Pratiques - Page 4

  • Un suicide remet toujours en cause

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    Nombreux sont les ouvrages qui traitent et ont traité de morale, voire de démoralisation. Mais on a beau discourir ou écrire sur le sujet, la démoralisation citoyenne est bel et bien une réalité.

    Elle s’observe partout où l’engagement est déçu. 

    Que cela soit au niveau personnel, intime, social ou collectif, lorsque l’amertume se cristallise sans plus aucun recours possible à l’espoir, l’irréversibilité de l’acte scelle un destin.

    Lire cette information fait mal: un gendarme de la Garde républicaine s'est suicidé lundi 5 novembre dans les jardins de Matignon, avec son arme de service,

    Alors, bien sûr, on va enquêter, fouiller sa vie, chercher ce qui a pu entraîner la mort de cet homme. Et après? Qu’il ait été sujet ou non à quelque problème d’ordre psychique ne l’a pas empêché de servir!

    L’Etat, certes, n’est pas responsable de tous les troubles des citoyennes et des citoyens.

    Mais lorsque l’on s’engage au  non de valeurs auxquelles on croit et que lesdites valeurs sont bafouées, à qui la faute? Au citoyen qui a osé accorder sa confiance? A l’Etat qui a trahi?

    Chaque suicide remet en cause. Paix à cet homme et pensées à ses proches et à sa famille.

  • Ombres sur la ville ...

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    Chaque premier dimanche de novembre, à Genève, se tient une cérémonie face au Mur des Réformateurs. On y célèbre la mémoire de la Réforme dont on a fêté le 500e anniversaire l’an dernier.

    Quelle que soit la relation qu’on entretienne à l’Eglise, quelque soit la confession des un(e)s et des autres, nier l’Histoire ou tenter de la reformuler reste, on le sait, une pratique à laquelle d’aucuns s’adonnent sans scrupules.

    De fait, chacune et chacun y va de son regard sur celle que l’on appelle aussi la Cité de Calvin.

    Au moment où les agissements de ses autorités municipales révèlent toute leur dimension, comment dire, humaine? Trop humaine? Très humaine, toutes sortes de réactions se font entendre, ce qui, en soi, n’a rien de très surprenant.

    C’est pour l’estime que leur portent encore les citoyen(ne)s lambda que nombre d’entre elles et eux expriment leur amertume. C’est pour ne pas s’être encore totalement détourné(e)s de la chose politique que certain(e)s citoyen(ne)s réagissent.

    Certes, nos élu(e)s ne sont pas des dieux ni même des demi-dieux et on n’attend pas qu’elles ou ils le soient!

    Autant de projections sur la personne humaine s’observe pourtant encore et toujours. Or, on le sait bien, un(e) élu(e) agit en fonction de contraintes mais aussi, s’il ou elle en est doué(e), avec talent et charisme.

    Mais à se livrer à pareilles pratiques telles que celles qui ont été visées par le rapport de la Cour des Comptes de Genève, l’Exécutif de sa Ville a montré qu’il en était loin.

    Et surtout, qu’il avait bien peu d’estime pour tant de celles et de ceux qui contribuent à s’acquitter de l’impôt alors que leurs fins de mois sont difficiles.

    Pareil mépris affiché blesse celle et celui qui a encore quelque respect pour la fonction exercée par les autorités auxquelles il a accordé sa confiance.

    Quant à celui qui présidait jusqu’il y a peu le Conseil d’Etat de Genève, autant éviter d’en parler à lire comment  cette journaliste a été traitée par quelques fanatiques, bien sûr...

     

  • Relativiser, disent certains...

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    capture d’écran: lucullus succulus.com

    Ce qu’on lit, ce qu’on entend alors que Genève est secouée par une affaire qui vise la gestion des deniers publics, est aussi révélateur que le rapport de la Cour des Comptes qui pointe le comportement d’élu(e)s de tous bords politiques.

    Que les partisans de tel ou telle élu(e) lui maintiennent leur soutien et appellent à la clémence est plus ou moins dans l’ordre des choses. Le fait est que lorsqu’on est investi de responsabilités, il est attendu de la part de qui les a confiées qu’elles soient honorées.

    Et ce d’autant que les élu(e)s de tous bords ne manquent pas souvent l’occasion de rappeler aux citoyennes et aux citoyens le respect d’autrui, de la diversité et j’en passe.

    Or c’est précisément ce point-là qui fait réagir.

    Bien sûr qu’on connaît l’adage selon lequel on invite autrui à faire ce qui est dit et pas ce qui est fait. Bien sûr que tout est toujours relatif et que la nature humaine est ce qu’elle est.

    Tout cela est connu.

    Il n’en demeure pas moins vrai qu’à tout relativiser, on ouvre la voie au « tout est permis ». Si tel est le choix que l’on veut faire pour nos sociétés, soit! Mais qu’on le dise et alors plus rien ne sera attendu d’élu(e)s!

      

  • Ciel!

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    Racaille, ce terme, vous devez sans doute vous en souvenir, avait marqué les esprits en France. C’était en 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, s’était rendu à Argenteuil.

    A une femme qui l’interpelle depuis la fenêtre de son appartement, il avait lancé ce: « Vous en avez assez de cette bande de racailles ? On va vous en débarrasser ».

    A Genève, depuis que la Cour des Comptes a révélé comment les élu(e)s de la Ville, tous bords politiques confondus, s’arrangeaient avec les deniers publics, les réactions se multiplient.

    Un peu comme si le ciel tombait sur la tête de fidèles.

    Il est vrai que tout le monde n’a pas encore été forcément tenté par le simpliste « tous pourris ». Dans ce cas, s’énonce l’indignation ici et là. Mais que vaut-elle? 

