Occident - Page 3

  • Les puissants de ce monde, le meilleur de tous dit cette voix off...

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                                                                                        capture d’écran site RTS

    Au téléjournal, comme souvent les derniers jours de décembre, est diffusée une séquence sensée résumer les événements qui ont marqué l’année.

    En pays soi-disant neutre, la Suisse en l’occurrence, force a souvent été de constater que l’information qui y est diffusée par la chaîne de télévision publique RTS n’y est à l’évidence pas. 

    Combien d’exemples n’ont-ils été donnés, ici, pour illustrer ce double standard dénoncé aussi par Alexey Pouchkov dans l’entretien cité dans un précédent sujet de ce blog?

    Alors, fidèle à cette objectivité caractérisée, le premier volet de la revue de l’année 2018 proposé au téléspectatrices et aux téléspectateurs, est consacré aux « puissants » de ce monde.

    Je vous propose de découvrir, à la minute 24, comment Vladimir Poutine a réussi à renouveler son mandat selon notre Radio Télévision Suisse.

    Rien à dire, la qualité de l’information, ça la connaît!

  • Le menace russe, parlons-en!

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    Cet interview circule sur les réseaux sociaux, elle a été indiquée en commentaire sous un précédent sujet de ce blog par un intervenant qui se reconnaîtra et que je remercie.

    Alexeï Pouchkov, personnalité russe à la trajectoire que je vous invite à découvrir ici, répond à toutes sortes de questions d’actualité qui lui sont posées de manière directe.

    L’entretien dure environ une heure trente, nombre de points de vue qui y sont livrés rejoignent ceux qui ont été exposés ici et qui m’ont valu d’être perçue comme l’oeil de Moscou.

    Vu sous un autre angle, on peut aussi estimer que ce que j’ai écrit et qui résultait d’analyses et d’observations menées à partir de références diverses se trouvent, pour bon nombre d’entres elles, confirmées par ce qu’énonce Alexeï Pouchkov.

    Il va néanmoins de soi que je laisse mes chers détracteurs libres de visionner ou pas cet entretien. S’ils le veulent bien, ils apprendront encore bien au-delà de ce qui a été proposé sur ce blog.

    Alexeï Pouchkov est, certes, habile, il répond parfois sans répondre ou détourne la question mais le plus souvent, ses propos sont nets et clairs.

    Je pense que prendre le temps de suivre cette heure trente-cinq d’entretien vaut la peine même si, je le conçois, en cette veille de Noël, d’autres occupations vous retiennent.

    Joyeux Noël à toutes et tous!

  • Caricaturer la caricature

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    La caricature, on le sait, est un art. 

    Pratiquée avec plus ou moins de succès, elle peut faire mouche autant qu’elle est susceptible de s’attirer les foudres de qui elle vise.

    Les exemple ne manquent pas à cet égard.

    En l’occurrence et dans le dessin affiché ci-dessus en illustration de ce sujet, que comprendre sinon le relation qu’entretiendraient les Présidents américain et russe?

    Il va de soi que pour un grand nombre de nos experts, elle a d’emblée été définie. Le second a manipulé les élections pour en rendre vainqueur le premier.

    Dont acte.

    Il découle de ce point de vue posé en quasi certitude par autant de chroniqueurs qu’il ne peut qu’être illustré et commenté comme s’y est employé ici Herrmann.

    En d’autres termes, ce dernier ne fait que caricaturer la caricature d’une relation établie par un collectif d’experts.

    Pour qui souhaiterait avoir un regard moins tautologique, voici cet interview de Roland Lombardi qui s’exprime sur le retrait de Syrie des troupes américaines.

    Vous y découvrirez des réalités auxquelles le dessinateur Herrmann prêtera un jour, qui sait, son coup de crayon?

    Ce sera peut-être pour l’An Nouveau que nous lui souhaitons dores et déjà heureux!

     

  • Rendons à César...

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    Les réactions fusent, sur les réseaux sociaux, alors que l’on a appris que Nicolas Sarkozy avait été prié par Emmanuel Macron de le représenter à l’investiture de la nouvelle présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili.

    Quoi que l’on pense de l’ancien Président français ou de l'actuel, laissons au premier la réussite que furent les accords qu’il avait mis en place avec son homologue russe de l'époque, Dmitri Medvedev.

    C’était en 2008, rappelez-vous, la Géorgie était entrée en guerre contre la Russie.

    Alors que, souvent et à tort, certains commentateurs ont comparé ce qui se passe en Ukraine à ce qui s’était passé en Géorgie, là, au contraire et précisément grâce aux accords instaurés par l’entremise des deux Présidents français et russe, le calme a pu être rétabli.

    Pour le reste, saluons plutôt le fait qu’Emmanuel Macron délègue à l’un de ses prédécesseurs une tâche pour le seul fait qu’il ait une bonne connaissance de la situation.

    Que d’aucuns y voient je ne sais trop quelle intention là-derrière les regarde.

    Il n’en demeure pas moins que, pour m’être trouvée en Géorgie en 2008 et en 2009, je sais combien le fait que les tensions aient pu être atténuées a été salué.

     

  • Réflexions en marge

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    Tant est dit et continue de s’énoncer sur le mouvement des gilets jaunes qu’il est inutile d’en rajouter ici.

    Par contre, observer comment les positions des analystes, experts ou pas, tentent de suivre sinon de coller aux agissements des manifestants est intéressant.

    A côté des grands mots s’ils en sont, parmi lesquels le poujadisme figurait en bonne place, les postures, voire les prédictions n’ont pas manqué.

