12/09/2015

Budapest, retour sur images

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La photo ci-dessus a été prise à Budapest.

Elle montre un autre type de rapport entre réfugié et policier que celui diffusé par diverses chaînes télévisées européennes.

Les téléspectateurs ont eu droit à des images montrant l'inhumanité de Hongrois jetant des sandwichs aux réfugiés parqués derrière des grilles.

Dans le cadre du téléjournal de la RTS, Darius Rochebin a interviewé l'actuelle Présidente de la Confédération suisse, Simonetta Sommaruga, et lui a demandé ce qu'elle pensait de tels comportements.

Il va de soi qu'elle a exprimé sa désapprobation alors que le Président Viktor Orban a, pour sa part, dénoncé la rébellion des réfugiés.

Si la photo d'un enfant mort sur une plage turque aurait, pour certains, fait basculer l'opinion publique vers une plus grande ouverture de coeur et d'esprit, le fait est que l'Europe se divise.

 

11/09/2015

Du printemps arabe à l'été européen

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En 2010, un projet pilote d'accueil aux réfugiés avait été lancé par l'ex commissaire européen Antonio Vittorino.

Ce projet, mis sur pied en association avec l'Agence de Nations Unies pour les Réfugiés -UNHCR- concernait la Tunisie, la Lybie, l'Algérie, le Maroc et la Mauritanie.

Le but visé par cette initiative était de permettre à ces pays du Nord de l'Afrique de construire leur propre système d'asile selon les standards européens.

Les Chefs d'Etat lybien, tunisien et égyptien y ont participé jusqu'à ce que ce qui a été appelé printemps arabe ne vienne interrompre ledit projet.

Dans quelle mesure les flux migratoires que l'Europe connaît désormais, seraient conséquents à ce changement de cap, la question peut se poser.

Certes, quelques centaines de milliers de personnes à intégrer au sein de millions d'Européens peut être considéré comme tout à fait viable.

Que des élus ouvrent les portes de leur demeure personnelle -comme on a pu le voir dans un reportage de France2- ou que des lieux d'hébergement se créent à la hâte est remarquable.

Que les sensibilités s'aiguisent, néanmoins, est à prévoir. 

 

10/09/2015

Europe, les bons et les méchants

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Infrarouge, émission phare de la Radio Télévision Suisse (RTS), a traité du problème dit des "migrants" en revenant sur la photo de l'enfant mort sur une plage turque.

Le débat, comme à son habitude, a réuni des personnalités d'horizons divers. En l'occurrence, on y a vu s'exprimer celles qui encouragent l'accueil des réfugiés et les autres, plus réservées sinon moins enthousiastes par autant de nouveaux arrivés.

Une émission de télévision allemande évoque le problème sous un angle différent de celui qui domine la majorité des médias d'Occident:

http://www.klagemauer.tv/index.php?a=showportal&keywo...

Le message à retenir est clairement énoncé, éviter tout ressentiment envers les réfugiés et informer des responsables qui favorisent leur migration. 

Le fait est que pour l'heure, les bons et les méchants Européens sont désignés. Les premiers ont du coeur, les seconds sont dénués d'humanité ou presque.

De tels antagonismes au sein de nos sociétés constituent leur menace.

http://www.rts.ch/emissions/infrarouge/

 

09/09/2015

« Mais que fait l’Europe ? »

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Laurent Brayard est un journaliste français, actuellement dans le Donbass, région du sud est de l'Ukraine. Il répond à quelques questions.

Laurent, en quoi consiste exactement votre travail ?

Mes activités sont diverses. Elles consistent en premier lieu à interviewer des victimes, blessées et /ou invalides de guerre, à mener des reportages sur le terrain près du front et à écrire des articles de presse, des analyses où je "détricote" la propagande occidentale. J'y mets en cause le lobbying ukrainien de France, les concussions à tous niveaux et les responsabilités criminelles de la France dans cette guerre.

Sinon,  j’aide la Commission des Crimes de guerre à trouver des avocats en France pour qu’un jour puisse exister un tribunal international qui juge les coupables en Ukraine et ailleurs. Enfin, à mon petit niveau, j’essaie d’organiser de l’aide humanitaire. J’ai transporté du matériel médical offert par ma sœur, infirmière libérale et ici,  je donne de l’argent récolté en France pour les gens qui se trouvent dans une indigence totale.

Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans ce que vous voyez chaque jour ?

La dignité des gens. 

Tout près du front, par exemple, j’ai vu une femme dont la maison était détruite et dont la mère était impotente. Cette femme s’occupait de son jardinet et de parterres de fleurs. Elle m’expliquait, en s’effondrant dans mes bras, qu’elle devait continuer malgré la guerre. Elle se demandait pourquoi on les tuait, eux, les gens du Donbass… 

Dans le centre de Donetsk, je vois des gens qui vivent dans un confort paradoxal et sur le front, des milliers d’eux sont reclus dans les caves, avec des enfants. Ils sont pilonnés, ils n’ont ni eau, ni électricité, ni gaz. 

