Suisse - Page 5

  • Criminel

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    Réglée en trois jours, voici qu'une affaire jugée en appel à Genève laisse certains dubitatifs sinon stupéfaits.

    Accusé d'avoir ouvert le feu sur dix détenus d'une prison du Guatemala alors qu'il était chef des forces de l'ordre de ce pays, l'homme a été jugé à Genève car il était venu s'y installer du fait de sa double nationalité suisse et guatémaltèque.

    Sans entrer dans les détails de ce dossier dont plusieurs irrégularités ont été dénoncées par la défense et continuent de la scandaliser, on retiendra les mots du procureur.

    Celui-ci, en effet, a tenu à rappeler que Genève n'était pas un repère pour les criminels.

    On est bien heureux de l'apprendre.

    Reste encore à définir le statut de criminel.

     

  • Moscou, hommage

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    L'absence de la plus grande partie des chefs d'Etats occidentaux à la cérémonie de commémoration des 70 ans de la victoire de l'Armée rouge sur le nazisme à Moscou a été voulue.

    Elle a aussi été remarquée.

    Même celui que l'Occident tient en si grande estime, le dernier président de l'ex-URSS Mikhaïl Gorbachev, a fustigé le comportement des leaders de l'auto-proclamée communauté internationale.

    Pour qui ne l'aurait oublié, Vladimir Poutine, invité le 6 juin 2014 au D-Day célébré en mémoire des 70 ans du débarquement à Ouistreham, y a été présent. 

    La réciprocité ne lui a pas été rendue en ce 9 mai 2015 à Moscou.

    Il a su, néanmoins, remercier les peuples de Grande-Bretagne, de France et des Etats-Unis pour leur contribution à la victoire

    Il a aussi insisté sur le fait que l'Armée rouge, au terme d'un assaut dévastateur sur Berlin, a mis un point final à la guerre contre l'Allemagne hitlérienne.

    Ce rappel, bien des commentateurs et autres (re)visiteurs de l'Histoire semblent avoir de plus en plus de peine à s'en accommoder quand ils ne l'omettent tout simplement pas. 

  • Lettre ouverte à la Présidente Simonetta SOMMARUGA / Открытое письмо Президенту Швейцарии Симонетте Соммаруге

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    Traduction russe de ma Lettre ouverte à la Présidente Simonetta SOMMARUGA*

     

    Уважаемая госпожа Президент,

     

    Федеральным советом было принято решение не присутствовать на организуемых в Москве 9 мая мероприятиях в честь победы советских войск над нацистской Германией.

    Для того чтобы объяснить свое отсутствие, Федеральный совет сообщил, что он, таким образом, придерживается своей традиционной практики, которая не предполагает широкого участия в памятных мероприятиях, посвященных международным историческим событиям.

    27 января этого года Вас видели в Освенциме наряду с многочисленными главами государств и правительств, среди которых был и украинский президент Петро Порошенко, которому Вы долго жали руку. 

    Участие члена Федерального совета в памятных мероприятиях, посвященных международным историческим событиям, вроде бы удовлетворяет точным критериям, мотивы которых, однако, ускользают от понимания большого числа наших соотечественников.

    Нейтралитет Швейцарии, для которого царь Александр I столько сделал, от этого не стал ни значительнее, ни внушающим больше уважения.

     

    С уважением,

     

    Элен Ришар-Фавр                   

     

       

     
    * http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/04/24/lettre-ouverte-a-la-presidente-simonetta-sommaruga.html
  • Lettre ouverte à la Présidente Simonetta SOMMARUGA

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    Madame la Présidente,

     

    Il a été décidé par le Conseil Fédéral de ne pas assister à la cérémonie organisée à Moscou le 9 mai 2015 en commémoration de la victoire des troupes soviétiques sur l'Allemagne nazie.

    Pour justifier cette absence, le Conseil fédéral explique qu'il s’en tient ainsi à sa pratique traditionnelle qui consiste à participer avec retenue aux commémorations d’événements historiques internationaux.

    Le 27 janvier dernier, on vous a vue à Auschwitz aux côtés de nombreux chefs de gouvernements dont le président ukrainien Petro Poroshenko auquel vous avez longuement serré la main.

    La présence d'un Conseiller Fédéral aux commémorations d'événement historiques internationaux semble répondre à des critères bien précis dont les raisons échappent toutefois à la raison de bien de nos compatriotes.

    La neutralité de la Suisse à laquelle le Tsar Alexandre Ier a tant oeuvré n'en ressort ni grandie ni honorée.

    Avec respect et considération,

                                                                                                           Hélène Richard-Favre


    Lettre parue en page 13 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 30 avril 2015 et adaptée aux critères de la rubrique "Courrier" qui ne publie pas de Lettre ouverte.

  • "Très fort" ...

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    Monsieur Gaëtan Vannay, chef de la rubrique internationale de la RTS depuis 2009 et lauréat du Prix Jean Dumur en 2011, a estimé bon sinon utile de diffuser, ce 9 avril,l'interview d'un mercenaire.

    Présentés sans la moindre analyse,les propos tenus par ledit mercenaire ont eu droit, tout de même, à une appréciation de la part de Gaëtan Vannay.

    En effet, le chef de la rubrique internationale de la RTS depuis 2009, a estimé le témoignage livré par ce mercenaire, très fort.

    Cela dit,il suffit de lancer une recherche sur Google pour constater que ce témoignage très fort a été livré à maintes reprises ici et là.

    La RTS, ce jeudi 9 avril, en partageant ce témoignage avec ses auditeurs sans la moindre analyse,laisse plus que perplexe.