    On a également vu, ici, comment autant d’écrivains et d’intellectuels qui avaient exposé le malaise ont été pris en compte. C’est que tout cela, sans doute, n’a dû être considéré que comme de la littérature.

    Autrement dit, circulez, il n’y a rien à voir. 

    A vrai dire, tel est le sort qui attend en général celles et ceux qui tentent de faire entendre un autre son de cloche que celui qui doit carillonner tous azimuts.

    Parce qu’un pouvoir en place tient à se maintenir.

    Et qu’à cette fin, tous les moyens sont bons. Le mensonge, l’abus en sont. Jusqu’à ce qu’ils soient découverts. Ce qui n’aura pas empêché leur puissance d’action.

    On l’a vu pour l’Irak, cet article le rappelle fort bien d’ailleurs. Pour quelle leçon à en tirer?

    Aucune.

     

     

  • Quand, soudain, Kremlin et Pussy Riot...

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    A force de relayer leur amour de la Russie, les rédactions de grands médias français nous réservent quelques petites merveilles.

    Rendre compte de soupçons émis à l’encontre du Kremlin quant au rôle qu’il jouerait dans le cadre du mouvement des gilets jaunes et, en même temps, informer du fait qu’une Pussy Riot était allée à leur rencontre?

    Les responsables d’autant de médias réalisent-ils qu’à s’obstiner ainsi à persuader leur public de l’omniprésence de Vladimir Poutine, ils en arrivent à l’associer à celles qui n’ont de cesse de dénoncer son pouvoir?

    Certes, le démenti officiel du Kremlin a, lui aussi, été publié

    Mais bon, comme le danger a été déterminé russe et que la contradiction ne les avait pas même alertés, que nos chevaliers blancs poursuivent sur cette lancée!

    Après tout, que risquent-ils, le ridicule n’a jamais tué personne...

    Les fichés S, oui.

     

  • Persécution d’un cinéaste russe?

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    Fidèle lectrice des publications de Pascal Gavillet, il le sait, je souhaite réagir à cet encart qui annonce son article.

    Car, je le précise, les termes qui encadrent la photo ci-dessus, ne sont pas repris dans les propos qu’il publie dans l’édition de La Tribune de Genève de ce 5 décembre. 

    Il y est question de Kirill Serebrennikov, aux prises avec la justice russe et de son film Leto (L’été), acclamé à Cannes cette année.

    Nul n’ignore que le talent n’a rien à voir avec le comportement. Les exemples sont nombreux de personnalités d’exception dans leur domaine qui, par ailleurs, ne sont pas pour autant des modèles du genre.

    Il ne s’agit donc pas, ici, d’entrer en matière sur les qualités cinématographiques reconnues à Kirill Serebrennikov et à son film.

    Non, il m’importe d’attirer l’attention sur ce qui est relaté dans cet articleKarine Bechet-Golovko, qui le signe, est une juriste française qui vit à Moscou. C’est elle, aussi, que j’ai citée lorsqu’il a été question de cet autre cinéaste en faveur duquel se mobilise l’Occident.

    Le point de vue émis par Karine lui appartient, certes. Il n’en demeure pas moins intéressant de le découvrir. 

    Car à le lire, il y a de quoi méditer sur l’usage fait de deniers publics par Kirill Serebrennikov et de matériel explosif par Oleg Sentsov.

    Si cela ne gêne pas cet Occident pourtant si sourcilleux de questions d’ordre moral, soit! 

      

  • Ukraine, Russie, des enjeux et des vies en question

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    Voici un article à lire, au-delà du parti pris émis et bien connu de l’Occident qui veut que l’Ukraine soit un pays victime depuis plus de quatre ans d’une agression de la part de la Russie.

    L’article est, en effet, intéressant au regard de ce que son auteur disait de l’Ukraine il y a un peu plus de trois ans.

    C’était le 5 février 2015.

    A ce moment-là, le journaliste Marc Allgöwer travaillait pour la Radio Télévision Suisse et livrait une analyse qui vaut qu’on y revienne.

    Il y cite, en effet, François Hollande, alors Président de la République française.

    Dans les deux cas, l’Ukraine de Petro Poroshenko semble remise en place. En 2015 par la citation des paroles du Président français de l’époque, en 2018, par l’intitulé de l’article cité au début de ce sujet.

    En d’autres termes, on se demande, en définitive, ce qui est attendu par l’Occident.

    Qu’il manoeuvre en vue des prochaines élections qui se tiendront en mars 2019 rappellerait sans doute trop ce qui s’est passé en février 2014, lorsque le Président Viktor Ianouvkovitch a été, comme on a dit, destitué

    Certes, le Maïdan relayé par nos médias devait être perçu comme révolte pour une véritable démocratie... Le résultat? Une guerre, des centaines de milliers de morts, de blessé(e)s et autant d’exilé(e)s.

    Mais lequel de nos médias communiquerait le nombre de celles et de ceux qui ont choisi la Russie pour fuir? Aller se réfugier dans un pays qui aurait agressé le leur, il fallait tout de même y penser...

    Alors?

    Les véritables enjeux nous passent par-dessus. Pendant ce temps-là, on informe ou croit informer et des vies innocentes sont rayées de la carte. 

     

  • Vu de Russie

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                                                                          photo @H.R.-Favre

    Dans l’une des Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar, un peintre entre dans le tableau auquel il travaille et s’en va sur la barque qu’il a peinte.

    A l’inverse, dans La rose pourpre du Caire, l‘un des personnages du film de Woody Allen sort de l’écran pour entrer dans la salle de projection et rejoindre le public.

