24/02/2018

Syrie, Ghouta, les conclusions des uns et des autres

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On sait les informations rendues par nos médias dits mainstream incomparables d’objectivité au regard de celles diffusées par les sites russes.

On nous le rappelle si souvent qu’en douter est assez vite considéré comme, à choix, être aveuglé par la propagande du Kremlin ou se ranger parmi les conspirationnistes.

Car faire montre d’esprit critique semble devenu presque mission impossible.

Or, se référer à autant de regards divergeant de celui qui s’impose, tous médias mainstream confondus, n’est que l’expression du désir de comprendre la portée d’enjeux dont il n’est pas toujours rendu compte par nos journalistes aussi émérites soient-ils.

Dans ce sens, je ne puis que vous recommander la lecture de cet interview accordée par Roland Lombardi en réponse, entre autre, à la question de savoir quel rôle la France peut -sinon veut- jouer en Syrie.

Vous y découvrirez une vision de la situation qui vous permettra d’apprécier d’autant celles qui nous sont rendues par nos humanistes toujours soucieux, bien sûr, du sort d’enfants et autres victimes innocentes de méchants désignés d’emblée tels.

 

23/02/2018

La Russie, le printemps arabe et autres considérations, l’avenir du monde en question

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Le printemps arabe a été déclenché par un problème alimentaire. Ainsi s’exprimait Jean-Marc Jancovici à la veille de la COP21 qui s’était tenue à Paris du 30 novembre au 12 décembre 2015.

A suivre ces 13',52 d’interview de l’ingénieur français, par ailleurs auteur d’un livre paru aux Editions Odile Jacob* et à confronter les explications qu’il donne à celles livrées par Laurent Courtois et publiées sur le site Agoravox, on a de quoi longuement réfléchir.

En effet, si, pour Jean-Marc Jancovici, la chute des exportations de blé par la Russie, suite à la canicule de 2010, serait en grande partie liée à la révolte appelée printemps arabe, à lire Laurent Courtois, auteur de l’article intitulé Pourquoi l’Occident doit asservir la Russie, on comprend que ce vaste pays suscite la controverse.

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Evoquer la canicule de 2010 qui a frappé la Russie et la politique protectionniste qu’elle a engendrée de la part de Vladimir Poutine, alors Premier Ministre, comme facteur qui aurait contribué à la révolte populaire, telle celle de 1789 en France, selon Jean-Marc Jancovici, laisse perplexe.

Lui donner raison ou tort tandis qu’il affiche une telle assurance, c’est comme cautionner ou non la vision du monde que propose Laurent Courtois.

Les deux hommes, preuves et chiffres à l’appui, proposent leur regard, à chacun d’en disposer comme il l’entend.

What else?

* Dormez tranquilles jusqu’en 2100 et autres malentendus sur le climat et l’énergie

20/02/2018

Le Président de la Douma russe en Suisse, pendant ce temps-là, à Kiev...

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Je vous invite à découvrir ces 22 minutes et quelques d’interview du Président de la Douma russe par le journaliste vedette de la RTS.

En visite en Suisse, en effet, Viatcheslav Volodine suscite réactions -attendues- et controverse, rien de très surprenant vu les sensibilités diverses affichées envers la Russie.

Les questions que pose Darius Rochebin à son interlocuteur sont, pour certaines, directes, les réponses qu’il reçoit, quand il n’en interrompt pas le cours, adroites.

Le journaliste, alors, insiste...

Quoi qu’il en soit, il a le mérite d’accorder ces 22 minutes et quelques d’interview à un invité qui fait, sinon, jaser d’autres de ses confrères et quelques politiciens.

Pendant ce temps-là, à Kiev, des milliers de manifestants réalisent ce que « démocratie » veut dire tandis que le Maïdan et l’élection d’un nouveau président devait leur en fait découvrir les avantages...

Le résultat se connaît, une guerre, la mort, l’exil, la misère, la ruine et la désolation.

 

16/02/2018

La Russie, invitée d’honneur du prochain Salon du livre de Paris

alexiévitch,prilepine,paris,salon du livre 2018

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Il y a un an, jour pour jour, je publiais ici ce sujet

Il y est question de Zahar Prilepine, écrivain reconnu autant en Russie qu’en Occident comme le confirme le site indiqué en référence dans ledit sujet.

J’y évoque aussi son engagement actif en faveur du Donbass, condamné par une bonne partie d’intellectuels.

Invitée d’honneur dans le cadre du Salon du livre qui se tiendra à Paris en mars prochain, la Russie y sera représentée par plusieurs de ses écrivains.

Parmi les absents, relève TV5Monde, on comptera trois grands noms dont celui de la lauréate du Prix Nobel de littérature 2015, Svetlana Alexievitch.

L’écrivain biélorusse, en effet, n’a pas souhaité se rendre à Paris.

Soit. 

