

A voir ici: 

http://www.france2.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais/diffusions/21-02-2014_214315

 

 

21:13 Publié dans Histoire, Information, Medias, Politique, Pouvoirs, Religions | Tags : ukraine, russie, "c'est dans l'air", taddei | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

18/02/2014

La France et ses langues, rêve ou cauchemar?


Le 28 janvier 2014, l'Assemblée nationale française a adopté la proposition de loi constitutionnelle autorisant la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

A lire les diverses prises de position émises à cet égard, force est de constater combien cette décision divise déjà l'opinion française! 

Rien de plus normal face à l’ambiguïté de la formulation de cette Charte.

Mettre sur le même plan des langues régionales et des langues minoritaires est un non-sens sinon un piège comme certains voudraient le voir.

Une langue dite régionale n'a en effet rien de commun avec une langue dite minoritaire.

Le statut de la première n'est pas celui de la seconde quand bien même connaîtrait-on celui-ci.

Ainsi serait-on bien inspiré de s’interroger sur le sens et les raisons de cette reconnaissance accordée.

De même, serait-il bienvenu de connaître les critères selon lesquels sera définie une langue minoritaire.

Et d'ailleurs, qui les fixera, ces critères et en fonction de quels paramètres?

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http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/les-dangers-de-la-charte-des-147438

 

http://www.ndf.fr/poing-de-vue/18-02-2014/une-charte-euro...

15/02/2014

Démocratie, mon amour

 

Tandis qu'une Suisse ne compte plus les moutons pour s'endormir sur sa victoire du 9 février dernier, l'autre peine à se réveiller.

En réalité, la Suisse qui a voté "oui" à la limitation de l'immigration de masse, a tenu à défendre le principe d'indépendance qui fonde la Confédération helvétique.

Ce principe reste d'actualité face à l'Europe dont les dirigeants se comportent tels des souverains peu enclins à ce qu'on leur résiste.

Que la Suisse qui a voté "oui" le 9 février 2014 ait tenu à réactualiser son statut de pays indépendant, se conçoit.

Que l'Europe tance et menace un pays souverain, en dit long sur sa conception de la démocratie.


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13/12/2013

De la Russie et de sa perception en Occident

 

C'est dans une des salles de la Bibliothèque Majakovskaja de Saint Pétersbourg, en présence du Consul Général de Suisse, que j'ai été invitée à parler de la perception de la Russie en Occident et plus particulièrement au travers de ses medias.

http://www.pl.spb.ru/mero/1113/elen/

En aucun cas, il n'a été question de généraliser une approche qui ne saurait se résumer à ce qu'on lit, entend ou voit dans le monde médiatique occidental.

Force est toutefois de constater combien certains journalistes se plaisent à décrire la Russie de manière caricaturale sinon hostile.

Réduire un pays de 143 millions d'habitants qui s'étale sur 9 fuseaux horaires à quelques clichés et autres projections, n'illustre bien souvent qu'une approche sommaire sinon orientée.

Comment comprendre ce sentiment de russophobie, on en a discuté à Moscou aussi lors de cette table ronde télévisée à laquelle j'avais été invitée en septembre dernier:

http://french.ruvr.ru/2013_09_19/D-ou-vient-la-russophobi...

 

12:13 Publié dans Histoire, Information, Medias, Politique, société | Tags : russie, russophobie, medias, occident | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

10/12/2013

"Je le jure"

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C'est face à la Bible, cet après-midi, que le nouveau Conseil d'Etat genevois prêtera serment.

Si les uns et les autres des Conseillers d'Etat récemment élus apprécient diversement cette tradition, il est intéressant de relever comment tous s'en accommodent.

On le sait, Paris a valu à Henri IV d'abjurer le protestantisme et de se convertir au catholicisme. 

Pour ce qui concerne Genève, Madame Emery-Torracinta reconnaît que la tradition qui veut qu'on prête serment sur la Bible puisse surprendre mais qu'il y a d'autres choses plus importantes pour lesquelles se battre.*

Difficile de donner du sens à ce propos.

On en retient toutefois la hiérarchie de valeurs établie par la socialiste qui relègue peut-être au détail de l'histoire une tradition à laquelle elle se prête. 

Antonio Hodgers, pour sa part, avait été de ceux qui, en 2001, avaient déposé un texte visant à modifier la prestation de serment afin qu'elle soit prêtée sur la Constitution genevoise et en aucun cas sur la profession de foi d'une religion.

Ce jour, le vert prêtera serment sur la Bible et n'y voit aucun problème même si la tradition est incohérente.

Comprenne qui pourra.

Quant à Mauro Poggia qui évoque la laïcité de l'Etat, il semblerait que prêter serment sur la Bible ne soit pas incompatible avec sa foi musulmane.

L'Etat vaut qui et quoi pour être gouverné à géométrie aussi variable de valeurs et de professions de foi?   

 
http://www.cath.ch/detail/le-nouveau-conseil-detat-genevo...

 

 

 

05/09/2013

Monsieur Hollande, quelle normalité!


Un Président qui confond Japonais et Chinois*, un Président qui ne sait pas que la Macédonie* n'existe pas, un Président qui se croit le 3 septembre à Oradour-sur-Glane*, ce président-ci se déclare prêt à la guerre.

Mais où entraînera-t-il la France? Et qui peut encore lui faire confiance?

D'erreurs en fausses preuves et en désinformations, c'est ainsi qu'il se propose de convaincre?

Monsieur Hollande et ses lacunes géographiques, Monsieur Hollande et ses inventions toponymiques, Monsieur Hollande et ses datations erronées, est-ce là sa normalité?

 

http://www.francetvinfo.fr/france/video-hollande-confond-...

http://www.dailymotion.com/video/x12fd3m_lapsus-hollande-...

http://lelab.europe1.fr/t/la-petite-erreur-de-francois-ho...



00:37 Publié dans Avaries, Histoire, Politique, Politique française, Pouvoirs | Tags : hollande, oradour, syrie, guerre | Lien permanent | Commentaires (16) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

05/08/2013

La France de la haine et de la culture

 

Aperçu de la France contemporaine.

Monument bafoué, langue massacrée, la France s'affiche et le monde contemple sa manière de cultiver son patrimoine. 

 

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Pour le reste, les attaques qui ont visé le journaliste Frédéric Haziza, ont été contrées par toute sortes de personnalités politiques et c'est bien ainsi.

Dommage que la Ministre de la Culture se soit tristement illustrée par un premier tweet, suivi d'un deuxième pour arriver enfin à la version définitive et officielle.

On dira que c'est l'intention qui compte, oui, bien sûr et que son soutien apporté à Frédéric Haziza doit être considéré avant tout.

Cependant, de la part d'une Ministre de la Culture, on aurait osé espérer meilleure défense et illustration de la langue française. Son message en aurait été d'autant mieux reçu et se serait ainsi épargné les réactions qui l'ont suivi.

Le respect des citoyens passe aussi par le respect de leur langue.

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Un peu plus tard, face aux réactions du réseau, le tweet est rectifité: 

https://twitter.com/aurelifil/status/364034443767328768