Union Européenne - Page 4

  • La narrative bien rodée de nos médias sur la Russie, démocratie en marche, bien sûr...

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                                                                        capture d’écran Huffpost

    Toutes chaînes médiatiques confondues, la narrative sur la Russie bat son plein pour commenter l’élection présidentielle qui va porter au pouvoir Vladimir Poutine, sans surprise, comme aiment à le répéter nos journalistes de la manière la plus subtile qui soit.

    Cependant voilà, la décision du Président français de ne pas avoir honoré de sa présence le Pavillon russe de Livre Paris a sans doute dessillé quelques regards.

    Car aussi bien la France que la Russie sont des pays où la littérature occupe encore une place privilégiée dans les esprits et dans les coeurs.

    Or l’avoir rendue tributaire de conflits qui n’impliquent pas même de manière directe les relations qu’entretiennent le pays à la tête duquel a été élu Emmanuel Macron et celui qui élira ce 18 mars son prochain président, est une erreur que nombre de personnalités ont su relever.

    Par l’absence de toute considération portée à la délégation d’écrivains russes invités à venir parler de leur oeuvre en France, c’est l’humanisme qui paie le tribut le plus lourd à cette gouvernance si soucieuse de droits humains.

    Et cela, nombre de celles et ceux qui, de Russie, projetaient le meilleur sur notre Occident si respectueux du droit de parole de chacune et de chacun, l’apprendront à leurs dépens.

    Sauf, bien sûr, à estimer que le Président Macron a bien fait de considérer leur pays comme hostile et de le leur faire savoir de manière aussi manifeste.

     

  • Les Scythes veillent, Monsieur le Président!

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                                                                                            capture d’écran: Le Monde

    Plus un jour ne passe sans que la Russie n’ait à essuyer d’affront de la part de personnalités du monde médiatico-politique.

    La décision du Président français d’annuler sa visite au Pavillon qui met la Russie à l’honneur dans le cadre de Livre Paris, nouvelle appellation du Salon du livre, signe sa politique. 

    De quelle utilité lui auront été ses études et ses lectures si le Président français décide de prendre la littérature en otage de conflits politiques créés de toutes pièces entre quelques pays va-t-en guerre et la Russie?

    Dire préférer rencontrer des écrivains russes dans le cadre de Livre Paris plutôt que dans celui du Pavillon qui leur a été dédié révèle un comportement particulièrement retors.

    Il indique qu’en tant que Chef de l’Etat français, il rejette l’honneur rendu par son propre pays à un pays tiers au prétexte fallacieux que celui-ci serait responsable d’un empoisonnement qui a eu lieu au Royaume-Uni.

    Au nom d’une solidarité avec un voisin va-t-en-guerre, il discrédite son propre pays dans l’initiative prise de mettre à l’honneur la littérature russe, le temps d’un événement populaire prisé du public..

    Cette France qui a élu au sommet de son Etat un homme qui se rallie aussi vite aux positions prises par ses collègues belliqueux veut jouer un rôle au sein de l’Europe?

    Lequel, au juste?

    La France et ses Lettres, la France et son Histoire, la France et sa culture, ce sont elles que son récent élu Président entache tandis qu’il vient de trancher dans le vif de ses relations littéraires avec la Russie.

    Mais elle s’en remettra, elle qui a connu tant d’autres affronts. Garde à nous autres, cependant, que le Scythe ne se réveille. A lire et à relire, Monsieur le Président Emmanuel Macron, ce poème d’Alexandre Blok...

     

  • A poursuivre ainsi la diabolisation de la Russie et de son Président, l’Occident court de gros risques

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    Quand on voudra enfin et bien admettre que tout système de valeurs, quelles qu’elles soient, engendre leurs dérives, leurs injustices et leurs secrets d’archives sinon d’alcôves, alors on sera en mesure de se mettre à la table de véritables négociations.

    Cela doit peut-être être le cas au plus haut niveau des Etats et encore, à voir comment on exploite le moindre élément de fausse preuve pour lancer une attaque en règle contre un pays, on se dit qu’on est vraiment loin du compte.

    Alors quand un intervenant de ce blog, aussi assidu que le sont ceux qui annoncent vouloir le quitter -pour mieux y revenir ensuite- donc quand un intervenant de ce blog se désole de la naïveté dont je ferais montre ici ou là et tandis que je réagis à ce qu’énoncent tant de nos médias, entre autre sur la Russie, c’est n’avoir rien compris au sens de mon engagement.

    Car oui, il en est bel et bien question lorsqu’on s’exprime de manière publique et critique. Et cet engagement, pour qui a su le lire, relève de mon amour pour mes deux pays d’origine, la Suisse et la France et pour la Russie avec laquelle j’entretiens un lien de très longue date pour qui a eu la curiosité de se renseigner.

    Ce souci que je manifeste en faveur d’une information moins orientée sur la Russie, je suis très loin d’être la seule à en faire part. Mais qui écoute autant de personnalités du monde académique, diplomatique, militaire -et médiatique aussi- qui rappellent le danger qu’il y a à stigmatiser ainsi ce pays? 