Je vois des vieillards dans les ruines défoncées de leurs maisons, acquises à la sueur de leur front ou héritées de leurs pères qui les avaient eux-mêmes construites.  

Je vois une grande misère et une immense détresse. Tous se demandent « Mais que fait l’Europe ? ».

Quelle aide pourrions-nous apporter à ces populations ?

Hélas c’est difficile, l’Occident bloque les comptes des activistes, même humanitaires. Les comptes des associations qui envoient de l’argent dans le Donbass sont tout simplement fermés, c’est terrible. 

Quant au matériel médical ou humanitaire destiné à la population, l’Union Européenne fait son possible pour en saper la livraison. L’hiver dernier, nos grands médias tel Libération appelaient à envoyer de l’argent « pour l’aide humanitaire à l’armée ukrainienne ». Du jamais vu, de l’aide humanitaire à une armée ?

Le mieux que les gens puissent faire est de réinformer à leur tour, d’aider les quelques associations humanitaires connectées avec la Russie, comme Vostok France Solidarité Donbass, association apolitique et purement humanitaire. 

Il serait bien de pouvoir envoyer de l’argent aux activistes, ici, mais c’est impossible, l’Occident et l’Ukraine ont paralysé le système bancaire qui ne fonctionne plus dans le Donbass. Voilà la triste réalité.

Merci, Laurent.

08/09/2015

Au coeur de l'Europe

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Cet enfant vit dans le Donbass.

Le Donbass est cette région de l'Ukraine dont on dit qu'elle est tenue par des "rebelles" ou "Pro-Russes".

La photo de cet enfant n'a pas fait le tour du web sinon du monde.

Ses parents, s'il en a encore, n'ont traversé aucune mer à leurs risques et périls.

Son avenir, cette Europe aux dirigeants si charismatique n'a sans doute pas le temps de s'en soucier, trop affairée qu'elle est, désormais, à accueillir d'autres victimes que lui.

Et même, de cette Europe si démocratique, qu'en saura-t-il, un jour, cet enfant?

Qu'elle a contribué à faire rêver ses aînés sur la Place du Maïdan?

Qu'elle a favorisé le renversement d'un Président légitimement élu?

Qu'elle soutient les agressions quotidiennes de l'armée ukrainienne dans le Donbass?

Pour le reste, le Président Poroshenko s'est exprimé sur ce qu'il souhaite aux enfants du Donbass. Le sait-il seulement, cet enfant?

A écouter ici: 

https://www.youtube.com/watch?v=ZYoOCz65KY8&app=deskt...

 

06/09/2015

Emotion sélective et culpabilisation

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L'émotion sélective et la culpabilisation font bon ménage, en ce moment.

Il suffit, pour cela, de découvrir comment sont traitées les personnes qui osent dénoncer l'usage sinon l'abus fait de la photo d'un enfant et de sa mort pour s'en convaincre.

Cela se passe à côté de chez nous, entend-on dire de responsables politiques.

Et la guerre qui a encore lieu en Ukraine et qui ajoute les enfants morts aux morts quand elle ne les jette pas sur les routes de l'exil, combien s'en émeuvent et brandissent de photos pour alerter l'opinion sinon pour viser encore et encore la Russie?

Cela se passe à côté de chez nous, entonnent à l'unisson toutes celles et ceux qui se font l'écho de nobles pensées.

Et à Paris, l'affichage censuré d'un concert en soutien aux Chrétiens d'Orient décapités, qui s'en est offusqué sinon la CHREDO qui a dû se saisir de la justice pour obtenir gain de cause?

Et ce sont ces mêmes censeurs qui distribuent leurs bons et mauvais points à qui se joint ou non au cortège de suppliques et de soutiens aux victimes de guerres?

 

05/09/2015

Syrie, ces enfants sont vivants!

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Tandis que le monde s'émeut et pleure l'enfant échoué sur une rive turque, lui resterait-il quelques larmes pour ces enfants?

Vivants, certes et par la grâce d'avoir été kidnappés.

Leur avenir ne sera donc pas l'exode meurtrier tel qu'il le fut pour l'enfant retrouvé sur  une plage turque.

Ces enfants sont formés à la décapitation.

Cette mort, la France l'a connue sur son sol, le 26 juin dernier.

Cette fin de vie, nombre de Chrétiens d'Orient l'ont déjà subie.

Combien de têtes devront-elles encore tomber avant que Mesdames Merkel, Sommaruga, Calmy-Rey et tant d'autres de leurs collègues si charismatiques ne réagissent?

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/...

 

04/09/2015

Aylan, la photo

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Voici que le site Rue89/NouvelObs consacre un article à la publication manquée par nombre de grands titres de la presse française, de la photo qui a fait l'unanimité de sa consoeur britannique:

http://rue89.nouvelobs.com/2015/09/04/photo-daylan-quil-y-a-derriere-mouvement-recul-261056

Mobiliser ainsi l'attention sur la problématique des migrants dont les Syriens sont distingués en tant que réfugiés, relève d'un procédé qui n'est pas sans rappeler celui qui a oeuvré avec Charlie:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/01/16/du-massacre-au...

