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  • La Russie et la ferveur d'Arte

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    Pour la énième fois, la chaîne de télévision Arte s'est penchée sur le sort de la Russie et du taux d'alcoolisme qu'elle présente.

    Les précédentes émissions sur le sujet n'ont pourtant pas manqué.

    Il semble cependant que le clou doive être enfoncé au point de négliger la redite.

    Selon une étude publiée le 13 mai 2014 sur le site Slate, l'Ukraine ou la Biélorussie ont des niveaux similaires de consommation d'alcool.

    http://www.slate.fr/monde/86975/carte-pays-alcool-monde

    L'insistance avec laquelle la chaîne publique culturelle et européenne se focalise sur la seule Russie pour traiter de l'alcoolisme relèverait presque de l'obsession.

    Elle interroge, en tous les cas, la programmation d'une chaîne qui se présente comme favorisant la compréhension et le rapprochement des peuples en Europe.

     

     

  • Ces "terroristes" qui se recueillent

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                                                        http://denyaleto.livejournal.com/90374.html

     

    Donetsk, dans le Donbass, au Sud-Est de l'Ukraine encore en guerre, a rendu hommage aux victimes des actes terroristes qui ont frappé Paris.

    Le lieu où se sont recueillis les habitants de la ville ne relève d'aucun hasard.

    Il s'agit de l'hôtel Park Inn où séjournent les représentants de l'OSCE.

    Cet hôtel Park Inn est le seul endroit qui abrite une représentation internationale au sein de la République populaire de Donetsk.

    Les étudiants et les habitants de la ville ont tenu à rester jusque tard dans la nuit pour exprimer soutien, voeux et pensées à Paris et à la France.

    Cette noblesse de coeur, d'âme et d'esprit soit entendue!

     

  • Abus mensongers et criminels

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    Nouvelle référence pour l'Occident, la lauréate du prix Nobel de littérature, pas moins que les médias qui lui tendent leur micro, ne boudent leur plaisir de dire autant de bien de la Russie que de son Président.

    Voici que Svetlana Alexievitch met en garde contre le nationalisme russe, selon TV5Monde qui titre ainsi l'article paru sur son site ce 11 novembre 2015.

    Plus loin, l'écrivain de poursuivre: nous savons que tout nationalisme mène au fascisme. C'est le plus dangereux.

    Il faut lire de toute urgence l'ouvrage que Jean Geronimo a consacré à l'Ukraine et le recommander aux inconditionnels de Madame Alexievitch si tant est que leur curiosité les porte vers la lecture de cet essai.

    Précis, documenté et pointu, le livre de ce Docteur en économie qui enseigne à l'Université Pierre Mendès-France de Grenoble est à l'image de son sous-titre, une bombe géopolitique, au coeur de la Guerre tiède.

    Alors on comprendra ce que nationalisme et fascisme impliquent. Alors on saura qui est nationaliste et qui, fasciste.

    Il est grand temps que cesse cette désinformation organisée contre la Russie.

    Car ce n'est pas ce vaste pays qui aura à en pâtir mais bel et bien cet Occident qui abuse de la confiance de ses peuples.

    La guerre en Ukraine n'a-t-elle pas déjà fait assez de victimes?

    Le mensonge qui l'a permise, Jean Géronimo nous en fournit les preuves tout au long de son ouvrage paru en août 2015 aux éditions SIGEST.

     

  • Ainsi naît la calomnie

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    A lire le propos déposé en anglais sur mon précédent sujet de blog*, j'apprends que par le fait d'avoir déclaré aimer la Russie, je travaillais pour une entreprise qui tue: 

    The tags in your blog "Russie Poutine Ukraine Syrie" are the best evidence that you are consistently working in the niche that you've chosen. It's like working for a tobacco company, you know you are promoting a product that kills people, but you keep working.

    La suite est à l'avenant:

    it's not a ballet, art or literature that you'are passionate about in your blog. It's politics. Poutine's Russia.

    Cette manière binaire d'envisager la Russie, on y a aussi eu droit lors de la conférence de presse tenue par Svetlana Alexievitch, lauréate du Prix Nobel de littérature 2015 :

    J'aime le monde russe, bon et humaniste, devant lequel tout le monde s’incline, celui du ballet et de la musique» (...) mais je n'aime pas cette Russie qui en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass.

    C'est pour avoir pointé cette dérive outrageante dans la lettre ouverte que j'ai adressée à Svetlana Alexievitch, que j'ai désormais l'honneur de recevoir ce genre d'interventions sur mon blog qui m'apprennent que: where politics starts, there ends the writer. 

    Et cette commentatrice avisée de conclure en guise d'avertissement:

    And don't expect to get away with it clean and clear... From the moment you aspire to become an opinion leader you contribute to bloodshed in one way or another.

    Elle a donc décidé du sens de mes aspirations, décidé de la nature de mes actions, elle sait ce qu'il en est, ainsi naît la calomnie.

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/11/02/mise-au-point.html
     
  • Une voix de Russie

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    C'est d'entente avec Arkadij Beinenson que je publie, ci-après, son texte.

                                                                          

    En Russie, la popularité rencontrée par la lettre ouverte qu'Hélène Richard-Favre a adressée à Svetlana Alexievitch, semble aussi avoir été due à ma participation en tant que traducteur et journaliste qui l'a publiée sur le site de Baltnews.ee

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/10/10/lettre-ouverte.html

     

    http://baltnews.ee/mir/20151012/1014162478.html

     

    La grande résonance que cette lettre ouverte a connue, également en dehors de la Russie, m’a décidé à écrire ce qui suit.

     

    A la lecture des commentaires déposés sous la lettre d’Hélène, je constate un certain manque de compréhension de ce qu’est la Russie contemporaine. De même, m’apparaît discutable, le jugement porté sur les événements qui se déroulent dans le pays et dans le monde entier par les Russes eux-mêmes.

     

    Ce manque de compréhension de la Russie contemporaine est dû à la présentation qu’en font les médias occidentaux. Les Russes y apparaissent comme très agressifs, adorant aveuglément Poutine, ne voulant rien savoir d’autres points de vue, nostalgiques des temps de Staline et voulant convaincre l’Ukraine et l’Occident. 

     

    Je tiens à souligner, ici, que je suis né dans une famille de dissidents moscovites qui écoutaient la « Voix de l’Amérique » et la radio « Svoboda (La Liberté) ». La majorité de ce que que beaucoup de gens n’ont su qu’après 1991, moi, j’en entendais parler à la maison en jouant dans notre cuisine.

     

    Et ce que j’entends maintenant me rappelle bien des choses entendues à la radio à la maison de mes parents. Cela veut-il dire que la Russie est en train de se construire une nouvelle Union Soviétique? Cela indique-t-il que l’Occident doit utiliser les mêmes expressions qu’autrefois?

