01/06/2018

Haine et manipulations

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A lire ce sujet de Francinfo qui revient sur le faux assassinat du journaliste Arkadi Babtchenko, la question se pose vraiment de savoir ce qu’est le journalisme sinon la politique.

Tout serait à citer de cet article que je vous invite vivement à découvrir pour mesurer ce qu’il en est du monde dans lequel nous évoluons.

On sait, bien sûr, combien j’aime la Russie. Cela n’implique ni cécité ni haine envers quiconque ne partage pas le sentiment que je porte à ce pays.

Or, force est de constater que lorsque les pires procédés se mettent en place pour envenimer la relation si complexe entre l’Ukraine et la Russie, l’amertume envahit.

Car à parcourir ce qui s’énonce pour commenter la mise en scène macabre réalisée par Kiev, on comprend que tout est bon pour rappeler, par exemple, les méthodes pratiquées du temps de l’ex-URSS et créer, par là, un lien  négatif entre les deux pays alors que tant d’autres dimensions les lient l’un à l’autre.

Il en ressort qu’aucune tentative quelconque d’entente n’est recherchée. Seul le rejet radical est encouragé avec tous les moyens à disposition pour l’ancrer de manière irréversible.

A cet égard, les différents échanges que j’ai pu avoir avec le journaliste de référence cité dans l’article ont révélé que les poursuivre relevait de l’espoir le plus fou sinon de l’impossible.

Et comme il alimente nombre de nos médias, autant dire que nous sommes informés comme il convient que nous le soyons.

 

31/05/2018

Babtchenko pas assassiné, qui nos médias assassinent-ils?

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Je fais appel à vous, lectrices et lecteurs de ce sujet de blog.

En effet, vous avez sans doute toutes et tous appris comment ce journaliste russe d’opposition comme on dit, en clair, peu favorable sinon hostile à la politique du Kremlin, aurait été assassiné pour, soudain, réapparaître vivant.

Cela s’est passé en Ukraine. Et ce sont les autorités de ce pays qui ont communiqué à cet égard. Elles ont indiqué qu’il s’était agi-là d’une mise en scène.

Dont acte.

Mais si je fais appel à vous, c’est tout simplement pour vous demander ce que vous pensez de la manière dont il en est rendu compte par certains médias parmi lesquels, par exemple, France-Culture.

Je vous prie de bien suivre la manière avec laquelle un fait commis en Ukraine et reconnu comme il l’a été par les autorités du pays, en arrive à -presque- être imputé à la Russie.

Pourquoi je sollicite votre avis? 

Pour être certaine d’avoir bien entendu et compris comment on parvient à ne pas parler du pays organisateur de cette macabre mascarade pour, bien plutôt, charger la Russie.

 

 

29/05/2018

Complotistes, disent-ils...

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L’événement qui a enflammé la toile et emballé nombre de personnes est commenté par Franceinfo tandis que bruissent les réactions sinon l’ainsi dénommée théorie du complot.

Je vous invite à lire cet article indiqué en lien ci-dessus. Il répond à plusieurs questions posées par la scène qu'a filmée le vidéaste amateur, présent sur les lieux où s’est produit le sauvetage d’un enfant de 4 ans suspendu dans le vide à Paris.

Il est normal que l’on s’interroge sur pareil fait divers et les réactions indiquent que la réflexion se veut dominer l’émotion. Il est néanmoins tout aussi manifeste que la difficulté à accepter l’insolite sinon l’invraisemblable demeure bien réelle.

Car sitôt que l’entendement est dépassé, se met en place une réaction qui cherche le responsable sinon le coupable qui aurait fabriqué un scénario destiné à telle ou telle influence à exercer sur l’opinion publique. C’est dire si la place laissée à la surprise est minime et réduite à peau de chagrin! 

Se résoudre à admettre ce qui sort de l'ordinaire exige sans doute un effort quasi insoutenable à fournir pour qui préfère tout mettre en doute. Après tout, à chacune et à chacun ses choix existentiels!

Pour ce qui concerne l’histoire de cet enfant sauvé par Mamoudou Gassama, ce qu’il en restera dans les mémoires et surtout, dans celle de ses principaux protagonistes, sera aussi intéressant à suivre.

 

28/05/2018

Le Président français honore Mamoudou Gassama

 

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capture d’écran Facebook

Je vous invite à découvrir ce petit résumé réalisé autour d’une scène que nombre d’entre vous ont dû découvrir hier par médias interposés.

Si nombreuses sont les références que l’on trouve sur internet en relation avec le sauvetage d’un enfant, suspendu dans le vide depuis un balcon du 4e étage d’un immeuble parisien, c’est dire l’émotion suscitée par la scène!

On peut réagir de toutes les manières possibles à un tel acte de bravoure. Et les esprits critiques ne manqueront pas, comme il se doit, de faire part de leurs remarques.

Il n’en demeure pas moins vrai que l’homme, déjà surnommé Spiderman, a accompli là un geste fort. Le récompenser comme s’y est employé le Président français en est un autre.

Inutile de dire que les sensibilités face à la question migratoire sont mobilisées et de toutes les manières qui soient. Que cela change le regard à porter sur les migrants est inévitable après un tel raz-de-marée médiatique.

Mais pas forcément dans le sens que l’on croirait.

