24/02/2017

Au pays de Heidi, on voit l’ours russe

  

La Suisse, résumée à ses montres, ses banques et son chocolat ou, à ses banques, son chocolat et ses montres, ou encore, à son chocolat, ses montres et ses banques, lequel de mes compatriotes s’en réjouit sinon s’en satisfait?

La Suisse, pays de Heidi, de Guillaume Tell ou de Winkelried, qui s’en contente?

Aucun de nous, lorsqu’on évoque notre patrie en persils termes, n’est-il tenté de préciser qu’elle est un peu plus riche que cela? Que son Histoire vaut mieux que d’être réduite à autant d’images ou de personnages de légendes?

Et si tel n’est pas le cas, si mes compatriotes n’ont cure de donner d’autre reflet de leur pays, est-ce à dire qu’ils se moquent de ce qu’en pensent autant d’experts avisés pour s’exprimer de manière aussi réductrice?

Certes, tel est leur droit comme il l’est pour tout citoyen de n’importe quel autre pays ramené à autant de clichés à ne pas prendre en considération.

Sur ce blog, j’ai encore récemment tenu à montrer comment les liens tissés entre Histoire, culture et conception du pouvoir en Russie, étaient autrement plus riches et complexes que ceux dont on se repaît à loisir d’évoquer dans autant de relais d’opinions que de médias qui les inspirent.

Alors, à qui discute toujours la décision prise par le Grand Conseil de Genève, d’autoriser à l’un de ses députés d’être décoré de l’ordre de l’Amitié par la Russie, je vous invite à vous interroger de manière un peu plus subtile sur ce pays dont plus de 80 % des 146 millions d’habitants qu’il compte fait confiance à son Président que vous ne cessez de stigmatiser en brandissant l’étendard des droits humains.

L’ordre qui a été décerné à notre compatriote Guy Mettan est l’orde le plus élevé qui soit.

Mépriser cette décoration comme d’aucuns s’y entendent, c’est mépriser ce qu’elle représente de rapprochement entre les peuples.

 

29/12/2016

La Russie n’est pas l’ennemie que trop d’intérêts en jeu nous présentent

Capture d’écran 2016-12-29 à 17.36.03.png

capture d’écran de: http://www.actifsmalouins.fr/avenir-lie-peuple-russe/

 

Alors que tant de fois nous sommes exhortés au respect d’autres cultures, l’impression que toutes ne retiennent pas la même attention a souvent motivé nombre de sujets publiés sur ce blog.

Pour qui le suit, il est sans doute devenu évident que celle que j’ai tant de fois souhaité voir prise en considération, je veux parler de la culture russe, y tient une place non négligeable. 

Nul n’est obligé d’en partager le goût mais au moins la prise en compte dans l’intérêt général de l’entente entre les peuples.

Sans quoi et à cautionner d’une quelconque manière autant d’attitudes et de propos hostiles envers un pays qu’on résume à quelques images caricaturales, abusives ou mensongères, on court le risque d’encourager une entreprise de destruction susceptible, à terme, de devenir massive.

Jamais, il n’a été question, ici, de porter la Russie aux nues mais de refuser l’absence de nuance et le jugement hâtif qui la réduisent à quantité négligeable.

Car tandis qu’il est souvent rappelé sinon prêché urbi et orbi qu’échanges et dialogues sont à privilégier, on cherche trop souvent où le seraient ceux menés avec la Russie.

Mais  si la volonté d’en découdre avec elle est ce que cet Occident suffisant et arrogant privilégie, dans ce cas, le monde a du souci à se faire.

Loin de moi de présager du pire, comment donc?

Mais réagir à ce jeu d’intérêts qui trouve appui sur une division à entretenir entre des peuples qui n’aspirent qu’à voir leur destin se poursuivre loin d’autant de cynisme, tel est ce qui motive autant de prises de position ici.

  

27/12/2016

D’un fait l’autre...

Capture d’écran 2016-12-27 à 16.53.12.png

capture d’écran: https://www.rtbf.be/info/monde/detail_crash-d-un-avion-ru...

Alors que nombre de mes compatriotes semblent se passionner pour une affaire en voie de devenir d’Etat au rythme où va leur mobilisation, j’ose, pour ma part, penser encore et encore au crash qui a blessé la Russie au coeur.

Certes, la mort brutale de l’ensemble des passagers et de l’équipage du Tupolev Tu-154 peut laisser aussi indifférent ou presque que le taux d’alcoolémie dans le sang de cette élue fédérale qui retient l’attention d’autant de Suisses.

Nul doute que conduire en état d’ébriété met en danger la vie d’autrui et que la loi est là pour sanctionner ce comportement. Mais le reste qui alimente tant de commentaires, relève de discussions de comptoir tant on semble ignorer ce qui s’est passé exactement.

Cela dit, il ne s’agit pas, ici, de minimiser les intérêts sinon de les hiérarchiser, il est juste question de constater que des goûts et des couleurs, comme dit le proverbe, on ne discute pas.

Même parmi les  grands de ce monde, certains n’ont pas estimé bon de s’exprimer. Le Président d’encore tous les Français, par exemple, a pris comme porte-parole son ambassadeur à Moscou quand la Chancelière allemande en personne a adressé ses condoléances à la Russie.