     

    Non. Et cette lettre en est la meilleure preuve car je n’aurais jamais eu la possibilité de la publier du temps de l’époque soviétique.

     

    La Russie s’engage davantage dans l’arène géopolitique internationale que ces vingt dernières années. Mais cela signifie-t-il qu’on veut une autre guerre froide? Absolument pas. On veut que la Russie et son opinion soient prises en considération quand les pouvoirs internationaux prennent des décisions dans les domaines qui peuvent avoir des conséquences pour notre pays.

     

    Surtout, on veut être entendu dans le cadre des conflits du Proche-Orient et dans ceux de notre voisin ukrainien. Et on veut d’autant plus que notre opinion soit prise en considération que les soldats soviétiques ont sacrifié leur vie pour libérer l’Europe du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

     

    Oui, tous les habitants de l’ex-Union Soviétique (y compris les Ukrainiens, les Juifs et les Asiatiques) sont fiers de la victoire de l’Union Soviétique qui était dirigée par Staline en ces temps. Mais cela ne signifie absolument pas que les Russes souhaitent d’autres dictateurs et des répressions. En même temps, on ne veut pas être mis au même niveau que l’Allemagne fasciste.

     

    Oui, beaucoup de gens en Russie ont voté en faveur de la politique de Poutine mais ça ne veut pas dire qu’on en fait un dieu. Non, il y a plein de gens qui ne sont pas d’accord avec sa politique et qui exigent des changements. Mais des changements et non pas une révolution. Je vous assure qu’on a une bonne mémoire.

     

    On était très surpris que les participants du Maïdan nous aient reproché de ne pas avoir construit d’Etat européen durant ces vingt-trois dernières années. Mais ça ne peut pas se traduire par la joie ressentie à voir des gens mourir! 

     

    Beaucoup de Russes ont de la famille en Ukraine (moi personnellement je suis à moitié ukrainien) et on est très inquiets de ce qui se déroule dans le pays. 

     

    Oui, les hommes politiques russes utilisent un vocabulaire fort en parlant avec leurs collègues internationaux. Mais cela veut-il dire qu’on déteste l’Occident et notamment l’Europe? Pas du tout. On aime la culture classique de l’Europe et on n’oublie pas l’impact qu’elle a eu sur notre culture. Et on est toujours très heureux de voir des visiteurs européens dans notre pays.

     

    En conclusion, je voudrais dire et même souligner que les Russes sont terrorisés à la seule idée d’une guerre car chaque famille garde des souvenirs horribles de la seconde guerre mondiale. Et quoi qu’il se passe entre la Russie et les pays de l’Occident, on ne veut pas que les choses prennent une tournure que nos descendants aient à regretter.

     

    Arkadij Beinenson, journaliste russe

     

     

  • La poignée de mains qui fâche

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    Voici pour qui voudrait savoir comment se passe l'avancée des relations entre la Russie et l'Ukraine.

    Voici qui devrait plutôt apaiser que dresser encore et encore des murs de haine entre deux pays voisins.

    Voici que laisse un espoir.

    Voici qui, en même temps, révèle comment se comportent les plus radicaux en Ukraine.

    A lire ici:

    http://fr.sputniknews.com/international/20151019/1018923591/ukraine-propagande-medias.html#ixzz3p0J1FkG9
     
  • Dialogue Occident-Russie, le gâchis récompensé

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    Cette video dure 24 secondes.

    On y découvre toute l'estime que ce Président démocrate porte à son peuple:

    https://www.youtube.com/watch?v=ZYoOCz65KY8&app=desktop%20

    Madame Svetlana Alexiévitch, récemment nobélisée de littérature, a-t-elle seulement eu connaissance de ce qu'est la démocratie en Ukraine?

    Cette démocratie compte plus de 8'000 morts désormais.

    Cette démocratie a déjà jeté sur les routes plus d' 1 million de réfugiés.

    Et la terre qui les a accueillis, ces réfugiés, cette terre est celle de 86% de Russes que Madame Alexiévitch outrage.

    L'offense ne grandit ni n'honore qui la profère et le talent récompensé n'y change rien.

      

  • Lettre ouverte

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    A Madame Svetlana Alexievitch, 

    Dans ce Donbass que vous avez évoqué lors de votre conférence de presse, Lilia, 24 ans, a eu la jambe gauche arrachée alors qu'elle s'est jetée sur son fils de 11 mois pour le protéger.

    Tous deux se trouvaient dans un bus soudain frappé par une bombe, Lilia a eu le réflexe de sauver la vie de son enfant.

    Ce cas, comme tant d'autres qui ont brisé familles et foyers du Donbass, a été le fait d'un gouvernement que l'Occident soutient.

    Je vous invite à découvrir cet article d'un journaliste français qui se trouve à Donetsk: 

    http://dnipress.com/fr/posts/lilia-24-ans-une-jambe-arrachee-elle-sauve-son-petit-garcon/

    Des cas comme celui de Lilia sont loin d'être uniques, vous n'êtes pas sans l'ignorer, j'ose l'espérer.

    Il va de soi aussi que l'on est parfois obligé de procéder à des choix de sujet à traiter. Vous avez opéré les vôtres qui ont su trouver leur public et l'honneur qui vient de leur être rendu.

    Mais vous qui déclarez faire de la lutte contre le mensonge le fer de lance de votre combat, comment pouvez-vous estimer que la Russie en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass?

    Madame, avec pareils propos, vous êtes non seulement dans le mensonge mais dans l'outrage.

     

    Avec respect,

                                  Hélène Richard-Favre

     

  • Svetlana Alexievitch, Nobel de littérature outrage la mémoire du Donbass

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    Le Nobel de littérature a été attribué.

    Il couronne Svetlana Alexievitch, écrivain et journaliste biélorusse.

    A lire l'article que lui consacre le Huffingtonpost, on comprend tout à fait que les idées politiques de cette écrivain rejoignent la plupart des standards occidentaux et bien leur en prenne, des goûts et des couleurs, on ne discutera pas ici.

    Mais quand on lit de cette Nobel de littérature que, je la cite, cette Russie en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass, non, là, c'est plus que de l'indécence ou de l'insulte. C'est un outrage lancé à la Russie et surtout à la mémoire de milliers de victimes qui n'ont jamais demandé à l'être.

    En arriver à exprimer de tels propos alors qu'on vient de se voir récompensé du prix le plus prestigieux qui soit, est inqualifiable. 

    http://www.huffingtonpost.fr/2015/10/08/svetlana-alexievitch-nobel-litterature-vladimir-poutine_n_8263178.html
     
     
  • Néo-nazis des uns et des autres

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    Admirable comme le journal Le Monde évoque le parti néo-nazi grec Aube dorée qui, selon sa correspondante à Athènes, tirerait profit de l'éparpillement de voix, après le résultat des législatives remportées par Alexis Tsipras.

