Medias - Page 4

  • Essayez une seconde...

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    Essayez une seconde de vous mettre à la place des proches de victimes d’attentats terroristes.

    Essayez une seconde d’imaginer que vous vous rendiez quelque part et que votre destin bascule au point, soit de perdre la vie d’un coup, soit d’être condamné au handicap à jamais.

    En tant que survivant à la perte brutale d’un être cher, en tant que blessé, n’auriez-vous donc pas envie de savoir comment ou pourquoi vous aurez eu à subir pareil sort?

    Or lorsque, sur le plateau d’une chaîne de télévision française bien connue, un homme, criminologue de son état, s’exprime de manière plutôt claire et logique sur ce qui a frappé Strasbourg en son coeur, on reste perplexe.

    Pas à propos de ce qu’il dit, non. Bien plutôt sur ce que ses dires soulèvent d’interrogations.

    Mais peut-être nous conseillera-t-on d’oublier? D’estimer que tout a été fait au mieux et que, ma foi, on ne peut garantir de sécurité absolue?

    Quoi qu’il en soit, je vous propose de visionner cette séquence de Cnews et d’y réfléchir.

     

  • Quand, soudain, Kremlin et Pussy Riot...

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    A force de relayer leur amour de la Russie, les rédactions de grands médias français nous réservent quelques petites merveilles.

    Rendre compte de soupçons émis à l’encontre du Kremlin quant au rôle qu’il jouerait dans le cadre du mouvement des gilets jaunes et, en même temps, informer du fait qu’une Pussy Riot était allée à leur rencontre?

    Les responsables d’autant de médias réalisent-ils qu’à s’obstiner ainsi à persuader leur public de l’omniprésence de Vladimir Poutine, ils en arrivent à l’associer à celles qui n’ont de cesse de dénoncer son pouvoir?

    Certes, le démenti officiel du Kremlin a, lui aussi, été publié

    Mais bon, comme le danger a été déterminé russe et que la contradiction ne les avait pas même alertés, que nos chevaliers blancs poursuivent sur cette lancée!

    Après tout, que risquent-ils, le ridicule n’a jamais tué personne...

    Les fichés S, oui.

     

  • France, regards de la presse et autres considérations générales

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    On le constate, l’intervention du Président français, hier, n’a convaincu que (très?) peu de monde. Pourtant, la tâche qu’il avait à remplir n’était pas des moindres.

    Certes, il est habile, Emmanuel Macron. Mais devenu si impopulaire que ce qu’il a proposé n’est pas passé comme il l’aurait sans doute souhaité.

    Plutôt que de dire, ici, ce qu’il faudrait et ne faudrait pas, grand nombre de personnes, expertes ou pas, s’y ingéniant déjà, observer cette France se démener et tenter d’y voir un peu clair serait déjà pas mal.

    Cependant voilà, on en est à se demander ce qui va arriver samedi 15 décembre prochain.

    Parce que les gilets jaunes et celles et ceux qui s’y greffent pour toutes sortes de raisons qui les concernent, ne sont pas près d’en rester là où ils en sont arrivés ou pas.

    Ils veulent beaucoup. Et le pouvoir en place, lui, ne veut pas renoncer à s’exercer. 

    Situation d’affrontement garantie, d’aucuns en sont encore à dire que la France devrait, ne devrait pas, etc.etc.

    La France est aux prises avec un mouvement duquel tout laisse à penser qu’il a déjà atteint son point de quasi non retour.

     

  • France, la police fait part de son malaise

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    Voici un article qui confirme à quel point les dénommées forces de l’ordre sont elles-mêmes lasses sinon bien plus encore, de vivre ce qui leur est imposé.

    Déclarer exercer un pouvoir vertical et se détourner à ce point de ce que connaissent chaque jour autant de représentants dudit pouvoir, comment appeler cela?

    Déni de réalité? Dénoncée de longue date, entre autre ici par les policiers, la leur est piétinée.

    Tous les corps dits intermédiaires sont mis à mal, en France, en l’occurrence. Et nombreux sont ceux qui ont alerté de situations intenables. 

    Pour quel résultat?

    Se suicider serait-elle une fin de vie digne d’un pays qui se réclame de la charte des droits de l’homme, rebaptisés, « droits humains » ?

    C’est vrai que changer d’appellation change tout, cela se connaît!

  • Gilets jaunes, cette scène, quel média la diffusera? A pleurer

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    Cette scène, quel média nous la diffusera? Visionnez-la, elle vous parlera autant que de grands discours.

    Ce qu’on ne semble pas réaliser du tout c’est que lorsque pareille révolte se déclenche, elle se laisse peu à peu emporter par elle-même.

    On nous parle de « radicalisation ». Mais c’est de détermination à aller jusqu’au bout dont il s’agit. «  Parce qu’on n’a plus rien à perdre » entend-on très souvent.

    Ce genre de propos ne relève d’aucun « radicalisme ».

    Ce genre de propos s’énonce quand on est à bout. Et ces gens qui ont revêtu leur gilet jaune le sont pour le plus grand nombre d’entre eux.

    Et ce n’est pas pareille démonstration d’empathie envers un handicapé qui va contribuer à les apaiser.

     

  • Images, experts, la France

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    Le nombre d’experts auto-proclamés qui commentent le mouvement des gilets jaunes et nous expliquent ce dont la France aurait besoin augmente au fur et à mesure des événements.

