Humanité - Page 3

  • Réflexions en marge

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    Tant est dit et continue de s’énoncer sur le mouvement des gilets jaunes qu’il est inutile d’en rajouter ici.

    Par contre, observer comment les positions des analystes, experts ou pas, tentent de suivre sinon de coller aux agissements des manifestants est intéressant.

    A côté des grands mots s’ils en sont, parmi lesquels le poujadisme figurait en bonne place, les postures, voire les prédictions n’ont pas manqué.

    On a également vu, ici, comment autant d’écrivains et d’intellectuels qui avaient exposé le malaise ont été pris en compte. C’est que tout cela, sans doute, n’a dû être considéré que comme de la littérature.

    Autrement dit, circulez, il n’y a rien à voir. 

    A vrai dire, tel est le sort qui attend en général celles et ceux qui tentent de faire entendre un autre son de cloche que celui qui doit carillonner tous azimuts.

    Parce qu’un pouvoir en place tient à se maintenir.

    Et qu’à cette fin, tous les moyens sont bons. Le mensonge, l’abus en sont. Jusqu’à ce qu’ils soient découverts. Ce qui n’aura pas empêché leur puissance d’action.

    On l’a vu pour l’Irak, cet article le rappelle fort bien d’ailleurs. Pour quelle leçon à en tirer?

    Aucune.

     

     

  • Gilets de quelle couleur?

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                                                                                                             capture d’écran RTS

    En voici une, de réalité connue.

    Celle de la pollution causée par les cargos et leur transport de fret. Je vous invite à découvrir ce document pour comprendre ce qu’il en est.

    Destiné à l’enseignement, il accompagne la diffusion en milieu scolaire d’un film dont la version originale est en anglais. De 83’, nous apprend-on, elle a été ramenée à 60’ en français. 

    Mais comme, nous dit-on encore, le film serait dit « d’investigation », il prendrait parti et ne serait, de fait, pas « neutre ». Soit et c’est aussi bien de l’augmenter de références diverses.

    Ce qui n’empêche pas de constater le coût global d’autant de pratiques alors que l’on se polarise sur certaines au détriment de celles qui ravagent espèces et milieux divers. 

    Pour le reste, je vous laisse méditer ce passage...

    En raison de la fonte des calottes polaires au nord de la Sibérie et du Canada, il sera possible, ces prochaines années, de raccourcir d’un tiers la durée du temps de transport.

    Conclusion:

    Le transport maritime de conteneurs tirera directement profit des changements climatiques qu’il entraîne.

  • En marche...

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                                                                                                 Capture d’écran Telerama

    Ajouté au précédent déjà cité en commentaire sous ce sujet de blog, l’article indiqué ci-dessous en bleu, en dit long sur l’écoute prêtée aux écrivains ou autres essayistes en tous genres. 

    De longue date, nombre d’entre elles et eux avaient exposé ce qui frappe autant de leurs concitoyennes et de leurs concitoyens.

    Et qui y a prêté attention?

    Autant dire à peu près personne de celles et de ceux qui auraient eu les moyens d’alerter sinon d’agir.

    Avancer, voir l’avenir en marche à l’intérieur ou en dehors du parti qui s’est appelé ainsi, telle semble être la devise du moment.

    C’est faire si peu cas de qui peine!

    C’est passer à la trappe toute personne en difficulté alors même que l’on clame urbi et orbi le rappel aux droits humains.

    A croire qu’ils sont valables ailleurs mais surtout pas chez soi, là, tout à côté! 

    Mais quoi, la souffrance, l’humiliation et le mépris devraient donc être le lot d’autant d’oublié(e)s de nos élu(e)s et autres élites?

     

  • Essayez une seconde...

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    Essayez une seconde de vous mettre à la place des proches de victimes d’attentats terroristes.

    Essayez une seconde d’imaginer que vous vous rendiez quelque part et que votre destin bascule au point, soit de perdre la vie d’un coup, soit d’être condamné au handicap à jamais.

    En tant que survivant à la perte brutale d’un être cher, en tant que blessé, n’auriez-vous donc pas envie de savoir comment ou pourquoi vous aurez eu à subir pareil sort?

    Or lorsque, sur le plateau d’une chaîne de télévision française bien connue, un homme, criminologue de son état, s’exprime de manière plutôt claire et logique sur ce qui a frappé Strasbourg en son coeur, on reste perplexe.

    Pas à propos de ce qu’il dit, non. Bien plutôt sur ce que ses dires soulèvent d’interrogations.

    Mais peut-être nous conseillera-t-on d’oublier? D’estimer que tout a été fait au mieux et que, ma foi, on ne peut garantir de sécurité absolue?