    Pourtant, les avertissements ne manquent pas et même venant de la part de qui n’est pas forcément soutien inconditionnel de Vladimir Poutine. Il suffit, dans ce sens, d’être attentif à ce qu’en dit Vladimir Fédorovski qui sait de quoi il parle, lui qui a été très proche des milieux du Kremlin. Alors même si la parole d’autant de celles et de ceux qui sont si bien placés pour s’exprimer reste inaudible, que dire de ce qui se publie ici depuis tant d’années que je n’ai eu de cesse de prévenir du risque qu’il y avait à diaboliser la Russie!

    Quant à l’attitude menaçante de ce journaliste à mon égard tandis que j’ai évoqué sa manière de considérer la fortune cachée du Président russe, elle n’est que le triste reflet d’une réalité médiatique qui ne sait plus argumenter mais relayer ce qui se doit de l’être. 

     

  • Débat dans le débat et autres considérations existentielles

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    Puisqu’un débat dans le débat s’est immiscé dans le précédent sujet de ce blog en relation avec mes aptitudes linguistiques et l’usage inadéquat que je ferais de certains termes, entre autre celui de l’adjectif conséquent, j’ai appris que je serais sous l’influence d’un parisianisme. J'ignorais, tout de ce parisianisme, autant dire que me trouver sous son influence est une découverte.

    Alors pour que tout soit bien clair, non, pour moi, cet adjectif n’est pas synonyme d’important comme d’aucuns le pensent.

    Cela dit, si ce débat dans le débat a un intérêt, il est bien celui de montrer à quel point la langue reste ce joyau auquel nous tenons toutes et tous et, qu’en tant que linguiste, j’ai eu le grand bonheur de considérer dans ses très nombreuses dimensions. En voici une pour qui aurait la patience d’y jeter un oeil.

    Sinon, pour qui est si sensible aux « fautes », je recommande la lecture de cet ouvrage d’Henri Frey dont voici le compte-rendu signé par Jean-Claude Chevalier que j’ai connu lorsque je travaillais à Paris dans le cadre de mes recherches en linguistique.

    Je tiens, en outre, à remercier cet intervenant de mon blog qui a tenu à faire part de toute la considération qu’il portait à ma personne et à mes activités littéraires.

    Qu’il se rassure, il n’est pas le premier à les viser, d’autres s’y sont attachés, telle cette auteure d’un livre paru en France qui a fait le tour de rédactions et autres sites de référence.

    Autant pour moi, ainsi va la vie, il y a bien plus éprouvant que cela quand on apprend que l’on est considéré comme terroriste. Merci de lire cet article.

     

  • Y aurait-il une femme nue qui nous aurait échappé?

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    Dans l’interview, sollicitée par Mireille Valette, de Sabine Tiguemounine, candidate qui se présente à l’élection parlementaire de Genève on lit, en réponse à une des questions qui lui sont posées, qu'on met une femme nue pour vendre un yaourt… 

    Je n’ai, pour ma part, jamais rien vu de tel.

    Par contre, on trouve toujours en rayon d’une grande surface de Genève, des yaourts Nestlé dont le couvercle du pot affiche des coupoles d’églises orthodoxes grecques privées de leur croix.

    Au nom de quoi, au juste?

    Le fait est qu’en lieu et place de femme nue dont la politicienne Sabine Tiguemounine prétend qu’il serait fait usage pour vendre des yaourts, c’est bien plutôt d’églises décapitées de leur croix auxquelles on a affaire.

    Pour le reste, si le port d'un voile contribue à faire respecter la personne, soit. 

    Nombre de femmes, toutefois, têtes non recouvertes de quelconque couvre-chef n’ont pas, pour autant, droit à moins de considération.

    Le port du voile par cette écologiste déjà élue conseillère municipale est son choix.

    Tout autant l’a-t-il été de son électorat et le sera-t-il peut-être encore, nonobstant le fait que comme mode d’expression et de respect du principe de laïcité, il y aurait de quoi s’interroger.

    Mais comme cela ne semble apparemment pas avoir posé de problème majeur à Sabine Tiguemoumine, il ne reste qu’à lui rappeler, au moins cela, qu’à toute femme nue, Nestlé a préféré une église orthodoxe sans croix pour vendre son yaourt grec.

    De même, nombre d’autres grandes marques ont su se passer de femme nue pour promouvoir leurs produits et, au contraire, les adapter à certaines préférences...

  • La Russie, le printemps arabe et autres considérations, l’avenir du monde en question

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    Le printemps arabe a été déclenché par un problème alimentaire. Ainsi s’exprimait Jean-Marc Jancovici à la veille de la COP21 qui s’était tenue à Paris du 30 novembre au 12 décembre 2015.

    A suivre ces 13',52 d’interview de l’ingénieur français, par ailleurs auteur d’un livre paru aux Editions Odile Jacob* et à confronter les explications qu’il donne à celles livrées par Laurent Courtois et publiées sur le site Agoravox, on a de quoi longuement réfléchir.

    En effet, si, pour Jean-Marc Jancovici, la chute des exportations de blé par la Russie, suite à la canicule de 2010, serait en grande partie liée à la révolte appelée printemps arabe, à lire Laurent Courtois, auteur de l’article intitulé Pourquoi l’Occident doit asservir la Russie, on comprend que ce vaste pays suscite la controverse.