    Si l'on songe au silence observé par ce même journal Le Monde quant au profit tiré par le parti néo-nazi en Ukraine, doit-on comprendre que les néo-nazis des uns n'ont rien à voir les néo-nazis des autres?

    Certes, Arseni Yatseniuk, Premier Ministre du Président Petro Poroshenko, est qualifié de libéral conservateur par Wikipedia. Si cette appellation suffit à effacer un passé, soit. 

    Il n'en demeure pas moins vrai que ce Premier Ministre a été photographié, en son temps peut-être révolu pour Le Monde et autres Wikipediaen train de faire le salut nazi.

    Alors, Aube dorée, en Grèce, serait-elle plus à craindre qu'un Premier Ministre reconverti par Wikipedia en libéral conservateur?

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/21/en-grece-les-neonazis-d-aube-doree-tirent-profit-de-l-eparpillement-des-voix_4765630_3214.html

     

     
  • Russie, "flotte ennemie"?

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    Dans les extraits de la conférence de presse tenue par George Friedman le 4 février dernier, entre autre aspects évoqués sur les stratégies à conduire pour garder la suprématie telle que la visent les Etats-Unis sur le reste du monde, il est question de flotte maritime.

    Après s'être réjoui du fait que, pour la première fois dans l'Histoire, un pays avait à lui seul le contrôle des océans et de préciser à cet égard que les Américains pouvaient envahir les peuples mais les peuples ne peuvent nous envahir, Monsieur Friedman explique que la meilleure façon de vaincre une flotte ennemie est de l'empêcher de se construire.

    Cherchez l'erreur... et les victimes collatérales de guerres menées contre les intérêts maritimes d'un pays auquel George Friedman, citant Pierre Lory, dit vouloir juste faire mal:

    https://www.youtube.com/watch?v=emCEfEYom4A
     
  • Petite soirée entre "terroristes"

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    Voici un récit poignant à découvrir ci-dessous.*

    L'actualité médiatique, tout occupée à suivre les diverses routes qu'empruntent les migrants et à en diffuser images et témoignages, ne retiendra sans doute pas comment ces jeunes entourent cet autre, inconnu pour la plupart d'entre eux.

    De telles soirées, a priori, en évoquent autant d'autres susceptibles de se dérouler ici ou là, pour peu qu'existe l'esprit de solidarité.

    Rien de particulier donc à cela, hormis le fait que de tels jeunes, dans nombre de nos médias, sont affublés de qualificatifs qui les rendent bien moins acceptables que l'ensemble de ceux qui nous nous arrivent de pays en guerre.

    Et pourtant, ces jeunes dont il est question ici, vivent chaque jour sous les obus dont les conventions de Genève interdisent l'utilisation contre des populations civiles, en témoigne l'illustration de ce sujet: 

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/06/09/ceci-n-est-pas-votre-guerre.html#comments

    Chaque jour, néanmoins, ces jeunes risquent leur vie et leur avenir qu'ils osent pourtant encore projeter.

    Même Micha, autour duquel tous se sont réunis, tandis que ces Européens si charismatiques aujourd'hui, n'ont pas ménagé de soutenir l'effort de guerre qui l'a amputé, lui, de ses deux jambes, d'un bras, de la vue et d'une partie de l'ouïe:

    http://tribulationsmoscou.blogspot.ch/2015/09/soiree-entre-terroristes-du-donbass.html
     
  • « Mais que fait l’Europe ? »

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    Laurent Brayard est un journaliste français, actuellement dans le Donbass, région du sud est de l'Ukraine. Il répond à quelques questions.

    Laurent, en quoi consiste exactement votre travail ?

    Mes activités sont diverses. Elles consistent en premier lieu à interviewer des victimes, blessées et /ou invalides de guerre, à mener des reportages sur le terrain près du front et à écrire des articles de presse, des analyses où je "détricote" la propagande occidentale. J'y mets en cause le lobbying ukrainien de France, les concussions à tous niveaux et les responsabilités criminelles de la France dans cette guerre.

    Sinon,  j’aide la Commission des Crimes de guerre à trouver des avocats en France pour qu’un jour puisse exister un tribunal international qui juge les coupables en Ukraine et ailleurs. Enfin, à mon petit niveau, j’essaie d’organiser de l’aide humanitaire. J’ai transporté du matériel médical offert par ma sœur, infirmière libérale et ici,  je donne de l’argent récolté en France pour les gens qui se trouvent dans une indigence totale.

    Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans ce que vous voyez chaque jour ?

    La dignité des gens. 

    Tout près du front, par exemple, j’ai vu une femme dont la maison était détruite et dont la mère était impotente. Cette femme s’occupait de son jardinet et de parterres de fleurs. Elle m’expliquait, en s’effondrant dans mes bras, qu’elle devait continuer malgré la guerre. Elle se demandait pourquoi on les tuait, eux, les gens du Donbass… 

    Dans le centre de Donetsk, je vois des gens qui vivent dans un confort paradoxal et sur le front, des milliers d’eux sont reclus dans les caves, avec des enfants. Ils sont pilonnés, ils n’ont ni eau, ni électricité, ni gaz. 

    Je vois des vieillards dans les ruines défoncées de leurs maisons, acquises à la sueur de leur front ou héritées de leurs pères qui les avaient eux-mêmes construites.  

    Je vois une grande misère et une immense détresse. Tous se demandent « Mais que fait l’Europe ? ».

    Quelle aide pourrions-nous apporter à ces populations ?

    Hélas c’est difficile, l’Occident bloque les comptes des activistes, même humanitaires. Les comptes des associations qui envoient de l’argent dans le Donbass sont tout simplement fermés, c’est terrible. 

    Quant au matériel médical ou humanitaire destiné à la population, l’Union Européenne fait son possible pour en saper la livraison. L’hiver dernier, nos grands médias tel Libération appelaient à envoyer de l’argent « pour l’aide humanitaire à l’armée ukrainienne ». Du jamais vu, de l’aide humanitaire à une armée ?

    Le mieux que les gens puissent faire est de réinformer à leur tour, d’aider les quelques associations humanitaires connectées avec la Russie, comme Vostok France Solidarité Donbass, association apolitique et purement humanitaire. 

    Il serait bien de pouvoir envoyer de l’argent aux activistes, ici, mais c’est impossible, l’Occident et l’Ukraine ont paralysé le système bancaire qui ne fonctionne plus dans le Donbass. Voilà la triste réalité.

    Merci, Laurent.

  • Au coeur de l'Europe

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    Cet enfant vit dans le Donbass.

    Le Donbass est cette région de l'Ukraine dont on dit qu'elle est tenue par des "rebelles" ou "Pro-Russes".

    La photo de cet enfant n'a pas fait le tour du web sinon du monde.

    Ses parents, s'il en a encore, n'ont traversé aucune mer à leurs risques et périls.