    Quoi qu’il en soit, je vous propose de visionner cette séquence de Cnews et d’y réfléchir.

     

  • Quand, soudain, Kremlin et Pussy Riot...

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    A force de relayer leur amour de la Russie, les rédactions de grands médias français nous réservent quelques petites merveilles.

    Rendre compte de soupçons émis à l’encontre du Kremlin quant au rôle qu’il jouerait dans le cadre du mouvement des gilets jaunes et, en même temps, informer du fait qu’une Pussy Riot était allée à leur rencontre?

    Les responsables d’autant de médias réalisent-ils qu’à s’obstiner ainsi à persuader leur public de l’omniprésence de Vladimir Poutine, ils en arrivent à l’associer à celles qui n’ont de cesse de dénoncer son pouvoir?

    Certes, le démenti officiel du Kremlin a, lui aussi, été publié

    Mais bon, comme le danger a été déterminé russe et que la contradiction ne les avait pas même alertés, que nos chevaliers blancs poursuivent sur cette lancée!

    Après tout, que risquent-ils, le ridicule n’a jamais tué personne...

    Les fichés S, oui.

     

  • Strasbourg, la France saigne

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                                                                            photo, @H.R.-Favre

    La France saigne.

    Strasbourg et son célèbre marché de Noël ont connu ce qui manquait encore au tableau, la terreur.

    Dans un pays déjà mis à mal, la violence s’ajoute à la violence.

    Très en pensée avec les Alsaciens, les Strasbourgeois, les proches et les familles des victimes.

     

     

  • France, regards de la presse et autres considérations générales

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    On le constate, l’intervention du Président français, hier, n’a convaincu que (très?) peu de monde. Pourtant, la tâche qu’il avait à remplir n’était pas des moindres.

    Certes, il est habile, Emmanuel Macron. Mais devenu si impopulaire que ce qu’il a proposé n’est pas passé comme il l’aurait sans doute souhaité.

    Plutôt que de dire, ici, ce qu’il faudrait et ne faudrait pas, grand nombre de personnes, expertes ou pas, s’y ingéniant déjà, observer cette France se démener et tenter d’y voir un peu clair serait déjà pas mal.

    Cependant voilà, on en est à se demander ce qui va arriver samedi 15 décembre prochain.

    Parce que les gilets jaunes et celles et ceux qui s’y greffent pour toutes sortes de raisons qui les concernent, ne sont pas près d’en rester là où ils en sont arrivés ou pas.

    Ils veulent beaucoup. Et le pouvoir en place, lui, ne veut pas renoncer à s’exercer. 

    Situation d’affrontement garantie, d’aucuns en sont encore à dire que la France devrait, ne devrait pas, etc.etc.

    La France est aux prises avec un mouvement duquel tout laisse à penser qu’il a déjà atteint son point de quasi non retour.

     

  • France, la police fait part de son malaise

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    Voici un article qui confirme à quel point les dénommées forces de l’ordre sont elles-mêmes lasses sinon bien plus encore, de vivre ce qui leur est imposé.

    Déclarer exercer un pouvoir vertical et se détourner à ce point de ce que connaissent chaque jour autant de représentants dudit pouvoir, comment appeler cela?

    Déni de réalité? Dénoncée de longue date, entre autre ici par les policiers, la leur est piétinée.

    Tous les corps dits intermédiaires sont mis à mal, en France, en l’occurrence. Et nombreux sont ceux qui ont alerté de situations intenables. 

    Pour quel résultat?

    Se suicider serait-elle une fin de vie digne d’un pays qui se réclame de la charte des droits de l’homme, rebaptisés, « droits humains » ?

    C’est vrai que changer d’appellation change tout, cela se connaît!

  • Gilets jaunes, cette scène, quel média la diffusera? A pleurer

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    Cette scène, quel média nous la diffusera? Visionnez-la, elle vous parlera autant que de grands discours.

    Ce qu’on ne semble pas réaliser du tout c’est que lorsque pareille révolte se déclenche, elle se laisse peu à peu emporter par elle-même.

    On nous parle de « radicalisation ». Mais c’est de détermination à aller jusqu’au bout dont il s’agit. «  Parce qu’on n’a plus rien à perdre » entend-on très souvent.

    Ce genre de propos ne relève d’aucun « radicalisme ».

    Ce genre de propos s’énonce quand on est à bout. Et ces gens qui ont revêtu leur gilet jaune le sont pour le plus grand nombre d’entre eux.

    Et ce n’est pas pareille démonstration d’empathie envers un handicapé qui va contribuer à les apaiser.

     

  • Gilets jaunes, réactions

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    Sur un réseau social bien connu, j’ai relayé, pour info, les propos de Louis XX, Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

    Je vous invite à les découvrir indiqués ci-dessus en bleu, ils ont été publiés en réaction aux événements qui secouent la France en ce moment.

