15/06/2018

Lutter, pour quel résultat?

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Pour la plus grande partie d’entre nous, nous avons envie, en tous les cas, d'avoir confiance dans les institutions de nos pays.

Tout autant considérons-nous utile de faire valoir nos droits, de vote, par exemple. Or que vaut un scrutin qui ne compte que trente pour cent de voix, quarante pour compter un peu plus large? 

Au prétexte que l'abstention ne serait qu’à imputer à celles et à ceux qui considèrent qu’il ne vaut plus la peine de se prononcer pour tel(le) ou tel(le) candidat(e) ou pour tel ou tel sujet de scrutin, on règle ainsi le problème.

Alors oui, déconsidérer un droit qui vous est accordé est regrettable. Tout autant, le refus de s’interroger sur le choix opéré par ces personnes qui ne veulent plus s’exprimer dans les urnes.

Car elles sont sans doute démotivées, conscientes que ce qui se passe à des niveaux qui les dépassent, leur échappe.

Parce qu’on leur aura aussi fait comprendre, d’une manière ou d’une autre, que leur avis ou rien revenait au même.

Que faire, dans ce cas-là? Se lancer dans une lutte à la David contre Goliath? Certain(e)s s’y emploient avec succès variables à la clé.

Dans le précédent sujet de ce blog, il a été question de pédophilie. 

A découvrir le document indiqué en lien par une commentatrice du sujet, on ne peut que comprendre comment fonctionnent certaines de ces institutions en lesquelles on aimerait tant pouvoir encore accorder note confiance

Or il apparaît que des méthodes, si souvent reprochées à des gouvernements de pays vite qualifiés de dictatures, sont appliquées en nos si chères et valeureuses démocraties. 

 

14/06/2018

Pédophilie, témoignage

 

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Exposer au public ce que vit un pédophile, Franceinfo s’y est employé. Un homme explique ses pulsions et comment il les sent de manière continue. On apprend qu’il a retrouvé travail et famille et qu’il respecte son suivi socio-judiciaire.

Très bien.

Dans ce paragraphe  ci-après de l’article que je vous invite à lire dans sa totalité, l’homme explique comment il vit ses pulsions et le démontre même en direct à l’équipe de journalistes qui l’interroge.

"Tout en vous parlant, je regarde autour pour voir si personne ne peut me perturber." Quelques minutes plus tard, un couple accompagné d’un petit garçon d’une dizaine d’années traverse la place du palais de justice de Nice (Alpes-Martimes) où il nous a donné rendez-vous. Stéphane interrompt la conversation. Il tire une paire de lunettes de sa chemisette. Grand et mince, il se voûte légèrement pour regarder. "Non, ça va, il est gros, je suis rassuré." Lui préfère les jeunes garçons sveltes et musclés. La scène se répétera plusieurs fois durant la conversation. "C'est pire qu’une drogue, souffle-t-il. Quand je me vois de l’extérieur, je me trouve dégueulasse. Un gros porc qui a touché des enfants."

Dire le dégoût que l’on se porte à soi-même est une chose. Une autre, de le vivre au quotidien. Car là, on se retrouve face à une fatalité. Tout autant, mesure-t-on les limites des réponses qui lui sont apportées.

Alors? 

Si l’on exclut les solutions les plus radicales, ne reste qu'aux victimes à prendre sur elles les dégâts... ce qui semble être le cas pour ce qui concerne cet homme prénommé Stéphane de manière fictive.

 

11/06/2018

Quand l’émotion domine

 

Comme souvent, de gré ou de force, une affaire en devient une autre. Pour toutes sortes de raisons, volontaires ou non, ce qui, au départ est assez simple se complexifie.

Ainsi en va-t-il de ce qui ressemblait à un cri du coeur lancé par un réalisateur de films sensiblesVu la notoriété qui entoure le cinéaste Fernand Melgar, le voici donc au coeur de multiples controverses et polémiques.

Or que lui est-il reproché sinon le fait d’avoir publié sur son profil Facebook les photos de personnes dont il écrit qu’elle seraient celles qui dealent dans son quartier.

Ce n’est donc pas l’émotion en tant que telle qui semble contestée mais le fait qu’elle ait débordé le cadre de l’acceptable sinon de la légalité.

Pas davantage non plus ne paraît lui être reproché son combat pour que le deal de rue soit mieux pris en compte par les autorités municipales de sa ville. Non, ce qui a motivé la réaction de 200 signataires d’une lettre ouverte est le fait d’avoir rendu publiques des photos de personnes sensées être celles qui vendraient de la drogue.

Or Fernand Melgar avait proposé de soumettre le sujet au débat dans le cadre du poste qui devait lui être attribué à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève (HEAD). Mais la suite, pour qui ne la connaîtrait pas, a voulu qu’il renonce à ce poste.

Cette décision lui appartient.

En revanche, distinguer les diverses problématiques soulevées par ce qui est en passe de devenir l’affaire Melgar éviterait autant de tirs croisés et autres prises de positions de personnalités de tous bords qui alimentent désormais nombre de querelles intra-ou inter-partisanes.

 

09/06/2018

De la polémique qui vise une personne au crime qui nous concerne toutes et tous

 

Il a suffi qu’une personnalité en vue se mobilise en faveur d'une cause qui nous concerne toutes et tous pour révéler l’ardeur qu’elle suscite et la passion qu’elle anime envers ladite personnalité en vue. 