    Depuis le début des manifestations qui mettent le pays à l’épreuve de réalités jamais autant médiatisées, les regards sont passés du mépris à la pseudo tentative de comprendre et à la proposition d’analyses.

    Mais que valent-elles face à pareille volonté populaire d’en découdre avec le pouvoir en place? Que celui-ci ait hérité des précédents et qu’on tente de nous raconter le pourquoi du comment n’y change à peu près rien.

    Quant aux avis venus de Suisse nous expliquant ce que la France devait avoir comme modèle politique, cela rappelle un peu comment est évoqué, aussi, ce que devrait être, au hasard, la Russie.

    Tandis que la première, tout comme la seconde ont une longue tradition royaliste et impériale que jamais la Confédération Helvétique n’a connue, précisément parce qu’elle s’est érigée en dehors de tels modèles, doit sans cesse demeurer à l’esprit.

    La France, en l’état, n’a pas encore dit son dernier mot. Qu’on ne l’invente pas! Personne ne sait lequel il sera.

    Ce qui se passe dans l’Hexagone est grave. Dès le début, cela se savait. Et rien n’est encore joué, je ne cesserai de le répéter ici.

     

  • Complotistes ici et là

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    En Russie, le mouvement des gilets jaunes, on l’a vu dans un précédent sujet de ce blog, est suspecté servir les intérêts des Etats-Unis.

    En France, voici qu’on lui trouve une relation avec la Russie.

    Ce sont des personnalités en vue qui répandent ces éclairages, aussi bien dans les médias russes que dans les médias français.

    Que la France soit déstabilisée par ce mouvement est une réalité. Que les Etats-Unis et/ou la Russie y aient intérêt, une hypothèse.

    Le mystère, le flou ou l’inconnu obligent souvent à inventer quelque explication. Cela dit, que le monde ait intérêt à voir la France en révolte ou affaiblie se discute. 

    Cependant, rien n’est encore joué.

  • Persécution d’un cinéaste russe?

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    Fidèle lectrice des publications de Pascal Gavillet, il le sait, je souhaite réagir à cet encart qui annonce son article.

    Car, je le précise, les termes qui encadrent la photo ci-dessus, ne sont pas repris dans les propos qu’il publie dans l’édition de La Tribune de Genève de ce 5 décembre. 

    Il y est question de Kirill Serebrennikov, aux prises avec la justice russe et de son film Leto (L’été), acclamé à Cannes cette année.

    Nul n’ignore que le talent n’a rien à voir avec le comportement. Les exemples sont nombreux de personnalités d’exception dans leur domaine qui, par ailleurs, ne sont pas pour autant des modèles du genre.

    Il ne s’agit donc pas, ici, d’entrer en matière sur les qualités cinématographiques reconnues à Kirill Serebrennikov et à son film.

    Non, il m’importe d’attirer l’attention sur ce qui est relaté dans cet articleKarine Bechet-Golovko, qui le signe, est une juriste française qui vit à Moscou. C’est elle, aussi, que j’ai citée lorsqu’il a été question de cet autre cinéaste en faveur duquel se mobilise l’Occident.

    Le point de vue émis par Karine lui appartient, certes. Il n’en demeure pas moins intéressant de le découvrir. 

    Car à le lire, il y a de quoi méditer sur l’usage fait de deniers publics par Kirill Serebrennikov et de matériel explosif par Oleg Sentsov.

    Si cela ne gêne pas cet Occident pourtant si sourcilleux de questions d’ordre moral, soit! 

      

  • Maïdan ... supposé

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    La France rayonne encore au plan mondial. Certes, de manière diverse selon les activités auxquelles elle se livre. Le fait est qu’elle reste une grande puissance.

    Raison pour laquelle ce qui s’y passe est observé. En l’occurrence, inutile de dire que le mouvement des gilets jaunes est commenté.

    Dans ce sens et de Russie, m’est parvenue la question de savoir si la France ne vivait pas, à son tour, un Maïdan.

    Il semble que cette interrogation résulte de ce que diffusent les médias russes.

    A cet égard, outre Le Monde, BFMTV s’en fait le relai, non sans préciser que la position du Kremlin est plus nuancée que celle de certains commentateurs du pays.

    Cette approche se conçoit en référence à celles qui estiment que l’Europe serait le continent à affaiblir pour d’autant le contrôler. 

    Allez savoir...

    Car s’il en est qui ont toujours les explications ou qui prétendent détenir la vérité, force est de constater que lorsqu’elles se contredisent, il paraît bien difficile d’y voir clair.

     

  • Que c’est triste, Paris...

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    Une rare violence s’est emparée de la France.

    De sa capitale, en tous les cas.

    Dire la tristesse ressentie reste, à l’évidence, bien peu.

    Et cependant, ajouter des considérations à tant d’autres émises, est-ce bien raisonnable?

    Quand tout s’énonce, rien n’est plus crédible.

    Seul le mal demeure.

    Et face à lui, la désolation.

     

  • Ukraine, Russie, des enjeux et des vies en question

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    Voici un article à lire, au-delà du parti pris émis et bien connu de l’Occident qui veut que l’Ukraine soit un pays victime depuis plus de quatre ans d’une agression de la part de la Russie.

    L’article est, en effet, intéressant au regard de ce que son auteur disait de l’Ukraine il y a un peu plus de trois ans.