    Certain(e)s d’entre vous auront peut-être lu ou vu ou entendu la comparaison qui est établie entre l’actuel Président français et Louis XVI.

    Je vous suggère cette mise au point.

    Que la personne qui me l’a indiquée et qui se reconnaîtra en soit remerciée. Il importe, en effet, de ne pas trop et tout mélanger.

    Vous aurez tout loisir, ainsi, d’observer qui a affamé le peuple. Eviter les mauvais amalgames est toujours ça de pris.

     

  • Images, experts, la France

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    Le nombre d’experts auto-proclamés qui commentent le mouvement des gilets jaunes et nous expliquent ce dont la France aurait besoin augmente au fur et à mesure des événements.

    Depuis le début des manifestations qui mettent le pays à l’épreuve de réalités jamais autant médiatisées, les regards sont passés du mépris à la pseudo tentative de comprendre et à la proposition d’analyses.

    Mais que valent-elles face à pareille volonté populaire d’en découdre avec le pouvoir en place? Que celui-ci ait hérité des précédents et qu’on tente de nous raconter le pourquoi du comment n’y change à peu près rien.

    Quant aux avis venus de Suisse nous expliquant ce que la France devait avoir comme modèle politique, cela rappelle un peu comment est évoqué, aussi, ce que devrait être, au hasard, la Russie.

    Tandis que la première, tout comme la seconde ont une longue tradition royaliste et impériale que jamais la Confédération Helvétique n’a connue, précisément parce qu’elle s’est érigée en dehors de tels modèles, doit sans cesse demeurer à l’esprit.

    La France, en l’état, n’a pas encore dit son dernier mot. Qu’on ne l’invente pas! Personne ne sait lequel il sera.

    Ce qui se passe dans l’Hexagone est grave. Dès le début, cela se savait. Et rien n’est encore joué, je ne cesserai de le répéter ici.

     

  • Complotistes ici et là

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    En Russie, le mouvement des gilets jaunes, on l’a vu dans un précédent sujet de ce blog, est suspecté servir les intérêts des Etats-Unis.

    En France, voici qu’on lui trouve une relation avec la Russie.

    Ce sont des personnalités en vue qui répandent ces éclairages, aussi bien dans les médias russes que dans les médias français.

    Que la France soit déstabilisée par ce mouvement est une réalité. Que les Etats-Unis et/ou la Russie y aient intérêt, une hypothèse.

    Le mystère, le flou ou l’inconnu obligent souvent à inventer quelque explication. Cela dit, que le monde ait intérêt à voir la France en révolte ou affaiblie se discute. 

    Cependant, rien n’est encore joué.

  • Persécution d’un cinéaste russe?

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    Fidèle lectrice des publications de Pascal Gavillet, il le sait, je souhaite réagir à cet encart qui annonce son article.

    Car, je le précise, les termes qui encadrent la photo ci-dessus, ne sont pas repris dans les propos qu’il publie dans l’édition de La Tribune de Genève de ce 5 décembre. 

    Il y est question de Kirill Serebrennikov, aux prises avec la justice russe et de son film Leto (L’été), acclamé à Cannes cette année.

    Nul n’ignore que le talent n’a rien à voir avec le comportement. Les exemples sont nombreux de personnalités d’exception dans leur domaine qui, par ailleurs, ne sont pas pour autant des modèles du genre.

    Il ne s’agit donc pas, ici, d’entrer en matière sur les qualités cinématographiques reconnues à Kirill Serebrennikov et à son film.

    Non, il m’importe d’attirer l’attention sur ce qui est relaté dans cet articleKarine Bechet-Golovko, qui le signe, est une juriste française qui vit à Moscou. C’est elle, aussi, que j’ai citée lorsqu’il a été question de cet autre cinéaste en faveur duquel se mobilise l’Occident.

    Le point de vue émis par Karine lui appartient, certes. Il n’en demeure pas moins intéressant de le découvrir. 

    Car à le lire, il y a de quoi méditer sur l’usage fait de deniers publics par Kirill Serebrennikov et de matériel explosif par Oleg Sentsov.

    Si cela ne gêne pas cet Occident pourtant si sourcilleux de questions d’ordre moral, soit! 

      

  • Maïdan ... supposé

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    La France rayonne encore au plan mondial. Certes, de manière diverse selon les activités auxquelles elle se livre. Le fait est qu’elle reste une grande puissance.

    Raison pour laquelle ce qui s’y passe est observé. En l’occurrence, inutile de dire que le mouvement des gilets jaunes est commenté.

    Dans ce sens et de Russie, m’est parvenue la question de savoir si la France ne vivait pas, à son tour, un Maïdan.

