Discours

  • 9 novembre 1989, un mur et une réunion

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    Et voici un nouvel anniversaire de la chute du mur de Berlin. Rappelez-vous, il y a cinq ans, on célébrait en grandes pompes les 25 ans de cet événement.

    J’y avais consacré ce sujet de blog.

    A le lire, on peut toujours se demander ce qui a changé. Sur le temps long, 5 ans ne sont pas grand chose. Et même un peu plus de 70 ans de communisme, sont une paille face à l’Histoire.

    Sauf que cette paille a compté et pas que peu compté.

    Alors oui, pour nombre d’entre nous, le 9 novembre 1989 a été un moment unique, chargé d’espoirs désormais un peu douchés comme tant de reportages et autres documentaires diffusés par nos médias nous le font comprendre.

    Attribuer les responsabilités à tel fait ou à telle personne est un sport qui se pratique, au mieux par les analystes, au pire, par les moralistes et les censeurs qui distribuent les bons et les mauvais points.

    Alors, au-delà d’autant de discours, écoutons-le encore et encore...

     

  • Cette paix tant discutée entre Ukraine et Russie

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    La politique, en tant que telle, on peut concevoir que la pratiquer soit un plaisir. C'est lorsqu’elle est relayée par les médias, qu’elle prend une tout autre dimension.

    Et sur ce blog, vous le savez, c’est avant tout le relai médiatique accordé à certaines postures et autres prises de position qui est débattu.

    Aussi bien a-t-il souvent été question de la Russie dite « de Poutine » tant elle alimente un peu tout et n’importe quel discours chez nous, en Occident.

    Que le Président actuel de la Fédération de Russie déplaise est une chose.

    Que l’on constate, par contre, à qui nos médias accordent crédit pour renforcer sinon confirmer que l’on a tout intérêt à se détourner et de sa politique et de son pays, une autre.

    En voici un nouvel exemple tandis que deux quotidiens de référence, Le Monde et la Tribune de Genève, publient cet interview d’un cinéaste dont il a été question sur ce blog.

    Pour que chacune et chacun s’en fasse sa propre idée, voici comment Oleg Sentsov s’exprime au sujet de Volodymyr Zelenski, Président ukrainien.

    Le cinéaste déclare, en effet, « avoir honte de ce Président et être fier des bataillons (néonazis). Il veut simplement les remercier, grâce à eux les Ukrainiens ont encore leur pays » .

    Alors, nous présenter cet homme qui remercie des ultra-nationaliste pour services rendus à la patrie comme célèbre réalisateur qu’on récompense d’un prestigieux Prix, c’est comme vous voudrez.

  • Un raisonnement...

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    Un montage photographique a été partagé sur un réseau social bien connu. Comme vous pouvez le constater sur la capture d’écran que j’en ai réalisée pour illustrer ce sujet, il montre des enfants avec un commentaire sans équivoque.

    Je me suis exprimée, vous le savez, sur ce genre de comparaison qui n’a aucun sens. Je l’ai formulé ici et repris dans une lettre qui a été publiée dans l’édition papier de la Tribune de Genève du 14 octobre dernier.

    A découvrir la teneur des commentaires qui suivent la publication de ce montage et le nombre de partages dont il fait l'objet, quarante-deux à l’heure où j’écris ces lignes, on mesure l’écho de ce raisonnement.

    Aussi commun que facile et qui dédouane de la plus cynique des manières.

    Car il serait intéressant de savoir combien d'internautes friands de ce genre de montage seraient prêt(e)s à donner de leur temps pour lutter contre la condition subie par autant de ces enfants dont ils utilisent l’image!

    Rappelons-leur, à tout hasard que Greta Thunberg alerte de tels ravages qui font que tant d’enfants meurent de consommer des eaux polluées ou de ne plus manger à leur faim tant les changements climatiques ont causé de dégâts vitaux pour eux.

    Alors, pour qui se bat-elle sinon pour ses congénères dont l’avenir est en jeu?

    Mais non, on « sait » que non, qu’elle serait « manipulée » et que cela suffit à se défouler, à appeler à sa mort et à jouer avec des photos d’enfants en souffrance.

  • France, on marche pour les femmes..

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    On marche pour le climat, on marche pour les femmes, on proclame ses exigences, on se dit qu’il le faut parce qu’on doit, etc.etc. On pense, on croit peut-être, on est certain, même, qu’avec ces marches, on agit.

    Preuve en seraient les résultats d’élections en Suisse où déjà on avance que les marches des jeunes pour le climat auraient exercé leur influence. La suite que donneront les élu(e)s à l’espoir qu’ils et elles représentent le confirmera.

    Dans le même sens, la violence exercée à l’encontre des femmes entrera-t-elle dans les consciences politiques parce qu’on aura marché dans ce butSi c’était aussi simple...

    Et ce n’est pas là, l’expression d’une fatalité car se mobiliser est toujours préférable au silence qui consent. Mais la violence faite aux femmes est multiple. Il en est une, entre autre, qui est peu souvent mentionnée.