Dommage de constater que le courage au nom duquel elle a été honorée par Genève, n’aura pas été celui d’échanger avec Zahar Prilépine à Paris.

 

10/02/2018

Amour, ce fleuve noir ...

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Et si on voyageait, ne serait-ce que de manière virtuelle?

Cette video que m’a transmise une personne amie va vous emmener loin d’ici, en Extrême-Orient. 

Suivre, sous les auspices d’ARTE, le cours du fleuve Amour -appelé aussi fleuve noir ou fleuve du dragon noir- nous transporte dans une nature époustouflante sans négliger quelques repères historiques.

Le nom de ce fleuve, Amour, si pour nous autres francophones, il renvoie à un sentiment fort, n’est en réalité que la transcription phonétique du russe, Амур.

Selon Wikipedia, ce terme serait d’origine bouriate et signifierait boueux.

Quoi qu’il en soit et si vous avez quelques 40 minutes à consacrer, laissez-vous porter par ces paysages, leur flore et leur faune, à découvrir si l’opportunité de se rendre sur les lieux n’est pas offerte, de mise, sinon d’actualité.

 

18:09 Publié dans Culture, Histoire, Humanité, Russie | Tags : extrême-orient, arte, amour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

20/01/2018

La nuance

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Un jour, une amie m’a dit que je devrais raconter ma vie, je ne l’ai pas souhaité, pour ma part.

Aucune des cent vingt-six nouvelles publiées en quatre recueils, tous parus en éditions bilingues -russe-français, anglais-français, italien-français, géorgien-français- n’évoquent ma vie.

Tout au contraire, sont-elles consacrées à celles d’êtres en proie à la maladie, à l’isolement, à la vieillesse, au rejet, à la violence subie ou déployée.

Evoquer ces vies minuscules, pour reprendre les termes de la critique littéraire Anne Pitteloud qui leur a consacré plusieurs articles dans le journal Le Courrier, constitue autant d'échos rendus d’intériorités malmenées, méprisées. bafouées.

Aussi bien, sur ce blog, ai-je partagé des sujets qui ont suscité nombre de controverses, tant varie le regard porté par chacune et chacun sur ce qu’on appelle réalité.

J’ai émis des points de vue que j’ai défendus avec force conviction, j’ai tenu à partager, ici, l’amour que je porte à la Russie, entre autres pays que j’aime avec mes deux d’origine.

Car sans cesse m’anime le besoin de rejeter le discours partial, partisan et le jugement aveugle.

Il ne s’agit bien sûr pas, pour moi, de légitimer quoi que ce soit de contestable ni de répréhensible mais de plaider la nuance plutôt que d’actionner d’emblée le couperet.

Cela dit, je tiens encore une fois à vous remercier toutes et tous des si nombreux témoignages de sympathie que vous m’avez exprimés.

 

02/01/2018

Le Kremlin, son horloge, Histoire et tradition

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Vous le savez, vous l’avez maintes fois lu, j’aime la Russie.

Son Histoire, sa culture, son peuple, au-delà de toute idéologie à défendre, de toute cause politique pour laquelle se mobiliser, c’est tout ce qui la concerne qui retient mon attention.

Partager, ici, ce qui me lie à ce pays ne tient, dès lors, d’aucune revendication, ne signe aucune appartenance quelconque, partager ici, c’est tout simplement faire part d’une sensibilité. 

Cela dit et comme le Nouvel An a vu fleurir les discours de circonstances, voici qui vous expliquera la raison pour laquelle, en Russie, les voeux sont présentés par le Président juste avant les douze coups de minuit.

Dans cet article, vous trouverez autant d’éléments historiques que de raisons de comprendre le sens d’une tradition.

 

 

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29/12/2017

Echange de prisonniers entre Kiev et les Républiques séparatistes du Donbass

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Pendant que d’aucunes et d’aucuns se battent pour des droits, voici un aperçu de ce qui se passe tout près de chez nous.

Pour qui suit les informations délivrées par nos médias, la nouvelle relative à l’échange de prisonniers qui a eu lieu entre le gouvernement de Kiev et celui des républiques séparatistes du Donbass n’aura peut-être pas échappé.

Pas échappé non plus le fait que, soudain, nos journalistes se rappellent et rappellent à leur public, cette guerre soi-disant « oubliée ». et qui compte une dizaine de milliers de morts qui s’ajoutent aux innombrables exilés et autres blessés et amputés.

Sans revenir sur la couverture médiatique qui a été accordée à cette guerre dont il a été largement question sur ce blog à travers les centaines de sujets qui y ont été consacrés, s’arrêter sur ce qui se passe, désormais, mérite toute l’attention requise pour qui le souhaite, bien sûr.

Cet article, donc, livre une approche sans doute pas neutre mais autre que celle qui domine nos sites divers d’information qui n’ont pas forcément la palme de l’objectivité.