    C’était le 5 février 2015.

    A ce moment-là, le journaliste Marc Allgöwer travaillait pour la Radio Télévision Suisse et livrait une analyse qui vaut qu’on y revienne.

    Il y cite, en effet, François Hollande, alors Président de la République française.

    Dans les deux cas, l’Ukraine de Petro Poroshenko semble remise en place. En 2015 par la citation des paroles du Président français de l’époque, en 2018, par l’intitulé de l’article cité au début de ce sujet.

    En d’autres termes, on se demande, en définitive, ce qui est attendu par l’Occident.

    Qu’il manoeuvre en vue des prochaines élections qui se tiendront en mars 2019 rappellerait sans doute trop ce qui s’est passé en février 2014, lorsque le Président Viktor Ianouvkovitch a été, comme on a dit, destitué

    Certes, le Maïdan relayé par nos médias devait être perçu comme révolte pour une véritable démocratie... Le résultat? Une guerre, des centaines de milliers de morts, de blessé(e)s et autant d’exilé(e)s.

    Mais lequel de nos médias communiquerait le nombre de celles et de ceux qui ont choisi la Russie pour fuir? Aller se réfugier dans un pays qui aurait agressé le leur, il fallait tout de même y penser...

    Alors?

    Les véritables enjeux nous passent par-dessus. Pendant ce temps-là, on informe ou croit informer et des vies innocentes sont rayées de la carte. 

     

  • Un pays malade

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    En dépit de tout ce qu’on lit, voit et entend du mouvement qui s’est emparé de l’actualité sinon de la France, on reste dans l’incertitude sinon l’inconnu.

    Des analyses, des points de vue, des avis n’y changent, en définitive pas grand chose, les gilets jaunes font parler d’eux et cela semble s’arrêter là.

    Or, il va de soi que tel n’est pas ce qui est attendu de celles et ceux qui se sont lancés dans ce mouvement. 

    Parmi les nombreux regards portés sur les gilets jaunes, en voici un dont l’extrait ci-après laisse tout particulièrement songeur. 

    « ... les gilets jaunes évoquent la souffrance, en l’occurrence la souffrance sociale, les cheminots parlaient du service public, les zadistes de la nature, en somme ni les cheminots ni les zadistes n’évoquaient leur douleur, leur difficultés, au contraire de ces gilets jaunes qui racontent leur fin de mois difficile. Or aujourd’hui, la douleur ne se questionne pas, ne se questionne plus, celui qui souffre a conquis le droit d’être écouté, écouté par tout le monde, même par le gouvernement, même s’il n’est pas entendu. La maxime de notre époque est devenu : "Sois sauvage, ô ma douleur ! et tiens toi moins tranquille »…  » 

    En d’autres termes, on serait en face d’un mal reconnu mais qui laisse impuissant.

    Parce qu’il ne serait pas politisé, parce qu’il irait dans tous les sens, parce qu’il est ce qu’il est, en définitive.

    Autant dire qu’un pays où s’expose la souffrance sans qu’il ne lui soit trouvé de quoi l’apaiser est un pays malade.

     

  • Vu de Russie

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                                                                          photo @H.R.-Favre

    Dans l’une des Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar, un peintre entre dans le tableau auquel il travaille et s’en va sur la barque qu’il a peinte.

    A l’inverse, dans La rose pourpre du Caire, l‘un des personnages du film de Woody Allen sort de l’écran pour entrer dans la salle de projection et rejoindre le public.

    Cette articulation entre imaginaire et réalité, le Consulat suisse de Saint-Pétersbourg m’avait invitée à en parler. C’était en 2013, au Collège universitaire français et à la Bibliothèque Majakovskaja, il en reste des traces sur google et youtube.

    Confronter images et réalités m’habite en permanence et figure au coeur de ma démarche littéraire tout autant qu’elle motive en grande partie la tenue de ce blog.

    Dans ce sens, j’aime à rendre compte, entre autres, des changements que j’observe toutes les fois que je séjourne en Russie tandis que ce pays alimente une narrative médiatique formatée selon des standards établis et récurrents. 

    Moscou, pour ne citer que cette capitale, force est de constater que la vie y est de plus en plus semblable à celle menée dans nos grandes villes. Or on entend ou on lit souvent de couples homosexuels, par exemple, qu'ils y seraient traqués sinon persécutés.

    Dans le métro, pourtant, j’ai vu deux jeunes gens très à l’aise dans leur proximité affichée qui n’a pas paru gêner qui que ce soit. Aucun regard lancé de travers, mieux, aucune milice pour les embarquer on ne sait où, bref, rien de plus ni de moins que ce que l’on voit chez nous. 

    Si Moscou ne représente, certes pas, le pays dans sa globalité, au même titre, Paris ni Berne ne résument la France ni la Suisse. 

    Evidences à rappeler qui n’empêchent pas de comparer entre elles ces capitales et de mesurer les ressemblances de comportements humains qu’on y constate.

     

  • Cette Russie que j'aime

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    Vue de Saint-Pétersbourg, l’actualité résonne de manière un peu autre.

    Depuis le début de la semaine que je passe en Russie, je pense à toutes celles et à tous ceux qui en parlent.

    Selon grand nombre d'experts invités à s’exprimer dans nos médias, la Russie de Poutine ne serait surtout pas à confondre avec la Russie tout court, tant la première serait tenue d’une main de fer.