Il en a été question dans le précédent sujet de ce blog.

Si les commentaires déposés sur le profil Facebool de Fernand Melgar déferlent, à lui d’y répondre ou pas. Mais, de notre côté, oublier la cause pour laquelle il s’est engagé serait regrettable tant elle est loin d’être réglée. Car s’il se félicite d’avoir vu son quartier débarrassé de dealers, c’est que ceux-ci écoulent ailleurs leur marchandise.

Le risque de dépendance sinon de mort encouru par les jeunes du quartier de Fernand Melgar est donc désormais écarté mais pour sévir dans d’autres lieux. Autrement dit, si le cinéaste se félicite de savoir désormais l’enfant de ses voisins pas mort pour rien, on se situe, là, au niveau d’un combat local.

La drogue est un fléau contre lequel d’innombrables personnes luttent depuis des années et des années partout dans le monde. On sait pour quel résultat puisque prolifèrent des substances de plus en plus douteuses et mortelles. Alors?

Alors, certains préconisent la légalisation de toutes les drogues pour les adultes et leur condamnation pour les seuls mineurs. Après tout, l’idée est à étudier tout comme tant d’autres émises plutôt que de se résigner au fatalisme.

C’est si commode, parfois, de rappeler que de tous temps... Oui, de tous temps, on naît et on meurt. Entre deux, on essaie de vivre.

Dans ce sens et au-delà de l’affaire qui vise désormais Fernand Melgar du seul fait d’avoir remué la vase de doctrines bien établies, n’oublions pas que chaque jour tue enfants, femmes et hommes pour le seul profit de purs criminels.

 

08/06/2018

Le cinéaste Fernand Melgar, cloué au pilori pour un cri du coeur face au deal de rue

 

Une affaire met en ébullition un certain milieu culturel. C’est qu’un cinéaste célèbre pour avoir été très souvent primé s’est exprimé au sujet de ce qu’il est convenu d’appeler le deal de rue.

Fernand Melgar, pour ne pas le nommer, a fait paraître une tribune dans laquelle il dénonce le laxisme de la police de sa ville face à la présence de dealers aux abords d’écoles et de collèges.

S’il est vrai que le cas le touche de manière personnelle, son cri du coeur n’en est pas moins un et pas moins à entendre non plus. Il l’a été mais de manières si diverses que c’en est devenu révélateur.

Révélateur d’esprits rigides, révélateur d’esprits aigris et jaloux qui tous se sont dépêchés de s’exprimer sur l’homme plutôt que sur la cause qu’il défendait. 

Je ne connais ni de près ni de loin sinon de nom et de renom, Fernand Melgar. Loin de moi, dès lors, de voler à son secours tandis qu’il n’en a sans doute pas besoin. 

Si je tiens, ici, à lui exprimer mon respect, c’est qu’il vient de jeter un pavé dans plusieurs mares. Non seulement celle du trafic de drogue et de la complaisance qui l’entoure mais aussi des carcans idéologiques qui gomment l’être.

Car enfin, voici un homme qui a réagi avant tout à une situation humaine qui le heurtait mais c’est le cinéaste et son parcours brillant qu’on lui rappelle pour railler mais surtout condamner son élan. 

Monsieur Melgar, pour avoir conservé un regard libre de tout enfermement politicien quelconque est désormais conspué par le milieu qui l’a porté.

Pour telle ou telle bonne ou très mauvaise raison, le voici au coeur d’une bagarre dont les hauts faits sont à découvrir sur la page de son profil Facebook.

 

18:22 Publié dans Air du temps, Culture, Etre, Humanité, Politique, Pouvoirs, Pratiques, société, Suisse | Tags : melgar, deal, lausanne | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

07/06/2018

De la famine par négligence à la grève de la faim

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Dans le précédent sujet de ce blog, il a été question du sort réservé aux malades psychiatriques au temps de la France de Vichy.

Grave, sordide, il a peu fait de unes de journaux ou de magazines et pour cause!

Mais aujourd’hui, dans cette France en marche, héritée, certes, de gouvernances précédentes, qu’en est-il? A découvrir ces témoignages, chacune et chacun de vous s’en fera une idée...

Il ne s’agit pas, ici, de demander au pays de se charger de toute la misère du monde, comme on dit. Il s’agit tout simplement, pour un Etat digne de ce nom, de ne pas se défausser de ses responsabilités.

Combien de fois n’entend-on le Président, son Premier Ministre ou tel autre membre de son gouvernement énoncer de récurrents J’assume?

Si c’est cela équivaut à reconnaître pareille misère dans une France qui se revendique comme patrie des droits humains, alors, ceux-ci ont bien du souci à se faire.

Quant à cette France claironnée de retour, par Emmanuel Macron à Davos, c’est à se demander à laquelle il songeait qu’elle soit si démunie de moyens que partie de son personnel hospitalier se mette en grève de la faim pour en obtenir!

 

04/06/2018

Au sommet de nos Républiques et à l'épreuve

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Voici que le secrétaire général de l’Elysée est visé par une enquête.

Ouverte ce lundi 4 juin par le Parquet National Financier (PNF) elle a été confiée à la brigade de répression de la délinquance économique de la préfecture de police de Paris, selon cet article de Franceinfo.