    Car se satisfaire d'une appréciation qui n'a de sens que celui qu'on veut bien lui donner, est, en effet, très fort.

    http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/un-francais-parti-combattre-les-pro-russes-en-ukraine-temoigne-548509

    Dans cet article ci-après, on apprend que le mercenaire s'est confié à deux grands journaux allemands:

    http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2014_10_15/Les-mercenaires-europeens-pour-quelle-cause-on-combat-1472/

  • Grandeur et misère de la propagande occidentale

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    On l'a bien compris, la Russie fait de la propagande quand l'Occident informe.

    On le lit et l'entend à longueur de reportages, d'articles et autres interviews de russophiles avérés.

    Pas plus tard que ce 12 février, le grand quotidien suisse, Le Temps, publie un article démontrant par A+B combien la chaîne de télévision russe, Pervyj Kanal oriente ses téléspectateurs.

    Outre les poncifs habituels, surtout les comparaisons constantes avec l'ex-URSS, tout y est pour indiquer comment l'information se livre en Russie. Autant dire que nous devrions, nous autres citoyens suisses et occidentaux, nous réjouir de bénéficier de véritables informations, fiables et objectives.

    Qui ose encore y croire?

    Depuis des mois que la situation en Ukraine s'est aggravée, depuis des mois que des vies d'enfants, de civils ont été détruites, lesquels de nos médias en ont rendu compte? Souvent, ici, ce silence médiatique assourdissant a été relevé.

    Face à un tel cynisme qui consiste à nier l'évidence de la situation catastrophique dans laquelle le gouvernement actuel a plongé l'Ukraine, on ne peut, ici, que dénoncer une pure manipulation de l'opinion publique.

    Voici ce que pense une juriste ukrainienne de la situation dans son pays. A préciser que cette femme n'a jamais soutenu le président déchu, Viktor Ianoukovich:

    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=D7rFIM6pW0o

  • La députée et le gouverneur

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                                                            http://fr.wikipedia.org/wiki/Ihor_Kolomoïsky

    Depuis ce qu'il a été convenu d'appeler les "accords de Minsk", les commentateurs de tous bords on délivré leurs analyses sinon leurs conclusions.

    On aura déjà lu, vu et entendu tout et son contraire tandis que l'incertitude demeure quant à l'issue de la guerre qui déchire l'Ukraine.

    Vue de l'extérieur, elle a suscité toutes sortes de réactions liées à la diversité des intérêts en jeu sinon aux partis pris et autres préférences idéologiques ou politiques.

    Vue de l'intérieur, aussi, rien de plus logique.

    Du nombre de points de vue exprimés par autant d'Ukrainiens d'un bord ou de l'autre de l'échiquier socio-politique, voici celui d'une députée du conseil régional de Dniepropetrovsk.    

    https://www.youtube.com/watch?v=veZfkvso1QQ

    Pour rappel, le gouverneur de ladite région de Dniepropetrovsk est ce résident genevois dont le prolongement du forfait fiscal devait être discuté en fin d'année 2014 par le Conseil d'Etat genevois:

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/12/10/kolomoisky-au-19-30.html

    A l'heure actuelle, rien ne semble avoir été publié de la décision prise en relation avec la compatibilité ou non des activités de cet homme qui ne se cache pas de financer des milices privées dans le sud est de l'Ukraine.

    L'information à rendre à cet égard ne relève sans doute d'aucune priorité pour nos journalistes pourtant prompts à dénoncer tout ce qui irait à l'encontre de droits humains.

     

  • "Encore un effort, camarades"

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    L'accueil qui a été réservé à l'un des récents sujets publiés ici-même,

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/01/30/rts-ou-est-l-ethique-journalistique.html

    a été varié, rien de plus normal. 

    Sur les réseaux sociaux où il a été partagé et commenté, un éminent journaliste a estimé, pour sa part, les règles de courtoisie et de pertinence enfreintes par un des commentateurs qui a écrit ceci:

    Des journalistes en Suisse ? Pourquoi se fouler... on prend les articles de l'AFP et on remplit les colonnes sans vérification ... aucune autonomie journalistique pour l'international, c'est juste lamentable..."

    Ces notions de courtoisie et de pertinence laissent perplexe.

    En quoi, en effet, leurs règles seraient-elles enfreintes à réagir à une information défaillante?

    En quoi l'estime portée aux téléspectateurs s'exprimerait-elle davantage à travers le regard manifestement orienté sur une situation qui mérite bien mieux que cela?

    Court-circuiter le sens critique d'un public par des reportages dont on ne précise ni la source ni la raison d'être, c'est le déconsidérer.

    Dans ce sens, y réagir est un impératif.

    Et ce ne sont pas les tenants et autres défenseurs de la "liberté d'expression" dont on a vu s'afficher tous les Charlie, qui devraient s'en offusquer.

    C'est pourquoi, l'invite de cet éminent journaliste, adressée selon la formule bien connue indiquée en titre de ce sujet, relève certes de l'ironie mais n'en démontre pas moins tout le respect porté aux téléspectateurs.

     

  • RTS, où est l'éthique journalistique?

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    Ce 29 janvier, dans le cadre du téléjournal, la RTS a diffusé un reportage sur la situation dans l'est de l'Ukraine.

    La gravité des faits exigerait une éthique journalistique à la hauteur.

    Si elle a souvent pu être constatée et même signalée ici, elle ne semble toutefois pas avoir été le souci principal du correspondant de la RTS en ce 29 janvier.

    Gulliver Cragg l'auteur du reportage diffusé par la chaîne publique suisse romande, travaille pour France 24. A lire son profil, affiché ici ou là, on comprend que ses idées ne regardent que lui.