    Racaille, serait peur-être considéré comme une insulte à l’égard de ces édiles. Et pourtant, engagés au service de la collectivité et à ses frais, c’est elle que leur désinvolture affichée insulte.

    Mais il semble que l’exercice du pouvoir s’accommode sans trop d'états d’âme de parer à quelque nécessités personnelles, sans doute, estimées d’utilité publique...

     

  • Petites trahisons entre démocrates...

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    Retour sur une élection qui avait vu une femme, pour la première fois de l’Histoire de la France, accéder à la possible Présidence du pays.

    Quelles qu’aient été les circonstances qui l’avaient propulsée jusqu’au second tour de la présidentielle de 2007, Ségolène Royale avait affronté Nicolas Sarkozy dans un débat d’une autre tenue que celui qui a mis l’un en face de l’autre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en mai 2017.

    La colère de la candidate socialiste face à son rival a été abondamment commentée.

    Or celle-ci n’a pas été feinte. Elle résultait d’un mensonge. Résultat, le candidat de l’ex-UMP a tout de même réussi à retourner la situation en sa faveur et obtenir le soutien des handicapés alors que sa rivale en bénéficiait jusque là pour s’être beaucoup mobilisée en leur faveur.

    Cependant voilà, ce monde, qu’il soit politique ou autre, est tissé de trahisons et de pièges tout autant que de surprises un peu plus heureuses, car oui, ne désespérons pas, elles existent.

    Cela dit, à en croire cet extrait du livre tout récemment paru de Ségolène Royal, on mesure le degré d'amabilité de l’homme qui l’a emporté sur sa candidature à elle.

    Pour le reste, on sait aussi comment ce même Nicolas Sarkozy avait soutenu Bruno Julliard, devenu adjoint et désormais ex-1er adjoint à la Mairie de Paris, pour manifester contre le CPE et nuire à son rival de l’époque, Dominique de Villepin. 

    Mais si la démocratie offre de pratiquer ce genre d’élégances que l’on ne manque pourtant pas une occasion de pointer lorsqu’elles concernent d’autres régimes politiques, dans ce cas, oublions la morale, on s’en portera d’autant mieux!

      

  • Ségolène Royal, sur son expérience politique et humaine ...

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    Pour qui l’a connue en tant que Présidente de l’ancienne région Poitou-Charentes, elle n’a pas été sans failles. Preuve en a été cet audit qui avait été demandé de sa gestion des comptes de ladite ancienne région. 

    A lire, toutefois, le rapport de la Chambre régionale des Comptes, il n’y avait pas eu d’insincérité dans les comptes. Quoi qu’en pensent dès lors ses détracteurs, ce mérite a au moins été reconnu à Ségolène Royal.

    Qu’on apprécie ou pas l’ancienne candidate à la présidentielle française de 2007, cette femme s’est retrouvée face à nombre d’adversités qu’elle a affrontées avec force et détermination.

    Bien sûr que cela ne la blanchit d’aucun comportement qu’elle avait eu envers d’anciennes collaboratrices qui, d’ailleurs, l’avaient traînée en justice. Dès lors, loin de moi l’idée de vouloir faire de Ségolène Royal une oie blanche ou une pure victime.

    Il s’agit tout simplement de lui reconnaître un certain courage, celui d’avoir su faire face à nombre de chausse-trappes et encore, le terme est mesuré sinon faible pour évoquer les épreuves qu’elle a subies tant au plan personnel que politique.

    La voici, en tous les cas, qui règle quelques comptes dans un livre qui paraît en ce 31 octobre.

     

  • Une certaine fatigue...

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    Vous l’aurez sans doute appris par vos médias de (p)référence, le Président français accuse une certaine fatigue. Au point qu’il a demandé lavancée du Conseil de Défense et du Conseil des Ministres à ce mardi tandis qu’il se tient d’habitude le mercredi.

    Voilà encore de quoi faire jaser les un(e)s et les autres. 

    L’exercice du pouvoir est lourd. Emmanuel Macron s’y applique comme on le sait, de manière très controversée. Il n’en demeure pas moins qu’il a été élu à la fonction suprême, qu’on l’ait voulu ou non.

    Mais au-delà de ce fait, établi jusqu’à nouvel ordre, ce que révèle la communication de l’Elysée relative à l’état de fatigue du Président pourrait, dans le meilleur des cas, nous apparaître comme le simple rappel de la condition humaine.

    Universelle, elle n’épargne personne.

    En ceci, Emmanuel Macron nous montre que le surhomme est réservé aux légendes et autres fables. Qu’il ait été affublé du nom du Maître de l’Olympe, relèverait, selon cet article de l’Express d’un malentendu,

    Puisse cette fatigue qui s’est emparée d’Emmanuel Macron favoriser une véritable réflexion sur la nature humaine plutôt que d’alimenter des débats infinis sur l’homme et le Président qu’il est.

    Mais c’est sans doute rêver que d’émettre pareil souhait. Pourtant, quelle bouffée d’oxygène pourrait offrir de s’interroger sur cette fatigue en lien avec l’exercice du pouvoir que le peuple français partage aussi.

    A sa manière qui risque de paralyser le pays, le 17 novembre prochain.

      

  • Liste non exhaustive d’articles relatifs à un phénomène qui s’aggrave avec le temps

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                                                                  capture d’écran Google

    Il y a un peu plus d’un an, sur ce blog, je partageais le sujet que je reprends tel quel ci-après tant rien n’a changé depuis, sinon en pire:

    Tandis que la France veut imposer onze vaccins avant la fin de cette année, on découvre, en même temps, que le monde entier serait victime de pénuries de médicaments.