A lire les noms des protagonistes de l’affaire, on retrouve celui de la famille Aponte, propriétaire de la société Mediterranean Shipping Company (MSC) qui avait offert à notre désormais Président du Conseil d'Etat genevois, de revenir avec lui en jet privé d’une mission économique en Iran plutôt que dans l’avion affrété par le Conseil Fédéral.

Inutile de dire qu’aussi bien Alexis Kohler que Pierre Maudet se défendent de tout mélange de genres ou autres soupçons qui entacherait leur réputation.

Déjà visé par une autre affaire qui n’a, en rien, gêné sa prestation de serment pour accomplir la nouvelle mission qui lui a été confiée, le magistrat s’est expliqué au sujet de ce voyage révélé par la très sérieuse Neue Zürcher Zeitung (NZZ) et repris par différents médias.

Il va de soi que tout cela ne relève que de soupçons de la plus mauvaise foi, on l’a bien compris à la manière dont l’une et l’autre de ces personnalités se défendent.

On sait, surtout, que s’en prendre à des personnages haut placés peut s’avérer acrobatique, sauf à ce que, vraiment, on leur fasse entendre qu’ils ne sont pas les bienvenus aux postes-clés de nos démocraties républicaines.

Les exemples à cet égard ne manquent pas de qui a eu à subir un sort exécuté par une justice particulièrement zélée. 

A propos de cette justice TGV, comme l’avait appelée François Fillon en son temps, aurait-elle participé à la grève des cheminots qui l’aurait soudain ralentie dans cet élan qu’on lui a connu et qui a scellé le sort du candidat du parti Les Républicains?

 

29/05/2018

Complotistes, disent-ils...

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L’événement qui a enflammé la toile et emballé nombre de personnes est commenté par Franceinfo tandis que bruissent les réactions sinon l’ainsi dénommée théorie du complot.

Je vous invite à lire cet article indiqué en lien ci-dessus. Il répond à plusieurs questions posées par la scène qu'a filmée le vidéaste amateur, présent sur les lieux où s’est produit le sauvetage d’un enfant de 4 ans suspendu dans le vide à Paris.

Il est normal que l’on s’interroge sur pareil fait divers et les réactions indiquent que la réflexion se veut dominer l’émotion. Il est néanmoins tout aussi manifeste que la difficulté à accepter l’insolite sinon l’invraisemblable demeure bien réelle.

Car sitôt que l’entendement est dépassé, se met en place une réaction qui cherche le responsable sinon le coupable qui aurait fabriqué un scénario destiné à telle ou telle influence à exercer sur l’opinion publique. C’est dire si la place laissée à la surprise est minime et réduite à peau de chagrin! 

Se résoudre à admettre ce qui sort de l'ordinaire exige sans doute un effort quasi insoutenable à fournir pour qui préfère tout mettre en doute. Après tout, à chacune et à chacun ses choix existentiels!

Pour ce qui concerne l’histoire de cet enfant sauvé par Mamoudou Gassama, ce qu’il en restera dans les mémoires et surtout, dans celle de ses principaux protagonistes, sera aussi intéressant à suivre.

 

28/05/2018

Le Président français honore Mamoudou Gassama

 

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capture d’écran Facebook

Je vous invite à découvrir ce petit résumé réalisé autour d’une scène que nombre d’entre vous ont dû découvrir hier par médias interposés.

Si nombreuses sont les références que l’on trouve sur internet en relation avec le sauvetage d’un enfant, suspendu dans le vide depuis un balcon du 4e étage d’un immeuble parisien, c’est dire l’émotion suscitée par la scène!

On peut réagir de toutes les manières possibles à un tel acte de bravoure. Et les esprits critiques ne manqueront pas, comme il se doit, de faire part de leurs remarques.

Il n’en demeure pas moins vrai que l’homme, déjà surnommé Spiderman, a accompli là un geste fort. Le récompenser comme s’y est employé le Président français en est un autre.

Inutile de dire que les sensibilités face à la question migratoire sont mobilisées et de toutes les manières qui soient. Que cela change le regard à porter sur les migrants est inévitable après un tel raz-de-marée médiatique.

Mais pas forcément dans le sens que l’on croirait.

Quoi qu’il en soit, de tels événements restent rares sinon uniques. Leur impact est bien là, justement, qu’ils marquent, au moins sur le moment. Dans la durée, il sera tout aussi intéressant d’en mesurer les conséquences.

 

15:45 Publié dans Air du temps, Destins, Etre, France, Humanité, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : macron, gassama, paris | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

27/05/2018

Avoir tué Dieu

  

Le droit permet, en principe, à chacune et à chacun de se défendre. Plus question d’être abusé par une justice divine quelconque, vive les libertés humaines à faire valoir!

Or les mauvais procès existent.

Condamnés de facto, une femme, un homme voient parfois leurs chances de prouver leur bonne foi réduites à néant.

Les voilà prises dans des situations kafkaïennes plus fréquentes que tout idéaliste ne le penserait dans nos démocraties laïques.

Autant de personnalités en vue que le simple quidam sont susceptibles d’être concernés par l’injustice humaine. Alors? 

Se faire une raison? Se battre?

Avoir tué Dieu a conféré à l’homme les pleins pouvoirs, il les exerce. 

Ou en abuse mais charité bien ordonnée... 

 

23/05/2018

Pas de solutions mais des questions

 

Dans le précédent sujet de ce blog dont je remercie, au passage, les personnes qui y ont réagi par autant de partages sur Facebook ou de commentaires, l’un d’eux, justement, a soulevé un point intéressant.