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    Evoquer la canicule de 2010 qui a frappé la Russie et la politique protectionniste qu’elle a engendrée de la part de Vladimir Poutine, alors Premier Ministre, comme facteur qui aurait contribué à la révolte populaire, telle celle de 1789 en France, selon Jean-Marc Jancovici, laisse perplexe.

    Lui donner raison ou tort tandis qu’il affiche une telle assurance, c’est comme cautionner ou non la vision du monde que propose Laurent Courtois.

    Les deux hommes, preuves et chiffres à l’appui, proposent leur regard, à chacun d’en disposer comme il l’entend.

    What else?

    * Dormez tranquilles jusqu’en 2100 et autres malentendus sur le climat et l’énergie

  • Une ONG informe et alerte... Bon appétit!

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    Fut un temps, pas si lointain encore, où légumes et fruits se vendaient et se dégustaient durant des mois bien précis de l’année.

    Il n’en est plus de même, désormais, tandis que fraises, framboises et autres légumes dits autrefois de saison le sont devenus de toutes.

    Si, pour certaines personnes, c’est là un privilège que de savourer à volonté des fraises ou des tomates sans goût, soit.

    Et après tout, en une époque où l’on est sans cesse invité à exprimer ses préférences, qu’elles le soient d’une manière ou d’une autre n’en est que le reflet logique.

    Il y a tout de même de quoi méditer sur le fait que désormais, le fruit ou le légume dit bio ne semble plus être réservé qu’à une catégorie sociale qui a les moyens de se le procurer.

    Mais bon, comme même les fruits et légumes avec résidus de pesticides sont devenus souvent inaccessibles aux plus modestes sans parler des plus pauvres d’entre nos concitoyens, autant pour eux!

    A découvrir, ici, ce qui se cache derrière fruits et légumes de si belle apparence en toutes saisons...

     

     

  • Le Président de la Douma russe en Suisse, pendant ce temps-là, à Kiev...

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    Je vous invite à découvrir ces 22 minutes et quelques d’interview du Président de la Douma russe par le journaliste vedette de la RTS.

    En visite en Suisse, en effet, Viatcheslav Volodine suscite réactions -attendues- et controverse, rien de très surprenant vu les sensibilités diverses affichées envers la Russie.

    Les questions que pose Darius Rochebin à son interlocuteur sont, pour certaines, directes, les réponses qu’il reçoit, quand il n’en interrompt pas le cours, adroites.

    Le journaliste, alors, insiste...

    Quoi qu’il en soit, il a le mérite d’accorder ces 22 minutes et quelques d’interview à un invité qui fait, sinon, jaser d’autres de ses confrères et quelques politiciens.

    Pendant ce temps-là, à Kiev, des milliers de manifestants réalisent ce que « démocratie » veut dire tandis que le Maïdan et l’élection d’un nouveau président devait leur en fait découvrir les avantages...

    Le résultat se connaît, une guerre, la mort, l’exil, la misère, la ruine et la désolation.

     

  • La politique, entre effusions et rétorsions

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    Il n’est jamais vain de rappeler comment la passion hante la politique.

    Cette dimension, je l’avais déjà évoquée dans l’ouvrage que m’avait inspiré la campagne présidentielle avortée de l’Ancien Premier Ministre de Jacques Chirac. Dominique de Villepin, pour ne pas le nommer, avait, en effet, brigué l’Elysée en 2012 mais n’avait pas obtenu le nombre de parrainages suffisant à valider sa candidature.

    Tout cela relève d’un passé, ma foi, encore récent mais qui a été diversement consigné dans les mémoires du fait de l’enthousiasme très variable qu’avait suscité la création de son parti, République Solidaire, par celui qui semble avoir davantage marqué les esprits par son discours tenu à l’ONU en 2003.

    S’agissant du Président français actuel, qui a, lui aussi, fondé son parti, il a non seulement réussi à s’imposer face à tous ses rivaux mais à susciter encore maintenant la confiance et l’enthousiasme.

    Fort bien.

    Cependant, que toutes et tous ne le perçoivent pas de cette même manière est une autre réalité qui ne saurait être estompée au seul profit de ce qu’Emmanuel Macron renvoie comme image de lui et du pays qu’il est appelé à gouverner.

    Car tandis que nous ne cessons de louer les valeurs démocratiques au nom desquelles, justement, nous choisissons nos élu(e)s, ne négligeons pas les procédés par lesquels certains accèdent au pouvoir, suprême, en l’occurrence!

    La campagne présidentielle française de 2017 a été d’une rare violence et la victoire d’Emmanuel Macron a été loin d’être représentative d’un choix affirmé du peuple français.

    Dans ce cas, rester critique s’impose.

    Est-ce suffisant? Dans une démocratie qui se respecte, cela le devrait. Or à observer comment y tombent les têtes trop audacieuses, on reste perplexe.

     

  • La France est de retour a dit son Président. Et le Messie?

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    L’exercice du pouvoir se conduit de manière aussi diverse que le sont les personnalités qui s’y appliquent. Tout autant les cultures et les temps dans lesquels s’inscrit un pouvoir sont-ils déterminants.

    En France, on a connu Moi Président et ce qu’il est advenu de cette célèbre anaphore. On a désormais Moi Soleil.

    Si la qualification des egos a changé, le pays à la tête duquel l’un a été tandis que l’autre y est installé depuis peu a, lui aussi, changé.

    En quoi?