Quoi qu’il en soit, de tels événements restent rares sinon uniques. Leur impact est bien là, justement, qu’ils marquent, au moins sur le moment. Dans la durée, il sera tout aussi intéressant d’en mesurer les conséquences.

 

15:45 Publié dans Air du temps, Destins, Etre, France, Humanité, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : macron, gassama, paris | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

27/05/2018

Avoir tué Dieu

  

Le droit permet, en principe, à chacune et à chacun de se défendre. Plus question d’être abusé par une justice divine quelconque, vive les libertés humaines à faire valoir!

Or les mauvais procès existent.

Condamnés de facto, une femme, un homme voient parfois leurs chances de prouver leur bonne foi réduites à néant.

Les voilà prises dans des situations kafkaïennes plus fréquentes que tout idéaliste ne le penserait dans nos démocraties laïques.

Autant de personnalités en vue que le simple quidam sont susceptibles d’être concernés par l’injustice humaine. Alors? 

Se faire une raison? Se battre?

Avoir tué Dieu a conféré à l’homme les pleins pouvoirs, il les exerce. 

Ou en abuse mais charité bien ordonnée... 

 

24/05/2018

Donbass, appel

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                                                                                          capture d’écran, youtube

Sur mon mur Facebook, le sujet de blog que j'ai consacré au Donbass, a donné lieu à quelques échanges animés. C’est surtout suite à l’évocation de l’OSCE comme site de référence où s’informer pour se tenir au courant de la situation dans le Sud-Est de l’Ukraine, que les sensibilités ont divergé. 

Parmi les personnes qui se sont exprimées, il en est qui se trouvent sur place et vivent la guerre au quotidien. Il en est, aussi, qui ont de la famille de part et d’autre de la ligne de front et sont ainsi tenues au courant de ce qui s’y passe. Or il leur est assez vite apparu que ce qui était rapporté dans les médias, différait souvent sensiblement de ce à quoi elles étaient elles-même confrontées sur le terrain.

Ce contraste souvent frappant entre une situation à laquelle on assiste et ce qui en est relaté par les médias dits mainstream, nombre de mes ami(e)s qui n’en avaient pas conscience, ont fini par l’admettre tandis qu’elles ou eux-mêmes avaient été témoins de tel ou tel événement et de ce qui en était ensuite relaté par tel ou tel média. 

S’agissant maintenant de l’OSCE, si la présenter comme source de référence a suscité quelques réactions, c’est que son rôle a pu, sur place, être parfois mal ressenti. Alors, bien sûr qu’il faut relever la complexité de la tâche des observateurs. Mais tout autant peut-il être admis que l’OSCE soit susceptible d'être discutée quant à son impartialité.

Pour ce qui me concerne, j’ai tenté de prendre des informations partout où c’était possible et d’en rendre compte ici. J’ai aussi tenu à réagir à la manière si souvent biaisée qu’ont eue la plupart de nos journalistes d’informer alors que leur parti pris était évident. Certains d’entre eux auxquels j’ai transmis mes remarques ont apprécié, d’autres ont ignoré.

Cela dit, je réitère cet appel que j’ai tant de fois lancé à la diplomatie de parvenir, enfin, à un véritable cessez-le-feu dans cette région de l’Europe qui se déchire et saigne. Et je vous invite toutes et tous à découvrir ce message d’une résidente de Gorlovka.

 

23/05/2018

Pas de solutions mais des questions

 

Dans le précédent sujet de ce blog dont je remercie, au passage, les personnes qui y ont réagi par autant de partages sur Facebook ou de commentaires, l’un d’eux, justement, a soulevé un point intéressant.

Pierre Jenni, pour ne pas le nommer, s’est en effet exprimé sur ce qu’était, selon lui, un blog. Je lui ai répondu que si l’occasion le permettait, je reviendrais sur le sujet, ce que je fais.

Si chacune et chacun a sa manière de concevoir un blog -celui qu’il ou elle tient- pour ce qui me concerne, c’est l'envie de partager et d’échanger des points de vue qui m’anime.

Ce blog n’est pas un blog politique comme d’aucuns le qualifient. Je ne suis membre d’aucun parti,  j’aime, par contre, suivre l’actualité et y réagir.

Et si en débattre peut paraître vain quand on sait comment le pouvoir s’exerce au détriment, parfois, de ce qui le remet en cause, rester silencieux peut tout autant relever de l’acquiescement tacite sinon du renoncement.

C’est pourquoi, écrire sur tel ou tel sujet me semble au moins ouvrir un espace de réflexion.

Aussi bien me tient-il à coeur de soulever des problématiques sensibles. Et les réactions qu’elles suscitent m’apparaissent comme autant de nouvelles pistes à explorer et de questions à poser.

 

22/05/2018

A nos portes, la guerre

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Vous aimez lire des livres, voir des films, vous informer ou, au moins, tenter de vous faire une opinion, alors voici de quoi. Sauf que le sujet dont il est question ici ne relève d’aucune fiction sinon de celle de leurs auteurs.

Car oui, il faut bien le dire, la manière avec laquelle est abordée la situation dans le Sud-Est de l’Ukraine toujours en guerre, révèle avant tout la divergence -sinon le grand écart- de sensibilités.