    Cette articulation entre imaginaire et réalité, le Consulat suisse de Saint-Pétersbourg m’avait invitée à en parler. C’était en 2013, au Collège universitaire français et à la Bibliothèque Majakovskaja, il en reste des traces sur google et youtube.

    Confronter images et réalités m’habite en permanence et figure au coeur de ma démarche littéraire tout autant qu’elle motive en grande partie la tenue de ce blog.

    Dans ce sens, j’aime à rendre compte, entre autres, des changements que j’observe toutes les fois que je séjourne en Russie tandis que ce pays alimente une narrative médiatique formatée selon des standards établis et récurrents. 

    Moscou, pour ne citer que cette capitale, force est de constater que la vie y est de plus en plus semblable à celle menée dans nos grandes villes. Or on entend ou on lit souvent de couples homosexuels, par exemple, qu'ils y seraient traqués sinon persécutés.

    Dans le métro, pourtant, j’ai vu deux jeunes gens très à l’aise dans leur proximité affichée qui n’a pas paru gêner qui que ce soit. Aucun regard lancé de travers, mieux, aucune milice pour les embarquer on ne sait où, bref, rien de plus ni de moins que ce que l’on voit chez nous. 

    Si Moscou ne représente, certes pas, le pays dans sa globalité, au même titre, Paris ni Berne ne résument la France ni la Suisse. 

    Evidences à rappeler qui n’empêchent pas de comparer entre elles ces capitales et de mesurer les ressemblances de comportements humains qu’on y constate.

     

  • Cette Russie que j'aime

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    Vue de Saint-Pétersbourg, l’actualité résonne de manière un peu autre.

    Depuis le début de la semaine que je passe en Russie, je pense à toutes celles et à tous ceux qui en parlent.

    Selon grand nombre d'experts invités à s’exprimer dans nos médias, la Russie de Poutine ne serait surtout pas à confondre avec la Russie tout court, tant la première serait tenue d’une main de fer.

    Ainsi va l’information qui n’a, comme on nous le rappelle bien, rien à voir avec la propagande qui serait distillée en Russie.

    Qu’on se rassure, les personnes avec lesquelles j’ai eu l’occasion de parler, ici, ne sont pas dupes. 

    Et nombre d’entre elles ne se posent même plus de questions sur ce qui alimente tant de ressentiment et de déconsidération de leur pays à soi-disant distinguer de celui de son Président. 

    Hier, à la Bibliothèque Majakovskaja de Saint-Pétersbourg où a eu lieu la présentation de mon livre, c’est un public vif, cultivé, curieux, critique et sans complaisance qui m’a accueillie.

    Merci, de tout coeur à Irina Tochilkina qui a permis la réalisation de cette rencontre et à Alla Beliak qui m’accompagnait et traduit mes livres depuis de nombreuses années.

    Le partage que nous avons vécu hier était d’une rare intensité, merci au public de sa belle réceptivité et de sa bienfaisante présence.

     

  • Bons baisers de Russie... sans la fiction

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    Bagdad, 2003, fiction

    Comme énoncé dans le précédent sujet de ce blog, je me trouve en Russie pour y présenter mon dernier livre, Sans nouvelles d’Igor, Bagdad 2003 / Багдад 2003: Истории без продолжения.

    Cette histoire, je l’ai imaginée se dérouler au début de la guerre en Irak, autrement dit, il y a plus de 15 ans.

    Sa publication, cette année seulement, s’explique par le fait que sa traduction en russe a constitué un très stimulant projet didactique qui a été reconduit d’année en année plus de dix ans durant avec des étudiants.

    C’est alors que la version russe définitive a été confiée à la traductrice de mes deux précédents recueils de nouvelles, Nouvelles de nulle part / Истории ниоткуда  et Nouvelles sans fin / Истории без окончания.

    Le regard littéraire sur la guerre qui s’est livrée en Irak en 2003, je l’ai voulu en contrepoint à ce qui s’énonçait dans nos médias.

    Ce que dévoile, peu à peu, le dialogue entre les deux protagonistes de l’histoire, révèle des quêtes aux issues hasardeuses sinon fatales pour certaines.

    Sur fond de guerre et le temps d’une soirée, c’est une humanité qui apparaît avec ses désirs, ses fureurs, ses failles et ses attentes. 

  • Merci!

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    Le 17 novembre à la Bibliothèque Majakovskaja de Saint Pétersbourg et le 19 novembre dans la grande librairie Biblioglobus de Moscou, je présenterai mon cinquième ouvrage traduit en russe.

    Le choix de l’édition bilingue revient à la maison qui me publie depuis 2004, soit depuis 14 ans déjà. Les autres éditeurs, suisse, italien et géorgien ont suivi ce modèle comme vous le constaterez ici.

    Le lien que j’entretiens avec la Russie date de mon adolescence et c’est pour étudier le russe que je me suis inscrite à la Faculté des Lettres de Genève.

    Mais c’est au début des années 2000, alors que je menais des recherches en linguistique russe, que l’occasion m’a été donnée de rencontrer la première traductrice de mon premier recueil de nouvelles..

    En tant que linguiste, j’ai travaillé, entre autre, sur l’analyse de discours politiques.

    Cette formation, ajoutée à celle qui m’a permis de séjourner en ex-URSS et plus tard en tant qu’écrivain, en Fédération de Russie, ce sont elles qui inspirent les réactions que je partage avec vous sur ce blog.

    Aucun activisme politique n’est à y chercher, pas davantage de relations quelconques avec le Kremlin et ce qu’on lui attribue d’agences de propagande à distiller.

    Les points de vue que je livre, je vous les soumets car il me tient à coeur de ne pas laisser passer tout et n’importe quoi sur un pays que j’aime, on l’a bien compris.

