23/09/2018

Tambouille politique

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La France se prépare à diverses élections, européennes en 2019, municipales en 2020. Autant dire qu’elle s’active en démarches et autres recettes à savourer ici.

Or voici que dans ce contexte sensible s’il en est, le célèbre forain Marcel Campion crée des remous au sein du parti de la majorité présidentielle, LREM. C’est que l’homme s’est exprimé de manière publique sur la Mairie de Paris et plus particulièrement sur Bruno Julliard, son ex-secrétaire adjoint.

Marcel Campion n’a, à l’évidence, pas mâché ses mots mais a trouvé un défenseur au sein des marcheurs. Joachim Son-Forget, député des Français de Suisse et du Liechstentein, s’est en effet expliqué des raisons de son soutien.

Quant à Bruno Julliard, rappelez-vous, alors ancien Président de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), il avait avoué le soutien reçu de Nicolas Sarkozy -alors grand rival de Dominique de Villepin pour la présidentielle de 2007- et avait ainsi obtenu le retrait du CPE (Contrat de Première Embauche).

En 2017, le désormais ancien adjoint de la Mairie de Paris, marié en juillet de la même année à Paul Le Goff, avait été visé par un conflit d’intérêt.

Son conjoint venait, en effet, d’être embauché par Noctis, un empire de la vie nocturne parisienne, alors que lui-même était responsable des concessions accordées pour organiser des événements dans l’espace public parisien.

Aussi, de cette vague de protestations que soulèvent les propos de Marcel Campion, voir émerger la prise de position de Joachim Son-Forget est à relever. Elle n’a toutefois pas été du goût de ses collègues de parti. 

Ce député a tout simplement refusé le lynchage du forain, attitude déjà consignée par Wikipedia ...

 

18/09/2018

Suisse-Russie, la diplomatie à l’oeuvre sur fond de révélations médiatiques, relais de sources anonymes

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Acte I: Le Tages-Anzeiger et le journal néerlandais NRC Handelsblad citent des sources anonymes selon lesquelles deux hommes auraient voulu espionner le laboratoire de l’Office fédéral de la protection de la population, spécialisé dans les menaces chimiques. Il en a été question ici.

Acte II: Le Département Fédéral des Affaires Etrangères (DFAE) convoque l'ambassadeur de Russie pour protester contre la «tentative d'attaque» menée par deux espions russes. 

Acte III: Dans une interview accordée à RIA Novosti, l’Ambassadeur de Russie fait part de sa réaction face à cette manière d’agir de la Suisse, pays neutre.

Acte IV: Les services de Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe convoquent l’Ambassadeur suisse et l’Ambassadeur néerlandais.

Acte V: C’est à New York que se jouera la suite des (bonnes?) relations entre la Suisse et la Russie lorsque leurs deux Ministres des Affaires Etrangères s’y rencontreront la semaine prochaine.

Pour l’heure, savoir si ce scénario, inachevé encore, relève de la tragédie, de la tragi-comédie, de la comédie ou carrément de la farce, chacune et chacun est libre de se faire son idée aux vu des faits énoncés et développés dans les articles indiqués ci-dessus en bleu.

17/09/2018

Idlib et partis pris

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                                                                              capture d’écran Le Figaro.fr

Il se joue, ces temps-ci, ce qui peut se concevoir comme ultime bataille en Syrie ou comme déclenchement du pire.

La situation est telle qu’il paraît difficile de s’y retrouver sauf à prendre parti pour telle ou telle faction en présence.

En l’occurrence et s’agissant de ce qui se passe dans cette partie du globe, nos médias ne manquent jamais d’en traiter. Pour le reste du monde et ce qu’il endure, cela semble, pour la plus grande partie d’entre eux, une affaire secondaire.

Comme quoi, s’appesantir sur la guerre que mènent certaines puissances entre elles pour toutes sortes d’intérêts, le plus souvent loin d'être humanistes, doit sans doute répondre à des critères sélectifs autorisés.

Oui, la Syrie est ravagée par la guerre et on a bien compris que son Président et ses alliés sont à diaboliser. On l’observe journée faite. 

Cette façon de nous tenir au courant serait de l’information à l’inverse de toute autre qui, elle, relèverait de la propagande.

Disqualifier l’autre pour imposer son point de vue est une stratégie bien connue.

Que cela soit dit et alors, on considérera comme logique le parti parti. Mais qu’on cesse de nous parler de bons et de méchants, cela commence vraiment à bien faire.

Qui a envie de cautionner les horreurs qu’entraîne toute guerre? Qui ose se réjouir de la mort de ses adversaires sinon les esprits vengeurs?

Il en existe, bien sûr, que la débâcle de leurs ennemis ravit. Il en est d’autres qui tentent encore et toujours la conciliation. Même si elle semble relever de l’utopie.

16/09/2018

L’enfance et ses droits?

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Ces images d’enfants qu’on brandit pour apitoyer le monde, la belle affaire quand on sait comment ceux qui disparaissent à jamais sont les grands oubliés de nos médias...

Ah, non, c’est vrai, on consacre une Journée mondiale à l’enfance et à chaque disparition ou mort d’enfant, on défile en une marche blanche et on écrit « plus jamais cela » sur des banderoles.

On rappelle aussi le droit des enfants, même celui qui leur destine ce genre de BD.

La référence à cette video a été indiquée par une intervenante de ce blog, « Charlotte », que je remercie d’avoir tout autant attiré l’attention sur le film qui nous en disait déjà long sur la manière avec laquelle s’applique la justice et duquel j’ai à diverses reprises relayé le lien.