Son livre, l’écrivain russe Zahar Prilepine l’a présenté à Paris et à Genève, son film, le réalisateur ukrainien Serguei Loznitsa l’a présenté à CannesJusque là, on ne peut que saluer l’objectivité de la France, au moins, qui rend compte de deux approches d'une guerre qui tue encore et encore à nos portes.

La perspective d’une réconciliation entre les deux camps qu’elle oppose semble de plus en plus s’éloigner alors que tant de blessures saignent de part et d’autre de la ligne de front qui les sépare.

Et c’est bel et bien là ce qu’il y a de plus tragique.

Qu’un peuple ait pu être pris dans pareille guerre fratricide peut être imputable à qui l’on veut désigner comme responsable. Le fait est que les victimes se comptent d’un côté comme de l’autre d’une population fortement mise à mal.

Dans ce cas, alimenter un conflit comme s’y emploient encore autant de milices en tous genres au profit de puissants intérêts ne peut mener qu’au pire gâchis humain.

 

21/05/2018

A lire, ce communiqué du Syndicat de la Police Judiciaire

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L’affaire qui secoue Genève, le Syndicat de la Police Judiciaire propose de l’appeler Travel Gate. Sur son site, a été publié un communiqué qu’il serait bon que chacune et chacun lise.

J’en ai déjà indiqué le lien en commentaire au précédent sujet de ce blog, le porter à la connaissance du plus grand nombre importe à différents égards.

Tout d’abord pour les précisions qui sont apportées en relation avec ce qui a pu être dit et qui a fait sortir le Syndicat de la Police Judiciaire de sa réserve.

Ensuite, pour le contexte particulièrement sensible de la situation qu’il révèle alors qu'un enquêteur de la brigade financière a accompli son devoir et que le Magistrat en charge de la police est concerné par ledit devoir accompli.

Que certaines personnalités prennent la défense de Pierre Maudet les regarde mais que les rôles et les responsabilités des uns et des autres soient respectées serait tout de même bienvenu!

Les compétences que d’aucuns reconnaissent à celui qui était pressenti pour occuper le poste de Président de l'exécutif ne l’exonèrent pas de son comportement.

Raison pour laquelle il serait bon de ne pas inverser les rôles et de souhaiter que la justice oeuvre au mieux et dans les meilleurs délais.

 

 

20/05/2018

Morale et politique, plongée en eaux troubles

 

Et si l’on admettait, une fois pour toutes, que la vie politique de nos cités, de nos pays dits démocratiques, évolue en eaux troubles? 

En l’occurrence, sitôt qu’une personnalité est visée pour tel ou tel comportement, voici que volent à son secours autant de pourfendeurs de ses rivales pour tenter de justifier des agissements peu conformes à une déontologie de référence.

On en arrive, parfois, à se demander laquelle.

Tant d’exemples existent de levées de bouclier en faveur de telle ou telle valeur bafouée alors qu’elles le sont sans doute souvent par nos élu(e)s de tous bords qu’il serait bienvenu de définir des critères fiables qui permettent au bon peuple qui accorde sa confiance de s’y retrouver.

Sans quoi, le fossé déjà profond qui existe entre élu(e)s et électorat risque de se creuser de manière irréversible. Pour éviter la désertion des urnes, il serait dès lors grand temps de savoir si la politique a vraiment encore à voir avec la morale ou pas.

Cela a été énoncé à plusieurs reprises ici et sur ce blog.

19/05/2018

Oublions la morale, ce sera sans doute plus simple!

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Au sein du collège gouvernemental, on se cantonne pour l'instant à un attentisme prudent, écrit la Tribune de Genève de ce jour qui tente de faire le point de la situation dans laquelle se trouve la personnalité politique la mieux élue de Genève.

C’est dire l'estime qui lui a été accordée dès le premier tour de scrutin. Que le capital de confiance acquis par Pierre Maudet soit désormais mis à mal est une réalité. Car on n’est plus dans le domaine de la rumeur, on est dans celui de faits dont l’interprétation seule crée les divergences.

Que des sympathies ou des prises de position en faveur du magistrat s’expriment est normal. Mais elles ne suffisent pas. Le dégât d’image est là. L’électorat qui a porté au pouvoir cet homme tant loué pour ses compétences ne peut faire l’impasse de son comportement.

La manière dont le magistrat a rendu compte de ses agissements témoigne du peu de considération apportée et à sa fonction et à qui la lui a confiée. Car multiplier les versions données de son séjour aux Emirats arabes unis et en distiller au compte-goutte les précisions a érodé la foi à apporter à ses propos.

Prêter serment et trahir n’est pas une nouveauté en soi. Si Genève veut composer avec ce genre d’attitude, libre à elle.

18/05/2018

Trafic d’indulgences

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                                                                                         capture d’écran AA.com.tr

Rien ne semble se simplifier, de l’affaire qui émeut sinon secoue Genève. Sauf pour qui souhaiterait voir la situation se régler d’une manière ou d’une autre, force est de constater qu’elle n’est pas aussi anodine.

La Tribune de Genève révèle, en effet, que le généreux ami libanais qui a pris en charge les frais de voyage et de séjour du magistrat et de sa famille aux Emirats arabes unis est lié au pouvoir émirats.

Mieux, des négociations étaient en cours avec l’aéroport de Genève pour l’obtention de concessions de service au sol. Coïncidence, c’est une société émiratie qui a obtenu le contrat.