    Car les femmes qui la subissent ne perdent peut-être pas la vie, comme d’autres, sous des coups reçus. Non, elles, la vie, elles la portent. Et elles sont payées pour cela. Par des couples qui estiment avoir droit à un enfant.

    Et la femme qui satisfait ce droit serait, dit-on, encadrée. Oui, parfois. Et si tel n’est pas le cas, on essaiera de ne pas trop y penser...

  • A tous les amoureuses et les amoureux de la Terre!

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    C’est très bien l’écologie, c’est encore mieux si on empoigne les véritables menaces sur l’environnement.

    Aussi bien, la joie d’élues et d’élus helvètes qui célèbrent leur victoire aux élections parlementaires fédérales de ce dimanche 20 octobre, sera-t-elle d’autant plus légitime qu'elle prendra en compte les résultats de cette étude.

    Il ressort de ce qu’en publie franceinfo sur son site que « le numérique mondial consomme cinq fois plus de ressources naturelles que le parc automobile français. » 

    Autant que vous êtes, je vous invite toutes et tous très vivement à lire l’article indiqué en lien ci-dessus pour mesurer l’ampleur des dégâts qui nous attendent pour très bientôt.

    Greta ou pas, la réalité est là.

    Donc oui, que ces victoires vertes en Suisse soient saluées! Mais qu’elles n’oublient pas d’ouvrir les yeux sur des faits qui obligent à être considérés et non pas à être traités sitôt que possible et donc...jamais.

    Par exemple, combien de nos écologistes seraient-ils ou seraient-elles prêt(e)s à remiser leurs smartphone, iPhone, tablette et autre portable en faveur d’une nature dont on ne cesse de rappeler qu’elle est en danger?

    Dans un monde de plus en plus numérisé ou digitalisé ou robotisé ou tout cela ensemble, à choix, la question posée serait-elle incongrue?

  • Sourd rapport de force

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    La politique côté cour et côté jardin, où est la réalité? Dans l’une et l'autre. Parce que les politiciennes et les politiciens sont des personnes et, jusqu’à nouvel avis, pas encore des robots sans émotions, ni goûts, ni humeurs.

    Cela dit, bien sûr que copinage ou corruption se mêlent mal à ce qui est attendu de serviteurs de l’Etat comme on appelle celles et ceux qui sont censé(e)s oeuvrer au bien public.

    Mais coups de pattes, de griffes ou aussi de mains ne sont jamais bien loin qui interagissent avec l’ordre et le devoir.

    Et en ceci opère la nature humaine. Que cela soit bien ou pas, c’est la morale qui en juge. Et elle n’a jamais fait bon ménage avec la nature.

    Mais au-delà de ce genre de petits ou grands arrangements entre ami(e)s, restent les enjeux face auxquels se retrouvent les peuples. Et là non plus, on n’apprécie peu d’avoir à se plier sans autre.

    Or c’est lorsqu’un pouvoir peine à imposer le respect des valeurs qu’il est censé incarner que menace le désordre. Et nombre de situations s’observent où ce qui devrait prévaloir en démocratie, échoue.

    Dans ce sens, qu’il s’agisse de violence policière à l’encontre de manifestants ou de violence d’élèves envers leurs professeurs, force est de constater que transgression il y a. Autant des forces de l’ordre que des adolescents.

    Et quand la violence, d’où qu’elle émane impose sa loi, on n’est plus dans l’idéal démocratique mais dans le sourd rapport de forces.

     

  • Qui est cannibale?

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    Qui est cannibale? A deux reprises, l’adjectif est employé dans l'article cité en lien plus bas et consacré à la mémoire du goulag. 

    Une fois pour qualifier Sandarmokh en Carélie, comme « concentré du système répressif et cannibale soviétique ». Une autre fois, pour dire des années 1937 et 1938 qu’elles furent « les plus cannibales, avec environ 700 000 personnes exécutées à travers le pays, en plus des millions d’autres envoyées en camp ou en exil. » 

    Mais c’est aussi un autre usage linguistique qui interpelle dans ce même article.

    En effet, dans son premier paragraphe qui apparaît en caractères gras, on apprend que « la réécriture de l’histoire est un aspect essentiel de l’idéologie poutinienne ». De ce que serait « l’idéologie poutinienne », pas la moindre explication ni l’esquisse même d’une définition.

    Comme si le sens de pareils termes devait aller de soi et s’appliquer à un pays qui compte au moins 145 millions d’habitants et s’étale sur autrefois 11 fuseaux horaires désormais ramenés à 9. On l’a compris, deux discours s’affrontent.

    L’un est d’emblée annoncé comme celui d’une « idéologie », en l’occurrence « poutinienne », l’autre s’en prend à elle, s’estimant peut-être dégagé de toute idéologie. Il ne se nomme donc pas, il se déroule et énonce des faits selon son point de vue. 

    Et voici comment les uns et les autres s’affrontent, qui, à vouloir restaurer la mémoire des victimes de Staline, qui, celles tombées sous les balles des Finlandais entre 1941 et 1944. Et si toutes ensemble étaient à honorer? Il semble que cela relève de l’impensable.