Rassembler autour d'une cause nécessite mots ou images qui frappent les esprits. Dans ce sens, la photo de cet enfant échoué sur une rive turque, a sans doute vocation à alerter sur l'exode syrien.

Parmi les solutions à lui apporter, ouvrir les coeurs européens ou comme l'a dit Claude Smadja, invité de l'émission Infrarouge, intervenir militairement pour que Monsieur Assad soit enfin enterré.*

Oui, tels sont les propos de cet homme qui n'a pas hésité à répéter plus tard dans l'émission: Je souhaite la mort de Monsieur Bachar el Assad.*

La messe est dite. 

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/09/02/migrants-entre...

 

03/09/2015

L'Europe entre rêve et cynisme

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Outre les considérations sur l'économie, ce qu'on lit dans l'entretien* avec Yanis Varoufakis, publié par la revue Ballast, c'est la mise à l'écart, par l'euro-groupe, de toutes ses propositions.

Dire de l'Europe qu'elle incarne la démocratie semble de plus en plus relever de l'abus de langage.

Euphémisme que de le rappeler, certes, tandis que l'ancien ministre grec de l'économie explique comment on donne pour mieux dominer:

Que dit-on en Europe ? Une dette grecque non remboursable ? Donnez-leur en plus ! Et augmentez tous les impôts pour donner à une dette non remboursable plus d’argent, plus de prêts. 

Alors que la question des migrants démultiplie les débats et déchire l'Europe entre accueil à réserver ou frontières à fermer, au-delà de la misère de l'exode, c'est au cynisme qui l'accompagne qu'on assiste.

Entre utilitarisme à peine voilé et charisme martelé, aux populations de s'y retrouver. 

Difficile, en cela, de donner tort à Yanis Varoufakis quand il dénonce un système féodal dont le but est de s’étendre et d’élargir son pouvoir de domination. 

http://www.revue-ballast.fr/yanis-varoufakis/

 

 

02/09/2015

Migrants, entre "il faut", "on doit" et le profit à en tirer

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La RTS, hier 1er septembre, a consacré pour la deuxième fois son émission Infrarouge à la question des migrants. 

Le titre, tout comme celui de l'émission du 23 juin dernier, y est formulé sous forme d'interrogation. Si, en juin, était discuté le fait de se barricader contre les migrants plutôt que de les accueillir, ce 1er septembre, on débat de la honte que serait pour l'Europe, le phénomène de la migration.

http://www.infrarouge.ch/ir/2199-migrants-honte-rsquo-europe

Plusieurs aspects sont abordés, de l'humanitarisme à l'économie et à la religion et quelques efforts de synthèses sont entrepris par les uns et les autres en fin d'émission.

Des comparaisons avec des précédents historiques sont aussi énoncées, discutées sinon nuancées, compte tenu des circonstances diverses sinon complètement autres que celles qui entourent les migrations d'aujourd'hui.

Sur le profit à tirer de cette arrivée de migrants, plusieurs intervenants s'expriment.

On cite le patron des patrons allemands qui y voit une manne tandis que d'autres estiment qu'avec le taux de chômage qui affecte nos sociétés, cette nouvelle main d'oeuvre serait diversement perçue.

Cerise sur le gâteau et comprenne qui pourra, Micheline Calmy-Rey rappelle Genève, où les Protestants sont arrivés en masse, ont apporté la Banque Privée et l'horlogerie et, de fait, ont rendu les Genevois sinon les Suisses et d'autres encore, bien contents de les avoir eus.

Cela dit, l'émission vaut la peine d'être vue.

 

 

31/08/2015

Aristocratie financière et prise de pouvoir

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Dans l'interview qu'accorde l'économiste Marc Chesney à "Swissinfo" et dont j'indique le lien ci-dessous, Yanis Varoufakis ne manquerait sans doute pas de se reconnaître.

J'ai indiqué, dans un précédent sujet*, le lien au discours que l'ancien ministre grec de l'économie a tenu à Frangy-en-Bresse, dimanche 23 août dernier.

Dans ce sens, il apparaît que le point de vue du franco-suisse et du grec se rejoignent sur au moins un point, le déficit de démocratie qui domine tant de décisions prises par la troïka. 

A cela s'ajoutent les contradictions de Jean-Claude Juncker dont Marc Chesney se demande comment il peut intimer à la Grèce l’ordre de réduire son déficit, alors qu’il a dirigé pendant des années un pays - le Luxembourg -, qui a permis à des sociétés actives en Grèce de pratiquer l’évasion fiscale aux dépens de la République Hellénique?

Cela tourne à la farce, conclut-il. 

Oui, sauf que ladite farce est de très mauvais goût. Pis, elle s'impose au menu de toutes les négociations si elle en sont.

