08/02/2015

Dans la tête de Mc Cain...

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Si nous leur avions fourni les armes dont ils ont besoin, ils n'auraient pas jugé nécessaire d'utiliser des bombes à sous-munitions. C'est en partie de notre faute, Lire la suite: 

http://fr.sputniknews.com/international/20150206/10143978...

C'est ainsi que John MacCain justifie son intention d'armer l'Ukraine à travers un projet de loi qu'il veut soumettre au Sénat.

Plus cynique, on ne meurt pas, dans le Donbass, on est déjà mort.

Pendant ce temps-là, en Occident, la plupart des médias persistent et signent: la Russie agresse.

Quant à son Président, nombre d'articles lui sont consacrés, tous aussi savants les uns que les autres.

C'est même dans sa tête qu'un philosophe se place pour publier un ouvrage que La Tribune de Genève annonce en encart de son édition de ces 7-8 février, photo à l'appui et libellé choisi: L'inquiétante idéologie de Vladimir Poutine. 

Il est vrai que se mettre dans la tête d'un Mac Cain exige sans doute bien plus de courage à en suivre, ci-après, l'effet du cynisme:

https://www.youtube.com/watch?v=f4qAXEjHCZA&feature=y...


07/02/2015

Scenario macabre

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Pour qui a osé espérer du bon sens humain qu'il prévale sur tout autre velléité sanguinaire, la guerre qui fait rage en Ukraine lui livre une tout autre réalité.

Aux accords proposés pour régler ce qu'on ose encore appeler "la crise ukrainienne" alors que la guerre tue depuis des mois et des mois, succèdent diverses démarches desquelles le cynisme n'est pas exclu.

Les médias et les politiciens qui, à force de slogans et autres invitations à la démocratie, ont soutenu le Maïdan, ont de quoi se réjouir.

Leur effort de guerre sera récompensé par la volonté de l'OTAN si elle s'applique.

Son commandant des troupes en Europe, en effet, n'exclut pas le recours à la force militaire dans l'est de l'Ukraine.

Alors que tant de connaisseurs et autres spécialistes ou analystes n'ont de cesse de présenter la Russie en agresseur, il est piquant de constater qu'à travers la voix de son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, elle rejette la solution militaire.

Si le scenario macabre qui s'annonce en Ukraine devait se jouer, il incombera à la classe médiatico-politique occidentale qui l'a écrit, d'en rendre compte.


04/02/2015

La responsabilité des médias en jeu

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On lit ici et là les velléités qu'aurait la Russie d'envahir l'est de l'Ukraine.

Ce scénario, même évoqué entre guillemets, relève au mieux, de la haute fantaisie, au pis, de la pure mauvaise foi.

Et relayer ce genre de propos sous quelque forme que ce soit est un choix qui ne relève d'aucun hasard.

Pour rappel, on a fait passer le Maïdan au nom de valeurs démocratiques. 

Au nom d'un idéal, on a soulevé un peuple.

Pour apprendre d'Obama, il y a peu, son ingérence et son soutien.*

Et maintenant?

Il estime que l'Ukraine doit être armée au prétexte que les forces russes seraient présentes dans le Donbass.

Voici ce que pense ce général ukrainien des mensonges dont tant de nos médias se sont fait le relai:


http://arretsurinfo.ch/general-ukrainien-aucune-troupe-ru...

 

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/02/washington-etr...


01/02/2015

"Encore un effort, camarades"

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L'accueil qui a été réservé à l'un des récents sujets publiés ici-même,

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/01/30/rts-ou-est-l-e...

a été varié, rien de plus normal. 

Sur les réseaux sociaux où il a été partagé et commenté, un éminent journaliste a estimé, pour sa part, les règles de courtoisie et de pertinence enfreintes par un des commentateurs qui a écrit ceci:

Des journalistes en Suisse ? Pourquoi se fouler... on prend les articles de l'AFP et on remplit les colonnes sans vérification ... aucune autonomie journalistique pour l'international, c'est juste lamentable..."

Ces notions de courtoisie et de pertinence laissent perplexe.

En quoi, en effet, leurs règles seraient-elles enfreintes à réagir à une information défaillante?

En quoi l'estime portée aux téléspectateurs s'exprimerait-elle davantage à travers le regard manifestement orienté sur une situation qui mérite bien mieux que cela?

Court-circuiter le sens critique d'un public par des reportages dont on ne précise ni la source ni la raison d'être, c'est le déconsidérer.

Dans ce sens, y réagir est un impératif.

Et ce ne sont pas les tenants et autres défenseurs de la "liberté d'expression" dont on a vu s'afficher tous les Charlie, qui devraient s'en offusquer.

C'est pourquoi, l'invite de cet éminent journaliste, adressée selon la formule bien connue indiquée en titre de ce sujet, relève certes de l'ironie mais n'en démontre pas moins tout le respect porté aux téléspectateurs.

 

30/01/2015

RTS, où est l'éthique journalistique?

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Ce 29 janvier, dans le cadre du téléjournal, la RTS a diffusé un reportage sur la situation dans l'est de l'Ukraine.

La gravité des faits exigerait une éthique journalistique à la hauteur.

Si elle a souvent pu être constatée et même signalée ici, elle ne semble toutefois pas avoir été le souci principal du correspondant de la RTS en ce 29 janvier.

