Avaries

  • Patrick Balkany, Richard Ferrand, deux mondes...

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    L’article est publié sur le site royaliste de « Je suis Français, lafautarousseau ».

    Il traite de deux affaires franco-françaises, l’une en lien avec ce qui devait s’appeler « Ancien Monde » tandis que celui qu’annonçait Emmanuel Macron et son parti serait le « Nouveau Monde ».

    Or voici qu’ancien et nouveau mondes semblent se rejoindre au plan judiciaire tout au moins avec deux affaires qui visent Patrick Balkany et Richard Ferrand.

    L’article confronte les situations pour, en définitive, nous montrer ce qui en résulte et comment la France y réagit, à savoir de manière plutôt indifférente.

    Mais c’est qu’elle est peut-être davantage mobilisée par ce qui concerne nombre de ses citoyennes et de ses citoyens, en l’occurrence, la réforme annoncée de leurs retraites.

    Si les agissements des deux élus reflètent des mentalités qui ont traversé les âges, de l’ancien au nouveau, les préoccupations réelles de millions de non élu(e)s, elles aussi, datent. 

    Non, la France n’est sans doute pas encore à ce point détachée de ce qu’elle compte de douteux représentants de la République. Elle est néanmoins consciente que l’honnêteté devient une valeur d’un autre monde, ni « Ancien » , ni « Nouveau » .

    Et que si elle a pourtant bel et bien été transmise de génération en génération, cette honnête, elle n’a pas trouvé le même accueil partout dans ce monde.

    Et en changer le qualificatif ne suffit pas à le rendre meilleur. Qui aurait, un jour, pu le penser sinon celles et ceux qui ont voulu « faire confiance »?

     

  • Fantasme, selon l’ambassade de Russie en Suisse!

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    Nous y revoilà!

    Je vous invite à découvrir de quoi il est question, cela se passe dans le cadre du téléjournal de la RTS, présenté désormais par un nouveau journaliste, ancien correspondant de la chaîne télévisée suisse à Washington.

    On regrette un peu son prédécesseur, Darius Rochebin pour ne pas le nommer, qui aurait sans doute mis un ton moins grave pour présenter le sujet annoncé comme « document ». 

    Entendons-nous bien, il ne s’agit pas, ici, de nier l’espionnage.

    Il s’agit juste de rappeler qu’il n’est ni une nouveauté ni une spécificité russe. Mais avez-vous déjà souvent eu l’occasion d’entendre parler d’espionnage d’autres pays? 

    Cela dit, en complément au « document » de la RTS indiqué ci-dessusce débat diffusé sur le site de Mediapart entre l’ancien ambassadeur de France en Russie et le même ancien espion n’est pas inintéressant.

     

  • A suivre..

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    A diverses reprises, j’ai apporté des contributions à l’encyclopédie en ligne Wikipedia et toutes ont toujours été prises en compte.

    Or voici que je découvre que toutes ne paraissent pas bénéficier des mêmes conditions d’accueil. 

    En effet, pour avoir rectifié des propos reproduits de manière déformée sur une page qui semble être bien gardée sinon regardée, j’ai constaté que mes modifications, apparues quelques minutes en ligne, ont très vite été effacées.

    Alors que jusque là, mes contributions à Wikipédia n’avaient pas eu l’heur d’égratigner quelques susceptibilités que ce fût, il semble qu’elles aient atteint, cette fois, une cible protégée.

    J’ai aussitôt écrit à l’équipe de l’encyclopédie en ligne pour obtenir les raisons de ces suppressions, j’attends la réponse.

    Je privilégie la diligence de Wikipédia avant d’émettre quelque explication que ce soit. L’expérience n’en demeure pas moins surprenante.

     

  • Arrangements avec le passé...

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    Sur un réseau social bien connu circule un jeu qui consiste à partager avec ses relations dix livres qui vous ont marqué. Pour chacun d’eux, une personne différente est choisie.

    Et voici que j’ai été retenue par un ami pour un ouvrage de Svetlana Alexiévitch, « La fin de l’homme rouge ». Que ce livre l’ait marqué et qu’il m’ait associée à sa sélection est loin de me laisser indifférente. 

    Pour qui me suit, vous me savez avoir adressé une lettre ouverte à son auteure, journaliste écrivain, lauréate du Nobel de littérature en 2015.

    Ses qualités littéraires récompensées n’ont en rien constitué l’objet de ma lettre. Non, c’est ce qu’elle a prononcé de mensonger et d’outrageant envers les Russes qui m’a fait lui écrire.

    Ma lettre, traduite en russe par le journaliste Arkadij Beinenson, a ensuite été diffusée en Russie et dans d’autres pays aussi, ce qui m’a valu interviews, gratitude et haine.