    Soit et dans ce cas, la RTS sait à qui elle s'adresse.

    Mais ses téléspectateurs?

    Ils le comprennent quand ils entendent dire d'un témoin interrogé dans le reportage que les seuls intéressés par cette guerre, ce sont les clans mafieux.Et puis Poutine s'en mêle aussi. Je ne dis pas la Russie, je dis Poutine, tient-il à préciser.

    A voir ici:  http://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/ukraine-les-rebelles-pro-russes-continuent-leurs-attaques?id=6500805

    Cette obsession à voir l'actuel président russe responsable de tous les maux ou presque, friserait le ridicule si elle ne mettait autant de vies et de pays en danger.

    Et ce n'est pas Mikhaïl Gorbachev, tant estimé -encore- en Occident, qui contredira mon propos:  http://fr.sputniknews.com/international/20150129/1014191341.html



  • Poroshenko: "Et c'est comme ça et précisément comme ça que nous gagnerons cette guerre"

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    Dans cette séquence du 19:30 de la RTShttp://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/le-camp-de-concentration-dauschwitz-a-ete-libere-il-y-a-70-ans?id=6495302

    le journaliste Marc Julmy commente l'absence de Vladimir Poutine de manière aussi objective que l'est celle de ses collègues de la chaîne de radio Espace2 lorsqu'ils évoquent la situation dans l'est de l'Ukraine.

    Normal, on a bien compris que la Russie avait à peu près tout faux dans cette guerre qui perdure en dépit des cessez-le-feu et autres accords jamais respectés.

    Il semblerait bien, toutefois, que depuis que les forces appelées "pro Russes" ou "séparatistes" ont repris l'avantage sur les forces loyalistes, les journalistes semblent très soucieux d'énoncer chaque jour le nombre de soldats tués sinon d'enfants à évacuer.

    Et pourtant, alors que Kiev bombardait écoles, hôpitaux et bâtiments à l'aveugle, combien ont-ils été, ces mêmes journalistes, à rappeler que l'enfance était à évacuer?

    Dans bien des cas, elle n'a tout simplement plus pu l'être, évacuée, cette enfance, brutalement perdue à jamais.

    La terreur infligée aux habitants des villes sous contrôle loyaliste de Kiev, quel media en a rendu compte?

    Et des envolées du président ukrainien Petro Poroshenko sur le sort qu'il réservera aux enfants du Donbass?

    La présidente de la Confédération suisse, Simonetta Sommaruga qu'on voit longuement lui serrer la main dans le reportage cité plus haut, qu'en dirait-elle? 

    A voir, ici:     https://www.youtube.com/watch?v=ZYoOCz65KY8&app=desktop

     

  • Ces soldats ukrainiens...

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    C'est étonnant comme tout à coup on apprend la nationalité de soldats tués dans une guerre qui compte déjà 5'000 morts.

    Etonnant aussi comme soudain, on parle d'enfants évacués.

    C'est ce matin, sur les ondes de la RTS, la journaliste Valérie Eschler se rappelle soudain que les soldats qui combattent dans l'est de l'Ukraine ont une identité.

    Elle omet de préciser, par contre, qu'aux côtés de ces soldats ukrainiens, d'autres sont là en renfort. 

    https://www.youtube.com/watch?v=jW1JdOXdJkU&feature=youtu.be

    Il ne s'agit pas, ici, de minimiser la situation à Marioupol, ville portuaire de l'est de l'Ukraine où de violents combats se livrent entre les forces loyalistes de Kiev et les forces dénommées "séparatistes".

    Il est juste question de réagir à ce qui s'appelle de l'information.


  • Echo du Donbass

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    C'est avec l'accord de la personne qui m'a adressé le message ci-dessous que je le publie, tant la détresse dont ces lignes témoignent est forte.

    Elle s'ajoute à l'écoeurement de bon nombre de mes compatriotes face à l'aptitude de certains de nos journalistes à persister dans la plus pure mauvaise foi.

    Ce jour encore, sur la RTS, on entend dire que l'OSCE déplore plus de 5'000 morts en Ukraine dans la foulée de l'annexion de la Crimée.

    Cette manière torve de présenter la mort de milliers de personnes en dit long sur la qualité de l'information. Pis, sur la neutralité de cette Suisse que j'ose encore aimer car elle est l'une de mes deux patries, l'autre étant la France.

    La persistance avec laquelle certains médias occidentaux présentent la situation en Ukraine est aussi indécente que dommageable. Non seulement pour l'image qu'elle renvoie d'eux mais pour tous les citoyens qu'elle prend en otage de leur obsession à rendre la Russie responsable des ravages causés dans le Donbass.

    Je me suis exprimée à cet égard dans l'interview que j'ai publiée ici même et à laquelle répondent, précisément, ces lignes:

    Bonjour Mme Richard-Favre,

    J'ai lu votre interview et cela me fait beaucoup de plaisir qu'il y a quelqu'un en Suisse qui comprend le vérité de cette horrible situation.

    J'habite dans le canton de Vaud et il n'y a pas long temps que j'ai été naturalisée. Je veux faire quelques chose pour aider à la population de ma ville natale ou au moins d'informer des suisses de tout ce qui se passe au Donbass, parce que des gens de mon entourage ne savent même pas qu'est ce qui est Donbass.

    Mes grands parents sont à Donetsk et ne veulent pas partir même s'ils sont bombardés tous les jours. C'est horrible quand tes proches peuvent mourir et tu n'as rien que de l'accepter, je ne l'aurait pas souhaiter à mon pire ennemi. 