    Et autant de vaccins, apprend-on au passage.

    Il vaut la peine de prendre le temps de lire cet article pour comprendre comment le monde entier se voit ainsi affecté par la pénurie de médicaments.

    On mesure, alors, ce qu’implique la rentabilité à tous niveaux et, surtout, au prix de la vie si elle est en jeu.

    L’un des protagonistes qui apparaît dans l’article trouve tragique que des produits considérés comme absolument nécessaires à la santé publique soient dépendants d’une logique uniquement marchande.

    Eh oui, il semble que les big pharma, comme on les appelle, aient besoin de penser avant tout à eux...

    Et comme la mondialisation ne les oblige en rien à se soucier de la vie de telle ou tel, ils ont toute latitude pour agir à leur guise. Aux pouvoirs publics de s’arranger comme ils pourront pour prévoir.

    Parce que, dit ce membre de la direction de l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique, nous ne pouvons pas exercer de pression sur une usine située à l’autre bout de la planète, même si c’est elle qui nous approvisionne.

    L’ultra-libéralisme à l’oeuvre et en action, en somme...

     

  • Au-delà du jugement

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    Dans le précédent sujet de ce blog, il a été question d’une femme de laquelle j’ai eu envie de partager l’histoire qui m’en a été rapportée et qui s’est déroulée durant la deuxième guerre mondiale en France occupée.

    Je tiens à revenir sur ce qu’implique le terme de contemplation. Car il ne relève d’aucun registre d'ordre moral duquel se réclament nombre de religions sinon d’idéologies.

    La contemplation est un état de l’esprit qui va au-delà du jugement.

    Or nombre de religions énoncent des sentences. Parce que ces religions se sont institutionnalisées et que leurs autorités ont été investies pour décréter ce qui était bien et ce qui était mal.

    Pareil comportement relève de la morale et n’a rien à faire avec la spiritualité, étrangère à telle ou telle catégorisation.

    C’est pourquoi, n’importe quel athée ou non croyant est tout autant susceptible d’inclination contemplative qu'un pratiquant d’une religion quelconque peut l’être ou pas.

    Raison pour laquelle, il est important de ne pas réduire la contemplation à une confession quelconque, même si, dans le cas que j’ai évoqué de cette femme, sa foi était manifeste.

    Merci à chacune et à chacun de réagir à ce sujet sensible s’il en est.

      

  • Stéphane Hessel a prôné l’indignation. Mais la contemplation?

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    Une histoire m’accompagne de longue date déjà. Je la tiens d’un être très cher qui a connu de près la deuxième guerre mondiale en France occupée.

    Sur ordre de leur hiérarchie, des soldats nazis s’étaient rendus chez une veuve pour lui annoncer que sa maison allait être incendiée. Ils lui laissaient une heure pour en sortir ce qu’elle avait de plus précieux.

    Une heure plus tard, les hommes reviennent et découvrent la femme dans son jardin, sur une chaise longue, en train de lire.

    Ils cherchent du regard où seraient meubles, affaires ou autres qu’elle aurait retirés de la demeure et, ne trouvant rien, ils l’interpellent alors que le feu va être bouté.

    Calme, la dame explique que oui, elle a bien compris ce qui lui avait été dit et qu’elle avait là, en mains, ce qu’elle tenait de plus précieux.

    Il s’agissait d’un livre, la Bible.

    Interdits, les soldats exécutent l’ordre qui leur a été donné et s’en vont. Or la maison n’a pas brûlé. Non que l’action des nazis ait été vaine mais parce que ses effets n’ont pas eu le résultat escompté.

    Ce genre d’histoires, vous en auriez peut-être, vous aussi à raconter, où la force de la contemplation surpasse celle de l’indignation...

     

  • A l’attention de la Conférence des Présidents du Parlement européen

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    Par son vote final, la Conférence des Présidents du Parlement européen a annoncé, ce 25 octobre, avoir décerné le prestigieux Prix Sakharov au cinéaste ukrainien Oleg Senstsov.

    Cette distinction honore un engagement pris au regard de la « liberté d’esprit »  et du combat mené en faveur des « droits humains » .

    Selon le cinéaste Laurent Cantet, le principal témoin en défaveur d’Oleg Sentsov -accusé d’avoir préparé un attentat-  aurait reconnu s’être exprimé sous la torture 

    Si ce « principal témoin » est le militaire ukrainien qui a parlé dans le cadre d’une conférence organisée par l’OSCE, dans ce cas, l’accès à autant de sources estimées fiables aura été réservé. 

    Nul doute, alors, que c’est en toute connaissance de cause qu’il aura été choisi d’élever Oleg Sentsov au rang de lauréat du Prix Sakharov. A l’opinion publique d’en prendre acte.

    Pourtant, si l’on se rappelle ce qu’a vécu Andreï Sakharov, la question se pose de savoir quelle « liberté d’esprit »  vient d'être reconnue au cinéaste distingué.

    Car la Conférence des Présidents du Parlement européen a agi, forte de certitudes que rien ne confirme, sauf à ce que preuve ait été fournie des tortures qu’aurait subies le militaire ukrainien qui déclare son compatriote cinéaste responsable d’avoir projeté un acte terroriste.

    Les critères d’attribution de ce Prix, créé en 1988 avec l’accord du savant duquel il porte le nom et qui est décédé un an plus tard, ont été élargis en 2003. A ce titre, toutes sortes de personnalités figurent parmi ses bénéficiaires.