Pour ma part, si j’y reviens encore, c’est pour ce qui m’unit à ce pays et qu'une journaliste a bien voulu comprendre. Qu’elle en soit remerciée, je veux parler, ici, d’Anne Pitteloud du journal Le Courrier:

http://www.lecourrier.ch/136498/les_voix_d_helene_richard...

18/12/2016

BibliObs:le batracien de La Fontaine

Capture d’écran 2016-12-18 à 16.30.23.png

                                                                capture d’écran: BibliObs

Un nouvel adjectif est né, à l’Académie française de le valider tandis qu’elle vient d’admettre en son sein, l’écrivain Andreï Makine.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour découvrir une nouvelle fois la qualité de propos émis à l’égard de qui ose parler de la Russie en termes que le très bien-pensant Occident ne se satisfait pas de ne pas goûter mais qu’il se hâte de juger sinon de condamner.

Voici qu’en effet, ce natif de Russie, désormais Immortel, s’est exprimé sur divers sujets qui ont heurté quelques sensibilités hexagonales.

De fait, l’auteur de cet article a trouvé comment rendre au mieux compte du moment académique et historique qui a vu Andreï Makine  être reçu à l’Académie française.

Ce suffisant journaliste s’est fendu du néologisme de poutinien pour signifier toute la finesse de son approche sinon la subtilité de son intelligence.

A l’évidence, son génie créateur rivalise d’excellence face à la culture, à l’humanisme et à l’immense et réel talent d'Andreï Makine.

http://www.academie-francaise.fr/discours-de-reception-de...

http://www.academie-francaise.fr/reponse-au-discours-de-r...

17/12/2016

La Russie du poète, au-delà de celle de tant d’experts et grands spécialistes...

mg_9990315_1416404934_full.jpg

                                    photo: http://www.lecourrierderussie.com/infographie/image-du-jo...

A suivre, si faire se peut, tout ce qui s’énonce sur Vladimir Poutine, il en ressort autant de curiosité, d’intérêt que de nausée ou d’indigestion.

Parce que parler d’un seul homme tandis qu’il préside un pays de plus de 146 millions d’habitants qui s’étale sur autrefois 11 fuseaux horaires désormais ramenés à 9, c’est passer à côté dudit pays, de son Histoire et de sa Culture.

C’est tout simplement évoquer la Russie avec un regard occidental tandis qu’elle ne s'y résume de loin pas. Et occulter ce qui la distingue, c’est passer à côté de ce qui la fonde. 

Alors, avant qu’il ne soit trop tard et au-delà des paroles d’experts et autres grands connaisseurs de la Russie, écoutons la voix du poète déjà mentionné ici, Alexandre Blok:

 

La Russie est un Sphynx, heureuse et attristée à la fois,

Et couverte de son sang noir

Elle regarde, regarde à toi

Avec haine et avec amour

(...)

Nous aimons tout - et l’ardeur des froides mathématiques,

Et l’inspiration des visions divines.

Nous comprenons tout - et la subtile raison gauloise

Et le sombre génie germain.

(...)

Venez à nous! Sortez des horreurs de la guerre

Pour tomber dans nos bras!

Tant qu’il est temps encore - remettez la vieille épée au fourreau,

Camarades, nous serons frères!

 

Mais si vous refusez, nous n’aurons rien à perdre.

(...)

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/03/10/entre-eements-...

 

 

18:16 Publié dans Culture, Histoire, Humanité, Poésie, Politique, Pouvoirs, Pratiques, Russie | Tags : russie, blok, poésie, culture, histoire | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

10/09/2016

Emmanuel Macron, Dominique de Villepin: (in)signifiant dénominateur commun

Capture d’écran 2016-09-10 à 14.54.39.png

capture d’écran de: http://rue89.nouvelobs.com/2016/09/09/comment-emmanuel-ma...

Comparaison n’est pas raison, voici une preuve de plus de ce qu’on appelle non sans condescendance parfois, sagesse populaire.

En France, on ne cesse de vouloir comparer Emmanuel Macron à Dominique de Villepin. Pour différentes raisons fondées ou non, c’est selon, bien sûr.

Cela dit, voici les propos qu'’il y a près d’un an, le second tenait sur le premier:

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/villepin-affirme-q...

Le reste de l’émission ne manque pas d’allant non plus et donne le ton:

http://lelab.europe1.fr/le-coup-de-gueule-de-villepin-sur...

A lire ce à quoi s’attache Emmanuel Macron dans l’article indiqué en lien sous l’image qui illustre ce sujet, on comprend ce qui le distingue de l’Ancien Premier Ministre.

L'approche de la langue par algorithmes et autres diagnostics est loin de celle que cultive Dominique de Villepin.

Si exploiter des données linguistiques pour séduire un électorat semble être le but visé par Emmanuel Macron, on ne se situe à l’évidence pas sur le même plan que celui de grands sentiments évoqués ci-après:

http://www.denisbonzy.com/citoyens_2007/2016/04/la-force-...

Mais que vive la démocratie qui confirmera jusqu’où sinon jusqu’à quand le ministre de l’Economie démissionnaire la vaudra bien!

02/09/2016

Quand les Russes étaient en Californie...

Capture d’écran 2016-09-02 à 16.08.48.png

capture d’écran de l’article indiqué en lien au bas du sujet

Un pan d’Histoire de la Californie et de la Russie est évoqué dans un article du grand quotidien suisse Le Temps.

Suivi de trois questions, pour la deuxième, à peine orientée, la réponse qu'y apporte le Professeur Liebich est bienvenue.