Que la toxicité des produits mijotés par la troïka s'avère nuisible à la démocratie n'est plus à démontrer.

Reste qu'à ce jour, aucun antidote n'a encore été trouvé pour neutraliser le poison.

http://www.swissinfo.ch/fre/marc-chesney--économiste-en-rupture_la-grèce--victime-parmi-d-autres-de-la--dictature-financière-/41624910
 
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/28/le-livre-des-psaumes-de-l-austerite-de-la-troika.html
 

28/08/2015

"Le livre des psaumes de l'austérité de la Troïka"

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La formule est de Yanis Varoufakis.*

 

Invité à participer à la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse par Arnaud Montebourg, l'ancien ministre grec de l'économie s’est adressé au public. 

 

Notre continent a commencé à se réunir avec de nombreuses langues et des cultures différentes, mais il est en train de finir divisé par une monnaie commune.

 

La Grèce a capitulé, mais c'est l'Europe qui a été défaite.

 

Selon Yanis Varoufakis, si l’eurogroupe avait vraiment voulu réformer le système de son pays, il aurait discuté les propositions qu’il avait apportées à cet effet.

 

Or tel ne fut pas le cas, a-t-il indiqué avant de conclure que ce n’était pas une réforme qui était voulue pour la Grèce mais sa reddition.

 

Son propos est fort mais ne vise pas à apitoyer sur le sort de la Grèce. Au contraire, il alerte la conscience démocratique, non seulement française mais européenne aussi.

 

La stratégie de l’eurogroupe a consisté, selon l'ancien ministre grec, à faire traîner les négociations, à en imputer le blâme à la Grèce dont les propositions ont été jugées non crédibles, puis à lui poser un ultimatum sous la menace de la fermeture immédiate de la banque. 

 

Ce ne fut rien d'autre qu'un coup d'Etat, a-t-il déclaré.

 

Et d'évoquer la maxime du Dr Schäuble d'après laquelle, les élections ne sont pas autorisées à changer quoi que ce soit en Europe.

 

CQFD

 

*  http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/250815/yanis-varo...

 

22/08/2015

"Le mandat que j'ai reçu le 25 janvier a atteint ses limites"

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Ainsi s'est exprimé Alexis Tsipras, ce 20 août.

Le peuple grec est fier et a de quoi. Son Histoire est loin d'être ordinaire et ferait bien d'intéresser toutes celles et ceux qui s'empressent de se pencher sur le sort de la Grèce quand ils ne délivrent pas leurs conseils sinon leurs jugements.

Aller sur place pour se rendre compte de ce que vivent les Grecs est ce qu'a fait Michael Wyler et bien lui en a pris. La description qu'il donne de la situation telle qu'elle lui est apparue ne manque pas d'intérêt.

C'est juste que l'appel à l'aide lancé en conclusion de son sujet laisse perplexe.

Le respect à apporter aux Grecs ne serait-il pas préférable à toute attention telle qu'elle est formulée par Monsieur Wyler?

Mais peut-être est-ce trop demander, dans ce cas, aux Grecs de disposer de tant de bienveillance.

https://www.hebdo.ch/les-blogs/wyler-michael-post-scriptu...

 

14:06 Publié dans Air du temps, Avaries, Grèce, Histoire, Politique, Pouvoirs, Pratiques, Union Européenne | Tags : grèce, tsipras, ue | Lien permanent | Commentaires (34) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

21/08/2015

Alexis Tsipras, une démission qui en dit long

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Bien des politiciens pourraient s'inspirer de cette leçon de politique. Mais on préfère, ici et là, y voir un nouveau coup de théâtre.

D'ailleurs, c'est déjà le cas en France où la décision d'Alexis Tsipras n'a pas manqué d'être commentée.

Si certaines personnalités y voient honnêteté et intégrité, d'autres l'inscrivent à la suite de ce qu'ils considèrent comme trahison du référendum tenu en Grèce le 5 juillet dernier.

Ainsi, Florian Philippot estime-t-il que le Premier Ministre grec doit être balayé en septembre. En fait de ménage à faire, le FN semble plutôt mal placé pour se prononcer.

Bien des Grecs ont exprimé leur déception quand d'autres avaient dores et déjà prévu le scénario.

La pression exercée sur Alexis Tsipras a été telle qu'elle ne visait qu'à réduire à peau de chagrin sa marge de manoeuvre.

A-t-il dit son dernier mot, rien n'est moins sûr. Ni Syriza non plus et encore moins la Grèce dont il sied à tant de monde de mépriser l'Histoire.

https://www.youtube.com/watch?v=ZOMiJ4P-Dj8&feature=y... 

18/08/2015

La France, entre premier décapité sur son sol et premiers chômeurs de l'affaire Mistral

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Le 26 juin 2015 aura marqué le retour de la décapitation en France.

On se rappelle dans quelles conditions Hervé Cornara a été exécuté puis comment son bourreau a posté sur les réseaux sociaux un selfie où il s'affichait avec la tête de sa victime.