C’est pourquoi je pense important de partager, ici, ce regard d’une situation aussi douloureuse que tragique, tant elle a mis aux prises des populations que rien ne devait rendre ennemies sinon les promesses de démocraties que l’on a réussi à leur faire passer alors que le seul intérêt était loin d’autant de préoccupations humanistes.

Pour le reste, cette information de dernière minute en dira peut-être davantage sur le respect apporté aux accords de Minsk...

 

25/12/2017

Moscou, ce jour...

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A nouveau, ce 25 décembre se voit endeuillé.

Il y a tout juste un an disparaissaient des musiciens, des journalistes, des militaires, des hauts fonctionnaires civils, des membres de l’équipage et la célèbre et si caritative Doctoresse Liza qui les accompagnaient.

C’était dans un énième crash d’avion.

En ce lundi, à Moscou, un bus a foncé dans l’entrée d’un passage souterrain. Il ne s’agirait pas d’un acte terroriste.

Quoi qu’il en soit et tout comme dans le cas de l’avion qui s’est abîmé il y a juste un an, ce genre de drame rappelle sans cesse la fragilité de l'existence.

Lapalissade, bien sûr et pourtant ... Chacune et chacun a sa philosophie ou sa foi et sa manière de concevoir la vie et la mort.

Puissent ces familles, frappées par la perte de proches, surmonter leur peine, tel est l’un des souhaits et des voeux à formuler en en cette triste fin d’année pour elles...

 

15:27 Publié dans Avaries, Humanité, Russie, société | Tags : moscou, bus, russie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

22/12/2017

La main du Kremlin, les spécialistes ont encore frappé!

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La guerre de l’information est ouverte. Ou disons, non, elle se poursuit sur territoire français avec des spécialistes de la Russie.

Ouf, on risquait de les oublier!

Voici qu’une tribune parue dans Le Monde, signée d’autant d’experts et grands connaisseurs de ce pays dont on sait combien il est source de tous les maux et plus encore, appelle a interdire d’antenne la chaîne RT France.

Pas de chance pour ces fins stratèges et surtout défenseurs patentés de la liberté d’expression, la Fédération Internationale des Journalistes a fait savoir qu’elle soutenait les journalistes de la chaîne incriminée.

Cette obsession de la main du Kremlin qui serait omniprésente pour agir, déstabiliser, endoctriner, égarer et on en passe, ressemble de plus en plus à une mauvaise farce.

Un professeur de civilisation russe réagit, lui aussi.

Autant de prises de position qui ne vont sans doute pas intimider ces fervents pourfendeurs d’une Russie si malmenée par son Président...

 

12/12/2017

Cette Russie qui chante

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Merci à une amie qui se reconnaîtra, d’avoir porté cette video à la connaissance d’autant de personnes qui ont bien voulu prendre le temps de la visionner.

Pour y découvrir quoi?

Une Russie qui chante, une Russie qui apprécie ou non son Président, nul ne le sait et peu importe.

L’essentiel est-il là? 

Pour d’aucuns, peut-être, qui n’ont de cesse de nous rappeler comment ce pays se réduit à son seul Kremlin avec autant de connotations possibles

Non, la Russie, avec ses si nombreuses ethnies, avec ses forces et ses faiblesses comme tout pays qui se respecte, sait le sens et la valeur d’autant de plaisirs tels que chanter chez soi entre amis.

Mais chacune et chacun de vous y lira ce qui lui convient, bien sûr. 

Pour ma part, je tiens, ici, à remercier et cette amie et cette Russie qui existe autant que celle dont nos médias nous abreuvent.

 

11:32 Publié dans Information, Medias, Occident, Poésie, Politique, Pouvoirs, Pratiques, Russie | Tags : russie, chant | Lien permanent | Commentaires (22) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

03/12/2017

Le rectorat de l’Université de Genève accusé de sexisme?

A découvrir comment le rectorat de l’Université de Genève est désormais placé sous les feux de la critique, suite aux accusations de sexisme et de mobbing qui vise un Vice-Recteur, rappeler comment la lauréate du Prix Nobel de littérature 2015 a été mise à l’honneur pour son courage viendrait-il charger ou alléger le rectorat des accusations qui le visent?

Célébré le 13 octobre dernier dans la Cité de Calvin, le Dies academicus a honoré diverses personnalités du titre de Docteur honoris causa, parmi lesquelles l’écrivaine biélorusse, Svetlana Alexiévitch.

Invitée de la rédaction de La Tribune de Genève, j'ai interrogé la notion de courage sous laquelle a été placé ce Dies academicus 2017.

L’article a été publié dans l’édition papier du grand quotidien genevois et dans sa version électronique du 25 octobre dernier.

 

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01/12/2017

Observation des processus électoraux, la Russie se prépare

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Selon le grand quotidien russe Izvestia de ce 29 novembre dernier, la Russie s’apprêterait à réduire le nombre et les pouvoirs d’observateurs occidentaux dans le cadre des élections présidentielles de 2018.