S’il appartient à la justice de déterminer les charges susceptibles d’être retenues contre le meilleur élu du canton, les réactions issues de tous bords politiques ne manquent évidemment pas de se faire connaître.

Il serait aussi curieux de savoir ce qu’en pensent les institutions chrétiennes bénéficiaires des dons que leur a octroyés celui qui était pressenti pour présider le Conseil d’Etat.

Car s’il a fait valoir son geste de bienfaisance au profit des Eglises protestante et catholique romaine, on se demande ce que les intéressées y verront désormais.

Au cas où le bienveillant donateur et néanmoins magistrat genevois venait à être condamné pour faveurs reçues de la part des Emirats arabes unis, la valeur des deniers reçus n’en serait-elle pas ternie?

Dans la cité dite de Calvin, voici de quoi donner du grain à moudre.

  

17/05/2018

Privé, public, arrangements et morale

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Il a très souvent été question, sur ce blog, de la manière avec laquelle l’information était traitée par les médias dits mainstream.

De nombreux cas ont été cités où la rhétorique venait au secours de journalistes si soucieux d’informer. Une table ronde avait été organisée, d’ailleurs, autour de ce thème de la désinformation.

Admettre partis pris et arrangements avec la vérité des uns contre celle de autres serait sans doute plus juste que de faire croire au bon peuple que la morale serait le souci premier d’autant de journalistes ou de politicien(ne)s.

A cet égard, l’exemple de cet élu pris dans le collimateur médiatico-politique genevois est assez éloquent en la matière.

Si la démocratie consiste en luttes permanentes à mener pour faire valoir ses intérêts, dans ce cas, d’accord et à chacun(e) de mener son combat.

Mais venir nous parler de morale, de vérité ou autre conscience à éveiller, non, tout de même, n’abusons pas le public qui, d’ailleurs, ne se mobilise plus tant que cela pour élire qui le gouvernerait ou suivre qui l'informerait...

Or justement, laisser une société se détourner de la vie politique et médiatique au prétexte qu’elles seraient toutes pourries, tel est bien là le premier dommage à déplorer.

 

16/05/2018

Au nom de la vérité ou de l’opportunité?

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Et voici que nombre de médias se mobilisent autour d’un magistrat genevois au prétexte qu’il donnerait différentes versions d’un même séjour aux Emirats arabes unis. Il en a été question ici déjà, voici que le sujet nous est servi à peu près chaque jour.

Le zèle avec lequel autant de journalistes en traitent est tel qu’il laisse songeur. Comment, en effet, ces enquêteurs qui se disent si soucieux de vouloir rétablir une « vérité » ont-il tant attendu pour en parler? 

Tout de même, si ce voyage effectué par le magistrat genevois en novembre 2015 leur cause tant de problème, il aurait été opportun de s’en ouvrir lorsque le concerné a brigué un poste de Conseiller fédéral et, ensuite a renouvelé sa candidature au plan cantonal. 

S’il a échoué au premier, il a brillamment réussi au second tandis que rien n’avait filtré de cette affaire soudain si importante. De qui se moque-t-on, dans ce cas, pour que la médiatisation de ce voyage de Pierre Maudet payé par on ne sait qui ne fasse surface que maintenant? 

Nul besoin d’éprouver quelque sympathie que ce soit pour celui qui est désormais pris dans les filets d’autant de justiciers pour s’interroger encore et encore sur l’opportunité d’une médiatisation.

 

14/05/2018

Illusions à l’oeuvre

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Ruse et mensonge devraient-ils donc présider à certaines réformes impossibles sans cela? Le Parisien révèle que, contrairement à ce qui a été dit, la SNCF serait sans doute bien en passe de se chercher un avenir privatisé.

C’est vrai qu’à force d’avoir lutté contre tout ce qui égarait et trompait, à force de s’être débarrassé d’illusions diffusées, entre autre par les Eglises, on constate comment oeuvre la vérité.

Que les polémiques aient déserté le champ de la théologie -qui en compte certes toujours mais bien moins que du temps où, dans nos démocraties, l’Eglise n’était pas encore séparée de l’Etat- que les polémiques, donc, aient déserté le champ de la théologie a laissé tout loisir à la politique de s’en emparer.

En l’occurrence, dans le combat que mène la SNCF, s’affrontent deux visions du monde, on l’a bien compris. Mais pour que l’une l’emporte sur l’autre, c’est de stratagèmes douteux dont il semble être fait usage.

Qu’il s’agisse de ce cas qui vise la France ou d’autres qui concernent le plan international, tant d’exemples ont montré comment travaillaient nombre d’illusionnistes pour faire passer un intérêt que se confirme, une fois encore, le recours à des pratiques contestées et cependant bien installées.

 

13/05/2018

Tchétchénie, retour sur images...

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Le 16 septembre 2004, France 3 proposait ce rappel historique de deux guerres qui, en dix ans, auraient fait au moins 200’000 morts en Tchétchénie.

On y parle des ruines de Grozny au milieu desquelles vit la population, en proie aux exactions de l'armée russe.

On y entend une femme venue se réfugier avec son fils à Paris.