    Deux ans plus tard, lorsque l’Université de Genève a décerné le titre de Docteure Honoris causa à cette même lauréate du prix Nobel, je me suis aussi exprimée, cette fois dans les colonnes de la Tribune de Genève.

    Svetlana Alexievitch, pour sa manière de disposer à sa guise de témoignages recueillis, n’a pas échappé à la justice, certaines personnes qui lui avaient fait confiance s'étant senties trahies par elle.

    Qu’à cela ne tienne, le fait de parler de l’ex-URSS et d’en dire ce qu’elle en pense est apprécié et honoré. Soit.

    A 29 ans, toutefois, elle ne cachait pas son admiration pour celui qui n’apparaît pas vraiment comme un ange de la première heure

    Cela, bien des Russes l’ont gardé en mémoire, ce qui ne semble pas être le cas de nombreux « acteurs » du monde médiatico-culturel, sauf à le considérer comme erreur de jeunesse, peut-être.

    Merci à cet ami de m’avoir donné l’occasion de revenir sur un sujet sensible s’il en est.

  • Du coq aux oies et aux canards, plus belle la France!

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    Pour qui aurait suivi cette affaire relative au chant d’un coq duquel la propriétaire a dû rendre compte en justice, vous aurez sans doute appris que l’animal et son chant matinal auront trouvé grâce auprès du tribunal qui ne les a pas condamnés.

    La partie civile invoquait à son appui le dossier du bruit

    En d’autres termes, musiques, klaxons intempestifs ou autres nuisances sonores devaient inclure le chant du coq. La justice a rejeté la plainte,  il n’est pas précisé si appel sera interjeté du jugement. En attendant, on peut lire dans cet article qu’un prochain procès attend des oies et des canards...

    Anodin, le fait peut être considéré tel. Mais pas tant que cela, en réalité.

    Car il dénote jusqu’où certaines personnes sont capables d’aller pour défendre leurs droits sinon leur confort. Ce procès intenté à un animal et à sa propriétaire a sans doute aussi d’autres significations qui nous échappent et qui échappent peut-être même à la partie civile.

    Une époque formidable, non? Sauf que le film éponyme, c’est une autre affaire...

     

  • Insulter un Président en exercice

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    Mon propos d’hier relatif aux insultes proférées à l’encontre du couple présidentiel français a suscité un grand nombre de réactions, entre autre sur un réseau social bien connu.

    Comme je l’ai écrit, on peut ne pas apprécier le Chef de l’Etat français et son épouse. Comme je l’ai aussi écrit, en tant que citoyenne et citoyen, on peut ne pas se sentir représenté par lui. 

    Il n’en demeure pas moins vrai qu’il a été élu. Qu’on le déplore ou pas, qu’on revienne sur les circonstances qui l’ont porté au pouvoir, rien n’y changera, il y est.

    Et dès lors qu’il représente la France, il représente son peuple, tout comme n’importe quel Chef d’Etat dans ce monde et quelles que soient les oppositions.

    Toutes celles et ceux qui viennent avec tel ou tel argument, tel ou tel rappel du comportement d’Emmanuel Macron pour justifier les attaques personnelles qui le visent et qui proviennent d’un citoyen de pays étranger mélangent les genres.

    Car on n’est pas là en présence d’un règlement de compte entre personnes. On est dans le cadre d’échanges qui outrepassent le protocole. 

    Le relever n’équivaut à donner aucun blanc seing à Emmanuel Macron et à celle qui est appelée « Première Dame ».

    Le relever revient à dresser un constat selon lequel des règles d’échanges ont été bafouées, signe des temps peut-être ou pas.

     

  • Insultes au couple présidentiel, insultes à la France

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    On peut ne pas apprécier le Président français, on peut ne pas apprécier son épouse.

    Tout autant, peut-on estimer grave ce que ce brésilien d’ambassadeur a écrit sur le couple Macron.

    Des règles de préséances obligent qui sont ici bafouées. Signe des temps où tout paraît de plus en plus permis?

    Toutes les Brésiliennes et tous les Brésiliens ne se reconnaissent toutefois et sans doute pas derrière celui qui a proféré pareils propos envers les Macron.

    Toutes les Françaises et tous les Français ne se reconnaissent sans doute pas non plus derrière celui qui est leur Président.

    Mais de là à le voir ainsi traîné dans la boue ne doit pas réjouir mais inquiéter. Car c’est la France qu’il représente et c’est elle qui est visée et, de fait aussi, insultée.

     

  • Gilets jaunes, un mouvement complexe

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    Les coquilles existent, en l’occurrence, celle qui figurait dans cet article en était car elle vient d’être corrigée.