    Il semble que cette interrogation résulte de ce que diffusent les médias russes.

    A cet égard, outre Le Monde, BFMTV s’en fait le relai, non sans préciser que la position du Kremlin est plus nuancée que celle de certains commentateurs du pays.

    Cette approche se conçoit en référence à celles qui estiment que l’Europe serait le continent à affaiblir pour d’autant le contrôler. 

    Allez savoir...

    Car s’il en est qui ont toujours les explications ou qui prétendent détenir la vérité, force est de constater que lorsqu’elles se contredisent, il paraît bien difficile d’y voir clair.

     

  • Du travail, pas de détresse!

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    Le refus de la précarisation, encore une fois, s’exprime à Paris. Après les manifestations des gilets jaunes, c’est un hasard bienvenu dit cet ambulancier

    C’est la détresse d’hommes et de femmes qui voient se profiler la perte de leur travail, de fait, l’impossibilité d’entretenir leur famille qui se dévoile.

    Combien, déjà, de disparu(e)s le monde de la paysannerie ne compte-t-il pas? Et combien d’employé(e)s d’entreprises condamnées, elles aussi, n’ont-elles et n’ont-ils mis fin à leurs jours?

    C’est une France qui veut travailler qu’on découvre dans la rue après qu’elle a, semble-t-il en vain, exprimé ses doléances. Et on le sait, une plainte à laquelle aucune réponse n’est apportée, ne se vit pas de la même manière.

    Si la résignation peut gagner telle ou tel, la révolte et la violence s'empareront d’autres.

    Aussi et pour le salut de toutes et de tous, c’est à une véritable prise de conscience de ce qu’endurent tant de leurs concitoyen(ne)s que les instances gouvernementales seraient bien inspirées de se livrer.

    La France le vaut!

  • Que c’est triste, Paris...

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    Une rare violence s’est emparée de la France.

    De sa capitale, en tous les cas.

    Dire la tristesse ressentie reste, à l’évidence, bien peu.

    Et cependant, ajouter des considérations à tant d’autres émises, est-ce bien raisonnable?

    Quand tout s’énonce, rien n’est plus crédible.

    Seul le mal demeure.

    Et face à lui, la désolation.

     

  • Ukraine, Russie, des enjeux et des vies en question

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    Voici un article à lire, au-delà du parti pris émis et bien connu de l’Occident qui veut que l’Ukraine soit un pays victime depuis plus de quatre ans d’une agression de la part de la Russie.

    L’article est, en effet, intéressant au regard de ce que son auteur disait de l’Ukraine il y a un peu plus de trois ans.

    C’était le 5 février 2015.

    A ce moment-là, le journaliste Marc Allgöwer travaillait pour la Radio Télévision Suisse et livrait une analyse qui vaut qu’on y revienne.

    Il y cite, en effet, François Hollande, alors Président de la République française.

    Dans les deux cas, l’Ukraine de Petro Poroshenko semble remise en place. En 2015 par la citation des paroles du Président français de l’époque, en 2018, par l’intitulé de l’article cité au début de ce sujet.

    En d’autres termes, on se demande, en définitive, ce qui est attendu par l’Occident.

    Qu’il manoeuvre en vue des prochaines élections qui se tiendront en mars 2019 rappellerait sans doute trop ce qui s’est passé en février 2014, lorsque le Président Viktor Ianouvkovitch a été, comme on a dit, destitué

    Certes, le Maïdan relayé par nos médias devait être perçu comme révolte pour une véritable démocratie... Le résultat? Une guerre, des centaines de milliers de morts, de blessé(e)s et autant d’exilé(e)s.

    Mais lequel de nos médias communiquerait le nombre de celles et de ceux qui ont choisi la Russie pour fuir? Aller se réfugier dans un pays qui aurait agressé le leur, il fallait tout de même y penser...

    Alors?

    Les véritables enjeux nous passent par-dessus. Pendant ce temps-là, on informe ou croit informer et des vies innocentes sont rayées de la carte. 

     

  • Vu de Russie

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                                                                          photo @H.R.-Favre

    Dans l’une des Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar, un peintre entre dans le tableau auquel il travaille et s’en va sur la barque qu’il a peinte.

    A l’inverse, dans La rose pourpre du Caire, l‘un des personnages du film de Woody Allen sort de l’écran pour entrer dans la salle de projection et rejoindre le public.

    Cette articulation entre imaginaire et réalité, le Consulat suisse de Saint-Pétersbourg m’avait invitée à en parler. C’était en 2013, au Collège universitaire français et à la Bibliothèque Majakovskaja, il en reste des traces sur google et youtube.

