17/02/2015

La démocratie des uns et des autres

C1406B68-9374-493A-A9F2-EC40BAFBEDF2_cx0_cy4_cw0_mw1024_s_n_r1.jpg


Le 2 février dernier, ici-même, j'évoquais les états d'âme de Barak Obama auquel le grand quotidien français Le Figaro avait ouvert ses colonnes.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/02/washington-etr...

En parallèle, j'indiquais le lien à une video montrant le journaliste ukrainien, Rouslan Kotsaba, s'adresser à ses compatriotes et expliquer son refus de s'engager dans une guerre fratricide.

Cet homme, pour avoir osé s'en prendre au nouveau pouvoir démocratique de Kiev, a été arrêté.

Accusé de haute trahison, il a été jeté en prison:

https://www.youtube.com/watch?v=IfFeqzJ6iXg

Il encourt une peine qui pourrait aller jusqu'à vingt-deux ans de réclusion.

Le grief sinon le crime reproché à Rouslan Kostaba réside dans le fait d'avoir parlé de guerre fratricide et d'avoir nié toute invasion russe.



11/02/2015

Lettre ouverte à Jacques Attali


Monsieur Attali,


Vous venez de vous exprimer sur la situation en Ukraine.*

Vous lire est un plaisir autant qu'une surprise alors que tant d'Européens bien intentionnés sont allés porter la démocratie au pouvoir, à Kiev, sur la Place du Maïdan en 2013.

Rappelez-vous, toutes ces personnalités en vue, accourues au chevet d'une Ukraine dont on a conspué puis renversé le président élu de l'époque, Viktor Ianoukovich.

Votre voix, à ce moment-là, a sans doute dû être recouverte par les cris de joie qui ont accompagné l'aube d'une nouvelle démocratie dans un pays qui n'a pourtant connu, depuis, que violences sur violences.

Cependant, voilà, parler de milliers de morts et de centaines de milliers d'exilés avant que les forces loyalistes de Kiev ne perdent le contrôle de l'aéroport de Donetsk a peut-être semblé trop compliqué à certains commentateurs.

De même, a-t-on dû penser opportun de faire peser une lourde chape de silence sur le massacre d'Odessa, le 2 mai 2014, alors que cinquante personnes y étaient brûlées vives, bloquées à l'intérieur du bâtiment par les amis de la démocratie.

Puissiez-vous, Jacques Attali, être entendu à défaut de l'avoir été jusqu'à présent pour dire votre position à l'égard de la Russie.

Bien à vous,


                                                                                             Hélène Richard-Favre

                                                                                             Genève, le 11 février 2015


*  http://www.attali.com/.../la-russie-doit-etre-notre-alliee


08/02/2015

Dans la tête de Mc Cain...

mccain-topper.jpg


Si nous leur avions fourni les armes dont ils ont besoin, ils n'auraient pas jugé nécessaire d'utiliser des bombes à sous-munitions. C'est en partie de notre faute, Lire la suite: 

http://fr.sputniknews.com/international/20150206/10143978...

C'est ainsi que John MacCain justifie son intention d'armer l'Ukraine à travers un projet de loi qu'il veut soumettre au Sénat.

Plus cynique, on ne meurt pas, dans le Donbass, on est déjà mort.

Pendant ce temps-là, en Occident, la plupart des médias persistent et signent: la Russie agresse.

Quant à son Président, nombre d'articles lui sont consacrés, tous aussi savants les uns que les autres.

C'est même dans sa tête qu'un philosophe se place pour publier un ouvrage que La Tribune de Genève annonce en encart de son édition de ces 7-8 février, photo à l'appui et libellé choisi: L'inquiétante idéologie de Vladimir Poutine. 

Il est vrai que se mettre dans la tête d'un Mac Cain exige sans doute bien plus de courage à en suivre, ci-après, l'effet du cynisme:

https://www.youtube.com/watch?v=f4qAXEjHCZA&feature=y...


07/02/2015

Scenario macabre

Russie-Otan-400x266.jpg


Pour qui a osé espérer du bon sens humain qu'il prévale sur tout autre velléité sanguinaire, la guerre qui fait rage en Ukraine lui livre une tout autre réalité.

Aux accords proposés pour régler ce qu'on ose encore appeler "la crise ukrainienne" alors que la guerre tue depuis des mois et des mois, succèdent diverses démarches desquelles le cynisme n'est pas exclu.

Les médias et les politiciens qui, à force de slogans et autres invitations à la démocratie, ont soutenu le Maïdan, ont de quoi se réjouir.

Leur effort de guerre sera récompensé par la volonté de l'OTAN si elle s'applique.

Son commandant des troupes en Europe, en effet, n'exclut pas le recours à la force militaire dans l'est de l'Ukraine.

Alors que tant de connaisseurs et autres spécialistes ou analystes n'ont de cesse de présenter la Russie en agresseur, il est piquant de constater qu'à travers la voix de son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, elle rejette la solution militaire.

Si le scenario macabre qui s'annonce en Ukraine devait se jouer, il incombera à la classe médiatico-politique occidentale qui l'a écrit, d'en rendre compte.


05/02/2015

Aux Martyrs d'Odessa

piazzale-martiri-odessa-ceriano-laghetto-2.jpg


En Italie, le Maire de Ceriano Laghetto, commune de Lombardie, a décidé de dédier une Place de la ville aux Martyrs d'Odessa.

Dante Cattaneo, le Maire, veut ainsi rendre hommage aux dizaines de milliers de victimes des forces nazies roumaines en 1941, de même qu'à celles qui ont été massacrées dans la Maison des Syndicats, le 2 mai 2014.

Cette décision, toutefois, a fait réagir l'Ambassade d'Ukraine en Italie qui a adressé une lettre officielle à la Préfecture de Monza. Celle-ci a alors ordonné à Dante Cattoneo de renoncer à inaugurer cette Place, le 14 février prochain,comme prévu.

La polémique est vive et loin d'être achevée si l'on considère les arguments des uns et des autres.

Le fait est que le silence des médias occidentaux pour commenter la tragédie de la Maison des Syndicats du 2 mai 2014 a été plus qu'assourdissant.