Pierre Jenni, pour ne pas le nommer, s’est en effet exprimé sur ce qu’était, selon lui, un blog. Je lui ai répondu que si l’occasion le permettait, je reviendrais sur le sujet, ce que je fais.

Si chacune et chacun a sa manière de concevoir un blog -celui qu’il ou elle tient- pour ce qui me concerne, c’est l'envie de partager et d’échanger des points de vue qui m’anime.

Ce blog n’est pas un blog politique comme d’aucuns le qualifient. Je ne suis membre d’aucun parti,  j’aime, par contre, suivre l’actualité et y réagir.

Et si en débattre peut paraître vain quand on sait comment le pouvoir s’exerce au détriment, parfois, de ce qui le remet en cause, rester silencieux peut tout autant relever de l’acquiescement tacite sinon du renoncement.

C’est pourquoi, écrire sur tel ou tel sujet me semble au moins ouvrir un espace de réflexion.

Aussi bien me tient-il à coeur de soulever des problématiques sensibles. Et les réactions qu’elles suscitent m’apparaissent comme autant de nouvelles pistes à explorer et de questions à poser.

 

20/04/2018

Imaginer Sisyphe heureux, c’est subvertir l'arbitraire

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Souvent, je me suis demandé comment, face à une souffrance, agissait l’empathie.

Il y a de très fortes chances qu’une fois ou l’autre, chacune et chacun d’entre nous ait été confronté à un mal vécu de l’intérieur ou partagé de l’extérieur s’il a touché un tiers.

De fait, chacune et chacun de nous aura sans doute connu l’empathie pour en avoir été gratifié ou l’avoir prodiguée.

Pourquoi évoquer, ici, cette problématique?

Parce que, nombre de sujets sensibles ont été traités sur ce blog et que, sauf à mener d’action dite engagée, celle qui se limite à commenter relève de l'opinion qualifiée de publique. 

Savoir quelle influence celle-ci est en mesure d’exercer face à un pouvoir qui dispose de moyens pour l’ignorer, laisse à penser qu’elle n’a de droit que d’exister.

Doit-on, pour autant, plonger dans le pessimisme et se détourner de situations face auxquelles se mobilisent nos sensibilités?

Telle apparaît la question à se poser au vu du crédit limité -quand il ne rejoint pas le mépris- apporté à celle ou à celui qui use de son droit d’expression face à une situation qui lui paraît devoir mobiliser l’attention.

Que ledit droit d'expression soit d’ordre légal, son destin semble, parfois, tracé d’avance.

Dans ce cas, lutter en faveur de causes qui exigent qu’on y revienne sans cesse alors que tout se met en place pour les rendre d’autant plus indéfendables, peut s’apparenter à la tâche qui fut imposée à Sisyphe.

Albert Camus a proposé de l’imaginer heureux. 

C’est là une attitude philosophique. Qu’on y souscrive ou pas, elle est une manière de résister et confirme, par là-même, sa force qui transcende l’arbitraire.

  

08/04/2018

Un film, un livre, la prière en question

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En ces temps de troubles en tous genres, en ce dimanche de Pâques orthodoxes aussi, je vous propose de vous arrêter sur un sujet traité par un cinéaste qui se définit comme agnostique et un théologien philosophe.

Cédric Kahn, en effet, est le réalisateur du film La Prière, Bertrand Vergely, quant à lui, est l’auteur d’un ouvrage intitulé Prier, une philosophie.

Telerama a demandé au second de s’exprimer sur le film du premier, démarche, en soi, pas inintéressante quand bien même chacune de celles des protagonistes l’est en tant que telle.

S’il est, le plus souvent, délicat de parler de son rapport à la prière tant elle relève de l’intime -sauf à se muer en acte de revendication- s’interroger sur ce qu’elle implique de religieux ou de spirituel est une question qui vaut d’être posée.

L’accent, ici, est mis sur la vie spirituelle de laquelle Bertrand Vergely affirme qu’elle peut changer l’homme et la société.

Dans l’absolu, il n’a pas tort.

Mais pour quel résultat, social surtout, là, tout reste envisageable. 

05/04/2018

Une mère

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Ce 4 avril, a été diffusée sur BFMTV, une interview de la mère du Colonel Arnaud Beltrame. Interrogée par Ruth Elkrief, elle énonce des propos qui sont à écouter avec la plus grande attention.

En effet, la manière avec laquelle Nicole Beltrame répond aux questions qui lui sont posées ne peut laisser indifférent. Et cela, pour autant de raisons que chacune et chacun aura de comparer sa version des faits à celle qu’elle en donne elle-même.

Non seulement elle livre une interprétation du geste de son fils autre que celle donnée par toutes sortes de personnes et de personnalités, mais encore, elle révèle un état psychologique qui semble laisser peu de commentateurs indifférents.

Cependant et plutôt que de juger comme s’y emploient sans vergogne certains d’entre eux, comprendre cette mère importe.

Car désormais que son fils est devenu une part de tant de monde et pas seulement en France mais bien au-delà et dans d’innombrables autres pays de la planète, ce que livre Nicole Beltrame est loin d’être anodin.

Aussi, son témoignage force-t-il la réflexion. Et même la journaliste Ruth Elkrief, pourtant rodée aux interviews, semble y être amenée. Ce qui, en soi, n’est déjà pas banal.

