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  • "Posez vos questions si vous en avez..."

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    Mais comment survivent ces femmes dont l'une raconte qu'elle a perdu son fils et que sa maison a été détruite par les forces démocratiques de Kiev, soutenues par nos gouvernements tout aussi démocratiques?

    Et ce n'est pas avec les retraites non versées depuis des mois et des mois qu'elles parviendront à surmonter la misère dans laquelle la guerre les a plongées.

    Avoir travaillé toute sa vie pour se voir interdire de toucher sa pension et de parler sa langue ne semble pas ébranler l'OSCE dont certains observateurs ont pourtant bien entendu les témoignages de femmes ukrainiennes.

    On s'effondrait à moins, ici.

    A voir, ici, cette visite de l'OSCE à Ouglegorsk:

    https://www.youtube.com/watch?v=YaSAZLQYEcI&feature=share

  • "L'espoir meurt en dernier"

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    Ces mots sont ceux d'une femme qui a témoigné de ce qu'elle a vécu aux côtés de tant d'autres habitants de Debaltsevo, ville du sud est de l'Ukraine.

    https://www.youtube.com/watch?v=60hreekziVI

    Des mois durant, les forces ukrainiennes l'ont occupée. Quels sont les médias occidentaux qui ont évoqué le sort qui a été réservé à ces citoyens ukrainiens par leur président démocrate?

    Pourquoi n'a-t-on commencé à parler d'enfants tués ou autres hôpitaux bombardés que  lorsque l'armée de Kiev s'est trouvée en difficulté, encerclée par les résistants du Donbass?

    La couverture médiatique de ce qui a longtemps été évoqué en termes de crise alors que des milliers de morts emplissaient les morgues, est indigne d'un Occident qui ose se présenter comme porteur de valeurs et autres libertés d'expression.

    Souvent, ici, il a été question de ce deux poids deux mesures de l'information livrée tandis que d'aucuns ont considéré ce blog comme "pro-russe", incapables de saisir le sens d'une démarche qui n'a visé qu'à réagir à l'orientation donnée à une situation que tout annonçait comme explosive.

    Si depuis plus d'un an, j'ai tenu à partager ici un point de vue autre que celui de la plupart de nos médias, c'est précisément parce que la violence s'est profilée dès le Maïdan et les suites que l'on sait.

    Sous estimer sinon ignorer le rapport crucial à la terre dont témoignent ces habitants a été l'erreur de trop.

    Mais l'espoir les a portés, hommage à eux.

    http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/debaltsevo-l-armee-ukrainienne-se-49044
     
  • Lettre ouverte à Jacques Attali

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    Monsieur Attali,


    Vous venez de vous exprimer sur la situation en Ukraine.*

    Vous lire est un plaisir autant qu'une surprise alors que tant d'Européens bien intentionnés sont allés porter la démocratie au pouvoir, à Kiev, sur la Place du Maïdan en 2013.

    Rappelez-vous, toutes ces personnalités en vue, accourues au chevet d'une Ukraine dont on a conspué puis renversé le président élu de l'époque, Viktor Ianoukovich.

    Votre voix, à ce moment-là, a sans doute dû être recouverte par les cris de joie qui ont accompagné l'aube d'une nouvelle démocratie dans un pays qui n'a pourtant connu, depuis, que violences sur violences.

    Cependant, voilà, parler de milliers de morts et de centaines de milliers d'exilés avant que les forces loyalistes de Kiev ne perdent le contrôle de l'aéroport de Donetsk a peut-être semblé trop compliqué à certains commentateurs.

    De même, a-t-on dû penser opportun de faire peser une lourde chape de silence sur le massacre d'Odessa, le 2 mai 2014, alors que cinquante personnes y étaient brûlées vives, bloquées à l'intérieur du bâtiment par les amis de la démocratie.

    Puissiez-vous, Jacques Attali, être entendu à défaut de l'avoir été jusqu'à présent pour dire votre position à l'égard de la Russie.

    Bien à vous,


                                                                                                 Hélène Richard-Favre

                                                                                                 Genève, le 11 février 2015


    *  http://www.attali.com/.../la-russie-doit-etre-notre-alliee


  • Scenario macabre

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    Pour qui a osé espérer du bon sens humain qu'il prévale sur tout autre velléité sanguinaire, la guerre qui fait rage en Ukraine lui livre une tout autre réalité.

    Aux accords proposés pour régler ce qu'on ose encore appeler "la crise ukrainienne" alors que la guerre tue depuis des mois et des mois, succèdent diverses démarches desquelles le cynisme n'est pas exclu.

    Les médias et les politiciens qui, à force de slogans et autres invitations à la démocratie, ont soutenu le Maïdan, ont de quoi se réjouir.

    Leur effort de guerre sera récompensé par la volonté de l'OTAN si elle s'applique.

    Son commandant des troupes en Europe, en effet, n'exclut pas le recours à la force militaire dans l'est de l'Ukraine.

    Alors que tant de connaisseurs et autres spécialistes ou analystes n'ont de cesse de présenter la Russie en agresseur, il est piquant de constater qu'à travers la voix de son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, elle rejette la solution militaire.