    Peut-être en tout, tant l’élection d’Emmanuel Macron paraît l’avoir anesthésié. Et pourtant, la révolte gronde.

    De partout?

    Pas si sûre alors que l’homme qui s’est mis en marche vers le pouvoir pour y accéder en quelques mois semble avoir été ovationné par le Gotha de la finance.

    Enfin, selon Quartz, est-il précisé en conclusion de l’article du Courrier international.

     

  • Echange de prisonniers entre Kiev et les Républiques séparatistes du Donbass

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    Pendant que d’aucunes et d’aucuns se battent pour des droits, voici un aperçu de ce qui se passe tout près de chez nous.

    Pour qui suit les informations délivrées par nos médias, la nouvelle relative à l’échange de prisonniers qui a eu lieu entre le gouvernement de Kiev et celui des républiques séparatistes du Donbass n’aura peut-être pas échappé.

    Pas échappé non plus le fait que, soudain, nos journalistes se rappellent et rappellent à leur public, cette guerre soi-disant « oubliée ». et qui compte une dizaine de milliers de morts qui s’ajoutent aux innombrables exilés et autres blessés et amputés.

    Sans revenir sur la couverture médiatique qui a été accordée à cette guerre dont il a été largement question sur ce blog à travers les centaines de sujets qui y ont été consacrés, s’arrêter sur ce qui se passe, désormais, mérite toute l’attention requise pour qui le souhaite, bien sûr.

    Cet article, donc, livre une approche sans doute pas neutre mais autre que celle qui domine nos sites divers d’information qui n’ont pas forcément la palme de l’objectivité.

    C’est pourquoi je pense important de partager, ici, ce regard d’une situation aussi douloureuse que tragique, tant elle a mis aux prises des populations que rien ne devait rendre ennemies sinon les promesses de démocraties que l’on a réussi à leur faire passer alors que le seul intérêt était loin d’autant de préoccupations humanistes.

    Pour le reste, cette information de dernière minute en dira peut-être davantage sur le respect apporté aux accords de Minsk...

     

  • Quand une diplomate russe de haut rang s’exprime sur la Syrie

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    Elle s’appelle Maria Khodynskaya-Golenischeva, elle est diplomate. Elle occupe un poste de premier plan au sein de la Mission permanente de la Fédération de Russie auprès des Nations Unies à Genève.

    Elle vient de publier un ouvrage déjà traduit dans plusieurs langues, Alep, la guerre et la diplomatie. Paru aux éditions Pierre-Guillaume De Roux, l’ouvrage est une analyse, entre autre, des motivations qui ont poussé la Russie à s’engager dans ce qui a longtemps été appelé la crise syrienne.

    Mais c’est avant tout sur la bataille d’Alep que l’accent est mis. Car Maria Khodynskaya-Golenische estime que la guerre de l’information à cet égard a atteint un niveau sans précédent. C’est une des raisons qui l’a poussée à publier l’ouvrage dont la photo de couverture illustre ce sujet. 

    Dans une interview accordée à La Tribune de Genève de ce 30 octobre, elle évoque aussi les rencontres entre la Russie, les Etats-Unis la Turquie, le Qatar, l’Arabie Saoudite et l’Iran et ce qui s’est passé alors qu’un accord très important avait été signé le 9 septembre 2016.

    Elle met aussi en cause le cynisme de l’Union Européenne et s’interroge sur cette France qui voulait exclure l’Iran des négociations...

     

  • Espagne-Catalogne, l’Etat en ligne de mire?

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    Depuis quelques jours sinon plus encore, on nous répète que les Catalans sont divisés, que les discussions sinon les disputes au sein même des familles sont vives et d’aucuns n’hésitent pas non plus à évoquer la guerre civile ou du moins faire planer sa menace.

    Mais qu’en est-il vraiment tandis qu’on a droit à un pugilat entre Madrid et Barcelone?

    Selon la seconde, la première abuse de son pouvoir, selon la première, la seconde agit en dehors des lois fixées par la Constitution. Ainsi campées sur leurs positions, les deux se renvoient chacune la balle.

    Mais enfin, quand un pouvoir dépend d’un autre qui lui demande des comptes, cela relève de la seule logique constitutionnelle. Or si celle-ci est bafouée, on est dans l’illégalité. 

    Et là où le bât blesse, c’est que, de ce qui nous est rapporté, quelques étapes manquent. Entre autre le fait que la Constitution de la Catalogne elle-même n’a pas été respectée lors du vote de ce referendum au parlement.

    Et puis, quand La Vangardia révélait, l’an dernier que le charismatique financier Sorros se mêlait de ce qui semble le regarder, on comprend que le but est de déstabiliser autant la Catalogne que l’Espagne et plus encore, l’Europe entière.

    En soutenant des régions pour les appeler à se soulever contre le pouvoir central dont elles dépendent, c’est le démantèlement des Etats qui est visé.

      

  • Neuf ans de prison pour deux journalistes

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                                                                                       capture d’écran: СТРАНА.UA

    Voici une information qui ne semble pas vraiment faire les unes de nos médias et pourtant, une condamnation de journalistes à neuf ans de prison devrait les mobiliser, eux qui sont toujours prêts à dénoncer tout abus ou autre injuste privation de liberté.