    Son avenir, cette Europe aux dirigeants si charismatique n'a sans doute pas le temps de s'en soucier, trop affairée qu'elle est, désormais, à accueillir d'autres victimes que lui.

    Et même, de cette Europe si démocratique, qu'en saura-t-il, un jour, cet enfant?

    Qu'elle a contribué à faire rêver ses aînés sur la Place du Maïdan?

    Qu'elle a favorisé le renversement d'un Président légitimement élu?

    Qu'elle soutient les agressions quotidiennes de l'armée ukrainienne dans le Donbass?

    Pour le reste, le Président Poroshenko s'est exprimé sur ce qu'il souhaite aux enfants du Donbass. Le sait-il seulement, cet enfant?

    A écouter ici: 

    https://www.youtube.com/watch?v=ZYoOCz65KY8&app=desktop 

     

  • Emotion sélective et culpabilisation

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    L'émotion sélective et la culpabilisation font bon ménage, en ce moment.

    Il suffit, pour cela, de découvrir comment sont traitées les personnes qui osent dénoncer l'usage sinon l'abus fait de la photo d'un enfant et de sa mort pour s'en convaincre.

    Cela se passe à côté de chez nous, entend-on dire de responsables politiques.

    Et la guerre qui a encore lieu en Ukraine et qui ajoute les enfants morts aux morts quand elle ne les jette pas sur les routes de l'exil, combien s'en émeuvent et brandissent de photos pour alerter l'opinion sinon pour viser encore et encore la Russie?

    Cela se passe à côté de chez nous, entonnent à l'unisson toutes celles et ceux qui se font l'écho de nobles pensées.

    Et à Paris, l'affichage censuré d'un concert en soutien aux Chrétiens d'Orient décapités, qui s'en est offusqué sinon la CHREDO qui a dû se saisir de la justice pour obtenir gain de cause?

    Et ce sont ces mêmes censeurs qui distribuent leurs bons et mauvais points à qui se joint ou non au cortège de suppliques et de soutiens aux victimes de guerres?

     

  • Les enfants-soldats, le cinéaste et la guerre de l'information

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    Lorsque la Crimée, dont il est originaire, est envahie par les forces russes, Oleg Sentsov rejoint sa ville de Simferopol. *

    Telle est la manière dont Stéphane Siohan pose le cadre de la situation en Crimée alors qu'il évoque l'arrestation et la condamnation d'un réalisateur ukrainien par la justice russe.

    La Crimée envahie par les forces russes, on ne compte plus les journalistes qui l'ont vue ainsi.

    Tandis qu'un referendum avait été organisé qui permettait aux citoyens de se prononcer sur le rattachement ou non de la Crimée à la Russie, inutile de rappeler comment celui-ci avait été commenté.

    On en trouve encore l'écho dans l'article de Stéphane Siohan qui relaie les propos du cinéaste selon lequel la Crimée aurait été illégalement annexée avant d'ajouter qu'il n'y aurait pas de fascistes en Ukraine. 

    Il serait intéressant de demander à l'auteur de cet article paru dans Le Temps,* ce qu'il en pense, lui qui a relayé sur son compte Twitter ce qui figure en illustration de ce sujet, à savoir l'ouverture, par la milice d'extrême droite du bataillon Azov, d'un camp d'entraînement pour enfants, camp géré par le ministère de l'Intérieur ukrainien.

    Guerre d'informations ou non, tout cela se passe tout près de chez nous et ne semble pas prêt de s'arrêter à en croire le tweet adressé au cinéaste par Petro Poroshenko:

     «Tiens bon, Oleg, le temps viendra où ceux qui t’ont condamné se retrouveront sur le banc des accusés!» *

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/96f02566-4b60-11e5-81d9-3af08ac280c8/La_justice_russe_inflige_20ans_de_prison_à_un_réalisateur_ukrainien
     
     
  • Nous, citoyens occidentaux

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    La divergence d'opinions et d'intérêts qui anime les citoyens occidentaux est fondamentale pour préserver l'idéal démocratique, nul ne le contesterait.

    Néanmoins, est-il bien nécessaire, au nom de la liberté d'expression, d'entretenir un climat particulièrement hostile envers la Russie?

    Est-il bien raisonnable de sans cesse déformer les visées de ce pays?

    Est-il bien utile de créer un clivage entre l'Occident et la Russie, faute d'en connaître les réalités et les valeurs?

    Désinformer relève d'une stratégie guerrière connue. 

    Force est toutefois de constater, à suivre l'actualité médiatique, que quelques signes d'ouverture s'observent.

    L'interview de Vladimir Poutine qu'a tenu à obtenir le journaliste suisse Darius Rochebin en a été un.

    Un autre, cette chronique de Jacques Pilet, parue dans L'Hebdo du 6 août dernier et qui illustre ce sujet.

    Il est heureux de relever que des journalistes osent, enfin, exercer leur sens critique.

    Puissent-ils être suivis, tant l'Occident a tout à perdre à se couper de la Russie.

    Non, la Russie n'est pas l'ennemie de l'Europe et le prétendre est un mensonge qui risque d'être payé au prix fort si on ne le refuse pas.

    Mais quel poids a encore la voix de citoyens alors que tant de décisions se prennent sans plus les consulter?

    Sujet paru dans la rubrique Courrier de L'Hebdo no 34, semaine du 20 au 26 août 2015

  • Occident, Chine, Russie, points de vue en débat

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    Nier les tensions manifestes entre un certain Occident pétri de certitudes et la Russie dont il livre sa vision dans la majorité des médias dits mainstream, relèverait, soit de la candeur, soit de la mauvaise foi.

    Les expliquer, plusieurs personnalités s'y emploient. Le recours à l'Histoire, le recours à la Culture, le recours à toutes sortes d'autres références et valeurs composent un ensemble de points de vue complémentaires.

    S'il a été rappelé, ici, le rôle déterminant que la Russie a joué en 2013 dans le cadre de la tragédie syrienne, s'il a été aussi souligné le lien qui a existé entre elle et le début des événements qui ont mis l'Ukraine à feu et à sang, l'article ci-après va plus loin.

    Parmi tout ce qu'on trouve et/ou ne trouve pas pour tenter de saisir le sens de certains graves événements qui secouent le monde actuel, il va de soi qu'il appartient à chacune et à chacun de trier.

    C'est pourquoi je soumets ce point de vue qui date de mars 2015 mais qui n'est pas sans intérêt en dépit de son intitulé un peu catégorique:

    http://arretsurinfo.ch/pourquoi-loccident-hait-il-poutine-la-raison-secrete/
     
  • Ukraine, pays où les reporters sont le plus agressés

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    La formule d'usage consiste à dire que les faits ont la vie dure.

    Les idées fixes tout autant et surtout celles qui nient les réalités. Ainsi, combien de fois n'est-il question de liberté d'expression bafouée en Russie, d'opposition muselée, de démocratie inexistante et j'en passe et des meilleures.