    Ainsi va l’information qui n’a, comme on nous le rappelle bien, rien à voir avec la propagande qui serait distillée en Russie.

    Qu’on se rassure, les personnes avec lesquelles j’ai eu l’occasion de parler, ici, ne sont pas dupes. 

    Et nombre d’entre elles ne se posent même plus de questions sur ce qui alimente tant de ressentiment et de déconsidération de leur pays à soi-disant distinguer de celui de son Président. 

    Hier, à la Bibliothèque Majakovskaja de Saint-Pétersbourg où a eu lieu la présentation de mon livre, c’est un public vif, cultivé, curieux, critique et sans complaisance qui m’a accueillie.

    Merci, de tout coeur à Irina Tochilkina qui a permis la réalisation de cette rencontre et à Alla Beliak qui m’accompagnait et traduit mes livres depuis de nombreuses années.

    Le partage que nous avons vécu hier était d’une rare intensité, merci au public de sa belle réceptivité et de sa bienfaisante présence.

     

  • Bons baisers de Russie... sans la fiction

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    Bagdad, 2003, fiction

    Comme énoncé dans le précédent sujet de ce blog, je me trouve en Russie pour y présenter mon dernier livre, Sans nouvelles d’Igor, Bagdad 2003 / Багдад 2003: Истории без продолжения.

    Cette histoire, je l’ai imaginée se dérouler au début de la guerre en Irak, autrement dit, il y a plus de 15 ans.

    Sa publication, cette année seulement, s’explique par le fait que sa traduction en russe a constitué un très stimulant projet didactique qui a été reconduit d’année en année plus de dix ans durant avec des étudiants.

    C’est alors que la version russe définitive a été confiée à la traductrice de mes deux précédents recueils de nouvelles, Nouvelles de nulle part / Истории ниоткуда  et Nouvelles sans fin / Истории без окончания.

    Le regard littéraire sur la guerre qui s’est livrée en Irak en 2003, je l’ai voulu en contrepoint à ce qui s’énonçait dans nos médias.

    Ce que dévoile, peu à peu, le dialogue entre les deux protagonistes de l’histoire, révèle des quêtes aux issues hasardeuses sinon fatales pour certaines.

    Sur fond de guerre et le temps d’une soirée, c’est une humanité qui apparaît avec ses désirs, ses fureurs, ses failles et ses attentes. 

  • Merci!

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    Le 17 novembre à la Bibliothèque Majakovskaja de Saint Pétersbourg et le 19 novembre dans la grande librairie Biblioglobus de Moscou, je présenterai mon cinquième ouvrage traduit en russe.

    Le choix de l’édition bilingue revient à la maison qui me publie depuis 2004, soit depuis 14 ans déjà. Les autres éditeurs, suisse, italien et géorgien ont suivi ce modèle comme vous le constaterez ici.

    Le lien que j’entretiens avec la Russie date de mon adolescence et c’est pour étudier le russe que je me suis inscrite à la Faculté des Lettres de Genève.

    Mais c’est au début des années 2000, alors que je menais des recherches en linguistique russe, que l’occasion m’a été donnée de rencontrer la première traductrice de mon premier recueil de nouvelles..

    En tant que linguiste, j’ai travaillé, entre autre, sur l’analyse de discours politiques.

    Cette formation, ajoutée à celle qui m’a permis de séjourner en ex-URSS et plus tard en tant qu’écrivain, en Fédération de Russie, ce sont elles qui inspirent les réactions que je partage avec vous sur ce blog.

    Aucun activisme politique n’est à y chercher, pas davantage de relations quelconques avec le Kremlin et ce qu’on lui attribue d’agences de propagande à distiller.

    Les points de vue que je livre, je vous les soumets car il me tient à coeur de ne pas laisser passer tout et n’importe quoi sur un pays que j’aime, on l’a bien compris.

    Merci à vous toutes et tous de suivre et d’animer ce blog de vos commentaires qui, sans cesse, me donnent l’occasion d’affiner encore, les points de vue que j’y publie.

     

  • Et ce n’est donc pas de la théorie du complot qui est réservée à d’autres...

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    Vous avez sans doute toutes et tous entendu parler de ce qu’on appelle la malbouffe. Je vous invite à cliquer sur ce lien en bleu pour découvrir la malinfo.

    J’ai eu l’honneur s’il en est, d’échanger avec Manon Schick lors d’une émission de la RTS consacrée à Vladimir Poutine. C’était en février 2014, peu avant l’ouverture des Jeux Olympiques de Sotchi.

    On m’avait expliqué que la discussion porterait sur sa personnalité. Mais quand j’ai découvert le titre donné à l’émission, tout était clair: Vladimir Poutine est-il un dictateur?

    J’avais rendu compte de tout cela sur mon blog, les échanges ont été particulièrement animés

    Vous vous rappelez certainement combien  l’information a été d’une objectivité à toute épreuve! Pas une occasion n’était de trop pour dire tout le bien que l’on pensait de celui au sujet duquel on m’avait invitée à parler.

    Il va de soi que j’ai tenu à remettre quelques points sur les i. Au risque, une fois encore, d’être considérée comme suppôt du Kremlin sinon soudoyée pour en répandre la propagande.  

    Tout cela pourrait faire rire et tel est le plus souvent le cas.