Que reste-t-il comme moyen de défense aux proches et aux familles de victimes d’atteintes pareilles à l’enfance?

La question reste ouverte et grande ouverte tant l’abîme paraît s’ouvrir sous les pas de qui ose tenter l’impossible ou plutôt l’impensable mise en cause de très ou trop honorables personnes.

Pendant ce temps-là, on préfère pointer du doigt cette « Russie homophobe » qui ose protéger ses enfants de toute propagande homosexuelle qui la viserait.

Ben voyons, depuis le temps que le mal a été défini et localisé à l’est, on ne va pas modifier la mécanique d’une boussole qui oriente là où il faut!

 

15/09/2018

On reparle d’une sinistre affaire de pédophile

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Vous l’aurez constaté, l’affaire Dutroux revient dans nos médias. Extrêmement douloureuse à revivre pour les familles qui en ont été victimes, elle suscite nombre de réactions. Or la vision d’un film qui l’évoque oblige à la réflexion.

Ce film, je l’ai déjà partagé ici, dans l’avant-dernier paragraphe de ce sujet, je m’y emploie à nouveau tant la problématique soulevée est sensible.

Assister au battage médiatico-politique qui stigmatise telle ou telle personnalité qui aurait menti et diffuser la compassion à autant de victimes d’actes qu’entoure une zone significative d’ombre, oblige à interroger le sens à donner au mensonge.

Dans l’affaire Dutroux et à suivre le film cité ci-dessus, on mesure avant tout comment fonctionnent autant d’institutions dont on ne manque jamais l’occasion de nous rappeler l’importance.

Dutroux, prédateur pédophile solitaire ou mis au service de réseaux, la différence n’est pas à banaliser.

Mais il va de soi que tenter de faire la lumière sur autant d’actes commis envers des enfants, même à peine nés comme le révèle ce document à visionner, relève d’un héroïsme à haut risque.

 

14/09/2018

Cette Russie ... mais que ferait-on sans elle!

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                                                                                   capture d’écran Le Matin.ch

La Russie avec ses empoisonnements, ses espions vous manquait-elle? La voici de retour!

Des espions qui pullulent à la surface du globe, aucun ne sera aussi redoutable que le russe. Vous devriez le comprendre et surtout, vous en rappeler.

Mais bon, inutile d’entraîner votre mémoire, nos médias s’en chargent pour vous.

Selon le Tages-Anzeiger et le journal néerlandais NRC Handelsblad qui citent des sources anonymes, deux hommes sont soupçonnés d'avoir voulu espionner le laboratoire de l'Office fédéral de la protection de la population, spécialisé dans les menaces chimiques.

Quant à cet artiste, dont le groupe Voïna avait été lauréat d’un Prix décerné en 2011 par le Ministère de la culture russe -il est bon de le signaler encore une fois comme cela avait déjà été le cas ici- cet artiste, donc, aurait été victime d’une tentative d’empoisonnement.

La presse internationale s’en fait le relai, comme il se doit.

Vraiment, cette Russie, pardon, la Russie de Poutine car la nuance importe nous est-il souvent expliqué, cette Russie de Poutine est vraiment de tous les dangers! 

 

13/09/2018

La vérité serait dans le vin...

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Quand les personnalités du monde politique se lancent dans la philosophie, c’est toujours intéressant sinon amusant.

On les observe sortir leurs références à telle autorité en la matière ou alors, dans un autre registre, à ce qu’il est convenu d’appeler la sagesse populaire.

Aussi bien lit-on du meilleur élu parmi les élu(s)s que la vérité se trouverait dans le vin, ceci, bien sûr énoncé en référence au célèbre « in vino veritas ».

La nouvelle du jour est de savoir le Président du Conseil d’Etat genevois prêt à en découdre avec ses pourfendeurs.

C’est son droit tout comme l’est celui de qui veut y voir un peu plus clair dans les agissements de cette personnalité politique de poids selon ses inconditionnels soutiens.

« In vino veritas » peut-être, au point où en est cette vérité qu’autant cherchent quand d’autres affirment la détenir, que la qualité de ses contours se révèle bien floue...

 

12/09/2018

Le monde comme il va...

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Le monde comme il va, c’est, entre autre cet article et les commentaires non dénués de violence qu’il suscite sur certains réseaux sociaux.

Le monde comme il va descend Christine Angot dont malgré tout, nombre de médias relaient le livre.

Le monde comme il va se contorsionne à commenter l’affaire qui anime Genève et qui pourrait se solder de manière imprévisible tant l’homme visé, n’est peut-être pas à bout de cartouches, lui non plus.

Le monde comme il va, c’est ce site de référence protestante « Réformés.ch », qui relaie l’information selon laquelle des victimes de Poutine luttent au nom du christianisme

Le monde comme il va, c’est bien sûr, celui des droits humains, de la liberté d’expression, du souci pour les plus indigents et de tant d’autres préoccupations d’ordre moral puisque c’est lui qui mobilise tant.

Vous en doutiez? 

10/09/2018

Génie médiatique

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Comme dans de nombreux pays, la Russie se penche sur les retraites. Y toucher n’est jamais une mince affaire, à maintes reprises, cela a pu être observé ici ou là.

Plutôt que de s’arrêter de manière qui suscite l’intérêt, sur cette réforme qui, en ce moment, vise la Russie, notre chère RTS ou disons partie de ses journalistes pour être précis, préfère y mettre en avant son joker favori, Navalny.