On peut toujours s’interroger sur l’opportunité de tels rappels historiques tandis que le sujet traité concerne deux  grandes puissances dont les relations restent tendues.

N’est-il pas sans cesse martelé le désir d’hégémonie russe sur l’Occident sinon le reste du monde menacé d’être envahi sans la vigilances de nos édiles et autres élus ou relais médiatiques?

Se montrer critique n’équivaut pas à rejoindre le rang des complotistes de service. 

C’est demeurer conscient de forces à l’oeuvre pour orienter et influencer un public qui cherche ses repères dans la saga mondiale mondialisante.

L’Histoire est un passé construit et rapporté selon toutes sortes de critères et de références. En faire part à tel ou tel moment peut être ou ne pas être anodin.

A chacune et à chacun d’apprécier et de comparer les deux versions ci-dessous de la Californie russe:

https://www.letemps.ch/culture/2016/09/02/un-mariage-pres...

 

http://www.america-dreamz.com/info/empire_russe_californi...

 

 

31/08/2016

De la Fondation des oeuvres pour l’islam de France à la Fondation pour l’islam de France

Capture d’écran 2016-08-31 à 00.23.42.png

 

C’est en 2005 que la Fondation des oeuvres pour l’islam de France voit le jour et c’est Dominique de Villepin, alors premier ministre, qui la crée par décret.

La principale raison de ladite Fondation consiste à construire et à gérer les lieux de cultes d’entente avec les maires des communes concernées. Elle est donc reconnue institution d’intérêt public.

Très vite, cependant, des dysfonctionnements surviennent.

En octobre 2010, dans une question orale au Sénat, Jean-Pierre Chevènement -désormais appelé à diriger la Fondation pour l’islam de France- demande des explications à cet égard.

Mais la réponse qui lui est apportée ne lui convient pas:

https://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ10101055S.html

Ne reste qu’à souhaiter que la nouvelle Fondation pour l’islam de France soit en mesure de dépasser et de surmonter ce qui n’a pu l’être avec la Fondation des oeuvres pour l’islam de France.

A découvrir comment certains se chargent déjà de développer la polémique au sujet de propos tenus par Jean-Pierre Chevènement tandis que l’on a mis en doute sa connaissance de l’islam, le sujet semble rester très sensible:

http://www.france24.com/fr/20160830-france-fondation-isla...

 

25/08/2016

La Modification

Capture d’écran 2016-08-25 à 00.45.30.png

 

Vous avez mis le pied gauche sur la rainure de cuivre et de votre épaule droite vous essayez en vain de pousser un peu plus le panneau coulissant.

Ainsi s’ouvre La Modification.

Ce roman, paru en 1957 a été récompensé par le Prix Renaudot et a rendu célèbre Michel BUTOR.

Né le 14 septembre 1926, il s’est éteint ce 24 août à l’âge de 89 ans.

En 1956, il a été professeur à l’Ecole Internationale de Genève et y a rencontré sa future épouse. C’est également cette année-là qu’il commence à écrire La Modification.

Presque entièrement rédigé à la deuxième personne du pluriel, ce roman devient emblématique du Nouveau Roman, courant littéraire apparu dans les années 1950.

Mais c’est bien peu dire de Michel Butor dont voici une conversation qu’il a eue en mars dernier encore:

https://amisdelegeard.wordpress.com/2016/03/24/michel-but...

 

 

00:50 Publié dans Culture, Genève, Littérature | Tags : butor, littérature, nouveau roman | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

27/07/2016

La religion dans tous ses états

586afb00-4086-11e2-93fd-ce039858eab4-493x328.jpg?itok=8cZTcqs_

 

Ce sujet ci-dessous a été publié le il y a près de deux ans, le 29 septembre 2014, plus précisément.

Depuis, les décapitations se sont suivies et la France en a connu deux sur son sol.

En treize minutes et quelques, traiter de L'Etat et la religion dans les temps modernes ne vise aucune exhaustivité, loin s'en faut.

Ainsi, lors de la table ronde dont le lien figure ci-dessous*, a-t-il été tenté d'aborder une thématique dont on ne peut faire l'impasse.

En ces temps où l'on décapite à tout va, où l'on évoque sans vouloir le nommer un "Etat Islamique", bien des questions se posent.

Les réponses à leur donner divergent et restent pour l'heure difficiles à cerner.

Que nous le voulions ou non, nous sommes projetés dans des conflits alimentés par le fanatisme religieux.

Daesh ou pas Daesh, on tue car on s'y déclare autorisé. 

https://www.youtube.com/watch?v=yUlmXHM_5s4

 
 

22/07/2016

De la décision du Tribunal arbitral du sport à Dostoïevski...

topelement.jpg

             http://www.tdg.ch/sports/actu/maintenant-cio-peut-punir-s...

La photo ci-dessus et le lien à l’article qu’elle illustre figure en bonne place dans La Tribune de Genève de ce 22 juillet.

Il y est question de la décision du Tribunal Arbitral du Sport -TAS- de rejeter l’appel des soixante-huit athlètes russes qui demeurent donc exclus des JO de Rio.

Or voici que le journaliste qui en parle entraîne son public dans une projection assez singulière.

En effet, convoquer Dostoïevski pour lui prêter une hypothétique oeuvre que lui aurait été inspirée cette Russie du sport en proie à toutes les turpitudes, est une perception de l’écrivain que Daniel Visentini n’hésite pas à partager avec ses lecteurs.

A toutes fins utiles, ces deux articles indiqués en lien ci-dessous permettront à chacune et à chacun d’apprécier l’envolée lyrique -si elle en est- de l’auteur de l’article consacré à la décision du TAS d’exclure les soixante-huit athlètes russes des JO de Rio.

https://www.lepetitlitteraire.fr/analyses-litteraires/fed...

http://la-philosophie.com/crime-chatiment-dostoievski-res...

22/06/2016

Jacques Chirac, un regard sur le monde

000_par807462.jpg?itok=JeSHP0wm

                                             http://www.directmatin.fr/patrimoine/2016-04-14/le-musee-...

 

Un grand humaniste...

C’est  ainsi que Jean-Jacques Aillagon considère Jacques Chirac et il s’en explique ici:

http://www.telerama.fr/scenes/jacques-chirac-la-biere-le-...

Le souvenir que laisse un Ancien Président ou tout autre personne est, certes, sujet à variations et peut, avec le temps, favoriser l’idéalisation.

Le fait est que l’image de lui qu’a donnée Jacques Chirac est très bien commentée par l’Ancien Ministre français de la Culture. 

Et au-delà de l’invite à se rendre au Musée du Quai Branly -désormais augmenté du nom de Jacques Chirac- c’est le regard porté par l’Ancien Président français sur la diversité culturelle que nous livre Jean-Jacques Aiilagon

En ces temps où l’humanisme est sans cesse convoqué au nom de droits à respecter, méditer ce qu’implique un dialogue entre cultures est une priorité.

 

16/06/2016

La décision de Sadiq Khan

sadiq-khan.jpg

Le nouveau Maire de Londres vient de prendre une décision relative aux publicités dans les transports londoniens.

Pour rappel, Sadiq Khan est travailliste et aussi présenté comme premier édile musulman d’une grande capitale occidentale:

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/05/06/elections...

La qualification de « musulman » a déplu à certains commentateurs, soit.

Le fait est que l’interdiction dont il vient de frapper certaines publicités est commentée de manière diverse selon les sensibilités qui en rendent compte.

Charia-compatible ou non, la décision de Sadiq Khan n’apparaît pas telle aux yeux de la majorité des médias qui la relaient. 

Soumission?

http://jforum.fr/londres-premiere-mesure-charia-compatibl...

http://www.rts.ch/info/regions/geneve/7808147-le-maire-gu...

 

 

15:40 Publié dans Air du temps, Culture, Genève, Islam, Laïcité, Medias, Politique, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : femme, pub, sexisme, charia | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

07/06/2016

La vie, la langue, la culture

?c=isi&im=%2F4696%2F85244696%2Fpics%2F3217469875_1_2_foXtS7A4.png&w=760

Le 3 juin dernier, j’étais l’invitée de la librairie PAYOT Rive-Gauche à Genève pour présenter et débattre de mon ouvrage Eclipse d’un poète solidaire.

https://www.payot.ch/Detail/eclipse_dun_poete_solidaire-h...

A cette occasion, un bouquet de fleurs m’a été remis de la part d’un ingénieur français. Celui-ci, dans le cadre de sa profession, s’était rendu à Donetsk dans le Donbass, en 2015.

Sachant qu’il avait été invité à la présentation de mon livre, un député de la République de Donetsk avec lequel il est resté en relation, l’a chargé de me remercier de la mobilisation dont j’ai fait preuve en faveur d’une information autre que celle qui était majoritairement diffusée sur le Donbass.

Les fleurs qui m’ont été offertes, l’ont donc été de la part de cet élu.

Mon engagement dans le cadre de la guerre en Ukraine a toujours été accompagné du voeu de voir la diplomatie l’emporter sur les armes. Je m’en suis souvent ouverte dans mes diverses interventions dont la dernière encore, au Club suisse de la presse, le 2 mars 2016.

Ce soir, je suis invitée à m’exprimer sur Dostoïevski dans le cadre d’une soirée consacrée à l’épilepsie et l’expression artistique:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/06/04/ce-%C2%A0haut-...

Entre l’approche que j’ai livrée de Dominique de Villepin, mon engagement dans le cadre de la guerre en Ukraine et mes interventions sur Dostoïevski, le lien passe par la relation qu’entretiennent entre elles la vie, la culture et la langue.

 

06/06/2016

Ce «haut mal »

images?q=tbn:ANd9GcQfufz8Z-OB1YEewfoP8B__gp0tBZeKTn9ViX2Rn1WWfz-KfzB23g

En juillet 2015, j’avais été invitée à parler de Dostoïevski dans le cadre de Journées qui sont organisées chaque année en son honneur à Saint-Pétersourg.

Il en avait été rendu compte sur ce blog:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/27/dostoievski.html

Dans le même temps, l’association Epi-Suisse en avait, elle aussi, été informée et avait pris langue à cet égard avec la Doctoresse Fabienne Picard.

Neurologue et spécialiste en ce domaine, la Doctoresse Picard avait mis sur pied, il y a quelques années, une conférence et un spectacle consacrés à l’épilepsie -ou plutôt aux épilepsies- comme elle l’explique ici:

http://www.epileps.ch/extraits.html

Mardi 7 juin prochain à Genève, ce sont ces approches conjointes d’un mal à l’oeuvre -chez Dostoïevski entre autres créateurs- qui seront abordées dans le cadre de la soirée qu’organise l’association Epi-Suisse:

http://epi-suisse.ch/fr/angebote/veranstaltungen/erwachse...

 

22:29 Publié dans Avaries, Culture, Genève, Humanité, Russie | Tags : dostoïevski, épilepsie, epi-suisse, hug, dr f.picard | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

05/06/2016

Quand Nicolas Sarkozy parle de « culture » ...

XVM104e282a-c057-11e5-9e54-15547f955a86.jpg

Le 10 novembre 2014 à Caen, dans le cadre de l’élection à la présidence de l’UMP -parti rebaptisé, depuis, Les Républicains- Nicolas Sarkozy parlait de culture.

Il en expliquait sa conception et l’importance qu’elle revêt à ses yeux:

https://www.youtube.com/watch?v=v71NxhRCwmg

Soit.

Le 2 juin dernier, Nicolas Sarkozy s’exprime à nouveau sur la culture. 

A la minute 1,35 de la video ci-dessous, ce sont les mêmes termes que le président du parti Les Républicains reprend pour traiter de culture:

https://www.youtube.com/watch?v=fxnjLw-h-oU

Soit.

Mais quand on sait ce qu’est devenu celui qui incarnait la culture de manière sans doute plus éloquente sinon brillante, on se dit que la culture a bon dos à défaut d’avoir bon vent.

Il en a été débattu, ce 3 juin chez Payot, dans le cadre de la rencontre qui a entouré cet ouvrage:

https://www.payot.ch/Detail/eclipse_dun_poete_solidaire-h...

 

16:29 Publié dans Air du temps, Culture, Politique, Politique française, Pouvoirs, Pratiques | Tags : france, sarkozy, culture | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

30/05/2016

D’un livre à l’autre

livres6.jpg

Les ouvrages sont de genres bien distincts.

L’un est celui d’une mère qui s’adresse à ses deux filles, l’autre est une approche de la langue inspirée par une personnalité qui a évolué dans le monde politique.

De points communs entre ces deux livres, il n’y en a sans doute aucun.

Mais au regard du calendrier qui propose les présentations de ces deux ouvrages à deux jours d’intervalle, on y retrouve deux noms de personnalités françaises bien connues.

Le premier de ces noms est porté par l’une des deux filles auxquelles est dédié le livre écrit par leur mère, le second est porté par l'homme qui est au coeur de l’ouvrage consacré à la langue en milieu politique.

Le 1er juin prochain, en effet, Marisa BRUNI-TEDESCHI, mère de Carla SARKOZY, présentera son livre chez PAYOT:

https://www.payot.ch/fr/noslibrairies/nosevenements/evene...

Le 3 juin prochain, PAYOT m’a invitée à débattre d’un livre qui évoque Dominique de VILLEPIN:

https://www.payot.ch/fr/noslibrairies/nosevenements/evene...

Deux univers, un monde... notre monde.

22/05/2016

Action antifasciste Paris-Banlieue...

La-culture-ne-sauve-rien-ni-personne-elle-ne-justifie-pas-Mais-c-est-un-produit-de-92126.png

Sous le soleil de Satan est un roman de l’écrivain français Georges Bernanos.

Adapté au cinéma par Maurice Pialat, il avait reçu la palme d’or à Cannes, c’était en 1987.

L'accueil réservé à cette nomination avait été mouvementé, certains s’en rappellent sans doute:

https://www.youtube.com/watch?v=YLu7cu0NgX4

Voici que l’on apprend, maintenant, que l’arrière-petit-fils de l’écrivain français fait parler de lui.

Selon certains sites, Boulevard Voltaire, Nouvelles de France, entre autres, Antonin Bernanos figurerait parmi les incendiaires de la voiture de police occupée par deux fonctionnaires en service:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/05/20/france-un-pays...

Antonin Bernanos fait partie du collectif Antifasciste-Paris-Banlieue. Il est dit de lui qu’il vit dans les beaux quartiers et qu’il vient d’une bonne famille.

Il a été mis en garde à vue ce samedi 20  mai pour tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Pour Sartre, la culture ne sauve rien ni personne. Ca se discute.

05/05/2016

Palmyre, un concert à suivre en direct

proxy.jpg?t=HBhaaHR0cHM6Ly9tZWRpYS5ndWltLmNvLnVrL2E2OTY0NzE5MGUwNTM2MmYyZDQ3MmRjNjg2MGZiZjRkYTFiYzdmMzYvMF8xMDBfNDcxOF8yODMyLzQ3MTguanBnFNxJFMomHBSEBhSUAwAAFgASAA&s=xDyec6cWyou4pP-VDDQjcxUR_Ts-Umlwk3H_6SYENnk

En ce jeudi de l’Ascension pour qui en connaît encore le sens tandis que les fêtes chrétiennes ne sont, pour certains, plus que d’énigmatiques désignations de jours de congé, on apprend qu’un concert sera donné sur le site de Palmyre libérée:

https://francais.rt.com/international/20110-musique-orche...

Peut-être que notre élue socialiste Sandrine Salerno, pourfenderesse de droits fondamentaux soi-disant bafoués en Russie alors qu’elle se pose en ardente défenderesse du port du voile pour les « agents de l’Etat » y sera sensible?

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/05/04/les-agents-de-...

Palmyre, reprise aux djihadistes qui torturent et décapitent sans le moindre état d’âme tout ce qui gêne leur avancée, doit son salut à l’armée de celui que l’Occident bien-pensant a pris pour habitude d’appeler « dictateur sanguinaire» . 

Soutenu par les forces armées russes, il a redonné au monde sa Perle du désert.

Difficile, en de telles circonstances, de ne pas penser à celui dont on a dit qu’il avait incarné Palmyre, je veux parler, de Khaled al Assaad auquel il a été rendu hommage ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/19/khaled-al-assa...

 

16/04/2016

Variations sur une anaphore, 2006- 2016

quote-la-liberte-qui-capitule-ou-le-pouvoir-qui-se-degrade-n-obtient-point-merci-de-ses-ennemis-francois-rene-de-chateaubriand-114463.jpg

La visibilité des femmes, c'est le coeur de ce qu'est la France qui est une nation féminine dont l'emblème est Marianne, déclare Bruno Le Maire, ce 7 avril à Genève.

Invité au Club suisse de la presse, il s'est exprimé sur diverses thématiques d'importance dont l'une d'elle a été relevée dans le précédent sujet de ce blog:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/04/15/l-europe-et-le...

Il n'est pas inintéressant de revenir sur ce qu'a dit le candidat aux primaires du parti Les Républicains, du rôle qu'il entend donner au Chef de l'Etat. Il s'en explique à partir de la minute 18:

http://livestream.com/GvaPressClub/BrunoLeMaire2017

A l'instar de l'actuel Président et de son prédécesseur, on notera qu'il ne ménage pas son goût pour l'anaphore, cette figure de rhétorique qui a valu à François Hollande son appellation de Moi Président.

Si l'anaphore est souvent employée par les politiciens, ce qu'il est piquant de relever, ici, c'est comment Bruno Le Maire reprend et adapte celle dont avait usé Nicolas Sarkozy, le 18 décembre 2006.

Lors d'un discours tenu à Charleville-Mézières, en effet, voici comment s'exprimait l'actuel président du parti Les Républicains:

On a capitulé devant l'idéologie de mai 68.

On a capitulé devant la logique de l'assistance.

On a capitulé devant l'immigration non maîtrisée.

On a capitulé devant le communautarisme.

On a capitulé devant une conception formelle et dogmatique de l'égalité.

Bruno Le Maire en a-t-il le souvenir lorsqu'il évoque, lui aussi comment on a déjà capitulé?

A suivre à partir de la minute 19'50 de la video indiquée en lien ci-dessus.

 

 

13/04/2016

Pouvoir de nos démocraties

 

un-cafe-un-croissant-et-baudelaire,M159446.jpg

On peut fonder des empires glorieux sur le crime, et de nobles religions sur l'imposture.

(...)

Les brigands seuls sont convaincus -de quoi?- qu'il leur faut réussir. Aussi, ils réussissent.

                                                                          Charles Baudelaire, Mon coeur mis à nu

Publié à titre posthume en 1887, ce livre inachevé a été assimilé à des brouillons, voire à un journal intime, ce qui reste discutable.

Alors que notre monde se bat en quête de sens, la réflexion du poète interroge.

On sait la propension qu'ont certains individus à rejeter toute forme de pouvoir religieux ou politique au prétexte qu'ils seraient tous pourris.

Le sont-ils ou pas, le fait est qu'ils sont là. 

Fondés sur des valeurs et des principes à défendre, tous clament leur légitimité. Et pour qui la menacerait, le recours à la force devient leur justification.

Dans nos démocraties, on dit le débat privilégié.

Il l'est sans doute encore pour la forme. Mais un pouvoir qui se veut tel, jusqu'où peut-il privilégier l'échange? 

 

13:43 Publié dans Air du temps, Avaries, Culture, Humanité, Politique, Pouvoirs, Religions, société | Tags : pouvoir, démocratie, débat | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

04/04/2016

Où est le scandale?

Capture d’écran 2016-04-04 à 16.52.40.png

Nos medias aiment les révélations

Surtout, quand elles ont de quoi choquer qui a encore un reste sinon un zeste de morale.

Et si, de surcroît,  elles permettent de viser les présidents de deux pays qui viennent de remporter une victoire en arrachant Palmyre aux mains de monstres, lesdites révélations sont de première importance.

Au diable, femmes et enfants dont les ossements ont été retrouvés dans les charniers non loin du site libéré.

Depuis le temps que nos courageux journalistes investiguent, risquent leur place sinon leur peau pour nous dire "la vérité", les voici enfin consacrés!

Il ne s'agit pas, ici, de prétendre que tel ou tel serait blanc comme neige. Il s'agit juste de saisir le sens de ces attaques.

La Russie, pour ne pas la nommer, a l'immense outrecuidance de ne pas se plier au diktat états-uniens.

La Russie, comme on le sait, est gouvernée par un président dont autant de spécialistes nous apprennent chaque jour ou peu s'en faut, ce qu'il en est.

La Syrie, avec le soutien de la Russie, vient de retrouver sa perle du désert.

Mais c'en est trop, justement.

Alors puisque les révélations semblent être à l'ordre du jour, en voici à lire au bas de cet article:

http://fr.awdnews.com/politique/les-dirigeants-occidentau...

 

Sujet paru en page 11 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 6 avril 2016 sous le titre: « Nos médias aiment les révélations » 

02/04/2016

Après Palmyre ...