De l’agresseur au couteau qui a terrorisé le quartier de l’Opéra à Paris hier, on nous a appris qu’il était né en Tchétchénie en 1997. Arrivé avec ses parents aux début des années 2000 en France, il y a été naturalisé en 2010.

Comme récompense à son accueil, le pays a eu droit à la boucherie que l’on sait dans les rues de sa capitale. Il est évident que tous les réfugiés ne se comportent pas de la sorte avec leurs hôtes. 

Retenons simplement que la générosité, parfois, peut être bien mal remerciée.

Et ce d’autant que, comme cela apparaît dans la video ci-dessus, les rôles de bourreaux et de victimes étaient assez clairement décernés par France 3 pour sensibiliser son public au sort de la population tchétchène en proie aux exactions de l'armée russe.

Pensée aux innocents qui refusent de diaboliser et découvrent comment ils sont remerciés de leur ouverture d’esprit.

 

12/05/2018

Le séjour d’un de ses élus aux Emirats arabes unis met Genève en émoi

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                                                                                      capture d’écran youtube

La Genève politico-médiatique s’anime sinon s’agite.

Voici qu'un de ses magistrats, le mieux élu qui plus est, serait peut-être en train d’avoir mélangé intérêts privés et publics.

En France, on a eu droit à l’affaire Fillon qui lui a valu son élection. 

Que se passera-t-il dans la Cité de Calvin tandis que Pierre Maudet fait figure de magistrat à la carrière toute tracée vers les plus hautes sphères de gouvernance?

Que le Landerneau politique et médiatique genevois se mobilise soudain pour un voyage aux Emirats arabes unis qui date de novembre 2015 ne manque pas d’être commenté et c’est normal.

Cela dit, en politique ou ailleurs, on sait comment la rumeur travaille. Dans ce cas, au concerné de la faire cesser. C’est pas plus compliqué que cela.

Sauf que, vu les contradictions que semblent révéler différentes versions données dudit séjour par l’intéressé, la pression exercée sur lui ne risque sans doute pas de tomber.

Mais pas davantage non plus ne devrait être écartée la question du moment choisi pour mettre cette affaire sur la place publique.

 

16:49 Publié dans Air du temps, Avaries, Genève, Information, Medias, Politique, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : maudet, emirats | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

08/05/2018

En ce 8 mai

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Le 19 décembre 1964, les cendres de Jean Moulin sont transférées au Panthéon. A cette occasion, André Malraux prononce un discours vibrant d’émotion que je vous propose de suivre ici.

Les commentaires sont aussi à lire. Et parmi eux, celui qui renvoie au texte de l’hommage rendu.

Pour qui n’a pas connu cette guerre du seul fait, déjà, de ne pas avoir vécu en France à ce moment-là, ce discours permet de réaliser, au moins en partie, ce qu’elle a impliqué pour qui a tenté de résister à l’occupant nazi.

Si, en ce 8 mai, on célèbre l’armistice en France et que le jour est férié, il n’en a pas toujours été ainsi. Cet article nous explique ce qu’il en est et en a été au cours des présidences qui se sont succédé.

Que le rapport au passé soit vécu et relaté de manière très diverse est une réalité. Une autre, est sa réécriture ou son effacement.

Ce qui démontre combien son intégration au plan collectif et individuel reste un défi. Zones d’ombres, parts d’injustice, autant de combats sont menés pour que leur reconnaissance advienne. Avec le succès que l’on sait, souvent, très relatif.

Et cependant, il est des moments fondateurs qui réunissent. C’est sans doute l’intensité avec laquelle ils ont été partagés qui les inscrivent dans la durée.  

 

07/05/2018

Démocraties, on vous aime, vous non plus?

 

Que ce soit en Tunisie pour les élections municipales, au Liban pour les législatives ou à Genève pour le renouvellement de l’exécutif cantonal, les taux de participation à ces trois scrutins ont tous été considérés comme faibles.

Quel point commun existe-t-il entre ces élections?

Avant tout, le fait que toutes se réclament d’un processus démocratique et que, pour certaines, on s'en réjouisse.

Fort bien.

Mais le résultat est tel qu’il nécessite toutes sortes d’arguties pour l’expliquer sinon le justifier.

Or ce qui a le plus souvent été présenté comme privilège, à savoir celui de pouvoir s’exprimer plutôt que d’être bâillonné comme tel serait le cas dans d’autres types de gouvernance politique, force est de constater que cedit privilège est très diversement perçu.

La liberté d’expression ne rassemble pas les foules. A moins que la démocratie n’implique qu’on s'en détourne pour rendre d’autant plus évident ce qu’on en pense.

Reste à savoir qui se souciera de ce désamour sinon de ce désaveu.

 

03/05/2018

Accord sur le nucléaire iranien revu et autres considérations sur un avenir brumeux...

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Une conversation entre Mikhaïl Gorbatchev et le politicien Giuletto Chiesa, également ancien correspondant de L'Unità et de La Stampa à Moscou a été publiée en commentaire sous le précédent sujet de ce blog.

Selon Wikipedia, le second s’est lié d’amitié au premier et a fondé avec lui le World Political Forum.

Publié et partagé sur différents sites et réseaux sociaux, l’entretien entre les deux hommes ne manque pas d’intérêt.