Alors que ce Monsieur, comme on ne cesse de le répéter ici, ne représente en rien ce qui est sans cesse dit de lui, à savoir qu’il serait le principal opposant du Kremlin, l’évocation de son nom ne sert qu’à détourner l’attention du public d’un véritable problème de société.

Mais que la RTS planche de manière un peu plus sérieuse sur le sujet! Alors, de vrais débats pourront s’engager.

Face à une telle aporie, c’est la qualité même de l’information et du journalisme que l’on ne peut que déplorer. Car aporie, il y a bel et bien en ceci qu’on informe et désinforme tout à la fois.

Oui, la réforme des retraites est très impopulaire en Russie mais non, l’élément à retenir de manifestations qui expriment colère et autres sentiments n’est pas l’arrestation de quelques proches de Navalny.  

 

07/09/2018

Ce peuple que l’on n’hésite pas à qualifier de petit

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A pleureurs reprises, il a été question du « petit peuple » dans le cadre de l’interview d'un Professeur invité à commenter les événements qui se sont déroulés il y a peu à Chemnitz.

Le journaliste qui l’interviewait, Darius Rochebin pour ne pas le nommer, évoque ce « petit peuple » que reprend alors le Professeur en estimant ce mot  le plus important.

Et le voici qui nous explique la fonction sociale occupée par tel agent de la Stasi à Buchenwald, telle autre encore, assistante sociale et de dire que ce système (nazi) ne pouvait exister que par le « petit peuple».

Mais que veut dire « petit peuple »? Pour l'interviewé sinon pour son intervieweur, on comprend qu’il désigne des personnes simples, de classes dites populaires.

Or à considérer ce que ce Professeur appelle traditions dans cette partie de l’Allemagne en question, la luthérienne, la communiste et la nazie, serait-il encore à démontrer qu’elles ont rassemblé autant d’élites que de ce qui constitue le « petit peuple »?

La culture n’était pas en reste non plus ni chez les nazis, ni chez les communistes ou les luthériens.

Cette manière de faire endosser des courants idéologiques ou religieux à des classes sociales, en l’occurrence, le communisme, le nazisme et le luthéranisme au « petit peuple »  est plutôt réductrice, voire particulièrement orientée.

Sans compter le mépris affiché pour ce « petit peuple » tout juste bon à exécuter ce qu’on lui demande sans le moindre esprit critique.

Pour le reste, pas un mot de tant de ces personnes, issues du « petit peuple » ou pas, qui n’avaient d’autre choix que celui de se plier au régime sinon d’être envoyées purger une peine quelque part dans un camp. 

Mais l’essentiel semble être de désigner qui a fait quel mal et qui est dans le droit et bon chemin. Ainsi se diffuse ce qui s’appelle information.

 

06/09/2018

Curée

 

Qu’une personnalité politique se retrouve dans la tourmente médiatique devient presque habituel. Et parler de tourmente est peu dire quand on sait comment elle ressemble bien plutôt à une curée.

On l’a vu avec DSK, on l’a vu avec François Fillon, on y assiste désormais, ici à Genève, avec le meilleur de ses élus, Pierre Maudet.

Qu’on apprécie l’homme ou non, le sort qui lui est réservé est peu enviable. Loin de toute considération relative à l’engouement qu'ont suscité ses qualités, c’est sa mise à terre qui interpelle.

Car venir nous parler de principes bafoués, de confiance trahie et autre irrespect manifesté par un élu envers ses pairs, envers le parlement et envers le peuple genevois, est-ce bien raisonnable?

Pierre Maudet a menti, nous est-il répété en boucle.

Et cela seul suffit à la levée de boucliers. Son séjour tous frais payés par un cheikh arabe est une chose, le fait qu’il ait falsifié la version à en donner une autre et c’est elle qui est grave selon ces justiciers.

Eh bien, si l’on devait poursuivre tous les menteurs de nos démocraties, toutes celles et ceux qui racontent n’importe quoi et qui jouissent d’un crédit assuré, un nombre incalculable d’échafauds serait à dresser à la hâte!

Je n’ai aucune sympathie particulière pour Pierre Maudet mais encore moins pour les lynchages publics.

 

05/09/2018

Genève et l’affaire qui vise le Président de son gouvernement

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Vous vous souvenez sans doute de cet ouvrage qui fait référence, en tous les cas pour nos médias si préoccupés par la personnalité du Président russe.

Michel Eltchaninoff, son auteur, s’est tout simplement placé dans la tête de Vladimir Poutine et c’est de là qu’il s’est exprimé pour, de fait, donner comme titre à son exploit Dans la tête de Vladimir Poutine.

Bien.

Ce soir, nombre de Genevois, peut-être, se demandent ce qu’il y a dans la tête du Président de leur gouvernement. En tous les cas, la question se pose alors que tant d’éloges lui ont valu d’être le meilleur élu de ses pairs.

L’homme avoue, ce soir, avoir caché une partie de la vérité tandis qu’il s’est emmêlé dans plusieurs versions d’un séjour aux Emirats arabes unis, en famille et accompagné de son chef de cabinet.

Au-delà du montant qui s’élève à plusieurs dizaines de milliers de francs suisses, au-delà des dons de quelques milliers de francs aux Eglises protestante et catholique auxquels a consenti le Président du Conseil d’Etat de Genève pour compenser ce séjour tous frais payés, c’est ce qui a incité cet homme à se comporter ainsi qui interroge.

Aussi ne disposons-nous pas, pour l’instant du moins, d’expert tel Michel Eltchaninoff capable de nous parler depuis la tête de notre élu genevois.