    Pour qui aura la curiosité d'y jeter un oeil sans le perdre, le rapport publié sur le site de Reporters sans frontières dresse le bilan des journalistes emprisonnés, assassinés et victimes de violences en tous genres.

    Le rapport publié est celui de l'année 2014, celui de 2015 le sera en décembre, comme il se doit.

    http://fr.rsf.org/rsf-publie-le-bilan-2014-des-16-12-2014,47387.html?utm_source=web2014&utm_medium=email&utm_content=texte&utm_campaign=email-bilan#bilan09

    Il paraît difficile d'envisager l'ONG qu'est Reporters sans frontières, financée par le Kremlin pour y distiller sa propagande mais certains y parviendront-ils peut-être.

    Pour rappel:

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/18/temps-present-l-enfer-est-russe.html
     
  • "Poutine veut l'Europe"

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    Puisque Petro Poroshenko l'a dit...

    Interviewé par trois journalistes, ses propos ont été relayés dans de nombreux médias.

    Désinformer, qui plus est des intentions hégémoniques russes, ne date pas d'hier. Napoléon s'y était déjà employé alors qu'il avait fait éditer un faux testament de Pierre le Grand.

    Tandis que celui-ci n'avait justement donné aucune consigne à ses héritiers, Napoléon s'en était chargé.

    Cela dit, la peur de l'invasion russe est une constante. Il suffit de lire cet extrait du livre Pan-europa de Richard Coudenhove-Kalergi pour s'en convaincre.

    Publié en 1923, cet ouvrage est considéré comme fondateur de la construction européenne.

    Son auteur estime de l'Europe que si elle est divisée, elle sombrera obligatoirement dans l'insignifiance politique jusqu'au jour où (...) réduite à la misère et endettée, elle sera la proie de l'invasion russe." 

    http://www.lhgmontpellier.fr/userfiles/downloads/Ressources/Hist-geo/Term/TbpIdeeEUROPEDIAPORMFLUIGGI.pdf

    A s'entêter ainsi contre la Russie et à laisser le Président ukrainien déclarer tous azimuts médiatiques confondus que son pays combat pour la démocratie, pour la liberté, pour la sécurité de tout le continent européen, l'Europe a du souci à se faire.

     

    Sujet paru en page 26 de l'édition papier de La Tribune de Genève des 15-16 août 2015 sous le titre Toujours cette vieille peur.

  • "Ceci n'est pas votre guerre!"

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    La mort ni la détresse n'appartiennent à un camp ou à un autre, on le sait. Nos médias informent de situations de guerre, on le sait aussi.

    Pour l'objectivité qu'ils respectent, elle a été contestée par des époux qui ont porté plainte contre la RTS au prétexte d'un traitement partial du conflit ukrainien.

    Il a été reproché à certaines éditions du téléjournal, en effet, de privilégier le point de vue des autorités russes. La Tribune de Genève a fait part, dans son édition de ces 6-7 juin dernier, du fait que la plainte déposée contre la RTS a été rejetée.

    C'est dire si les regards portés par les uns et les autres sur la guerre en Ukraine sont sensibles et divergent quant à la manière qu'ont les médias d'en rendre compte!

    La video ci-dessous a été filmée à Donetsk par un Américain.

    Suite à des frappes d'artillerie qui ont visé des quartiers résidentiels de Gorlovka, ville de la région de Donetsk dans le sud-est de l'Ukraine, la femme qui s'exprime lance un appel:  

    https://www.youtube.com/watch?v=YraWKzPjJbU
     
  • La vie au-delà de tout

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    Une pleine page de La Tribune de Genève de ce 5 juin a été consacrée à la démarche du photographe genevois, Niels Ackermann. *

    Animé par l'envie de montrer l'Ukraine sous un nouveau jour, estimant le prisme des médias et du public assez formaté et compris à travers des sujets sur la guerre, la révolution ou la corruption, le Genevois a lancé une campagne de crowdfunding sur la plate-forme de We Make It.

    En dix jours, le photographe a recueilli plus de CHF 10.000.- alors qu'il s'attendait à recevoir CHF 6.000.- en quarante-cinq jours.

    Niels Ackerman vit à Kiev depuis peu. Il évoque la révolution de la dignité et souhaite contribuer aux efforts pour créer une nouvelle Ukraine.

    Une autre campagne d'appel au don vient d'être lancée, elle, par un journaliste français auquel trois sujets de ce blog ont été consacrés.

    Laurent Brayard, on l'aura compris, développe un autre regard sur l'Ukraine que celui de Niels Ackermann.

    Cependant, tout comme le photographe genevois, le journaliste français voit l'espoir et la vie dominer l'horreur.  Il a évoqué, ici-même, ce qu'il a partagé avec la population du Donbass et l'immense solidarité qu'il a connue au milieu d'êtres privés de tout ou peu s'en faut.

    Laurent, lui aussi, a envie de contribuer aux efforts pour créer une nouvelle Ukraine. Quel  que soit le destin de ce pays durement frappé, la démarche de Laurent Brayard l'honore. 

    Il s'en explique ci-après et on lui souhaite le même succès que celui remporté par le Genevois, Niels Ackermann: 

    http://tribulationsmoscou.blogspot.ru/2015/06/faire-partir-un-journaliste-francais.html
     
    * http://www.tdg.ch/culture/image-ukraine/story/13684562
     
     
     
  • Bernard Henri-Lévy, Moi, Démocrate...

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    Bernard Henri-Lévy, interdit de territoire russe avec trois de ses compatriotes, ne cessera de nous émerveiller.

    Sa réaction à la décision prise de le faire figurer sur la liste des personnalités qui ne pourront plus séjourner en Russie est merveilleuse.

    Si certains des sanctionnés ironisent, lui, s'enflamme.

    Comment des démocrates dont il est, peuvent-ils être visés par des contre-sanctions à celles émises par l'Union Européenne envers des hiérarques de Poutine?*

    Comment lui, l'ennemi de cette guerre terrible, peut-il être concerné?

    En effet, on se rappellera le rôle d'exception joué par le philosophe à la chemise blanche. 

    On n'oubliera surtout jamais ses prises de vue en studio avec décor de guerre.

    Et ce n'est pas un site pris au hasard qui en parle:

    http://www.marianne.net/elie-pense/BHL-ou-comment-se-rendre-ridicule-pour-la-posterite_a364.html

    Parmi les autres Français sur la liste des personnalités interdites de séjour en Russie, figurent le tout récent naturalisé Cohn-Bendit, Henri Malosse et Bruno Le Roux.

    http://www.lefigaro.fr/international/2015/05/30/01003-20150530ARTFIG00135-bhl-et-cohn-bendit-sur-la-liste-noire-du-kremlin.php

     

     

  • "Je reçois régulièrement des menaces"

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    De l'entretien que nous a accordé Laurent Brayard et qui a été publié ici ce 20 mai, deux de ses propos méritent qu'on y revienne tant ils sont lourds de sens.