On a vu, ci-après, comment la rhétorique est venue au secours de la RTS:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la...

Souvent, ici, il a été question de la couverture médiatique apportée à la guerre en Ukraine.

Voici qu'avec la décision du Maire de Ceriano Laghetto, les rédactions de nos médias auront de quoi oeuvrer si et comme elles le souhaitent.


http://www.monzatoday.it/politica/ceriano-laghetto-martir...

 

04/02/2015

La responsabilité des médias en jeu

1200x630_277114_la-crainte-d-une-invasion-russe-e.jpg?1407534242

On lit ici et là les velléités qu'aurait la Russie d'envahir l'est de l'Ukraine.

Ce scénario, même évoqué entre guillemets, relève au mieux, de la haute fantaisie, au pis, de la pure mauvaise foi.

Et relayer ce genre de propos sous quelque forme que ce soit est un choix qui ne relève d'aucun hasard.

Pour rappel, on a fait passer le Maïdan au nom de valeurs démocratiques. 

Au nom d'un idéal, on a soulevé un peuple.

Pour apprendre d'Obama, il y a peu, son ingérence et son soutien.*

Et maintenant?

Il estime que l'Ukraine doit être armée au prétexte que les forces russes seraient présentes dans le Donbass.

Voici ce que pense ce général ukrainien des mensonges dont tant de nos médias se sont fait le relai:


http://arretsurinfo.ch/general-ukrainien-aucune-troupe-ru...

 

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/02/washington-etr...


01/02/2015

"Encore un effort, camarades"

lauriers.jpg


L'accueil qui a été réservé à l'un des récents sujets publiés ici-même,

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/01/30/rts-ou-est-l-e...

a été varié, rien de plus normal. 

Sur les réseaux sociaux où il a été partagé et commenté, un éminent journaliste a estimé, pour sa part, les règles de courtoisie et de pertinence enfreintes par un des commentateurs qui a écrit ceci:

Des journalistes en Suisse ? Pourquoi se fouler... on prend les articles de l'AFP et on remplit les colonnes sans vérification ... aucune autonomie journalistique pour l'international, c'est juste lamentable..."

Ces notions de courtoisie et de pertinence laissent perplexe.

En quoi, en effet, leurs règles seraient-elles enfreintes à réagir à une information défaillante?

En quoi l'estime portée aux téléspectateurs s'exprimerait-elle davantage à travers le regard manifestement orienté sur une situation qui mérite bien mieux que cela?

Court-circuiter le sens critique d'un public par des reportages dont on ne précise ni la source ni la raison d'être, c'est le déconsidérer.

Dans ce sens, y réagir est un impératif.

Et ce ne sont pas les tenants et autres défenseurs de la "liberté d'expression" dont on a vu s'afficher tous les Charlie, qui devraient s'en offusquer.

C'est pourquoi, l'invite de cet éminent journaliste, adressée selon la formule bien connue indiquée en titre de ce sujet, relève certes de l'ironie mais n'en démontre pas moins tout le respect porté aux téléspectateurs.

 

31/01/2015

"Nous citoyens de Russie..."

10943643_945179198826783_27738808891534075_o.jpg

 

Le texte que je reproduis ci-dessous a déjà été lu par près deux mille personnes.

Ecrit en russe par Oleg Odintsovsky, il a été traduit dans de nombreuses langues et diffusé dans autant de pays.

Il m'a été transmis et j'ai proposé de le partager sur mon blog, le voici:

 

Chers Européens,

Nous, citoyens de Russie, de plus de cent nationalités, de différentes confessions, races, croyances, orientations politiques, idéologiques, sexuelles et de tout le reste, nous voulons nous adresser à vous directement, sans confier ce texte aux politiciens et aux médias, car nous croyons le moment venu de parler sans intermédiaires.

Nous constatons avec une vive préoccupation que la situation en Ukraine a engendré la plus grave crise politique en Europe depuis la guerre froide.

Les dirigeants des États et des alliances militaires, pour la première fois depuis des décennies, n'excluent pas la possibilité d’une guerre sur notre continent, ce qui signifierait la mort de millions de personnes, de nos enfants, de nos parents et de nos proches. C’est une folie absolue que de voir nos peuples se laisser aller à la guerre et ne nous laisser que le rôle de figurants et d'observateurs.

Nous pensons que le moment est venu, pour les gens, de prendre leur destin en mains. Des politiciens irresponsables, des phobies de guerre froide, des blocs militaires, des armes de destruction massive, des bases militaires et des armées font surgir la menace de nouveaux conflits en Europe.

Nous sommes convaincus qu'aucun des peuples d'Europe ne veut la guerre. Il n'y a aucune raison ni de conditions à ce que des différends entre politiciens et des problèmes géopolitiques ne conduisent à de nouveaux troubles pour nos peuples. Si vos médias vous disent le contraire, s’ils essaient de vous convaincre que quelqu'un en Russie pense autrement, voulant envahir n'importe quel territoire ou asservir d'autres peuples, ce ne sont que des mensonges pour vous faire accepter des sanctions ou d'autres formes de pression sur la Russie.

Personne en Russie ne veut de conflit avec l'Europe, aucun citoyen de Russie n'est hostile aux Européens, aucune nation européenne ne devrait se sentir menacée par la Russie. Nos vœux concernant des minorités russes en Europe ne passent pas au-delà des conventions européennes et des principes fondamentaux des droits de l'homme.

Nous ne voulons que des garanties fondamentales pour notre sécurité, alors que notre nation a subi de multiples agressions venant de l'Europe au cours des deux derniers siècles. Or ce désir naturel n'a rien à voir avec une menace contre d'autres États. Nous ne voulons pour nous que des garanties de paix.

Nous demandons instamment à tous les gens lucides de l’Europe d'influencer les autorités de leurs pays, de faire cesser la diffusion de slogans militants et provocateurs, de ne pas céder aux mensonges des politiciens et des médias sur la «menace russe»,d' inviter les autorités au dialogue et à la recherche de solutions mutuellement acceptables au nom d'une Europe unie et calme.