    Le fait est que lorsqu’on lisait que Jérôme Rodrigues, l’une des figures du mouvement des Gilets Jaunes, subissait des « menaces de morts » on devinait, bien sûr, de quoi il s’agissait. 

    Il n'empêche, « menaces de morts »  ou « menaces de mort » , ce n’est pas tout à fait pareil. L’essentiel étant ailleurs, ce détail était susceptible d’être zappé.

    Il ne l’aura pas été et c’est tant mieux.

    Car il s'agit là de réagir au sens. Parce qu' à force de ne plus discriminer, on s’habitue. Et s’habituer à l’indifférencié, c’est cautionner un univers où tout est susceptible de se valoir.

    Et quand tout se vaut, tout devient possible.

    Tel n’aura pas été le cas dans cet article, reste à savoir ce qu’il en sera de l’avenir qui y est annoncé en noir...

     

  • Urgence de santé publique

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    Vous l’aurez toutes et tous constaté, le climat est devenu LE sujet d’actualité médiatique et politique.

    Au point qu’à force d’en parler, certain(e)s finiraient presque par l’oublier tant le fait de rappeler à longueur de journée les dégradations observées sur la planète risquerait de leur suffire et de leur donner bonne conscience.

    Nulle intention, ici, de minimiser le phénomène.

    Juste de dire que tant de mobilisation autour du climat masque bien d’autres problèmes graves qu'il serait tout aussi bienvenu d'évoquer en les martelant chaque jour qui passe également.

    Je songe ici, en particulier, à la santé de citoyennes et de citoyens que la production pharmaceutique remodelée selon les valeurs mondialistes attaque de manière aussi réelle et concrète que les émanations de CO2, l’environnement.

    Et qui les dénonce?

    Hormis de rares médias qui expliquent en quoi réside le fait que vous vous trouviez soudain face à une rupture de stock du médicament qui soigne les maux desquels vous souffrez, on peut toujours attendre. 

    Or le problème est plus que sérieux, demandez à celles et à ceux qui ont à le subir et ils vous le diront!

    Par exemple, les personnes souffrant d’épilepsie peuvent, du jour au lendemain avoir à affronter cette « rupture de stock » et ne pas avoir de quoi traiter leur mal. Sauf à prévoir et faire des réserves personnelles du médicament qui convient.

    Comme en temps de guerre qu’on ne semble pas trop se hâter de mener contre les PHARMA.

    On se demande bien pourquoi, tiens... Quoi qu’il en soit, il en avait déjà été question ici, à deux reprises sur ce blog. Et voici, en complément, cet autre article paru sur le site de franceinfo.

     

  • Cette femme, ce soir...

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    Assise sur les marches d’une berge qui borde le lac Léman, des fils d’argent parsemaient sa chevelure châtain foncé.

    De son être entier émanait une expression indéfinissable.

    Engoncée dans une jupe de cuir marron et un haut en mousseline et résille noire, elle n’avait rien de provocant. Mais sa présence parmi les badauds avait quelque chose d’insolite.

    Que vivait-elle, impossible de le savoir. Se dégageaient d'elle résignation et détermination en même temps.

    A quoi?

    Poser la question, c'est ouvrir la boîte de Pandore de tant d’existences qui s’accomplissent on ne sait comment, bien loin, en tous les cas, de ce qui s’énonce de discours altruistes et de déclarations solennelles. 

  • Où est la politique?

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    Il est incontestable que le monde dans lequel nous évoluons en ce moment ressemble de moins en moins à celui que nous avons connu, ne serait-ce celui d’il y a vingt ans encore.

    Il ne s’agit pas là de se languir de ce qui n’est plus ou de pleurer un passé révolu. Il est juste question de ne pas se leurrer, les paramètres de référence de nos sociétés ne sont plus les mêmes qu’il y a peu encore. 

    La lutte pour le climat, la lutte pour le genre, la lutte pour le multiculturalsme, entre autre, dominent le paysage politique et laissent largement derrière elles celle qui, autrefois, mobilisait et qu’on appelait lutte des classes.

    Les causes de ces changements analysées n’apporteront, au mieux, que satisfaction intellectuelle à qui s’y adonnerait et débats infinis pour qui serait invité à y participer.

    Avec, à la clé, des promesses de se revoir en vue de résolutions à prendre qui le seront ou pas, peu importe, l’essentiel paraissant souvent de se rassurer en les ayant formulées.

    Pendant ce temps, la colère gronde au sein des peuples. Le mouvement des gilets jaunes en est l’une des plus évidentes illustrations. Où en sont celles et ceux qui se sont investi(e)s pour exprimer leurs revendications?