    La ville où je suis née n'existe plus. L'atmosphère et la vie de Donetsk sont empoissonnées par des fascistes. Mon cœur cri des douleurs qui viennent de l'ignorance. 

    Je vous prie de m'aider à réaliser quelques chose pour la faveur de Donbass et de ses gens innocents.

    En attente de votre réponse, veuillez agréez Mme Richard-Favre, mes salutations distingués.



  • La Russie n'a jamais été l'ennemie de l'Europe

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    Comme l'interview dont j'ai indiqué le lien dans mon précédent sujet de blog a été publiée en russe, en voici la version française. 

    Quatre questions m'ont été posées par le journaliste Arkadij Beinenson.


    - Vous participez à des groupes de discussion de soutien au Donbass. Quelle est votre motivation?

    Plusieurs raisons expliquent mon engagement face à la situation en Ukraine.

    Tout d’abord, en tant qu’écrivain et slaviste, il m’est impossible de demeurer insensible à ce qui concerne la Russie.


    Ensuite, en tant que Suissesse, sachant que mon pays a présidé l’OSCE durant toute cette année 2014, il m’était à nouveau impossible de ne pas suivre avec la plus grande attention les événements qui se sont déroulés en Ukraine. 

     

    Enfin, vous savez qu’en cette année 2014, la Suisse et la Russie ont célébré le bicentenaire de leurs relations diplomatiques. Pour toutes ces raisons, j’avais de quoi ne pas me détourner de ce qui se passe en Ukraine.

     

    Comme vous l’avez constaté, j’ai en effet suivi les publications de différents groupes de soutien au Donbass car j’ai estimé indispensable de m’informer autrement qu’à travers le seul biais des médias occidentaux.

     

    Et puis, aussi, j’ai compris le sens du combat mené par ceux que l’Occident a appelés « pro-russes » ou « séparatistes ».

     

    Ici, en Occident, les enjeux de cette lutte n’ont pas toujours été bien expliqués, c’est pourquoi j’ai eu à coeur de transmettre à mes compatriotes un autre point de vue que celui qui domine la plupart des médias.

     

     

    -Estimez-vous objective, la manière dont les médias européens rendent compte de la situation dans le Donbass? 

     

    Rares sont les média occidentaux qui présentent la situation en Ukraine de manière objective. Il en existe, toutefois, qui osent se démarquer du regard porté par la majorité des journalistes ou autres chroniqueurs.

     

    Ainsi trouve-t-on des sites d’information où s’expriment des spécialistes de questions liées à l’économie, à la finance ou à la géopolitique. De nombreuses personnes s’y réfèrent, qui comprennent que la manière dont la plupart des médias rendent compte de la situation est le plus souvent orientée. Dans ce sens, il est piquant de relever que la Russie est sans cesse accusée de livrer sa « propagande » tandis que l’Occident détiendrait à lui seul, la vérité de l’information.

     

    Ce sont ces préjugés que je tente de combattre. Encore une fois, je ne suis ni politicienne ni journaliste. Je suis juste animée par le refus de diaboliser la Russie comme s’y emploient trop de commentateurs.

     

    En effet, la perception de la Russie par l’Occident se limite très et trop souvent à des clichés, des approximations ou alors à des analyses qui visent à démontrer qu’elle est aux mains d’une clique d’oligarques inféodés à leur président tout puissant. Ainsi ne parle-t-on plus que de « la Russie de Poutine » alors que l’on sait qu’elle est celle de bien d’autres personnalités dont celle de l’ancien et dernier président de l’URSS, Mikhaïl Gorbachev. Je l’ai rappelé dans un de mes derniers sujets de blog qui a aussi été publié comme courrier par « La Tribune de Genève » et par « Le Temps ».

     

    Cela dit, des débats contradictoires sont tout de même organisés par les médias et permettent des échanges de points de vue. 

     

    - A votre avis, quelle serait la « recette » à envisager pour résoudre la crise ukrainienne?

     

    Pour ma part, je ne puis plus qu’espérer que la diplomatie vienne au secours d’une situation qui ne peut plus durer tant la souffrance et la violence y sont dévastatrices.

     

    Là encore, je me suis exprimée et mes propos ont été relayés par « La Tribune de Genève » 

     

     

    - Des divers points de vue émis sur le déclenchement de la crise en Ukraine, lequel vous    paraît déterminant?

     

    Ce qui apparaît comme principal facteur ayant déclenché cette crise, est la pression exercée sur le Président Viktor Ianoukovich pour qu’il signe un accord avec Bruxelles. 

     

    Suite au refus qu’il y a opposé, de violentes manifestations se sont déroulées à Kiev, sur le Maïdan.

     

    Les interprétations de ces troubles meurtriers ont été controversées. En effet, les lectures des uns et des autres sur la destitution du Président Viktor Ianoukovich ont divergé et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte sur mon blog.

     

    Il me tient à coeur, en effet, de refuser le seul angle de vue de l’auto-proclamée, « communauté internationale » qui n’a de cesse de charger la Russie et de la rendre responsable de tous les tragiques événements qui se sont déroulés par la suite en Ukraine.

     

    Cette attitude de la part de l’Occident n’échappe toutefois pas à nombre d’observateurs et c’est tant mieux. Cependant, ceux-ci sont souvent et aussitôt vus comme victimes naïves de la « propagande » russe. Tout est bon pour stigmatiser la Russie. 

     

    Cela est parfaitement regrettable et n’apporte rien qui vaille tandis que tant d’appels au dialogue avec la Russie ont en même temps été lancés.

     

    L’un d’eux date d’il y a plus d’un an et concerne la Syrie. L’autre a été émis cette année dans le cadre de la crise ukrainienne.