Cela dit, avec le battage médiatique qui entoure cette affaire, il ne doit pas être très confortable de s’y trouver. 

 

04/09/2018

L’exhibitionnisme comme performance

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Comme performance, c’en est sans doute une. S’exhiber nue devant le sanctuaire de Lourdes en témoigneLa question reste de savoir en quoi cette performance serait de l’art!

Cela rappelle, bien sûr, d’autres de cesdites performances.

Rappelez-vous, par exemple, cette partie fine qui se jouait dans un Musée de Moscou et montrait, entre autre, l’une des membres du groupe Pussy Riot à deux doigts d’accoucher. Il en avait été question ici, entre autre.

Au micro de la RTS qui m'avait sollicitée pour m’exprimer sur le sujet, j’avais marqué ma réticence à envisager ce genre d’expression comme artistique. On m’a fait comprendre que oui, c’en était bel et bien.

Dans ce cas, à celles et à ceux qui souhaiteraient être reconnus comme artistes performants, eh bien, essayez l’exhibitionnisme!

Mais attention à vous, les hommes, car à exécuter ce genre de « performance »  face à une femme, future mère d’un enfant qui plus est, vous risquez d’être taxé de sexisme!

Alors qu’on pourrait plutôt penser à un léger trouble du comportement, non, l’homme qui agit ainsi est sexiste. La femme, quant à elle et si elle s’affiche ainsi nue, ne peut qu’être une victime de l’ordre patriarcal...

 

02/09/2018

Quand un média dit de culture trouve qui sait distinguer la victime du tortionnaire. Au hasard, un cinéaste ukrainien pour la première, le pouvoir russe pour le second

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Un cinéaste est, certes, un créateur, un être humain et mérite toute la considération à lui apporter. Mais quand il se mue en terroriste? Quand il fait fi de vies humaines?

Quand il est prêt à tuer, quelle estime a-t-il d’autrui?

Il en a été question ici-même, rappelez-vous! Une polémique fait suite, maintenant aux conditions de détention dans lesquelles le cinéaste ukrainien purge sa peine.

Alors d’accord, les arguties des uns et des autres alimentent le débat. Il n’en demeure pas moins que le point de départ est l’acte terroriste que préparait Oleg Sentsov, clairement admis par un de ses complices.

La culture adoucirait les moeurs, selon l’adage.

A l’évidence et au point que l’auteur même d’un livre, Jonathan Littell pour ne pas le nommer,  montre comment le mal qui est la question centrale de son ouvrage, peut s’accomplir sans le moindre remords par un être qui est loin d’être analphabète ou inculte.

Aussi bien, le lauréat du Prix Goncourt 2006, vole-t-il  au secours du cinéaste prêt à tuer autant de vies que possible.

A partir de là, tout est permis et surtout le jugement du pouvoir russe.

Comment ne pas solliciter autant de ses détracteurs? Du pain béni, pour nos médias qui, eux, se chargent très souvent de désigner les bons criminels pour, surtout, les blanchir et les rendre victimes des mauvais.

Cette répartition arbitraire du bien et du mal, celui-ci étant le plus souvent à chercher du côté russe, lasse. Car se prévaloir d’incarner le bien pour, de facto, juger qui ne l’accomplit pas ne relève d’aucune objectivité. 

On est dans le pur parti pris. L’admettre une fois pour toutes donnerait au moins à l’information sa juste mesure.

01/09/2018

La Russie sera toujours avec vous a déclaré Vladimir Poutine aux habitants du Donbass

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Les rédactions de nos médias n’en peuvent plus de commenter le départ du gouvernement d’un de ses ministres phare et l’éventuelle arrivée de son successeur, Genève s’anime sinon s'enflamme autour des agissements supposés mensongers du Président de son Conseil d’Etat, pendant ce temps-là, l’Ukraine -voire l’Europe centrale elle-même- risque l’embrasement.

Car après l’attentat qui a coûté la vie au dirigeant de la République Populaire de Donetsk auto-proclamée, les accusations sans preuve fusent. Qui a voulu la mort d’Alexandre Zakhartchenko? Pour les uns, c’est Kiev, pour les autres, c’est Moscou. Pour d’autres encore, il s’agirait là d’un règlement de compte entre bandes « mafieuses »  ou « terroristes » rivales.

Quoi qu’il en soit, ce qui s’est passé hier au centre-même de Donetsk est, je le répète une fois encore, grave.

Pour qui incline à penser que le Kremlin aurait voulu se débarrasser d’un homme encombrant, il va de soi que les déclarations du Président de la Fédération de Russie ne ressembleront qu'à de simples formules.

A chacune et à chacun sa conception de condoléances présentées.

Mais si elles sonnent faux aux oreilles de nombre d’Occidentaux, à celles d’autres, elles résonnent dans un sens qui ne laisse rien présager de bon. L’avenir, sans doute proche, dira ce qu’il en aura été.

Ne reste plus qu’à souhaiter qu’il ne soit pas noir.

31/08/2018

Alexandre Zakhartchenko, par Erwan Castel

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La nouvelle est grave.

Elle a été donnée, ici, par Charles 05, un intervenant de longue date de ce blog. Alexandre Zakhartchenko, le dirigeant de la République auto-proclamée de Donetsk est mort.

Il a été tué dans un attentat à l’explosif.

La nouvelle est grave car quoi que l’on pense de la situation dans le Donbass, elle nous concerne toutes et tous. Pour rappel, cette partie du Sud-Est de l’Ukraine se situe au coeur de l’Europe. 