    Qu’à elles s’ajoute désormais celle d’un homme emprisonné pour avoir projeté de détruire autant de vies humaines que l’aurait permis la charge explosive qu’il est accusé avoir détenue, relève d’un choix qui regarde la seule Conférence des Présidents du Parlement européen.

    Aussi bien est-ce sa propre « liberté d’esprit » qu’elle récompense, celle d’avoir consacré une rumeur plutôt qu’une autre. Puisse la mémoire d’Andreï Sakharov ne pas avoir à en souffrir, on le lui souhaite.

     

                                                                                                       Hélène Richard-Favre

                                                                                                             Genève, ce 26 octobre 2018

  • Initiative et débat en question

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    On se met autour d'une table et on discute, entend-on souvent lorsque surgit un différend ou une décision à prendre au regard de telle ou telle situation. 

    Dans ce sens, nombre de débats sont menés qui offrent à qui les suit de mieux cerner une problématique.

    Bien.

    En l’occurrence et pour citer l’une de celles qui agite la Suisse, s’est tenu hier 24 octobre, un débat télévisé. Le peuple suisse, en effet, est appelé à se prononcer sur une initiative qui vise à modifier la Constitution fédérale.

    Voici le texte soumis au vote, voici ce qu’il est devenu dans le débat diffusé par la RTS.

    Dans le cas présent, il semble qu’à lire le texte de l'initiative, on soit plus à même de se situer qu’après avoir suivi le débat, bien mené par son animateur certes, mais qui a plutôt contribué à embrouiller les esprits.

    Se pose alors la question de la médiatisation d’un sujet.

    Car même s’il est débattu de manière contradictoire, les nombreuses façons de l’évoquer et, surtout, de le reformuler révèlent les risques sinon les limites de l'exercice.

     

  • Y a pas d’mère, insistent-ils

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    Peut-être avez vous décidé de renoncer à suivre cette émission, souvent sujette à controverse pour ses intervenant(e)s et ses invité(e)s, je veux parler d’On n’est pas couché (ONPC).

    Peut-être, sinon, celle de ce samedi 20 octobre vous aura retenus devant l'écran. 

    Pour ce qui me concerne, j’ai vu circuler divers articles et autres messages sur les réseaux sociaux dont cet interview de Charles Consigny.  L’article met en ligne la séquence consacrée à Marc-Olivier Fogiel, invité à parler de son livre qui, selon le site purepeople.comserait déjà un phénomène en librairie.

    Dans ce sens et en dépit de l’aversion que l’on peut ressentir et pour ONPC et envers la gestation pour autrui (GPA), le seul fait que l’émission ait eu lieu signe aussi bien l’ouverture au débat que son contraire, l’imposition d’un point de vue.

    Car on constate que s’il en est un qui est sans cesse interrompu et remis en place, c’est bien Charles Consigny, l’un des deux chroniqueurs de l‘émission animée par Laurent Ruquier.

    A souligner que Christine Angot, apparemment plus libre de parole que son confrère, rétablit une vérité qui ne va pas en faveur du crédit à apporter à Marc-Olivier Fogiel.

    Elle réfute, en effet, ses propos mensongers visant Sylviane Agacinski, opposante à la GPA et, de surcroît, épouse de Lionel Jospin.

    A son égard, rappelons comment s’est exercée l’influence de feu Pierre Bergé. Il en a été question dans le précédent sujet de ce blog.

    Dans ce cas, que Charles Consigny considère l’ouvrage de son confrère Fogiel comme relevant de la politique, voire de la propagande, vaut réflexion tout autant que le principe de liberté à défendre.

    Entre autre celui de vouloir un enfant et de bien insister sur le fait que s’il est porté par une femme et conçu avec une autre, dans toute l’affaire, il n’y a pas de mère.

     

  • En toute impunité, où sont les ####?

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    Parmi les violences faites aux femmes, d’aucuns reconnaissent les contraintes imposées par telle ou telle religion. A juste titre, bien sûr et surtout lorsqu’elles vont jusqu’à entraîner la mort.

    Nombre de combats sont menés contre pareilles pratiques et cependant, elles persistent.

    Mais bien d’autres violences subies par les femmes les propulsent dans des univers où l’abus n’est plus sanctionné parce que tarifé.

    Regardez, par exemple, celles qui se jettent dans le porno amateur. Souscrire aux #metoo et autres #balancetonporc n’est pas leur souci

    Elles s’offrent pour quelques poignées d’euros et se font abuser en toute légalité cynique. Au prétexte que nombre de femmes auraient besoin de gagner leur vie, on la leur fait payer.

    Quant aux mères porteuses, cet article nous apprend comment elles sont retenues en quasi captivité. Rien à dire, rappelez-vous comment la gestation pour autrui avait été défendue en France, par feu Pierre Bergé!

    Et cet homme a usé de toute son influence sur la présidentielle de 2002 et sur celle de 2012.

    En l’occurrence, les ### pour dénoncer la violence faite à autant de femmes auraient-ils envahi les réseaux sociaux?

    Parce que le droit au plaisir et à l’enfant ne vaut pas qu’on se soucie de ces esclaves du sexe et de la stérilité des couples?

     

     

  • Jamal Khashoggi... l’humanisme en cause

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    Se projeter dans un monde le plus juste possible relève, pour certains, de l’utopie. Sans être forcément cyniques, ils affichent tout simplement leurs désillusions.

    Soit.

    Restent, néanmoins, celles et ceux qui n’entendent pas céder à la fatalité ni renoncer à se mobiliser en faveur de telle ou telle cause qui leur tient à coeur. Nombreuses sont les personnes à agir dans ce sens et c’est aussi bien ainsi.