    Là où on les a relégué(e)s, tantôt à l’abandon, tantôt vers une vague écoute.

    La violence qui a émaillé les manifestations a été autant celle de casseurs qui s’en sont donné à coeur joie de vandaliser tout ce qui était à leur portée que celle de forces de l’ordre aux ordres mais pas pour autant épargnées.

    Car en leur sein règne aussi l’inconfort, moral surtout, nombre de suicides en témoignent. 

    Et cette profession n’est pas la seule à compter ses victimes. De plus en plus de personnes lâchent prise face à trop de pressions ressenties et réellement exercées.

    Et là, on n’est plus dans l’exclusion due au genre ou à la culture, on est dans  l’exclusion tout court.

  • La séduction, disent-ils...

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    Voici un article qui laisse plutôt perplexe.

    On y parle de la diplomatie selon Emmanuel Macron, interviennent à l’appui différents « conseillers » de l’Elysée et, en fin d’article, un « diplomate de haut rang ».

    Mais lorsqu’apparaît le terme de « séduction », on comprend ce qui transparaît à vrai dire dès les premières lignes.

    On est dans ce qui a toujours été relevé du candidat devenu Président en 2017, au sujet duquel il était rapporté combien la séduction et lui, ça ne faisait qu’un.

    Au point que Challenge avait publié un article à l’intitulé sans équivoque, « Emmanuel Macron, une arme de séduction massive » .

    Aussi bien, cette manière de présenter la diplomatie comme susceptible de se ramener à de la séduction, n’est-elle pas que le fait du seul article cité ici.

    Nombre d’autres articles vont dans ce sens. Tout de même, soyons raisonnables!

    Qui peut oser penser que « séduire » un homologue suffirait à agir sur sa politique alors qu’elle est le fait de tant d’autres éléments qui la déterminent?

     

  • La Russie, un pays comme un autre

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    Ce qui me frappe souvent lorsqu’on parle de la Russie de manière moins négative que celle qui a pignon médiatique sur rue, c’est une certaine complaisance affichée.

    Comme si les Russes avaient besoin qu’on se penche sur leur sort, comme si nous étions, nous autres, meilleurs et manifesterions notre grandeur à bien vouloir ne pas leur tourner le dos.

    C’est faire peu cas de leur fierté et, surtout de leur résistance qui n’a pas attendu les atermoiements occidentaux pour se démontrer.

    Qu’à cela ne tienne, nombre de celles et de ceux qui commentent sont tellement convaincu(e)s de leur supériorité à détenir la pensée juste que tout ce qui s’en écarte peu ou prou est regardé avec condescendance dans le meilleur des cas, rejeté dans le pire.

    Ce n’est ni être « russophile » et encore moins « poutinolâtre » que de rappeler que les Russes n’ont pas besoin de savoir ce qu’ils ont à faire et pas. C’est juste avoir en tête que leur manière d’être peut différer de la nôtre.

    En être conscient serait tout bénéfice, surtout à l’heure où le multiculturalisme est prôné à tout va. Seulement voilà, tout se passe comme s’il ne devait concerner que certaines cultures à l’exclusion d’autres.

    En l’occurrence, on peut échanger à l’infini sur les ondes de radios, les plateaux de chaînes de télévision ou dans les colonnes de journaux, la Russie agira selon ses intérêts et ses valeurs comme tout pays qui se respecte.

    Quant à la France d’Emmanuel Macron, qu'elle tente de revenir sur les agissements de celle de François Hollande, eu égard notamment à la Russie, pourquoi pas et bien lui en prend! 

     

  • Un propriétaire de restaurant en Albanie...

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    Avez-vous passé des vacances en Albanie? Si oui, puissent-elles ne pas vous avoir laissé de souvenir tel que celui-ci.

    Attablés à un restaurant, tandis qu’ils ont estimé trop longue l’attente pour recevoir leurs plats, des clients espagnols ont décidé d'annuler leur commande et de quitter les lieux.

    Problème, le restaurateur n’a pas vraiment apprécié et les a poursuivis, muni d’un couteau de cuisine. Effrayés, les touristes se sont réfugiés dans leur voiture, qu’à cela ne tienne, le restaurateur s’y est agrippé alors même que la voiture démarrait.

    Et voici que l'homme est resté ainsi sur le capot du véhicule à taper sur le pare-brise à mains nues tandis que le véhicule roulait... La scène, filmée de l’intérieur de l'habitacle, produit un effet assez saisissant.

    En tous les cas, de quoi réfléchir à deux fois avent de quitter la table d’un restaurant où l’on a passé commande et décidé de tout annuler sinon, de manière plus générale, à se rendre en Albanie.