    Pareille lutte autour de mémoires n’est pas l’apanage de la seule Russie. Partout, l’idéologie s’infiltre. Avec ou sans nom, créée de toutes pièces ou sans identité particulière comme ici, le but du propos reste identique, dire l’Histoire dans un sens et pas un autre.

    Paix soit rendue à autant de victimes quelles qu’elles soient!

     

     

  • En quête et en perte de sens

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    La sidération est une évidence tandis que la France, mais pas qu’elle. découvre qu’au coeur même de son Etat ait pu oeuvrer le radicalisme assassin.

    Pleuvent alors les réactions, les « il faut que... » ou autres décisions à prendre comme si tout était aussi simple.

    Les responsabilités sont bien au-delà de tel ou tel et peuvent se nicher dans autant d’intérêts de va-t-en guerre qui essaiment de par le monde.

    Dans ce cas, est-on face à des complicités, du laxisme, des dépendances en tous genres ou un peu de tout cela ensemble? 

    En son temps, l’archevêque de Mossoul avait prévenu.

    « Ce que nous vivons, vous le vivrez un jour ». Certes, il songeait là au sort réservé aux Chrétiens d’Orient. Or la France se veut laïque et républicaine.

    Elle l’est si bien qu’elle voit tomber des têtes au sein même de l’une de ses administrations les plus prestigieuses et sécurisées.

     

  • Cris et...jugements

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    Combien de fois n’avons-nous entendu cette injonction, « Il faut cesser de parler et agir »?

    La voici qui figure dans cet article qu’une aimable commentatrice de ce blog a cité en référence dans le précédent sujet partagé ici.

    Cette même intervenante lance un cri, on l’a bien compris. 

    Et ce cri a surgi en premier lieu sur un sujet de blog consacré à une adolescente suédoise, compatriote de feue la jeune Elin Krantz.

    Au prétexte que celle-ci aurait dû mériter la même attention que je portais à la première, s’en sont suivis jugements et conclusions aussi hâtives que péremptoires.

    Pourquoi revenir à ce cas de figure?

    Parce qu’il révèle comment se déroulent nombre d’interactions sur les blogs et autres réseaux sociaux. En l’occurrence, intervenir sur un sujet pour dévier sur un autre et, au passage, accuser.

    Quand j’ai écrit de ce blog qu’il m’apportait beaucoup, c’est aussi par ce qu’il révèle de la diversité des comportement face à un propos tenu.

    Et tout autant de l’impossible retenue d’en découdre avec qui les énonce.

    Non, Chère commentatrice qui m'interpellez, la cause des femmes tombées sous les coups de la folie assassine n’est de loin pas absente de ce blog qui lui a dédié nombre de sujets.

    Qu’ils aient échappé à votre vigilance, peut-être. Que celle-ci s’exerce de manière singulière, certainement.

     

     

     

     

     

     

     

  • Neuf ans

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    Neuf ans que je tiens ce blog, ouvert un 8 octobre 2010.

    Honoré de 24'462 commentaires pour 2'000 sujets publiés, le deux mille et unième étant celui de ce jour, il a connu de vifs échanges entre intervenant(e)s...

    Partager un regard sur l’actualité, le confronter à d’autres, ce sont autant de débats qui se développent et ouvrent à de nouvelles réflexions.

    Et dans ce sens, ce blog m’apporte beaucoup.

    Soyez vivement remercié(e)s, vous toutes et tous qui le suivez, y réagissez et y ajoutez vos approches, votre sensibilité et vos références.

  • La France, la maladie, la mort et la vie à tout prix

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    Rouen, Paris, ailleurs encore en France, que l’actualité est lourde!

    Citoyennes et citoyens inquiets et plus encore après que le feu a ravagé une usine classée « Seveso ».

     Familles et proches en deuil après la tuerie qui a ensanglanté la Préfecture de police au coeur de la Cité.

    Pendant ce temps-là, on manifeste contre une loi votée à l’Assemblée nationale. Une loi qui vise à rendre les femmes égales par rapport au « droit» à l’enfant.

    Tout cela se discute, âprement comme il se doit, vu les opinions et convictions en jeu.

    Autant de revendications, de combats et de luttes, qui, pour la vérité si je mens, qui, pour éradiquer telle mouvance assassine du pays, qui, pour la vie à tout prix.

    Et au milieu ou en sus de tout cela, la réforme des retraites.

    Autant dire que la France est en ébullition. Reste à savoir lequel de ses combats sera entendu en priorité.

    La politique à la manoeuvre? C’est maintenant.

     

  • L’humanité en elle, Greta Thunberg, notre miroir

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    Dans un précédent sujet de ce blog, richement agrémenté de quatre vingt-cinq commentaires, j’avais fait part de mon intention de revenir sur cette jeune Suédoise qui suscite tant de passions en tous genres.

    Admiration, haine, appel à meurtre même, Greta Thunberg, au-delà de son combat, révèle. Et pas qu’elle ou son entourage, non! Greta Thunberg offre en miroir certains sommets de la nature humaine.