    Que les idéaux des un(e)s et des autres divergent, rien de plus normal et la démocratie est là pour les voir coexister dans le débat et le dialogue dit « respectueux ». Ce qu’il en advient est une autre affaire et pourtant aussi réelle que l’est la sincérité de l’engagement de chacune et de chacun.

    Lorsqu’on apprend comment un journaliste a été torturé, qu’on lit les sévices qui lui ont été infligés, force est de constater que selon les parties concernées par ces horreurs, les réactions diffèrent. C’est là qu’intervient cette « autre affaire » mentionnée plus haut.

    Cette « autre affaire » se résume aux intérêts que des puissances ont à monter un fait en épingle ou à le minimiser. Et pour cela, les médias sont aux premiers rangs de ces caisses de résonance qu’elles offrent à un événement sitôt que celui-ci doit à tout prix être mis en avant.

    Sur les réseaux sociaux, des réactions illustrent combien la différence de traitement médiatico-politique vaut pour tel ou tel fait à porter à la plus grande indignation de toutes et tous. Mais que valent ces points de vue quand on sait que, quoi qu’il en soit, les plus déterminés avanceront, armes en tous genres en mains pour imposer leur loi?

    A part cela, ne l’oublions pas, nous serions en démocratie. Où fleurit la liberté de se taire autant que possible sur tout ce qui ne doit pas venir en perturber le cours. 

     

  • #Chaque 6 secondes, la faim tue un enfant

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    Dans le brouhaha du monde, un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes.

    Par année, ce sont des millions de vies qui sont rayées de la Terre.

    Face à de tels sorts infligés à l’innocence, où sont les hashtag et leur impact planétaire?

    Des enfants affamés ne compteraient-ils pour rien?

    Leur destruction annoncée ne vaudrait-elle aucune image à diffuser?

    Serait-ce la sinistre cadence à laquelle leur mort fauche qui la maintiendrait hors champ de toute caméra?

    Chaque 6 secondes...

    Et malgré les programmes mis en place pour lutter contre ce fléau, malgré les associations mobilisées, elles aussi dans ce sens.

    Chaque 6 secondes, calculez combien d’enfants ont déjà perdu la vie tandis que vous avez pris le temps de lire ce sujet...

     

     

  • La Crimée en deuil

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    Kertch, « carnage »  ont indiqué nombre de rédactions occidentales en commentaire à la tragédie qui a visé un collège technique de la ville.

    Kertch, il a bien sûr aussi été rappelé par ces mêmes rédactions occidentales, se situe en Crimée, elle-même et selon la rhétorique en usage, « annexée » par la Russie.

    Sans revenir sur le referendum qui a fait passer la péninsule de l’Ukraine à la Russie, rappelons malgré tout ce sujet et celui-ci pour dire que, quel que soit le regard que porte l’Occident sur cet événement, il a suscité l’enthousiasme de la plus grande majorité des Russes et des Criméens et qu’il a été salué par nombre d'opposants avérés de Vladimir Poutine.

    Cependant voilà, lorsqu’on s’obstine à ne pas chercher à comprendre et à répéter la leçon enseignée par le maître qui ne veut en aucun cas être contesté, dans ce cas, autant parler aux murs avec ou sans les oreilles qu’on leur prête...

    Voici un point de vue sur la situation, celui de Karine Bechet-Golovko, souvent citée ici. Je la connais personnellement, nous avons eu des échanges ensemble, Karine est juriste, d’origine française et établie à Moscou où elle enseigne le droit à l’Université.

    En pensée profonde avec les familles et les proches des victimes.

     

  • Postures et danger

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                                                                       capture d’écran: chrétiensaujourdhui.com

    Dans le précédent sujet de ce blog, il a été question de l’Eglise orthodoxe et du schisme qui la menace. Un commentaire déposé par « Charles 05 » résume un point de vue qui vaut d’être débattu.

    Il va de soi que nombre d’athées ou autres personnes qui n’ont de regard que critique sur l’Eglise peuvent demeurer totalement indifférents sinon se montrer moqueurs face à la situation décrite dans le sujet.

    Or si j’ai tenu à le partager ici, c’est pour prévenir d’un danger bien réel.

    Alors, bien sûr, que l’on peut prendre cela de haut en affichant des postures et revendiquer son athéisme ou dénoncer les collusions entre politique et religion.

    Si cela conforte, soit.

    Mais cela démontre qu’après tout, ce qui se passe chez les autres et, qui plus est, au sein d’une Eglise, favorise l’indifférence ou la raillerie. Or c’est en ceci que, justement, réside le risque.

    Car non, ce qui se passe au sein de l’Eglise orthodoxe ne peut être écarté de seul revers de la main.

    Pour la simple et bonne raison qu’il s’agit là de faits aux conséquences encore imprévisibles. Aussi bien, peut-on toujours gloser, risque il y a.

    Et le seul fait de se décréter athée ou critique pour s’en détourner ne sera d’aucun poids. Tout simplement parce que, qu’on le veuille ou non, on touche là à une sphère extrêmement sensible, aussi absurde peut-elle paraître aux cartésiens.

     

  • Vers une grave crise en Ukraine ...

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                                                                                             capture d’écran: stratpol

    Ce sujet s’adresse surtout à mes compatriotes qui tentent, peut-être, de s’y retrouver dans ce que plusieurs de leurs médias ont rapporté de la crise qui sévit au sein de l’Eglise orthodoxe russe.

    De nombreux articles ont traité le sujet, sans minimiser les risques d’embrasement qu’allait susciter la décision qui serait prise par le Patriarcat de Constantinople de rendre l’Eglise orthodoxe d’Ukraine indépendante du Patriarcat de Moscou.

    Voici qui est désormais chose faite.