Il en a beaucoup été question, sur ce blog.

Dans nos médias, il y a longtemps que la guerre qui y sévit toujours, en dépit des accords de Minsk I et II, ne mobilise plus les rédactions.

La mort des unes et des uns, pire, le sort réservé à des enfants, ne semblent concerner que certaines parties du monde. Au meilleur ou fallacieux prétexte, peut-être, que l’on ne peut traiter de tout, bien sûr...

En hommage à cet homme, Erwan Castel, dont j’ai porté à votre connaissance certaines de ses publications en a partagé une que je vous invite à découvrir ici et que j’ai choisi de reprendre en capture d’écran pour illustrer ce sujet.

 

19/08/2018

Scène de (non) vie dans le Donbass

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                                                                                                capture d’écran youtube

Combien de fois n’avons-nous eu droit à telle ou telle image d’enfants victimes de guerres? 

Dans cette vidéo de 2 minutes 14, c’est un volontaire du Donbass qui s’exprime. Il est évident que son propos n’est pas neutre, sans quoi il ne se serait pas engagé aux côtés de ceux qui ont souvent été appelés rebelles ou pro-russes.

Cela n’empêche pas de prêter attention à ce qu’il nous apprend.

Sébastien Hairon vit à Donetsk et évoque le bombardement d’un parc d’attraction pour enfants. Pour se l’expliquer, il fait référence aux propos qu’avait tenus le Président ukrainien au sujet des enfants du Donbass.

Leur avenir, il le souhaitait dans les caves. Rappelez-vous, il en avait été question ici alors que j’évoquais le sort d’un enfant au coeur de l’Europe.

 

18/08/2018

Refus de naturalisation suisse, l’intitulé du journal Le Temps résume-t-il un peu vite?

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                                                                                             capture d’écran Le Temps

La décision fera date et ses effets se répercutent déjà au-delà des frontières helvétiques.

La municipalité de Lausanne a refusé la nationalité suisse à un couple qui la sollicitait. Les raisons invoquées sont celles de l’égalité entre hommes et femmes. On lit néanmoins, en conclusion de cet article qui cite les propos d’un élu, que la Constitution est au-dessus de la bigoterie.

Inutile de dire que les réactions ne se sont pas fait attendre et qu’au nom du « vivre ensemble », ce refus a été vivement contesté par une élue socialiste.

A se demander ce que veulent celles et ceux qui réclament des lois pour lutter contre le sexisme et qui, au nom du « vivre ensemble » s’insurgent lorsque le respect de l’autre est bafoué.

La Suisse a des usages que tout candidat à la naturalisation est appelé à respecter.

Imaginez-vous un ou une candidat(e) à la nationalité d’un quelconque pays du Maghreb -puisque ce couple est dit originaire du Maghreb- refuser de se soumettre aux usages en vigueur là-bas? 

Au fait, voici pour autant de femmes si soucieuses d’égalité, elles découvriront comment les femmes tunisiennes se mobilisent pour avoir les mêmes droits que les hommes en matière d’héritage.

On est loin du droit en vigueur dans nos contrées...

 

Où vont les femmes?

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                                                               capture d’écran EnsembleàGauche

Cinq femmes se font violemment tabasser dans la rue au petit matin et voici que désormais des élues de droite et de gauche «se déchirent sur les violences faites aux femmes » comme l'indique la Tribune de Genève.

C’est dire si le sujet est récupéré au plan politique! Et pas que par les femmes, comme je l’ai mentionné ici, tant c’était à prévoir!

A chaque drame, à chaque événement tragique qui survient ici ou là, le même scénario se répète parce qu’on préfère tout de suite accuser, juger et faire valoir les intérêts que l’on défend.

Pour le reste et comme cela a été énoncé ici, une femme vit quelque expérience pénible avec deux hommes et voilà qu’elle en conclut que leur comportement déviant a un nom, le sexisme.

Qu’il existe des obsédés sexuels est une réalité. Elle n’est pas, pour autant, à imputer à quelque sexisme que ce soit.

A la déviance, à l’agressivité, à la violence, tout être humain est exposé. A force de traquer l’homme, à force de poser la femme en victime, on crée des statuts qui enferment les un(e)s et les autres.

Revendiquer des droits, viser l’égalité salariale entre hommes et femmes et l’accès à tous les métiers, à toutes les professions ou autres fonctions est un combat socio-politique mené de longue date.

Le fait est que certaines activités sur les chantiers, à la voirie, pour ne citer que celles-ci, ne semblent pas compter au nombre de celles qui seraient convoitées par les femmes. Pourquoi?

La question est ouverte.

 

17/08/2018

Jusqu’où iront les féministes?

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Les agressions qui ont été portées à Genève contre cinq femmes et contre un policier à quelques jours d’intervalle ont suscité nombre de réactions et c’est normal.

Ces faits ont choqué et déclenché en même temps toutes sortes de polémiques, chacune et chacun y allant de son interprétation et de son souhait de mettre telle ou telle identité en avant.

Alors que la nationalité de deux agresseurs au moins a été révélée, française dans un cas, suisse dans l’autre, il importait à nombre de commentatrices et de commentateurs de bien préciser que l’un d’eux avait été décrit comme étant de type maghrébin.

En d’autres termes, la violence des ces faits devait à tout prix pouvoir être attribuée à tel ou tel profil. 

En même temps, à lire cette tribune libre d’une femme soucieuse de légiférer pour lutter contre ce qu’elle appelle sexisme, on se demande jusqu’où iront certaines féministes.