Les Etats-Unis n'autorisent ni les observateurs russes ni les autres observateurs à assister aux élections présidentielles et législatives. Avec toute notre ouverture et notre volonté de coopération internationale, ne nous laissons pas emporter à inviter ceux qui sont déjà du matin au soir, sans interruption pour le déjeuner, à pénétrer dans nos affaires intérieures, a déclaré le sénateur Andreï Klimov.

Sur son blog, la juriste Karine Bechet-Golovko explique comment a évolué ce mécanisme d’observation des processus électoraux dont la première apparition date de 1857.

Autant dire que dans pareil contexte où la Russie est sans cesse montrée du doigt, sa réaction se conçoit.

Il y a longtemps qu'ici, j’ai tenté de faire comprendre qu’à force de provoquer ce pays, l’Occident aurait la réponse.

Mais il est vrai que, pour autant d’esprits avisés, toute personne qui ose se démarquer du discours qui tend le plus souvent à disqualifier la Russie, ce qu’elle observe ne peut résonner que comme seul écho du Kremlin.

Qu’à cela ne tienne, la Russie vivra et nos penseurs émérites auront, quoi qu’il en soit, matière à dire et à redire...

30/11/2017

La liberté gravement menacée ou quand on accuse d’activisme pro-russe

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Ce 27 novembre, à Genève, s’est tenue une conférence au Club Suisse de la Presse (CSP) qui suscite une vive controverse.

Il a été reproché à son Directeur, en effet, d’avoir fait fi du courrier que lui a adressé la section suisse de Reporter Sans frontières, (RSF) membres du CSP pour le prier d’annuler ladite conférence.

Guy Mettan, qui dirige le CSP, se retrouve ainsi une fois de plus sous les feux de la critique pour ses liens avec la Russie.

On se rappelle comment le fait d’avoir été décoré de l’Ordre de l’Amitié avait été apprécié tant il va de soi que la Russie est un pays à peu près infréquentable, du moins celle appelée de Poutine. Parce qu’on nous précise bien, le plus souvent, que la Russie, on l’aime mais pas telle qu’elle est présidée.

Toujours est-il que l’on reste un peu perplexe face à pareille levée de boucliers contre un homme qui donne la parole à des personnalités au point de vue aussi discutable que tant d’autres qui sont débattus en démocraties, régimes politiques de pays dits garants de la liberté d’expression.

Qui oblige à être d’accord avec ce que dit Vanessa Beeley, pour ne citer que celle qui semble tant déranger RSF? Seul le débat contradictoire permet une approche aussi fine et nuancée que possible d’une situation!

De fait, c'est bien plutôt ce qui se passe sous nos latitudes où de tels a priori et partis pris abusifs veulent s’imposer, qui devrait inquiéter.

Quant à la Russie de Poutine, elle n’a besoin d'aucun soutien ni d’aucun porte-voix chez nous. Et encore moins de leçons à recevoir de la part d’autant de défenseurs de libertés qui s’empressent de mettre au pilori toute personne qui pense de manière autre que la leur.

 

29/11/2017

Un Président...digne de ce nom?

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On s’en souvient, Emmanuel Macron, en conférence de presse conjointe avec son invité Vladimir Poutine à Versailles, avait été clair: 

J’ai toujours eu une relation exemplaire avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu’ils soient journalistes, avait-il répondu à la question que lui avait posée la présidente de Russia Today (RT) en français qui s’interrogeait sur l’exclusion de son media de certains meetings tenus par l’ancien candidat à l'Elysée, élu depuis.

Que dire, alors, du comportement d’un Président qui traite un de ses homologues avec une telle désinvolture? A moins que cela ne soit pris pour de l’humour mais dans ce cas, on voit mal pourquoi la séquence aurait été masquée par le Président qui se dit tel.

Emmanuel Macron a traité le Président du Burkina Faso avec une hauteur qui n’a pas échappé à cet organe d’influence (sic) qu’est RT en français et qui, toujours selon lui, aurait à plusieurs reprises produit des contre-vérités.

En l’occurrence, sauf à avoir un double qui se soit substitué à lui au moment de cette séquence de son discours, il semble que toute la considération portée à son homologue burkinabé se soit bel et bien exprimée ici par Emmanuel Macron. 

 

10/11/2017

Pédophile ou victime de complot?

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Vous souhaitez comprendre ce qui se passe ici ou là? Rien de tel que de lire ces deux articles pour mesurer à quel point la parole des uns se heurte à celle des autres.

Faute de connaissances précises sur un événement, il semble bien que l’on soit condamné à croire ou à ne pas croire.

Ce 9 novembre, France2 a diffusé un sujet dans le cadre de son émission Envoyé Spécial dont rend compte cet article de Telerama. L’intitulé, Sextapes russes : “Envoyé Spécial” a retrouvé Yoann Barbereau, agent français victime d'une cabale ne laisse aucun doute.