    Qu’on rejette celles et ceux qui utiliseraient ou instrumentaliseraient Greta Thunberg est une chose. Qu’on se défoule sur cette jeune-fille, une autre. 

    Elle est l’illustration d’un phénomène qui heurte les habitudes et dérange les certitudes.

    C’est très facile de dire qu’elle serait « manipulée », « instrumentalisée ». Ca l’est beaucoup moins de tenter de cerner comment sa personnalité s’articule autour de ce qui l’affecte et la mobilise.

    Quant à celles et ceux qui, s’inspirant des rêves que Greta a estimés lui avoir été volés, renvoient aux enfants de la guerre dont les rêves leur ont, à eux aussi été volés, c’est comme dire à une personne souffrante que d’autres le sont tout autant sinon davantage encore qu’elle.

    Ce genre de comparaison est parfaitement gratuit. 

    Il vise à culpabiliser. Mais aussi à éviter de réfléchir un peu plus loin que ce qui est aussi commode que malvenu. Greta Thunberg oblige. Non pas forcément à la suivre à l’aveugle, non, à bien davantage!

    À dépasser les limites d’une pensée confortable.

     

     

  • Dites sociétalisme, ça vous pose!

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    Vous l’aurez remarqué, le terme de « sociétalisme » figure bel et bien dans les habitudes langagières et pas que dans la rhétorique politico-médiatique.

    Que cette apparition lexicale soit le fait de l’influence exercée par l’anglais est possible. Quoi qu’il en soit, « sociétalisme » est entré dans l’usage en un peu plus de dix ans.

    Si on peut distinguer « sociétal »  de « social » comme en attestent ces échanges sur un forum, on peut aussi se demander si « sociétalisme » n’a pas été introduit dans la langue pour remobiliser.

    Lorsqu’un élément de la langue se vide de son sens, une manière de le réactualiser est de créer un nouveau support, quitte à le définir de manière autre. On donne ainsi l’impression de créer alors qu’on transfère.

    En l’occurrence, à s’affairer autour de ce qu’implique le « sociétalisme », on fait peu à peu passer aux oubliettes ce qu’impliquait le « socialisme » qui ne trompe plus que ses éléphants s’il en reste.

    Alors soyez dans le vent, parlez de sociétalisme et remisez votre socialisme ringard!

    En vous rangeant aux injonctions du premier, vous aurez le sentiment d’agir pour le bien du monde que le second a laissé quelque part en marge de l’avenir qu’il disait viser...

     

  • Greta Thunberg à l’ONU, entre mal-être et malaise

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    Ca s’agite autour de l’idole des jeunes mobilisés en faveur de la protection de notre planète. Greta Thunberg fédère et exaspère tout autant.

    Entrer dans la polémique n’est pas mon but tant j’ai de sympathie pour cette adolescente et pour les jeunes qui se battent à ses côtés.

    Et puis, tout s’énonce de tellement connu que rien n’est à ajouter.

    J’aimerais, par contre dire que je suis de loin pas indifférente à ce qui pourrait advenir de cette jeune fille dont l’émotivité l’égale à l’intellect.

    Car oui, Greta Thunberg est brillante mais fragile tout autant.

    Dans la lettre que je lui adressais et que je publiais sur ce blog le 31 juillet dernier, je faisais part de ce qu’il en était à ce moment-là et de la mêlée qui l’entourait.

    Depuis, rien n’a changé.

    Greta Thunberg poursuit ce qui l’anime depuis des années et qui a sensibilisé ses parents. Que se discute le choix qu’ils ont opéré de suivre leur fille se conçoit.

    Car il l’expose. 

    Et pour ma part, je serais triste que soudain, sous trop de charges et de pressions en tous genres, cette jeune fille qui me touche ne s’abîme.

    Alors oui, le climat vaut qu’on se batte. Reste juste à savoir qui aura raison de qui.

  • Arrangements avec le passé...

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    Sur un réseau social bien connu circule un jeu qui consiste à partager avec ses relations dix livres qui vous ont marqué. Pour chacun d’eux, une personne différente est choisie.

    Et voici que j’ai été retenue par un ami pour un ouvrage de Svetlana Alexiévitch, « La fin de l’homme rouge ». Que ce livre l’ait marqué et qu’il m’ait associée à sa sélection est loin de me laisser indifférente. 

    Pour qui me suit, vous me savez avoir adressé une lettre ouverte à son auteure, journaliste écrivain, lauréate du Nobel de littérature en 2015.

    Ses qualités littéraires récompensées n’ont en rien constitué l’objet de ma lettre. Non, c’est ce qu’elle a prononcé de mensonger et d’outrageant envers les Russes qui m’a fait lui écrire.

    Ma lettre, traduite en russe par le journaliste Arkadij Beinenson, a ensuite été diffusée en Russie et dans d’autres pays aussi, ce qui m’a valu interviews, gratitude et haine.

    Deux ans plus tard, lorsque l’Université de Genève a décerné le titre de Docteure Honoris causa à cette même lauréate du prix Nobel, je me suis aussi exprimée, cette fois dans les colonnes de la Tribune de Genève.