    Sauf qu’à ne pas réagir à tant d’approches orientées de la Russie et de son Président équivaut à favoriser l’emprise de la désinformation.

    A coups de semi-vérités et de demi-mensonges ou de demi-vérités et de semi-mensonges, à choix, on façonne un pays, on refait l’Histoire, on salit un peuple ou une personnalité.

    Le procédé est connu.

    Et mis au service, en l’occurrence ici, des droits humains il se drape de toute la bonne conscience du monde.

     

  • Triste

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                                                                                 capture d’écran: Le Temps

    Sur son profil Facebook, les témoignages se multiplient. 

    Géraldine Savary a annoncé, ce jour, qu’elle ne se représenterait pas aux prochaines élections fédérales pour le Conseil des Etats.

    Mais que lui est-il reproché alors qu’elle a été sous les feux des projecteurs médiatiques et que rien n’a été reconnu illégal aux dons qu’elle a reçus?

    S’il s’agit de l’origine de ces dons alloués à la politicienne vaudoise reconnue et louée pour ses compétences, alors, on a de quoi rester perplexe.

    Car cet homme qui a apporté son soutien financier à Géraldine Savary, présenté le plus souvent comme « milliardaire » ou  « patron milliardaire de Ferring », occupe aussi la fonction de Consul honoraire de la Fédération de Russie.

    On sait le regard que portent sur ce pays nombre de ses grands connaisseurs capables d’en parler comme s’ils y vivaient ou y avaient passé tant d’années que leurs témoignages avaient valeur de preuve.

    Rappelons, entre autre, cette émission de la RTS à laquelle avait été invité Roger Nordmann, en photo ci-dessus avec Géraldine Savary.  La Russie, selon ce parlementaire suisse donc, serait sous la dictature autoritaire de Poutine. Comme si dictature ne suffisait pas et qu’il fallait encore y ajouter « autoritaire »...

    Or c’est à ses côtés que l’élue vaudoise a tenu la conférence de presse au cours de laquelle elle a fait part de sa décision  de mettre un terme à sa carrière politique.

    Voici une femme admirable qui, par trop de pressions, en a été amenée à devoir renoncer à des fonctions qu’elle exerçait avec talent et brio.

    Géraldine Savary, je l’ai toujours beaucoup appréciée, avant même, faut-il le préciser vu l’ambiance, de découvrir qu’elle figurait parmi les personnalités qui ne diabolisaient pas la Russie.

    Profondément en pensée avec elle, je lui réitère toute mon estime.

  • Une certaine fatigue...

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    Vous l’aurez sans doute appris par vos médias de (p)référence, le Président français accuse une certaine fatigue. Au point qu’il a demandé lavancée du Conseil de Défense et du Conseil des Ministres à ce mardi tandis qu’il se tient d’habitude le mercredi.

    Voilà encore de quoi faire jaser les un(e)s et les autres. 

    L’exercice du pouvoir est lourd. Emmanuel Macron s’y applique comme on le sait, de manière très controversée. Il n’en demeure pas moins qu’il a été élu à la fonction suprême, qu’on l’ait voulu ou non.

    Mais au-delà de ce fait, établi jusqu’à nouvel ordre, ce que révèle la communication de l’Elysée relative à l’état de fatigue du Président pourrait, dans le meilleur des cas, nous apparaître comme le simple rappel de la condition humaine.

    Universelle, elle n’épargne personne.

    En ceci, Emmanuel Macron nous montre que le surhomme est réservé aux légendes et autres fables. Qu’il ait été affublé du nom du Maître de l’Olympe, relèverait, selon cet article de l’Express d’un malentendu,

    Puisse cette fatigue qui s’est emparée d’Emmanuel Macron favoriser une véritable réflexion sur la nature humaine plutôt que d’alimenter des débats infinis sur l’homme et le Président qu’il est.

    Mais c’est sans doute rêver que d’émettre pareil souhait. Pourtant, quelle bouffée d’oxygène pourrait offrir de s’interroger sur cette fatigue en lien avec l’exercice du pouvoir que le peuple français partage aussi.

    A sa manière qui risque de paralyser le pays, le 17 novembre prochain.

      

  • A l’attention de la Conférence des Présidents du Parlement européen

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    Par son vote final, la Conférence des Présidents du Parlement européen a annoncé, ce 25 octobre, avoir décerné le prestigieux Prix Sakharov au cinéaste ukrainien Oleg Senstsov.

    Cette distinction honore un engagement pris au regard de la « liberté d’esprit »  et du combat mené en faveur des « droits humains » .

    Selon le cinéaste Laurent Cantet, le principal témoin en défaveur d’Oleg Sentsov -accusé d’avoir préparé un attentat-  aurait reconnu s’être exprimé sous la torture 

    Si ce « principal témoin » est le militaire ukrainien qui a parlé dans le cadre d’une conférence organisée par l’OSCE, dans ce cas, l’accès à autant de sources estimées fiables aura été réservé. 

    Nul doute, alors, que c’est en toute connaissance de cause qu’il aura été choisi d’élever Oleg Sentsov au rang de lauréat du Prix Sakharov. A l’opinion publique d’en prendre acte.

    Pourtant, si l’on se rappelle ce qu’a vécu Andreï Sakharov, la question se pose de savoir quelle « liberté d’esprit »  vient d'être reconnue au cinéaste distingué.