     

    Puissent ces appels être entendus car la Russie n’a jamais été l’ennemie de l’Europe. Cette vision-là est insensée et mérite qu’on la combatte avant qu’il ne soit trop tard si ce ne l’est déjà. 


    http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html


     
     
  • Paris-Donbass

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                                       Intenses combats près de l'aéroport de Donetsk ou ce qu'il en reste


    Les attentats survenus à Paris les 7 et 9 janvier derniers ont choqué.

    La France s'est alors élevée pour défendre une valeur qui lui est chère "la liberté d'expression".

    On a vu les rues de Paris noires de monde, on a chanté La Marseillaise comme jamais.

    En Ukraine, lorsque les habitants du Donbass se sont soulevés pour défendre leurs valeurs, leur terre, leur Histoire, combien sont-ils, en France et ailleurs de par le monde, qui ont saisi le sens de leur mobilisation?

    Quelques rares manifestations de soutien ont eu lieu tandis que dans nombre de médias occidentaux, on a persisté à traiter de "rebelle" et de "séparatiste", une population qui n'a eu à coeur que de défendre son "droit d'expression".

    Dans l'est de l'Ukraine, les russophones sont privés de leur langue maternelle. L'ukrainien a été imposé à tous.

    Et au-delà de l'idiome, c'est la vie de cinq mille citoyens qui a été rayée de la carte. 

    Comment ne pas réagir? 

    Pour qui a suivi ce blog, c'est plus de cent vint sujets que j'ai consacrés à la situation en Ukraine depuis un peu plus d'un an.

    C'est ce que j'explique dans cet interview qui m'a été demandée par le journaliste Arkadij Beinenson.

    Publiée en russe, elle a été traduite du français par Roman Astvatsatourov.

    http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html 

  • "La Suisse par les Russes"... et par la Suisse

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    Il n'est pas inintéressant de lire différents compte-rendus de l'exposition qui vient de s'ouvrir au Château de Penthes, La Suisse par les Russes, regards artistiques et historiques, 1814-2014.*

    Le rappel du rôle déterminant joué par le Tsar Alexandre Ier pour garantir à la Suisse sa souveraineté est le plus souvent relevé par les journalistes, bien s'en faut.

    La précision selon laquelle l'exposition a été entièrement prise en charge par la Russie, est elle aussi mentionnée dans la plupart des articles publiés dans les grands quotidiens genevois, Le Temps, La Tribune de Genève et Le Courrier.

    Le fait que la Confédération Helvétique n'ait apporté aucun soutien quelconque à cet événement doit sans doute avoir des raisons que la raison ne connaît pas.

    Cependant, les conclusions -citées ci-dessous- des articles de nos trois grands quotidiens, donnent quelques pistes sur la perception bien peu neutre de cette non entrée en matière de la Suisse dans le cadre d'une manifestation culturelle qui, pourtant, la met à l'honneur.

    L’exposition (...) ne prend guère le risque de l’histoire récente. Célébrer des relations diplomatiques incite sans doute à l’être soi-même.  (Le Temps)

    Une opération qui redore l’image de ce pays, malmenée par l’actualité internationale.

    (La Tribune de Genève)

    Le parcours se conclut sur les exilés de l’après-Révolution (...). Pour les exilés de Vladimir Poutine, par contre, il faudra attendre le ­tricentenaire.

    (Le Courrier)

    http://www.penthes.ch/portfolio/la-suisse-par-les-russes-regards-artistiques-et-historiques-1814-2014/


  • Infrarouge

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    Le 25 novembre dernier, Eric Zemmour a été présent avec son livre sur le plateau d'Infrarouge.

    Il ne s'agit pas, ici, de parler de son dernier ouvrage, Le Suicide français.

    Les commentateurs de tous bords s'y emploient depuis sa parution et bien leur en prenne.

    Dans ce sens, même la Radio Télévision Suisse (RTS) a cru bon de consacrer une de ses émissions, non seulement au Suicide français mais à son auteur.

    Pour lui faire face, sinon débattre avec lui, quatre personnalités ont été invitées.

    Jean Ziegler, Benoït Gaillard, Isabelle Falconnier et Stéphanie Pahud.

    Au-delà des très nombreuses réactions à cette émission et qui ont été énoncées ici et là, c'est l'opportunité d'un tel choix de sujet et la manière de l'avoir traité qui interroge.

    En effet, en quoi cette succession de quatre intervenants pour faire face à Eric Zemmour a-t-elle permis de véritable échange?

    On a assisté à un mauvais pugilat et à aucun véritable débat.

    Infrarouge a offert de meilleures occasions à ses téléspectateurs que celle de mettre en scène un tel assemblage hétéroclite de personnalités.

    http://www.infrarouge.ch/ir/2135-alors-monsieur-zemmour-etait-mieux-avant

     

     

  • Quand les sanctions préoccupent la RTS

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    Il y a des moments forts du journalisme, j'en ai souligné un ici-même il y a peu:

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/10/02/un-temps-fort-du-journalisme.html

    Il en est toutefois d'autres dont on se demande à quoi ils tiennent.

    Ce soir, un reportage du 19:30 de la Radio Télévision Suisse (RTS) nous apprend qu'en dépit des sanctions imposées à la Russie, plus d'un millier de Russes seraient installés en Suisse et parmi eux de nombreux bénéficiaires de forfaits fiscaux.

    Evoquer la situation de ces Russes en relation avec les sanctions qui visent leur pays relève d'une lecture à bien plaire. 

    Il arrive aux journalistes de la RTS de citer leurs confrères de la presse écrite lorsqu'ils livrent une information. Si tel avait été le cas, ce soir, on aurait eu un autre éclairage sur la présence des ces Russes en Suisse.