    Le Saint-Synode de Constantinople a déclenché le processus qui permettra d'octroyer l’autocéphalie à l’Eglise d’Ukraine et levé l’anathème dont étaient frappées les deux Eglises autonomes – le Patriarcat de Kiev, autoproclamé par le patriarche Philarète en 1992, et l’Eglise orthodoxe autocéphale ukrainienne, née d’un schisme en 1920.

    Tout autant, le décret de 1686 qui plaçait les églises ukrainiennes sous la tutelle de la Russie a-t-il été révoqué.

    A lire plusieurs articles de la presse occidentale, on sent que le danger qui couve n’est pas écarté par les rédactions, même si la rhétorique habituelle pour évoquer la Russie et le Kremlin ne disparaissent pas.

    Quoi qu’il en soit, je vous propose cet article du journal Le Temps et cette vidéo réalisée par Xavier Moreau que d’aucuns connaissent pour ses diverses interventions, ici à Genève, entre autre lors de la soirée caritative qui avait été organisée en faveur des enfants du Donbass.

      

  • Ce 13 octobre, on a marché non pas sur la Lune mais pour le climat

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    Vous connaissez peut-être l’homme qui apparaît en photo ci-dessus. Si tel est le cas, vous avez une idée des positions qu’il défend au sujet du climat dont il nous est rappelé chaque jour ou presque qu’il se réchaufferait.

    A ce égard, il avait été relevé ici comment oeuvrait l’abus de termes du langage.

    Mais pour qui ignorerait tout de ce Bernois, présenté comme spécialiste des avalanches et reconnu au plan mondial, l’interview qu’il a accordée en 2014 au journal Le Matin vous en dira un peu plus.

    Son diagnostic climatosceptique, loin d’être celui d’un hurluberlu, est partagé par d’éminents scientifiques dont deux Prix Nobel, est-il écrit dans l’article. Et les arguments qu’il présente pour démonter les thèses officielles d’autant de spécialistes sont à découvrir ici.

    A préciser -et il s’y emploie lui-même-  que Werner Munter ne nie en rien le réchauffement climatique. Il rejette ses explications. Et c’est en ceci que ses propos sont intéressants, qu’à partir d’un même constat, ils aboutissent à d’autres conclusions.

    Cela dit, voici une autre interview qui illustre bien le comportement d’autant de nos concitoyens si soucieux de la nature. Il y est question d’une course de plus en plus fréquentée, la dénommée Patrouille des Glaciers (PdG).

    Vous comprendrez, à lire ce qu’en pense ce grand connaisseur de la haute montagne, qui aime la nature, la défend et comment...

     

  • De la chasse aux sorcières à la chasse à l'homme

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    La culture ne sauve rien ni personne, écrivait Jean-Paul Sartre en 1964 dans Les Mots. Et de poursuivre qu’elle ne justifie pas. Mais c'est un produit de l'homme: il s'y projette, s'y reconnaît; seul, ce miroir critique lui offre son image.

    Les effets du mouvement #metoo le démontrent, nombre d’hommes du monde de la culture ont été visés, parmi eux, Jean-Claude Arnault dont le comportement aura eu pour conséquence la décision de ne pas décerner de Prix Nobel de littérature cette année. 

    Le Français fait appel du jugement qui le condamne à deux ans de prison ferme.

    Si, désormais, les attaques dirigées contre des hommes se multiplient, est-ce vraiment par souci de justice, la question se pose. Car face au nombre de comportements déviants qui seraient à juger, les tribunaux devraient engager du nouveau personnel à tour de bras.

    Qu’on ne s’y méprenne, ce sujet ne vise en rien à minimiser les atteintes faites à l’honneur des femmes. Il n’a de raison que de mettre en évidence, une fois encore, l’aléatoire d'une fièvre morale qui s’empare d’autant de justiciers pour condamner tel ou tel homme.

    Car pendant ce temps-là, de véritables criminels oeuvrent en toute impunité. Mais tuer des civils innocents au nom du bien suffit peut-être à faire croire à qui le veut bien que la morale est sauve, à défaut de la culture...

     

  • L’Etat garant de?

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                                                                          capture d’écran du site philonet.fr

    Deux sujets d’actualité méritent qu’on s’y arrête.

    Dans l’un, il est question d’exode de riches contribuables du territoire genevois, dans l’autre, du souhait de l’ONU de remettre en cause l’interdiction de la burqa en France.

    A lire ce que Le Figaro rapporte de ce souhait de l’ONU, il est possible qu’il demeure lettre morte. Le fait est que tout cela ne peut laisser indifférent. Tout autant, de ce dont nous faire part Le Temps en relation avec le départ de riches contribuables qui fuient la taxation fiscale que leur impose Genève.

    Dans les deux cas, se pose la question de la liberté. Liberté de croire et de vivre selon ses valeurs, liberté de gagner et de vivre selon ses ressources.Et dans les deux cas, c’est le rôle de l’Etat qui est interrogé.

    Celui-ci, comme on le sait, doit se porter garant, entre autre, de la paix sociale. Or porter une burqa ou gagner des milliards n’est pas le propre de chacune et de chacun. Il s’agit de minorités.

    Aussi, légiférer en faveur de la majorité, en démocratie, semble être la règle.

    Mais comme les exceptions la confirment, selon le proverbe bien connu, on attend la réponse qui sera apportée à l’expression de ces deux réactions, l’une en faveur du port de la burqa en France, l’autre, pour une prise en considération plus amène des riches contribuables à Genève.