    J'ai donc souhaité qu'il nous en dise davantage et lui ai encore posé deux questions auxquelles il a bien voulu répondre.

    Laurent, vous avez évoqué la nationalité du Donbass que vous n'hésiteriez pas à demander. Mais existe-t-elle alors que la région appartient encore à l'Ukraine?

     Oui, les autorités locales ont commencé à mettre en place des passeports pour les habitants. De plus, les voitures commencent à être immatriculées avec des plaques nationales comportant le drapeau de la République de Donetsk, j’aurais dû dire, d’ailleurs, la nationalité de la République Populaire de Donetsk (il y a aussi celle de Lougansk). Par référendum, le pays a voté son indépendance il y a longtemps déjà, en 2014. Immédiatement après cela, une assemblée et des députés ont été élus.Les bâtiments officiels portent désormais des plaques du gouvernement, les transports ont modifié les tickets de bus et de tramway aux couleurs de la Nation avec un prix minimum très modeste. Cette région n’appartient plus à l’Ukraine. Selon la déclaration des Droits de l’Homme et d’autres textes internationaux, un Peuple a le droit de disposer de sa destinée, c’est le premier et essentiel droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes. Toute la propagande des médias français et occidentaux n'y changera rien, c’est un droit sacré. 

    Vous estimez de votre voix que si elle était vraiment entendue, vous seriez bientôt en danger d’une manière ou d’une autre. Pourriez-vous préciser le sens de ce propos?

    Je reçois régulièrement des menaces et de nombreuses insultes venant de France et désormais d’Ukraine. Il y a peu, des activistes pro-Kiev ont établi des listes de russophiles connus qui soutiennent les insurgés du Donbass. Ces listes ont été portées au vu et au su  de tous, un temps, sur les réseaux sociaux. Nous avons été fichés et répertoriés, il était question de nous dénoncer au gouvernement français, de tenter de nous faire taire par l’intermédiaire de plateformes de dénonciation mises en place par le gouvernement français (un relent de Vichy ?) comme Pharos. 

    Dans la rue, j’ai déjà été menacé, une fois, à Dijon, à cause du ruban de Saint-Georges que je porte en permanence. Ces menaces, très explicites, ont été proférées en langue russe par un immigré ukrainien. Avec la loi de surveillance, sans recourir à la justice ou à un juge quelconque, le gouvernement français peut désormais fermer n’importe quel site internet ou page d’un réseau social et passer à des sanctions judiciaires arbitraires. Il s’agit là de la fameuse loi « Je suis sur écoute ». 

     

    En novembre 2013, j’ai reçu aussi une alerte d’un vieil ami journaliste qui m’intimait presque l’ordre de détruire tous mes écrits sur internet si je voulais, un jour, travailler en France, vendre des livres, occuper un poste de journaliste ou de rédacteur.Un article paru dans média-presse-info relatait cette « expérience » vécue.

    Le sentiment de beaucoup de dissidents -car désormais il s’agit bien de cela- est que nous sommes en Résistance, les alertes sont nombreuses, les socialistes parlaient de« nettoyer internet », les discours -particulièrement ceux de Manuel Valls- sont d’une violence inouïe. 

     

    Au vu des fossés qui se creusent et de mon point de vue d’historien, je pense qu’un mouvement vers un régime de répression à bien des niveaux est déjà entamé. Rebsamen annonçait, il y a quelques jours, la mise en place d’une cellule pour faire la chasse « aux chômeurs » malveillants. Je ne parle pas des valeurs démocratiques, Amnesty International dénonce régulièrement la situation, en France, qui se dégrade d’année en année, nous sommes déjà en Europe parmi les mauvais élèves. 

     

    Désormais, en France, nous ne sommes pas loin du délit d’opinion, dans la trouée initiée par le charlisme en janvier 2015. Des heures sombres, à mon avis, se préparent. Le régime actuel, qui sera de moins en moins légitime, n’aura bientôt que deux choix : soit celui de continuer à nous brider, soit celui de céder aux transformations et aux réformes sous la pression populaire. Le gâteau est trop délicieux pour que ses représentants quittent leur place. A mon avis, ils la défendront bec et ongle. 

    Dans les pays occidentaux, notamment aux Etats-Unis, tout une batterie de nouvelles technologies pour réprimer les mouvements populaires et les émeutes, est à l’étude. Canons à son, tactiques et stratégies, guerre urbaine, drones de surveillance et d’intervention… A mon humble avis, tout cet argent dépensé ne l’est pas sans un but avéré. Les Français, pour l’instant, dorment profondément, pour combien de temps, je l’ignore. Pour ma part, mon choix est fait de très longue date, c’est un combat, je le mènerai, il y a de l’espoir, je rencontre beaucoup de Français qui réfléchissent de tous les horizons. La France a encore des ressources pour fonder une République plus juste.  

    Merci beaucoup de nous avoir accordé de votre temps, Laurent Brayard.

    Un grand et chaleureux merci à vous, Hélène, de m’avoir donné la parole.

     

  • Le Donbass plutôt que la France?

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    La lecture des articles que Laurent Brayard a consacrés au Donbass invite à lui poser d'autres questions, tant son approche tranche avec ce que l'on peut apprendre de la situation sur place.

    Ainsi s'entretient-il avec la conservatrice du Musée d'archéologie et de paléontologie de Donetsk -ou plutôt de ce qu'il en reste tant son patrimoine historique et culturel a été détruit- et elle lui dit n'éprouver point de haine pour les Ukrainiens, que leurs écoles dans le Donbass continuent à enseigner la langue ukrainienne comme capital commun mais qu’elle ne comprend pas ceux de l’Ouest, cet acharnement. *

     

    Laurent, ces propos semblent rejoindre vos observations relatives à la distorsion que vous avez observée entre forces militaires en présence et populations concernées. N'est-ce pas là une constante que l'on observe dans tout conflit?

    A mon sens, il faut rappeler que si j’ai été impressionné par cette leçon de démocratie dans le Donbass, comme, par exemple, lors de ma rencontre avec un couple de personnes âgées vivant dans la Novorossia et clamant haut et fort être pour l’Ukraine unique de Porochenko, ou encore par la déclaration que vous citez de cette conservatrice du musée de Donetsk, mon sentiment est que les populations dans le Donbass, les gens que j’ai rencontrés, veulent effectivement la paix. Mais attention, pas à n’importe quel prix.