    Merci à vous toutes et tous de suivre et d’animer ce blog de vos commentaires qui, sans cesse, me donnent l’occasion d’affiner encore, les points de vue que j’y publie.

     

  • Et ce n’est donc pas de la théorie du complot qui est réservée à d’autres...

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    Vous avez sans doute toutes et tous entendu parler de ce qu’on appelle la malbouffe. Je vous invite à cliquer sur ce lien en bleu pour découvrir la malinfo.

    J’ai eu l’honneur s’il en est, d’échanger avec Manon Schick lors d’une émission de la RTS consacrée à Vladimir Poutine. C’était en février 2014, peu avant l’ouverture des Jeux Olympiques de Sotchi.

    On m’avait expliqué que la discussion porterait sur sa personnalité. Mais quand j’ai découvert le titre donné à l’émission, tout était clair: Vladimir Poutine est-il un dictateur?

    J’avais rendu compte de tout cela sur mon blog, les échanges ont été particulièrement animés

    Vous vous rappelez certainement combien  l’information a été d’une objectivité à toute épreuve! Pas une occasion n’était de trop pour dire tout le bien que l’on pensait de celui au sujet duquel on m’avait invitée à parler.

    Il va de soi que j’ai tenu à remettre quelques points sur les i. Au risque, une fois encore, d’être considérée comme suppôt du Kremlin sinon soudoyée pour en répandre la propagande.  

    Tout cela pourrait faire rire et tel est le plus souvent le cas.

    Sauf qu’à ne pas réagir à tant d’approches orientées de la Russie et de son Président équivaut à favoriser l’emprise de la désinformation.

    A coups de semi-vérités et de demi-mensonges ou de demi-vérités et de semi-mensonges, à choix, on façonne un pays, on refait l’Histoire, on salit un peuple ou une personnalité.

    Le procédé est connu.

    Et mis au service, en l’occurrence ici, des droits humains il se drape de toute la bonne conscience du monde.

     

  • Triste

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                                                                                 capture d’écran: Le Temps

    Sur son profil Facebook, les témoignages se multiplient. 

    Géraldine Savary a annoncé, ce jour, qu’elle ne se représenterait pas aux prochaines élections fédérales pour le Conseil des Etats.

    Mais que lui est-il reproché alors qu’elle a été sous les feux des projecteurs médiatiques et que rien n’a été reconnu illégal aux dons qu’elle a reçus?

    S’il s’agit de l’origine de ces dons alloués à la politicienne vaudoise reconnue et louée pour ses compétences, alors, on a de quoi rester perplexe.

    Car cet homme qui a apporté son soutien financier à Géraldine Savary, présenté le plus souvent comme « milliardaire » ou  « patron milliardaire de Ferring », occupe aussi la fonction de Consul honoraire de la Fédération de Russie.

    On sait le regard que portent sur ce pays nombre de ses grands connaisseurs capables d’en parler comme s’ils y vivaient ou y avaient passé tant d’années que leurs témoignages avaient valeur de preuve.

    Rappelons, entre autre, cette émission de la RTS à laquelle avait été invité Roger Nordmann, en photo ci-dessus avec Géraldine Savary.  La Russie, selon ce parlementaire suisse donc, serait sous la dictature autoritaire de Poutine. Comme si dictature ne suffisait pas et qu’il fallait encore y ajouter « autoritaire »...

    Or c’est à ses côtés que l’élue vaudoise a tenu la conférence de presse au cours de laquelle elle a fait part de sa décision  de mettre un terme à sa carrière politique.

    Voici une femme admirable qui, par trop de pressions, en a été amenée à devoir renoncer à des fonctions qu’elle exerçait avec talent et brio.

    Géraldine Savary, je l’ai toujours beaucoup appréciée, avant même, faut-il le préciser vu l’ambiance, de découvrir qu’elle figurait parmi les personnalités qui ne diabolisaient pas la Russie.

    Profondément en pensée avec elle, je lui réitère toute mon estime.

  • A l’attention de la Conférence des Présidents du Parlement européen

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    Par son vote final, la Conférence des Présidents du Parlement européen a annoncé, ce 25 octobre, avoir décerné le prestigieux Prix Sakharov au cinéaste ukrainien Oleg Senstsov.

    Cette distinction honore un engagement pris au regard de la « liberté d’esprit »  et du combat mené en faveur des « droits humains » .

    Selon le cinéaste Laurent Cantet, le principal témoin en défaveur d’Oleg Sentsov -accusé d’avoir préparé un attentat-  aurait reconnu s’être exprimé sous la torture 

    Si ce « principal témoin » est le militaire ukrainien qui a parlé dans le cadre d’une conférence organisée par l’OSCE, dans ce cas, l’accès à autant de sources estimées fiables aura été réservé. 

    Nul doute, alors, que c’est en toute connaissance de cause qu’il aura été choisi d’élever Oleg Sentsov au rang de lauréat du Prix Sakharov. A l’opinion publique d’en prendre acte.

    Pourtant, si l’on se rappelle ce qu’a vécu Andreï Sakharov, la question se pose de savoir quelle « liberté d’esprit »  vient d'être reconnue au cinéaste distingué.

    Car la Conférence des Présidents du Parlement européen a agi, forte de certitudes que rien ne confirme, sauf à ce que preuve ait été fournie des tortures qu’aurait subies le militaire ukrainien qui déclare son compatriote cinéaste responsable d’avoir projeté un acte terroriste.

    Les critères d’attribution de ce Prix, créé en 1988 avec l’accord du savant duquel il porte le nom et qui est décédé un an plus tard, ont été élargis en 2003. A ce titre, toutes sortes de personnalités figurent parmi ses bénéficiaires.