    Si le scenario macabre qui s'annonce en Ukraine devait se jouer, il incombera à la classe médiatico-politique occidentale qui l'a écrit, d'en rendre compte.


  • La Russie n'a jamais été l'ennemie de l'Europe

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    Comme l'interview dont j'ai indiqué le lien dans mon précédent sujet de blog a été publiée en russe, en voici la version française. 

    Quatre questions m'ont été posées par le journaliste Arkadij Beinenson.


    - Vous participez à des groupes de discussion de soutien au Donbass. Quelle est votre motivation?

    Plusieurs raisons expliquent mon engagement face à la situation en Ukraine.

    Tout d’abord, en tant qu’écrivain et slaviste, il m’est impossible de demeurer insensible à ce qui concerne la Russie.


    Ensuite, en tant que Suissesse, sachant que mon pays a présidé l’OSCE durant toute cette année 2014, il m’était à nouveau impossible de ne pas suivre avec la plus grande attention les événements qui se sont déroulés en Ukraine. 

     

    Enfin, vous savez qu’en cette année 2014, la Suisse et la Russie ont célébré le bicentenaire de leurs relations diplomatiques. Pour toutes ces raisons, j’avais de quoi ne pas me détourner de ce qui se passe en Ukraine.

     

    Comme vous l’avez constaté, j’ai en effet suivi les publications de différents groupes de soutien au Donbass car j’ai estimé indispensable de m’informer autrement qu’à travers le seul biais des médias occidentaux.

     

    Et puis, aussi, j’ai compris le sens du combat mené par ceux que l’Occident a appelés « pro-russes » ou « séparatistes ».

     

    Ici, en Occident, les enjeux de cette lutte n’ont pas toujours été bien expliqués, c’est pourquoi j’ai eu à coeur de transmettre à mes compatriotes un autre point de vue que celui qui domine la plupart des médias.

     

     

    -Estimez-vous objective, la manière dont les médias européens rendent compte de la situation dans le Donbass? 

     

    Rares sont les média occidentaux qui présentent la situation en Ukraine de manière objective. Il en existe, toutefois, qui osent se démarquer du regard porté par la majorité des journalistes ou autres chroniqueurs.

     

    Ainsi trouve-t-on des sites d’information où s’expriment des spécialistes de questions liées à l’économie, à la finance ou à la géopolitique. De nombreuses personnes s’y réfèrent, qui comprennent que la manière dont la plupart des médias rendent compte de la situation est le plus souvent orientée. Dans ce sens, il est piquant de relever que la Russie est sans cesse accusée de livrer sa « propagande » tandis que l’Occident détiendrait à lui seul, la vérité de l’information.

     

    Ce sont ces préjugés que je tente de combattre. Encore une fois, je ne suis ni politicienne ni journaliste. Je suis juste animée par le refus de diaboliser la Russie comme s’y emploient trop de commentateurs.

     

    En effet, la perception de la Russie par l’Occident se limite très et trop souvent à des clichés, des approximations ou alors à des analyses qui visent à démontrer qu’elle est aux mains d’une clique d’oligarques inféodés à leur président tout puissant. Ainsi ne parle-t-on plus que de « la Russie de Poutine » alors que l’on sait qu’elle est celle de bien d’autres personnalités dont celle de l’ancien et dernier président de l’URSS, Mikhaïl Gorbachev. Je l’ai rappelé dans un de mes derniers sujets de blog qui a aussi été publié comme courrier par « La Tribune de Genève » et par « Le Temps ».

     

    Cela dit, des débats contradictoires sont tout de même organisés par les médias et permettent des échanges de points de vue. 

     

    - A votre avis, quelle serait la « recette » à envisager pour résoudre la crise ukrainienne?

     

    Pour ma part, je ne puis plus qu’espérer que la diplomatie vienne au secours d’une situation qui ne peut plus durer tant la souffrance et la violence y sont dévastatrices.

     

    Là encore, je me suis exprimée et mes propos ont été relayés par « La Tribune de Genève » 

     

     

    - Des divers points de vue émis sur le déclenchement de la crise en Ukraine, lequel vous    paraît déterminant?

     

    Ce qui apparaît comme principal facteur ayant déclenché cette crise, est la pression exercée sur le Président Viktor Ianoukovich pour qu’il signe un accord avec Bruxelles. 

     

    Suite au refus qu’il y a opposé, de violentes manifestations se sont déroulées à Kiev, sur le Maïdan.

     

    Les interprétations de ces troubles meurtriers ont été controversées. En effet, les lectures des uns et des autres sur la destitution du Président Viktor Ianoukovich ont divergé et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte sur mon blog.

     

    Il me tient à coeur, en effet, de refuser le seul angle de vue de l’auto-proclamée, « communauté internationale » qui n’a de cesse de charger la Russie et de la rendre responsable de tous les tragiques événements qui se sont déroulés par la suite en Ukraine.

     

    Cette attitude de la part de l’Occident n’échappe toutefois pas à nombre d’observateurs et c’est tant mieux. Cependant, ceux-ci sont souvent et aussitôt vus comme victimes naïves de la « propagande » russe. Tout est bon pour stigmatiser la Russie. 

     

    Cela est parfaitement regrettable et n’apporte rien qui vaille tandis que tant d’appels au dialogue avec la Russie ont en même temps été lancés.