En même temps, ailleurs, vous apprenez comment l’Ambassade de France soutiendrait un pédophile en fuite. L’article qui nous l’explique est lui-même repris d’un site dont on ne sait pas grand chose, sauf, peut-être certains connaisseurs parmi lesquels la rédaction de Réseau International.

Qui dit vrai, qui dit faux?

Au-delà des convictions des uns ou des certitudes des autres, partis pris, jugements et autres (dé)considérations ont tout loisir de s’étaler sur les réseaux sociaux pour se cristalliser ou, pour ce qui concerne la personne visée, de mobiliser par la création d’un comité de soutien.

Au bénéfice du doute, tout le monde est innocent ou présumé tel. En l’occurrence, que la France ait offert sa protection à l’un des siens peut se concevoir. Mais qu’elle se soucie de ce qui le vise serait autant d’honneur rendu à des valeurs auxquelles sont attachés aussi bien ses ressortissants que leurs homologues russes. 

Car jusqu’à nouvel ordre, ne pas encourager la pédophilie mais, au contraire, y réagir de la manière la plus ferme ne devrait pas être que le seul fait de la Russie.

 

07/11/2017

Arabie Saoudite, une analyse

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On lit diverses interprétations de ce qui se passe en Arabie Saoudite. On va même, pour changer, jusqu’à évoquer le président russe et son oligarchie...

Comme s’il était devenu référence incontournable pour expliquer à gros traits une situation dont on ne prend pas le temps de mesurer toutes les nuances mais surtout les enjeux.

Et ils sont aussi complexes que sont grossières ces caricatures auxquelles on a le plus souvent droit pour se hâter de commenter sinon de juger.

Dès lors, on ne saurait que trop recommander la lecture des analyses de Roland Lombardi, autrement plus fines et révélatrices de rapports de force en présence complexes sinon complices parfois.

Son point de vue, en l’occurrence, est à découvrir ici.

Alors on comprendra que schématiser pour se hâter de définir lesquels sont avec lesquels, pourquoi et comment, risque le plus souvent d’avoir à être reconsidéré et c’est tant mieux.

 

30/10/2017

Quand une diplomate russe de haut rang s’exprime sur la Syrie

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Elle s’appelle Maria Khodynskaya-Golenischeva, elle est diplomate. Elle occupe un poste de premier plan au sein de la Mission permanente de la Fédération de Russie auprès des Nations Unies à Genève.

Elle vient de publier un ouvrage déjà traduit dans plusieurs langues, Alep, la guerre et la diplomatie. Paru aux éditions Pierre-Guillaume De Roux, l’ouvrage est une analyse, entre autre, des motivations qui ont poussé la Russie à s’engager dans ce qui a longtemps été appelé la crise syrienne.

Mais c’est avant tout sur la bataille d’Alep que l’accent est mis. Car Maria Khodynskaya-Golenische estime que la guerre de l’information à cet égard a atteint un niveau sans précédent. C’est une des raisons qui l’a poussée à publier l’ouvrage dont la photo de couverture illustre ce sujet. 

Dans une interview accordée à La Tribune de Genève de ce 30 octobre, elle évoque aussi les rencontres entre la Russie, les Etats-Unis la Turquie, le Qatar, l’Arabie Saoudite et l’Iran et ce qui s’est passé alors qu’un accord très important avait été signé le 9 septembre 2016.

Elle met aussi en cause le cynisme de l’Union Européenne et s’interroge sur cette France qui voulait exclure l’Iran des négociations...

 

28/10/2017

La Russie vue autrement que par ses sempiternels mêmes pourfendeurs, merci Telerama!

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Oui, la France russophile existe et c’est à signaler.

Voici une interview à lire! Elle a été accordée à Telerama par le célèbre écrivain russe Zahar Prilepine.

En lice pour le Prix Médicis étranger avec son roman Dans l’Archipel des Solovki,il ne manque pas de faire remarquer l’inadéquation de la perception de la Russie dont il est parfaitement conscient qu’elle revient en boucle chez autant de grands esprits et connaisseurs de son pays.

Il s’explique aussi sur sa présence dans le Donbass que j’avais signalée dans un précédent sujet de ce blog tandis que les commentaires émis par autant de personnalités de référence de nos médias allaient bon train pour dire tout le bien qu’ils pensaient de cet engagement de l’écrivain.

Il évoque aussi la popularité de celui que tant de ces mêmes spécialistes ne cessent de nous présenter comme le grand rival de Vladimir Poutine alors que, comme cela a souvent été rappelé ici aussi, le pourcentage de voix qu’il rassemble n’a vraiment pas de quoi faire trembler les murs du Kremlin.

Il parle de Staline, de Lénine, il parle de la Russie telle qu’il la vit.