 

30/03/2018

En ce vendredi saint

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                                                                                         capture d’écran youtube

Bien sûr que les religions ne sont plus en vogue sinon pour en afficher quelque signe dit ostentatoire et marquer, ainsi, son identité.

En nos contrées où le christianisme a, des siècles durant, été considéré comme religion d’Etat, leur calendrier en témoigne encore.

Aussi, nombre de congés sont-ils toujours liés aux fêtes chrétiennes, tels ceux de Noël et de Pâques, pour ne citer que les plus importants.

Mais qui sait ce qu’elles représentent, ces fêtes et ce qu’on y célèbre? Noël, pour nombre d’entre nous équivaut à ce que d’aucuns estiment être une course aux cadeaux, et Pâques, la course aux oeufs quand elle ne se réduit carrément pas au gavage de chocolat.

Non, il ne s’agit pas là, de prêcher de parole quelconque. Il est juste question de rappeler les racines chrétiennes de l’Europe, entre autre continent où elles demeurent vivaces en dépit de tout. 

Qu’on le veuille ou non, le christianisme fonde la culture occidentale. Qu’on le veuille ou non, le christianisme est une religion qui a nourri arts et littératureQu’on le veuille ou non, ce qui, pour certains ne serait que fables, a inspiré vocations et missions.

Avant de renier ce passé au nom de toutes sortes de bons ou de mauvais prétextes, en conserver l’essentiel et se rappeler ce qu’il a offert de grand plutôt que de sans cesse le ramener à autant de ses déviances, ne serait-ce pas une manière de résister à la sauvagerie et à la terreur?

Le débat reste ouvert vu la sensibilité du sujet et ce qu’on ne manque jamais de citer à charge de l’institution qui incarne le christianisme.

Il m’importait, toutefois, de rappeler qu’en ce vendredi saint, c’est le sacrifice du Christ qu’on célèbre. Mort sur la croix au milieu de bandits et de scélérats, il a été trahi, arrêté et condamné. 

 

08/03/2018

La Journée dédiée aux femmes, n’est-ce pas aussi de penser à tous les nôtres?

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Il faut avoir du temps à consacrer à ses seuls droits pour ne pas se rappeler comment ceux de tant de personnes, hommes, femmes et enfants sont bafoués.

Il faut être doué d’une vision du monde singulière pour revendiquer l’égalité de traitement entre hommes et femmes et, dans le même temps, consommer le produit de travaux forcés qu’exécutent hommes, femmes et enfants.

Mais peut-être que, pour autant de défenseurs d’égalités, toute considération à apporter à la condition quotidienne d’une immense partie d’hommes, de femmes et d’enfants enchaînés à leur tâche pour le bien d’une infime partie de l’humanité, n’a rien à voir avec leurs revendications.

En ce 8 mars, Journée dédiée aux femmes parce qu’elles en auraient besoin au vu de tout ce qui les discriminerait dans nos sociétés occidentales, on est vraiment loin du compte ou alors à côté de la plaque.

A toutes celles et ceux qui se réjouissent de balancer les hommes qui auraient abusé, agressé ou harcelé, qu’il n’oublient surtout pas d’y ajouter autant de celles et ceux qui abusent, agressent ou harcèlent hommes, femmes et enfants au nom du seul profit.

La Journée des femmes, n’est-ce pas aussi de penser à tous les nôtres?

 

07/03/2018

Hommes, femmes, alcool et souffrance

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                                                                                               capture d’écran UNSW Sydney

Ce sujet, abordé de manière sensible, vaut qu’on s’y arrête.

Il évoque le traitement médiatique d’une star alcoolisée et déplore le regard porté par le journaliste sur la situation. Ce qui retient tout autant l’attention est la manière de distinguer la femme de l’homme face à l’alcool.

A lire le propos d’Olivier Emery, il apparaît que la souffrance des secondes serait plus importante que celle des premiers.

Cette conception discrimine les hommes. Elle balaie surtout le fait que s’adonner à la boisson, l’alcool, en l’occurrence, relève de problématiques personnelles qui ne rendent pas la souffrance des uns moindre par rapport à celle des autres.

En témoignent cette approche proposée par santé magazine.

En réalité et selon cet article, la véritable différence entre hommes et femmes, au regard de leur consommation d’alcool, relèverait du fait que la capacité de résistance des hommes serait supérieure à celle des femmes.

Pour le reste, rire d’une star qui titube, en concevoir un article de journal relève de préférences et de choix éditoriaux.

10:28 Publié dans Air du temps, Avaries, Etre, Humanité, Information, Medias, Pratiques, société | Tags : alcool, dépendance, hommes, femmes | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

03/03/2018

Oui, je suis blessée

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Tenir ce blog a été, jusque là, un véritable plaisir. Y lire certains propos tels ceux affichés ci-dessus en capture d’écran, sans conteste, non.

Et ce n’est pas de jouer les fières qui les rendra inoffensifs.

J’ai été souvent traitée d’agent ou de suppôt du Kremlin pour avoir tout simplement tenté de partager ici une sensibilité autre envers la Russie que celle répandue par nos médias dits mainstream. J’ai réagi en conséquence.

Mais quand un intervenant se répand en considérations telles que son but est uniquement de blesser, oui, je suis touchée et m’en cacher serait vous mentir, à vous qui me suivez.

Aussi bien, poursuivre la tenue d’un blog dans de telles conditions, non.