Le temps des peuples d'Europe est arrivé. Ensemble, nous devons créer des structures nouvelles et des mécanismes pour la paix et la sécurité, pour assurer la résolution pacifique de tous les différends et le respect des droits de l’homme et des peuples.

Donnez une chance à la paix!


01:52 Publié dans Air du temps, Avaries, Culture, Destins, Etats-Unis, Europe, Humanité, Russie, société, Ukraine | Tags : russie, europe, guerre, paix | Lien permanent | Commentaires (69) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

30/01/2015

RTS, où est l'éthique journalistique?

vladimir-poutine-a-assure-a-la-television.jpg


Ce 29 janvier, dans le cadre du téléjournal, la RTS a diffusé un reportage sur la situation dans l'est de l'Ukraine.

La gravité des faits exigerait une éthique journalistique à la hauteur.

Si elle a souvent pu être constatée et même signalée ici, elle ne semble toutefois pas avoir été le souci principal du correspondant de la RTS en ce 29 janvier.

Gulliver Cragg l'auteur du reportage diffusé par la chaîne publique suisse romande, travaille pour France 24. A lire son profil, affiché ici ou là, on comprend que ses idées ne regardent que lui.

Soit et dans ce cas, la RTS sait à qui elle s'adresse.

Mais ses téléspectateurs?

Ils le comprennent quand ils entendent dire d'un témoin interrogé dans le reportage que les seuls intéressés par cette guerre, ce sont les clans mafieux.Et puis Poutine s'en mêle aussi. Je ne dis pas la Russie, je dis Poutine, tient-il à préciser.

A voir ici:  http://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/ukraine-les-rebe...

Cette obsession à voir l'actuel président russe responsable de tous les maux ou presque, friserait le ridicule si elle ne mettait autant de vies et de pays en danger.

Et ce n'est pas Mikhaïl Gorbachev, tant estimé -encore- en Occident, qui contredira mon propos:  http://fr.sputniknews.com/international/20150129/10141913...



27/01/2015

Auschwitz, la mémoire souillée

 

Le président russe Vladimir Poutine a participé mardi, au musée du Judaïsme de Moscou, à une cérémonie pour le 70e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.                      Photo : AFP

 

Suite à la décision prise par le gouvernement polonais de commémorer, en ce 27 janvier 2015, la libération du camp d'Auschwitz sans inviter le Président russe, les réactions n'ont pas manqué.

Relevons, ici, celle de Jacques Sapir qui énonce, sur son blog, en quoi consiste le mensonge ou l'impudeur à prétendre que le camp aurait été libéré par le 1er front d'Ukraine.

Contrairement à ce que soutient Radoslaw Sikorski, Ministre polonais des Affaires Etrangères, si Auschwitz fut bel et bien libéré par des hommes de la 332ème Division d’Infanterie de l’Armée Rouge, appartenant au « 1er Front d’Ukraine », Jacques Sapir explique ce que recouvre cette appellation de 1er Front d'Ukraine.

 Il faut savoir que dans l’organisation adoptée par l’Armée Rouge, un « Front » désigne un groupe d’armées chargé d’opérer sur une « direction stratégique ».

Le 1er Front d’Ukraine était le nom du groupe d’armées qui avait combattu en Ukraine et qui, de là, remontait vers la Pologne. Ce n’était nullement une désignation « ethnique ».

Cela, tout historien le sait, précise encore Jacques Sapir.

Certes, mais face aux enjeux géopolitiques qui ravagent l'est de l'Ukraine, l'Histoire fait bien pâle figure.

Qui a encore envie de s'y intéresser sinon pour prédire ceci ou cela et jouer aux apprentis sorciers?

Voici la mémoire humaine une fois encore souillée, en avait-on vraiment besoin?

http://russeurope.hypotheses.org/3352
 
Sujet publié en page 14 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 29 janvier 2015
 

26/01/2015

Ces soldats ukrainiens...

ob_61281d_mercenaire-americain-a-marioupol.jpg


C'est étonnant comme tout à coup on apprend la nationalité de soldats tués dans une guerre qui compte déjà 5'000 morts.

Etonnant aussi comme soudain, on parle d'enfants évacués.

C'est ce matin, sur les ondes de la RTS, la journaliste Valérie Eschler se rappelle soudain que les soldats qui combattent dans l'est de l'Ukraine ont une identité.

Elle omet de préciser, par contre, qu'aux côtés de ces soldats ukrainiens, d'autres sont là en renfort. 

https://www.youtube.com/watch?v=jW1JdOXdJkU&feature=y...

Il ne s'agit pas, ici, de minimiser la situation à Marioupol, ville portuaire de l'est de l'Ukraine où de violents combats se livrent entre les forces loyalistes de Kiev et les forces dénommées "séparatistes".

Il est juste question de réagir à ce qui s'appelle de l'information.


24/01/2015

Ukraine, la démocratie selon l'OTAN

nato%2Bukraine.jpg


Cette intervention de Michel Collon dont j'indique le lien ci-dessous*, présente un regard sur la crise ukrainienne que d'aucuns connaissent.

Pour ma part, ici-même et ce, depuis décembre 2013, j'ai rendu compte de ce qui se passait en Ukraine selon un point de vue que nombre de participants à ce blog ont étayé de leurs commentaires et je les en remercie.

Ce qui est énoncé par Michel Collon est familier de certains d'ente nous. Mais nombreuses et nombreux sont encore celles et ceux qui n'en ont aucune idée.

La prise de conscience de ce qui s'est engagé de longue date en Ukraine et que rappelle de manière claire et nette Michel Collon, est déjà une première étape.

Car comme il le dit, on n'est pas dans une bataille pour ou contre la démocratie. On est dans une bataille stratégique en faveur de l'élite.

Or c'est bel et bien l'issue de cette bataille stratégique en faveur de l'élite qui demeure incertaine.

D'elle seule dépendra ce qui pourra alors s'appeler démocratie.