En effet, mis en relation avec les récentes déclarations de Dominique de Villepin relatives à la visite rendue par le Président français à son homologue états-uniens, se profile de manière assez évidente ce qui se trame au Moyen-Orient.

C’est à la minute 6 que l’Ancien Premier Ministre français s’exprime au sujet de la remise en jeu de l’accord sur le nucléaire iranien. Il faut l’écouter dire d’Emmanuel Macron: il n’a pas dévoilé, à mon sens, tout son jeu...

On discerne, dans les propos tenus par Dominique de Villepin, comment se joue, en définitive, le sort de tout le Moyen-Orient si cet accord était revu, à savoir, doté d’un nouvel accord tel que l’a formulé le Président français.

On comprend d’autant mieux comment il s’agirait, pour la France entre autre, de reprendre le dessus en Syrie. Et, de fait, le risque d’embrasement sinon la position délicate dans laquelle va se retrouver la Russie comme le révèle l’entretien entre Mikhaïl Gorbatchev et Giuletto Chiesa.

 

01/05/2018

Attaquer la Syrie serait donc légitime?

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Donc si l’on comprend bien, attaquer un pays souverain ne pose pas vraiment de problème à l’auto-proclamée communauté internationale.

Quoi qu’on pense d’un Président et de son gouvernement, certes plus souvent appelé régime de Damas selon la rhétorique médiatique en usage, est-il légal d’attaquer la souveraineté de son territoire?

Ce dimanche 29 avril, la Syrie a connu une nouvelle agression dont il est rendu compte sur différents sites.

On nous a expliqué que légal n’équivalait pas à légitime et que, de fait, il importait de faire valoir la légitimité d’attaques quand une population était en souffrance.

Cette distinction, entre légal et légitime, rappelez-vous, c’est le Président français qui s’est appliqué à la développer.

Dans ce cas, qu’attend-on pour procéder ainsi dans d’autres pays dont les peuples sont mis en lambeaux par la guerre que leur mènent des puissances ennemies?

En voici, un avenir radieux pour autant de légitimistes, non?

27/04/2018

Suisse-Syrie, exportation de gaz en question

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Depuis quelques jours, la RTS évoque dans chacune des éditions de son téléjournal, invités à l’appui, l’exportation en 2014 vers la Syrie d’Isopropanol, gaz chimique commun mais permettant la fabrication de gaz sarin.

Le sujet, de médiatique est devenu politique tandis que des députés s’en sont emparés pour exiger une enquête.

Bien. 

Dans ce cas, les autorités du pays auront à se justifier. Jusqu’à présent, c’est le Secrétariat d’Etat à l’Economie qui a communiqué en relation avec cette exportation.

Il sera intéressant de suivre cette affaire tandis qu’à La Haye, ce 26 avril, un enfant syrien a témoigné dans le cadre d’une conférence de presse sollicitée par la mission russe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

Cet enfant, qui apparaît dans la vidéo dont la RTS passe et repasse les images pour illustrer son sujet en relation avec l’exportation suisse d’isopropanol vers la Syrie, cet enfant donc explique ce qu’on lui a demandé de faire et ce qui s’est passé en réalité.

Son témoignage, ajouté à ceux de collaborateurs du service des urgences et de réanimation de l’hôpital de Douma qui ont assisté aux scènes filmées qui ont tant mobilisé l’Occident et incité les grands protecteurs états-uniens, anglais et français à frapper la Syrie, ne semblent pas être parvenues à la rédaction de la RTS.

Pas davantage non plus, n’ont-elles-dû atteindre ces parlementaires suisses si désireux d’enquêter. Il faut dire que le témoignage d’un enfant syrien relayé par des Russes a de quoi ne pas trop inquiéter ce beau monde tant on sait bien à quel niveau de propagande se livre le Kremlin et ses affidés...

 

24/04/2018

Tableau de nouvelle famille?

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On est loin du french bashing s’est-il dit sur franceinfo pour commenter la visite d’Etat d’Emmanuel Macron, invité de Donald Trump.

Mais les raisons de ce french bashing ont fait et semblent toujours faire la fierté de la France. Cela n’a, évidemment, pas été mentionné.

Pourtant, même celles et ceux qui n’ont pas forcément apprécié l’ensemble des actions de Dominique de Villepin lui restent reconnaissants du discours qu’il a tenu le 14 février 2003 à l’ONU pour signifier le refus de la France de s’engager dans une guerre contre Irak.

Or de ce french bashing qui ne relève plus, désormais, que d’un lointain passé au prétexte de cette soudaine nouvelle alliance entre les Etats-Unis et la France pour frapper un pays souverain, la Syrie, on se demande ce qu’en pensent Jacques Chirac et son ancien ministre des Affaires Etrangères.

Dominique de Villepin est souvent sollicité par les médias pour s’exprimer. Encore ici, pour commenter la visite d’Etat de la France aux Etats-Unis.

Serait-ce pour sa sympathie envers Emmanuel Macron ou pour ses propres qualités desquelles on se rappellerait soudain alors que nombre de médias l’avaient plutôt tenu à l’écart durant sa tentative de campagne pour la présidentielle française de 2012, allez savoir! 

Le fait est qu’en diplomate qu’il est, il trouve les mots pour commenter la position de cette France qui s’affiche avec les Etats-Unis et qui ne peut laisser indifférent.