    Svetlana Alexievitch, pour sa manière de disposer à sa guise de témoignages recueillis, n’a pas échappé à la justice, certaines personnes qui lui avaient fait confiance s'étant senties trahies par elle.

    Qu’à cela ne tienne, le fait de parler de l’ex-URSS et d’en dire ce qu’elle en pense est apprécié et honoré. Soit.

    A 29 ans, toutefois, elle ne cachait pas son admiration pour celui qui n’apparaît pas vraiment comme un ange de la première heure

    Cela, bien des Russes l’ont gardé en mémoire, ce qui ne semble pas être le cas de nombreux « acteurs » du monde médiatico-culturel, sauf à le considérer comme erreur de jeunesse, peut-être.

    Merci à cet ami de m’avoir donné l’occasion de revenir sur un sujet sensible s’il en est.

  • BHL, incontournable référence

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    J’ai regardé On n’est pas couché dans sa nouvelle formule, ce samedi 31 août. Question de me faire une idée de ce qui anime la France médiatico-cultuelle de nos jours.

    J’avais évoqué, ici, comment elle entretient son goût de la sensation.

    Parmi les invité(e)s, Yann Moix l’écrivain qui a fait beaucoup parler de lui récemment. L’homme contrit qu’on découvrait n’a, bien sûr pas touché tout le monde.

    Il a, néanmoins, emporté l’adhésion de Bernard-Henri Lévy, autant dire, le graal.

    A vrai dire, tout cela n’a à peu près rien de très surprenant. Le fait est que ce qui se passe autour de l’ancien chroniqueur de l’émission de Laurent Ruquier est révélateur.

    Et dans ce sens, faire l’impasse d’une réalité, qu’on l’aime ou pas, serait se voiler la face. Car ce qui se passe n’est que la confirmation de ce qui n’a pas attendu Moix pour exister.

    Autant en prendre acte.

    S’en offusquer n’y changera rien. La part apportée à ce qu’est et a été Yann Moix ou à ce qu’il écrit déterminera le public. 

    Par « public » , s’entend celui qui fera le jeu de la polémique et celui qui, amateur de littérature, appréciera ou non l’oeuvre de l’écrivain.

     

  • Gilets jaunes, un mouvement complexe

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    Les coquilles existent, en l’occurrence, celle qui figurait dans cet article en était car elle vient d’être corrigée.

    Le fait est que lorsqu’on lisait que Jérôme Rodrigues, l’une des figures du mouvement des Gilets Jaunes, subissait des « menaces de morts » on devinait, bien sûr, de quoi il s’agissait. 

    Il n'empêche, « menaces de morts »  ou « menaces de mort » , ce n’est pas tout à fait pareil. L’essentiel étant ailleurs, ce détail était susceptible d’être zappé.

    Il ne l’aura pas été et c’est tant mieux.

    Car il s'agit là de réagir au sens. Parce qu' à force de ne plus discriminer, on s’habitue. Et s’habituer à l’indifférencié, c’est cautionner un univers où tout est susceptible de se valoir.

    Et quand tout se vaut, tout devient possible.

    Tel n’aura pas été le cas dans cet article, reste à savoir ce qu’il en sera de l’avenir qui y est annoncé en noir...

     

  • Urgence de santé publique

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    Vous l’aurez toutes et tous constaté, le climat est devenu LE sujet d’actualité médiatique et politique.

    Au point qu’à force d’en parler, certain(e)s finiraient presque par l’oublier tant le fait de rappeler à longueur de journée les dégradations observées sur la planète risquerait de leur suffire et de leur donner bonne conscience.

    Nulle intention, ici, de minimiser le phénomène.

    Juste de dire que tant de mobilisation autour du climat masque bien d’autres problèmes graves qu'il serait tout aussi bienvenu d'évoquer en les martelant chaque jour qui passe également.

    Je songe ici, en particulier, à la santé de citoyennes et de citoyens que la production pharmaceutique remodelée selon les valeurs mondialistes attaque de manière aussi réelle et concrète que les émanations de CO2, l’environnement.

    Et qui les dénonce?

    Hormis de rares médias qui expliquent en quoi réside le fait que vous vous trouviez soudain face à une rupture de stock du médicament qui soigne les maux desquels vous souffrez, on peut toujours attendre. 

    Or le problème est plus que sérieux, demandez à celles et à ceux qui ont à le subir et ils vous le diront!

    Par exemple, les personnes souffrant d’épilepsie peuvent, du jour au lendemain avoir à affronter cette « rupture de stock » et ne pas avoir de quoi traiter leur mal. Sauf à prévoir et faire des réserves personnelles du médicament qui convient.

    Comme en temps de guerre qu’on ne semble pas trop se hâter de mener contre les PHARMA.

    On se demande bien pourquoi, tiens... Quoi qu’il en soit, il en avait déjà été question ici, à deux reprises sur ce blog. Et voici, en complément, cet autre article paru sur le site de franceinfo.