     

    L’un d’eux date d’il y a plus d’un an et concerne la Syrie. L’autre a été émis cette année dans le cadre de la crise ukrainienne.

     

    Puissent ces appels être entendus car la Russie n’a jamais été l’ennemie de l’Europe. Cette vision-là est insensée et mérite qu’on la combatte avant qu’il ne soit trop tard si ce ne l’est déjà. 


    http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html


     
     
  • "La Suisse par les Russes"... et par la Suisse

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    Il n'est pas inintéressant de lire différents compte-rendus de l'exposition qui vient de s'ouvrir au Château de Penthes, La Suisse par les Russes, regards artistiques et historiques, 1814-2014.*

    Le rappel du rôle déterminant joué par le Tsar Alexandre Ier pour garantir à la Suisse sa souveraineté est le plus souvent relevé par les journalistes, bien s'en faut.

    La précision selon laquelle l'exposition a été entièrement prise en charge par la Russie, est elle aussi mentionnée dans la plupart des articles publiés dans les grands quotidiens genevois, Le Temps, La Tribune de Genève et Le Courrier.

    Le fait que la Confédération Helvétique n'ait apporté aucun soutien quelconque à cet événement doit sans doute avoir des raisons que la raison ne connaît pas.

    Cependant, les conclusions -citées ci-dessous- des articles de nos trois grands quotidiens, donnent quelques pistes sur la perception bien peu neutre de cette non entrée en matière de la Suisse dans le cadre d'une manifestation culturelle qui, pourtant, la met à l'honneur.

    L’exposition (...) ne prend guère le risque de l’histoire récente. Célébrer des relations diplomatiques incite sans doute à l’être soi-même.  (Le Temps)

    Une opération qui redore l’image de ce pays, malmenée par l’actualité internationale.

    (La Tribune de Genève)

    Le parcours se conclut sur les exilés de l’après-Révolution (...). Pour les exilés de Vladimir Poutine, par contre, il faudra attendre le ­tricentenaire.

    (Le Courrier)

    http://www.penthes.ch/portfolio/la-suisse-par-les-russes-regards-artistiques-et-historiques-1814-2014/


  • Guerre ou Paix

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    On lit, ici et là, des pronostics sinon des analyses relatives à la situation en Ukraine et aux tensions qu'elles génère entre l'Occident et la Russie.

    A observer certains chantres en tous genres se lancer dans des prédictions qui ne reposent le plus souvent que sur des évaluations sans autre fondement que quelque approximation ou référence à L'Histoire, il semblerait judicieux de ne pas se substituer à qui décide de l'opportunité d'interventions militaires ou non.

    Ainsi, ce besoin de peindre le diable sur la muraille et d'annoncer une 3e guerre mondiale n'a pour effet que de créer un climat anxiogène et de bloquer tout autre approche réflexive et constructive.

    La situation actuelle en Ukraine est extrêmement préoccupante mais elle l'est de longue date!

    Avoir considéré les événements qui se sont déroulés l'hiver dernier sur le Maïdan de Kiev comme force de renouveau sinon de libération aurait dû susciter l'inquiétude plutôt que la liesse relayée par tant de médias.

    Mais non,  l'Occident s'est réjoui. A l'unisson ou presque, il a salué l'avènement futur de la démocratie. Le résultat est éloquent...

    Plus de 4.000 morts et près d'un million de réfugiés sans compter les blessés et autres victimes d'une guerre livrée au sein d'un pays désormais déchiré et exsangue.

    L'Occident a beau jeu de charger la Russie. Qui a-t-elle attaqué?


    http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un-message-a-lAssemblee-federale-8674/

     
     

  • Mistral gagnant

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    A l'heure où tant de pressions s'exercent sur la question du Mistral que la France devait livrer à la Russie, évoquer Renaud projette dans un autre monde.

    Sa chanson Mistral gagnant concerne une ancienne confiserie et ouvre un espace poétique, celui du passé, de l'enfance.

    Dans la situation de tensions qui prévaut autour du navire Mistral, il incombe désormais au Président Hollande de savoir ce que gagnera la France dans la décision qu'il prendra.

    Quelqu'elle soit, toutefois, le risque de perdre sur un plan ou un autre semble bel et bien réel. 

    Mistral gagnant, il semble donc bien qu'il n'appartienne qu'à Renaud de pouvoir le chanter...

     

    https://www.youtube.com/watch?v=XdjWMHAdYDU

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mistral_gagnant_(confiserie)

  • Elections des uns et des autres

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    Demain, dans l'est de l'Ukraine, auront lieu des élections.

    La population  appelée aux urnes est considérée par une bonne partie de l'Occident, comme rebelle, séparatiste, quand ce n'est pas carrément terroriste.

    Pour le seul fait d'avoir défendu ses terres aussi âprement qu'elles ont été convoitées par des intérêts qu'elle a considérés étrangers aux siens, cette partie de l'Ukraine a été mise au ban des accusés sans autre procès.

    Car enfin, qui ose encore croire à l'idéal tant évoqué de démocratie pour destituer Viktor Ianoukovich? 

    Lequel de nos médias a contribué à dénoncer les méthodes et les moyens qui ont permis de renverser ce président légitimement élu?