    A lire ici: 

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/73fd9854-70f0-11e4-a6c2-0081b93c5d12/La_lutte_de_la_Russie_contre_lévasion_fiscale_ne_touchera_pas_la_Suisse


  • Kolomoïsky au 19:30

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    Igor Kolomïsky sur la chaîne publique de la Radio Télévision Suisse (RTS), c'était ce soir, au téléjournal de 19:30.

    Tout sourire, cet homme est jusqu'à nouvel avis résident genevois.

    Sur le site de la RTS, en effet, on apprend que les Autorités Genevoises auront à se prononcer d'ici la fin de l'année, sur le fait de prolonger ou non le forfait fiscal dont bénéficie cet oligarque qui, par ailleurs, gouverne une province en Ukraine, celle de Dniepropetrovsk.

    Que cet homme soit encore au bénéfice d'un forfait fiscal en Suisse alors que ce pays a présidé l'OSCE toute cette année 2014, tient à je ne sais quelle clause de la neutralité qu'elle doit, en particulier, au soutien sans faille du Tsar Alexandre Ier qui a tout mis en oeuvre à cette fin lors de la signature du Congrès de Vienne en 1815. 

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/09/il-faut-poursuivre-le-dialogue-avec-la-russie.html

    Parmi les très nombreux sujets que j'ai consacrés à la crise ukrainienne, nombre d'entre eux ont traité des espoirs que la présidence suisse de l'OSCE a fait naître.

    Plusieurs d'entre eux ont aussi concerné la présence de ce résident genevois et néanmoins gouverneur en Ukraine dont les activités ne sont un mystère que pour qui le veut bien.

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/10/04/geneve-ses-residents-ses-institutions-260426.html

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-abattre.html

    Il en va de la crédibilité de la Suisse et de ses principes de savoir comment elle les conçoit et entend les appliquer.

    http://www.rts.ch/info/regions/geneve/6373501-en-russie-on-m-accuse-d-etre-responsable-du-crash-du-mh17.html


  • OTAN-Russie, mise au point

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    Il ne parle que très rarement aux médias occidentaux. Alexeï Borodavkine, ancien vice-ministre russe des affaires étrangères, aujourd’hui ambassadeur auprès de l’ONU à Genève est rompu aux négociations difficiles. *

    C'est ainsi qu'est introduite l'interview qu'a accordée l'Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de l'ONU à Alain Jourdan, de La Tribune de Genève.

    La précision apportée ici par le journaliste a toute sa valeur.

    Plusieurs interprétations sont susceptibles d'être données à la rareté des interventions de l'Ambassadeur de Russie.

    Mais quelqu'elles soient, celle-ci est à lire avec la plus grande attention. Certes, à découvrir les appréciations portées aux commentaires qui suivent l'interview, on mesure le degré de réceptivité des lecteurs aux positions exprimées par Alexeï Borodavkine.

    Cependant, il n'est jamais trop tard pour modifier ses certitudes.

    Et plutôt que de camper sur des positions avec l'assurance de détenir la vérité, se montrer prêt à remettre en cause quelques idées fixes et préconçues n'est pas interdit.

    Il suffit de le vouloir et d'accepter le dialogue. La Russie ne l'a jamais refusé.

    Persister à la rendre responsable de tout et de son contraire ne dénote aucune intelligence de la part d'un Occident empli de ses Lumières.

    Non, la Russie n'est pas un adversaire.

    La Russie est un partenaire.

    http://www.tdg.ch/geneve/russie-veut-securite-europe-c-lotan-vient-menacer/story/29179878
  • Score stalinien

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    C'est ainsi, du moins, qu'une journaliste de la Radio Télévision Suisse a commenté le résultat de l'un des objets soumis au vote à Neuchâtel.

    Ses habitants auraient-ils été forcés et contraints par quelques petits hommes verts?

    Non, bien sûr que non.

    La commentatrice, comme nombre de ses confrères, connaît ses classiques. 

    Même si la métaphore est usée et à usage variable selon les contrées et les circonstances.

    Pour le reste, des trois sujets soumis à l'ensemble des Suisses, le non l'a emporté.

    Non à l'abolition des forfaits fiscaux, non à la limitation de la surpopulation et à la préservation durable des ressources naturelles, non à l'initiative visant à sauvegarder l'or de la Suisse.

     

  • "Dans le pays de Vladimir Poutine"

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                                                                http://www.interpol.int/fr/Internet


    Ce matin, sur Espace 2, chaîne radiophonique publique suisse, il est fait mention de l'arrestation demandée par la Russie à Interpol, du milliardaire russe Sergueï Pougatchev.

    Le journaliste énonce la peine encourue par l'oligarque, soit dix ans de prison.

    Or, plutôt que de rester dans le contexte juridique, le journaliste pense utile de recourir à la rhétorique et de préciser que la peine s'appliquera au pays de Vladimir Poutine.

    Certes, Espace 2 n'en est pas à son premier coup d'essai pour user d'un lexique choisi. 

    Lors du massacre de la maison des syndicats à Odessa qui a vu périr des dénommés pro-Russes dans d'indicibles souffrances, cette chaîne de la RTS évoquait le mort de 38 personnes, sans, bien sûr, mentionner de quelles personnes il s'agissait ni, surtout, les circonstances dans lesquelles lesdites personnes avaient péri.

    Pour rappel:

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la-rhetorique-a-l-oeuvre.html

    User de rhétorique pour informer répond à quelle déontologie?