    Car la Conférence des Présidents du Parlement européen a agi, forte de certitudes que rien ne confirme, sauf à ce que preuve ait été fournie des tortures qu’aurait subies le militaire ukrainien qui déclare son compatriote cinéaste responsable d’avoir projeté un acte terroriste.

    Les critères d’attribution de ce Prix, créé en 1988 avec l’accord du savant duquel il porte le nom et qui est décédé un an plus tard, ont été élargis en 2003. A ce titre, toutes sortes de personnalités figurent parmi ses bénéficiaires.

    Qu’à elles s’ajoute désormais celle d’un homme emprisonné pour avoir projeté de détruire autant de vies humaines que l’aurait permis la charge explosive qu’il est accusé avoir détenue, relève d’un choix qui regarde la seule Conférence des Présidents du Parlement européen.

    Aussi bien est-ce sa propre « liberté d’esprit » qu’elle récompense, celle d’avoir consacré une rumeur plutôt qu’une autre. Puisse la mémoire d’Andreï Sakharov ne pas avoir à en souffrir, on le lui souhaite.

     

                                                                                                       Hélène Richard-Favre

                                                                                                             Genève, ce 26 octobre 2018

  • Initiative et débat en question

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    On se met autour d'une table et on discute, entend-on souvent lorsque surgit un différend ou une décision à prendre au regard de telle ou telle situation. 

    Dans ce sens, nombre de débats sont menés qui offrent à qui les suit de mieux cerner une problématique.

    Bien.

    En l’occurrence et pour citer l’une de celles qui agite la Suisse, s’est tenu hier 24 octobre, un débat télévisé. Le peuple suisse, en effet, est appelé à se prononcer sur une initiative qui vise à modifier la Constitution fédérale.

    Voici le texte soumis au vote, voici ce qu’il est devenu dans le débat diffusé par la RTS.

    Dans le cas présent, il semble qu’à lire le texte de l'initiative, on soit plus à même de se situer qu’après avoir suivi le débat, bien mené par son animateur certes, mais qui a plutôt contribué à embrouiller les esprits.

    Se pose alors la question de la médiatisation d’un sujet.

    Car même s’il est débattu de manière contradictoire, les nombreuses façons de l’évoquer et, surtout, de le reformuler révèlent les risques sinon les limites de l'exercice.

     

  • Y a pas d’mère, insistent-ils

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    Peut-être avez vous décidé de renoncer à suivre cette émission, souvent sujette à controverse pour ses intervenant(e)s et ses invité(e)s, je veux parler d’On n’est pas couché (ONPC).

    Peut-être, sinon, celle de ce samedi 20 octobre vous aura retenus devant l'écran. 

    Pour ce qui me concerne, j’ai vu circuler divers articles et autres messages sur les réseaux sociaux dont cet interview de Charles Consigny.  L’article met en ligne la séquence consacrée à Marc-Olivier Fogiel, invité à parler de son livre qui, selon le site purepeople.comserait déjà un phénomène en librairie.

    Dans ce sens et en dépit de l’aversion que l’on peut ressentir et pour ONPC et envers la gestation pour autrui (GPA), le seul fait que l’émission ait eu lieu signe aussi bien l’ouverture au débat que son contraire, l’imposition d’un point de vue.

    Car on constate que s’il en est un qui est sans cesse interrompu et remis en place, c’est bien Charles Consigny, l’un des deux chroniqueurs de l‘émission animée par Laurent Ruquier.

    A souligner que Christine Angot, apparemment plus libre de parole que son confrère, rétablit une vérité qui ne va pas en faveur du crédit à apporter à Marc-Olivier Fogiel.

    Elle réfute, en effet, ses propos mensongers visant Sylviane Agacinski, opposante à la GPA et, de surcroît, épouse de Lionel Jospin.

    A son égard, rappelons comment s’est exercée l’influence de feu Pierre Bergé. Il en a été question dans le précédent sujet de ce blog.

    Dans ce cas, que Charles Consigny considère l’ouvrage de son confrère Fogiel comme relevant de la politique, voire de la propagande, vaut réflexion tout autant que le principe de liberté à défendre.

    Entre autre celui de vouloir un enfant et de bien insister sur le fait que s’il est porté par une femme et conçu avec une autre, dans toute l’affaire, il n’y a pas de mère.

     

  • En toute impunité, où sont les ####?

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    Parmi les violences faites aux femmes, d’aucuns reconnaissent les contraintes imposées par telle ou telle religion. A juste titre, bien sûr et surtout lorsqu’elles vont jusqu’à entraîner la mort.

    Nombre de combats sont menés contre pareilles pratiques et cependant, elles persistent.

    Mais bien d’autres violences subies par les femmes les propulsent dans des univers où l’abus n’est plus sanctionné parce que tarifé.

    Regardez, par exemple, celles qui se jettent dans le porno amateur. Souscrire aux #metoo et autres #balancetonporc n’est pas leur souci

    Elles s’offrent pour quelques poignées d’euros et se font abuser en toute légalité cynique. Au prétexte que nombre de femmes auraient besoin de gagner leur vie, on la leur fait payer.

    Quant aux mères porteuses, cet article nous apprend comment elles sont retenues en quasi captivité. Rien à dire, rappelez-vous comment la gestation pour autrui avait été défendue en France, par feu Pierre Bergé!

    Et cet homme a usé de toute son influence sur la présidentielle de 2002 et sur celle de 2012.

    En l’occurrence, les ### pour dénoncer la violence faite à autant de femmes auraient-ils envahi les réseaux sociaux?

    Parce que le droit au plaisir et à l’enfant ne vaut pas qu’on se soucie de ces esclaves du sexe et de la stérilité des couples?

     

     

  • Jamal Khashoggi... l’humanisme en cause

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    Se projeter dans un monde le plus juste possible relève, pour certains, de l’utopie. Sans être forcément cyniques, ils affichent tout simplement leurs désillusions.

    Soit.

    Restent, néanmoins, celles et ceux qui n’entendent pas céder à la fatalité ni renoncer à se mobiliser en faveur de telle ou telle cause qui leur tient à coeur. Nombreuses sont les personnes à agir dans ce sens et c’est aussi bien ainsi.

    Que les idéaux des un(e)s et des autres divergent, rien de plus normal et la démocratie est là pour les voir coexister dans le débat et le dialogue dit « respectueux ». Ce qu’il en advient est une autre affaire et pourtant aussi réelle que l’est la sincérité de l’engagement de chacune et de chacun.

    Lorsqu’on apprend comment un journaliste a été torturé, qu’on lit les sévices qui lui ont été infligés, force est de constater que selon les parties concernées par ces horreurs, les réactions diffèrent. C’est là qu’intervient cette « autre affaire » mentionnée plus haut.

    Cette « autre affaire » se résume aux intérêts que des puissances ont à monter un fait en épingle ou à le minimiser. Et pour cela, les médias sont aux premiers rangs de ces caisses de résonance qu’elles offrent à un événement sitôt que celui-ci doit à tout prix être mis en avant.

    Sur les réseaux sociaux, des réactions illustrent combien la différence de traitement médiatico-politique vaut pour tel ou tel fait à porter à la plus grande indignation de toutes et tous. Mais que valent ces points de vue quand on sait que, quoi qu’il en soit, les plus déterminés avanceront, armes en tous genres en mains pour imposer leur loi?

    A part cela, ne l’oublions pas, nous serions en démocratie. Où fleurit la liberté de se taire autant que possible sur tout ce qui ne doit pas venir en perturber le cours. 

     

  • La Crimée en deuil

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    Kertch, « carnage »  ont indiqué nombre de rédactions occidentales en commentaire à la tragédie qui a visé un collège technique de la ville.

    Kertch, il a bien sûr aussi été rappelé par ces mêmes rédactions occidentales, se situe en Crimée, elle-même et selon la rhétorique en usage, « annexée » par la Russie.

    Sans revenir sur le referendum qui a fait passer la péninsule de l’Ukraine à la Russie, rappelons malgré tout ce sujet et celui-ci pour dire que, quel que soit le regard que porte l’Occident sur cet événement, il a suscité l’enthousiasme de la plus grande majorité des Russes et des Criméens et qu’il a été salué par nombre d'opposants avérés de Vladimir Poutine.

    Cependant voilà, lorsqu’on s’obstine à ne pas chercher à comprendre et à répéter la leçon enseignée par le maître qui ne veut en aucun cas être contesté, dans ce cas, autant parler aux murs avec ou sans les oreilles qu’on leur prête...

    Voici un point de vue sur la situation, celui de Karine Bechet-Golovko, souvent citée ici. Je la connais personnellement, nous avons eu des échanges ensemble, Karine est juriste, d’origine française et établie à Moscou où elle enseigne le droit à l’Université.

    En pensée profonde avec les familles et les proches des victimes.

     

  • Ce 13 octobre, on a marché non pas sur la Lune mais pour le climat

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    Vous connaissez peut-être l’homme qui apparaît en photo ci-dessus. Si tel est le cas, vous avez une idée des positions qu’il défend au sujet du climat dont il nous est rappelé chaque jour ou presque qu’il se réchaufferait.

    A ce égard, il avait été relevé ici comment oeuvrait l’abus de termes du langage.

    Mais pour qui ignorerait tout de ce Bernois, présenté comme spécialiste des avalanches et reconnu au plan mondial, l’interview qu’il a accordée en 2014 au journal Le Matin vous en dira un peu plus.

    Son diagnostic climatosceptique, loin d’être celui d’un hurluberlu, est partagé par d’éminents scientifiques dont deux Prix Nobel, est-il écrit dans l’article. Et les arguments qu’il présente pour démonter les thèses officielles d’autant de spécialistes sont à découvrir ici.

    A préciser -et il s’y emploie lui-même-  que Werner Munter ne nie en rien le réchauffement climatique. Il rejette ses explications. Et c’est en ceci que ses propos sont intéressants, qu’à partir d’un même constat, ils aboutissent à d’autres conclusions.

    Cela dit, voici une autre interview qui illustre bien le comportement d’autant de nos concitoyens si soucieux de la nature. Il y est question d’une course de plus en plus fréquentée, la dénommée Patrouille des Glaciers (PdG).

    Vous comprendrez, à lire ce qu’en pense ce grand connaisseur de la haute montagne, qui aime la nature, la défend et comment...

     

  • La France médiatique, le Philosophe et le Président

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    La France et ses débats, la France et ses polémiques, on aime ou on n’aime pas, sans exclure, bien sûr, les demi-mesures, à savoir qu’on apprécie le fait que des échanges de points de vue aient lieu mais qu’on regrette, parfois, les dérives gratuites ou trop faciles.