    Confronter images et réalités m’habite en permanence et figure au coeur de ma démarche littéraire tout autant qu’elle motive en grande partie la tenue de ce blog.

    Dans ce sens, j’aime à rendre compte, entre autres, des changements que j’observe toutes les fois que je séjourne en Russie tandis que ce pays alimente une narrative médiatique formatée selon des standards établis et récurrents. 

    Moscou, pour ne citer que cette capitale, force est de constater que la vie y est de plus en plus semblable à celle menée dans nos grandes villes. Or on entend ou on lit souvent de couples homosexuels, par exemple, qu'ils y seraient traqués sinon persécutés.

    Dans le métro, pourtant, j’ai vu deux jeunes gens très à l’aise dans leur proximité affichée qui n’a pas paru gêner qui que ce soit. Aucun regard lancé de travers, mieux, aucune milice pour les embarquer on ne sait où, bref, rien de plus ni de moins que ce que l’on voit chez nous. 

    Si Moscou ne représente, certes pas, le pays dans sa globalité, au même titre, Paris ni Berne ne résument la France ni la Suisse. 

    Evidences à rappeler qui n’empêchent pas de comparer entre elles ces capitales et de mesurer les ressemblances de comportements humains qu’on y constate.

     

  • Cette Russie que j'aime

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    Vue de Saint-Pétersbourg, l’actualité résonne de manière un peu autre.

    Depuis le début de la semaine que je passe en Russie, je pense à toutes celles et à tous ceux qui en parlent.

    Selon grand nombre d'experts invités à s’exprimer dans nos médias, la Russie de Poutine ne serait surtout pas à confondre avec la Russie tout court, tant la première serait tenue d’une main de fer.

    Ainsi va l’information qui n’a, comme on nous le rappelle bien, rien à voir avec la propagande qui serait distillée en Russie.

    Qu’on se rassure, les personnes avec lesquelles j’ai eu l’occasion de parler, ici, ne sont pas dupes. 

    Et nombre d’entre elles ne se posent même plus de questions sur ce qui alimente tant de ressentiment et de déconsidération de leur pays à soi-disant distinguer de celui de son Président. 

    Hier, à la Bibliothèque Majakovskaja de Saint-Pétersbourg où a eu lieu la présentation de mon livre, c’est un public vif, cultivé, curieux, critique et sans complaisance qui m’a accueillie.

    Merci, de tout coeur à Irina Tochilkina qui a permis la réalisation de cette rencontre et à Alla Beliak qui m’accompagnait et traduit mes livres depuis de nombreuses années.

    Le partage que nous avons vécu hier était d’une rare intensité, merci au public de sa belle réceptivité et de sa bienfaisante présence.

     

  • Bons baisers de Russie... sans la fiction

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    Bagdad, 2003, fiction

    Comme énoncé dans le précédent sujet de ce blog, je me trouve en Russie pour y présenter mon dernier livre, Sans nouvelles d’Igor, Bagdad 2003 / Багдад 2003: Истории без продолжения.

    Cette histoire, je l’ai imaginée se dérouler au début de la guerre en Irak, autrement dit, il y a plus de 15 ans.

    Sa publication, cette année seulement, s’explique par le fait que sa traduction en russe a constitué un très stimulant projet didactique qui a été reconduit d’année en année plus de dix ans durant avec des étudiants.

    C’est alors que la version russe définitive a été confiée à la traductrice de mes deux précédents recueils de nouvelles, Nouvelles de nulle part / Истории ниоткуда  et Nouvelles sans fin / Истории без окончания.

    Le regard littéraire sur la guerre qui s’est livrée en Irak en 2003, je l’ai voulu en contrepoint à ce qui s’énonçait dans nos médias.

    Ce que dévoile, peu à peu, le dialogue entre les deux protagonistes de l’histoire, révèle des quêtes aux issues hasardeuses sinon fatales pour certaines.

    Sur fond de guerre et le temps d’une soirée, c’est une humanité qui apparaît avec ses désirs, ses fureurs, ses failles et ses attentes. 

  • Merci!

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    Le 17 novembre à la Bibliothèque Majakovskaja de Saint Pétersbourg et le 19 novembre dans la grande librairie Biblioglobus de Moscou, je présenterai mon cinquième ouvrage traduit en russe.

    Le choix de l’édition bilingue revient à la maison qui me publie depuis 2004, soit depuis 14 ans déjà. Les autres éditeurs, suisse, italien et géorgien ont suivi ce modèle comme vous le constaterez ici.

    Le lien que j’entretiens avec la Russie date de mon adolescence et c’est pour étudier le russe que je me suis inscrite à la Faculté des Lettres de Genève.

    Mais c’est au début des années 2000, alors que je menais des recherches en linguistique russe, que l’occasion m’a été donnée de rencontrer la première traductrice de mon premier recueil de nouvelles..