23/04/2018

Tout est permis

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Au hasard d’un réseau social bien connu, je tombe sur un article faisant mention du fait que le Président français avait été tagué sur une rame de TER.

Pour en savoir davantage, je lance une recherche sur internet et trouve plusieurs autres médias parler de ce sujet.

A lire, et les articles et les commentaires qui les suivent, ce qui frappe est de constater l’absence totale de considération apportée à la fonction présidentielle. Tout autant, d’ailleurs, qu'à la religion dont l’un des symboles est mis en avant.

Il est écrit qu’une enquête a été ouverte, soit.

Mais au-delà de ce qu’elle révèlera ou non sur l’origine du tag, ce qui apparaît, dans cette affaire et dans son traitement médiatique, en dit déjà beaucoup. 

Qu’un Chef d’Etat soit détesté et conspué est une chose, que sa représentation soit dégradée, encore une mais que tout cela ne suscite guère d'émoi particulier, une autre qui indiquerait, soi-disant, la désacralisation du pouvoir.

Mais entre sacrer ou respecter par l’usage de moyens légaux de contestation, il y a une différence. Un tel tag en serait-il l’expression qui vandalise valeur marchande et symbolique?

 

22/04/2018

Quel avenir?

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                                                                               capture d’écran Ouest-France, 30 mai 2017

Alors qu’il a été tant de fois énoncé que le Président de tous les Français était transgressif, la preuve - s’il en fallait encore- nous en est donnée ici. Le message est clair et cohérent, le voici au cas où il vous aurait échappé, Jean-Luc Mélenchon tenait à le rendre public.

User de son droit d’expression, même à prêcher dans le désert, anime toute personne qui refuse de demeurer passive face à ce qui l’entoure. Ainsi les propos tenus par le tribun de la France insoumise sont-ils à considérer tant ils mettent en lumière ce que toutes celles et tous ceux qui se sont réjouis du côté transgressif d’Emmanuel Macron portent comme responsabilité.

Car une France qui agit en dehors de tout cadre légal international court tout simplement le risque de ne plus être entendue.

Alors, comme réussite diplomatique, puisque tel aurait été le sens de l’attaque menée contre le pays souverain qu’est, jusqu’à nouvel ordre, la Syrie, la France aurait mieux pu.

Mais comme nombre de personnes restent persuadées que le Président et son gouvernement mènent de bonnes réformes pour le pays, ce que dit l'insoumis n’ébranlera sans doute rien au crédit dont jouit toujours Emmanuel Macron.

Autant dire que toutes celles et tous ceux qui ne se reconnaissent pas en lui n’ont guère d’autre choix que de le faire savoir. C’est peu mais c’est au moins refuser de soutenir la transgression.

 

20/04/2018

Imaginer Sisyphe heureux, c’est subvertir l'arbitraire

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Souvent, je me suis demandé comment, face à une souffrance, agissait l’empathie.

Il y a de très fortes chances qu’une fois ou l’autre, chacune et chacun d’entre nous ait été confronté à un mal vécu de l’intérieur ou partagé de l’extérieur s’il a touché un tiers.

De fait, chacune et chacun de nous aura sans doute connu l’empathie pour en avoir été gratifié ou l’avoir prodiguée.

Pourquoi évoquer, ici, cette problématique?

Parce que, nombre de sujets sensibles ont été traités sur ce blog et que, sauf à mener d’action dite engagée, celle qui se limite à commenter relève de l'opinion qualifiée de publique. 

Savoir quelle influence celle-ci est en mesure d’exercer face à un pouvoir qui dispose de moyens pour l’ignorer, laisse à penser qu’elle n’a de droit que d’exister.

Doit-on, pour autant, plonger dans le pessimisme et se détourner de situations face auxquelles se mobilisent nos sensibilités?

Telle apparaît la question à se poser au vu du crédit limité -quand il ne rejoint pas le mépris- apporté à celle ou à celui qui use de son droit d’expression face à une situation qui lui paraît devoir mobiliser l’attention.

Que ledit droit d'expression soit d’ordre légal, son destin semble, parfois, tracé d’avance.

Dans ce cas, lutter en faveur de causes qui exigent qu’on y revienne sans cesse alors que tout se met en place pour les rendre d’autant plus indéfendables, peut s’apparenter à la tâche qui fut imposée à Sisyphe.

Albert Camus a proposé de l’imaginer heureux. 

C’est là une attitude philosophique. Qu’on y souscrive ou pas, elle est une manière de résister et confirme, par là-même, sa force qui transcende l’arbitraire.

  

Quand la diplomatie permet de dire tout et son contraire

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L’attaque qui a récemment visé la Syrie et qui a été menée de manière conjointe par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France a souvent été commentée en rappelant celle qui avait frappé l’Irak et à laquelle la France avait refusé de participer.

Pour toutes sortes de raisons, cette comparaison a été considérée comme inadéquate.

Il n’en demeure pas moins intéressant d'observer comment Dominique de Villepin -dont le discours tenu à l’ONU le 14 février 2003 est resté dans nombre de mémoires au point, justement, d’être cité à nouveau- comment donc, l’Ancien Ministre de Jacques Chirac se situe par rapport à la Syrie.