    Qu’à elles s’ajoute désormais celle d’un homme emprisonné pour avoir projeté de détruire autant de vies humaines que l’aurait permis la charge explosive qu’il est accusé avoir détenue, relève d’un choix qui regarde la seule Conférence des Présidents du Parlement européen.

    Aussi bien est-ce sa propre « liberté d’esprit » qu’elle récompense, celle d’avoir consacré une rumeur plutôt qu’une autre. Puisse la mémoire d’Andreï Sakharov ne pas avoir à en souffrir, on le lui souhaite.

     

                                                                                                       Hélène Richard-Favre

                                                                                                             Genève, ce 26 octobre 2018

  • En toute impunité, où sont les ####?

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    Parmi les violences faites aux femmes, d’aucuns reconnaissent les contraintes imposées par telle ou telle religion. A juste titre, bien sûr et surtout lorsqu’elles vont jusqu’à entraîner la mort.

    Nombre de combats sont menés contre pareilles pratiques et cependant, elles persistent.

    Mais bien d’autres violences subies par les femmes les propulsent dans des univers où l’abus n’est plus sanctionné parce que tarifé.

    Regardez, par exemple, celles qui se jettent dans le porno amateur. Souscrire aux #metoo et autres #balancetonporc n’est pas leur souci

    Elles s’offrent pour quelques poignées d’euros et se font abuser en toute légalité cynique. Au prétexte que nombre de femmes auraient besoin de gagner leur vie, on la leur fait payer.

    Quant aux mères porteuses, cet article nous apprend comment elles sont retenues en quasi captivité. Rien à dire, rappelez-vous comment la gestation pour autrui avait été défendue en France, par feu Pierre Bergé!

    Et cet homme a usé de toute son influence sur la présidentielle de 2002 et sur celle de 2012.

    En l’occurrence, les ### pour dénoncer la violence faite à autant de femmes auraient-ils envahi les réseaux sociaux?

    Parce que le droit au plaisir et à l’enfant ne vaut pas qu’on se soucie de ces esclaves du sexe et de la stérilité des couples?

     

     

  • Jamal Khashoggi... l’humanisme en cause

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    Se projeter dans un monde le plus juste possible relève, pour certains, de l’utopie. Sans être forcément cyniques, ils affichent tout simplement leurs désillusions.

    Soit.

    Restent, néanmoins, celles et ceux qui n’entendent pas céder à la fatalité ni renoncer à se mobiliser en faveur de telle ou telle cause qui leur tient à coeur. Nombreuses sont les personnes à agir dans ce sens et c’est aussi bien ainsi.

    Que les idéaux des un(e)s et des autres divergent, rien de plus normal et la démocratie est là pour les voir coexister dans le débat et le dialogue dit « respectueux ». Ce qu’il en advient est une autre affaire et pourtant aussi réelle que l’est la sincérité de l’engagement de chacune et de chacun.

    Lorsqu’on apprend comment un journaliste a été torturé, qu’on lit les sévices qui lui ont été infligés, force est de constater que selon les parties concernées par ces horreurs, les réactions diffèrent. C’est là qu’intervient cette « autre affaire » mentionnée plus haut.

    Cette « autre affaire » se résume aux intérêts que des puissances ont à monter un fait en épingle ou à le minimiser. Et pour cela, les médias sont aux premiers rangs de ces caisses de résonance qu’elles offrent à un événement sitôt que celui-ci doit à tout prix être mis en avant.

    Sur les réseaux sociaux, des réactions illustrent combien la différence de traitement médiatico-politique vaut pour tel ou tel fait à porter à la plus grande indignation de toutes et tous. Mais que valent ces points de vue quand on sait que, quoi qu’il en soit, les plus déterminés avanceront, armes en tous genres en mains pour imposer leur loi?

    A part cela, ne l’oublions pas, nous serions en démocratie. Où fleurit la liberté de se taire autant que possible sur tout ce qui ne doit pas venir en perturber le cours. 

     

  • La Crimée en deuil

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    Kertch, « carnage »  ont indiqué nombre de rédactions occidentales en commentaire à la tragédie qui a visé un collège technique de la ville.

    Kertch, il a bien sûr aussi été rappelé par ces mêmes rédactions occidentales, se situe en Crimée, elle-même et selon la rhétorique en usage, « annexée » par la Russie.

    Sans revenir sur le referendum qui a fait passer la péninsule de l’Ukraine à la Russie, rappelons malgré tout ce sujet et celui-ci pour dire que, quel que soit le regard que porte l’Occident sur cet événement, il a suscité l’enthousiasme de la plus grande majorité des Russes et des Criméens et qu’il a été salué par nombre d'opposants avérés de Vladimir Poutine.

    Cependant voilà, lorsqu’on s’obstine à ne pas chercher à comprendre et à répéter la leçon enseignée par le maître qui ne veut en aucun cas être contesté, dans ce cas, autant parler aux murs avec ou sans les oreilles qu’on leur prête...

    Voici un point de vue sur la situation, celui de Karine Bechet-Golovko, souvent citée ici. Je la connais personnellement, nous avons eu des échanges ensemble, Karine est juriste, d’origine française et établie à Moscou où elle enseigne le droit à l’Université.

    En pensée profonde avec les familles et les proches des victimes.

     

  • Postures et danger

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                                                                       capture d’écran: chrétiensaujourdhui.com

    Dans le précédent sujet de ce blog, il a été question de l’Eglise orthodoxe et du schisme qui la menace. Un commentaire déposé par « Charles 05 » résume un point de vue qui vaut d’être débattu.