    En tant que linguiste, j’ai travaillé, entre autre, sur l’analyse de discours politiques.

    Cette formation, ajoutée à celle qui m’a permis de séjourner en ex-URSS et plus tard en tant qu’écrivain, en Fédération de Russie, ce sont elles qui inspirent les réactions que je partage avec vous sur ce blog.

    Aucun activisme politique n’est à y chercher, pas davantage de relations quelconques avec le Kremlin et ce qu’on lui attribue d’agences de propagande à distiller.

    Les points de vue que je livre, je vous les soumets car il me tient à coeur de ne pas laisser passer tout et n’importe quoi sur un pays que j’aime, on l’a bien compris.

    Merci à vous toutes et tous de suivre et d’animer ce blog de vos commentaires qui, sans cesse, me donnent l’occasion d’affiner encore, les points de vue que j’y publie.

     

  • Et ce n’est donc pas de la théorie du complot qui est réservée à d’autres...

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    Vous avez sans doute toutes et tous entendu parler de ce qu’on appelle la malbouffe. Je vous invite à cliquer sur ce lien en bleu pour découvrir la malinfo.

    J’ai eu l’honneur s’il en est, d’échanger avec Manon Schick lors d’une émission de la RTS consacrée à Vladimir Poutine. C’était en février 2014, peu avant l’ouverture des Jeux Olympiques de Sotchi.

    On m’avait expliqué que la discussion porterait sur sa personnalité. Mais quand j’ai découvert le titre donné à l’émission, tout était clair: Vladimir Poutine est-il un dictateur?

    J’avais rendu compte de tout cela sur mon blog, les échanges ont été particulièrement animés

    Vous vous rappelez certainement combien  l’information a été d’une objectivité à toute épreuve! Pas une occasion n’était de trop pour dire tout le bien que l’on pensait de celui au sujet duquel on m’avait invitée à parler.

    Il va de soi que j’ai tenu à remettre quelques points sur les i. Au risque, une fois encore, d’être considérée comme suppôt du Kremlin sinon soudoyée pour en répandre la propagande.  

    Tout cela pourrait faire rire et tel est le plus souvent le cas.

    Sauf qu’à ne pas réagir à tant d’approches orientées de la Russie et de son Président équivaut à favoriser l’emprise de la désinformation.

    A coups de semi-vérités et de demi-mensonges ou de demi-vérités et de semi-mensonges, à choix, on façonne un pays, on refait l’Histoire, on salit un peuple ou une personnalité.

    Le procédé est connu.

    Et mis au service, en l’occurrence ici, des droits humains il se drape de toute la bonne conscience du monde.

     

  • Triste

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                                                                                 capture d’écran: Le Temps

    Sur son profil Facebook, les témoignages se multiplient. 

    Géraldine Savary a annoncé, ce jour, qu’elle ne se représenterait pas aux prochaines élections fédérales pour le Conseil des Etats.

    Mais que lui est-il reproché alors qu’elle a été sous les feux des projecteurs médiatiques et que rien n’a été reconnu illégal aux dons qu’elle a reçus?

    S’il s’agit de l’origine de ces dons alloués à la politicienne vaudoise reconnue et louée pour ses compétences, alors, on a de quoi rester perplexe.

    Car cet homme qui a apporté son soutien financier à Géraldine Savary, présenté le plus souvent comme « milliardaire » ou  « patron milliardaire de Ferring », occupe aussi la fonction de Consul honoraire de la Fédération de Russie.

    On sait le regard que portent sur ce pays nombre de ses grands connaisseurs capables d’en parler comme s’ils y vivaient ou y avaient passé tant d’années que leurs témoignages avaient valeur de preuve.

    Rappelons, entre autre, cette émission de la RTS à laquelle avait été invité Roger Nordmann, en photo ci-dessus avec Géraldine Savary.  La Russie, selon ce parlementaire suisse donc, serait sous la dictature autoritaire de Poutine. Comme si dictature ne suffisait pas et qu’il fallait encore y ajouter « autoritaire »...

    Or c’est à ses côtés que l’élue vaudoise a tenu la conférence de presse au cours de laquelle elle a fait part de sa décision  de mettre un terme à sa carrière politique.

    Voici une femme admirable qui, par trop de pressions, en a été amenée à devoir renoncer à des fonctions qu’elle exerçait avec talent et brio.

    Géraldine Savary, je l’ai toujours beaucoup appréciée, avant même, faut-il le préciser vu l’ambiance, de découvrir qu’elle figurait parmi les personnalités qui ne diabolisaient pas la Russie.

    Profondément en pensée avec elle, je lui réitère toute mon estime.