    Il ne s'agit pas ici de prendre parti pour les uns et contre les autres.

    Il s'agit d'appeler à une réflexion un peu moins orientée. 

    Car l'Occident, qu'il le veuille ou non, n'a pas la panacée de l'honnêteté et son obstination à démontrer le contraire dessert la démocratie qu'il se targue d'incarner.

    http://www.hebdo.ch/news/société/ukraine-à-donetsk-des-élections-rebelles-indispensables


  • Obama, la paix selon Nobel

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    Coupe du monde de football 2018, Mistral, qui ose encore ne pas céder aux pressions états-uniennes?

    Alors que Joseph Blatter a reconnu avoir été invité à annuler l'organisation de la Coupe du Monde de football 2018 en Russie*, voici que la France est mise au défi de renoncer à la livraison annoncée de son navire de guerre à la Russie.

    On l'a bien compris, la Russie est l'ennemie de la démocratie et sème le chaos en Ukraine sinon dans le monde entier. 

    Fort de son titre de nobélisé de la paix, Obama sait de quoi il parle.

    Jusqu'où ira cette tartufferie?

    S'il existe des esprits critiques pour ne pas s'y laisser prendre, force est de constater que leur marge de manoeuvre apparaît vite réduite.

    Alors que tant de voies s'ouvraient pour négocier, l'administration d'Obama a persisté à imposer ses vues à un Occident, qui de frileux, risque bel et bien d'avoir froid cet hiver.

     http://www.lenouvelliste.ch/fr/nosdossiers/crise-en-ukraine/articles/pas-d-accord-entre-kiev-et-moscou-sur-le-gaz-2884-1366257

    * http://www.24heures.ch/sports/actu/fifa-soutient-inconditionnellement-russie/story/26163888?track

     

  • Bruxelles, le 2 octobre 2014

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    Quand un représentant de la droite souverainiste polonaise s'en prend à un représentant de la droite souverainiste française, on découvre combien les valeurs dites partagées s'offrent soudain opportunes à rappeler.

    Dans un contexte international tendu, la lettre ouverte adressée par Marek Jurek à Philippe de Villiers n'a d'autre intérêt que la démarche.

    Car c'est l'usage fait par le député polonais de références communes qui apparaît avant tout.

    Ainsi est-ce un rapport de force que tient à instaurer le député polonais et non un rappel de valeurs.

    Au nom du rassemblement prôné, c'est l'affirmation d'un pouvoir qui s'affiche.

    On sait l'amour que voue la Pologne à la Russie, on comprend le rappel à l'ordre lancé à Philippe de Villiers par Marek Jurek.

    Les commentaires qui suivent la publication de cette lettre ouverte sur le site des Nouvelles de France sont à lire, eux aussi:

    http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/11-10-2014/ukraine-lettre-ouverte-du-depute-souverainiste-et-pro-vie-polonais-marek-jurek-a-philippe-de-villiers#.VDpQrr4fXe0

     

  • 84 ans, une vie

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    Mardi, elle partira.

    Elle s'est résignée à quitter sa petite datcha.

    Elle passera l'hiver chez des parents, dans un pays voisin de l'Ukraine.

    Elle a travaillé toute sa vie dans cette région de Dniepropetrovsk.

    Désormais, tous les courriers officiels et administratifs adressés à ses habitants sont en ukrainien.

    Elle est russophone, âgée de 84 ans, elle n'a jamais parlé ukrainien.

    On lui a traduit une circulaire reçue de l'administration qui prévient que la température dans les appartements et les maisons, cet hiver, ne dépasserait pas quatorze degrés.

    Elle n'a pas eu envie, pour autant de quitter son foyer. Elle y a trop de souvenirs.

    Mais quatorze degrés à l'intérieur, quand à l'extérieur, la température peut descendre jusqu'à moins vingt degrés...

    Mardi, on viendra la chercher pour l'accompagner chez des parents qui l'accueilleront.

    Elle y restera le temps nécessaire.

    A qui, à quoi?

    https://www.youtube.com/watch?v=e_DTCcRULCM

  • Ukraine la paix menacée

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    Et voici que les hostilités risquent bel et bien de reprendre entre l'Ukraine et la Russie.

    Alors qu'un espoir de paix était né avec la signature d'un cessez-le-feu entre les parties en lutte dans l'Est de l'Ukraine, le président Poroshenko annonce la ratification d'un accord politique et commercial d'association avec l'Union Européenne.

    La signature de cet accord est d'emblée annoncé par le président ukrainien comme moment historique pour le pays.

    Petro Pososhenko s'est exprimé en anglais. Il a encore précisé une certitude, le pays va être plus démocratique et aura davantage de libertés.

    Mieux, il espère un statut spécial auprès de l'OTAN.

    Et bien sûr, dans la foulée, il promet le retour de la Crimée dans le giron de l'Ukraine.

    Il sera accueilli!

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/07/27/он-не-сможет-il-ne-pourra-pas-258268.html

    Autant dire que la situation n'est pas près de s'apaiser.

    Et comme toujours, on accusera la Russie.

    Mais qui a agressé qui?

    Qui a tiré sur son propre peuple?