    Il faut dire, à leur décharge, que la sentence vise deux journalistes ukrainiens qui ont eu l’audace de s’intéresser à ce qui se passait dans le Donbass, cette région infestée de séparatistes quand ils ne sont carrément pas qualifiés de terroristes.

    Cette Union Européenne qui a fait tant rêver celles et ceux qui se sont pressés sur le Maïdan pour renverser leur président, cette Union Européenne qui a fermé les yeux sur les exactions commises par autant de bataillons de la mort et autres Néo-Nazis, cette Union Européenne qui n’hésite pas à imputer tous les maux de l’Ukraine à sa grande voisine russe qui l’aurait envahie, cette Union Européenne admettra-t-elle enfin ce qui se passe dans la démocratie que serait devenue l’Ukraine?

    Tandis qu’en France, une enfant de 11 ans, abusée par un adulte de 28 ans laisse la justice indifférente ou peu s’en faut, d’autres se chargent de condamner sans autre deux journalistes à neuf ans de prison pour avoir collaboré avec des séparatistes du Donbass.

    Plus belle, l’Europe, on ne peut mieux!

     

  • Et Sarah, Monsieur le Président l’entendra-t-il aussi?

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    Tandis que le Président français s’exaltait à la Sorbonne, la Justice de son pays a estimé qu’une enfant de onze ans, abordée par un homme de vingt-huit ans qui va lui apprendre à embrasser ou plus n’a pas été victime de viol.

    Alors, oui, se projeter vers un avenir européen, c’est bien mais se rappeler qu’il se joue à tous les niveaux de la société civile serait aussi bien

    On songe au poète et à sa vision de la femme comme avenir de l’homme. Il n’avait sans doute pas prévu qu’elle devrait inclure, un jour, la tolérance à son harcèlement et à l’abus de son innocence.

    Cependant voilà, le Président a d’autres soucis, il veut aussi aider les victimes de guerres dont les responsables sont pointés du doigt pour être, un jour, jugés.

    Emmanuel Macron l’a dit dans son discours à l’ONU, il a entendu, par exemple, Bana, citoyenne d’Alep et d’autres auxquels il a su prêter l’oreille.

    A quelle fin plus utile que celle de se soucier de tant de celles que compte son propre pays?

     

  • ONU, deux présidents ou deux tristes clones?

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    Après le premier discours qu’a tenu Emmanuel Macron à l’ONU, d’aucuns ont osé y voir du Villepin.

    On se demande où et en quoi un tel constat a pu être établi. Non seulement le cadre n’était pas le même qu’en février 2003 mais surtout, Emmanuel Macron, s’il est ami et estimé de l’Ancien Premier Ministre de Jacques Chirac, est loin de lui avoir emboîté le pas, ce 19 septembre 2017.

    Cependant, nombre d’observateurs ne s’y trompent pas.

    Car l’homme des discours aussi passionnés qu’ambigus n’a pas réussi à convaincre de sa différence d’avec son homologue états-uniens.

    Emmanuel Macron n’a donc pas fait du VillepinEmmanuel Macron a fait du Macron sinon du mauvais Trump

    Pour le reste et, entre autre sur la Syrie, en voici un qui ne mâche pas ses mots pour dire tout le bien qu’il pense du Président français.

     

  • Russie-Occident, des relations sous haute tension

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    Alors que les tensions entre la Russie et l’Occident ne semblent, à l’évidence, pas s’atténuer, il paraît de plus en plus complexe de défendre une position qui évite les écueils de l’excès.

    A voir comment, -pour ne parler que des Occidentaux- nombre d’entre eux prennent parti sans forcément maîtriser toutes les données d’une situation extrêmement complexe, force est de constater que les quelques personnalités de pointe qui osent un discours mesuré ne sont que rarement mises en avant.

    Je songe, par exemple, à Hubert Védrine et à sa remarquable intervention dans le cadre du débat qui a suivi la diffusion, par France3, des deux premières parties du documentaire consacré par Oliver Stone à Vladimir Poutine.

    La pondération de l’Ancien Ministre français des Affaires Etrangères, déjà manifeste dans le cadre de débats consacrés à la guerre en Ukraine, la pondération donc de cette éminente personnalité politique serait plus que bienvenue à retrouver le plus souvent possible.

    Au lieu de quoi, à continuer de devoir subir les envolées de russophobes patentés, en général (auto)qualifiés d’experts et spécialistes de la Russie, on risque bien d’exciter davantage encore une animosité regrettable envers ce pays.

    Si, comme cela semble se dire, la France d’Emmanuel Macron veut se positionner en arbitre des relations entre l’Occident et la Russie, souhaitons-lui de s’ouvrir à d’autres points de vue qu’à ceux qui n’ont de cesse de la diaboliser.

    Car à continuer à la traiter comme s’y emploient tant d’irresponsables, c’est le Scythe qui risque bien de se réveiller, comme le rappelle le poète déjà souvent cité ici.

      

  • Ces grands humanistes pourfendeurs de la Russie et de son président

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    Il aura suffi d’un documentaire consacré à Vladimir Poutine pour mettre autant de personnalités de tous horizons à cran au point de sortir l’artillerie lourde. On ne compte, en effet, plus le nombre d’articles qui dénoncent, ici, des soupçons d’assassinats, là, le système Poutine, à l’instar de la célèbre écrivain biélorusse nobélisée en 2015.