    Mais ne généralisons surtout pas, comme ont dit ces Espagnols eux-mêmes au ministre des transport albanais qui les a reçus, tous les habitants du pays ne se seraient sans doute pas comportés ainsi. 

     

  • De la boue, du pain ou des jeux...ou les trois

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    Qui est populiste, la question se pose après ce qui fait désormais figure d’événement médiatique alors qu’au départ, il ne s’agissait que d’un fait des plus ordinaires.

    Le proverbe le rappelle, c’est dans les détails que se logerait le diable pour autant que ce dernier existe.

    A découvrir la complaisance médiatique qui a relayé le « buzz » entourant Eric Woerth, c’est à se demander qui va dans le sens du poil populiste.

    Quand tant de salive et d’encre sont générées par éditorialistes, chroniqueuses, chroniqueurs ou autres journalistes pour pointer sinon dénoncer le « populisme », c’est à se demander qui fait quoi et comment!

    Une recherche avec le nom d’Eric Woerth suffit pour mesurer l’ampleur de l’écho médiatique suscité par la démultiplication des réactions à la photo de lui sur un glacier qu’il a publiée sur Twitter.

    En pareil cas, on n’est plus dans aucune norme sinon celle du pain à distribuer et des jeux à assurer aux foules. 

  • Bravo, les médias!

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    Vous avez peut-être échappé ou suivi ce qui est devenu une « affaire »?

    Eric Woerth, ancien ministre français et actuel député et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, poste sur Twitter une photo de lui prise sur un glacier, le Glacier du milieu à l’aiguille d’Argentière.

    Pas de réaction immédiate sinon après que dans un deuxième twitt, il ne précise de quel glacier il s’agissait. C’est alors que tombe un premier commentaire, puis un deuxième et que, peu à peu tout s'emballe au point que les médias s’en mêlent.

    Cependant, au lieu de vérifier le vrai du faux de ce qui circule au sujet de cette photo, non, les journalistes se contentent de relayer le buzz. Autant dire que  l’information en prend un coup. Ou au contraire, se révèle!

    Plus anecdotiques, les faits ne pourraient l’être. Rien de plus banal, en effet, que de publier une photo de vacances. Sauf qu’elle l’a été par une personnalité politique, ce que commente à la RTS, ce sociologue.

    Ses explications valent ce qu’elles valent. .

    Je vous propose de lire cette analyse qui, elle, montre avant tout comment fonctionnent réseaux sociaux et médias qui s’en rendent complices. Et à très juste titre, est évoqué le célèbre mythe de la caverne de Platon.

  • Abus sexuels, déviances et impunité

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    L’affaire Epstein, au-delà de ce qu’elle révèle de personnalités diverses impliquées, renvoie à différentes questions parmi lesquelles celle du rapport au corps et celle de l’impunité.

    Lorsqu’une jeune fille se rêve mannequin et que des portes s’ouvrent à elle, toutes ne sont pas celles de l’Enfer sans pour autant non plus offrir d’accès direct au Paradis.

    Nombre d’exemples en témoignent.

    Aussi, des cas tels que celui de ce Français, proche de Jeffrey Epstein en son temps ne sont-ils représentatifs que d’eux-mêmes et non de milieux, en l’occurrence celui du recrutement de mannequins.

    L’abus sexuel de mineurs n’épargne aucune profession, aucune catégorie sociale, aucune idéologie, aucune religion.

    Il est le fait de déviances qui visent la personne. Et pas que celles d’hommes, les femmes pouvant elles-mêmes se rendre complices d’abus sexuels.

    Mais que ces comportements soient démasqués, alors se met en place tout un système qui ne visera qu’à épargner les puissances auxquelles ils sont liés.

    Aussi bien peut-on toujours s’émouvoir ou crier « plus jamais cela », l’impunité veille sur qui est à protéger. Aux victimes de s’arranger avec ce qu’on leur livrera en réponse à leurs plaintes...

     

  • Epstein, tout y va et qu’en restera-t-il?

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    Mort, pas mort, suicidé, pas suicidé...

    Jeffrey Epstein alimente toutes les rumeurs.

    A en oublier les moeurs de cet homme.

    A en oublier quelles « élites » les partagent, ces moeurs.

    A en oublier que notre monde est régi par nombre d’êtres de cet acabit.

    A en oublier l’impunité qui les entoure.

    A en oublier que tout cela risque bien de faire « pschitt » 

    A en vomir ou à s’y résigner, à choix.

     

  • Hong-Kong, Moscou, gilets jaunes, la démocratie revendiquée...

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    Manifestations à Moscou et dans d’autres grandes villes russes, manifestations à Hong-Kong et réactions variées portées sur ces événements.