  • La mémoire d’un écrivain et d’un peuple honorée

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    La France, par la voix de son Président, honore Maurice Genevoix.

    Emmanuel Macron vient d’annoncer, en effet, l’entrée de l’écrivain au Panthéon l’an prochain mais, avec lui, l’entrée collective de « Ceux de 14 ».

    Je vous invite à lire cet article et à découvrir en quels termes s’exprime le Président de la République. Tout autant y trouverez-vous une interview de Maurice Genevoix réalisée en 1978, soit deux ans avant sa mort.

    Avec cette reconnaissance accordée et à l’écrivain et à l’ensemble de celles et de ceux qui se sont battus pour la France, Emmanuel Macron honore une mémoire vive et sensible.

    La cultiver n’est pas entretenir la haine de l’ennemi. C'est l’oublier qui heurterait.

     

  • Un suicide remet toujours en cause

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    Nombreux sont les ouvrages qui traitent et ont traité de morale, voire de démoralisation. Mais on a beau discourir ou écrire sur le sujet, la démoralisation citoyenne est bel et bien une réalité.

    Elle s’observe partout où l’engagement est déçu. 

    Que cela soit au niveau personnel, intime, social ou collectif, lorsque l’amertume se cristallise sans plus aucun recours possible à l’espoir, l’irréversibilité de l’acte scelle un destin.

    Lire cette information fait mal: un gendarme de la Garde républicaine s'est suicidé lundi 5 novembre dans les jardins de Matignon, avec son arme de service,

    Alors, bien sûr, on va enquêter, fouiller sa vie, chercher ce qui a pu entraîner la mort de cet homme. Et après? Qu’il ait été sujet ou non à quelque problème d’ordre psychique ne l’a pas empêché de servir!

    L’Etat, certes, n’est pas responsable de tous les troubles des citoyennes et des citoyens.

    Mais lorsque l’on s’engage au  non de valeurs auxquelles on croit et que lesdites valeurs sont bafouées, à qui la faute? Au citoyen qui a osé accorder sa confiance? A l’Etat qui a trahi?

    Chaque suicide remet en cause. Paix à cet homme et pensées à ses proches et à sa famille.

  • Ombres sur la ville ...

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    Chaque premier dimanche de novembre, à Genève, se tient une cérémonie face au Mur des Réformateurs. On y célèbre la mémoire de la Réforme dont on a fêté le 500e anniversaire l’an dernier.

    Quelle que soit la relation qu’on entretienne à l’Eglise, quelque soit la confession des un(e)s et des autres, nier l’Histoire ou tenter de la reformuler reste, on le sait, une pratique à laquelle d’aucuns s’adonnent sans scrupules.

    De fait, chacune et chacun y va de son regard sur celle que l’on appelle aussi la Cité de Calvin.

    Au moment où les agissements de ses autorités municipales révèlent toute leur dimension, comment dire, humaine? Trop humaine? Très humaine, toutes sortes de réactions se font entendre, ce qui, en soi, n’a rien de très surprenant.

    C’est pour l’estime que leur portent encore les citoyen(ne)s lambda que nombre d’entre elles et eux expriment leur amertume. C’est pour ne pas s’être encore totalement détourné(e)s de la chose politique que certain(e)s citoyen(ne)s réagissent.

    Certes, nos élu(e)s ne sont pas des dieux ni même des demi-dieux et on n’attend pas qu’elles ou ils le soient!

    Autant de projections sur la personne humaine s’observe pourtant encore et toujours. Or, on le sait bien, un(e) élu(e) agit en fonction de contraintes mais aussi, s’il ou elle en est doué(e), avec talent et charisme.

    Mais à se livrer à pareilles pratiques telles que celles qui ont été visées par le rapport de la Cour des Comptes de Genève, l’Exécutif de sa Ville a montré qu’il en était loin.

    Et surtout, qu’il avait bien peu d’estime pour tant de celles et de ceux qui contribuent à s’acquitter de l’impôt alors que leurs fins de mois sont difficiles.

    Pareil mépris affiché blesse celle et celui qui a encore quelque respect pour la fonction exercée par les autorités auxquelles il a accordé sa confiance.

    Quant à celui qui présidait jusqu’il y a peu le Conseil d’Etat de Genève, autant éviter d’en parler à lire comment  cette journaliste a été traitée par quelques fanatiques, bien sûr...

     

  • Relativiser, disent certains...

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    capture d’écran: lucullus succulus.com

    Ce qu’on lit, ce qu’on entend alors que Genève est secouée par une affaire qui vise la gestion des deniers publics, est aussi révélateur que le rapport de la Cour des Comptes qui pointe le comportement d’élu(e)s de tous bords politiques.