 

 

16/10/2017

En garde à vue dans leur terre d’asile...

 

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Rappelez-vous, il s’agissait d’une énième victime de la politique menée par le Kremlin. En mai dernier, la France avait offert l’asile politique à cet artiste, poursuivi par la justice russe.

A la patrie des droits humains de découvrir de quoi est fait l’art de cet homme.

Placé en garde à vue ce lundi 16 octobre pour avoir mis le feu à la façade de la Banque de France, le voici désormais confronté à la justice de son pays d’accueil.

Il ne reste plus qu’à lui souhaiter d’émouvoir à nouveau sur le sort qui lui est réservé tandis qu’il s’est exprimé, à sa manière, certes et désormais confiée à l’appréciation des juges de l’Hexagone.

Sur la carrière artistique de Piotr Pavlenski, diverses prestations l’ont rendu célèbre dont l’une a consisté à bouter le feu au bâtiment qui abrite le FSB à Moscou ou à se clouer la peau des testicules sur la Place Rouge.

A signaler qu’après avoir réalisé cette performance-ci, il avait été brièvement hospitalisé et qu’aucune charge n’avait été retenue contre lui, ce qui n’est pas le cas de l’ensemble de ses agissements.

 

11/10/2017

Imaginaires et révolutions

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On a souvent distingué la littérature de la politique en disant de la seconde qu’elle était dans l’action, au contraire de la première.

A tort ou à raison, attribuer à l’une et à l’autre ses caractéristiques propres se défend. Il n’en demeure pas moins vrai d’écrits, qu’ils ont pu agir de manière indéniable dans un cadre socio-politique donné.

Il n’est que de songer, par exemple, à l’ascendant exercé, pour la France, par Jean-Jacques Rousseau, pour la Russie, par Nicolaï Tchernychevski.

On sait le rôle déterminant qu’a exercé sur Lénine l’ouvrage écrit en prison par Nicolaï Tchernychevski, Que faire?

Et pour la France, même si d’aucuns privilégient une certaine réserve à l’égard de Jean-Jacques Rousseau, son influence est admise et reconnue.

Reste alors à discuter la part à accorder au livre, à son auteur et à qui l’a instauré en référence. C’est là tout un autre débat mais qui ne doit pas exclure l’interaction entre l’écrit et l’esprit qui le reçoit.

 

07/10/2017

A quand le duel Angot-Pussy Riot? La France et la Russie le vaudraient-elle?

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Elles nous manquaient, celles au secours desquelles ont volé nombre de nos compatriotes qui savent combien la Russie de Poutine tyrannise et malmène les siens. Pas un jour ou presque ne passe sans que cela ne nous soit rappelé dès lors que nous ne soyons tentés de l’oublier.

Donc, dans ce pays tenu par une main de fer, le sort de quelques jeunes filles qui ont eu le malheur de se produire dans une église en toute bonne foi sans doute, à en croire certains, en auront été pour leurs frais.

Ce groupe dit punk -dont il avait été rappelé, ici, le parcours et la qualité des prestations- a rencontré un tel écho médiatique que leur emprisonnement a, bien sûr, été relayé en boucle et plus encore pour dénoncer le système Poutine ou, disons, ce qu’il y aurait dans sa tête vu que certains s’y sont rendus.

Bref, sans dénier la lourdeur de la peine infligée à ces femmes ni se poser en soutien inconditionnel de qui l’a prononcée, il n’est pas interdit de proposer une position médiane et moins clivante.

Il n’est pas non plus interdit de mentionner que tout ce qui pourra être fait, énoncé, dénoncé et plus encore contre cette Russie de Poutine le sera.

On a eu droit à la séquence émotion ici, avec une couverture biaisée de la prestation des Pussy Riot dans l’Eglise du Christ Sauveur de Moscou, on attend la suivante. Angot, dont il est écrit, ici, qui elle serait « vraiment » face à Alekhina?

 

 

06/09/2017

Vladimir Poutine, cible de longue date...

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Un documentaire réalisé en 2005 par Manon Loizeau explique comment s’organisent et se financent les révolutions de couleur.

Journaliste reconnue en Occident, récompensée de nombreux prix, elle a tourné ce film dont il n’est pas souvent fait cas et cela se conçoit.

Car lorsqu’elle est présentée sur tel ou tel site, on fait plus volontiers allusion à d’autres de ses films. On évoque, entre autre un reportage réalisé en Tchétchénie ou comme ici, en Syrie mais plus rarement celui-ci.

Etonnant?

Il faut le visionner même si d’aucuns n’y apprendront rien.

Après quoi, on s’interrogera sur ce qu’est la propagande et ce qu’il est possible de réaliser avec quelques fondations et autres financiers bien intentionnés.

 

24/08/2017

Prière, dit l’illustration de ce sujet...