    Et qui a bafoué les règles du droit international en piétinant l'accord signé en février 2014?

    Petit rappel en images ici pour qui a la mémoire courte:


    http://www.itele.fr/monde/video/accord-signe-entre-ianoukovitch-et-lopposition-73261

     

  • Suisse-Ukraine, le titre et les cendres

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    L'article date du 5 mars 2014.

    Son intitulé est en allemand, il émane du très sélect hebdomadaire suisse Handelszeitung.

    De référence internationale, tant dans les milieux économiques que dans ceux de la finance, quand ce journal titre: 

    Schweizer Oligarch wird Gouverneur in der Ukraine,* 

    on est en droit de s'interroger.

    D'abord sur l'image donnée de ce Suisse, ensuite de celle de la Suisse et de sa manière d'appliquer le concept de neutralité. 

    Plus personne n'ignore, désormais, comment cet oligarque suisse* entend régler le sort de la population du Donbass dans l'est de l'Ukraine.

    Et qui n'en aurait encore aucune idée, voici de quoi lui en donner:  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-abattre.html

    A l'heure où la Suisse ne semble pas avoir épuisé l'ensemble des atouts qui la caractérisent, à l'heure où la Suisse préside l'OSCE, à l'heure où la Suisse célèbre le bicentenaire de ses relations diplomatiques avec la Russie, comment intègre-t-elle à son image, celle de ce Suisse qui gouverne en Ukraine?

    http://www.handelszeitung.ch/politik/schweizer-oligarch-wird-gouverneur-der-ukraine-576978


  • За что? Pourquoi?

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    Le 19:30 de la Radio Télévision Suisse romande de ce 1er septembre montre la rentrée des classes dans l'Est de l'Ukraine.*

    Après divers témoignages recueillis, l'un d'eux évoque les tirs qui durent depuis le 7 août.

    La personne qui en parle, pleure. Il s'agit d'une femme russophone.

    Ses propos sont traduits par l'interprète du reportage. Mais lorsque cette femme, après avoir dit qu'on tirait, qu'on tuait, demande "за что" "pourquoi", l'interprète reste silencieuse.

    Détail? Non.

    Car ce "pourquoi" est LA question qui hante les habitants de cette région.

    Je le sais de diverses de personnes qui ont des parents encore sur place ou qui se sont rendues dans cette province gouvernée par un résident genevois**

    Tel est bien le drame qui se joue là-bas. Les habitants ne comprennent rien de ce qui leur arrive. Leur seule force, disent-ils, est qu'ils ont été habitués à vivre dans la pauvreté.

    Pour qui a cru au Maïdan, la réalité est là. Plus crue encore tandis que les obus démocratiques de Kiev brûlent les terres et déciment les familles.

     

    http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/6108842-ukraine-la-rentree-des-classes-est-placee-sous-la-menace-de-la-guerre-dans-certaines-villes.html

     
    ** http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-abattre.html
  • La Russie comme on l'aime

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    Dans un article paru dans Le Temps de ce 26 août, Monsieur François Nordmann ose une analyse qualifiée de moins frileuse que celle que livre le Président suisse, Didier Burkhalter de la crise ukrainienne.

    Avec tout le respect que l’on peut porter à la carrière de Monsieur François Nordmann*, on eût attendu mieux de sa perception de la Russie.

    L'envisager  en pays agresseur, alors que Monsieur Joe Biden et tant d'autres Américains et Européens à sa suite se sont précipités en Ukraine pour y destituer le Président Ianoukovich au nom de la démocratie, est une manière de considérer la situation.
     
    Le problème est que la démocratie en Ukraine a fait des milliers de morts et débouché sur une situation humanitaire catastrophique.
     
    Il n'en demeure pas moins que Monsieur Nordmann qualifie le discours russe d'"impérial" et considère que la Russie a commis un "acte d'agression" envers l'Ukraine.
     
    De même voit-il la Crimée victime dudit "acte d'agression". 
     
    Pareille considération de la situation ne peut qu'être le fait d'une russophobie patentée. Ce sentiment ne date certes pas d'hier mais qui honore-t-il?
     
     
    * http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Nordmann
     
  • Ukraine, le défilé de Donetsk

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    Voici que l'on commente ici ou là, le défilé dans l'Est de l'Ukraine où des "séparatistes pro-Russes" -selon la rhétorique occidentale- ont exhibé leurs prisonniers.

    Rappeler tel ou tel accord ou autre Convention de Genève ou d'ailleurs pour juger, choque autant que l'image de ce défilé.

    Pourquoi?

    Parce que depuis des mois et des mois, aucun media occidental ou si peu, ne s'est ému des civils qui sont tombés par milliers sous les bombes du gouvernement de Kiev aidé de milices privées financées, entre autre, par un résident genevois.*

    Qui a osé interroger les accords ou les conventions de Genève et d'ailleurs sur le droit de tuer en toute impunité?

    Qui a rappelé ces accords ou autres conventions de Genève après le massacre d'Odessa?

    Que a brandi un accord ou une convention quelconque pour réagir au génocide perpétré contre les Russophones de l'est de l'Ukraine?

    Le seul constat livré par les images de ce défilé, décrié par certains, est que la violence a engendré la violence.