Gulliver Cragg l'auteur du reportage diffusé par la chaîne publique suisse romande, travaille pour France 24. A lire son profil, affiché ici ou là, on comprend que ses idées ne regardent que lui.

Soit et dans ce cas, la RTS sait à qui elle s'adresse.

Mais ses téléspectateurs?

Ils le comprennent quand ils entendent dire d'un témoin interrogé dans le reportage que les seuls intéressés par cette guerre, ce sont les clans mafieux.Et puis Poutine s'en mêle aussi. Je ne dis pas la Russie, je dis Poutine, tient-il à préciser.

A voir ici:  http://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/ukraine-les-rebe...

Cette obsession à voir l'actuel président russe responsable de tous les maux ou presque, friserait le ridicule si elle ne mettait autant de vies et de pays en danger.

Et ce n'est pas Mikhaïl Gorbachev, tant estimé -encore- en Occident, qui contredira mon propos:  http://fr.sputniknews.com/international/20150129/10141913...



27/01/2015

Auschwitz, la mémoire souillée

 

Le président russe Vladimir Poutine a participé mardi, au musée du Judaïsme de Moscou, à une cérémonie pour le 70e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.                      Photo : AFP

 

Suite à la décision prise par le gouvernement polonais de commémorer, en ce 27 janvier 2015, la libération du camp d'Auschwitz sans inviter le Président russe, les réactions n'ont pas manqué.

Relevons, ici, celle de Jacques Sapir qui énonce, sur son blog, en quoi consiste le mensonge ou l'impudeur à prétendre que le camp aurait été libéré par le 1er front d'Ukraine.

Contrairement à ce que soutient Radoslaw Sikorski, Ministre polonais des Affaires Etrangères, si Auschwitz fut bel et bien libéré par des hommes de la 332ème Division d’Infanterie de l’Armée Rouge, appartenant au « 1er Front d’Ukraine », Jacques Sapir explique ce que recouvre cette appellation de 1er Front d'Ukraine.

 Il faut savoir que dans l’organisation adoptée par l’Armée Rouge, un « Front » désigne un groupe d’armées chargé d’opérer sur une « direction stratégique ».

Le 1er Front d’Ukraine était le nom du groupe d’armées qui avait combattu en Ukraine et qui, de là, remontait vers la Pologne. Ce n’était nullement une désignation « ethnique ».

Cela, tout historien le sait, précise encore Jacques Sapir.

Certes, mais face aux enjeux géopolitiques qui ravagent l'est de l'Ukraine, l'Histoire fait bien pâle figure.

Qui a encore envie de s'y intéresser sinon pour prédire ceci ou cela et jouer aux apprentis sorciers?

Voici la mémoire humaine une fois encore souillée, en avait-on vraiment besoin?

http://russeurope.hypotheses.org/3352
 
Sujet publié en page 14 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 29 janvier 2015
 

26/01/2015

Ces soldats ukrainiens...

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C'est étonnant comme tout à coup on apprend la nationalité de soldats tués dans une guerre qui compte déjà 5'000 morts.

Etonnant aussi comme soudain, on parle d'enfants évacués.

C'est ce matin, sur les ondes de la RTS, la journaliste Valérie Eschler se rappelle soudain que les soldats qui combattent dans l'est de l'Ukraine ont une identité.

Elle omet de préciser, par contre, qu'aux côtés de ces soldats ukrainiens, d'autres sont là en renfort. 

https://www.youtube.com/watch?v=jW1JdOXdJkU&feature=y...

Il ne s'agit pas, ici, de minimiser la situation à Marioupol, ville portuaire de l'est de l'Ukraine où de violents combats se livrent entre les forces loyalistes de Kiev et les forces dénommées "séparatistes".

Il est juste question de réagir à ce qui s'appelle de l'information.


24/01/2015

Ukraine, la démocratie selon l'OTAN

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Cette intervention de Michel Collon dont j'indique le lien ci-dessous*, présente un regard sur la crise ukrainienne que d'aucuns connaissent.

Pour ma part, ici-même et ce, depuis décembre 2013, j'ai rendu compte de ce qui se passait en Ukraine selon un point de vue que nombre de participants à ce blog ont étayé de leurs commentaires et je les en remercie.

Ce qui est énoncé par Michel Collon est familier de certains d'ente nous. Mais nombreuses et nombreux sont encore celles et ceux qui n'en ont aucune idée.

La prise de conscience de ce qui s'est engagé de longue date en Ukraine et que rappelle de manière claire et nette Michel Collon, est déjà une première étape.

Car comme il le dit, on n'est pas dans une bataille pour ou contre la démocratie. On est dans une bataille stratégique en faveur de l'élite.

Or c'est bel et bien l'issue de cette bataille stratégique en faveur de l'élite qui demeure incertaine.

D'elle seule dépendra ce qui pourra alors s'appeler démocratie.


* https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
 
 

 

22/01/2015

Echo du Donbass

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C'est avec l'accord de la personne qui m'a adressé le message ci-dessous que je le publie, tant la détresse dont ces lignes témoignent est forte.

Elle s'ajoute à l'écoeurement de bon nombre de mes compatriotes face à l'aptitude de certains de nos journalistes à persister dans la plus pure mauvaise foi.