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Si la camionnette ou le fourgon, à choix, semblent être en passe de devenir des moyens de locomotion fous et assassins, les morts d’ambassadeurs russes se multiplient.

Rien à voir, évidemment, car tous ces diplomates décèdent de mort naturelle, tel le dernier en date, Mirgaïas Chirinski, en poste au Soudan.

L’information de sa mort a été relayée par de très nombreux médias. A lire ce commentaire déposé sous l’article de l’un d’eux, on relève ce qui préoccupe bien davantage cet internaute, à savoir, le sort réservé à un artiste russe.

Peut-être que cet article lui en dira un peu plus sur les pratiques de cette célébrité dont les activités ont très longtemps été reconnues, soutenues et financées par des fonds publics russes.

Que l’abus de confiance sanctionne autant de personnalités dont on dit qu’elles seraient proches du pouvoir en place ne gêne pas grand monde mais que l’on touche à un représentant de la culture dont la réputation ne serait plus à faire de par le vaste monde, passe apparemment moins bien.

Pour en savoir un peu plus sur celui auprès duquel volent au secours tant de nos compatriotes, voici encore de quoi nuancer la moindre leur emballement s’ils y sont prêts, bien sûr...

 

18/08/2017

Morts avec sépulture, dit cette élue suisse...

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A parcourir les réseaux sociaux en ce lendemain d’attentat à Barcelone, on trouve un peu de tout.

De la colère, de la fureur, parfois, des appels à la vengeance, bref, autant de réactions sont souvent vives et qui semblent plus déterminées que lors des précédents attentats.

Un seuil de tolérance -si elle a existé jusqu’alors- aurait-il été atteint, cela pourrait être le cas.

Et pourtant, quel poids ont autant de publications sur Facebook, Twitter ou autres Printerest, même accompagnées de milliers de j’aime et d’autant de partages?

Quand on sait comment les intérêts de puissants oeuvrent et utilisent tout ce qui est en leur pouvoir pour s’imposer, autant dire que les like par milliers n’y changent pas grand chose.

Sauf que, l’impatience de nombre d'internautes est palpable.

Et si les appels à prendre les armes qu’on découvre devaient se multiplier face à l’inertie de la classe politique de plus en plus mal perçue, nos sociétés ont de quoi s’inquiéter.

Voici, à titre comparatif, ce qui s’écrit ici ou :

16/07/2017

L’OBS persiste et signe. C’est grave?

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Il n’en manque pas une, L’OBS!

Et hop, encore un article pour cibler telle ou telle personnalité du monde de la culture qui ose ne pas rejoindre la cohorte des esprits avisés.

Jusque là, on pouvait en sourire sinon en rire, compatir, aussi, pour autant de parti pris affiché jusqu’à l’aveuglement voire à la désinformation qualifiée.

Mais là?

Ce même journaliste qui se fendait déjà d’une charge contre France3 qui avait osé diffuser le documentaire consacré à Vladimir Poutine, récidive.

Le voici qui se lance dans une nouvelle diatribe, cette fois dirigée contre un éminent chef d’orchestre russe qui a eu le malheur ou l’honneur, on s’y perd, de diriger le concert qui a été donné le 14 juillet au soir à Paris.

Ca commence à virer au tragi-comique, cette question russe.

Entre celles et ceux qui s’emmêlent dans leurs projections et leur perception du Président français et les autres, décidément, la France et son opinion a de quoi se divertir ou s’inquiéter, à choix.

  

15/07/2017

Emmanuel Macron comparé à Vladimir Poutine, la pensée complexe, un cas d'école

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L’activité qui se déploie sur les réseaux sociaux ne laisse pas les médias indifférents. L’actualité qui s'y commente, les réactions aux articles ou émissions de radio et de télévision qui s’y publient, tout cela est suivi d’assez près par tel(le) ou tel(le) préposé(e) desdits médias à en rendre compte. 

Or ce qui résulte d’autant d’observations peut se révéler, parfois, contradictoire.

En l’occurrence et s’agissant du comportement d’Emmanuel Macron, on trouve une analyse qui, confrontée à une autre, risque de compliquer d’autant le regard à porter, non seulement sur celles et ceux qualifiés de souverainistes voire d’identitaires, mais sur le Chef de l’Etat français lui-même.

Il est vrai qu’il n’a pas manqué de préciser que s’il avait refusé d’accorder l’interview devenue apparemment traditionnelle du 14 juillet, c’était parce qu’il était doté d’une pensée trop complexe.

Dans ce cas, il est concevable que les journalistes ne s’y retrouvent plus vraiment qui le comparent, pour certains, à Vladimir Poutine pour en même temps (sic) estimer les souverainistes qui s’alignent sur le Président russe, essuyer un nouveau revers tandis qu’Emmanuel Macron aurait invité Donald Trump aux célébrations de ce 14 juillet.