Ce retour de la décapitation en France a pu être considéré par d'aucuns comme cas isolé. Comment parer autrement à un tel acte qu'en en limitant la portée?

Le fait est qu'il a marqué les consciences et n'a pas arrangé l'état de la France.

Avec l'échec cuisant de l'affaire des Mistral dont il est ici rendu compte*, la France a dévoilé ses préférences.

A minimiser l'impact du djihad sur son sol et à maximaliser la menace russe loin de ses frontières, le compte est bon.

Car c'est bel et bien depuis la crise ukrainienne dont tout le mal a été attribué à Moscou que Paris joue à perte.

Pendant ce temps-là, une nouvelle convocation en justice a ravivé le funeste souvenir du premier nouveau décapité de France:

http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/08/14/condamne...

 

*  http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Les-premiers-cho...
 

15/08/2015

Ces bisons futés de la Russie et autres "mondialistes humanistes"

 

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Il faut le lire pour y croire.

L'ardent défenseur de la liberté d'expression qu'est le blogueur Philippe Souaille, publie un sujet fermé aux commentaires.

Soit.

Pour la cohérence des valeurs, on attendra.

Pour le reste, il s'adresse à "Jacques", pauvre journaliste égaré qui ose sortir de la doxa anti-russe avec sa chronique dont la reproduction a été publiée ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/14/nous-citoyens-occidentaux.html

Après un rappel de leur passé commun, voici que le blogueur se lance dans une diatribe soutenue d'arguments qui dénotent toute l'attention qu'il porte à ce qui se publie, comme par exemple, le rapport rendu par RSF évoqué ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/11/ukraine-pays-o...
 

Car pour écrire du Président de la Fédération de Russie qu'il serait L’assassin de plusieurs centaines de journalistes, il faut être sacrément avisé!

Quant à sa conception du fascisme, elle est aussi affûtée que l'est son regard qui voit en Vladimir Poutine le chef des fachos de la planète.

En guise de conclusion, voici que l'expert et fin connaisseur de la Russie et de son président, se présente en bienfaiteur des Russes, qui ne méritent pas ce qui leur arrive. 

Le salut par Souaille, c'est maintenant!

 

14/08/2015

Nous, citoyens occidentaux

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La divergence d'opinions et d'intérêts qui anime les citoyens occidentaux est fondamentale pour préserver l'idéal démocratique, nul ne le contesterait.

Néanmoins, est-il bien nécessaire, au nom de la liberté d'expression, d'entretenir un climat particulièrement hostile envers la Russie?

Est-il bien raisonnable de sans cesse déformer les visées de ce pays?

Est-il bien utile de créer un clivage entre l'Occident et la Russie, faute d'en connaître les réalités et les valeurs?

Désinformer relève d'une stratégie guerrière connue. 

Force est toutefois de constater, à suivre l'actualité médiatique, que quelques signes d'ouverture s'observent.

L'interview de Vladimir Poutine qu'a tenu à obtenir le journaliste suisse Darius Rochebin en a été un.

Un autre, cette chronique de Jacques Pilet, parue dans L'Hebdo du 6 août dernier et qui illustre ce sujet.

Il est heureux de relever que des journalistes osent, enfin, exercer leur sens critique.

Puissent-ils être suivis, tant l'Occident a tout à perdre à se couper de la Russie.

Non, la Russie n'est pas l'ennemie de l'Europe et le prétendre est un mensonge qui risque d'être payé au prix fort si on ne le refuse pas.

Mais quel poids a encore la voix de citoyens alors que tant de décisions se prennent sans plus les consulter?

Sujet paru dans la rubrique Courrier de L'Hebdo no 34, semaine du 20 au 26 août 2015

12/08/2015

Pax Americana

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Et voici qu'on a à nouveau droit au relai des doléances relatives aux impossibles dépôts de "candidatures d'opposition anti-Kremlin". 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/russie-mosc... 

Il serait grand temps de comprendre que le principal et premier parti d'opposition en Russie est le Parti Communiste.

Mais l'admettre empêcherait de répandre tous azimuts combien Vladimir Poutine regrette l'ex Union Soviétique. 

Dans un précédent sujet de ce blog, j'ai cité la phrase qu'il a énoncée et dont on tronque à dessein la deuxième partie. La revoici tant il ne sera jamais vain de la rappeler dans son intégralité:

Celui qui ne regrette pas l’URSS n’as pas de coeur, celui qui souhaite sa restauration n’a pas de tête.

Quand est-ce que l'Union Européenne comprendra à quel point sa politique vis-à-vis de la Russie la prétérite elle-même?

Quand réalisera-t-elle que le volume des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et la Russie ont augmenté l'an dernier alors que les sanctions prises à l'encontre de la Russie -sans aucune base juridique reconnue par le droit international- divisent de plus en plus ses pays membres?