2D818E13-D471-411D-9B13-6273F58E91D0_w900_r1_s.jpg

Ce besoin de prendre des gants pour évoquer, soit le président syrien, soit le président russe est assez récurrent chez les éditorialistes ou autres chroniqueurs qui se risquent à ne pas suivre la doxa ambiante.

Voici qu'on parle de Vladimir Poutine comme de quelqu'un de brutal.

Cette façon de présenter un chef d'Etat semble vouloir amender le fait d'en dire malgré tout du bien.

Ce genre d'énoncé révèle l'approche feutrée de journalistes qui, certes, ont envie de se distinguer de la pensée dominante.

Cependant, comme soucieux de ne pas trop s'engager à défendre un homme qui inspire autant de spécialistes, les voici qui naviguent entre le besoin d'exposer leur point de vue tout en affichant bien le cadre moral à l'aune duquel ils le situent.

Cela se conçoit et on ne va pas se plaindre d'entendre, ci-après, un éditorialiste s'exprimer dans ce sens.

La question reste, néanmoins, de savoir si la brutalité est vraiment toujours là où on voudrait la situer.

A écouter ci-après:

http://www.rts.ch/play/radio/six-heures-neuf-heures-le-sa...

 

20/03/2016

Migrants, le coeur et les raisons

56619dcfc461889d5f8b4587.jpg

Mercredi 16 mars dernier, Infrarouge, émission de la chaîne publique d'information suisse RTS, s'est penchée sur la question des migrants:

http://www.rts.ch/play/tv/infrarouge/video/migrants-a-quo...

Les intervenants ont tous apporté leur point de vue, le débat s'est déroulé de manière sereine.

Il n'en demeure pas moins que le sujet reste brûlant, quelles que soient les décisions qui seront ou qui auraient déjà été prises par les autorités compétentes.

Cet article ci-après, paru dans le magazine français Le Point, donne un éclairage qui met la Suisse en ligne de mire pour nombre de migrants:

http://www.lepoint.fr/monde/la-suisse-se-prepare-a-un-aff...

Rien n'est simple, en la matière, en attestent les diverses prises de position citoyennes -comme on dit- et politiques.

Humain, charismatique, qui ne souhaiterait se montrer tel?

Cependant, entre idéal et pragmatisme, s'immisce la crispation identitaire et culturelle. 

 

17/03/2016

Vladimir Poutine "mais"...

Capture d’écran 2016-03-17 à 13.32.07.png

Hier, suite à un échange avec Darius Rochebin sur Twitter, j'ai acheté l'ouvrage de Jean-Robert Jouanny.

Animée par le besoin de débattre de la Russie et de tout ce qui s'en dit et s'écrit, je me suis donc consacrée à la lecture de Que veut Poutine?

Pour notre présentateur-vedette de la chaîne d'information publique suisse, Jean-Robert Jouanny serait fort bon connaisseur de la Russie et très nuancé.

La question à discuter -si discussion il y avait avec Darius Rochebin- serait celle de savoir ce qu'il entend par très nuancé.

Car si nombre d'éléments énoncés dans son ouvrage par Jean-Robert Jouanny se vérifient, ils sont le plus souvent suivis d'un mais.

Autrement dit, reste à savoir si l'appréciation émise par le journaliste suisse relève de ce mais. Car ce mais est le seul fait du regard porté par l'auteur du livre Que veut Poutine?

Dans ce cas, citer des éléments conformes à la réalité pour aussitôt les éclairer selon un prisme orienté par l'auteur fait de son livre une approche qui n'a rien d'objectif.

Un tel titre, Que veut Poutine? range Jean-Robert Jouanny aux côtés d'un Michel Eltchaninoff, qu'il cite d'ailleurs pour son inestimable travail de philosophe.

Nous voici sauvés!

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/01/27/bhl-bis.html

12/03/2016

Valeurs et valeurs

arabie-saoudite-jpg-2426326-jpg_2084468.JPG

Les femmes -en photo ci-dessus- ne conduisent pas, la loi de leur pays le leur interdit. Peut-être est-ce préférable pour elles, pour tout passager qu'elles véhiculeraient et tout autre usager de la route.

Mais la question n'est pas là. 

Elle est de savoir en quoi un service public l'est. La manière dont la télévision suisse romande a rendu compte des différentes législations relatives aux droits des femmes a été abordée sur ce blog dans plusieurs précédents sujets dont une lettre transmise à la RTS:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/03/09/lettre-a-une-f...

S'il est important d'y revenir encore, c'est parce que ce soir du 8 mars dernier, l'usage du vocabulaire a été particulièrement choisi pour faire de la Russie, une fois n'est pas coutume, une championne.

Championne en matière de sexisme au travail, avec cette précision apportée par la journaliste selon laquelle, soi-disant qu'il faut les protéger.

Se fendre d'une interview de Vladimir Poutine comme s'y est prêté le présentateur vedette de la chaîne de télévision suisse romande pour en parler, le lendemain dans le journal Le Matin sert à quoi? A ajouter une personnalité à l'ensemble de celles qu'il aura pu rencontrer au cours de sa carrière?

A manifester son obstination personnelle? Sa patience qui l'aura fait attendre cinq ans pour interroger le président russe?

Qu'un journal comme Le Temps ne cesse de nous rappeler tout le bien qu'il en pense, soit!

Mais qu'un service public ne manque jamais une occasion d'égratigner l'image d'un pays avec lequel la Suisse partage une Histoire est significatif de choix de valeurs.