    Il va de soi que nombre d’athées ou autres personnes qui n’ont de regard que critique sur l’Eglise peuvent demeurer totalement indifférents sinon se montrer moqueurs face à la situation décrite dans le sujet.

    Or si j’ai tenu à le partager ici, c’est pour prévenir d’un danger bien réel.

    Alors, bien sûr, que l’on peut prendre cela de haut en affichant des postures et revendiquer son athéisme ou dénoncer les collusions entre politique et religion.

    Si cela conforte, soit.

    Mais cela démontre qu’après tout, ce qui se passe chez les autres et, qui plus est, au sein d’une Eglise, favorise l’indifférence ou la raillerie. Or c’est en ceci que, justement, réside le risque.

    Car non, ce qui se passe au sein de l’Eglise orthodoxe ne peut être écarté de seul revers de la main.

    Pour la simple et bonne raison qu’il s’agit là de faits aux conséquences encore imprévisibles. Aussi bien, peut-on toujours gloser, risque il y a.

    Et le seul fait de se décréter athée ou critique pour s’en détourner ne sera d’aucun poids. Tout simplement parce que, qu’on le veuille ou non, on touche là à une sphère extrêmement sensible, aussi absurde peut-elle paraître aux cartésiens.

     

  • Vers une grave crise en Ukraine ...

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                                                                                             capture d’écran: stratpol

    Ce sujet s’adresse surtout à mes compatriotes qui tentent, peut-être, de s’y retrouver dans ce que plusieurs de leurs médias ont rapporté de la crise qui sévit au sein de l’Eglise orthodoxe russe.

    De nombreux articles ont traité le sujet, sans minimiser les risques d’embrasement qu’allait susciter la décision qui serait prise par le Patriarcat de Constantinople de rendre l’Eglise orthodoxe d’Ukraine indépendante du Patriarcat de Moscou.

    Voici qui est désormais chose faite.

    Le Saint-Synode de Constantinople a déclenché le processus qui permettra d'octroyer l’autocéphalie à l’Eglise d’Ukraine et levé l’anathème dont étaient frappées les deux Eglises autonomes – le Patriarcat de Kiev, autoproclamé par le patriarche Philarète en 1992, et l’Eglise orthodoxe autocéphale ukrainienne, née d’un schisme en 1920.

    Tout autant, le décret de 1686 qui plaçait les églises ukrainiennes sous la tutelle de la Russie a-t-il été révoqué.

    A lire plusieurs articles de la presse occidentale, on sent que le danger qui couve n’est pas écarté par les rédactions, même si la rhétorique habituelle pour évoquer la Russie et le Kremlin ne disparaissent pas.

    Quoi qu’il en soit, je vous propose cet article du journal Le Temps et cette vidéo réalisée par Xavier Moreau que d’aucuns connaissent pour ses diverses interventions, ici à Genève, entre autre lors de la soirée caritative qui avait été organisée en faveur des enfants du Donbass.

      

  • Ce 13 octobre, on a marché non pas sur la Lune mais pour le climat

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    Vous connaissez peut-être l’homme qui apparaît en photo ci-dessus. Si tel est le cas, vous avez une idée des positions qu’il défend au sujet du climat dont il nous est rappelé chaque jour ou presque qu’il se réchaufferait.

    A ce égard, il avait été relevé ici comment oeuvrait l’abus de termes du langage.

    Mais pour qui ignorerait tout de ce Bernois, présenté comme spécialiste des avalanches et reconnu au plan mondial, l’interview qu’il a accordée en 2014 au journal Le Matin vous en dira un peu plus.

    Son diagnostic climatosceptique, loin d’être celui d’un hurluberlu, est partagé par d’éminents scientifiques dont deux Prix Nobel, est-il écrit dans l’article. Et les arguments qu’il présente pour démonter les thèses officielles d’autant de spécialistes sont à découvrir ici.

    A préciser -et il s’y emploie lui-même-  que Werner Munter ne nie en rien le réchauffement climatique. Il rejette ses explications. Et c’est en ceci que ses propos sont intéressants, qu’à partir d’un même constat, ils aboutissent à d’autres conclusions.

    Cela dit, voici une autre interview qui illustre bien le comportement d’autant de nos concitoyens si soucieux de la nature. Il y est question d’une course de plus en plus fréquentée, la dénommée Patrouille des Glaciers (PdG).

    Vous comprendrez, à lire ce qu’en pense ce grand connaisseur de la haute montagne, qui aime la nature, la défend et comment...

     

  • De la chasse aux sorcières à la chasse à l'homme

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    La culture ne sauve rien ni personne, écrivait Jean-Paul Sartre en 1964 dans Les Mots. Et de poursuivre qu’elle ne justifie pas. Mais c'est un produit de l'homme: il s'y projette, s'y reconnaît; seul, ce miroir critique lui offre son image.

    Les effets du mouvement #metoo le démontrent, nombre d’hommes du monde de la culture ont été visés, parmi eux, Jean-Claude Arnault dont le comportement aura eu pour conséquence la décision de ne pas décerner de Prix Nobel de littérature cette année. 

    Le Français fait appel du jugement qui le condamne à deux ans de prison ferme.

    Si, désormais, les attaques dirigées contre des hommes se multiplient, est-ce vraiment par souci de justice, la question se pose. Car face au nombre de comportements déviants qui seraient à juger, les tribunaux devraient engager du nouveau personnel à tour de bras.