 

 

03/07/2017

La France à Versailles, pendant ce temps-là, en Syrie

 

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Tandis que le Président de la République française vient de s’exprimer à Versailles et annoncer, entre autre, qu’il y reviendrait tous les ans devant le Congrès, ne pas perdre de vue ce qui se passe en Syrie importe.

Car c’était une évidence à prévoir alors que le même Président recevait, dans ce même Versailles, son homologue russe et que tous deux avaient discuté de l’avenir de ce pays mutilé par tant d’années de guerre.

Sous l'apparente ouverture quant au maintien au pouvoir du Président Bachar el-Assad, demeurait, en veille, l’avertissement selon lequel, en cas de recours à l’arme chimique, la France riposterait.

Or voici qu’on apprend ce qui se trame peu avant la tenue de prochaines négociations sur la Syrie qui auront lieu les 4 et 5 juillet à Astana.

Tenir des discours où les jugements n’épargnent pas les gouvernements et les présidences qui ont précédé l’avènement de la France mise en marche sinon au pas et rappeler à la souveraineté des peuples ne doit pas en concerner que quelques uns bien choisis.

Quant à la dignité, souvent rappelée aussi par Emmanuel Macron devant le Congrès, il serait bon qu’il ne la bafoue pas lui-même par trop de postures.

Aussi, sur la Syrie, pour ne parler que d’elle, puisse-t-il ne pas se laisser abuser par autant d’actes susceptibles de se commettre sous de faux drapeaux.

C’est là tout ce que nous souhaitons pour la France qu’il préside mais aussi sinon surtout pour la Syrie déjà bien trop meurtrie.

  

02/07/2017

Russie-Occident, des relations sous haute tension

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Alors que les tensions entre la Russie et l’Occident ne semblent, à l’évidence, pas s’atténuer, il paraît de plus en plus complexe de défendre une position qui évite les écueils de l’excès.

A voir comment, -pour ne parler que des Occidentaux- nombre d’entre eux prennent parti sans forcément maîtriser toutes les données d’une situation extrêmement complexe, force est de constater que les quelques personnalités de pointe qui osent un discours mesuré ne sont que rarement mises en avant.

Je songe, par exemple, à Hubert Védrine et à sa remarquable intervention dans le cadre du débat qui a suivi la diffusion, par France3, des deux premières parties du documentaire consacré par Oliver Stone à Vladimir Poutine.

La pondération de l’Ancien Ministre français des Affaires Etrangères, déjà manifeste dans le cadre de débats consacrés à la guerre en Ukraine, la pondération donc de cette éminente personnalité politique serait plus que bienvenue à retrouver le plus souvent possible.

Au lieu de quoi, à continuer de devoir subir les envolées de russophobes patentés, en général (auto)qualifiés d’experts et spécialistes de la Russie, on risque bien d’exciter davantage encore une animosité regrettable envers ce pays.

Si, comme cela semble se dire, la France d’Emmanuel Macron veut se positionner en arbitre des relations entre l’Occident et la Russie, souhaitons-lui de s’ouvrir à d’autres points de vue qu’à ceux qui n’ont de cesse de la diaboliser.

Car à continuer à la traiter comme s’y emploient tant d’irresponsables, c’est le Scythe qui risque bien de se réveiller, comme le rappelle le poète déjà souvent cité ici.

  

29/06/2017

Ces grands humanistes pourfendeurs de la Russie et de son président

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Il aura suffi d’un documentaire consacré à Vladimir Poutine pour mettre autant de personnalités de tous horizons à cran au point de sortir l’artillerie lourde. On ne compte, en effet, plus le nombre d’articles qui dénoncent, ici, des soupçons d’assassinats, là, le système Poutine, à l’instar de la célèbre écrivain biélorusse nobélisée en 2015.

Quand, comme elle et en son temps, on a su porter au pinacle le fondateur de la Tcheka devenu KGB et désormais FSB, ne serait-on pas bien inspiré de s’interroger sur soi-même plutôt que de pourfendre un homme dont tant d’experts se plaisent à rappeler le passé kagébiste?

Que l’on tourne à ce point sa veste comme s’y emploie Svetlana Alexievtich la regarde. Mais dans ce cas, qu’elle nous explique le chemin qu’elle a parcouru pour arriver à une telle prise de conscience qu’elle lui permette, désormais, de s’afficher en défenderesse de droits humains dont Félix Dzerzhinski n’a pas vraiment fait grand cas...

Que ressent-elle à se relire lui adresser un tel éloge? Est-elle allée se recueillir comme elle l’annonçait, sur la tombe de cet homme dont le charisme ne doit sans doute pas avoir été vécu de la même manière par tous?

A poursuivre ainsi la diabolisation du président russe au nom de valeurs soi-disant humanistes, c’est l’humanité elle-même qui est mise en danger par autant de personnalités si bien inspirées qu’elle ne sont que de sinistres et fourbes va-t-en guerre.