  • OSCE visé par des tirs

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                                                          chef reliquaire de saint Candide


    Au début du mois d'octobre, Vladimir Poutine avait téléphoné à Didier Burkhalter pour aborder différents sujets relatifs à la situation en Ukraine.

    La RTS avait alors interviewé le Président suisse suite à cet entretien avec le Président russe.*

    Entre autres sujets abordés, il avait été question de renforcer la mission de l'OSCE dont la Suisse a cette année la présidence.

    Or voici qu'on apprend que des tirs ont visé les observateurs de l'OSCE dépêchés sur le lieu du crash de l'avion de la Malaysian Airlines survenu le 17 juillet dernier.

    Comme il fallait s'y attendre, les compte-rendus de ces attaques divergent.

    De là à dénoncer la propagande des uns pour adhérer à celle des autres, il n'y a qu'un pas que d'aucuns n'hésitent pas à franchir.

    En mémoire des victimes, souhaitons qu'un jour enfin, la vérité puisse être établie.

    Si l'espérer c'est être candide, osons l'être!


    http://fr.ria.ru/world/20141014/202701606.html
     
    http://www.lematin.ch/monde/neerlandais-reviennent-site-crash/story/12199492
     
    http://www.rts.ch/info/suisse/6201131-l-osce-veut-elargir-sa-mission-en-ukraine-annonce-didier-burkhalter.html


     
  • Suisse-Ukraine, les chocolats du "Point"

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    Il en faut peu à ce magazine pour exprimer toute l'estime qu'il voue à la Suisse et à son Président.

    Il suffit d'une mise à jour de site non effectuée pour qu'un journaliste s'engouffre dans la brèche.

    Cela s'appelle de l'information.

    Alors que la presse internationale a été témoin de la présence du Président Didier Burkhlater à l'investiture du Président Petro Poroshenko, on lit dans cette publication du Point l'amnésie ou la mauvaise foi.

    Mais si discréditer le Président suisse sert à d'autant créditer le Président ukrainien, on conçoit le niveau du choix éditorial opéré.

    Car faille informatique ou non, c'est bel et bien la légitimité du Président ukrainien qui serait  en cause selon le droit international.

    Alors pour le chocolat et la comparaison évoquée dans l'article, reste à savoir qui sera chocolat ou pas au regard de l'Histoire. 

    http://www.lepoint.fr/monde/ukraine-la-gaffe-de-la-diplomatie-suisse-09-10-2014-1870649_24.php

     

  • Oural, expédition russo-suisse

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    Belle collaboration russo-suisse pour honorer la mémoire et surtout les travaux de minéralogie du Genevois Louis Duparc (1866-1932).

    Professeur à l'Université de Genève, ce géologue s'était spécialisé en pétrographie et en chimie analytique.

    Dès 1900, il se rendit durant une vingtaine d'années dans l'Oural du Nord, en Russie, pour se consacrer à l'étude des gîtes platinifères.

    C'est pour rendre hommage aux travaux du Professeur Louis Duparc, qu'une équipe russo-suisse est allée déposer une plaque commémorative à son nom dans le massif du Konjakovkij Kamen.

    A découvrir, ce document en images de l'expédition qui a eu lieu en septembre 2014

     

    http://cms.unige.ch/sciences/terre/research/Groups/mineral_resources/archive/duparc/duparc_sept_2014_fr.pdf
  • Genève, ses résidents, ses institutions

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    Genève vient de célébrer 150 ans de tradition humanitaire avec la fondation du CICR en 1863 et la première convention de Genève en 1864.

    Ne serait-elle pas bien inspirée, dès lors, de s'interroger sur l'opportunité d'avoir sur son sol un résident qui ne se cache pas de financer des milices privées dans l'est de l'Ukraine?

    De nombreux sujets de ce blog ont été consacrés aux activités hautement philanthropiques de ce bénéficiaire de forfait fiscal.*

    L'attention des Autorités Genevoises a aussi été sollicitée par une lettre ouverte. Aucune réaction, aucune réponse n'ont suivi.

    Pendant ce temps-là, souffrances, exils et morts ont continué de ravager l'est de l'Ukraine.

    C'est pour lutter et oeuvrer contre tant de maux que Laurent Dupasquier, ce délégué suisse du CICR a décidé de s'engager.

    Sa vie s'est arrêtée à Donetsk sous les coups d'un obus.

    Hommage lui soit rendu ici.


    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/15/ce-genevois-qui-gouverne-en-ukraine.html


     

  • Un temps fort du journalisme

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    Darius Rochebin a pris l'initiative d'interroger Sergueï Naryshkine, Président de la Douma russe.

    Présent à Genève pour participer à l'assemblée parlementaire de l'OSCE qui se tient ce vendredi 3 octobre, ce haut représentant de l'Etat russe a ainsi pu s'exprimer en réponse aux questions que lui a posées le présentateur et journaliste vedette du 19:30 de la RTS.

    La qualité et l'importance de cet entretien sont à relever.

    Dans un contexte international lourd qui ne cesse de stigmatiser la Russie, la parole que Darius Rochebin a décidé d'accorder à Sergeï Naryshkine est à considérer.

    Ces 17 minutes 57 secondes d'interview s'interrompent de manière soudaine mais n'en constituent pas moins un temps fort du journalisme.

    http://www.rts.ch/video/info/journal-continu/6192377-entretien-avec-serguei-narychkine-president-de-la-douma.html
     
     
  • Payerne, la Suisse et la Russie

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    Payerne, ce 20 septembre, a rendu hommage à l'un de ses plus célèbres natifs, le Général Antoine de Jomini.