    Qu’on ne s’y méprenne, ce sujet ne vise en rien à minimiser les atteintes faites à l’honneur des femmes. Il n’a de raison que de mettre en évidence, une fois encore, l’aléatoire d'une fièvre morale qui s’empare d’autant de justiciers pour condamner tel ou tel homme.

    Car pendant ce temps-là, de véritables criminels oeuvrent en toute impunité. Mais tuer des civils innocents au nom du bien suffit peut-être à faire croire à qui le veut bien que la morale est sauve, à défaut de la culture...

     

  • Le cynisme à l'oeuvre

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    Dans le précédent sujet de ce blog, un intervenant qui se reconnaîtra et que je remercie au passage, a déposé en commentaire le lien à une video.

    Et cette video avait, en son temps, fait l’objet d’un article publié sur le site d’Agoravox. C’était en 2014. Lisez-le bien et demandez-vous si, en quatre ans, vous avez le sentiment que les déclarations d’Aaron Russo aient exercé la moindre influence.

    Si oui, merci de dire laquelle.

    A part cela, pour ce qui est du cynisme auquel on a droit, on se rappellera celui d’un Georges Friedman duquel il avait été question ici.

    Mais heureusement, on sait le danger que représente la Russie avec ses espions, ses faux touristes empoisonneurs, ses oligarques qui amassent les milliards et, bien sûr, son Président.

    Plus un jour ne passe sans que cela ne soit rappelé en boucle.

    Les pays voyous sont ainsi désignés, les dictateurs, dénoncés, la bonne parole distillée. On a beau savoir ce qu’il en est, en réalité, le discours  qui doit dominer a tous les moyens de s’imposer. 

    A quel prix et avec quel risque, le présent le dit, inutile de se tourner vers l’avenir pour guetter la réponse. 

     

  • On se comportait comme des porcs dit un homme...

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    #metoo, #balancetonporc, genre

                                                                               capture d’écran Wikipedia, photo, @Edouard Hue

    Il faut lire cet article publié sur le site de franceinfo pour mesurer le changement de société que visent les théoriciens du genre.

    Ces témoignages d’hommes interrogés dans le cadre d’on ne sait quel sondage ou quelle enquête sont révélateurs de l’influence que l’on attribue à ce courant appelé #metoo.

    Sans mettre en cause la bonne volonté de cette gente masculine si soucieuse de bien faire envers les femmes, on peut malgré tout se demander combien de temps dureront autant de belles résolutions.

    Un peu comme lorsqu’on réalise que l’alcool peut nuire à la santé et qu’on arrêtera de boire demain.

    Parfois, ces engagements tiennent, parfois, le temps de la seule prise de conscience. Aussi bien, sitôt que l’occasion se présentera, voilà qu’autant de manières d’être referont surface au grand dam, pourquoi pas, de qui s’en croyait débarrassé.

    Mais au-delà de ces aveux touchants, lirait-on quelque part ceux de femmes qui reconnaîtraient s’être comportées en garces pour ne pas dire salopes qu’elles se revendiquent être, pour certaines?

    A moins que cette façon d’être là ne soit admise, auquel cas, aux hommes de la subir... jusqu’au prochain hashtag à inventer en leur faveur?

     

  • Plus belle l’Europe!

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                                                                                                            capture d’écran Le Temps

    Vous avez sans doute constaté combien il est de plus en plus question de la Russie, dans nos médias.

    Les révélations se suivent et s’enchaînent, tantôt sur la tentative d’empoisonnement qui aurait visé celui qui est appelé « le Pussy Riot », tantôt sur l’affaire Skripal dont l’un des suspects aurait été identifié non pas comme touriste mais comme haut gradé de l’armée, tantôt, encore, sur ce cinéaste en grève de la faim ou sur ces espions qui rôdent en Suisse.

    La Russie est à faire apparaître comme infréquentable et aux prises avec un pouvoir assassin.

    Depuis le temps que cela dure, depuis le temps que le phénomène est commenté, rien n’y fait. Les partis et des intérêts définis l'emportent.

    Cet article, d’ailleurs, est assez éloquent pour comprendre ce qui est attendu de la Suisse. En un mot comme en deux, céder à la pression qui s’exerce sur elle par l’Occident pour qu’elle le rejoigne dans ses positions face à la Russie. Pour la neutralité, on oubliera.

    Pas belle notre Europe? Regardez par exemple, cela se passe en France, pays démocratique, défenseur de droits humains et de tant d’autres valeurs que la Russie bafouerait.

    Eh bien Santé Publique France, après avoir reçu un rapport établi par une structure qui a enquêté sur un pourcentage inquiétant d’enfants nés sans bras ou sans mains dans l’Ain, en Bretagne et dans des pays de la Loire, a tout simplement mis un terme aux subventions de ladite structure.

    Voilà comment on se débarrasse, chez nous, de ce qui dérange.

     

  • Idlib et partis pris

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                                                                                  capture d’écran Le Figaro.fr

    Il se joue, ces temps-ci, ce qui peut se concevoir comme ultime bataille en Syrie ou comme déclenchement du pire.

    La situation est telle qu’il paraît difficile de s’y retrouver sauf à prendre parti pour telle ou telle faction en présence.

    En l’occurrence et s’agissant de ce qui se passe dans cette partie du globe, nos médias ne manquent jamais d’en traiter. Pour le reste du monde et ce qu’il endure, cela semble, pour la plus grande partie d’entre eux, une affaire secondaire.

    Comme quoi, s’appesantir sur la guerre que mènent certaines puissances entre elles pour toutes sortes d’intérêts, le plus souvent loin d'être humanistes, doit sans doute répondre à des critères sélectifs autorisés.

    Oui, la Syrie est ravagée par la guerre et on a bien compris que son Président et ses alliés sont à diaboliser. On l’observe journée faite. 