     

  • Cette femme, ce soir...

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    Assise sur les marches d’une berge qui borde le lac Léman, des fils d’argent parsemaient sa chevelure châtain foncé.

    De son être entier émanait une expression indéfinissable.

    Engoncée dans une jupe de cuir marron et un haut en mousseline et résille noire, elle n’avait rien de provocant. Mais sa présence parmi les badauds avait quelque chose d’insolite.

    Que vivait-elle, impossible de le savoir. Se dégageaient d'elle résignation et détermination en même temps.

    A quoi?

    Poser la question, c'est ouvrir la boîte de Pandore de tant d’existences qui s’accomplissent on ne sait comment, bien loin, en tous les cas, de ce qui s’énonce de discours altruistes et de déclarations solennelles. 

  • Où est la politique?

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    Il est incontestable que le monde dans lequel nous évoluons en ce moment ressemble de moins en moins à celui que nous avons connu, ne serait-ce celui d’il y a vingt ans encore.

    Il ne s’agit pas là de se languir de ce qui n’est plus ou de pleurer un passé révolu. Il est juste question de ne pas se leurrer, les paramètres de référence de nos sociétés ne sont plus les mêmes qu’il y a peu encore. 

    La lutte pour le climat, la lutte pour le genre, la lutte pour le multiculturalsme, entre autre, dominent le paysage politique et laissent largement derrière elles celle qui, autrefois, mobilisait et qu’on appelait lutte des classes.

    Les causes de ces changements analysées n’apporteront, au mieux, que satisfaction intellectuelle à qui s’y adonnerait et débats infinis pour qui serait invité à y participer.

    Avec, à la clé, des promesses de se revoir en vue de résolutions à prendre qui le seront ou pas, peu importe, l’essentiel paraissant souvent de se rassurer en les ayant formulées.

    Pendant ce temps, la colère gronde au sein des peuples. Le mouvement des gilets jaunes en est l’une des plus évidentes illustrations. Où en sont celles et ceux qui se sont investi(e)s pour exprimer leurs revendications?

    Là où on les a relégué(e)s, tantôt à l’abandon, tantôt vers une vague écoute.

    La violence qui a émaillé les manifestations a été autant celle de casseurs qui s’en sont donné à coeur joie de vandaliser tout ce qui était à leur portée que celle de forces de l’ordre aux ordres mais pas pour autant épargnées.

    Car en leur sein règne aussi l’inconfort, moral surtout, nombre de suicides en témoignent. 

    Et cette profession n’est pas la seule à compter ses victimes. De plus en plus de personnes lâchent prise face à trop de pressions ressenties et réellement exercées.

    Et là, on n’est plus dans l’exclusion due au genre ou à la culture, on est dans  l’exclusion tout court.

  • La séduction, disent-ils...

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    Voici un article qui laisse plutôt perplexe.

    On y parle de la diplomatie selon Emmanuel Macron, interviennent à l’appui différents « conseillers » de l’Elysée et, en fin d’article, un « diplomate de haut rang ».

    Mais lorsqu’apparaît le terme de « séduction », on comprend ce qui transparaît à vrai dire dès les premières lignes.

    On est dans ce qui a toujours été relevé du candidat devenu Président en 2017, au sujet duquel il était rapporté combien la séduction et lui, ça ne faisait qu’un.

    Au point que Challenge avait publié un article à l’intitulé sans équivoque, « Emmanuel Macron, une arme de séduction massive » .

    Aussi bien, cette manière de présenter la diplomatie comme susceptible de se ramener à de la séduction, n’est-elle pas que le fait du seul article cité ici.

    Nombre d’autres articles vont dans ce sens. Tout de même, soyons raisonnables!

    Qui peut oser penser que « séduire » un homologue suffirait à agir sur sa politique alors qu’elle est le fait de tant d’autres éléments qui la déterminent?

     

  • L’espoir avant tout

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    Vous aurez sans doute jeté un oeil sinon lu, entendu ou vu les nombreuses réactions qui ont suivi la rencontre entre les Présidents russe et français.

    C’était ce 19 août au Fort de Brégançon, à quelques jours de l’ouverture du G7 qui se tiendra à Biarritz, comme vous le savez.

    Inutile d’en rajouter et de commenter tant on ne sait, en réalité, à peu près rien de ce qui a pu être discuté et comment.

    En être, dès lors, réduit à surprendre telle ou telle pique, telle ou telle remarque, esquive ou autre ne va pas nous mener bien loin.

    Lire, par contre, cet article du journal Le Temps sous forme de revue de presse, permet un survol non dénué d’intérêt.

    On y découvre les points de vue exprimés avec ou sans nuance, ce qui suffit à confirmer à quel point les opinions, pour certaines, semblent définitives, voire indiscutables.

    Mais l’opinion est une chose, la politique une autre et la diplomatie, encore une autre affaire. Qu’elle soit à même d’agir, c’est ce que je n’ai cessé de souhaiter.

    Je maintiens cette ligne, seule digne d’espoir.