Car l’auteure fait part de ce qui lui est arrivé comme indiqué dans la capture d’écran qui illustre ce sujet. A l’évidence, pareilles expériences marquent et choquent.

De là à les attribuer à du «sexisme» comme s’y emploie celle qui en a été victime, non. Ces comportements sont d’ordre pathologique. En quoi incarneraient-ils le «sexisme» ?

Il serait grand temps de cesser surenchère et dérive! Non, les hommes ne sont pas des agresseurs en puissance, pas davantage des détraqués prêts à jouir partout et n’importe comment. 

16/08/2018

On apprend que l’agresseur présumé du policier désormais sorti du coma est d’origine suisse.

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C’est la Tribune de Genève qui le révèle, ce qui ôte de facto du grain à moudre aux xénophobes ou autres nationalistes convaincus.

Cela dit, on se rappelle l’intervention d’une élue helvète qui avait estimé que « LA » Suisse n’existait pas. Il en avait été question ici. Dans ce cas, l’agresseur serait-il originaire d’un pays qui n’existe pas?

Pour l’heure et quoi qu’il en soit, l’homme est sous les verrous.

La violence qui s’exerce non seulement envers les femmes mais envers toute personne est une réalité.

A ce jour, aucune réponse idéale n’existe, nul ne l’ignore. Chacune et chacun y va de sa solution, de la plus radicale à la plus laxiste.

Est-ce là une raison de baisser les bras, bien sûr que non. Mais rien ne va de soi, sachant ce qu’implique toute  modification de loi.

En attendant, on se réunit, on discute, dans le cadre de colloques ou autres réunions en tous genres.

Autant d’occasions d’exposer des points de vue qui déboucheront on non sur quelques nouvelles mesures à prendre, que « LA » Suisse existe ou pas.

 

14/08/2018

Ce cinéaste ukrainien dont le sort émeut

sentsov,le monde,cinéma

                                                                                       capture d’écran Russiepolitics                           

Donc, vous l’aurez bien compris, le cinéaste Oleg Sentsov est accusé de terrorisme par Moscou.

On se mobilise, personnalités du monde du cinéma, médias évidemment et autres élus jusqu’au Président de la République française en personne.

Or que sait-on au juste de cet homme? Ce que nos journalistes, témoins interrogés à l’appui, veulent bien nous en dire. 

Mais à lire ce sujet consacré au cinéaste, sujet écrit le 27 juin dernier, force est de constater que l’acte terroriste dont il est accusé, il le préparait bel et bien.

Alors? L’auteure de cet article serait-elle une affabulatrice? Mieux, un troll du Kremlin comme toute personne qui écrit sur la Russie de manière autre que celle qui doit être?

A vous de voir et de vérifier l’authenticité de la video indiquée par cette juriste et blogueuse. Mais le témoignage qu’on y découvre a sans doute dû échapper à nos compatriotes si soucieux du sort de ce cinéaste.

Après tout, on ne peut pas avoir connaissance de toutes les informations. Et puis, on sait que certaines sont aussi vite diffusées qu’elles sont reçues dans les agences de presse. Et rappeler le plus souvent possible combien la Russie de Poutine emprisonne, malmène jusqu’à ce que mort s’en suive devient presque la norme.

On l’a vu avec l’affaire Magnitsky et le film qui en rend compte mais qui n’a pas eu l’heur de plaire à Bruxelles qui en a tout simplement interdit son visionnement. Cela a été évoqué ici, dans le dernier paragraphe de ce sujet.

S’agissant d'Oleg Sentsov, le talent qu’on lui prête devrait-il l’épargner d’avoir reçu des explosifs comme en témoigne le militaire ukrainien dans le cadre d'une conférence organisée par l’OSCE?

Il déclare avoir lui-même fourni au cinéaste de quoi préparer un acte terroriste en Crimée et demande aux services spéciaux ukrainiens de trouver qui a trahi Sentsov.

Autant d’éléments qui laissent à penser que si Oleg Sentsov avait mis son projet à exécution et n’avait pas été livré par quelque traître que ce soit, des vies y auraient passé.

Périr dans un attentat fomenté par un cinéaste, l’une ou l’un des signataires de la tribune parue dans Le Monde, se le souhaiterait-il?

 

13/08/2018

Genève, violente agression d’un policier

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A quand, une manifestation de SolidaritéS ou de tout autre parti politique en soutien à ce policier agressé et dans le coma?

Les femmes seules ne sont pas victimes de violence.

Toute personne qui s’oppose à la brutalité de fous furieux s’y expose. En l’occurrence, les fonctionnaires au service de l’ordre public.

Lisez cet article dont l’ensemble pourrait être cité ici et vous réaliserez comment la situation évolue non seulement à Genève mais en Suisse, ce pays que certains considèrent encore comme idyllique.

Il l’est peut-être, vu sous un certain angle. Lequel, cela reste à définir.

En attendant, il ne semble plus vraiment se distinguer d’autres qui dressent le même constat que celui énoncé dans l’article.

A l’absence de toute considération apportée à la fonction de policier, s’ajoute le manque de moyens mis en oeuvre pour l’exercer.

Autrement dit, à chacune et à chacun de s’arranger avec ce dont il dispose et adieu va!

 

12/08/2018

Le péril rouge passé, la menace reste...

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Voici un article suivi de commentaires qui soulèvent quelques réflexions. Il y est question de russophobie envisagée dune manière qui fait réagir certains internautes.