    * http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/03/lettre-ouverte-aux-autorites-genevoises.html

    Sujet publié en page 13 de l'édition papier de "La Tribune de Genève" du 27 août 2014 
     
  • Triste ministre

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    http://rawwscoop.com/2014/03/02/in-ukraine-fascists-oligarchs-and-western-expansion-are-at-the-heart-of-the-crisis/

     

    Il a osé parler de la situation humanitaire en Ukraine.

    Il a même osé la qualifier de "catastrophique".

    http://fr.ria.ru/world/20140820/202209625.html 

     "Il", c'est Laurent Fabius, le ministre des Affaires Etrangères de la France.

    Le même qui s'est toujours tant soucié du sort de l'Ukraine, victime du Président cependant légitimement élu, Victor Ianoukovich.

    Le 23 février dernier, dans ce sujet, 

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/02/23/ukraine-entre-joie-cynique-et-faillite.html

    je questionnais l'information livrée quant aux véritables enjeux de la situation.

    Et je concluais ainsi:

    Or c'est le peuple ukrainien lui-même qui va être en première ligne des conséquences de ces cris de victoire sinon de joie lancés après de tels reportages que celui que diffuse la RTS.

     

    Merci, Monsieur Fabius. 

      

     
  • Ukraine, découverte inédite

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    L'Ukraine a reconnu que le convoi humanitaire envoyé par la Russie en aide aux populations du Donbass dans l'est du pays était bel et bien...de l'aide humanitaire.

    Depuis le temps que dure ce très mauvais feuilleton, on aura tout lu. Surtout la haute considération que l'Occident porte à la Russie.

    Soupçonner tout et son contraire à propos de ce convoi est vraiment prendre les responsables russes pour des abrutis finis.

    Comme s'ils n'avaient pas anticipé le raisonnement occidental. Comme s'il allaient entrer dans une telle tartufferie alors que des vies sont en jeu sinon déjà disparues.

    Le comportement de Kiev et de ses alliés américano-européens bafoue tout sens de la dignité humaine.

    Après cela, ces mêmes cyniques osent donner des leçons de morale et de bonne conduite au reste du monde?

    Aucun cirque n'engagerait de tels pantins...

     

    http://fr.ria.ru/presse_russe/20140818/202175712.html

    http://www.20minutes.fr/monde/1427487-russie-prete-envoyer-convoi-humanitaire-ukraine
     
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140812trib000844109/un-convoi-humanitaire-russe-en-ukraine-sans-escorte-militaire-une-couverture-fabius.html


  • Ukraine, tristes trophées

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    Il n'y a pas si longtemps, le "rêve américain" rivalisait avec "l'avenir radieux".

    Deux aspirations aux contours variés, deux modes de vie qui ont porté autant d'espoirs que de déconvenues..

    Au nom de la "démocratie", l'hiver dernier à Kiev, le Maydan s'est enflammé.

    Un Occident plus prompt que son ombre s'y est mobilisé et y a scandé sa volonté.

    Pour l'heure, c'est au cauchemar qu'a droit l'Est de l'Ukraine.

    Mais les coupables ont dores et déjà été désignés, les sanctions sont tombées.

    Ce scénario serait grotesque si n'y étaient associées tant de vies humaines.

    Tristes trophées d'une démocratie qui n'en porte que le nom, hommage leur soit rendu ici. 


  • Qui menace les Etats-Unis?

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    Qui menace les Etats-Unis?

    C'est Mikhaïl Gorbachev qui avait posé la question lors d'une interview qu'il avait accordée en septembre 2013 à Darius Rochebin, journaliste vedette de la RTS.*

    Et maintenant, dans le cadre de la crise ukrainienne, qui menace qui, tandis que des centaines de milliers de réfugiés affluent en Russie?

    L'est de l'Ukraine est bombardé depuis des mois pas les forces loyalistes de Kiev.

    Pendant ce temps-là, des gouvernants occidentaux s'excitent autour de sanctions à adopter à l'encontre d'une  Russie considérée de plus en plus comme l'ennemie à abattre.

    Le 13 août prochain, les dénommés " 7 Sages" du gouvernement suisse se prononceront sur les mesures à adopter ou non vis-à-vis de la Russie.

    Que l'esprit de réflexion domine leur décision, c'est ce que leur souhaitent bien des citoyens ou autres "habitants" de la Suisse, pour reprendre la formulation du Président Didier Burkhalter lors de sa célébration de la Fête Nationale du 1er août dernier.

     

    * http://www.rts.ch/info/monde/5177337-pour-mikhail-gorbatchev-intervenir-en-syrie-sera-une-erreur-plus-grande-qu-en-irak.html


  • Monsieur le Président, où est la neutralité de la Suisse?

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    A l'occasion de la Fête Nationale suisse, le Président de la Confédération a accordé une interview à Pierre-Oliver Volet, journaliste de la RTS.

    Après avoir expliqué comment il allait célébrer ce 1er août et pourquoi il tenait à s’adresser aux "habitants" de la Suisse et non à ses "concitoyens", le Président Burkhalter répond aux questions du journaliste qui lui demande ce qu'il dirait à différentes personnalités politiques dont Vladimir Poutine.