    S’agissant des premières, à l’évidence, un mécontentement existe au sein de la population mais tout autant une certaine réserve par rapport à ces dizaines de milliers de personnes qui défilent dans les rues.

    D’aucuns feront remarquer que par rapport aux près de 145 millions d’habitants que compte la Russie, quelques dizaines de milliers de manifestant(e)s ne représentent pas grand chose. 

    Pour les secondes, à Hong-Kong, ce regard porté par un royaliste sur son blog ne manque pas d’intérêt.

    Il met, en tous les cas en évidence, les intérêts de l’Occident par rapport à la Chine et montre aussi comment se comportent certains artistes soucieux de préserver leur carrière.

    Rien de très nouveau à cela, souvent intellectuels et artistes ont choisi leur seul intérêt plutôt qu’un engagement qui le mettrait en péril.

    Pour le reste, on peut toujours chercher des points communs entre ces événements et le mouvement des gilets jaunes en France. On en trouvera.

    Il y a néanmoins fort à parier qu’on discernera assez tôt, dans nos médias, qui condamner et qui pas.

     

  • De la cruauté, de l’Histoire et des genres...

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    Nombre de Français(es) et de Suisses ont en mémoire le massacre des Gardes Suisses du Roi du 10 août 1792. 

    Ce jour-là, Danton veut en découdre avec Louis XVI.

    Il envahit les Tuileries où réside le roi et sa famille.Un premier assaut est maîtrisé par les Gardes Suisses auxquels Louis XVI ordonne de cesser le feu et de regagner leur caserne.

    C’est alors qu’en cours de route, des centaines d’entre eux sont massacrés et mutilés.

    De ce carnage et selon cet article de Swissinfo, Bonaparte notera que: «des femmes bien mises se portent aux dernières indécences sur les cadavres des Suisses».

    Voici qui, à l’évidence, n’est pas à l’honneur de la gente féminine. Mais qui prétend qu’elle serait plus douce qu’une autre?

    Associer violence et cruauté à telle ou telle partie de l’humanité est souvent peu conforme à certaines réalités difficiles à admettre. 

  • La recherche et la vie

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    Voici présenté un procédé médical duquel on ne sait s'il vise à soulager la femme ou s’il est destiné à réaliser des économies sinon à promouvoir et à rentabiliser une nouvelle technique.

    Tout commence par le titre accrocheur: «une opération pourrait retarder la ménopause de vingt ans », alors qu’il s’agit, en réalité, de retarder les symptômes de la ménopause et non la ménopause elle-même.

    Puis vient la description des avantages, le procédé profiterait « à des milliers de femmes qui souffrent de graves problèmes de santé, tels que des problèmes cardiaques et une ostéoporose affaiblissant les os ».

    Tout autant, serait-il susceptible, ce même procédé opératoire, d’« améliorer la vie de millions d'autres femmes en retardant l'apparition des symptômes les plus courants de la ménopause.» 

    Et en conclusion, on apprend les « économie substantielles » qui seraient réalisées en termes de frais de traitement liés aux conséquences de la ménopause et le changement de « donne pour le traitement de la fertilité ».

    En effet, l’opération consistant à préserver les tissus ovariens et à les stocker, les femmes auraient ainsi «potentiellement accès à des milliers d'ovules si elles décidaient plus tard d'avoir des enfants. » 

    A lire cet article où le bien-être de la femme paraît privilégié, c’est tout autant aux coûts de sa santé sinon à la promotion de nouvelles technologies que sa lecture sensibilise.

    Tout est une question de perception de la vie et de sa valeur...

  • Plus belle l’humanité, on meurt!

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    Décharges sauvages, ville jonchée de déchets, planète engorgée de plastique, plus belle l’humanité, on meurt!

    Et c’est bel et bien ce qui est arrivé au Maire d’une commune française. Les faits se sont déroulés ce 5 août dernier à Signes, dans le Var, vous en avez peut-être eu connaissance.

    Le Maire de la commune surprend des hommes en train de décharger des gravats de manière illégale sur un site naturel, il leur demande de reprendre le tout, ce qui a été fait.

    Mais lorsque le Maire leur a dit d’attendre la police municipale, le conducteur de la camionnette a effectué une manoeuvre en marche arrière et a roulé sur l’élu qui se trouvait à l’arrière du véhicule.

    Mourir en plein exercice de ses fonctions peut toujours être relevé pour dire toute l’estime portée à ce Maire. Il n’en demeure pas moins tombé sous le coup de la lâche négligence humaine.

  • Quand se lèvent les boucliers ...