En 2012, il se disait prêt à une intervention militaire en Syrie. Ensuite, il a commencé à réviser sa position et a rejoint François Fillon et Jean-Luc Mélenchon qui, tous deux, n’ont jamais varié et toujours rejeté la solution militaire.

Lors de l’élection présidentielle française de 2017, Dominique de Villepin n’a jamais caché son soutien à Emmanuel Macron. Par ailleurs, on sait l’Ancien Premier Ministre favorable au dialogue à maintenir plutôt qu'aux armes à fourbir.

Or, en Chine où il a été invité à donner une conférence, il a déclaré que la frappe militaire menée en Syrie sous la direction des Etats-Unis n’est pas une solution parfaite au problème qui touche cette région.

On le sait diplomate. On connaît aussi sa maîtrise de la langue. A l’évidence, là, il excelle ...

 

 

18/04/2018

La France...

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Après l’interview d’Emmanuel Macron qui a été menée par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, les critiques n’ont pas manqué et nombreuses sont celles qui ont visé les deux journalistes.

Or c’est négliger le fait qu’ils s'étaient entendus au préalable avec l’Elysée sur les modalités de la rencontre. De même, le Président de la République française, tout comme ses intervieweurs, se sont réjouis de mener le même exercice l’an prochain.

Alors, de qui se moque-t-on?

Certainement pas d’Emmanuel Macron qui n’a pas semblé bouder son plaisir à faire face aux deux journalistes. Aussi bien, ce à quoi on a eu droit, ce 15 avril au soir, est un moment médiatique particulièrement révélateur.

Partie de poker menteur ou simulacre de jeu de la vérité, le débat auquel le contribuable qui l’a financé a été convié a mis en scène des personnalités prêtes à en découdre.

Au point que toutes les trois se sont donné rendez-vous pour renouveler l’exercice sinon le spectacle. Il n’est toutefois pas certain que, l’an prochain, les conditions soient les mêmes.

D’abord parce que la France est en plein ébullition sociale, ensuite, parce que nous faire croire que l’attaque contre la Syrie était nécessaire pour, entre autre, ramener la Russie à la table des négociations est une vaste supercherie.

Déjà que les propos tenus par Emmanuel Macron sur l’influence qu’il aurait eue sur son homologue états-uniens ont été démentis par la Maison Blanche, ceux qu’il a ensuite confiés à l’épouse de Jean-Jacques Bourdin, la journaliste Anne Nivatl’ont tout autant été par le Kremlin.

A se demander si la France a vraiment besoin d'un Président qui se positionne en égal sinon en supérieur pour exister...

17/04/2018

Ce Kremlin qui fait tant parler de lui...

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                                                                                           image Wikipedia

On le sent ému, Emmanuel Todd. Et il ne mâche pas ses mots. Pas davantage n’esquive-t-il les maux dont il rend compte.

Je vous propose donc de l’écouter parler ici. En quelque 27 minutes, il énonce toutes sortes de propos avec lesquels, évidemment, on est tout à fait en droit de ne pas être d’accord.

Mais au moins vaut-il la peine d’en prendre connaissance pour qui souhaite se faire une autre idée que celle qui domine la plus grande partie de nos médias.

Vous le savez, vous qui suivez ce blog, que souvent j’ai réagi aux jugements à l’emporte-pièce pour privilégier un autre regard, en l’occurrence sur la Russie.

Combien de fois n’ai-je rappelé que ce pays était en grande partie derrière son Président tandis que tant de nos journalistes se plaisent à mettre l’accent sur un pays qui serait homophobe et dirigé par un dictateur?

Combien de fois aussi, n’ai-je rappelé ce qui lie le Russe à sa terre et le rend, de fait aussi, patriote alors qu’on veut faire de lui un nationaliste?

Mais il va de soi que juger sans connaître est bien plus facile et cela aussi, Emmanuel Todd le déplore dans cet interview.

Beatrix, intervenante régulière de ce blog a indiqué en commentaire, le lien qui permet de lire l’échange qui s’est déroulé sur France Culture.

A saluer la station de radio qui a su donner la parole au chercheur français.

 

16/04/2018

Abuser la confiance du peuple, encore et encore

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Il valait la peine de suivre l’interview accordée par le Président de la République française, ce 15 avril au soir. Il a fait face aux journalistes Edwy Plenel et Jacques Bourdin.

En dépit de ce qu’on peut penser de ces deux hommes, sinon des trois, assister à ce qui s’est passé n’a pas manqué d’intérêt.

Jamais pareil événement n’a eu lieu avec aucun de ceux qui l'ont précédé à l'Elysée, Emmanuel Macron ne s’est pas privé de le souligner.

On passera les détails de la mise en scène, de son arrivée au Palais de Chaillot main dans la main avec son épouse. Les réponses qu’il a accordées à ses deux intervieweurs suffisent à alimenter la réflexion.

On y aura donc appris, entre autre, que grâce à la France, les Etats-Unis d’Amérique auraient été convaincus de ne pas se désengager de Syrie.

Il semble que le Président français soit le seul à le penser vu le démenti qui lui a été apporté par la Maison Blanche. Preuve en est l’article qui figure sur le site d’Europe1, le Journal du Dimanche (JDD).

Les mensonges qui s’ajoutent les uns aux autres ne semblent donc pas suffire. Pas davantage, l’abus de confiance ne paraît avoir atteint ses limites.