* https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
 
 

 

22/01/2015

Echo du Donbass

4560642_3_8650_a-donetsk-le-20-janvier-2015-une-victime_0d2da725310e63c24ebcbd82adb1c45f.jpg

C'est avec l'accord de la personne qui m'a adressé le message ci-dessous que je le publie, tant la détresse dont ces lignes témoignent est forte.

Elle s'ajoute à l'écoeurement de bon nombre de mes compatriotes face à l'aptitude de certains de nos journalistes à persister dans la plus pure mauvaise foi.

Ce jour encore, sur la RTS, on entend dire que l'OSCE déplore plus de 5'000 morts en Ukraine dans la foulée de l'annexion de la Crimée.

Cette manière torve de présenter la mort de milliers de personnes en dit long sur la qualité de l'information. Pis, sur la neutralité de cette Suisse que j'ose encore aimer car elle est l'une de mes deux patries, l'autre étant la France.

La persistance avec laquelle certains médias occidentaux présentent la situation en Ukraine est aussi indécente que dommageable. Non seulement pour l'image qu'elle renvoie d'eux mais pour tous les citoyens qu'elle prend en otage de leur obsession à rendre la Russie responsable des ravages causés dans le Donbass.

Je me suis exprimée à cet égard dans l'interview que j'ai publiée ici même et à laquelle répondent, précisément, ces lignes:

Bonjour Mme Richard-Favre,

J'ai lu votre interview et cela me fait beaucoup de plaisir qu'il y a quelqu'un en Suisse qui comprend le vérité de cette horrible situation.

J'habite dans le canton de Vaud et il n'y a pas long temps que j'ai été naturalisée. Je veux faire quelques chose pour aider à la population de ma ville natale ou au moins d'informer des suisses de tout ce qui se passe au Donbass, parce que des gens de mon entourage ne savent même pas qu'est ce qui est Donbass.

Mes grands parents sont à Donetsk et ne veulent pas partir même s'ils sont bombardés tous les jours. C'est horrible quand tes proches peuvent mourir et tu n'as rien que de l'accepter, je ne l'aurait pas souhaiter à mon pire ennemi. 

La ville où je suis née n'existe plus. L'atmosphère et la vie de Donetsk sont empoissonnées par des fascistes. Mon cœur cri des douleurs qui viennent de l'ignorance. 

Je vous prie de m'aider à réaliser quelques chose pour la faveur de Donbass et de ses gens innocents.

En attente de votre réponse, veuillez agréez Mme Richard-Favre, mes salutations distingués.



21/01/2015

La Russie n'a jamais été l'ennemie de l'Europe

 

us-eu-russia.jpg?w=804&h=494


Comme l'interview dont j'ai indiqué le lien dans mon précédent sujet de blog a été publiée en russe, en voici la version française. 

Quatre questions m'ont été posées par le journaliste Arkadij Beinenson.


- Vous participez à des groupes de discussion de soutien au Donbass. Quelle est votre motivation?

Plusieurs raisons expliquent mon engagement face à la situation en Ukraine.

Tout d’abord, en tant qu’écrivain et slaviste, il m’est impossible de demeurer insensible à ce qui concerne la Russie.


Ensuite, en tant que Suissesse, sachant que mon pays a présidé l’OSCE durant toute cette année 2014, il m’était à nouveau impossible de ne pas suivre avec la plus grande attention les événements qui se sont déroulés en Ukraine. 

 

Enfin, vous savez qu’en cette année 2014, la Suisse et la Russie ont célébré le bicentenaire de leurs relations diplomatiques. Pour toutes ces raisons, j’avais de quoi ne pas me détourner de ce qui se passe en Ukraine.

 

Comme vous l’avez constaté, j’ai en effet suivi les publications de différents groupes de soutien au Donbass car j’ai estimé indispensable de m’informer autrement qu’à travers le seul biais des médias occidentaux.

 

Et puis, aussi, j’ai compris le sens du combat mené par ceux que l’Occident a appelés « pro-russes » ou « séparatistes ».

 

Ici, en Occident, les enjeux de cette lutte n’ont pas toujours été bien expliqués, c’est pourquoi j’ai eu à coeur de transmettre à mes compatriotes un autre point de vue que celui qui domine la plupart des médias.

 

 

-Estimez-vous objective, la manière dont les médias européens rendent compte de la situation dans le Donbass? 

 

Rares sont les média occidentaux qui présentent la situation en Ukraine de manière objective. Il en existe, toutefois, qui osent se démarquer du regard porté par la majorité des journalistes ou autres chroniqueurs.

 

Ainsi trouve-t-on des sites d’information où s’expriment des spécialistes de questions liées à l’économie, à la finance ou à la géopolitique. De nombreuses personnes s’y réfèrent, qui comprennent que la manière dont la plupart des médias rendent compte de la situation est le plus souvent orientée. Dans ce sens, il est piquant de relever que la Russie est sans cesse accusée de livrer sa « propagande » tandis que l’Occident détiendrait à lui seul, la vérité de l’information.

 

Ce sont ces préjugés que je tente de combattre. Encore une fois, je ne suis ni politicienne ni journaliste. Je suis juste animée par le refus de diaboliser la Russie comme s’y emploient trop de commentateurs.

 

En effet, la perception de la Russie par l’Occident se limite très et trop souvent à des clichés, des approximations ou alors à des analyses qui visent à démontrer qu’elle est aux mains d’une clique d’oligarques inféodés à leur président tout puissant. Ainsi ne parle-t-on plus que de « la Russie de Poutine » alors que l’on sait qu’elle est celle de bien d’autres personnalités dont celle de l’ancien et dernier président de l’URSS, Mikhaïl Gorbachev. Je l’ai rappelé dans un de mes derniers sujets de blog qui a aussi été publié comme courrier par « La Tribune de Genève » et par « Le Temps ».

 

Cela dit, des débats contradictoires sont tout de même organisés par les médias et permettent des échanges de points de vue. 

 

- A votre avis, quelle serait la « recette » à envisager pour résoudre la crise ukrainienne?

 

Pour ma part, je ne puis plus qu’espérer que la diplomatie vienne au secours d’une situation qui ne peut plus durer tant la souffrance et la violence y sont dévastatrices.