Ce jour encore, sur la RTS, on entend dire que l'OSCE déplore plus de 5'000 morts en Ukraine dans la foulée de l'annexion de la Crimée.

Cette manière torve de présenter la mort de milliers de personnes en dit long sur la qualité de l'information. Pis, sur la neutralité de cette Suisse que j'ose encore aimer car elle est l'une de mes deux patries, l'autre étant la France.

La persistance avec laquelle certains médias occidentaux présentent la situation en Ukraine est aussi indécente que dommageable. Non seulement pour l'image qu'elle renvoie d'eux mais pour tous les citoyens qu'elle prend en otage de leur obsession à rendre la Russie responsable des ravages causés dans le Donbass.

Je me suis exprimée à cet égard dans l'interview que j'ai publiée ici même et à laquelle répondent, précisément, ces lignes:

Bonjour Mme Richard-Favre,

J'ai lu votre interview et cela me fait beaucoup de plaisir qu'il y a quelqu'un en Suisse qui comprend le vérité de cette horrible situation.

J'habite dans le canton de Vaud et il n'y a pas long temps que j'ai été naturalisée. Je veux faire quelques chose pour aider à la population de ma ville natale ou au moins d'informer des suisses de tout ce qui se passe au Donbass, parce que des gens de mon entourage ne savent même pas qu'est ce qui est Donbass.

Mes grands parents sont à Donetsk et ne veulent pas partir même s'ils sont bombardés tous les jours. C'est horrible quand tes proches peuvent mourir et tu n'as rien que de l'accepter, je ne l'aurait pas souhaiter à mon pire ennemi. 

La ville où je suis née n'existe plus. L'atmosphère et la vie de Donetsk sont empoissonnées par des fascistes. Mon cœur cri des douleurs qui viennent de l'ignorance. 

Je vous prie de m'aider à réaliser quelques chose pour la faveur de Donbass et de ses gens innocents.

En attente de votre réponse, veuillez agréez Mme Richard-Favre, mes salutations distingués.



21/01/2015

La Russie n'a jamais été l'ennemie de l'Europe

 

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Comme l'interview dont j'ai indiqué le lien dans mon précédent sujet de blog a été publiée en russe, en voici la version française. 

Quatre questions m'ont été posées par le journaliste Arkadij Beinenson.


- Vous participez à des groupes de discussion de soutien au Donbass. Quelle est votre motivation?

Plusieurs raisons expliquent mon engagement face à la situation en Ukraine.

Tout d’abord, en tant qu’écrivain et slaviste, il m’est impossible de demeurer insensible à ce qui concerne la Russie.


Ensuite, en tant que Suissesse, sachant que mon pays a présidé l’OSCE durant toute cette année 2014, il m’était à nouveau impossible de ne pas suivre avec la plus grande attention les événements qui se sont déroulés en Ukraine. 

 

Enfin, vous savez qu’en cette année 2014, la Suisse et la Russie ont célébré le bicentenaire de leurs relations diplomatiques. Pour toutes ces raisons, j’avais de quoi ne pas me détourner de ce qui se passe en Ukraine.

 

Comme vous l’avez constaté, j’ai en effet suivi les publications de différents groupes de soutien au Donbass car j’ai estimé indispensable de m’informer autrement qu’à travers le seul biais des médias occidentaux.

 

Et puis, aussi, j’ai compris le sens du combat mené par ceux que l’Occident a appelés « pro-russes » ou « séparatistes ».

 

Ici, en Occident, les enjeux de cette lutte n’ont pas toujours été bien expliqués, c’est pourquoi j’ai eu à coeur de transmettre à mes compatriotes un autre point de vue que celui qui domine la plupart des médias.

 

 

-Estimez-vous objective, la manière dont les médias européens rendent compte de la situation dans le Donbass? 

 

Rares sont les média occidentaux qui présentent la situation en Ukraine de manière objective. Il en existe, toutefois, qui osent se démarquer du regard porté par la majorité des journalistes ou autres chroniqueurs.

 

Ainsi trouve-t-on des sites d’information où s’expriment des spécialistes de questions liées à l’économie, à la finance ou à la géopolitique. De nombreuses personnes s’y réfèrent, qui comprennent que la manière dont la plupart des médias rendent compte de la situation est le plus souvent orientée. Dans ce sens, il est piquant de relever que la Russie est sans cesse accusée de livrer sa « propagande » tandis que l’Occident détiendrait à lui seul, la vérité de l’information.

 

Ce sont ces préjugés que je tente de combattre. Encore une fois, je ne suis ni politicienne ni journaliste. Je suis juste animée par le refus de diaboliser la Russie comme s’y emploient trop de commentateurs.

 

En effet, la perception de la Russie par l’Occident se limite très et trop souvent à des clichés, des approximations ou alors à des analyses qui visent à démontrer qu’elle est aux mains d’une clique d’oligarques inféodés à leur président tout puissant. Ainsi ne parle-t-on plus que de « la Russie de Poutine » alors que l’on sait qu’elle est celle de bien d’autres personnalités dont celle de l’ancien et dernier président de l’URSS, Mikhaïl Gorbachev. Je l’ai rappelé dans un de mes derniers sujets de blog qui a aussi été publié comme courrier par « La Tribune de Genève » et par « Le Temps ».