Quant à prétendre que la Russie serait une menace, il serait temps de s'intéresser à ce sondage lancé par les Etats-Unis eux-mêmes dans 65 pays du monde et auprès de 64.000 personnes.

Le résultat est sans appel.

Et vu ses commanditaires, il sera bien difficile de dire qu'il aurait été falsifié par le Kremlin...

http://www.lepoint.fr/insolite/le-pays-qui-menace-le-plus...

 

 

09/08/2015

L'Europe ou le suicide pas même assisté

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Entre les relations qu'entretient l'Occident avec certaines parties de monde et celles qu'il ne partage bientôt plus avec la Russie, force est de constater que d'autres enjeux dominent.

Qu'a de commun l'Europe avec, par exemple, les monarchies ou autres émirats du Golf? 

Le mariage gay? La libération de la femme? La laïcité? 

Alors que l'on ne cesse de dénoncer une Russie homophobe, une Russie où toute atteinte à la liberté d'expression serait étouffée tandis que la propagande y battrait son plein, ce ne sont pas moins de 145 millions d'habitants que l'on réduit à des ahuris incapables de discernement.

Respecter des univers culturels étrangers aux nôtres et blâmer celui d'un pays qui dispose d'un héritage commun avec l'Occident, est-ce cela, le multiculturalisme?

Défendre les droits de minorités et fermer les yeux sur le sort de celles qui sont persécutées dans ces pays amis, est-ce cela, la défense des droits humains?

De qui se moque-t-on? 

 

06/08/2015

"Poutine veut l'Europe"

 

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Puisque Petro Poroshenko l'a dit...

Interviewé par trois journalistes, ses propos ont été relayés dans de nombreux médias.

Désinformer, qui plus est des intentions hégémoniques russes, ne date pas d'hier. Napoléon s'y était déjà employé alors qu'il avait fait éditer un faux testament de Pierre le Grand.

Tandis que celui-ci n'avait justement donné aucune consigne à ses héritiers, Napoléon s'en était chargé.

Cela dit, la peur de l'invasion russe est une constante. Il suffit de lire cet extrait du livre Pan-europa de Richard Coudenhove-Kalergi pour s'en convaincre.

Publié en 1923, cet ouvrage est considéré comme fondateur de la construction européenne.

Son auteur estime de l'Europe que si elle est divisée, elle sombrera obligatoirement dans l'insignifiance politique jusqu'au jour où (...) réduite à la misère et endettée, elle sera la proie de l'invasion russe." 

http://www.lhgmontpellier.fr/userfiles/downloads/Ressourc...

A s'entêter ainsi contre la Russie et à laisser le Président ukrainien déclarer tous azimuts médiatiques confondus que son pays combat pour la démocratie, pour la liberté, pour la sécurité de tout le continent européen, l'Europe a du souci à se faire.

 

Sujet paru en page 26 de l'édition papier de La Tribune de Genève des 15-16 août 2015 sous le titre Toujours cette vieille peur.

01/08/2015

"Il faut en finir avec les États-Nations en Europe!"


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En ce 1er août, alors que la Suisse célèbre sa Fête nationale, ce propos du Général Wesley Clark -cité ici* par Hervé Juvin- mérite d'être médité.

La problématique des nations et de leurs intérêts a été abordée dans l'interview accordée par Vladimir Poutine au journaliste suisse, Darius Rochebin.

En réponse à la question que celui-ci lui a posée, relative à l'arsenal nucléaire, le président russe a expliqué qui a relancé qui dans la course aux armements:

http://www.rts.ch/play/tv/videos-en-bref/video/darius-roc...

De là à donner raison à l'écrivain et essayiste français Hervé Juvin lorsqu'il déclare que seul un conflit extérieur permettra aux Etats-Unis de sortir du conflit intérieur qui monte, il n'y a qu'un pas. 

Ce point de vue de la nécessité de mener une guerre pour régler des problèmes intérieurs n'est certes pas nouveau.

Le fait est que lorsque le Président russe estime qu'il faut s'efforcer d'aller vers un équilibre des intérêts, certains ne semblent pas l'entendre ainsi.

Or quand les intérêts des uns comptent davantage que ceux des autres, les Etats-Nations d'Europe sont bel et bien menacés.

Tant qu'on la célèbre encore, souhaitons une belle Fête nationale à la Suisse!

* http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/06/26/31002-2015062...
 
 

28/07/2015

Qui a volé qui et depuis quand?

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Le 12 avril 1204, la quatrième croisade, en manque de fonds pour rejoindre l'Egypte et la Palestine pour libérer Jerusalem des Musulmans, se dirige vers Constantinople.

Autant les marchands vénitiens -au service desquels se sont mis les Croisés- que ceux-ci, voient l'occasion de briser la puissance commerciale et religieuse de Byzance.

La rivalité entre Latins et Grecs, entre la Rome catholique et la Byzance orthodoxe -qui fut à l'origine du schisme d'Orient- se concrétise là de la manière la plus sinistre qui soit.

http://www.guillaume-villeneuve-traducteur.fr/spip.php?ar... 