 

Là encore, je me suis exprimée et mes propos ont été relayés par « La Tribune de Genève » 

 

 

- Des divers points de vue émis sur le déclenchement de la crise en Ukraine, lequel vous    paraît déterminant?

 

Ce qui apparaît comme principal facteur ayant déclenché cette crise, est la pression exercée sur le Président Viktor Ianoukovich pour qu’il signe un accord avec Bruxelles. 

 

Suite au refus qu’il y a opposé, de violentes manifestations se sont déroulées à Kiev, sur le Maïdan.

 

Les interprétations de ces troubles meurtriers ont été controversées. En effet, les lectures des uns et des autres sur la destitution du Président Viktor Ianoukovich ont divergé et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte sur mon blog.

 

Il me tient à coeur, en effet, de refuser le seul angle de vue de l’auto-proclamée, « communauté internationale » qui n’a de cesse de charger la Russie et de la rendre responsable de tous les tragiques événements qui se sont déroulés par la suite en Ukraine.

 

Cette attitude de la part de l’Occident n’échappe toutefois pas à nombre d’observateurs et c’est tant mieux. Cependant, ceux-ci sont souvent et aussitôt vus comme victimes naïves de la « propagande » russe. Tout est bon pour stigmatiser la Russie. 

 

Cela est parfaitement regrettable et n’apporte rien qui vaille tandis que tant d’appels au dialogue avec la Russie ont en même temps été lancés.

 

L’un d’eux date d’il y a plus d’un an et concerne la Syrie. L’autre a été émis cette année dans le cadre de la crise ukrainienne.

 

Puissent ces appels être entendus car la Russie n’a jamais été l’ennemie de l’Europe. Cette vision-là est insensée et mérite qu’on la combatte avant qu’il ne soit trop tard si ce ne l’est déjà. 


http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html


 
 

19/01/2015

Paris-Donbass

150118_k26lm_aeroport-donetsk_sn635.jpg

                                   Intenses combats près de l'aéroport de Donetsk ou ce qu'il en reste


Les attentats survenus à Paris les 7 et 9 janvier derniers ont choqué.

La France s'est alors élevée pour défendre une valeur qui lui est chère "la liberté d'expression".

On a vu les rues de Paris noires de monde, on a chanté La Marseillaise comme jamais.

En Ukraine, lorsque les habitants du Donbass se sont soulevés pour défendre leurs valeurs, leur terre, leur Histoire, combien sont-ils, en France et ailleurs de par le monde, qui ont saisi le sens de leur mobilisation?

Quelques rares manifestations de soutien ont eu lieu tandis que dans nombre de médias occidentaux, on a persisté à traiter de "rebelle" et de "séparatiste", une population qui n'a eu à coeur que de défendre son "droit d'expression".

Dans l'est de l'Ukraine, les russophones sont privés de leur langue maternelle. L'ukrainien a été imposé à tous.

Et au-delà de l'idiome, c'est la vie de cinq mille citoyens qui a été rayée de la carte. 

Comment ne pas réagir? 

Pour qui a suivi ce blog, c'est plus de cent vint sujets que j'ai consacrés à la situation en Ukraine depuis un peu plus d'un an.

C'est ce que j'explique dans cet interview qui m'a été demandée par le journaliste Arkadij Beinenson.

Publiée en russe, elle a été traduite du français par Roman Astvatsatourov.

http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html 

12/01/2015

Vous reprendrez bien une tranche de ce bébé...

aec8acf6_resizedScaled_659to370.png

Tandis que la planète entière ou peu s'en faut, a les yeux tournés vers les attentats commis à Paris, l'horreur n'a pas épargné le reste du monde non plus. Qui en douterait?

Cependant, actualité et priorités médiatiques obligent, on sélectionne.

Le 28 décembre dernier, à Kiev, en présence d'Elena Vassilieva, militante russe des droits humains, a eu lieu une remise de prix très particulière.

Ont été confectionnés des mets dont les noms on été sélectionnés de manière dépassant tout entendement.

Anna a évoqué ce sujet en commentaire à mon précédent sujet de blog, l'information est disponible dans le lien indiqué ci-dessous.*

Que l'Occident qui pleure les victimes de Paris soit en même temps capable de soutenir un pays dont l'élite de la presse outrage pareillement la vie et la mémoire ne fait guère de remous dans ses médias.

Jean d'Ormesson, interrogé par Darius Rochebin de la RTS et par Laurent Delahousse de France2, a relevé les paradoxes de la manifestation de ce dimanche 11 janvier à Paris.

On peut faire mieux.

 

http://lifenews.ru/news/148252


11/01/2015

Hommage à la diplomatie

1077738.jpg

                                                   http://itar-tass.com/en/russia/770512


Libre à chacune et à chacun de penser ce qu'il souhaite de la manifestation de ce jour à Paris. 

L'humanité ayant besoin d'autre chose que de clivages sans cesse alimentés et excités, j'aimerais, ici, saluer la présence de Monsieur Sergueï Lavrov parmi les personnalités présentes à cet événement.

Si d'aucunes et d'aucuns condamnent cette "comédie", dans ce cas, tout n'est que comédie et on n'invente rien, tant de penseurs l'ayant déjà dit de par les siècles.

Alors, que celles et ceux qui "savent" que tout n'est que simagrées, apprennent que des postures plus humbles existent qui tentent le dialogue encore et encore.

Hommage soit rendu à ces personnalités qui, par leur volonté de ne jamais fermer quelque issue à l'échange, refusent l'attitude hautaine qui s'arroge le savoir sinon la lucidité.

https://www.facebook.com/RTRussian/photos/a.2417836092730...


06/01/2015

Soumission, le roman et l'Histoire

7775902727_soumission-de-michel-houellebecq.jpg

Ce 6 janvier, dans le cadre du 20 heures de France 2, Michel Houellebecq a répondu aux questions que lui a posées David Pujadas.*

Soumission, tel est le titre du dernier roman de l'écrivain français le plus traduit et le plus lu dans le monde selon les termes mêmes du présentateur vedette du Journal Télévisé de la chaîne publique française.