    S'ils sont très motivés pour obtenir leur indépendance, beaucoup d'entre eux me disaient que l’autonomie, dans l’Ukraine actuelle qui pratique l’épuration ethnique, les persécutions politiques, les enlèvements et l’assassinat de dissidents, serait le plus grand malheur qui puisse arriver après celui d’une éventuelle et catastrophique défaite du Donbass et le carnage que tout cela entraînerait. Donc la paix, oui, mais comme je l’ai dit ailleurs, dans l’honneur et la dignité. Dans le Donbass, ces gens m’ont tous dit qu’ils étaient effarés par la folie de ceux de l’Ouest, par cette hystérie collective de l’Euromaïdan et qu’ils étaient choqués par le massacre d’Odessa suivi de tant de meurtres, de viols et de pillages. Ils se souviennent de la Grande Guerre patriotique, ils se souviendront des exactions commises longtemps encore.

    Cela dit, oui, les populations civiles sont toujours les victimes innocentes et tragiques de n’importe quelle guerre, celle-ci, peut-être plus que tout autre.  

    Laurent, en conclusion d’un de vos articles*, vous écrivez Pour moi ma décision est prise. Comme l’ambassadeur français à Prague en 1939 demandait la nationalité tchèque alors que les divisions allemandes forçaient la frontière, je demande la nationalité du Donbass. Je préfère partager le sort de braves gens que de me taire et suivre tacitement des politiques qui déshonorent leurs charges et à travers elle, la France, chaque jour qui passe.

    Est-ce le fait de vous être rendu au Donbass qui vous a inspiré ces mots?

    Notre gouvernement, le régime présidentiel si peu démocratique qu’est celui de la France, a trahi depuis longtemps son Peuple, pis encore, en soutenant, dans le monde, des dictatures, en trempant les mains dans le sang d’autres peuples.

    Nos dirigeants ont montré qu’ils avaient déchiré le contrat populaire entre eux et la Nation, ils ont écrasé au pied toutes les valeurs républicaines, trahi notre histoire, notre pays et mieux encore, à l’exemple du TAFTA qui arrive en France, ils ont achevé quasiment de réduire notre pays, sensé être celui des Droits de l’Homme, à une caricature, une pantomime ridicule. Songeons que, suite au référendum sur le traité européen en 2005, nous avions répondu NON… mais qu’une poignée d’oligarques a fait fi du résultat pour répondre OUI. 

    Quant à l’écho rencontré par mes articles, je reçois des soutiens de partout mais je ne m’illusionne pas sur la suite. Si ma voix était vraiment entendue, je serais bientôt en danger d’une manière ou d’une autre. La chasse aux opposants, à mon avis, ne tardera pas, dans les prochaines décennies, en France.

    Lorsqu’un interlocuteur m’indique « mais que voulez-vous comme régime ? », je lui réponds immanquablement : « Mais fondons la République ! ». Toujours, je lis alors dans son regard l’incompréhension béate totale. Alors je le redis à nouveau, les gens du Donbass donnent un exemple, sachons ouvrir les yeux, faire preuve d’Humanité, défendre les valeurs démocratiques en supportant les peuples qui ont choisi leur indépendance. Sachons revenir à nos valeurs sacrées, sachons réveiller la Nation, ce qui se passe au Donbass est historique, ce qui pourrait se passer en France ne le serait pas moins !

    Encore une fois, Laurent, merci d’avoir répondu à nos questions. 

    Merci à vous de m’avoir donné la parole, l’ostracisme, en France ,je connais!

     
    http://novorossia.today/donetsk-a-quelques-encablures-de-l-aeroport/
    http://novorossia.today/laurent-brayard-je-suis-alle-dans-le-donbass-et-j-accuse-le-gouvernement-francais/
     

     

  • La trêve n’existe pas

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    Laurent Brayard est Français, journaliste, a vécu longtemps à Moscou.

    Il vient de publier un ouvrage consacré à la problématique ukrainienne,

     

    L’Ukraine le royaume de la désinformation.* 

     

    De retour du Donbass, dans l’Est de l’Ukraine, il nous a livré ses impressions.

     

     

    Laurent Brayard, qu’avez-vous découvert dans cette région de l’Ukraine qui vous a le plus marqué ?

     

    Le courage incroyable d’une population digne. La vie, pour elle, continue alors que les tirs d’artillerie ne cessent pas, surtout la nuit, sans compter l’ambiance des destructions dans la ville. Mais ces gens sont tellement incroyables qu’ils relèvent immédiatement les ruines, nettoient et remettent en état ce qui est possible de l'être. Au-delà des ruines, des routes défoncées et parsemées de cratères d’obus, au-delà des forces ukrainiennes aux portes de Donetsk, du Donbass, ces gens qui n’ont plus grand-chose, font preuve d’une extraordinaire solidarité. L’aide humanitaire arrive au compte-goutte de la Russie, du côté de l’Occident, les Ukrainiens pratiquent un blocus total, la situation sanitaire est mauvaise, la disette guette.

    Dans une soupe populaire que nous avons visitée, on y partage la conserve de viande en 30 portions mélangées à du Kacha, à des céréales ou à un autre plat rudimentaire. La boîte de sardines est répartie en 20 portions… Il n’y avait qu’une semaine de réserves, et encore, sans plus de pâtes, quasiment rien, en fait.

    Les habitants ont mis en place un pain « républicain » à 2,8 grivnas les 600 grammes, soit environ 10 centimes d’euros, une sorte de loi du Maximum (comme sous la Révolution française) pour empêcher les spéculateurs de proliférer. L’essence manque, beaucoup de magasins sont fermés, les banques ne fonctionnent plus, victimes du blocus et j’en passe. Mais quel courage ! Ces gens sont incroyables. 

     

    Au-delà de l’émotion, certes et obligatoirement forte que vous avez dû ressentir, quelle analyse de la situation livreriez-vous ?

     

    Le front est tenu fermement, les Ukrainiens se renforcent chaque jour, ils reçoivent des instructeurs, énormément d’argent des USA et de l’Union européenne, achètent des armes malgré la situation économique grave qui les frappe également du côté de Kiev qui pourrait pourtant bien avoir la tentation d’écraser les Républicains du Donbass. Les Ukrainiens sont encouragés par l’inertie de l’Union européenne et par le grand soutien qu’ils reçoivent, par exemple, puissamment de France, du gouvernement, de personnalités politiques.

    La trêve n’existe pas, en réalité, les Ukrainiens tirent tous les jours sur les positions des forces des deux Républiques de Donetsk et Lougansk. Ils espèrent l’embrasement et multiplient les provocations. L’affaire se décidera, soit dans un nouveau bain de sang voulu par Kiev, dont l’Union européenne et les Etats-Unis rendront coupable la Russie, soit par une nécessaire négociation finale mais cette fois avec les représentants des Républiques. Leurs habitants ont déjà choisi l’indépendance, mais en Europe il est dit que des élections doivent être tenues ! Elles ont déjà eu lieu, les citoyens ont proclamé leur liberté… par un référendum et élu un gouvernement.