 A chacune et à chacun d'en tirer les conclusions souhaitées. Le fait est que dans la mémoire grecque, ce passage occidental en leurs terres n'a pas été oublié.

Car il a tant affaibli l'empire romain d'Orient qu'il a permis sa chute, en 1453.

La suite, on la connaît, quatre cents ans de domination ottomane et une guerre pour l'indépendance soutenue par les Puissances dont les intérêts ont été évoqués ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/20/pas-de-testicu...

Dire que l'Histoire se répète est, pour certains, un euphémisme. Le fait est que le besoin de puissance ne lésine jamais sur les moyens.

 

26/07/2015

La haine, politique de croissance?

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Les détracteurs de la Grèce y vont bon train pour juger un pays dont on se demande bien ce qu'ils en savent ou en ont compris.

Plusieurs sites se sont satisfaits de relayer le point de vue d'Edmond About, mishellène notoire et auteur d'un ouvrage intitulé La Grèce contemporaine. 

Paru en 1854, il sert de référence opportune à qui le veut bien pour montrer que la Grèce ne serait qu'un pays de profiteurs sinon de voleurs ou pis encore.

Boulevard Volaire, Le Monde, L'ObsRue89 en citent de larges extraits évidemment choisis. Car les passages décrivant le système mis en place par les puissances de l'époque pour profiter elles-mêmes des crédits alloués à la Grèce sont soigneusement omis par leurs émérites journalistes.

Le cadre ainsi posé, les commentateurs s'en donnent à coeur joie pour distiller leur venin et égrener leurs certitudes ainsi référencées.

En réaction à cette déferlante haineuse -qui ne date toutefois pas d'hier- Michel Bouillet avait publié, en 2012, un ouvrage intitulé Non! Les Grecs ne sont ni des voleurs ni des menteurs.

L'auteur y explique comment le levier de l'emprunt a toujours été utilisé pour infléchir la politique grecque à l'avantage des Puissances.

Le contribuable Bonnal de Boulevard Voltaire a dès lors et en effet de quoi s'inquiéter.

Car loin du romantisme de quelques philhellènes du XIXe siècle dont il conclut dans son article, qu'il coûte toujours cher au contribuable, les méthodes appliquées par leurs contemporains banquiers ont trouvé leurs émules aujourd'hui.

 

 

25/07/2015

La Russie au-delà des clichés et du système: deux initiatives

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L'initiative prise par Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, de se rendre en Crimée avec une délégation de parlementaires français n'a, bien sûr, pas l'heur de plaire à Laurent Fabius.

Pas davantage, non plus, n'est-elle du goût de Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale.

Rien d'étonnant à cela dès lors que celui-ci figure parmi les 89 personnalités européennes interdites de territoire russe suite aux sanctions européennes émises à l'encontre de la Russie.

Cependant, qu'à cela ne tienne, une autre initiative intitulée “Pour un nouveau dialogue avec la Russie” a été lancée, cette fois, par un groupe formé au Parlement Européen pour effectuer un voyage officiel à Moscou l'automne prochain.

Le magazine Le Point, outre la réaction offusquée de Bruno Le Roux, rend aussi compte d'un point de vue qui dénote un esprit d'ouverture plus marqué et qui tranche avec tout ce qui a pu être énoncé contre la Russie et son Président:

http://www.lepoint.fr/chroniques/tribune-renouer-avec-la-...

 

Sinon, une analyse plus poussée est proposée, ici:

http://www.dedefensa.org/article-une_br_che_dans_la_formi...
 
Son intérêt est loin d'être moindre et laisse envisager mieux qu'un simple coup de chaleur qui aurait saisi quelques parlementaires...
 

23/07/2015

Merci, Jacques Sapir!

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Qu'un journal comme Le Le Temps dont on ose encore penser qu'il est de bon niveau, publie un article de la plus haute fantaisie, interpelle.

L'état du journal ou plutôt du cerveau de sa rédaction devrait inspirer Olivier Delamarche, lui qui a diagnostiqué celui d'Alexis Tsipras...

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/20/pas-de-testicu...
 

J'ai soumis à Jacques Sapir, économiste de renom, la réflexion que m'a inspirée l'article publié par Le Temps et les conclusions de son journaliste:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/22/poutine-meille...

Sa réponse figure en capture d'écran ci-dessus.

 

Poutine, meilleur soutien de Merkel ou comment alimenter le feuilleton grec

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Il ne serait pas étonnant que ce qui est présenté comme information au conditionnel ne vise qu'à créer une nouvelle rumeur.

Ce d'autant qu'elle est relayée par le grand quotidien suisse, Le Temps, peu connu pour sa russophilie...

L'article fait référence au journal grec To Vima, selon lequel Alexis Tsipras aurait demandé à la Russie un prêt de 10 milliards de dollars pour imprimer de nouvelles drachmes.