Pour rappel, Soumission évoque la victoire d'un chef de parti musulman à l'élection présidentielle française de 2022.

Au sujet de l'impact ou non qu'aurait son livre à paraître ce 7 janvier et dont on dit qu'il crée déjà la polémique, Michel Houellebecq relativise.

Soit par modestie, soit par méconnaissance de l'influence réelle que peut avoir un roman, il prétend que jamais aucun d'eux n'a changé la cours de l'Histoire.

Or c'est depuis sa prison, la forteresse Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg, en 1862, que Tchernychevski a créé Rakhmetov, personnage de son roman Que faire.

Et c'est ce personnage qui a été l'initiateur de l'action de Lénine qui a, d'ailleurs, repris le titre du roman de Tchernychevski pour l'un de ses traités politiques paru en 1902.

 

http://www.francetvinfo.fr/culture/houellebecq/direct-reg...

 

30/12/2014

4'700 morts plus tard...

7472391.jpg

Voici un exemple d'article* dont la teneur et ses conséquences ne manquent pas d'intérêt.

Il suffit de lire les commentaires qui le suivent pour mesurer comment l'information se conçoit et se reçoit dans ce media français qui s'appelle Le Point.

Loin d'être unique en son genre, il offre, ici, une démonstration de ce qui est porté à la connaissance des citoyens.

Leurs réactions sont éloquentes.

Elles indiquent qu'ils sont de plus en plus nombreux à ne pas s'en laisser conter et c'est tant mieux. 

L'esprit critique est un devoir.

Le publier comme l'a fait Le Point l'honore.

Reste à savoir dans quelle mesure les points de vue exprimés par les commentateurs infléchiront la ligne éditoriale de ce magazine.

 

*  http://www.lepoint.fr/monde/ukraine-porochenko-annonce-un...

 


didier95

le 29/12/2014 à 23:52 Signaler un contenu abusif

Candide... Qui s'interroge

Aujourd'hui j'ai lu 2 nouvelles concernant le conflit en Ukraine : 1. La Russie va livrer 500 000 T de charbon a l'Ukraine en signe de bonne volonté pour permettre aux Ukrainiens de se chauffer. 2. L'Ukraine a décidé d'augmenter son budget militaire a 5% du PIB (sachant que c'est nous européens qui payons les achats d'armes américaines). Questions : Qui veut la paix, qui veut la guerre ?

Eric Kle 29/12/2014 à 21:54 Signaler un contenu abusif

Pour ne prendre que les trois derniers bulletins de l’OSCE mis en ligne et que tout un chacun peut en effet consulter directement (21, 23 et 27 décembre) il n’y a pas UNE SEULE mention de blindés ou de troupes russes en Ukraine de l’est. (...) Ceci s’accorde du reste parfaitement avec les conclusions de l’institut de recherches stratégiques ARES (Armament Research), institut indépendant basé au R. U. Dont le rapport daté de novembre (100 pages) sur le type d’armes utilisé dans le conflit du Donbass souligne que l’armement des indépendantistes est assez hétéroclite et a été dans sa grande majorité repris des stocks ukrainiens ou capturés sur l’armée régulière. Les auteurs du rapport écrivent tout à fait clairement qu’il n’y a aucune preuve d’une complicité étatique dans la fourniture d’armes aux rebelles depuis l’étranger. Vous pensez bien que s’il y avait un quelconque soutien aérien russe ou même deux chars et demi russes sur le terrain, il y a belle lurette que l’aéroport de Donetsk aurait été repris aux forces de Kiev…


19/12/2014

"La Suisse par les Russes"... et par la Suisse

Alexei-Jawlensky-Road-in-Fussen-Snowy-Landscapen1.jpg

Il n'est pas inintéressant de lire différents compte-rendus de l'exposition qui vient de s'ouvrir au Château de Penthes, La Suisse par les Russes, regards artistiques et historiques, 1814-2014.*

Le rappel du rôle déterminant joué par le Tsar Alexandre Ier pour garantir à la Suisse sa souveraineté est le plus souvent relevé par les journalistes, bien s'en faut.

La précision selon laquelle l'exposition a été entièrement prise en charge par la Russie, est elle aussi mentionnée dans la plupart des articles publiés dans les grands quotidiens genevois, Le Temps, La Tribune de Genève et Le Courrier.

Le fait que la Confédération Helvétique n'ait apporté aucun soutien quelconque à cet événement doit sans doute avoir des raisons que la raison ne connaît pas.

Cependant, les conclusions -citées ci-dessous- des articles de nos trois grands quotidiens, donnent quelques pistes sur la perception bien peu neutre de cette non entrée en matière de la Suisse dans le cadre d'une manifestation culturelle qui, pourtant, la met à l'honneur.

L’exposition (...) ne prend guère le risque de l’histoire récente. Célébrer des relations diplomatiques incite sans doute à l’être soi-même.  (Le Temps)

Une opération qui redore l’image de ce pays, malmenée par l’actualité internationale.

(La Tribune de Genève)

Le parcours se conclut sur les exilés de l’après-Révolution (...). Pour les exilés de Vladimir Poutine, par contre, il faudra attendre le ­tricentenaire.

(Le Courrier)

http://www.penthes.ch/portfolio/la-suisse-par-les-russes-...


12/12/2014

Quand les sanctions préoccupent la RTS

poupée+suisse.jpg

Il y a des moments forts du journalisme, j'en ai souligné un ici-même il y a peu:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/10/02/un-temps-fort-...

Il en est toutefois d'autres dont on se demande à quoi ils tiennent.

Ce soir, un reportage du 19:30 de la Radio Télévision Suisse (RTS) nous apprend qu'en dépit des sanctions imposées à la Russie, plus d'un millier de Russes seraient installés en Suisse et parmi eux de nombreux bénéficiaires de forfaits fiscaux.

Evoquer la situation de ces Russes en relation avec les sanctions qui visent leur pays relève d'une lecture à bien plaire. 

Il arrive aux journalistes de la RTS de citer leurs confrères de la presse écrite lorsqu'ils livrent une information. Si tel avait été le cas, ce soir, on aurait eu un autre éclairage sur la présence des ces Russes en Suisse.