Quoi qu’il en soit, sachez que pour chaque sujet, j’ai pris le temps de la réflexion, sans compter celui que j’ai passé à la lecture des commentaires, même les plus saugrenus et détestables.

Or si écrire, pour autant de donneurs de leçons, se résume à connaître le dictionnaire par coeur ou presque, à m’enseigner tel ou tel usage de la langue, que leur purisme les protège, je me suis exprimée à cet égard dans les précédents sujets de ce blog. 

La présence d’êtres problématiques est une chose, l’accueil que je leur ai réservé jusque là, rien ne m’oblige à le poursuivre.

Proposer des sujets au débat et recevoir, en retour, des considérations visant la personne, est un sport qui est, je le sais, très prisé.

Il n’est pas celui que je pratique.

 

16:29 Publié dans Air du temps, Avaries, Culture, Etre, Genève, Humanité, Pouvoirs, Pratiques | Tags : attaques personnelles, blog | Lien permanent | Commentaires (100) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

02/03/2018

Débat dans le débat et autres considérations existentielles

 

Puisqu’un débat dans le débat s’est immiscé dans le précédent sujet de ce blog en relation avec mes aptitudes linguistiques et l’usage inadéquat que je ferais de certains termes, entre autre celui de l’adjectif conséquent, j’ai appris que je serais sous l’influence d’un parisianisme. J'ignorais, tout de ce parisianisme, autant dire que me trouver sous son influence est une découverte.

Alors pour que tout soit bien clair, non, pour moi, cet adjectif n’est pas synonyme d’important comme d’aucuns le pensent.

Cela dit, si ce débat dans le débat a un intérêt, il est bien celui de montrer à quel point la langue reste ce joyau auquel nous tenons toutes et tous et, qu’en tant que linguiste, j’ai eu le grand bonheur de considérer dans ses très nombreuses dimensions. En voici une pour qui aurait la patience d’y jeter un oeil.

Sinon, pour qui est si sensible aux « fautes », je recommande la lecture de cet ouvrage d’Henri Frey dont voici le compte-rendu signé par Jean-Claude Chevalier que j’ai connu lorsque je travaillais à Paris dans le cadre de mes recherches en linguistique.

Je tiens, en outre, à remercier cet intervenant de mon blog qui a tenu à faire part de toute la considération qu’il portait à ma personne et à mes activités littéraires.

Qu’il se rassure, il n’est pas le premier à les viser, d’autres s’y sont attachés, telle cette auteure d’un livre paru en France qui a fait le tour de rédactions et autres sites de référence.

Autant pour moi, ainsi va la vie, il y a bien plus éprouvant que cela quand on apprend que l’on est considéré comme terroriste. Merci de lire cet article.

 

01/03/2018

A discuter

 

Détruire les images, les représentations et pas seulement celles qualifiées de saintes, constitue l’abécédaire de tout partisan, quel qu’il soit. Son but, dira-t-il, est d’opérer au nom de la vérité.

Laquelle sinon celle qu’on veut imposer tandis que domine une autre que l’on conteste?

Car de vérité, on n’a d’aperçu que celui que l’on produit d’un point de vue donné et, parfois, preuves à l’appui. C’est bien là tout l’enjeu de la médiatisation qui accompagne un événement.

Lorsqu’il s’agit de guerres, que chacun argue de ses raisons de tuer, on l’a malheureusement compris. Qu’il y ait abus, mensonges, exactions ou crimes d’un côté et/ou de l’autre de camps devenus ennemis apparaît, alors, avec force images dites de preuves.

On a souvent eu l’occasion de découvrir la valeur d’autant de démonstrations tant, une fois encore, les images sont là pour entraîner l’adhésion et, de fait, entrer en guerre les unes avec les autres.

Quant à ouvrir des négociations de paix au nom d’instances qui s’en réclament, encore faut-il que les forces en présence y trouvent leur compte. Juste ou injuste, une guerre n’est que désolation.

Apparemment pas pour tous, qu'on le veuille ou non.

 

18/02/2018

Et elles?

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Tandis que chaque jour ou presque, sur les sites de médias ou autres réseaux sociaux, s’affiche le portrait de harceleurs ou d'agresseurs sexuels, ici, ce sont des filles mineures que l’on voit exploitées.

Qui va les défendre? 

Qui va poursuivre leurs abuseurs? Certes, il existe des associations qui luttent contre ce trafic humain. 

Tout comme il en existe d’autres qui permettent à autant de personnes de se retrouver dans pareille situation.

Ce qui est décrit là se passe en Italie, près de Naples. Autrement dit, tout près de chez nous. 

A lire les commentaires déposés sous l’article, ce qui est présenté comme gangs nigérians ne serait que sous la dépendance de mafias locales, sans lesquelles rien ne serait possible.

Notre monde comme il va...

13/02/2018

Au chevet de la santé publique... c’est grave, Docteur?

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Il semble bien qu’aujourd’hui, en Suisse et en France, l’accès à des soins dignes de ce nom subisse la loi de la finance.

A vrai dire, rien de vraiment nouveau à cela si l’on sait que tout coûte et se paie. 

Le fait est que se soigner a un prix et que nombre de personnes ici ou là n’ont plus les moyens de le mettre.

Tout autant les Etats, semble-t-il, qui rabotent les prestations allouées au bon fonctionnement d’hôpitaux dont ils ont la charge. En témoignent ces propos recueillis auprès de professionnels de la santé publique française.