     

  • La France médiatique, le Philosophe et le Président

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    La France et ses débats, la France et ses polémiques, on aime ou on n’aime pas, sans exclure, bien sûr, les demi-mesures, à savoir qu’on apprécie le fait que des échanges de points de vue aient lieu mais qu’on regrette, parfois, les dérives gratuites ou trop faciles.

    En voici un exemple assez instructif.

    Peut-être avez-vous eu l’occasion de lire la lettre ouverte que Michel Onfray a adressée à Emmanuel Macron. Il en est question dans l’article ci-dessus indiqué en référence et qui revient sur l’invitation faite par BFMTV au philosophe pour en parler. 

    Entre l’égo du philosophe et celuii du Président, la France trouve-t-elle son compte? Si oui, soit. 

    Si non, la question reste ouverte de savoir en quoi ce genre de polémique apporte quoi que ce soit d’utile à un pays qui ne manque en tous les cas pas de cerveaux qui, pour bon nombre, restent en marge d’une médiatisation spectacle.

    Pour le reste, voir des alliances entre une gauche libertaire que représenterait Michel Onfray et une droite qualifiée d’extrême que seraient ses soutiens est un raccourci aisé qui offre sans doute l’avantage de rejeter les deux factions politiques ensemble.

    Que le Président français crée sans cesse la polémique ne relève pas d’hier. Un homme qui se dit transgressif comme il s’est lui-même défini ne peut qu’engendrer autant de situations qui vont se répéter tout au long de ce qui lui reste encore à accomplir de son quinquennat.

      

  • Le cynisme à l'oeuvre

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    Dans le précédent sujet de ce blog, un intervenant qui se reconnaîtra et que je remercie au passage, a déposé en commentaire le lien à une video.

    Et cette video avait, en son temps, fait l’objet d’un article publié sur le site d’Agoravox. C’était en 2014. Lisez-le bien et demandez-vous si, en quatre ans, vous avez le sentiment que les déclarations d’Aaron Russo aient exercé la moindre influence.

    Si oui, merci de dire laquelle.

    A part cela, pour ce qui est du cynisme auquel on a droit, on se rappellera celui d’un Georges Friedman duquel il avait été question ici.

    Mais heureusement, on sait le danger que représente la Russie avec ses espions, ses faux touristes empoisonneurs, ses oligarques qui amassent les milliards et, bien sûr, son Président.

    Plus un jour ne passe sans que cela ne soit rappelé en boucle.

    Les pays voyous sont ainsi désignés, les dictateurs, dénoncés, la bonne parole distillée. On a beau savoir ce qu’il en est, en réalité, le discours  qui doit dominer a tous les moyens de s’imposer. 

    A quel prix et avec quel risque, le présent le dit, inutile de se tourner vers l’avenir pour guetter la réponse. 

     

  • On se comportait comme des porcs dit un homme...

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    #metoo, #balancetonporc, genre

                                                                               capture d’écran Wikipedia, photo, @Edouard Hue

    Il faut lire cet article publié sur le site de franceinfo pour mesurer le changement de société que visent les théoriciens du genre.

    Ces témoignages d’hommes interrogés dans le cadre d’on ne sait quel sondage ou quelle enquête sont révélateurs de l’influence que l’on attribue à ce courant appelé #metoo.

    Sans mettre en cause la bonne volonté de cette gente masculine si soucieuse de bien faire envers les femmes, on peut malgré tout se demander combien de temps dureront autant de belles résolutions.

    Un peu comme lorsqu’on réalise que l’alcool peut nuire à la santé et qu’on arrêtera de boire demain.

    Parfois, ces engagements tiennent, parfois, le temps de la seule prise de conscience. Aussi bien, sitôt que l’occasion se présentera, voilà qu’autant de manières d’être referont surface au grand dam, pourquoi pas, de qui s’en croyait débarrassé.

    Mais au-delà de ces aveux touchants, lirait-on quelque part ceux de femmes qui reconnaîtraient s’être comportées en garces pour ne pas dire salopes qu’elles se revendiquent être, pour certaines?

    A moins que cette façon d’être là ne soit admise, auquel cas, aux hommes de la subir... jusqu’au prochain hashtag à inventer en leur faveur?

     

  • Pour changer un peu...

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    Cet homme n’est pas le « principal opposant » de Vladimir Poutine, vous savez, celui qui est crédité de quelque quatre pour cents des suffrages mais qu’on s’obstine à considérer comme seul véritable adversaire du Kremlin.

    Sait-on jamais, après tout et relais médiatiques multiples aidant, il peut se rêver un meilleur avenir que celui qui le fait sortir de prison pour immédiatement y retourner.

    En attendant, voici donc cet homme, avocat de son métier qui a décidé de tout plaquer pour aller vivre en forêt mais pas complètement coupé du monde.

    Comme vous le constaterez, il a été repéré par des agences telles AP et Reuters et quelques sites internet.

    Dans la vidéo de lui qui a été diffusée, l’homme évoque les raisons de son choix de vie, la manière avec laquelle il l’organise et touche quelques mots de la situation socio-économique qu’il observe dans son pays..

    Les séquences retenues par les agences et autres sites indiqués ci-dessous en bleu et qui ont diffusé la vidéo sont intéressantes.

    Elles révèlent, bien sûr, des priorités sinon des préférences à partager, ce qui, en soi, n’est pas nouveau. Sauf que lorsque cela dérive, ce n’est plus d’information dont il s’agit mais de son exploitation. 

    A découvrir ici, sous-titrée en français,  en anglaiscommentée en français et là, en russe.

     

     

  • Plus belle l’Europe!

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                                                                                                            capture d’écran Le Temps

    Vous avez sans doute constaté combien il est de plus en plus question de la Russie, dans nos médias.