 

Cela dit, des débats contradictoires sont tout de même organisés par les médias et permettent des échanges de points de vue. 

 

- A votre avis, quelle serait la « recette » à envisager pour résoudre la crise ukrainienne?

 

Pour ma part, je ne puis plus qu’espérer que la diplomatie vienne au secours d’une situation qui ne peut plus durer tant la souffrance et la violence y sont dévastatrices.

 

Là encore, je me suis exprimée et mes propos ont été relayés par « La Tribune de Genève » 

 

 

- Des divers points de vue émis sur le déclenchement de la crise en Ukraine, lequel vous    paraît déterminant?

 

Ce qui apparaît comme principal facteur ayant déclenché cette crise, est la pression exercée sur le Président Viktor Ianoukovich pour qu’il signe un accord avec Bruxelles. 

 

Suite au refus qu’il y a opposé, de violentes manifestations se sont déroulées à Kiev, sur le Maïdan.

 

Les interprétations de ces troubles meurtriers ont été controversées. En effet, les lectures des uns et des autres sur la destitution du Président Viktor Ianoukovich ont divergé et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte sur mon blog.

 

Il me tient à coeur, en effet, de refuser le seul angle de vue de l’auto-proclamée, « communauté internationale » qui n’a de cesse de charger la Russie et de la rendre responsable de tous les tragiques événements qui se sont déroulés par la suite en Ukraine.

 

Cette attitude de la part de l’Occident n’échappe toutefois pas à nombre d’observateurs et c’est tant mieux. Cependant, ceux-ci sont souvent et aussitôt vus comme victimes naïves de la « propagande » russe. Tout est bon pour stigmatiser la Russie. 

 

Cela est parfaitement regrettable et n’apporte rien qui vaille tandis que tant d’appels au dialogue avec la Russie ont en même temps été lancés.

 

L’un d’eux date d’il y a plus d’un an et concerne la Syrie. L’autre a été émis cette année dans le cadre de la crise ukrainienne.

 

Puissent ces appels être entendus car la Russie n’a jamais été l’ennemie de l’Europe. Cette vision-là est insensée et mérite qu’on la combatte avant qu’il ne soit trop tard si ce ne l’est déjà. 


http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html


 
 

19/01/2015

Paris-Donbass

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                                   Intenses combats près de l'aéroport de Donetsk ou ce qu'il en reste


Les attentats survenus à Paris les 7 et 9 janvier derniers ont choqué.

La France s'est alors élevée pour défendre une valeur qui lui est chère "la liberté d'expression".

On a vu les rues de Paris noires de monde, on a chanté La Marseillaise comme jamais.

En Ukraine, lorsque les habitants du Donbass se sont soulevés pour défendre leurs valeurs, leur terre, leur Histoire, combien sont-ils, en France et ailleurs de par le monde, qui ont saisi le sens de leur mobilisation?

Quelques rares manifestations de soutien ont eu lieu tandis que dans nombre de médias occidentaux, on a persisté à traiter de "rebelle" et de "séparatiste", une population qui n'a eu à coeur que de défendre son "droit d'expression".

Dans l'est de l'Ukraine, les russophones sont privés de leur langue maternelle. L'ukrainien a été imposé à tous.

Et au-delà de l'idiome, c'est la vie de cinq mille citoyens qui a été rayée de la carte. 

Comment ne pas réagir? 

Pour qui a suivi ce blog, c'est plus de cent vint sujets que j'ai consacrés à la situation en Ukraine depuis un peu plus d'un an.

C'est ce que j'explique dans cet interview qui m'a été demandée par le journaliste Arkadij Beinenson.

Publiée en russe, elle a été traduite du français par Roman Astvatsatourov.

http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html 

17/01/2015

Le sacré et le politique

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Eglises incendiées, mosquées taguées, les outrages aux édifices religieux se multiplient mais ne sont pas nouveaux.

En août 2013, déjà, et selon le rapport officiel du délégué de l'Union égyptienne des Droits humains, c'était quatre vingt deux églises chrétiennes qui avaient été brûlées en 2 jours par les Frères Musulmans. *

Rares ont été les médias à en parler.

Le fait est que la dernière caricature de l'hebdomadaire satirique français dont le nom est désormais connu du monde entier, n'a pas apaisé les esprits.

La grande marche républicaine de la "France unie" avec sa délégation de personnalités de tous horizons n'y fera rien.

La violence au nom du sacré sévit, la politique se cherche, si un jour elle parvient à s'y retrouver.

 
http://www.dreuz.info/2013/08/egypte-82-eglises-chretienn...
 

 

15/01/2015

L'Evangile selon Charlie

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Peu de temps après l'attentat qui a décimé Charlie Hebdo, est apparu le slogan Je suis Charlie.

Expliqués comme symboles, ces mots ont envahi les esprits et les coeurs saisis par l'émotion.

Ainsi enfermée dans, Je suis Charliel'empathie a été scandée et ritualisée.

Arboré comme identité pour tous,  Je suis Charlie a converti les foules ou peu s'en faut.

Etre Charlie s'est imposé.

Etre ou ne pas être, Charlie, ne devait plus être la question.

Etre Charlie, ainsi, est devenu un slogan identitaire.

Pour le pire du meilleur dont il s'est dit porteur.


Sujet publié en page 20 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 19 janvier 2015


14/01/2015

Charlie, le sacre

la-gerante-du-sainte-chantal-a-decide-de-baisser-le-rideau-photo-n-d.jpg http://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2015/...

 

Les récents attentats qui ont frappé Paris ont été immédiatement repris par une formule affichée et scandée comme pour braver le choc.

Ces mots, on les a vu partout écrits en lettres blanches sur fond noir.

Très vite, aux dire des plus enthousiastes, Je suis Charlie, aurait envahi la planète.

Face à cette déferlante, l'hebdomadaire satirique peu connu de certains -quand il ne leur était carrément pas inconnu- est devenu soudain emblématique.

Il a polarisé, pour qui, une émotion, pour qui, une liberté dite d'expression.

Le fait est que ce mercredi, la sortie du Charlie Hebdo a donné lieu à des scènes d'hystérie dont certaines ont conduit à l'intervention de forces de police.

Quand on dit de religions qu'elles fanatisent les foules, s'interroger sur de tels comportements devrait aussi interpeller.

Récit d'un sacre républicain:

http://www.20minutes.fr/societe/1517059-20150114-charlie-...

 

 

04/01/2015

La mort et l'enfant

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Dans le monde, un enfant meurt toutes les cinq secondes. Peut-être qu'une tombe l'attend dans la commune où il a résidé.

Qui peut le certifier?

En France, une enfant rom est morte au lendemain de Noël et n'a pas été enterrée dans la commune où elle vivait.

C'est un tollé, le Premier Ministre en personne, Manuel Valls dénonce une affaire nationale.

Informer et mobiliser la France entière pour une enfant rom enterrée dans la commune voisine de la sienne tandis que la Terre avale des millions d'enfants avec ou sans sépulture?

Mais où a-t-on la tête sinon à la pure politique d'information?

 


30/12/2014

4'700 morts plus tard...

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Voici un exemple d'article* dont la teneur et ses conséquences ne manquent pas d'intérêt.

Il suffit de lire les commentaires qui le suivent pour mesurer comment l'information se conçoit et se reçoit dans ce media français qui s'appelle Le Point.

Loin d'être unique en son genre, il offre, ici, une démonstration de ce qui est porté à la connaissance des citoyens.

Leurs réactions sont éloquentes.

Elles indiquent qu'ils sont de plus en plus nombreux à ne pas s'en laisser conter et c'est tant mieux. 

L'esprit critique est un devoir.

Le publier comme l'a fait Le Point l'honore.

Reste à savoir dans quelle mesure les points de vue exprimés par les commentateurs infléchiront la ligne éditoriale de ce magazine.

 

*  http://www.lepoint.fr/monde/ukraine-porochenko-annonce-un...

 


didier95

le 29/12/2014 à 23:52 Signaler un contenu abusif

Candide... Qui s'interroge

Aujourd'hui j'ai lu 2 nouvelles concernant le conflit en Ukraine : 1. La Russie va livrer 500 000 T de charbon a l'Ukraine en signe de bonne volonté pour permettre aux Ukrainiens de se chauffer. 2. L'Ukraine a décidé d'augmenter son budget militaire a 5% du PIB (sachant que c'est nous européens qui payons les achats d'armes américaines). Questions : Qui veut la paix, qui veut la guerre ?

Eric Kle 29/12/2014 à 21:54 Signaler un contenu abusif

Pour ne prendre que les trois derniers bulletins de l’OSCE mis en ligne et que tout un chacun peut en effet consulter directement (21, 23 et 27 décembre) il n’y a pas UNE SEULE mention de blindés ou de troupes russes en Ukraine de l’est. (...) Ceci s’accorde du reste parfaitement avec les conclusions de l’institut de recherches stratégiques ARES (Armament Research), institut indépendant basé au R. U. Dont le rapport daté de novembre (100 pages) sur le type d’armes utilisé dans le conflit du Donbass souligne que l’armement des indépendantistes est assez hétéroclite et a été dans sa grande majorité repris des stocks ukrainiens ou capturés sur l’armée régulière. Les auteurs du rapport écrivent tout à fait clairement qu’il n’y a aucune preuve d’une complicité étatique dans la fourniture d’armes aux rebelles depuis l’étranger. Vous pensez bien que s’il y avait un quelconque soutien aérien russe ou même deux chars et demi russes sur le terrain, il y a belle lurette que l’aéroport de Donetsk aurait été repris aux forces de Kiev…


26/12/2014

Que de bruit autour d'Eric Zemmour!

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Il a suffi d'un terme que, pourtant, le journaliste n'a pas employé, pour déclencher une tempête.

Comme le relève cet article* paru dans Le Courrier International, la France reste la France si elle n'a d'autre sujet de discussion que de s'échiner autour d'un terme qui n'a pas été employé.

La polémique autour d'Eric Zemmour est due essentiellement à la reprise déformée par Jean-Luc Mélenchon, de propos tenus par l'auteur du Suicide français dans le cadre d'une interview accordée au Corriere della Serra.

C'est en effet le terme de déportation qui a soulevé l'ire de certains alors que Zemmour n'a jamais évoqué ce mot lourd de sens, on le sait.

La lutte pour rien a de beaux jours devant elle tandis que d'autres se battent même plus pour leur vie mais pour leur survie.

http://www.courrierinternational.com/article/2014/12/22/l-affaire-zemmour-une-polemique-typiquement-francaise

17/12/2014

Démocratie et laïcité

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Ces commentaires ci-dessus ont été déposés sous un article intitulé Hallucinant: sur I>Télé, le "spécialiste du terrorisme" Mathieu Guidere (vrai nom Moez Kouider) explique ne pas croire à la piste islamiste et accuse "l'extrême droite" (sic) *

L'article est publié sur le site d'un media de l'Hexagone, Nouvelles de France.

Rien à voir avec la Suisse, argueront certains.

Certes, les deux pays diffèrent sur de nombreux points.

Néanmoins, la réflexion n'est pas interdite, tant ce genre de réactions, figure aussi sous divers articles publiés par les médias helvètes.

Car l'exaspération que traduit le propos de "ladelphinette" n'est pas celle d'une seule.

En faire fi n'entre pas dans les canons de nos démocraties qui ne manquent d'ailleurs jamais de les rappeler.

Dans ce cas, ne serait-ce pas la perception du concept de démocratie qui ferait problème?

A moins que cela ne soit celle de laïcité.

*  http://www.ndf.fr/article-2/16-12-2014/hallucinant-sur-it...



12/12/2014

Quand les sanctions préoccupent la RTS

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Il y a des moments forts du journalisme, j'en ai souligné un ici-même il y a peu:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/10/02/un-temps-fort-...

Il en est toutefois d'autres dont on se demande à quoi ils tiennent.

Ce soir, un reportage du 19:30 de la Radio Télévision Suisse (RTS) nous apprend qu'en dépit des sanctions imposées à la Russie, plus d'un millier de Russes seraient installés en Suisse et parmi eux de nombreux bénéficiaires de forfaits fiscaux.

Evoquer la situation de ces Russes en relation avec les sanctions qui visent leur pays relève d'une lecture à bien plaire. 

Il arrive aux journalistes de la RTS de citer leurs confrères de la presse écrite lorsqu'ils livrent une information. Si tel avait été le cas, ce soir, on aurait eu un autre éclairage sur la présence des ces Russes en Suisse.

A lire ici: 

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/73fd9854-70f0-11e4-a6c2-0...


04/12/2014

Guerre ou Paix

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On lit, ici et là, des pronostics sinon des analyses relatives à la situation en Ukraine et aux tensions qu'elles génère entre l'Occident et la Russie.

A observer certains chantres en tous genres se lancer dans des prédictions qui ne reposent le plus souvent que sur des évaluations sans autre fondement que quelque approximation ou référence à L'Histoire, il semblerait judicieux de ne pas se substituer à qui décide de l'opportunité d'interventions militaires ou non.

Ainsi, ce besoin de peindre le diable sur la muraille et d'annoncer une 3e guerre mondiale n'a pour effet que de créer un climat anxiogène et de bloquer tout autre approche réflexive et constructive.

La situation actuelle en Ukraine est extrêmement préoccupante mais elle l'est de longue date!

Avoir considéré les événements qui se sont déroulés l'hiver dernier sur le Maïdan de Kiev comme force de renouveau sinon de libération aurait dû susciter l'inquiétude plutôt que la liesse relayée par tant de médias.

Mais non,  l'Occident s'est réjoui. A l'unisson ou presque, il a salué l'avènement futur de la démocratie. Le résultat est éloquent...

Plus de 4.000 morts et près d'un million de réfugiés sans compter les blessés et autres victimes d'une guerre livrée au sein d'un pays désormais déchiré et exsangue.

L'Occident a beau jeu de charger la Russie. Qui a-t-elle attaqué?


http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un...

 
 

27/11/2014

"Dans le pays de Vladimir Poutine"

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                                                            http://www.interpol.int/fr/Internet


Ce matin, sur Espace 2, chaîne radiophonique publique suisse, il est fait mention de l'arrestation demandée par la Russie à Interpol, du milliardaire russe Sergueï Pougatchev.

Le journaliste énonce la peine encourue par l'oligarque, soit dix ans de prison.

Or, plutôt que de rester dans le contexte juridique, le journaliste pense utile de recourir à la rhétorique et de préciser que la peine s'appliquera au pays de Vladimir Poutine.

Certes, Espace 2 n'en est pas à son premier coup d'essai pour user d'un lexique choisi. 

Lors du massacre de la maison des syndicats à Odessa qui a vu périr des dénommés pro-Russes dans d'indicibles souffrances, cette chaîne de la RTS évoquait le mort de 38 personnes, sans, bien sûr, mentionner de quelles personnes il s'agissait ni, surtout, les circonstances dans lesquelles lesdites personnes avaient péri.

Pour rappel:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la...

User de rhétorique pour informer répond à quelle déontologie?


13:28 Publié dans Air du temps, Information, Justice, Politique, Pouvoirs, Russie, Suisse | Tags : pougachev, interpol, russie, rts | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

24/11/2014

ONU: a voté

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Dans le cadre de son émission Pardonnez-moi de ce 23 novembre, Darius Rochebin a invité Christine Ockrent pour son dernier ouvrage, Les Oligarques, le système Poutine et Myret Zaki pour sa nomination à la tête de la rédaction du magazine Bilan.