    Ce théoricien de la stratégie militaire a d'abord fait partie de l'état-major de Napoléon avant de rejoindre celui du tsar Alexandre Ier et de jeter les fondements de l'Académie militaire de Saint-Pétersbourg.

    C'est dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques entre la Suisse et la Russie que Payerne a ainsi honoré la mémoire de ce citoyen dont le parcours peu banal unit les deux pays.

    Une place a ainsi été inaugurée au nom d'Antoine de Jomini où a également été déposée sa statue.

    L'événement a eu lieu en présence d'autorités politiques, diplomatiques, militaires et ecclésiastiques.

    En ces temps où des pressions de toutes sortes s'exercent à l'encontre de qui ose encore ne pas diaboliser la Russie, honneur soit rendu ici à la municipalité de Payerne et à sa Syndique qui ont su ne pas brader l'Histoire qui unit la Suisse à la Russie.

     

  • Quand Madame Calmy-Rey se sent "accusée"

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    Salle comble hier, à l'Université de Genève pour écouter deux conférencières nous parler de la crise ukrainienne.*

    Dans un cadre académique, les points de vue ont en général vocation à résulter d'analyses fines et étayées. 

    Or en ce 16 septembre 2014, force  a été de constater que les deux exposés présentés se sont appuyés sur les mêmes arguments répétés à l'envi et repris en boucle depuis bientôt un an que dure la crise ukrainienne.

    Du Maïdan au crash du MH17 sans oublier, bien sûr, le référendum de Crimée, c'est le procès de la Russie qui a été dressé ou peu s'en faut.

    En aucun cas, l'Ukraine et ses gouvernements successifs depuis la destitution du Président Ianoukovich n'ont été mis en cause.

    Pas un mot sur le massacre de la maison des syndicats d'Odessa en mai dernier.

    Rien sur les performances d'un résident genevois et néanmoins gouverneur dans l'est de l'Ukraine

    Silence total sur les assassinats de cinq journalistes et photographes russes.

    L'intervention que j'ai risquée pour énoncer des faits tus par les conférencières, ne visait qu'à modérer leur aptitude à mettre la Russie en accusation.

    Or l'une d'elle, a réagi à mon propos et m'a dit que je l'"accusais".

    Il n'en était évidemment rien.

    C'est le regard porté sur une situation que j'ai tenté d'élargir.

    Car un rappel d'événements occultés n'équivaut pas à un acte d'accusation dirigé contre une personne.

    Que cette distinction ait échappé en milieu universitaire est surprenant.

     

    https://www.unige.ch/gsi/fr/actualites/lecon-douverture-2014-la-suisse-et-lue-face-a-la-crise-ukrainienne-regards-croises/
  • Suisse-Ukraine, le titre et les cendres

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    L'article date du 5 mars 2014.

    Son intitulé est en allemand, il émane du très sélect hebdomadaire suisse Handelszeitung.

    De référence internationale, tant dans les milieux économiques que dans ceux de la finance, quand ce journal titre: 

    Schweizer Oligarch wird Gouverneur in der Ukraine,* 

    on est en droit de s'interroger.

    D'abord sur l'image donnée de ce Suisse, ensuite de celle de la Suisse et de sa manière d'appliquer le concept de neutralité. 

    Plus personne n'ignore, désormais, comment cet oligarque suisse* entend régler le sort de la population du Donbass dans l'est de l'Ukraine.

    Et qui n'en aurait encore aucune idée, voici de quoi lui en donner:  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-abattre.html

    A l'heure où la Suisse ne semble pas avoir épuisé l'ensemble des atouts qui la caractérisent, à l'heure où la Suisse préside l'OSCE, à l'heure où la Suisse célèbre le bicentenaire de ses relations diplomatiques avec la Russie, comment intègre-t-elle à son image, celle de ce Suisse qui gouverne en Ukraine?

    http://www.handelszeitung.ch/politik/schweizer-oligarch-wird-gouverneur-der-ukraine-576978


  • Ukraine, Russie, information

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    Invité de la rédaction de la RTS,  Monsieur Andreas Gross nous apprend que la Russie est la grande responsable de tout ce qui se passe en Ukraine ou peu s'en faut.

    Mieux, Monsieur Gross exprime son inquiétude quant à une catastrophe nucléaire qui menacerait alors qu'il ne dit mot des projets nourris par le résident genevois aux trois passeports et néanmoins gouverneur de la province de Dniepropetrovsk évoqués ici-même.**

    Tandis qu'il parle de sa rencontre en France avec le Président de la Douma, Sergueï Naryshkine, Andreas Gross, pourtant politicien suisse, répond ignorer l'annulation de la visite qui avait été prévue en Suisse du président de la Douma.

    Et il faudrait accorder du crédit à ce politicien suisse qui n'est pas même au courant de ce qui se passe dans son propre pays?

    Andreas Gross est ce parlementaire socialiste suisse auquel Mikhaïl Khodorkovski a exprimé - à la RTS aussi- toute sa reconnaissance de lui avoir rendu visite lors de sa détention.

    http://www.rts.ch/video/info/journal-continu/5478258-mikhail-khodorkovski-remercie-le-suisse-andreas-gross.html

    On comprend bien la reconnaissance exprimée par l'ancien détenu à son visiteur. On comprend tout autant ce que ce visiteur et néanmoins parlementaire suisse a saisi de la politique du Président russe. 

    Rien d'autre que ce qui est repris en boucle par à peu près tous les médias occidentaux.

    *  http://www.rts.ch/audio/la-1ere/programmes/l-invite-du-journal/6094506-andreas-gross-president-du-groupe-socialiste-du-conseil-de-l-europe-03-09-2014.html?p=0


    **http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-abattre.html