A lire ici: 

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/73fd9854-70f0-11e4-a6c2-0...


10/12/2014

Kolomoïsky au 19:30

91b07d72bd2c89f31cd8c93e1e77247e.jpg

Igor Kolomïsky sur la chaîne publique de la Radio Télévision Suisse (RTS), c'était ce soir, au téléjournal de 19:30.

Tout sourire, cet homme est jusqu'à nouvel avis résident genevois.

Sur le site de la RTS, en effet, on apprend que les Autorités Genevoises auront à se prononcer d'ici la fin de l'année, sur le fait de prolonger ou non le forfait fiscal dont bénéficie cet oligarque qui, par ailleurs, gouverne une province en Ukraine, celle de Dniepropetrovsk.

Que cet homme soit encore au bénéfice d'un forfait fiscal en Suisse alors que ce pays a présidé l'OSCE toute cette année 2014, tient à je ne sais quelle clause de la neutralité qu'elle doit, en particulier, au soutien sans faille du Tsar Alexandre Ier qui a tout mis en oeuvre à cette fin lors de la signature du Congrès de Vienne en 1815. 

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/09/il-faut-poursu...

Parmi les très nombreux sujets que j'ai consacrés à la crise ukrainienne, nombre d'entre eux ont traité des espoirs que la présidence suisse de l'OSCE a fait naître.

Plusieurs d'entre eux ont aussi concerné la présence de ce résident genevois et néanmoins gouverneur en Ukraine dont les activités ne sont un mystère que pour qui le veut bien.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/10/04/geneve-ses-res...

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-aba...

Il en va de la crédibilité de la Suisse et de ses principes de savoir comment elle les conçoit et entend les appliquer.

http://www.rts.ch/info/regions/geneve/6373501-en-russie-o...


06/12/2014

Appel à la diplomatie

Bandeau_Public_MDH_04-12-14.jpg

Face à une salle plus que comble d'Uni-Dufour à Genève, Korine Amacher a évoqué, ce jeudi 4 décembre dernier, les liens entre Ukraine et Russie sur un plan historique, elle a bien tenu à le préciser dans son introduction.

L'éclairage brillant que la conférencière a apporté à plus de dix siècles de relations complexes entre ces deux pays, a permis d'en mesurer la profondeur.

S'il est certes utile d'en avoir connaissance et conscience, s'y limiter, toutefois, reste insuffisant pour saisir ce qui se déroule en ce moment en Ukraine.

Car même si l'héritage historique demeure présent en toile de fond, son instrumentalisation n'en est pas moins présente elle aussi.

Dans ce sens, l'influence manifeste des Etats-Unis et de son acolyte d'Union Européenne n'est plus à démontrer.

Par la mise en avant de valeurs démocratiques, c'est bien l'enjeu énergétique qui les préoccupe avant tout.

Exploiter des divisions intérieures pour exploiter la terre qui en est le théâtre, c'est cautionner une guerre qui ravage les mémoires et charge d'autant l'Histoire.

Puisse la diplomatie venir au chevet d'une Ukraine dévastée par la violence, l'exil et la mort.

Sujet publié en page 11 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 9 décembre 2014 sous le titre "Puisse la diplomatie..."


04/12/2014

Guerre ou Paix

colombe_paix-2.jpg

On lit, ici et là, des pronostics sinon des analyses relatives à la situation en Ukraine et aux tensions qu'elles génère entre l'Occident et la Russie.

A observer certains chantres en tous genres se lancer dans des prédictions qui ne reposent le plus souvent que sur des évaluations sans autre fondement que quelque approximation ou référence à L'Histoire, il semblerait judicieux de ne pas se substituer à qui décide de l'opportunité d'interventions militaires ou non.

Ainsi, ce besoin de peindre le diable sur la muraille et d'annoncer une 3e guerre mondiale n'a pour effet que de créer un climat anxiogène et de bloquer tout autre approche réflexive et constructive.

La situation actuelle en Ukraine est extrêmement préoccupante mais elle l'est de longue date!

Avoir considéré les événements qui se sont déroulés l'hiver dernier sur le Maïdan de Kiev comme force de renouveau sinon de libération aurait dû susciter l'inquiétude plutôt que la liesse relayée par tant de médias.

Mais non,  l'Occident s'est réjoui. A l'unisson ou presque, il a salué l'avènement futur de la démocratie. Le résultat est éloquent...

Plus de 4.000 morts et près d'un million de réfugiés sans compter les blessés et autres victimes d'une guerre livrée au sein d'un pays désormais déchiré et exsangue.

L'Occident a beau jeu de charger la Russie. Qui a-t-elle attaqué?


http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un...

 
 

01/12/2014

OTAN-Russie, mise au point

otan-Russie-400x233.jpg

Il ne parle que très rarement aux médias occidentaux. Alexeï Borodavkine, ancien vice-ministre russe des affaires étrangères, aujourd’hui ambassadeur auprès de l’ONU à Genève est rompu aux négociations difficiles. *

C'est ainsi qu'est introduite l'interview qu'a accordée l'Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de l'ONU à Alain Jourdan, de La Tribune de Genève.

La précision apportée ici par le journaliste a toute sa valeur.

Plusieurs interprétations sont susceptibles d'être données à la rareté des interventions de l'Ambassadeur de Russie.

Mais quelqu'elles soient, celle-ci est à lire avec la plus grande attention. Certes, à découvrir les appréciations portées aux commentaires qui suivent l'interview, on mesure le degré de réceptivité des lecteurs aux positions exprimées par Alexeï Borodavkine.

Cependant, il n'est jamais trop tard pour modifier ses certitudes.

Et plutôt que de camper sur des positions avec l'assurance de détenir la vérité, se montrer prêt à remettre en cause quelques idées fixes et préconçues n'est pas interdit.

Il suffit de le vouloir et d'accepter le dialogue. La Russie ne l'a jamais refusé.

Persister à la rendre responsable de tout et de son contraire ne dénote aucune intelligence de la part d'un Occident empli de ses Lumières.