On y a entendu parler de la Russie qui, selon Christine Ockrent a annexé la Crimée par la force.

Celle qu'on a surnommée la reine Christine ne s'est sans doute pas rendue sur place pour observer les effets de cette force.

En voici quelques échos ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/07/27/он-не-сможет-i...

Cela dit, que chacune et chacun ait la parole sur une chaîne publique relève de la démocratie et bien s'en faut.

Dans ce sens et au cas où elle aurait échappé à la RTS, à moins que je n'en ai manqué sa diffusion, voici une information qui mériterait toute son attention.

Le 21 novembre dernier à l'ONU, un texte condamnant la glorification du nazisme et du néo-nazisme a été soumis au vote.

Les résultats sont sans appel.*

115 pays du monde ont approuvé ce texte et parmi eux, la Russie.

3 pays ont rejeté ce texte dont les Etats-Unis, le Canada et l'Ukraine.

55 pays se sont abstenus, parmi eux, les pays de l'Union Européenne.

*  http://www.un.org/en/ga/third/69/docs/voting_sheets/L56.R...

 

22/11/2014

Flash sur la France

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Julie dans les jardins de l'Elysée en conversation avec le Président de tous les Français, Valérie à Londres, accueillie en star selon cet article paru dans Le Figaro: 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/11/22/01003-201... ,

la vie privée de François Hollande semble bien plus passionner que sa politique.

En ce sens, ce qu'il vit avec son actuelle maîtresse et ce que révèle la précédente, s'intègre à une thématique bien connue. 

Un homme, une femme ou deux, les variations ne manquent pas.

Sauf que la fonction présidentielle et ce qu'en attendent les citoyens d'un pays, en l'occurrence la France, s'assimile mal avec ce mélo distillé en guise d'information.

Si le battage médiatique est là pour affaiblir le Président, c'est avant tout l'image de la France qu'il frappe.

La vie privée d'un chef d'Etat exposée à tous vents jette le discrédit sur tout un pays autant que sur celui qu'il a élu pour le gouverner.

20/11/2014

Total pour tous

 

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Une approche de la mort accidentelle de Christophe de Margerie met en relation différentes personnalités ou autres actuels ou anciens chefs de gouvernements.

D'aucuns y verront à l'oeuvre une théorie du complot quand d'autres y liront, au contraire, le jeu d'intérêts que certains iraient même jusqu'à qualifier de normal.


On sait l'actuel Président de la France s'être défini et présenté comme normal. On ne l'a que top entendu et vu repris par toutes sortes de commentateurs.


De là à dire que les agissements issus du cynisme qui les commande seraient, eux aussi, normaux, il y a un pas que d'aucuns auraient franchi sans tourment particulier


Pour qui songerait tout de même aux victimes collatérales d'une telle normalité, autant s'abstenir.


Et pourtant, si ce qui est énoncé dans l'article ci-dessous se vérifiait, autant dire que les proches concernés par la perte d'un être cher lors d'un quelconque accident d'avion en resteront pour leur compte.


http://www.vigile.net/Un-embarras-TOTAL

18/11/2014

Ukraine-Russie,appel à la raison

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Dans sa page consacrée au courrier de lecteurs, La Tribune de Genève d'hier, 17 novembre, a réalisé un beau travail journalistique en publiant deux points de vue opposés sur la Russie.

Dans l'un d'eux, il était question d'une Ukraine dont Vladimir Poutine aurait l'intention de détruire le peuple.

Soit.

Dans l'autre, le mien, il s'agissait de souligner le soutien apporté par Mikhaïl Gorbachev à ce même Vladimir Poutine.

Qu'un Président, célébré par l'Occident pour avoir concouru à rapprocher les peuples, se range désormais aux côtés de celui qui viserait à en détruire un, est un signe fort qu'a donné l'ancien et dernier président de l'ex-Union Soviétique.

Il serait dès lors grand temps de raison garder et de considérer la situation de manière objective avant que la passion, alimentée par un manichéisme outrancier, ne vire au cauchemar.

Non, la Russie n'est pas l'ennemie de l'Occident, pas moins de l'Ukraine et ne doit en aucun cas l'être. 

Sans quoi, la guerre totale envisagée par son actuel président, Petro Poroshenko, risque bel et bien d'avoir lieu.

https://fr.news.yahoo.com/lukraine-préparée-à-scénario-gu...

13/11/2014

Je t'aime, moi non plus

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Philippe de Villiers, personnalité française controversée, comme tant d'autres et pour diverses raisons toujours valables pour qui les énonce, a livré une interview à Jean-Jacques Bourdin en ce 12 novembre*.

Que l'on partage ou non le point de vue du créateur du Puy Du Fou, le mettre en relation avec celui du journaliste qui l'interroge permet d'en saisir le sens.

Jean-Jacques Bourdin avait accepté avec son épouse Anne Nivat, l'invitation de Darius Rochebin dans le cadre de son émission Pardonnez-moi du 2 février 2012.**

Au-delà des divergences de points de vue des uns et des autres, observer comment ces trois personnalités parlent d'elles est loin d'être inintéressant.

Certes, l'émission Pardonnez-moi pousse plus à la confidence que d'autres.

Mais justement, une telle approche invite d'autant à mettre en perspective les propos tenus par Philippe de Villiers.


*    https://www.youtube.com/watch?v=KLqerKwzyOY

* * https://www.youtube.com/watch?v=mMKZq4elgck

08/11/2014

9 novembre 1989-9 novembre 2014

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Dans le cadre des célébrations qui entourent la chute du mur de Berlin, il y a vint-cinq ans, comment ne pas se rappeler l'événement majeur que ce 9 novembre 1989 a représenté?

Que chacune et chacun ait vécu ce moment historique à sa manière, rien de plus normal.

Que les conséquences géopolitiques que cette chute a entraînées créent des divergences de points de vue, rien de plus normal encore.

Preuve en est l'organisation de ce colloque intitulé:

25 ans après la chute du mur de Berlin-nouvelles crises, nouveaux doutes, nouveaux murs.

Mikhaïl Gorbachev a été invité à y prendre part et a exprimé son intention d'y rencontrer Angela Merkel.

Cela dit, l'ancien et dernier président de l'ex-URSS ne demeure pas moins déterminé à soutenir l'actuel président de la Fédération de Russie.

S'en étonnera qui veut.

Mais il n'y a rien de surprenant à une telle prise de position sinon pour un certain Occident pétri de ses seuls et propres critères d'analyse.

Que cette Russie sans cesse présentée par nombre de férus commentateurs comme celle de Poutine s'avère soudain aussêtre celle de Gorbachev est à inscrire dans les mémoires.

L'état du  monde actuel et les tensions multiples qui le fragilisent le valent bien.

http://www.rts.ch/info/monde/6282112-gorbatchev-veut-defe...

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/06/97001-201411...

Sujet publié en page 23 de l'édition papier de "La Tribune de Genève" du 17 novembre 2014 

Sujet également publié en page 13 par "Le Temps" du 13 novembre 2014 sous le titre "Vingt-cinq ans après"

04/11/2014

Du "Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"

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Ici et là et en particulier pour ce qui concerne la situation en Ukraine, on a pu lire ce rappel concernant le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes".

La formule aidant, on y recourt dans le sens qui arrange les intérêts à défendre.

Combien de fois, en effet, personnalités politiques, journalistes, commentateurs ou autres spécialistes et analystes occidentaux, n'ont-il répété en boucle et en choeur que la Russie avait bafoué ce "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"?

Est-ce au nom de ce même "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" que nombre d'entre elles et eux se sont hâtés de rejoindre le Maïdan envahi de snipers* et autres membres de partis néo-nazis plus que prêts à en découdre avec le pouvoir encore en place?

Il est bienvenu de le rappeler ce "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes".

Il l'est d'autant en toutes circonstances et en tous lieux. 

*  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/06/ukraine-sniper...



02/11/2014

Voix

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A l'issue du scrutin des élections qui ont eu lieu dans l'est de l'Ukraine, les réactions ne se sont pas fait attendre.Rien de plus normal quand on sait les tensions et les intérêts encore en jeu.

Que chacune et chacun ait son idée à cet égard est dans l'ordre des choses.

Mais qu'un débat reste possible est capital. Or comment l'entretenir et l'encourager quand tant de mauvaise foi entoure la situation en Ukraine?

Depuis près d'un an bientôt, j'ai écrit à ce sujet. Je n'ai eu de cesse d'appeler à modérer les points de vue plutôt que de stigmatiser la Russie.

En dépit de certains procès d'intention qui ont pu m'être dressés ici ou là, je maintiens que la Russie est loin d'être ce pays dont on rend le président responsable de tous les maux possibles et imaginables.

En dépit des interprétations que d'aucuns livrent de mes démarches, aucune ne vise à rendre un camp ou une autre plus blanc que l'autre.

Enfin et en dépit de tout, il apparaît indispensable de lutter contre la manière sans cesse orientée d'informer de situations qui méritent mieux que des propos réducteurs auxquels on a le plus souvent droit en Occident sur la Russie.


01/11/2014

Elections des uns et des autres

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Demain, dans l'est de l'Ukraine, auront lieu des élections.

La population  appelée aux urnes est considérée par une bonne partie de l'Occident, comme rebelle, séparatiste, quand ce n'est pas carrément terroriste.

Pour le seul fait d'avoir défendu ses terres aussi âprement qu'elles ont été convoitées par des intérêts qu'elle a considérés étrangers aux siens, cette partie de l'Ukraine a été mise au ban des accusés sans autre procès.

Car enfin, qui ose encore croire à l'idéal tant évoqué de démocratie pour destituer Viktor Ianoukovich? 

Lequel de nos médias a contribué à dénoncer les méthodes et les moyens qui ont permis de renverser ce président légitimement élu?

Il ne s'agit pas ici de prendre parti pour les uns et contre les autres.

Il s'agit d'appeler à une réflexion un peu moins orientée. 

Car l'Occident, qu'il le veuille ou non, n'a pas la panacée de l'honnêteté et son obstination à démontrer le contraire dessert la démocratie qu'il se targue d'incarner.

http://www.hebdo.ch/news/société/ukraine-à-donetsk-des-él...