    Que les partisans de tel ou telle élu(e) lui maintiennent leur soutien et appellent à la clémence est plus ou moins dans l’ordre des choses. Le fait est que lorsqu’on est investi de responsabilités, il est attendu de la part de qui les a confiées qu’elles soient honorées.

    Et ce d’autant que les élu(e)s de tous bords ne manquent pas souvent l’occasion de rappeler aux citoyennes et aux citoyens le respect d’autrui, de la diversité et j’en passe.

    Or c’est précisément ce point-là qui fait réagir.

    Bien sûr qu’on connaît l’adage selon lequel on invite autrui à faire ce qui est dit et pas ce qui est fait. Bien sûr que tout est toujours relatif et que la nature humaine est ce qu’elle est.

    Tout cela est connu.

    Il n’en demeure pas moins vrai qu’à tout relativiser, on ouvre la voie au « tout est permis ». Si tel est le choix que l’on veut faire pour nos sociétés, soit! Mais qu’on le dise et alors plus rien ne sera attendu d’élu(e)s!

      

  • Ciel!

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    Racaille, ce terme, vous devez sans doute vous en souvenir, avait marqué les esprits en France. C’était en 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, s’était rendu à Argenteuil.

    A une femme qui l’interpelle depuis la fenêtre de son appartement, il avait lancé ce: « Vous en avez assez de cette bande de racailles ? On va vous en débarrasser ».

    A Genève, depuis que la Cour des Comptes a révélé comment les élu(e)s de la Ville, tous bords politiques confondus, s’arrangeaient avec les deniers publics, les réactions se multiplient.

    Un peu comme si le ciel tombait sur la tête de fidèles.

    Il est vrai que tout le monde n’a pas encore été forcément tenté par le simpliste « tous pourris ». Dans ce cas, s’énonce l’indignation ici et là. Mais que vaut-elle? 

    Racaille, serait peur-être considéré comme une insulte à l’égard de ces édiles. Et pourtant, engagés au service de la collectivité et à ses frais, c’est elle que leur désinvolture affichée insulte.

    Mais il semble que l’exercice du pouvoir s’accommode sans trop d'états d’âme de parer à quelque nécessités personnelles, sans doute, estimées d’utilité publique...

     

  • Cet instant...

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                                                                                     capture d’écran youtube

    Cet instant où, au coeur de la ville, un visage, une chevelure, une silhouette se sont détachés dans la nuit à peine tombée, j’ai envie de le partager ici avec vous. 

    Ce n’est pas chaque jour que l’on se retrouve face à une telle artiste... Je n’ai donc pu retenir la question:

    -Martha Argerich?

    -Oui!

    Son sourire, son regard, la main qu’elle m’a tendue et que j’ai prise dans la mienne, consciente du nombre incalculable d’oeuvres que ses doigts avaient interprétées pour le plus grand bonheur de son public, cette main, elle me l’a offerte là, au milieu des badauds.

    Et puis, son bus est arrivé et nous nous sommes quittées.

     

  • Petites trahisons entre démocrates...

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    Retour sur une élection qui avait vu une femme, pour la première fois de l’Histoire de la France, accéder à la possible Présidence du pays.

    Quelles qu’aient été les circonstances qui l’avaient propulsée jusqu’au second tour de la présidentielle de 2007, Ségolène Royale avait affronté Nicolas Sarkozy dans un débat d’une autre tenue que celui qui a mis l’un en face de l’autre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en mai 2017.

    La colère de la candidate socialiste face à son rival a été abondamment commentée.

    Or celle-ci n’a pas été feinte. Elle résultait d’un mensonge. Résultat, le candidat de l’ex-UMP a tout de même réussi à retourner la situation en sa faveur et obtenir le soutien des handicapés alors que sa rivale en bénéficiait jusque là pour s’être beaucoup mobilisée en leur faveur.

    Cependant voilà, ce monde, qu’il soit politique ou autre, est tissé de trahisons et de pièges tout autant que de surprises un peu plus heureuses, car oui, ne désespérons pas, elles existent.

    Cela dit, à en croire cet extrait du livre tout récemment paru de Ségolène Royal, on mesure le degré d'amabilité de l’homme qui l’a emporté sur sa candidature à elle.

    Pour le reste, on sait aussi comment ce même Nicolas Sarkozy avait soutenu Bruno Julliard, devenu adjoint et désormais ex-1er adjoint à la Mairie de Paris, pour manifester contre le CPE et nuire à son rival de l’époque, Dominique de Villepin. 

    Mais si la démocratie offre de pratiquer ce genre d’élégances que l’on ne manque pourtant pas une occasion de pointer lorsqu’elles concernent d’autres régimes politiques, dans ce cas, oublions la morale, on s’en portera d’autant mieux!