Mais qu’à cela ne tienne, un grand chantier de la réforme du système de santé vient d’être annoncée par le Premier Ministre français, Edouard Philippe.

Ouf!

Quant à la Suisse, ses citoyens observent l’ascension graduelle de leurs primes d’assurances maladie et les médecins, leurs revenus passés à la loupe sinon réduits au scalpel.

 

12/02/2018

Ceci ne serait pas une complémentarité

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La video proposée ici par Franceinfo ne manque sans doute pas d’intérêt ni d’objectivité de la part de certaines intervenantes. Mais ce qui ne manque pas non plus de retenir l’attention, ce sont les commentaires qui suivent l’article.

Oui, une certaine lassitude gagne le public et ne peut que desservir une cause qui a sans doute une réalité mais autant d’explications réalistes, elles aussi.

Certains commentateurs les relèvent, d’ailleurs. 

A poursuivre sans cesse le même combat à l’aveugle face à des hommes qui seraient favorisés d’une manière ou d’une autre, n’augure pas forcément d’issue positive pour les femmes.

Nombre d’entre elles sont conscientes des différences de traitement qui existent entre elles et les hommes et y réagissent car oui, une femme doit prouver deux fois plus qu’un homme pour réussir. Claudie Haigneré l’avait déjà dit, cela.

Mais la lutte n’est pas toujours celle qui oppose une femme à un homme. 

Dans le cadre de carrières, en effet et surtout lorsque les postes à pourvoir sont rares, n’importe qui est sujet à être écarté de la course.

Le sexisme n’est donc pas à voir partout.

Le favoritisme ou la préférence accordée à tel ou tel membre de telle ou telle mouvance est aussi de mise sinon plus souvent encore qu’un éventuel sexisme.

 

06/02/2018

Début février ici et là, la Convention de Genève bafouée

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                                                                       photo, Erwan Castel

Un début février ordinaire? Pour nombre de personnes, peut-être.

Pour d’autres, les premiers jours de ce deuxième mois de l’année en cours auront été marqués de manière bien différente.

Mais qui le saurait si nous n’avions d’échos rendus de ce Donbass dont nos médias semblaient à nouveau se préoccuper il y a peu?

En effet on avait eu l’occasion de lire tel ou tel article, entre autre dans La Tribune de Genève. Immédiatement commenté de manière très diverse selon les appartenances dues aux forces en présence.

Car oui, malheureusement, il s’agit bel et bien de forces vu le caractère meurtrier qui les oppose encore.

Ce récit d’Erwan Castel, bien sûr et comme toujours, ne rencontrera pas l’unanimité. Mais le partager ici importe, ne serait-ce qu’au regard de la « convention de Genève »  qui y est citée tandis qu’elle est bafouée.

Ainsi en a-t-il été de ce début février dans le Donbass, ainsi périssent autant d’innocents au nom d’intérêts savamment défendus.

02/02/2018

Envol

 

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Mais que disent toutes ces mères à leurs enfants trop tôt partis, ces veuves à leurs maris éteints depuis si longtemps qu’elles ne sauraient peut-être même plus les reconnaître dans la foule de défunts qui se présenteraient à elles?

Que sollicitent-elles qui leur serait rendu en écho et que d’autres, plus réservés quant à l’échange possible avec l’au-delà, seraient incapables de percevoir?

Là, en permanence tout près de moi, j’ai leurs mains, leurs sourires qui disent la malice, la joie, la tristesse, aussi et on prétend que je devrais leur parler alors que très vite le noir brouille tout et les engouffre dans un infini dont nul ne sait rien. 

Croire ou rejeter autant d’histoires qu’on rapporte, certes, donne une autre teneur à l’existence.

Et si pleurer les absents ou s’adresser à eux exerce une action diverse, selon certaines visions du monde, que ces lignes partagées ici s’envolent vers l’insondable nuit.

14:03 Publié dans Amour, Culture, Destins, Etre, Humanité | Tags : au-delà, mort, vie | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

01/02/2018

Une part de soi

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                                                                                  capture d’écran: RTS

N’avez-vous jamais entendu tel homme dire de son épouse qu’elle était sa moitié ou telle femme dire de son époux qu’il était sa moitié?

N’avez-vous pas non plus eu l’occasion de rencontrer des personnes dire de telle ou telle autre qu'elle était une part d’elle?

Dans ce sens, lorsqu’un être proche semble s’éloigner, s’ouvrir à un avenir prometteur ou tout simplement, prendre le large, l’autre réagit de manière souvent diverse.

Aussi, lorsque la jalousie, voire la possessivité s’imposent de l’un à l’autre, tout risque de se passer. Et voilà que le pire se profile entre les meilleures moitiés ou part de soi du monde.

C’est bien davantage ces maux sinon ces fléaux que sont jalousie et possessivité qui suscitent les rivalités, tous sexes confondus, que ce qui signerait une différence entre les femmes et les hommes.

Ce courant actuel qui veut faire de ceux-ci les agresseurs patentés de celles-là stigmatise une violence qui en masque autant d’autres qui relèvent de comportements tout simplement humains.

Négliger cet aspect au profit d’une lutte entre genres, c’est ouvrir une boîte de Pandore dont les mauvais trésors risquent bien de ne profiter à personne.