    En voici un exemple assez instructif.

    Peut-être avez-vous eu l’occasion de lire la lettre ouverte que Michel Onfray a adressée à Emmanuel Macron. Il en est question dans l’article ci-dessus indiqué en référence et qui revient sur l’invitation faite par BFMTV au philosophe pour en parler. 

    Entre l’égo du philosophe et celuii du Président, la France trouve-t-elle son compte? Si oui, soit. 

    Si non, la question reste ouverte de savoir en quoi ce genre de polémique apporte quoi que ce soit d’utile à un pays qui ne manque en tous les cas pas de cerveaux qui, pour bon nombre, restent en marge d’une médiatisation spectacle.

    Pour le reste, voir des alliances entre une gauche libertaire que représenterait Michel Onfray et une droite qualifiée d’extrême que seraient ses soutiens est un raccourci aisé qui offre sans doute l’avantage de rejeter les deux factions politiques ensemble.

    Que le Président français crée sans cesse la polémique ne relève pas d’hier. Un homme qui se dit transgressif comme il s’est lui-même défini ne peut qu’engendrer autant de situations qui vont se répéter tout au long de ce qui lui reste encore à accomplir de son quinquennat.

      

  • Le cynisme à l'oeuvre

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    Dans le précédent sujet de ce blog, un intervenant qui se reconnaîtra et que je remercie au passage, a déposé en commentaire le lien à une video.

    Et cette video avait, en son temps, fait l’objet d’un article publié sur le site d’Agoravox. C’était en 2014. Lisez-le bien et demandez-vous si, en quatre ans, vous avez le sentiment que les déclarations d’Aaron Russo aient exercé la moindre influence.

    Si oui, merci de dire laquelle.

    A part cela, pour ce qui est du cynisme auquel on a droit, on se rappellera celui d’un Georges Friedman duquel il avait été question ici.

    Mais heureusement, on sait le danger que représente la Russie avec ses espions, ses faux touristes empoisonneurs, ses oligarques qui amassent les milliards et, bien sûr, son Président.

    Plus un jour ne passe sans que cela ne soit rappelé en boucle.

    Les pays voyous sont ainsi désignés, les dictateurs, dénoncés, la bonne parole distillée. On a beau savoir ce qu’il en est, en réalité, le discours  qui doit dominer a tous les moyens de s’imposer. 

    A quel prix et avec quel risque, le présent le dit, inutile de se tourner vers l’avenir pour guetter la réponse. 

     

  • On se comportait comme des porcs dit un homme...

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    #metoo, #balancetonporc, genre

                                                                               capture d’écran Wikipedia, photo, @Edouard Hue

    Il faut lire cet article publié sur le site de franceinfo pour mesurer le changement de société que visent les théoriciens du genre.

    Ces témoignages d’hommes interrogés dans le cadre d’on ne sait quel sondage ou quelle enquête sont révélateurs de l’influence que l’on attribue à ce courant appelé #metoo.

    Sans mettre en cause la bonne volonté de cette gente masculine si soucieuse de bien faire envers les femmes, on peut malgré tout se demander combien de temps dureront autant de belles résolutions.

    Un peu comme lorsqu’on réalise que l’alcool peut nuire à la santé et qu’on arrêtera de boire demain.

    Parfois, ces engagements tiennent, parfois, le temps de la seule prise de conscience. Aussi bien, sitôt que l’occasion se présentera, voilà qu’autant de manières d’être referont surface au grand dam, pourquoi pas, de qui s’en croyait débarrassé.

    Mais au-delà de ces aveux touchants, lirait-on quelque part ceux de femmes qui reconnaîtraient s’être comportées en garces pour ne pas dire salopes qu’elles se revendiquent être, pour certaines?

    A moins que cette façon d’être là ne soit admise, auquel cas, aux hommes de la subir... jusqu’au prochain hashtag à inventer en leur faveur?

     

  • Pour changer un peu...

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    Cet homme n’est pas le « principal opposant » de Vladimir Poutine, vous savez, celui qui est crédité de quelque quatre pour cents des suffrages mais qu’on s’obstine à considérer comme seul véritable adversaire du Kremlin.

    Sait-on jamais, après tout et relais médiatiques multiples aidant, il peut se rêver un meilleur avenir que celui qui le fait sortir de prison pour immédiatement y retourner.

    En attendant, voici donc cet homme, avocat de son métier qui a décidé de tout plaquer pour aller vivre en forêt mais pas complètement coupé du monde.

    Comme vous le constaterez, il a été repéré par des agences telles AP et Reuters et quelques sites internet.

    Dans la vidéo de lui qui a été diffusée, l’homme évoque les raisons de son choix de vie, la manière avec laquelle il l’organise et touche quelques mots de la situation socio-économique qu’il observe dans son pays..

    Les séquences retenues par les agences et autres sites indiqués ci-dessous en bleu et qui ont diffusé la vidéo sont intéressantes.

    Elles révèlent, bien sûr, des priorités sinon des préférences à partager, ce qui, en soi, n’est pas nouveau. Sauf que lorsque cela dérive, ce n’est plus d’information dont il s’agit mais de son exploitation. 

    A découvrir ici, sous-titrée en français,  en anglaiscommentée en français et là, en russe.