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    Evoquer une politique de défense des droits humains à géométrie singulière tandis qu’un clitoris géant est convoqué pour célébrer la Fête nationale suisse à Genève qui, en même temps accueille autant de touristes de pays qui les bafouent, ces mêmes droits, voici que se lèvent des boucliers...

    Deux commentateurs du précédent sujet de ce blog tiennent, en effet, à exposer l’étendue de leurs connaissances, l’un, en ne sachant pas lire et en prenant des touristes pour des migrants, l'autre, pour parler de Moscou et du Kremlin.

    Serait-ce pour voler au secours de choix politique d'une Maire qui manifestait en son temps contre la « Russie homophobe »? On se réjouirait de la voir brandir une pancarte pour dénoncer avec autant d'ardeur les mutilations sexuelles.

    Il semble bien que pour ce qui concerne certains pays, on préfère la réserve. Que celle-ci cache opportunisme ou intérêt ou les deux, aux concerné(e)s de s’interroger. 

     

  • Genève à l’ombre de son château gonflable et de ses droits humains

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    Un article de la Tribune de Genève évoque la réaction d’un habitant, surpris par le clitoris géant érigé tel un « château gonflable » et invité d’honneur des célébrations de la Fête nationale suisse .

    La Maire de la ville, apprend-on, soucieuse des questions de genre aurait tenu à mettre en valeur cette partie de l’anatomie féminine.

    Soit.

    Et que pense-t-elle de l’accueil réservé par cette même ville à autant de touristes issus de pays qui ont une autre conception de cette partie de l'anatomie féminine montée en « château gonflable »?

    Que l’argent n’ait pas d’odeur, le proverbe nous l’a enseigné. Que cela se démontre dans cette Genève des droits humains n’est plus à prouver.

    Pour rappel, ce sujet publié ici même et pas plus tard qu’hier évoque comment un grand pays occidental a réagi face à l’excision du clitoris et au crime d’honneur.

    A méditer sous la voûte du « château gonflable »...

  • A propos de mutilations sexuelles

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    Une personne qui suit ce blog m’a transmis cet article que je vous soumets. Publié sur le site du Journal de Montréal, son intitulé à lui seul interpelle, L’excision du clitoris n’est pas barbare.

    Signé Richard Martineau, chroniqueur controversé, le propos vise le regard porté sur des pratiques qui, de criminelles qu’elles étaient conçues ne le sont plus.

    Car l’article pointe un passage relatif à l’excision du clitoris qui aurait été supprimé du Guide destiné aux nouveaux arrivants.

    Que l’excision du clitoris soit qualifiée de criminelle relève d’appréciations d’ordre juridique. Le fait est qu’elle reste une mutilation aux conséquences aussi graves que douloureuses.

    De là à ce qu’un jour cet acte soit interdit, bien des combats devront être menés et aboutiront-ils, rien ne paraît moins sûr tant les raisons avancées au nom du respect multiculturel prévalent.

    Au point d’en arriver, parfois, à d’étranges contradictions entre luttes pour les droits des femmes et respect de qui les piétinent.

  • LGBTIQ+, rebelotte...

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    Après la mise en une de la querelle entre LGBTIQ+, c’est non seulement à un éditorial que nous avons droit mais encore à une pleine page du journal paru ce 2 août, comme le montre la photo qui illustre le sujet.

    Voici donc la journaliste de la Tribune de Genève nous expliquer ce qu’est une radicalisation au regard de ce qu’est le sens du débat, des fois que nous confondrions la première avec le second.

    Et de nous avertir ainsi, en début de son éditorial intitulé « Transgenres: la guerre des méthodes »:

    Capture d’écran 2019-08-03 à 14.16.20.png

    pour conclure ainsi son propos:

    Capture d’écran 2019-08-03 à 14.16.35.png

    Merci de pareils éclairages destinés à nous sensibiliser à quoi, au juste?

  • A Greta Thunberg dans la mêlée

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    Chère Greta Thunberg,

    Votre engagement, vous ne l’ignorez plus, est passé au crible, que dis-je, au peigne fin.

    Pour autant d’esprits savants, il serait financé par un tel, instrumentalisé par un autre ou le même, profiterait à vos parents, mais tout autant à je ne sais quelle puissance occulte et heureusement révélée par ces vaillants éclaireurs.

    Vous seriez en mains manipulatrices et entraîneriez à votre suite autant de pauvres hères à votre image devenus marionnettes, votre aura serait virale ou empoisonnée, rien n’a dû vous échapper de ce qui a été énoncé de votre action.

    Quelles que soient ces réactions, quelles que soient les convictions sinon les certitudes qui les commandent, vous maintenez le cap.