    Cette façon de nous tenir au courant serait de l’information à l’inverse de toute autre qui, elle, relèverait de la propagande.

    Disqualifier l’autre pour imposer son point de vue est une stratégie bien connue.

    Que cela soit dit et alors, on considérera comme logique le parti parti. Mais qu’on cesse de nous parler de bons et de méchants, cela commence vraiment à bien faire.

    Qui a envie de cautionner les horreurs qu’entraîne toute guerre? Qui ose se réjouir de la mort de ses adversaires sinon les esprits vengeurs?

    Il en existe, bien sûr, que la débâcle de leurs ennemis ravit. Il en est d’autres qui tentent encore et toujours la conciliation. Même si elle semble relever de l’utopie.

  • L’enfance et ses droits?

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    Ces images d’enfants qu’on brandit pour apitoyer le monde, la belle affaire quand on sait comment ceux qui disparaissent à jamais sont les grands oubliés de nos médias...

    Ah, non, c’est vrai, on consacre une Journée mondiale à l’enfance et à chaque disparition ou mort d’enfant, on défile en une marche blanche et on écrit « plus jamais cela » sur des banderoles.

    On rappelle aussi le droit des enfants, même celui qui leur destine ce genre de BD.

    La référence à cette video a été indiquée par une intervenante de ce blog, « Charlotte », que je remercie d’avoir tout autant attiré l’attention sur le film qui nous en disait déjà long sur la manière avec laquelle s’applique la justice et duquel j’ai à diverses reprises relayé le lien.

    Que reste-t-il comme moyen de défense aux proches et aux familles de victimes d’atteintes pareilles à l’enfance?

    La question reste ouverte et grande ouverte tant l’abîme paraît s’ouvrir sous les pas de qui ose tenter l’impossible ou plutôt l’impensable mise en cause de très ou trop honorables personnes.

    Pendant ce temps-là, on préfère pointer du doigt cette « Russie homophobe » qui ose protéger ses enfants de toute propagande homosexuelle qui la viserait.

    Ben voyons, depuis le temps que le mal a été défini et localisé à l’est, on ne va pas modifier la mécanique d’une boussole qui oriente là où il faut!

     

  • Cette Russie ... mais que ferait-on sans elle!

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                                                                                       capture d’écran Le Matin.ch

    La Russie avec ses empoisonnements, ses espions vous manquait-elle? La voici de retour!

    Des espions qui pullulent à la surface du globe, aucun ne sera aussi redoutable que le russe. Vous devriez le comprendre et surtout, vous en rappeler.

    Mais bon, inutile d’entraîner votre mémoire, nos médias s’en chargent pour vous.

    Selon le Tages-Anzeiger et le journal néerlandais NRC Handelsblad qui citent des sources anonymes, deux hommes sont soupçonnés d'avoir voulu espionner le laboratoire de l'Office fédéral de la protection de la population, spécialisé dans les menaces chimiques.

    Quant à cet artiste, dont le groupe Voïna avait été lauréat d’un Prix décerné en 2011 par le Ministère de la culture russe -il est bon de le signaler encore une fois comme cela avait déjà été le cas ici- cet artiste, donc, aurait été victime d’une tentative d’empoisonnement.

    La presse internationale s’en fait le relai, comme il se doit.

    Vraiment, cette Russie, pardon, la Russie de Poutine car la nuance importe nous est-il souvent expliqué, cette Russie de Poutine est vraiment de tous les dangers! 

     

  • Le monde comme il va...

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    Le monde comme il va, c’est, entre autre cet article et les commentaires non dénués de violence qu’il suscite sur certains réseaux sociaux.

    Le monde comme il va descend Christine Angot dont malgré tout, nombre de médias relaient le livre.

    Le monde comme il va se contorsionne à commenter l’affaire qui anime Genève et qui pourrait se solder de manière imprévisible tant l’homme visé, n’est peut-être pas à bout de cartouches, lui non plus.

    Le monde comme il va, c’est ce site de référence protestante « Réformés.ch », qui relaie l’information selon laquelle des victimes de Poutine luttent au nom du christianisme

    Le monde comme il va, c’est bien sûr, celui des droits humains, de la liberté d’expression, du souci pour les plus indigents et de tant d’autres préoccupations d’ordre moral puisque c’est lui qui mobilise tant.

    Vous en doutiez? 

  • Y croire?

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    Comment un comportement peut-il être interprété, en voici un exemple. Le groupe punk russe Pussy Riot, vous vous en rappelez sans doute, avait exécuté une « performance » dans l’Eglise du Christ Sauveur à Moscou.

    Vous l’aviez aussi bien compris, tant on ne se lassait déjà pas de nous le répéter, c’était contre Vladimir Poutine, Président d’une Fédération de Russie qui valait bien mieux que lui.

    Tout autant nous est-il expliqué ici, en va-t-il du christianisme. Car c’est pour le défendre et le libérer de qui le trahit, que les jeunes femmes se sont produites dans l’iconostase, espace réservé au seul clergé célébrant.

    Il ne nous reste donc plus qu’à nous incliner, à oublier tout ce qui aurait pu être énoncé en relation avec le reste de leurs agissements ici et là et à saluer une heureuse entreprise. 

    Y voir une quelconque souillure, non, surtout pas et bien au contraire! Rien, dans leurs agissements, n’en témoignait. Seule l’ardeur chrétienne et la foi les a mobilisées et continue de les animer.

    Ouf! Invitons-les donc partout, le christianisme ne s’en portera que mieux tandis qu’il semble en voie de disparition programmée...