Néanmoins, le fait que Vladimir Poutine n'ait proposé qu'une avance de 5 milliards de dollars au Premier Ministre grec fait écrire le journaliste du Temps que:

Dans ces conditions, malgré l’appui du peuple grec, Alexis Tsipras n’aurait plus eu d’autre choix que d’accepter le plan d’austérité des créanciers.

Et l'auteur de l'article de se référer, cette fois à Zerohedge pour annoncer que ce serait «l’information la plus sous-estimée de l’année qui suggère que la perpétuation du rêve d’unité de la zone euro, cher à Angela Merkel, n’aurait été possible qu’avec l’aide de Vladimir Poutine».

Le journalisme doit-il vraiment se transformer en relai de rumeurs?

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5127e0b8-3095-11e5-903f-5...
 

20/07/2015

"Pas de testicules, pas de cerveau"

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                                                        Massacre de Chio, 22 avril 1822 peint en 1824 par Eugène Delacroix

 

Tels sont les propos d'Olivier Delamarche au sujet de ce pauvre Tsipras.

http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/la-minute-d-olivier-delamarche-50525

Michel Onfray, lui, résume Tsipras, à de la com'.

Mieux, il parle de l'existence, en Grèce, d'un foyer fasciste et s'ébahit qu'en Europe, cela existe encore...

A se demander s'il a suivi l'actualité de l'Ukraine! Sait-il seulement qui a été élu Premier Ministre? 

A l'aune de telles appréciations diffusées sur un media de grande audience, on mesure son orientation et les limites de son horizon.

En 1832, la Grèce est transformée en royaume par les grandes puissances qui ont oeuvré à son indépendance.

C'est un roi bavarois qui est placé à la tête du pays à peine sorti de quatre siècles de tutelle ottomane.

Après le roi de Bavière, c'est un roi du Danemark qui lui succède.

Ensuite, quelques dictatures plus tard, la Grèce devient une démocratie.

Qui a une idée de ce que fut la guerre d'indépendance avec ses 200.000 morts?

Qui a une idée de ce que fut la guerre civile qui sévit juste après la deuxième guerre mondiale et qui fit 150.000 morts et une centaine de milliers de réfugiés?

Ceci n'est pas une excuse, diront en choeur les financiers et leurs alliés.

Non, c'est de l'Histoire.

 

Sujet paru en page 19 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 23 juillet 2015 sous le titre "Grèce: le poids de l'histoire"

19/07/2015

Islam, faux débat

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Il a été énoncé ici ou là que la pauvreté matérielle et -ou- le besoin de spiritualité favorisaient conversions et autres radicalisations.

A cet égard, les explications et les commentaires apportés par tel ou tel philosophe, connaisseur ou spécialiste, se suivent et ne se ressemblent pas forcément.

Pendant ce temps-là, des têtes continuent d'être tranchées, des vies et des pays, d'être saccagés.

Or si le débat sur l'islam occupe les esprits quand il ne les échauffe pas, son instrumentalisation serait tout autant à prendre en considération.

A lire Georges Corm, en effet, tout laisse à penser que les discussions sur l'islam ne seraient que leurre. 

Selon lui, elles ne serviraient qu'à masquer la véritable géopolitique du déploiement impérial américain dans le monde. 

A lire ici, dans le cadre d'un entretien publié sur le site Les clés du Moyen-Orient: 

 http://www.lesclesdumoyenorient.com/Entretien-avec-George...

  

15/07/2015

"L'adversaire", du Bourget à l'Elysée

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Hier, lors de la traditionnelle interview du 14 juillet, François Hollande s'est félicité du compromis trouvé entre la Grèce et ses créanciers.

Aurait-il donc vaincu son adversaire

Son véritable adversaire?

Qui n'a pas de nom? 

Pas de visage? 

Pas de parti?

Qui ne sera pas élu et qui, pourtant, gouverne?

Cet adversaire, c'est le monde de la finance, déclarait le candidat Hollande le 22 janvier 2012 au Bourget.

https://www.youtube.com/watch?v=lh2JVxt6Ga8

Si le Président qu'il est devenu estime avoir mené ce combat qu'il annonçait pour être élu, cet adversaire peut le remercier.

Au peuple grec de savourer.

 

 

13/07/2015

"La crise grecque", fin et suites

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On a tout lu, tout entendu, tout vu ou sans doute pas.

L'essentiel est qu'on nous l'ait fait croire. 

Car ce qui devait arriver semble bel et bien arrivé, la Grèce restera dans l'Union Européenne.

Avoir rendu le monde témoin, des semaines durant, de prises de têtes médiactico-lobbyistes, est-ce cela, la transparence de l'information?

Les avoir complétées d'interviews au sein de la population grecque, est-ce cela, la démocratie?

Le fait est que ce qui a été communiqué ce 13 juillet comme issue à la crise grecque ne libérera, au mieux, qu'un espace médiatique.

Et encore, rien ne l'assure.

A Delphes, la Pythie livrerait-elle déjà quelques bribes de réponses?

A suivre...