    Après tout, ces experts ou spécialistes en tous genres et autres vidéastes du net qui vous jugent, qu’ont-ils de plus ou de mieux que vous? Leur expérience? La qualité de leurs propos? La valeur de leurs idées?

    Pour qui ne l’aurait pas lue, voici la réponse à Michel Onfray, d’Alice Afanasenko, docteure en littérature, enseignante et chercheuse autiste, membre de l’Association Francophone de Femmes Autistes.

    Il y est question, entre autre, d’humilité. En la matière, force est de constater que nombre de celles et de ceux qui se sont exprimé(e)s sur vous en manquent cruellement. 

    Bien à vous,

                               Hélène Richard-Favre

            

  • Le poète, Venise et ses monstres

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    « Que c’est triste Venise » , chantait Charles Aznavour, « quand on ne s’aime plus ». Et que c’est triste Venise, quand on ne l’aime plus ... ou trop. Ou tant qu’à vouloir la sauver du vieillissement de sa population on lui injecte des flots de touristes déversés par autant de monstres navigants.

    En dépit de toutes les protestations, en dépit de toutes les recommandations de l’UNESCO auprès de laquelle Venise est classée patrimoine de l’humanité, au mépris de l’Histoire de la ville, ces embarcations appelées bateaux de croisière ne cessent de la rendre accessible à des dizaines de milliers de visiteurs.

    Cet article de la Radio Télévision Suisse (RTS) explique la situation en parlant de « casse-tête ». 

    A quand une intervention dans le cadre du Forum économique de Davos ou dans un parlement quelconque de pays étrangers à l’Italie pour sensibiliser les ressortissant(e)s de partout dans le monde qui se réjouissent d’aller saccager la lagune pour avoir vu Venise?

    Et quelle polémique à plus soif aurait suscité pareil état de fait? Quelle mobilisation? Merci, si vous avez connaissance de références à cet égard, de les signaler et alors, la tristesse du poète, la tristesse de qui aime nature, culture et patrimoine en tous genres trouverait à s’apaiser.

    En attendant, écoutons le grand Charles...

  • De Greta Thunberg à Alexey Navalny, elle court, elle court, l’info...

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    Tandis que la polémique autour de la jeune Greta Thunberg emporte les uns et les autres loin du sujet réel qu’est le changement climatique, voici un nouvel événement destiné à alimenter la chronique médiatique.

    Moscou, vous l’aurez sans doute vu, lu ou entendu a connu une importante manifestation et autant d’arrestations estimées aussi illégitimes que l’a été le rassemblement convoqué par Alexey Navalny.

    Pourquoi évoquer ces deux cas?

    Parce que tous deux souffrent de récupération en tous genres comme cela arrive très souvent pour une actualité qui enfle et occupe l’espace médiatique laissant loin derrière elle les véritables enjeux à traiter.

    Pour ce qui est de l’adolescente suédoise, se polariser sur ce qu’elle suscite de réactions parmi ses soutiens et ses détracteurs fait passer à la trappe les questions importantes que posent les changements climatiques. 

    Par exemple et pour ne citer qu’elle, l’empreinte carbone laissée par les échanges de sms, mails ou messages transmis par Whatsapp ou autres applications dites « gratuites », qui s’en soucie vraiment?

    S’agissant, maintenant, de Moscou et de sa récente manifestation, en voici une approche qui vous offrira un éclairage un peu plus subtil que le coup de projecteur qui lui est donné par tant de nos médias.

     

     

  • Greta, les jeunes et la vie politique française

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    On peut toujours critiquer du haut de son savoir qui se veut tel, l’invitation faite à Greta Thunberg de s’exprimer dans le cadre de l’Assemblée Nationale en France.

    Il n’en demeure pas moins intéressant, pour qui le souhaiterait, de visionner le débat qui s’est tenu ce 23 juillet dernier à Paris en sa présence.

    A ses côtés se tenaient trois jeunes Français et la paléo-climatologue Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du groupe no 1 du GIEC. Le débat a été mis en ligne par LCP, la chaîne parlementaire française.

    Bien sûr que le même jour, les députés français acceptaient le CETA. Bien sûr que les jeunes veulent souvent changer le monde. Bien sûr que l’avenir peut toujours paraître sombre aux uns et abordé sans conscience par d'autres.

    Tout cela, on le sait depuis que l’humanité existe donc rien là de très nouveau à relever. Dans ce cas, que nous apporte cette séquence de la vie parlementaire française?

    Certainement l’intelligence des questions posées et le respect affiché sans ostentation ni affectation excessive aux jeunes invités par les députés de tous bords politiques.

    Les échanges entre les parlementaires et les adolescents ont eu quelque chose de plutôt inédit et dans ce sens, l’événement peut être considéré comme positif.