    Une intense vie politique et démocratique existe déjà dans le Donbass, il n’y a pas d’armée russe, c’est un mensonge éhonté, je suis allé jusqu’à 500 mètres de l’aéroport, à l’arrière immédiat du front, cela tirait. Pendant tout mon séjour je n’ai pas vu le moindre véhicule, bataillon, régiment ou division de l’armée russe.

    Mais on persiste à dire que 50 000 soldats russes sont dans le Donbass ! C’est un terrible mensonge dont les gens du Donbass meurent.

     

    Un avenir plus stable est-il envisageable ? Et si oui, selon vous, qui semble le souhaiter vraiment ?

     

    A mon sens, oui, c’est possible, il faudra bien que tous s’assoient autour d’une table, il faudra bien que le Donbass soit reconnu indépendant, ces gens sont libres, ils ont choisi, ils ont décidé démocratiquement et sans la Russie. Soutenir le contraire est une absurdité totale. Que ces journalistes français qui le prétendent fassent comme moi, qu’ils s’y rendent et fassent leur travail, pour une fois ! Qu’ils ne donnent pas qu'une seule opinion, celle des Ukrainiens de la Junte de Kiev et alors nous pourrons espérer aussi changer les choses, ici, en France. Le combat du Donbass est le nôtre, ces gens soulèvent un immense espoir, celui de comprendre que nous aussi, nous avons été un peuple libre et que nous pouvons le redevenir, rappelons-nous que nous sommes les fils des Lumières, de la Déclaration des Droits de l’Homme et de la Résistance.

    Quant à la paix, elle n’est souhaitée par aucun des deux camps, du point de vue des militaires, mais les peuples ukrainiens et russophones du Donbass aspirent massivement à la paix.

    Toutefois, le sang a coulé, cette paix ne pourra se faire que dans le respect de l’intégrité morale, physique et idéologique des deux parties. Et cela signifie la reconnaissance de l'indépendance pour les deux Républiques. 

     

    Merci, Laurent, d’avoir répondu à nos questions.

     

    Merci à vous, Hélène, de m’avoir donné la parole. 

     

    *  http://livre.fnac.com/a8168017/Laurent-Brayard-Ukraine?Origin=fnac_google.

     

  • Brûlés vifs. C'était il y a un an.

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    Qui ont-ils insulté pour avoir dû subir l'épreuve du feu?

    Quel blasphème auraient-ils commis pour avoir été brûlés vifs?

    C'était il y un an, le 2 mai 2014, à Odessa.

    La Maison des syndicats était incendiée et tout accès extérieur pour la fuir en avait été bloqué.

    A l'intérieur, quarante-huit Pro-russes périssaient dans d'indicibles souffrances.

    Pour le seul fait d'avoir défendu leurs valeurs, ils ont été sacrifiés .

    Une enquête a été ouverte dont les conclusions n'ont toujours pas été rendues.

    Pendant ce temps-là, les proches des victimes attendent.

    Qui s'en soucie?


    Pour mémoire:

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la-rhetorique-a-l-oeuvre.html

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/05/aux-martyrs-d-odessa.html

  • Démocratie en marche, le rêve!

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    Lequel de nos médias occidentaux estimera utile de relayer cet interview accordée par Sergueï Naryshkine, Président de la Douma, chambre basse du Parlement russe?

    Voici qu'il s'exprime sur les intentions démocratiques des Etats-Unis dont tant de nos concitoyens croient qu'elles le sont tandis que celles des Russes ne seraient qu'invasives et dominatrices.

    Cette candeur avec laquelle on persiste à vouloir nous présenter la démocratie à l'oeuvre dans nos contrées et ailleurs comme en Ukraine, par exemple, ferait sourire sinon rire si elle ne mettait autant de vies en danger.

    Dans cet interview, accordée par Sergueï Naryshkine au quotidien russe Vedomosti*, le président de la Douma se réfère à un article de Stephen Lendman, publié sur le site thepeoplesvoice.org.

    On y découvre, entre autre, comment le président ukrainien Petro Poroshenko dirige son peuple vers la réalisation de ses aspirations démocratiques.

    Et puis, bien sûr et surtout, comment il respecte les accords de Minsk2.

    A lire ici:

    http://www.thepeoplesvoice.org/TPV3/Voices.php/2015/03/28/poroshenko-declaring-peace-waging-war#more36535
     

    http://www.vedomosti.ru/opinion/articles/2015/04/14/instinkti-kolonizatorov-ili-podopleka-globalnogo-liderstva 
     
  • Mourez en paix!

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    http://www.welt.de/debatte/kommentare/article139050294/Die-Ukraine-ist-wichtiger-als-Griechenland.html

    Le cynisme humain ne date pas d'hier, on le sait.

    Dans ce cas, la vie -humaine elle aussi- n'a plus grande importance,on le sait aussi.

    Le trouver sans cesse confirmé génère divers sentiments allant de la révolte à la résignation, c'est selon.

    En Ukraine, depuis les accords appelés Minsk2, la situation est loin d'être réglée.

    Georges Soros s'est récemment exprimé sur le sujet comme indiqué par le lien qui figure sous sa photo ci-dessus.

    Le financier admet le rôle prépondérant joué par Vladimir Poutine pour obtenir la paix entre les parties en conflit dans le Donbass.

    Néanmoins, tient-il à préciser, il est indispensable que l'Union Européenne,plutôt que de se préoccuper de la Grèce, poursuive la pression à exercer sur la Russie.

    Et ce, par tous les moyens.

    Car le succès des accords de Minsk, c'est du passé, dit-il encore.


  • "Très fort" ...

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    Monsieur Gaëtan Vannay, chef de la rubrique internationale de la RTS depuis 2009 et lauréat du Prix Jean Dumur en 2011, a estimé bon sinon utile de diffuser, ce 9 avril,l'interview d'un mercenaire.

    Présentés sans la moindre analyse,les propos tenus par ledit mercenaire ont eu droit, tout de même, à une appréciation de la part de Gaëtan Vannay.

    En effet, le chef de la rubrique internationale de la RTS depuis 2009, a estimé le témoignage livré par ce mercenaire, très fort.

    Cela dit,il suffit de lancer une recherche sur Google pour constater que ce témoignage très fort a été livré à maintes reprises ici et là.

    La RTS, ce jeudi 9 avril, en partageant ce témoignage avec ses auditeurs sans la moindre analyse,laisse plus que perplexe.

    Car se satisfaire d'une appréciation qui n'a de sens que celui qu'on veut bien lui donner, est, en effet, très fort.

    http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/un-francais-parti-combattre-les-pro-russes-en-ukraine-temoigne-548509

    Dans cet article ci-après, on apprend que le mercenaire s'est confié à deux grands journaux allemands:

    http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2014_10_15/Les-mercenaires-europeens-pour-quelle-cause-on-combat-1472/