    Les révélations se suivent et s’enchaînent, tantôt sur la tentative d’empoisonnement qui aurait visé celui qui est appelé « le Pussy Riot », tantôt sur l’affaire Skripal dont l’un des suspects aurait été identifié non pas comme touriste mais comme haut gradé de l’armée, tantôt, encore, sur ce cinéaste en grève de la faim ou sur ces espions qui rôdent en Suisse.

    La Russie est à faire apparaître comme infréquentable et aux prises avec un pouvoir assassin.

    Depuis le temps que cela dure, depuis le temps que le phénomène est commenté, rien n’y fait. Les partis et des intérêts définis l'emportent.

    Cet article, d’ailleurs, est assez éloquent pour comprendre ce qui est attendu de la Suisse. En un mot comme en deux, céder à la pression qui s’exerce sur elle par l’Occident pour qu’elle le rejoigne dans ses positions face à la Russie. Pour la neutralité, on oubliera.

    Pas belle notre Europe? Regardez par exemple, cela se passe en France, pays démocratique, défenseur de droits humains et de tant d’autres valeurs que la Russie bafouerait.

    Eh bien Santé Publique France, après avoir reçu un rapport établi par une structure qui a enquêté sur un pourcentage inquiétant d’enfants nés sans bras ou sans mains dans l’Ain, en Bretagne et dans des pays de la Loire, a tout simplement mis un terme aux subventions de ladite structure.

    Voilà comment on se débarrasse, chez nous, de ce qui dérange.

     

  • De Matignon à Barcelone en passant par l’Essonne...

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    Voici qui est fait, Manuel Valls est officiellement candidat à la Mairie de Barcelone.

    Il serait intéressant de savoir comment les citoyennes et les citoyens de la capitale catalane envisagent cette candidature!

    Qu’un ancien Premier Ministre français se retrouve à la tête d’une Mairie catalane et pas des moindres, a tout de même de quoi surprendre.

    Apparemment, cela semble plutôt bien reçu sur place.

    En Suisse, lors d’une récente campagne qui a été menée à la suite du départ d’un Conseiller Fédéral, deux des trois candidats en lice étaient binationaux.

    L’un d’eux, Ignazio Cassis, qui a été élu, avait avant cela décidé de rendre son passeport italien et de ne conserver, de ses deux nationalités, que la seule suisse.

    L’autre candidat binational, Pierre Maudet, désormais pris dans une tourmente médiatico-judiciaire, est toujours binational franco-suisse.

    Sait-on jamais que le cas de Manuel Valls lui donne des idées?

  • Tambouille politique

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    La France se prépare à diverses élections, européennes en 2019, municipales en 2020. Autant dire qu’elle s’active en démarches et autres recettes à savourer ici.

    Or voici que dans ce contexte sensible s’il en est, le célèbre forain Marcel Campion crée des remous au sein du parti de la majorité présidentielle, LREM. C’est que l’homme s’est exprimé de manière publique sur la Mairie de Paris et plus particulièrement sur Bruno Julliard, son ex-secrétaire adjoint.

    Marcel Campion n’a, à l’évidence, pas mâché ses mots mais a trouvé un défenseur au sein des marcheurs. Joachim Son-Forget, député des Français de Suisse et du Liechstentein, s’est en effet expliqué des raisons de son soutien.

    Quant à Bruno Julliard, rappelez-vous, alors ancien Président de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), il avait avoué le soutien reçu de Nicolas Sarkozy -alors grand rival de Dominique de Villepin pour la présidentielle de 2007- et avait ainsi obtenu le retrait du CPE (Contrat de Première Embauche).

    En 2017, le désormais ancien adjoint de la Mairie de Paris, marié en juillet de la même année à Paul Le Goff, avait été visé par un conflit d’intérêt.

    Son conjoint venait, en effet, d’être embauché par Noctis, un empire de la vie nocturne parisienne, alors que lui-même était responsable des concessions accordées pour organiser des événements dans l’espace public parisien.

    Aussi, de cette vague de protestations que soulèvent les propos de Marcel Campion, voir émerger la prise de position de Joachim Son-Forget est à relever. Elle n’a toutefois pas été du goût de ses collègues de parti. 

    Ce député a tout simplement refusé le lynchage du forain, attitude déjà consignée par Wikipedia ...

     

  • Suisse-Russie, la diplomatie à l’oeuvre sur fond de révélations médiatiques, relais de sources anonymes

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    Acte I: Le Tages-Anzeiger et le journal néerlandais NRC Handelsblad citent des sources anonymes selon lesquelles deux hommes auraient voulu espionner le laboratoire de l’Office fédéral de la protection de la population, spécialisé dans les menaces chimiques. Il en a été question ici.

    Acte II: Le Département Fédéral des Affaires Etrangères (DFAE) convoque l'ambassadeur de Russie pour protester contre la «tentative d'attaque» menée par deux espions russes. 

    Acte III: Dans une interview accordée à RIA Novosti, l’Ambassadeur de Russie fait part de sa réaction face à cette manière d’agir de la Suisse, pays neutre.

    Acte IV: Les services de Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe convoquent l’Ambassadeur suisse et l’Ambassadeur néerlandais.

    Acte V: C’est à New York que se jouera la suite des (bonnes?) relations entre la Suisse et la Russie lorsque leurs deux Ministres des Affaires Etrangères s’y rencontreront la semaine prochaine.

    Pour l’heure, savoir si ce scénario, inachevé encore, relève de la tragédie, de la tragi-comédie, de la comédie ou carrément de la farce, chacune et chacun est libre de se faire son idée aux vu des faits énoncés et développés dans les articles indiqués ci-dessus en bleu.