    Le Président suisse maîtrise le lexique, force est de constater les choix qu'il opère pour s'exprimer. A cet égard,on se souvient de ce "Cher collègue" par lequel il s'était adressé au président russe qui l'avait invité au Kremlin en mai dernier.

    Mais pour ce qui est de la neutralité que le tsar Alexandre Ier, l’un des signataires du Traité de Vienne, a accordée à la Suisse comme garantie de sa souveraineté, on aurait été heureux d’en voir rappelé le sens.

    Or rien ne l'indique dans la réponse que Didier Burkhalter apporte à la question que lui pose le journaliste au sujet du président russe.

     
    http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/6038701-1er-aout-didier-burkhalter-s-exprime-sur-les-defis-politiques-de-la-suisse.html

  • Russie, l'Occident aux abois

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    - Ouverture, ce 31 juillet 2014, d'une enquête publique sur la mort de Litvinenko, opposant russe empoisonné au polonium à Londres en 2006,

    Lourdes sanctions économiques prises par l'Union Européenne et par les Etats-Unis à l'encontre de la Russie,

    - 50 milliards de dollars d'amende infligée à la Russie pour indemniser les actionnaires du groupe pétrolier Ioukos, aujourd'hui démantelé et autrefois fondé par Mikhaïl Khodorkovski,

     - 250 millions d'euros exigés du Kremlin par le groupe punk Pussy Riot à titre de dommages et intérêts,

    - Initiative visant à retirer à la Russie l'organisation de la Coupe du Monde de football de 2018

    On attend la suite...

    Pour l'heure, force est de constater que cet acharnement à l'encontre de la Russie semble de moins en moins faire l'unanimité en Occident.

    Des personnalités de tous bords dénoncent une attitude irresponsable de la part de ce qui s'auto-proclame "communauté internationale".

    Puissent ces voix être entendues avant de se figer en chant du cygne.

     

    Sujet publié en page 16 de l'édition papier de "La Tribune de Genève" du 7 août 2014 

  • Он не сможет - Il ne pourra pas

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                                                Traduction: Premier café russe en Crimée russe


    A Simferopol,de toutes les personnes auxquelles j'ai parlé de l'intention du Président ukrainien, Petro Poroshenko, de récupérer la Crimée, pas une seule n'a eu d'autre réponse, oн не сможет- il ne pourra pas.

    Et inutile de solliciter des arguments à l'appui,  oн не сможет- il ne pourra pas, est répété en boucle à tout autre demande de précision.

    On y lit la fierté et la détermination autant que la joie d'être redevenu russe. Partout elle s'affiche. 

    Certes, les tensions avec les Tatares existent et je les ai constatées. Or c'est bien elles que Kiev risque d'exploiter pour atteindre son but.

    Que celui-ci favorise une guerre civile ne saura qu'ajouter du sang à celui qui inonde déjà l'est de l'Ukraine. Mais que ne ferait-on pour la démocratie? Les médias nous le rappellent chaque jour.

    A l'envi et ad nauseam. 

                                   

  • "Le Monde", l'immonde

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    A Varsovie, le 14 juillet. Alik Keplicz/AP photo publiée par "Le Monde" de ce 24 juillet 2014

     

    L'arrogance de l'Union Européenne vis-à-vis de la Russie aurait pu friser le ridicule si elle n'avait été et n'était encore liée à tant d'événements aussi tragiques que ceux qui se déroulent en Ukraine.

    De retour de Simferopol et de Moscou, j'ai mesuré une fois de plus combien l'Occident s'égare dans sa manière de traiter la Russie.

    La posture prise par la plus grande partie de la classe politique et médiatique occidentale dénote un ethnocentrisme qui va bien au-delà, désormais, de sa seule inculture.

    Sa déconsidération ostensible de la Russie prend, en effet, une dimension criminelle dès lors qu'elle encourage un parti pris mensonger et falsificateur.

    Mais que l'Union Européenne poursuive la voie tracée par ses alliés états-uniens et ce n'est plus la Russie de Poutine qui lui répondra.

    C'est la Russie elle-même.

     

  • MH17, performance médiatique

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    Le Figaro relate une tribune accordée par une des Pussy Riot, ces punks russes qui ont fait la une des médias - occidentaux surtout- pour leur prestation diversement appréciée dans la Cathédrale St Sauveur de Moscou en février 2012.

    Certes, le grand quotidien français met en perspective les propos tenus par Masha Alekhina et en relativise le crédit.

    Il est toutefois remarquable que cet autre grand quotidien qu'est The Guardian ouvre ses colonnes à la jeune femme.

    L'information, en l'occurrence, est susceptible de se lire à plusieurs niveaux. A chaque lectrice et à chaque lecteur de choisir le sien.

    Le Figaro a relayé et mit quelques bémols à cette nouvelle performance punk.

    http://www.lefigaro.fr/culture/2014/07/21/03004-20140721ARTFIG00114-vol-mh17-une-pussy-riot-denonce-le-mensonge-des-dirigeants.php

     

     

     
  • "Pourquoi est-ce que notre président assassine notre propre peuple?"

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    Tels sont les propos recueillis par un photographe américain en reportage à Donetsk, dans l'Est de l'Ukraine.*

    Que fait Porochenko, pourquoi est-ce qu'il nous tue? 