     

  • De la boue, du pain ou des jeux...ou les trois

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    Qui est populiste, la question se pose après ce qui fait désormais figure d’événement médiatique alors qu’au départ, il ne s’agissait que d’un fait des plus ordinaires.

    Le proverbe le rappelle, c’est dans les détails que se logerait le diable pour autant que ce dernier existe.

    A découvrir la complaisance médiatique qui a relayé le « buzz » entourant Eric Woerth, c’est à se demander qui va dans le sens du poil populiste.

    Quand tant de salive et d’encre sont générées par éditorialistes, chroniqueuses, chroniqueurs ou autres journalistes pour pointer sinon dénoncer le « populisme », c’est à se demander qui fait quoi et comment!

    Une recherche avec le nom d’Eric Woerth suffit pour mesurer l’ampleur de l’écho médiatique suscité par la démultiplication des réactions à la photo de lui sur un glacier qu’il a publiée sur Twitter.

    En pareil cas, on n’est plus dans aucune norme sinon celle du pain à distribuer et des jeux à assurer aux foules. 

  • La recherche et la vie

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    Voici présenté un procédé médical duquel on ne sait s'il vise à soulager la femme ou s’il est destiné à réaliser des économies sinon à promouvoir et à rentabiliser une nouvelle technique.

    Tout commence par le titre accrocheur: «une opération pourrait retarder la ménopause de vingt ans », alors qu’il s’agit, en réalité, de retarder les symptômes de la ménopause et non la ménopause elle-même.

    Puis vient la description des avantages, le procédé profiterait « à des milliers de femmes qui souffrent de graves problèmes de santé, tels que des problèmes cardiaques et une ostéoporose affaiblissant les os ».

    Tout autant, serait-il susceptible, ce même procédé opératoire, d’« améliorer la vie de millions d'autres femmes en retardant l'apparition des symptômes les plus courants de la ménopause.» 

    Et en conclusion, on apprend les « économie substantielles » qui seraient réalisées en termes de frais de traitement liés aux conséquences de la ménopause et le changement de « donne pour le traitement de la fertilité ».

    En effet, l’opération consistant à préserver les tissus ovariens et à les stocker, les femmes auraient ainsi «potentiellement accès à des milliers d'ovules si elles décidaient plus tard d'avoir des enfants. » 

    A lire cet article où le bien-être de la femme paraît privilégié, c’est tout autant aux coûts de sa santé sinon à la promotion de nouvelles technologies que sa lecture sensibilise.

    Tout est une question de perception de la vie et de sa valeur...

  • Plus belle l’humanité, on meurt!

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    Décharges sauvages, ville jonchée de déchets, planète engorgée de plastique, plus belle l’humanité, on meurt!

    Et c’est bel et bien ce qui est arrivé au Maire d’une commune française. Les faits se sont déroulés ce 5 août dernier à Signes, dans le Var, vous en avez peut-être eu connaissance.

    Le Maire de la commune surprend des hommes en train de décharger des gravats de manière illégale sur un site naturel, il leur demande de reprendre le tout, ce qui a été fait.

    Mais lorsque le Maire leur a dit d’attendre la police municipale, le conducteur de la camionnette a effectué une manoeuvre en marche arrière et a roulé sur l’élu qui se trouvait à l’arrière du véhicule.

    Mourir en plein exercice de ses fonctions peut toujours être relevé pour dire toute l’estime portée à ce Maire. Il n’en demeure pas moins tombé sous le coup de la lâche négligence humaine.

  • Quand se lèvent les boucliers ...

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    Evoquer une politique de défense des droits humains à géométrie singulière tandis qu’un clitoris géant est convoqué pour célébrer la Fête nationale suisse à Genève qui, en même temps accueille autant de touristes de pays qui les bafouent, ces mêmes droits, voici que se lèvent des boucliers...

    Deux commentateurs du précédent sujet de ce blog tiennent, en effet, à exposer l’étendue de leurs connaissances, l’un, en ne sachant pas lire et en prenant des touristes pour des migrants, l'autre, pour parler de Moscou et du Kremlin.

    Serait-ce pour voler au secours de choix politique d'une Maire qui manifestait en son temps contre la « Russie homophobe »? On se réjouirait de la voir brandir une pancarte pour dénoncer avec autant d'ardeur les mutilations sexuelles.

    Il semble bien que pour ce qui concerne certains pays, on préfère la réserve. Que celle-ci cache opportunisme ou intérêt ou les deux, aux concerné(e)s de s’interroger. 

     

  • A Greta Thunberg dans la mêlée

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    Chère Greta Thunberg,

    Votre engagement, vous ne l’ignorez plus, est passé au crible, que dis-je, au peigne fin.

    Pour autant d’esprits savants, il serait financé par un tel, instrumentalisé par un autre ou le même, profiterait à vos parents, mais tout autant à je ne sais quelle puissance occulte et heureusement révélée par ces vaillants éclaireurs.

    Vous seriez en mains manipulatrices et entraîneriez à votre suite autant de pauvres hères à votre image devenus marionnettes, votre aura serait virale ou empoisonnée, rien n’a dû vous échapper de ce qui a été énoncé de votre action.