Non, la Russie n'est pas un adversaire.

La Russie est un partenaire.

http://www.tdg.ch/geneve/russie-veut-securite-europe-c-lo...

30/11/2014

Score stalinien

vote11.jpg

C'est ainsi, du moins, qu'une journaliste de la Radio Télévision Suisse a commenté le résultat de l'un des objets soumis au vote à Neuchâtel.

Ses habitants auraient-ils été forcés et contraints par quelques petits hommes verts?

Non, bien sûr que non.

La commentatrice, comme nombre de ses confrères, connaît ses classiques. 

Même si la métaphore est usée et à usage variable selon les contrées et les circonstances.

Pour le reste, des trois sujets soumis à l'ensemble des Suisses, le non l'a emporté.

Non à l'abolition des forfaits fiscaux, non à la limitation de la surpopulation et à la préservation durable des ressources naturelles, non à l'initiative visant à sauvegarder l'or de la Suisse.

 

27/11/2014

"Dans le pays de Vladimir Poutine"

Heads-of-INTERPOL-and-United-Nations-meet-on-global-security-challenges.jpg

                                                            http://www.interpol.int/fr/Internet


Ce matin, sur Espace 2, chaîne radiophonique publique suisse, il est fait mention de l'arrestation demandée par la Russie à Interpol, du milliardaire russe Sergueï Pougatchev.

Le journaliste énonce la peine encourue par l'oligarque, soit dix ans de prison.

Or, plutôt que de rester dans le contexte juridique, le journaliste pense utile de recourir à la rhétorique et de préciser que la peine s'appliquera au pays de Vladimir Poutine.

Certes, Espace 2 n'en est pas à son premier coup d'essai pour user d'un lexique choisi. 

Lors du massacre de la maison des syndicats à Odessa qui a vu périr des dénommés pro-Russes dans d'indicibles souffrances, cette chaîne de la RTS évoquait le mort de 38 personnes, sans, bien sûr, mentionner de quelles personnes il s'agissait ni, surtout, les circonstances dans lesquelles lesdites personnes avaient péri.

Pour rappel:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la...

User de rhétorique pour informer répond à quelle déontologie?


13:28 Publié dans Air du temps, Information, Justice, Politique, Pouvoirs, Russie, Suisse | Tags : pougachev, interpol, russie, rts | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

26/11/2014

La Russie, c'est aussi cela

648x415_capture-ecran-video-youtube-montrant-passagers-pousser-avion-puisse-decoller-aeroport-petite-ville-igarka-siberie-25-novembre-2014

Igarka est une ville de quelques cinq à six mille habitants.

Située à un peu plus de cent cinquante kilomètres au nord du cercle polaire arctique, elle connaît des étés où pendant près de deux mois, le soleil ne s'y couche pas.

Inutile de dire qu'en hiver, trente jours durant ou presque, le soleil, à l'inverse, ne s'y lève pas non plus.

Igarka est avant tout un port fluvial qui se trouve au bord de l'Ienisseï mais qui dispose aussi d'un aéroport. Situé sur l'autre rive du fleuve, il vient de connaître un événement insolite.

Alors que les températures glaciales règnent en ce moment à Igarka, le train d'atterrissage d'un avion prêt au décollage a gelé.

Qu'à cela ne tienne, les passagers russes en sont descendus, ont uni leurs efforts et ont poussé l'avion qui a ainsi pu rejoindre sa destination sans même trop de retard.

A voir ici:

http://www.20minutes.fr/insolite/1488491-20141126-video-r...



12:34 Publié dans Avaries, Russie | Tags : russie, sibérie, aviation, igarka | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

24/11/2014

ONU: a voté

3830315.jpg

 

Dans le cadre de son émission Pardonnez-moi de ce 23 novembre, Darius Rochebin a invité Christine Ockrent pour son dernier ouvrage, Les Oligarques, le système Poutine et Myret Zaki pour sa nomination à la tête de la rédaction du magazine Bilan.

On y a entendu parler de la Russie qui, selon Christine Ockrent a annexé la Crimée par la force.

Celle qu'on a surnommée la reine Christine ne s'est sans doute pas rendue sur place pour observer les effets de cette force.

En voici quelques échos ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/07/27/он-не-сможет-i...

Cela dit, que chacune et chacun ait la parole sur une chaîne publique relève de la démocratie et bien s'en faut.

Dans ce sens et au cas où elle aurait échappé à la RTS, à moins que je n'en ai manqué sa diffusion, voici une information qui mériterait toute son attention.

Le 21 novembre dernier à l'ONU, un texte condamnant la glorification du nazisme et du néo-nazisme a été soumis au vote.

Les résultats sont sans appel.*

115 pays du monde ont approuvé ce texte et parmi eux, la Russie.

3 pays ont rejeté ce texte dont les Etats-Unis, le Canada et l'Ukraine.

55 pays se sont abstenus, parmi eux, les pays de l'Union Européenne.

*  http://www.un.org/en/ga/third/69/docs/voting_sheets/L56.R...

 

20/11/2014

Total pour tous

 

li-620-total-lunar-eclipse-00838680.jpg

Une approche de la mort accidentelle de Christophe de Margerie met en relation différentes personnalités ou autres actuels ou anciens chefs de gouvernements.

D'aucuns y verront à l'oeuvre une théorie du complot quand d'autres y liront, au contraire, le jeu d'intérêts que certains iraient même jusqu'à qualifier de normal.


On sait l'actuel Président de la France s'être défini et présenté comme normal. On ne l'a que top entendu et vu repris par toutes sortes de commentateurs.


De là à dire que les agissements issus du cynisme qui les commande seraient, eux aussi, normaux, il y a un pas que d'aucuns auraient franchi sans tourment particulier


Pour qui songerait tout de même aux victimes collatérales d'une telle normalité, autant s'abstenir.


Et pourtant, si ce qui est énoncé dans l'article ci-dessous se vérifiait, autant dire que les proches concernés par la perte d'un être cher lors d'un quelconque accident d'avion en resteront pour leur compte.


http://www.vigile.net/Un-embarras-TOTAL