Leur prix n'est pas encore affiché. Puisse-t-il rester négociable, c'est tout le bien à souhaiter à la Suisse -et à l'Occident en général- faute de quoi, la voix du poète risque de se sourdre à nouveau...

https://my.mail.ru/mail/irenskop/video/2281/4504.html

 

 

10/03/2016

Entre éléments de langage et Histoire élémentaire

scy_map.jpg

Quelques éléments, non de langage comme le sont ceux qui inspirent tant de communicants.

Dans un précédent sujet publié sur ce blog, il a été question du Maréchal Joukov à propos duquel un article évoquait les hauts faits.

Dans ce même article était cité le célèbre poème écrit par Alexandre Blok, le 30 janvier 1918:

http://bibliotheque-russe-et-slave.com/Livres/Blok%20-%20...

On comprend d'autant cette référence au poète symboliste russe à la lecture de cet article du Figaro:

http://www.lefigaro.fr/histoire/monde/2013/09/18/26004-20...

Et pour qui souhaite entendre la version russe du poème de Blok, la voici tirée de célèbre film de Sergueï Gerassimov, U ozera / Au bord du lac

https://my.mail.ru/mail/irenskop/video/2281/4504.html

 

 

12/02/2016

De "fables" et autres "fadaises"

Notre-imaginaire-nous-regenere_imagePanoramique647_286.jpg

 

On lit, on entend certains s'élever contre tels ou tels récits qui ne seraient que bobards ou autre opium à endormir les peuples.

S'emparer de la langue pour mener un combat ou rassembler ne peut s'imaginer, toutefois, sans éléments qui emportent l'adhésion.

Imaginer qu'elle soit totale est utopique, bien sûr mais une majorité à convaincre est toujours visée sans quoi, on prêcherait dans le désert.

Prêcher, terme qui renvoie à un cadre religieux mais dont l'usage l'a débordé. Car les convictions ne lui sont pas à lui seul limitées.

Ce qui indique combien la figure de qui prêche est reconnue dans d'autres contextes.

Dans ce sens, il serait judicieux de s'interroger sur la valeur que d'aucuns apportent sans hésiter à certaines prises de position pour en attaquer d'autres.

Affirmer de l'existence de Dieu, par exemple, qu'elle serait une fiction relève du même imaginaire que celui qui soutient le contraire.

Dans ce cas, considérer l'athée comme un croyant serait plus conforme et respectueux du mystère encore jamais élucidé de l'existence ou non de Dieu.

 

11/02/2016

La langue, ce bien commun

logo-main.png

 

Il est toujours intéressant de s'arrêter sur des concepts et d'en définir les perceptions. Car ce sont souvent elles qui déterminent nombre de malentendus.

Il existe, pourtant dans la langue, ce qu'on appelle le sens commun. Mais l'on ne peut empêcher les subjectivités de s'en mêler.

A cet égard, il est fréquent d'entendre quelqu'un défendre bec et ongle l'usage d'un terme alors qu'il en est un d'ordre collectif et dont les règles sont fixées.

A une époque où l'on prône le respect à apporter à autrui, considérer l'idiome qui unit une communauté linguistique en est une manière.

S'emparer d'une langue sans tenir compte des règles qui gouvernent son usage, c'est tout simplement négliger tout autre personne qui la pratique.

A l'heure où tant d'échanges sont favorisés par les réseau sociaux, ce n'est pas toujours la compréhension entre celles et ceux qui s'y adonnent qui les domine. 

Non que les arguments des uns ou des autres créent la controverse. Non, pour cela, il faut un débat.

Or quand chacune et chacun décrète que tel mot a tel sens et que c'est ainsi parce qu'elle ou il se comprend, on n'est plus dans l'échange.

On est dans le refus de l'autre. 

23:33 Publié dans Air du temps, Avaries, Culture, Discours, Humanité, société | Tags : langue, communication, société | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

31/01/2016

"Propagande onirique" versus "calembours orduriers de Le Pen"

 

balloon-flight-plant.jpg

Dans le précédent sujet que j'ai consacré au projet de film d'Emir Kusturica, j'ai évoqué la polémique qu'avait suscitée, en 1995, une tribune publiée par le philosophe pas encore élu de l'Académie française, Alain Finkielkraut.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/01/30/kusturica-iour...

Ce défenseur exalté -comme d'aucuns le qualifient- de l'identité française avait, entre autre attaqué le cinéaste sur le fait qu'il avait capitalisé la souffrance de Sarajevo.

La réponse ne s'était pas fait attendre, dans Le Monde du 9 juin 1995, Serge Regourd n'hésitait pas à voir dans le comportement de Finkiekraut, celui de Jdanov, "une sorte de philosophe en chef, le garant de l'idéologie, son interprète le plus autorisé".

C'était sans compter sur l'insistance du désormais élu de l'Académie française à incendier le lauréat de la Palme d'Or pour Underground.

On se rappelle en quels termes a été évoquée l'élection controversée de l'homme de lettres à l'Académie française.

Tandis que l'on commentait son entrée sous la coupole, en effet, certains n'ont pas hésité à la considérer comme celle du Front National.

A lire, dans l'article ci-dessous, comment Alain Finkielkraut s'emparait des calembours orduriers de Le Pen pour appuyer sa mise au pilori d'Emir Kusturica, force est de constater que ce parti tient vraiment lieu d'épouvantail passe-partout:

http://www.liberation.fr/tribune/1995/10/30/la-propagande...