En réalité, c’est le terme employé par l’auteur de l’article pour qualifier ladite russophobie qui lui vaut quelques piqures de rappel.

Car celles et ceux qui ont connu les Russes comme ennemis, peinent à considérer que leur haine à leur égard ne soit que pavlovienne comme cherche à le faire entendre Joachim Imad dans le point de vue qu’il propose.

Et en effet, à écouter parler nombre de personnes qui ont eu affaire à la Russie soviétique, force est de constater que leur ressentiment à son égard -et c’est peu dire- est loin d’être éteint.

Mais l’auteur de l’article ne vise pas forcément ni à tout prix à faire aimer la Russie. 

Non, il veut entre autre démontrer la malhonnêteté et le danger qu’il y a dans le deux poids-deux mesures d’informations qui se concentrent sur un pays aux dépends d’autres dont il y aurait beaucoup à dire sinon à redire.

Et dans ce sens, il va de soi qu’il se heurte à forte partie.

Car rien ne semble pouvoir enrayer la volonté manifeste de rendre la Russie responsable de tous les maux possibles et imaginables. Combien de fois cela n’a-t-il été relevé ici!

Ce qui ne revient pas à idéaliser un pays, son Président et encore moins à en être le relai. Mais juste à déplorer la quantité de moyens mis en oeuvre pour désinformer dans le seul but de discréditer.

Et si ce mode d’action sur l’opinion publique a je ne sais combien de fois pu être imputé à l’ex-URSS, comme cela a été énoncé ici, nos démocraties occidentales ne sont plus très loin de la rejoindre dans la méthode.

  

11/08/2018

L’Elysée malmené

 

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Une nouvelle affaire met en cause un très proche du Président français, Alexis Kohler pour ne pas le nommer.

Déjà visé par une première plainte dont il avait été question ici, en voici encore une qui interroge quand on sait que les agissements de ce fidèle parmi les fidèles d’Emmanuel Macron relevaient de longue date déjà de ce qui s’apparenterait à un conflit d’intérêts.

Mais ni l’ancien Maire alors Les Républicains du Havre, cité dans cet article publié par le HuffPost et désormais Premier Ministre En Marche, ni le non moins désormais Président de la République n’ont semblé y voir quoi que ce soit à redire.

Il va de soi que le Secrétaire Général de l’Elysée se défend de tout conflit d’intérêt et la justice tranchera. Il n’en demeure pas moins toujours aussi surprenant que ces deux affaires soient révélées par un média qui a plutôt affiché son soutien à Emmanuel Macron.

Certes, on dira que les journalistes font leur travail et c’est tant mieux.

Le fait est que chacune de ces affaires, l’une dite Benalla, l’autre pas encore appelée Kohler, éclatent alors que, lors de la première, on apprenait que des secours communs franco-russes avaient été acheminés en Syrie et qu’au moment de la seconde, on lit que les deux présidents français et russe se sont entretenus au téléphone.

Pour aborder, entre autres la situation en Syrie, a annoncé le Kremlin.

 

10/08/2018

Cinq femmes violemment passées à tabac et de nombreuses questions

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Voici un cas typique en voie d’être récupéré par tous les bords politiques confondus.

A Genève, cinq femmes ont été violemment agressées, ce mercredi 8 août aux aurores, à la sortie d’une boîte de nuit. Le peu que l’on sait des faits est grave, l’une des victimes est dans le coma.

On apprend, à la lecture de ce qui en est rapporté dans l’édition papier de la Tribune de Genève du 9 août, que la scène a été filmée, que la première femme qui s’est fait tabasser était accompagnée d’un ami et que quatre femmes venues porter secours à la victime ont subi le même sort qu’elle.

A savoir, coups de poing, coups de pied et, indice ou non, coups de béquille.

Aussitôt, une manifestation a été organisée en soutien aux cinq femmes. Il est, certes, beau d’exprimer sa solidarité tant les faits choquent. Cela dit, à entendre ce qui a été rapporté ici des propos tenus lors de ce rassemblement, on reste un peu perplexe.

D’abord, parce que réclamer que les femmes puissent se promener dans la rue comme il leur sied à toute heure du jour et de la nuit ne va sans doute pas intimider qui veut en découdre, ensuite, parce que seules les femmes ne tombent pas sous les coups de leurs agresseurs, enfin, parce que l’on ignore tout de ce qui a déclenché cette scène de violence.

Car parmi le nombre d’éléments que l’on ignore, figurent aussi les raisons du silence qui entoure l’homme qui accompagnait la femme battue. Autant dire que face à tant de mystères, ne restent que les yeux pour pleurer et la réserve à garder tant nous ne connaissons, de la situation, que le tragique et sinistre résultat.

Qu’il soit à imputer aux racailles venues d’hors les frontières ou aux nouveaux arrivés dits migrants, cela ne manque pas non plus d’être évoqué par qui guette toute occasion pour faire valoir ses visions politiques. Aussi, avant de brandir telle ou telle cause à défendre, féministe ou anti-migratoire, penser aux seules victimes de toute forme de violence serait déjà bienvenu.

En pensée avec ces femmes, leurs proches et leurs familles.

 

09/08/2018

La France des Maires

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Souvent on a pu constater, ici, que les médias dits mainstream étaient en général à l’unisson pour traiter certains sujets comme, au hasard, la Russie de Poutine.

Que penser, dans ce cas, de ce même son de cloche en relation avec la France d’avant et de Macron?

A suivre, en effet, les Chroniques de la Macronie que signe Alain Rebetez pour Tamedia et à découvrir cet article de Franceinfo, on constatera que ce qui est énoncé des Maires de France est très ressemblant.