    Quand, comme elle et en son temps, on a su porter au pinacle le fondateur de la Tcheka devenu KGB et désormais FSB, ne serait-on pas bien inspiré de s’interroger sur soi-même plutôt que de pourfendre un homme dont tant d’experts se plaisent à rappeler le passé kagébiste?

    Que l’on tourne à ce point sa veste comme s’y emploie Svetlana Alexievtich la regarde. Mais dans ce cas, qu’elle nous explique le chemin qu’elle a parcouru pour arriver à une telle prise de conscience qu’elle lui permette, désormais, de s’afficher en défenderesse de droits humains dont Félix Dzerzhinski n’a pas vraiment fait grand cas...

    Que ressent-elle à se relire lui adresser un tel éloge? Est-elle allée se recueillir comme elle l’annonçait, sur la tombe de cet homme dont le charisme ne doit sans doute pas avoir été vécu de la même manière par tous?

    A poursuivre ainsi la diabolisation du président russe au nom de valeurs soi-disant humanistes, c’est l’humanité elle-même qui est mise en danger par autant de personnalités si bien inspirées qu’elle ne sont que de sinistres et fourbes va-t-en guerre.

     

  • Images et points de vue, reflets d’un monde

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    Le sommet de l’OTAN, qui s’est tenu à Bruxelles ce 25 mai, renvoie différents échos.

    On a pu assister, par reflets médiatiques interposés, à la leçon donnée par Donald Trump aux représentant(e)s des membres de cette Organisation.

    La séquence a été commentée sinon appréciée par autant d’analystes.

    D’autres images ont aussi été diffusées comme celles, par exemple, qui met en évidence la place prise par le premier mari ou compagnon, l’appellation varie, du premier ministre du Luxembourg.

    Libération la commente non sans préciser la dimension historique de l’événement.

    Si l’Occident se félicite de cette reconnaissance de l’homosexualité, d’autres pays de ses amis ne sauraient en dire autant. Mais qu’à cela ne tienne, l’amitié entre les peuples vaut sans doute qu’on ne s’y attarde pas trop.

    Cela dit et s’agissant de juteux contrats dont il a aussi été beaucoup question après le passage de Donald Trump en Arabie Saoudite, cet article vaut qu’on s’y arrête.

    S’il n’y est pas question du traitement infligé aux homosexuels, il y est en tous les cas fait mention d’un point de vue qui ne manque pas d’intérêt.

    Quoi qu’il en soit, chercher l’erreur ou la logique de ce monde peut encore occuper qui le veut ou le vaut bien.

  • France-Russie-Union Européenne, regards croisés

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    Il est de bon ton, pour certains esprits avisés, de considérer ce qui se publie ici comme « pro-russe ».

    Or comprendre qu’il s’agit bien plutôt de considérer les relations entre l’Occident et la Russie sur un plan global et dans un souci d’apaisement ne semble pas vraiment effleurer la conscience d’autant de critiques.

    Dans ce sens est-il aussi important que révélateur de renvoyer à deux articles qui indiquent combien les regards portés sur les relations qu’entretiennent France et Russie varient.

    Ici, en effet, sont présentées deux manières qu'aurait la Russie de considérer l’Union Européenne quand là, l’Ambassadeur russe en France, Alexandre Orlov exprime les souhaits de son pays vis-à-vis de la France et de son nouveau Président.

    Il est donc urgent de dépasser autant de clivages qui nuisent aux relations à établir entre des pays qui ont plus à gagner au rapprochement qu’à l’opposition permanente.

    Pour ce faire, aller au-delà d’une rhétorique trop bien rodée pour parler de la Russie serait bienvenu et salutaire.

     

  • La France entre mise au pas et mise en marche

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    Qu'Emmanuel Macron soit un élément -fort ou faible, l’avenir le dira- d’un système qui l’encadre est une hypothèse énoncée ici ou là.

    Que l’ancien de Bercy se soit lui-même rendu disponible pour briguer l'Elysée ou qu’on l’y ait vivement incité, certains ont peut-être la réponse.

    Quoi qu’il en soit, le nouveau Président de tous les Français a été élu par des courants de forces aussi divers que le sont les intérêts des uns et les passions d’autant d’autres.

    En soi, rien de très nouveau à cela, mise à mort de toute résistance à l’adoubement comprise.

    Inutile donc de revenir sur une campagne assassine sinon pour en conclure que lorsqu’un pouvoir tient à s’exercer, il fait fi de tout bois, la fin devant sans doute justifier les moyens.

    Aussi et dans ce contexte, la narrative mise en place pour les législatives a toutes les chances de s’imposer pour que triomphe La République en marche.

    Ce serait alors une France politique recomposée qui siégerait à l’Assemblée Nationale. Pour quel avenir, même favorable à la majorité présidentielle, nul ne saurait se risquer à le prédire.

    Puisse-t-il avant tout ne pas être guerrier tant on a vu le nouveau locataire de l’Elysée multiplier les images militaires.

    Car de la France en marche à la France en armes, un seul pas de franchi serait fatal.

     

     

     

  • Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, se montre chef des Armées

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    Image militaire du nouveau Président français qui remonte l’avenue des Champs-Elyéses.

    Ce choix a été commenté, expliqué, voire justifié, le fait est qu’il semble donner la tendance.

    Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer tandis que le nouvel élu de tous les Français a souvent répété qu’il voulait rassembler.

    Si c’est pour affirmer la volonté de la France dans le monde dont Emmanuel Macron a maintes fois signifié, dans ses discours, qu’il la regardait, soit! 

    Et laissons aux partisans de l’heureux élu s'emballer, la foi transporte les montagnes, selon les évangélistes Mathieu et Marc.

    Le fait est que, pour l’heure, ce sont bel et bien des forces civiles et armées qui ont été déployées en Estonie.

    Le bataillon multinational devenu opérationnel il y a un mois, à la mi-avril, est composé de 300 hommes.

    A suivre...

     

     

  • Marine Le Pen-Emmanuel Macron, la Russie et eux

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    A la lecture de divers éclairages sur le résultat du premier tour de l’élection présidentielle française, il apparaît que bien des images sinon des stéréotypes tomberont encore.

    Nombre d’entre eux caractérisent le Front National et sa candidate qui met tout en oeuvre pour les dépasser, on l’a compris. Mais au-delà du vernis, que restera-t-il?

    A observer comment réagissent ses soutiens sitôt qu’on se risque à émettre quelque propos que ce soit qui n’adoube pas leur favorite, force est de constater, le plus souvent, que l’échange qui pourrait s’en suivre est vite interrompu pour se solder par des attaques sinon des insultes.

    C’est cela qui fait craindre le pire. Car la démocratie se nourrit de débats contradictoires et non de rejets d’autrui.

    Dans ce sens et sachant comment d’aucuns estiment Marine Le Pen seule à même de ménager les relations entre la France et la Russie, une remarque s’impose.

    Car à lire ce qui s’énonce dans divers médias, si on a droit aux habituels clichés visant le Kremlin, d'autres analyses plus fines existent aussi et sont à prendre en compte.

    En voici une à mettre en relation avec cet article que je laisse à chacune et à chacun le soin d’interpréter...

     

  • Syrie, la menace d’action unilatérale des Etats-Unis

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    Les horreurs de la guerre sont une réalité.

    Celle des mensonges qui les accompagnent, une autre qui a été souvent dénoncée. Pour quels effets et avec quel résultat quand on observe comment, jour après jour, l’information se fabrique?

    La Syrie est à nouveau le théâtre d’horreurs dont on apprend en temps presque réel qui en serait à l’origine tandis que la Russie conteste l’accusation portée contre le régime de Bachar el Assad.

    Avec l’élection de Donald Trump, un espoir de paix au Moyen Orient semblait se dessiner. Il avait, en tous les cas été exprimé ici.

    Qu’en sera-t-il désormais que le Président américain a durci le ton envers la Russie dont le soutien à la Syrie est pointé du doigt?

    La menace d’action unilatérale proférée par la représentante des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, ne laisse rien présager de bon.

    Mais selon Le Parisien, en dépit du pessimisme de certains diplomates, l’espoir d’accord entre Occidentaux et Russes existerait. 

    Puisse-t-il en être ainsi! 

     

     

  • La Crimée, l’Ukraine et le mémorandum de Budapest

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    Entendre ou lire en boucle que la Russie a envahi l’Ukraine, occupé la Crimée pour, ensuite, l’annexer semble ne pas déplaire à nombre de rédactions de médias en tous genres.

    Pas plus tard encore que ce 15 février, un journaliste sportif se mêlait d’une affaire qui n’avait strictement rien à voir avec le sujet qui rassemblait les invités d’un plateau de télévision.

    Le débat tournait autour de l’opportunité ou non d’organiser les JO 2026 en Suisse et voici ce chef de la rubrique des sports évoquer la Crimée occupée après avoir bien précisé que les JO de Sotchi avaient été un désastre.

    Mais heureusement que, parmi mes compatriotes, il s’en trouve encore à ne pas porter ce même regard buté sinon volontairement orienté sur une situation autrement plus complexe.

    Il va de soi que l’appréhender avec d’autres paramètres que purement idéologiques, nécessite un recul que le temps ou l’intérêt médiatique semblent refuser.

    Parler de liberté d’expression, en l’occurrence, sera peut-être revendiqué mais quand elle se fait l’alliée de pure désinformation, on est en droit de s’interroger sur les intérêts qu’elle poursuit.

    Alors, pour qui souhaite en savoir un peu plus sur ce qu’il en est de la Crimée, voici un article fouillé et référencé

  • Ukraine, un écrivain russe au front

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                                                                  capture d’écran: Agoravox, Lettre de Donetsk

    De l’aspiration au dialogue entre parties adverses à la passe d’armes, on reste encore dans l’échange, même musclé.

    Mais lorsqu’on en arrive à la prise d’armes et à la commande de bataillon, c’est un pas conséquent qui est franchi.

    Un célèbre écrivain russe dont je vous invite à découvrir le parcours peu banal, fait réagir une bonne  partie de l’intelligentsia de son pays et d'ailleurs tandis qu’il a décidé d’aller se battre dans le Donbass.

    Comment considérer un tel acte? Pour certains, il peut relever du courage, pour d’autres, de la soumission à un pouvoir en place.

    A lire l’article que consacre « Le Temps »  à cet événement, car il en est, il y a de quoi rester perplexe.