    Et que font nos médias? Pourquoi ne considèrent-ils pas ces faits?

    Depuis le massacre perpétré à Odessa dans la maison des syndicats, bien des observateurs ont compris combien était flagrante la différence de traitement des victimes par la plupart des médias occidentaux. La Suisse ne fait pas exception.

    Et pourtant, ce pays est en charge de la présidence de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). 

    Non seulement la Suisse se devrait de respecter la neutralité qui la fonde mais encore, de tenir son rôle et d'informer comme il se doit.

    S'il arrive à la RTS de produire des reportages plus ou moins objectifs sur ce qui se passe dans l'est de l'Ukraine, force est de constater que la majorité des informations sont orientées et cachent mal l'obstination à viser la Russie.

    Ce fait n'échappe pas à qui commente ici et là dans les forum ou autres réseaux sociaux et c'est tant mieux.

    Car ni la Suisse ni l'Occident ne se résument encore à l'image dominante qu'en renvoient leurs médias. 

     

    *  http://www.lecourrierderussie.com/2014/07/ukraine-americain-bombardements-civils/?utm_source=sidebar%20utm_medium=link%20utm_campaign=mostread

  • Ukraine, démocratie d'un génocide

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    Ce qui se passe dans l'Est de l'Ukraine est déjà évoqué comme un génocide.

    Bombardements sur des civils, villes bientôt totalement détruites obligent des centaines de milliers de réfugiés à quitter leur pays pour la Russie. 

    Celle-ci, d'ailleurs, appelle les pays voisins de l'Ukraine à se mobiliser pour accueillir des réfugiés:

    http://fr.ria.ru/world/20140703/201712343.html

    Pendant ce temps-là, la plupart sinon tous les médias occidentaux persistent à user de rhétorique et à traiter de "rebelle" et de "séparatiste" une population locale soucieuse de défendre son sol, ses valeurs et et ses richesses.

    Or à force d'être bombardée, qui plus est, à l'arme chimique, cette population risque bel et bien de disparaître.

    Est-cela que visaient les promesses d'avenir radieux et démocratique scandées par la classe politique européiste venue en grand renfort soutenir les rêveurs pacifistes du Maïdan? 

     

    Sujet paru en page 16 de l'édition papier de La Tribune de Genève de ce 11 juillet 2014


  • "Nous sommes dans votre lit...

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    ...Chère Europe, si vous pensez que nous sommes corrompus, n'aimeriez-vous pas savoir qui nous sommes et qui nous paie, ainsi que les faveurs que nous aimerions obtenir de vous?"

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    C'est Craig Holman qui s'exprime ainsi. Craig Holman a porté la réforme du lobbying aux Etats-Unis.

    Celle-ci  ne s'est toutefois pas réalisée en deux temps trois mouvements. Elle a nécessité une soixantaine d'années pour parvenir à sa version actuelle.

    En 1996, l'Union Européenne a elle aussi adopté des mesures visant à encadrer les activités de lobbying. Cependant, elle y a procédé en s'inspirant du Lobbying Dsiclosure Act mais pas tel que modifié ces dernières années par le Congrès Américain.

    C'est ainsi que des études comparatives récentes indiquent que la réglementation européenne est bien moins contraignante que celle des Etats-Unis.

    En effet, l'inscription au registre des lobbyistes introduite dans l'UE est volontaire et ne s'applique qu'à la Commission.

    Aux Etats-Unis, au contraire, l'inscription des lobbyistes est obligatoire et couvre aussi bien les instances exécutives que législatives. 

    L'Union Européenne ne dispose dès lors d'aucun mécanisme de mise en force ni de surveillance.

    Certes, des associations et autres collectifs se mobilisent pour imposer la transparence dans les activités des lobbyistes.

    Y parviendront-elles?

    Sur le sujet, à voir ou à revoir ce documentaire qui avait été diffusé en 2012 sur ARTE:

    https://www.youtube.com/watch?v=dRgBEyPjzSc
  • Genève, le Donbass et les autres

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    On se réjouit ici et là des accords signés à Genève entre les Occidentaux, Kiev et Moscou, ce 17 avril, soit.

    Mais qu'en sera-t-il dans les faits quand on sait que Ioulia Timochenko, candidate à l'élection présidentielle du 25 mai prochain, demande l'aide militaire des Etats-Unis? 

    http://french.ruvr.ru/news/2014_04_18/Ukraine-Timochenko-demande-laide-militaire-des-Etats-Unis-5589/

    Et qu'en sera-t-il encore quand on sait aussi que l'Ukraine entend récupérer la Crimée comme l'a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères par intérim, Andrï Dechtchitsa? 

    http://french.ruvr.ru/news/2014_04_18/LUkraine-entend-recuperer-la-Crimee-par-des-moyens-politiques-7502/

    Dans ce sens, les protestataires du Sud-Est de l'Ukraine ont de quoi maintenir leur résistance et rappeler comment le pouvoir a été pris à Kiev et par qui.

    Pour qui souhaite comprendre en quoi consiste le sens de leur détermination, il faut lire cet article:

    http://www.lecourrierderussie.com/2014/04/donbass-hommes-est/