On y lit nombre de doléances exprimées par ces élus de l’Hexagone. Certes, les maux qu’ils déplorent ne sont pas le fait du seul Président actuel mais sont déjà celui de son prédécesseur.

A se demander en quoi a consisté le changement annoncé par l’un et l'autre par rapport à ce que vivaient leurs compatriotes sous les précédentes présidences. 

Bien sûr que les promesses électorales sont une chose et que la suite qui leur est donnée en est une autre. Aussi, s’il est arrivé que certaines aient été tenues, d’autres ont aussitôt été jetées aux oubliettes. Mais pas forcément de l’Histoire qui imprègne tant de citoyennes et de citoyens français.

Or cette Histoire, c’est celle de leur pays, qu’ils aiment et revendiquent avec ses grands et moins grands épisodes.

Si le but visé par tel ou tel Président est de rendre la France à l’image de ce qu’on leur a dit qu’elle devait être sinon à l’image de ce qu’ils en conçoivent eux seuls, alors, on comprend que cela ne soit pas du goût de toutes et de tous.

Parce que ce pays ne se résume pas à sa seule capitale et à ce qui se concocte entre les murs de son Palais de l’Elysée. La France est riche d’humanisme sur l’ensemble de son territoire. Et il apparaît avec évidence, cet humanisme, aussi bien dans les Chroniques de la Macronie que dans l’article de Franceinfo cité en lien ci-dessus.

 

07/08/2018

Ces ONG si gouvernementales..

 

Vous avez peut-être sinon souvent dû entendre énoncé dans vos médias de référence -s’ils le sont restés, bien sûr- comment telle ou telle ONG se voyait fermée ou carrément interdite sur sol russe.

Et vous aurez, pour cela, eu droit aux interventions de spécialistes et autres experts qui vous auront expliqué, toujours dans vos médias de référence qui le seraient restés, que le Président de la Fédération de Russie surveille tout, son passé kagébiste oblige.

Eh bien je vous propose de découvrir l’article que Daniel, intervenant de ce blog, a indiqué en lien dans un des commentaires qu’il a déposés sous mon précédent sujet en relation avec l’affaire Benalla et les russophiles.

Il s’agit d’une analyse particulièrement fouillée.

Je vous invite vivement à la lire pour réaliser combien ces organisations sont non gouvernementales... Vous y trouverez de quoi méditer. Mais peut-être que certain(e) d’entre vous ne l’ignoraient pas.

Pour les autres, eh bien, libre à vous de vouloir ou non combler quelques lacunes en la matière...

06/08/2018

Enfin on y est, merci Les Echos!

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Voilà, on y arrive, enfin!

L’affaire Benalla a bénéficié d’envois massifs de tweets qui l’ont gonflée. Et au hasard, devinez qui détient une grande partie des comptes Twitter à l’origine de ces envois?

Nombre de russophiles.

Ah, on l’attendait, cette information. Les Echos se sont chargés de la diffuser, ouf! Lisez donc bien l’article indiqué ici en lien, vous serez ainsi au fait de l’info telle qu’elle doit être, vérifiée et sourcée.

Le problème est qu’elle laisse nombre d’observateurs sur la réserve, mieux, en fait regretter certains que la loi sur les fake news ait été rejetée.

Tout cela serait pathétique si nombre d’enjeux ne se cachaient derrière l’acharnement à rendre la Russie responsable de tout et de son contraire.

Qu’on l’aime ou non, ce pays est-il à ce point dans le collimateur d’un Occident qui ne sait plus qu’inventer pour le salir?

Que son Président déplaise, on l’a compris de longue date. Mais qu’il incarne plus de 80% de voix issues d’une population qui compte près de 147 millions d'habitants est la réalité. 

Tout comme l’est celle de la France et du Président qu’elle a porté à sa tête dans les conditions que l’on connaît et avec le pourcentage que l’on sait.

 

05/08/2018

Rire ou pleurer?

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Quand la RTS célèbre le dixième anniversaire de la mort d'Alexandre Soljenitsyne, c’est quelque chose!

Elle ne dit à peu près rien de l’homme, peut-être est-il supposé sinon admis que les téléspectateurs de son journal de 19:30 sont au fait et donc, qu’on peut passer à l’essentiel.

Cet essentiel, on commence à le savoir, consiste avant tout et surtout à montrer au public combien est répressive la « Russie de Poutine ». Le reste attendra peut-être la célébration du centenaire de la naissance de Soljenytsine, à savoir le 11 décembre 1918?

Donc, pour l’heure, évoquer l’écrivain russe équivaut à s’interroger sur ses héritiers. Parmi eux, l’incontournable Navalny -représenté dans le sujet par son « bras droit »- et les non moins incontournables Pussy Riot dont à peu près personne ne se soucie en Russie mais que nos médias ne se lassent pas de solliciter.

Le jour où notre chaîne publique d’information suisse expliquera qui finance les productions d’autant d’artistes et autres opposants au Kremlin, on saura, alors, comment l’information qu’elle distille est fabriquée pour orienter l’opinion.

Au point que lorsque nos compatriotes se rendent en Russie et qu'ils découvrent le pays, nombre d’entre eux avouent ne pas reconnaître celui qui leur a été décrit par leurs médias.

Ironie de l’Histoire, cela rappelle étrangement ces Soviétiques qui arrivaient en Europe et s’étonnaient de ne pas reconnaître tout ce qu’on leur en avait dit...