    Que la lauréate du Nobel de littérature 2015 condamne l’engagement de Zakhar Prilepine en dit long sur cette femme.

    En son temps, fervente laudatrice du fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB et de l’actuel FSB elle a tout de même réussi à renier tout ce passé pour outrager un pays.

     

  • 1000 jours

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    On parle souvent des 100 jours, dans la vie politique. Ici, il s’agit de dix fois plus. Voici 1000 jours, en effet, que dure la guerre qui a coupé l’Ukraine en deux.

    Comme nombre d’autres conflits meurtriers dans le monde, celui qui sévit encore dans le Donbass ne fait pas l’actualité de nos médias.

    Alors, par solidarité envers un peuple qui a vu son pays se scinder en deux camps ennemis au nom du régime démocratique qui devait y être instauré, voici:

    https://www.youtube.com/watch?v=nrIiBTL65Tc&index=1&list=PL6yMwPPOK8Wxjv09CjarCaJ4R1022DaUg

    De part et d’autre de la ligne de front, se déchirent des familles dont les membres défendent la cause d'un partie ou d’une autre de ce qui constitue leur patrie.

    De l’aide et du soutien, nombre de bénévoles en ont apporté.

    Parmi eux figurait la Doctoresse Liza qui apparaît sur la photo qui illustre ce sujet. Figure emblématique de la Russie, le 25 décembre, elle a été enlevée aux siens et à toutes celles et ceux auxquels elle s’est donnée sans compter:

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/12/25/au-dela-d-un-choeur-la-russie.html

    Parler de tragédie est un euphémisme.

     

  • La gauche s’interroge: Juppé ou Fillon? Rien n’est encore joué

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    Bien malin qui serait capable de prédire la victoire d’Alain Juppé ou de François Fillon au second tour de la primaire de la droite et du centre!

    Le tout sauf a ses émules. De part et d’autre de l’Hexagone, on s'active mais aussi du côté de Bruxelles. Et des deux candidats en lice, ce haut lieu européen a sans doute désigné son favori.

    Quoi qu’il en soit, le peuple français qui le souhaite, s’exprimera et décidera.

    Non pas forcément qui affrontera Marine Le Pen, déjà pressentie au second tour de la présidentielle de 2017. Car c’est aller un peu vite en besogne et minimiser les chances des autres candidats à venir.

    La gauche se concerte encore, même si elle s’interroge aussi pour demain dimanche:

    http://www.francetvinfo.fr/politique/les-republicains/primaire-de-la-droite/primaire-de-la-droite-le-casse-tete-des-electeurs-de-gauche-pour-le-second-tour_1936583.html

    Tout reste possible donc tant on sait combien les sondages ne révèlent que ce qu’ils peuvent sinon ce qu’ils veulent.

     

  • Entre chagrin et pitié, l'espoir

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                                                         capture d’écran Twitter: https://twitter.com

    Un monde s’effondre devant nos yeux a déclaré Gérard Araud, ambassadeur de France aux Etats-Unis.

    De la part d’un représentant de la diplomatie dont le pays, autrefois, représentait l’excellence même, on ne peut que se rendre à l’évidence de temps qui ont changé.

    Ajouté au fait que l’Elysée n’avait préparé qu’une seule lettre de félicitations, on conçoit, en effet, qu’un monde s’effondre devant nos yeux:

    http://www.rtl.fr/actu/international/presidentielle-americaine-l-elysee-avait-seulement-prepare-une-lettre-de-felicitations-adressee-a-clinton-7785668198

    Le 9 novembre 1989, avec la chute du mur de Berlin, un monde se réunissait. Qui ne s’en est réjoui?

    La suite, discutable, a été évoquée ici-même:

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/11/08/9-novembre-1989-9-novembre-2014.html

    Puisse le nouveau président des Etats-Unis oeuvrer à pacifier les relations avec la Russie et le monde s’en portera d’autant mieux, quoi qu’en pensent nos médias et les experts qu’ils invitent à  dire toute leur estime envers Donald Trump et Vladimir Poutine.

     

    Sujet paru en page 21 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 11 novembre 2016 sous le titre: «Autres temps»

  • Rencontre Erdogan-Poutine, analyses ou partis déjà pris?

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    Capture d’écran 2016-08-10 à 16.34.58.png

    Les commentaires relatifs à la rencontre entre les présidents turc et russe, ce 9 août à Saint Pétersbourg vont bon train.

    Or qui sait ce qui s’est discuté sinon joué entre Recep Erdogan et Vladimir Poutine en dehors de ce qui en a été communiqué?

    Dire de la Turquie ou de la Russie que l’une ou l'autre serait en position de faiblesse ou de force relève de projections.

    Tout autant nombre de considérations auxquelles se prêtent quantité de journalistes sur les deux pays et leur président respectif.

    Mais on sait combien l’influence à exercer sur les opinions publiques importe, ne serait-ce que pour les préparer à telle ou telle décision.

    Anticiper celle qui sera prise par l'Occident relève du pari quand ce ne serait du parti pris.

    Car à observer ce qui s'énonce dans ce qu’on appelle media mainstream, on a assez vite la tendance:

    http://www.ledauphine.com/politique/2016/08/08/erdogan-et-poutine-l-europe-les-fatigue

    http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/le-flirt-entre-erdogan-et-poutine-inquiète-l’otan