    Quelles que soient ces réactions, quelles que soient les convictions sinon les certitudes qui les commandent, vous maintenez le cap.

    Après tout, ces experts ou spécialistes en tous genres et autres vidéastes du net qui vous jugent, qu’ont-ils de plus ou de mieux que vous? Leur expérience? La qualité de leurs propos? La valeur de leurs idées?

    Pour qui ne l’aurait pas lue, voici la réponse à Michel Onfray, d’Alice Afanasenko, docteure en littérature, enseignante et chercheuse autiste, membre de l’Association Francophone de Femmes Autistes.

    Il y est question, entre autre, d’humilité. En la matière, force est de constater que nombre de celles et de ceux qui se sont exprimé(e)s sur vous en manquent cruellement. 

    Bien à vous,

                               Hélène Richard-Favre

            

  • Le poète, Venise et ses monstres

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    « Que c’est triste Venise » , chantait Charles Aznavour, « quand on ne s’aime plus ». Et que c’est triste Venise, quand on ne l’aime plus ... ou trop. Ou tant qu’à vouloir la sauver du vieillissement de sa population on lui injecte des flots de touristes déversés par autant de monstres navigants.

    En dépit de toutes les protestations, en dépit de toutes les recommandations de l’UNESCO auprès de laquelle Venise est classée patrimoine de l’humanité, au mépris de l’Histoire de la ville, ces embarcations appelées bateaux de croisière ne cessent de la rendre accessible à des dizaines de milliers de visiteurs.

    Cet article de la Radio Télévision Suisse (RTS) explique la situation en parlant de « casse-tête ». 

    A quand une intervention dans le cadre du Forum économique de Davos ou dans un parlement quelconque de pays étrangers à l’Italie pour sensibiliser les ressortissant(e)s de partout dans le monde qui se réjouissent d’aller saccager la lagune pour avoir vu Venise?

    Et quelle polémique à plus soif aurait suscité pareil état de fait? Quelle mobilisation? Merci, si vous avez connaissance de références à cet égard, de les signaler et alors, la tristesse du poète, la tristesse de qui aime nature, culture et patrimoine en tous genres trouverait à s’apaiser.

    En attendant, écoutons le grand Charles...

  • Greta, les jeunes et la vie politique française

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    On peut toujours critiquer du haut de son savoir qui se veut tel, l’invitation faite à Greta Thunberg de s’exprimer dans le cadre de l’Assemblée Nationale en France.

    Il n’en demeure pas moins intéressant, pour qui le souhaiterait, de visionner le débat qui s’est tenu ce 23 juillet dernier à Paris en sa présence.

    A ses côtés se tenaient trois jeunes Français et la paléo-climatologue Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du groupe no 1 du GIEC. Le débat a été mis en ligne par LCP, la chaîne parlementaire française.

    Bien sûr que le même jour, les députés français acceptaient le CETA. Bien sûr que les jeunes veulent souvent changer le monde. Bien sûr que l’avenir peut toujours paraître sombre aux uns et abordé sans conscience par d'autres.

    Tout cela, on le sait depuis que l’humanité existe donc rien là de très nouveau à relever. Dans ce cas, que nous apporte cette séquence de la vie parlementaire française?

    Certainement l’intelligence des questions posées et le respect affiché sans ostentation ni affectation excessive aux jeunes invités par les députés de tous bords politiques.

    Les échanges entre les parlementaires et les adolescents ont eu quelque chose de plutôt inédit et dans ce sens, l’événement peut être considéré comme positif.

     

  • Poutine, la manière et les commentaires

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    La Tribune de Genève rend compte d’une interview que Vladimir Poutine a accordée au Financial Times juste avant de se rendre au Japon pour y retrouver ses pairs.

    Le correspondant à Moscou du grand quotidien genevois n’évite évidemment pas les poncifs habituels en lien avec la « propagande du Kremlin » mais bon, tout cela est entré dans la norme d’une certaine pensée occidentale.

    Imaginer, par contre, que nos gouvernements via leurs relais divers ne diffusent aucune « propagande » ne semble pas avoir effleuré l’esprit d’autant d’esprits critiques.

    Si, souvent sur ce blog, il a été fait mention de ce constat, d’aucuns se sont attachés à le réduire à un parti pris qualifié au mieux de « russophile », sinon d’autant de façons de ne pas s’encombrer de nuances.

    Inconcevable, peut-être et selon ces experts en tous genres, d'appartenir à la culture occidentale sans pour autant rejeter celle d’un grand voisin de l’Est.  

    Bref, pour en revenir à l’article en question et aux propos tenus par Vladimir Poutine dans son interview au Financial Times, ce qui a frappé le journaliste serait moins leur teneur que la manière avec laquelle ils ont été proférés.

    Ce qui l’amène à conclure que « cette assurance à l’international contraste avec une fragilité accrue en Russie même.» Que tout cela soit de bonne ou de mauvaise guerre, l’alimenter profite à qui? Poser la question n’est pas y répondre.