 

 

12:53 Publié dans Air du temps, Amour, Avaries, Etre, Humanité, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : hommes, femmes, sexes, genres | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

31/01/2018

Femmes et hommes, où sont les monstres?

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L’émotion et plus encore, a saisi la France alors que Jonathann Daval a avoué avoir tué son épouse. Inutile de dire que ce qui, apparemment, relève du fait divers, occupe nos médias et une large par de son public.

Aussi singulières soient les conditions de tout acte criminel, à l’appui de statistiques, on en saurait davantage d'une parité qui occupe nombre de citoyennes et de citoyens soucieux de la voir s’appliquer à toutes et à tous.

Il a été question, ici, de cette mère de famille considérée comme « banalement normale ». Elle n’en a pas moins tué cinq de ses enfants pour leur réserver, ensuite, le sort de produits à congeler ou à jeter.

Tandis qu’on s’interroge sur le silence qu’un coupable peut garder alors qu’il a commis autant de crimes, la psychiatrie renseigne.

Quoi qu’il en soit, considérer la violence comme seul apanage masculin serait peut-être à réviser.  

Mais comment sans se heurter à un mur de résistance féroce? A tout instant et à la faveur d’événements ou de circonstances particulières, chacune et chacun d’entre nous peut basculer dans un univers hostile.

S’en rappeler n’épargne pas de considérer la monstruosité. Et celle qui a visé Alexia Daval et celle qu’a commise cette mère de famille sur cinq de ses enfants.

S’en rappeler est juste une manière de refuser de l’associer à un sexe quelconque tant elle se partage, elle aussi, entre femmes et hommes.

 

29/01/2018

C’est ce qu’on appelle un fait divers. A pleurer.

 

 

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                                                         capture d’écran franceinfo

Larousse définit le fait divers comme un événement sans portée générale qui appartient à la vie quotidienne. L’encyclopédie en ligne Wikipédia, quant à elle, indique comment a évolué, en France, le traitement médiatique du fait divers et comment son impact est susceptible d’agir au plan collectif.

A lire cette narration de franceinfo, on songe à d’autres affaires qui, elles aussi, auraient pu relever du fait divers si la presse ne s’en était mêlée, par le seul fait qu’elles visaient des personnalités publiques.

En l’occurrence, ici, il s’agit d’une mère de famille dont le quintuple infanticide vient d’être découvert quatorze ans plus tard. Employée dans une entreprise, son profil n’a rien de particulièrement public.

Quoi qu’il en soit, qui la mettrait au pilori comme d’autres hommes l’ont été et le sont toujours dans le cadre de la campagne qui vise à les balancer? Autant eux que cette femme sont des êtres humains aux prises avec un mal profond.

Dans ce cas, faire d'elle un épouvantail ne serait-il pas aussi malvenu que de pendre haut et court les hommes qui harcèlent?

Certes, des femmes revendiquent de se promener en short la nuit sans être importunées. Mais d’autres sont capables de tuer, tout comme, encore, de revendiquer le port d'un voile qui signe leur appartenance à une communauté.

L’humanité est là, dans autant de ces êtres qui masquent, affichent ou revendiquent.

Mais des lois sont là aussi pour juger sinon réguler autant de comportements. Puissent-elles s’appliquer à toutes et tous de la meilleure façon!

Dans ce cas, considérer la violence comme le fait d’autant d’hommes que de femmes permettrait de sortir de schémas nuisibles aux un(e)s et aux autres. 

 

25/01/2018

A propos d'illusions

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En exergue à l’une des nouvelles qui figurent dans mon quatrième recueil Nouvelles sans fin / Istorii bez okonchanija, j'ai inscrit cette citation de Karl Marx:

Exiger qu’il soit renoncé aux illusions concernant notre propre situation, c’est exiger qu’il soit renoncé à une situation qui a besoin d’illusions.

Le philosophe allemand reconnaît le paradoxe de l’illusion qui fonctionne comme nécessité et en même temps, comme égarement sinon aliénation, voire perte de l'homme.

C’est à propos de la religion qu’il développe cette pensée.

Cependant, nombre de penseurs se sont aussi, bien sûr, exprimés sur le sujet. Voici quelques unes de ces approches qui, toutes à leur manière, sont instructives.

L’intérêt, en la matière, est qu’il est à peu près inépuisable tant il renvoie à autant d’expériences individuelles et collectives diverses.

Il faut, bien sûr aimer le débat et la réflexion pour avoir envie de s’y arrêter.

12:18 Publié dans Culture, Etre, Guerre, Humanité, Littérature, Pouvoirs, Pratiques, Religions, société | Tags : marx, illusion, religion | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

24/01/2018

Avoir voulu

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J’aurais voulu mais qu’aurais-je donc voulu que je n’aie eu?

J’aurais voulu porter l’enfant de l’amour partagé.
Au lieu de quoi, j’en ai conçu mille autres imaginaires.

J’aurais voulu contenir la maladie d’êtres chers.
Au lieu de quoi, elle a ligoté l’avenir.

J’aurais voulu… mais qu’aurais-je donc encore voulu au lieu de quoiPoser la question, c’est souhaiter ne plus avoir à y répondre.

Et cependant, avoir voulu n’a jamais été vain. Avoir voulu a projeté l’ombre.

Et la lumière.

 

13:07 Publié dans Amour, Avaries, Destins, Etre, Poésie | Tags : vouloir, ombre, lumière | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg